Publié le 17 Avril 2011

L'image que l'on a en " Occident " de la "gauche " Latino-Americaine est considérablement déformée par ce que le géopolitologue Allemand Karl Haushofer appellait le " prisme déformant des fantasmes " . Alors que parmi " notre " gauche , les notions d'ethnie , d'identité culturelle comme l'Hispanidad ou l' Amérindianité , de nation [ au sens large de " communauté populaire " ] sont frappés de tabou au profit d'un sanfrontièrisme , d'un sanpapièrisme et d'un drouâdelômisme béat frôlant le crétinisme absolu et le degré du zéro absolu - cad -273°C , la température de l'hélium liquide  - de l'analyse politique , ces " constantes " sont prégnantes dans la pensée politique Latino-Américaine et en particulier dans la pensée politique de " gauche " , ou perçue comme telle en Occident !

Comment ainsi l'expérience politique de Francisco Solano Lopez , de son père Carlos Antonio López et de José Gaspar Rodríguez de Francia entre 1811 et 1870 au Paraguay peut elle être acceptée comme étant " socialiste " en Amérique-Latine - Le lider Maximo Fidel Castro lui-même y  a fait référence dans ses discours fleuves - et " despotique " en Europe ? Curieux ces " socialistes " Latino-Américains qui s'inspiraient de Napoléon et de Bismarck , qui expulsaient les koulaks latifundiarios locaux pour construire des kolkhozes   Estancias da patria , qui ont chassé  manu militari les curés des églises  50 ans avant la France , qui redonnaient droit de cité aux  langues Amérindiennes tout en lançant leur pays dans une industrialisation planifiée et centralisée proto-Stalinienne !

 

 

Notons  que cette remarque vaut aussi pour les mouvements qualifiès aujourd'hui de " fascistes " - et bien sûrs d' " antisémites " - qui sont apparus en Amérique Latine au cours des années 30 comme l' " Ação Integralista Brasileira " de Plinio Salgado et Gustavo Barroso au Brésil .

Comment expliquer à un cerveau hémiplégique politiquement que le comité politique directeur d'un " mouvement fasciste " pouvait comprendre le Rabbi Steinberg de Rio de Janeiro , des noirs musulmans de l'état de Pernambouco  , un matelot révolté - lui aussi noir - , le très catholique Dom Helder Camara - qui termina son engagement sacerdotal en odeur de soufre au Vatican - ainsi que des femmes " basanées " - pretas , mulatas et morenas  - issues de la " classe ouvrière " alors que le " crime d'honneur " était parfaitement accepté sinon légal au Brésil et que le " salut fasciste " était un salut ... Amérindien tupi : ANAUÊ [ Je suis ton frère ] .

 

Cette incompréhension des racines idéologiques de la " gauche Latino-Americaine " se manifeste par des réactions épidermiques lorsque l'on évoque les relations du Cuba de Fidel Castro avec l' Espagne de Francisco Franco mais aussi au travers des commentaires qui commencent à fleurir sur la candidature et la personnalité d' Ollanta Humala .

Christian Bouchet qui vient d'écrire un article sur les élections présidentielles Péruviennes , avait déja fait une excellente analyse des origines du MAS Bolivien d' Evo Morales : Accrochez vos ceintures !

 

Les origines fascistes d’Evo Morales

 

Le 6 décembre 2009, en obtenant 63% des suffrages, contre 27% à son principal adversaire, Evo Morales a facilement été réélu président de l'État bolivien. Les journalistes qui ont rendu compte de ce succès n’ont pas manqué de rappeler, pour s’en féliciter ou s’en inquiéter, que notre homme était « de gauche », voire « de gauche extrême ». D’ailleurs, preuve de son engagement progressiste, n’était-il pas soutenu, au Parlement et dans la rue, par le parti qu’il a dirigé jusqu’en 2005, date de sa première élection au poste suprême, le Movimiento al socialismo ? Ce n’est qu’en consultant la presse latino-américaine que l’on pouvait trouver des articles osant rappeler que ce parti s’est longtemps appelé le Movimiento al socialismo-unzaguista et que son « socialisme » n’avait que très peu de points en commun avec celui de la gauche occidentale.

Unzaguista ? Il est bien évident qu’un tel adjectif ne peut pas évoquer grand chose chez les journalistes occidentaux dont la connaissance de l’histoire de l’Amérique latine est faible voire nulle. Si leur culture dépassait les habituels clichés sur Che Guevara, la révolution cubaine et le sous-commandant Marcos, ils sauraient, qu’en Bolivie, on définit comme « unzaguistes » les disciples de Oscar Únzaga de la Vega (1916-1959) qui, en 1937, fonda la Falange socialista boliviana, à l’imitation de la Falange Española de las JONS de José Antonio Primo de Rivera...

Dans les années 1930, en Amérique latine, une importante fraction de la jeunesse étudiante avait les yeux braqués sur l’Europe et s’enthousiasmait pour les diverses expressions qu’y adoptaient le nationalisme autoritaire et la résistance au bolchevisme. Ainsi vit-on naître sur le continent sud-américain des expériences de fascisme autochtone qui prirent des aspects différents selon les pays : il y eut le nacisme au Chili, l’intégralisme au Brésil, le synarchisme au Mexique, le sancherisme au Pérou, l’unzaguisme en Bolivie, etc.. À la différence de l’Europe, ces mouvements et leurs dirigeants ne connurent aucune répression en 1945 et ils ne furent nullement exclu de la vie politique. Il y en eut alors qui se modérèrent et se fondirent dans les partis de la droite traditionnels, certains disparurent, d’autre comme la Falange socialista boliviana continuèrent leur combat comme si rien ne s’était passé.

Lors de sa fondation en août 1937, la Phalange socialiste bolivienne se proclama anti-marxiste et anticapitaliste, déclara que son idéologie pouvait se résumer en trois mots « Dieu, patrie et foyer » et qu’elle voulait instaurer un « État nouveau », adopta le salut le bras tendu et se dota de sections d’assaut... Durant la deuxième guerre mondiale elle milita en faveur de la neutralité, ce qui signifiait, vu le positionnement géopolitique de l’Amérique latine d’alors, qu’elle luttait contre tout soutien accordé aux Alliés…

Cependant, la FSB, inconstestablement inspirée par les fascismes européens, n’en était pas uniquement un clone et Oscar Únzaga de la Vega prit en compte, ce qui fut la cause de son audience et de la longevité de son mouvement, les spécificité boliviennes. La principale de celles-ci est la composition ethnique du pays, peuplé très majoritairement de descendants d’indiens Quechua et Aymara, et de métis, tandis que les Boliviens de souche européenne représentent moins de 15% de la population. Le nationalisme de la FSB fut donc un indigénisme. Oscar Únzaga de la Vega prit ainsi soin d’écrire la première biographie de Tupaj Katari, un chef indigène qui dirigea, en 1780, une importante révolte des tribus indiennes contre la colonisation espagnoles et il en fit la figure de référence du nationalisme bolivien. De plus la Phalange milita pour une réforme agraire qui rendrait la terre aux indiens et s’opposa aux grandes sociétés minières qui exploitaient durement un prolétariat entièrement composé d’indigènes. La conséquence de cela fut qu’aux élections législatives de 1947, la Phalange socialiste bolivienne obtint un nombre très conséquent de députés et qu’à la présidentielle de 1951 son candidat arriva en troisième position.

En 1952, un coup d’État porta au pouvoir Víctor Paz Estenssoro, le dirigeant du Movimiento nacionalista revolucionario qui proposa à la FSB de l’associer au pouvoir en lui confiant un nombre non négligeable de postes ministériels. La réponse d’Oscar Únzaga de la Vega fut sans appel : jamais la Phalange ne collaborerait avec un gouvernement qu’il considérait comme « infiltré par les communistes et les trotskistes »… Tout au contraire, Únzaga choisit l’affrontement. La FSB critiqua l’influence grandissante, tant politique qu’économique, des USA dans les affaires intérieures boliviennes, accusant le gouvernement d’être sous la coupe directe des ambassadeurs américains à La Paz malgré sa rhétorique de gauche. Elle dénonça aussi la réforme agraire qui en divisant les terres avait créée une masse de petits paysans pauvres, alors que pour la Phalange la solution passait par le retour à une culture collective des sols par les communautés rurales. Le 19 avril 1959, pensant son heure était venue, la Falange socialista boliviana tenta de prendre le pouvoir par les armes. L’affaire échoua et Únzaga de la Vega fut tué lors des combats. Il s’en suivit, une longue période de répression contre les militants phalangistes dont certains créèrent des groupes de guérilla dans les zones les plus montagneuses du pays.

En 1964, ces groupes armés participèrent au coup d’État qui donné le pouvoir au général René Barrientos. La Phalange ne fut pas directement intégré alors au pouvoir, mais son influence sur le gouvernement fut grande. En 1971, elle fut de nouveau parti prenante dans le coup d’État militaire du général nationaliste, souvent dénoncé comme « fasciste », Hugo Banzer. La condordance de pensée entre celui-ci et les éléments les plus modérés et les plus droitistes de la FSB fit qu’une partie de ses cadres et militants passa avec armes et bagages à l’Action démocratique nationaliste, un parti de droite nationaliste que fonda le général en 1978. Ceux qui restèrent fidèles à Oscar Únzaga de la Vega se partagèrent entre une fraction orhodoxe et une aile gauche qui fit scission en 1987 pour fonder le Movimiento al Socialismo-unzaguista qui changea son nom en Movimiento al Socialismo dix ans plus tard et qui vit alors accéder à sa direction un certain Evo Morales.

Dans les références et la doctrine de celui-ci, il n’est pas difficile de retrouver de multiples traces d’unzaguisme, que ce soit son nationalisme indigéniste, sa défense du monde paysan, son hostilité aux Etats-Unis, sa référence à Tupaj Katari, etc.

Alors de gauche Evo Morales ? Peut-être… Mais en tous les cas d’une gauche bien particulière et aux racines bien étranges, très différente de celle que l’on connaît en Occident !

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #" Les evenements " survenus entre 1933 et 1945

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Publié le 17 Avril 2011

Christian Bouchet sur le site Vox-Nr fait le point sur les élections présidentielles Péruviennes ou l'un des " nôtres " est sur le point d'accéder à la magistrature suprême . J'en profite pour renouveller toute mon amitiè au " Commandante Humala " qui m' a fait l'honneur de m'accepter parmis ses " amis Facebook " . On pourra écrire tout ce que l'on voudra sur les "amitiés Facebook " mais je considère celles-ci comme un moyen d'établir des contacts avec des personnes avec qui en l'occurence je me sens des affinités intellectuelles et militantes .

La " crise Libyenne " me donnant d'ailleurs l'occasion de " faire le ménage " parmi ces " amitiès " qui se réduisent à une cinquantaine !

Le Commandante  étant francophone , vous pouvez lui envoyer des message de soutien dans la langue de Molière qu'il maîtrise parfaitement . L'occasion aussi de renouveller mes amitès à la militante identitaire et indigéniste Péruvienne Virginia "Vicky" Pelaez qui a accédé à la notoriété me(r)diatique internationale lors de l'" affaire des espions Russes " .[ Lien ] Virginia Pelaez  a été à l'origine de la première célébration des cérémonies de l'Inti Raymi aux EU en 2007 [ 2éme vidéo ]

Comme vous le constaterez , le Commandante est de " gauche " mais d'une " certaine gauche " , celle dont je me réclame et à laquelle appartient - appartenait - bien Fidel Castro !

 

« Mon nationalisme est une lutte contre la globalisation qui va à l’encontre des intérêts nationaux, et dans ce nationalisme peuvent tenir aussi bien les forces de gauche que les forces de droite. Nous ne faisons pas de discrimination idéologique. Au Pérou, la gauche est divisée et ne rassemble pas un grand électorat. Pourtant, moi, je leur ouvre les portes. Et le secteur patronal, national, est maintenant au bord de la faillite à cause du néolibéralisme. Ceux qui se considéraient de droite sont pour le nationalisme. Et nous leur ouvrons aussi les portes. »

 

Ollanta Humala

 

 

Le 10 avril dernier, les péruviens votaient pour élire leur futur président. Si comme on s’y attendait, le candidat populiste « de gauche » Ollanta Humala est arrivé largement en tête avec 31 % des suffrages, la surprise a été créée par la percée du candidat populiste « de droite » Keiko Fujimori (1). Tous les deux ont écrasé les candidats libéraux qui portaient les espoirs du FMI et de la Banque mondiale et ils s’affronteront donc lors d’un second tour en juin prochain. Suite à l’annonce de ces résultats la bourse de Lima a connu une chute de 15 % due, selon l’hebdomadaire la Semana Economica, à « un vent de panique venant des investisseurs locaux et étrangers (…) à cause du résultat probable du 2ème tour où on s’attend à voir triompher Humala. »

Il est vrai que, bien qu’il ait mis récemment beaucoup d’eau dans son vin, Ollanta Humala a tout pour effrayer les nantis, les libéraux et les agents de l’étrangers…

Leader du Parti nationaliste péruvien, il a insisté durant sa campagne sur le fait que le couple présidentiel qu’il formait avec son épouse Nadine Heredia, était le seul à être 100 % péruvien de souche, puisque ses quatre challengers étaient pour deux d’entre eux d’origine étrangère (américano-polonaise et japonaise) et pour les deux autres mariés à des gringas (une franco-belge et une américaine)…

Plus encore Humala, est apparu vêtu en indien à plusieurs reprises lors de meetings, revendiquant ainsi son appartenance au peuple autochtone, alors que la quasi-totalité du monde politique péruvien et de son élite sociale est issue d’une immigration européenne, nord-américaine ou asiatique récente.

Ce faisant, Ollanta Humala n’a pas adopté ce que les journalistes européens ont défini comme un positionnement « populiste de gauche ». Il est tout simplement resté fidèle à l’engagement politique de sa famille.

Un engagement pour le moins surprenant qui se nomme l’ethnocacerisme. Ce néologisme associe la notion d’ethnie – qui doit être comprise comme l’ethnie autochtone des Péruviens, c’est-à-dire les indiens – au nom d’un général-président du pays au XIX° siècle, Andres Avelino Caceres, célèbre pour son nationalisme.

Le Mouvement ethnocacériste péruvien, en tant que tel, a été créé en 1989, par Isaac Humala, par ailleurs fondateur de l’Institut des études ethnogéopolitiques. Cet avocat issus du marxisme a développé une vision de l’histoire et de la géopolitique toute entière basée sur la race. Parmi les quatre qu’il identifie sur terre, il fait ressortir que la seule véritable race prolétaire est la « cuivrée » [ La Raza cosmica ou La Raza de bronce du Mexicain José Vasconcelos - NDLR ]  , celle des amérindiens. Ainsi, le mouvement ethnocacériste milite pour que les peules autochtones des Amérique se libèrent et reprennent leur place dans l’Histoire. Ce qui passe, à ses yeux, pour l’Amérique latine par la création d’une patrie indigène, d’un « nouvel Empire Inca » comprenant des territoires situés aujourd’hui au Pérou, en Bolivie, en Équateur, au Chili et dans une partie de l’Argentine, ce qui réaliserait ainsi partiellement et sur une base ethnique le rêve bolivarien d’une Amérique latine unie.

Isaac Humala, qui se vante d’être un lointain descendant de hauts fonctionnaires de l’Empire Inca eut deux fils, Antauro et Ollanta, a qui il donna la meilleure éducation qu’il soit et qu’il poussa vers le métier des armes, leur inculquant l’idée qu’un jour, par un coup d’État militaire, ils accèderaient à la direction du Pérou et rétabliraient leur race dans ses droits.

En 2000, c’est Ollanta qui passa le premier à l’action en tentant de renverser Alberto Fujimori. Le golpe échoua, mais la destitution de Fujimori en novembre de la même année entraîna sa libération presque immédiate.

En 2004, ce fut au tour d’Antauro. À la tête d’un groupe de militants en armes, il s’empare de la ville d’Andahuaylas d’où il appela les indiens des Andes à la révolte. L’armée et la police réduisirent, au bout de plusieurs jours, l’insurrection et le chef des putschistes fut condamné à vingt-cinq années de prison qu’il purge actuellement.

Ces deux échecs firent réfléchir Ollanta Humala. Il décida de quitter la voie des armes pour celle des urnes. Pour ce faire, il fonda le Parti nationaliste chilien et il se présenta à l’élection présidentielle de 2006. Arrivé en tête au premier tour, il fut battu au second par Alan Garcia, le candidat libéral soutenu par les États-Unis qui avait mené une active campagne de démonisation contre lui en l’accusant pêle-mêle d’être un nazi, un communiste, un va-t-en guerre, etc., qui ne manquerait pas de plonger le Pérou dans le chaos s’il était élu.

Cinq ans se sont écoulés durant lesquels Ollanta Humala a policé son image sans renoncer à ses fondamentaux. Dans le même temps, la politique libérale a montré que si elle profitait à une très petite partie de la population péruvienne, elle contribuait surtout à accentuer la paupérisation des classes sociales moyennes et inférieures, tandis que le patrimoine national était bradé aux trust multinationaux ce qui accentuait la crise économique dans le pays. Tant et si bien que le candidat ethnocaceriste ne fait maintenant plus peur et que son rejet du libéralisme, son désir de nationaliser les succursales locales des grandes sociétés étrangères et sa volonté de donner aux indiens et aux métis, qui constituent la majorité de la population pauvre, un niveau de vie décent, recueillent de plus en plus d’écho.

Dans les barrios péruviens on croise les doigts, et on espére que, fin juin, Evo Morales et Hugo Chavez auront un nouvel allié, et qu’un pays d’Amérique latine de plus aura échappé à la mainmise yankee.

 

 

 

 

 

 Note de la Rédaction : Une liaison routière au travers du Pérou  permettera desormais au Brésil de se " projeter " sur le Pacifique . Ceci explique certainement l'intêret que porte le Brésil aux élections présidentielles Péruviennes et la présence de conseillers en communications de l'ex-Président " Lula " -Luis Fabre et Valdemir Garreta -  dans l'équipe de campagne d' Ollanta Humala .

 

 

 

Pour les hémiplégiques de " drouâte " et pour la paléo-gôche et l'archéo-gôche Française , je les invite à consulter sans tarder " L'empire socialiste des Inkas " de Louis Baudin [ 1928 ] .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Kulturkampf

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Publié le 17 Avril 2011

Petit à petit la vérité commence à sortir du puits ( de pétrole ) !

Alors que la communauté des " experts " , des plumitifs ,des blogueurs " spécialisés "  s'échine - avec de plus en plus de mal il faut le reconnaître et de manière de plus en plus grossière ,  à l'image du pitoyable et misérable Pierre Rousselin dans son blogue de " géopolitique "  ou il se contente désormais de jouer au " petit télégraphiste " © des Sarkozy Cameron's - à nous convaincre du caractère " démocratique " de l'intervention de la pègre armée Franco-Anglaise et de l'Organisation Terroriste de l' Atlantique Nord en Libye , de véritables analyses - trés peu relayèes - commencent à apparaître sur les véritables enjeux de la guerre en Libye à savoir une guerre pour l'accaparement des ressources pétrolières Libyennes et le contrôle d'un espace de projection - séculaire - de la Mediterranée vers l'Afrique Saharo-Sahelienne .

Celles-ci , et je cite ici celle publièe par le géopolitologue Medhi Taje , reprennent et mettent en forme ce que " nous " écrivions depuis le début :

- Il s'agit d'une guerre Occident /BRIC pour le contrôle des richesses pétrolières Libyennes et plus particulièremment celles de la Cyrénaïque .

- Il s'agit d'une guerre Occident /BRIC pour le contrôle du Fezzan qui est l'espace de projection vers l'espace Saharo-Sahelien et ses richesses minières , et au delà vers le Golfe de Guinée .

Ca on le savait depuis les premiers projets de partage de la Libye - colonie Italienne - de l'après guerre avec principalement le plan Bevin - Sforza .

 

  Medhi Taje relie avec justesse la situation Libyenne à la sécession du Sud-Soudan et on ne peut pas s'en étonner : Ce " Sud-Soudan " se situe sur l'axe de projection de l'espace Saharo-Sahelien vers la Mer Rouge , Madagascar et la partie Occidentale de l'Océan Indien !

 

 

Comme je l'avait écrit des le début des " crises Nord-Africaines " en citant l' analyste Russe Leonid Savine [ Lien ]  , la " crise Libyenne " est directement lièe à la " crise Tunisienne " en raison du caractère transfrontalier des conduites d'évacuation des hydrocarbures : En Tripolitaine et en Tunisie passent - ou sont en projet - des conduites qui acheminent du pétrole et du gaz Algérien et qui à terme permetteront d'acheminer des hydrocarbures depuis le Golfe de Guinée .

Je vous invite à ce titre à vous rendre sur LE site de référence en la matière :

 

North Africa Pipelines map - Crude Oil (petroleum) pipelines - Natural Gas pipelines - Products pipelines

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 16 Avril 2011

Dans une dépêche publiée le 13 avril, l'agence de presse RIA Novosti se félicite de l'orientation géopolitique de Marine Le Pen .

Via Vox.NR

 

 

 

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a promis mercredi devant les journalistes étrangers à Nanterre, que si elle gagnait la présidentielle, la France ferait de la Russie un partenaire privilégié et sortirait de l'Otan.

"Je pense que la France a tout intérêt à se tourner vers l'Europe, mais la grande Europe, et notamment à travailler à des partenariats avec la Russie", a-t-elle dit.

Mme Le Pen a argumenté la nécessité d'un partenariat stratégique avec Moscou par des "raisons évidentes, civilisationnelles et géostratégiques", ainsi que par l'intérêt de l'indépendance énergétique de la France.

Elle a également promis de modifier les relations franco-américaines et de faire sortir la France de l'Alliance atlantique, en rappelant que le FN avait toujours été contre l'entrée dans l'Otan.

"Les choix qui ont été faits par le président de la République, qui apparaissent comme des choix d'alignement systématique (sur les Etats-Unis, ndlr), ne m'apparaissent pas positifs", a-t-elle indiqué.

Mme Le Pen a également prédit la fin de l'euro et défendu le plan de sortie de la monnaie unique de son parti. Elle a appelé à suspendre d'urgence l'espace Schengen et à réfléchir sérieusement à "la fin de l'Union européenne".

Marine Le Pen a pris la tête du FN, en succédant à son père, Jean-Marie Le Pen. Elle figurera parmi les candidats à l'élection présidentielle en avril-mai 2012 en France.

Les récents sondages d'opinion font état de sa popularité croissante. Selon les analystes, Mme Le Pen a toutes les chances de parvenir au second tour.

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 16 Avril 2011

Rédigé par DanielB

Publié dans #Humour

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Publié le 16 Avril 2011

Le commentateur politique de RIA NOVOSTI revient sur un " off " revélé  par Dmitri Rogozine au début de l'agression contre la Libye : Certains membres de l' Alliance considerent la GB et surtout la France comme des " junior partners " animés par le neo-colonialisme
Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

 

Tout ce qui se produit actuellement en Libye et autour d’elle suscite d’étranges pensées. Par très humanistes, voire très réactionnaires. Selon la pensée principale, tout cela ne se serait pas produit, ou se serait déroulé rapidement et donc avec moins de dégâts, s’il y avait eu plus "d’adultes." Il est difficile de s’imaginer qu’après avoir commencé, qui plus est par les bombardements effectués par l’Occident puis par l’OTAN, la "révolution libyenne" se fût arrêtée pratiquement là où elle a débuté à l’époque de Margaret Thatcher. Ou qu’elle ait simplement pu avoir lieu, de surcroît avec des bombardements, à l’époque du général de Gaulle. Ou que ces deux choses aient pu arriver à l’époque de Ronald Reagan, de Mao, de Khrouchtchev, de l’Egyptien Nasser…

Les pièces sur l’échiquier mondial sont parfois disposées d’une manière très bizarre. Les rois et les reines disparaissent quelque part, et on se retrouve avec des pions. Ce sont des pensées désagréables, mais il est difficile de leur échapper car…

…car toute la seconde moitié de cette semaine est une sorte de dernier "brainstorming" entre l’OTAN et la "coalition libyenne." Les questions sont plus graves les unes que les autres: que faire avec Kadhafi, comment "requinquer" l’Alliance, créer une opposition libyenne, la former, l'armer, la financer? Il s’est avéré qu’au début personne ne semblait y avoir pensé. Et comment obliger les Etats-Unis à quitter le siège arrière de "l’opération humanitaire" pour se remettre au volant? Ou au moins occuper la place du moniteur?

 

Il reste très peu de temps à jusqu’au 19 avril, qui marquera le mois anniversaire du début de la "répression humanitaire" de Mouammar Kadhafi et de son régime. Mais personne ne connaît la marche à suivre. Et Kadhafi reste en place. D’autant plus que ses positions se renforcent de jour en jour. Et à moins de commettre une erreur fatale (détruire une ville en faisant des centaines de morts), ce qui ne devrait pas être le cas, il restera à Tripoli. Et les lents "bombardements humanitaires" se poursuivront.

Depuis le mercredi 13 avril, l’Alliance est constamment en conférence ou en consultation. Au début, à Qatar s’est tenue une réunion du "groupe de contact" sur la Libye, né en mars lors de la conférence sur la Libye à Londres. Washington n’a même pas pris la peine d’envoyer la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton à la réunion ministérielle, ce qui montre à quel point elle était "importante." L’un de ses adjoints la remplaçait et il est reparti sans prendre la peine de rencontrer les journalistes.

Au Caire, la 14 avril, la Ligue des Etats arabes, l’Union africaine et la Haute représentante de l’Union pour les Affaires étrangères Catherine Ashton se sont entretenues avec le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon. La veille, les "rebelles" ont rejeté le "plan africain de règlement du conflit", qui ne prévoyait pas d'évincer Kadhafi du pouvoir. C’était donc également une perte de temps inutile.

Le mercredi 13 avril, avant la réunion du Conseil de l’OTAN au niveau des ministres des Affaires étrangères à Berlin, le premier ministre britannique David Cameron s’est rendu d’urgence à Paris pour rencontrer le président français Nicolas Sarkozy. Et les 14 et 15 avril, l’OTAN devrait décider à Berlin ce qu’il faut faire avec la Libye, Kadhafi et les "rebelles errants" de ville en ville. Faut-il les armer, les financer, les former, et est-ce que cela va à l’encontre des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Libye?

Il faut dire tout de suite que cela va à l’encontre des résolutions. Bien qu’il existe des avis différents à ce sujet. Paris, Londres et le Qatar sont clairement en faveur de l’approvisionnement en armes, du financement des troupes rebelles, de la vente du pétrole libyen (le Qatar s’en occupe déjà), de l’utilisation des fonds bloqués du régime libyen pour financer les attaques contre Kadhafi.

Même l’Allemagne doute qu’il soit possible d’interpréter aussi librement la résolution 1973 du Conseil de sécurité des Nations Unies. Et même le Secrétaire général de l’OTAN Anders Fogh Rasmussen n’en est pas convaincu.

L’OTAN sans pivot n’est plus l’OTAN

Mais Sarkozy et Cameron insistent. Bien que l’approche du premier ministre britannique soit plus habile par rapport à la rigidité de Sarkozy. Londres estime qu’il est possible de fournir des armes, mais seulement pour la "protection de la population civile", et pas directement mais via les alliés arabes (le Qatar). On voit tout de même la génétique coloniale très riche de la mentalité britannique.

Lors de la réunion de l’OTAN, Paris et Londres espèrent convaincre les alliés de "bombarder plus", car le "moins" n’est d’aucune aide. Et de faire revenir les Etats-Unis au premier plan. Bien que les Américains aient déjà fait comprendre que c’était impossible. En fait, les Américains ne se sont pas retirés définitivement de la partie militaire de l’opération. Le Pentagone a reconnu le 13 avril que les avions de neutralisation électronique américains accomplissent des missions en Libye et ont effectué plusieurs bombardements. Mais c’est très loin des 70% de tous les bombardements de l’OTAN accomplis par les Etats-Unis avant le transfert de la coordination totale des opérations à l’OTAN. Obama a déjà tellement investi (militairement et politiquement) en Afghanistan et en Irak, qu’il ne peut plus se le permettre en Libye. Et il existe peu de chances de le convaincre de revenir en arrière.

Ainsi, Sarkozy et Cameron doivent actuellement éprouver un terrible sentiment de solitude et d’humiliation. Cela arrive généralement aux enfants auxquels on dit qu'ils se mêlent de ce qui ne les concerne pas et qu’ils vont le regretter, et en fin de compte cela se termine précisément de cette manière. Ce qui est fait est fait et il est impossible de le corriger. Et la "classe" (l’OTAN) presque toute entière tourne le dos à Cameron et à Sarkozy. Alors que le président français était le promoteur le plus ardent des bombardements contre Kadhafi.

Et il ne s’agit pas du fait que la Grande-Bretagne et la France n’ont pas suffisamment d’avions, de missiles, de navires ou d’autre matériel militaire, de pilotes, d’expérience des opérations militaires, etc. Le fait est que lorsque les Etats-Unis décident subitement de passer sur le "siège arrière" de l’OTAN, il s’avère que le pivot de toutes les coalitions et de leur efficacité disparaît avec eux.

C’est comme si les adultes décidaient d’assoir au volant des enfants sur une route dangereuse et d’inviter des amis à faire une balade. Qui prendrait le risque?

Le BRICS aurait évité l'intervention

Hormis les informations déplaisantes dans les arènes internationales lointaines, on assiste à des événements notables, dans le contexte desquels tout ce qui se produit autour de la Libye paraît de plus en plus "incongru."

Sur l’île chinoise de Hainan, les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud semblent avoir officialisé leurs nouvelles relations au sein de l’alliance BRICS.

Comme l’a annoncé le président russe Dmitri Medvedev, le problème de la Libye doit être réglé seulement par des méthodes politiques et diplomatiques.

Tous les pays du BRICS font partie du Conseil de sécurité des Nations Unies, et la Russie et la Chine, qui sont membres permanents, y ont le droit de veto. A Hainan les cinq pays ont annoncé dans une déclaration spéciale qu’ils se prononçaient en faveur de la "nécessité d’une réforme globale de l’ONU, y compris du Conseil de sécurité." Lors du sommet, la Russie et la Chine ont confirmé "l’importance qu’elles [accordaient] au statut de l’Inde, du Brésil et de l’Afrique du Sud dans les affaires internationales" et qu’elles "[comprenaient] et [soutenaient] leur aspiration à jouer un rôle plus important au sein de l’ONU." L’Inde, le Brésil et l’Afrique du Sud sont proposés à titre de membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU. On parle depuis longtemps de l’extension du nombre des membres permanents à 10-15 pays.

Une "deuxième Libye" serait peu concevable avec de tels alliés de la Russie au sein de l’ONU.

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 15 Avril 2011

Alors qu' " experts " et plumitifs se congratulent  de l'action de la pègre armée coloniale Française en CDI , je ne citerais pour mémoire que le géopolitologue du sérail Frédéric Encel - cosignataire de l'appel de notre nouveau MAE , le philosophe sioniste Lévy - ce soir au " Café Picouly " , une autre approche de l'intervention coloniale Française était développée par les spécialistes des questions de défense du " BRICS " , et en particulier au Brésil .

Cette analyse qui fait fi du prétexte des " drouâdelôms " souligne le fait que l'intervention Française en Côte d' Ivoire n'est qu'une tentative d'accaparement par les " puissances occidentales " de la principale richesse du pays , le cacao .

Ce pretexte humanitaire tient desormais de moins en moins la route puisque un journal à l'expertise reconnue comme La Tribune publie un article au titre explicite  :Pourquoi les chocolatiers se félicitent de la chute de Gbagbo  dont le début mérite qu'on le cite : " S'ils avaient pu voter, tous les grands chocolatiers auraient choisi Ouattara. La chute du clan Gbagbo, qui avait la main-mise sur la principale ressource végétale du pays, est une bénédiction pour la filière cacao qui l'appelait de ses voeux. "

 

Bien sûr , lorsque La Tribune parle de  " la filière cacao " il s'agit de la " filière cacao Occidentale " , ce qui explique in fine la teneur " critique "de l'article de La Tribune dont les rédacteurs ont du mal à cacher leur joie à l'annonce de la " chute du camp Gbagbo " .

L'article ommet bien sûr de signaler les développements de ces deux dernières années dans la filière et en particulier du rapprochement du " camp Gbagbo " avec le BRIC .

Confrontés à un enrichissement croissant de leurs populations  , les états de cette organisation ont du se tourner vers l'Afrique , et la CDI pour le cacao , pour satisfaire les nouvelles habitudes de consommation de ces populations et en particulier vers l'adoption de modes de consommation occidentaux dont le chocolat fait parti . Le cacao n'est pas le seul concerné puisque une autre matière première agricole suit un destin parrallèle , le café .

L'exemple caricatural pour ces deux matières premières est le Brésil puisque au delà du chocolat , c'est désormais le café qui risque de devenir un " goulot d'étranglement " pour le consommateur Brésilien .

Alors qu'il y a une dizaine d'années  le " grand bol de noir du matin " était un luxe innacessible pour des dizaines de millions de Brésiliens , celui-ci fait desormais parti du " mode de vie quotidien " y compris pour une population comme les ouvriers agricoles pour qui tout retour en arrière serait innadmissible  . Il en est de même du chocolat sous la forme des " barres chocolatées " , de tablettes et de " doces "  . Alors que la consommation de chocolat explosait , que les capacités de transformation devaient être préservées pour ne pas hypothèquer l'avenir  , le Brésil devait faire face aux conséquences de la maladie du " balai de la sorcière " qui avait frappé une grande partie de ses plantations , l'obligeant même à devenir importateur net .

La situation est comparable en Russie , en Chine et en Inde et au final ce sont plusieurs dizaines de millions de personnes qui deviennent chaque année de nouveaux consommateurs de ces deux matières premières .

Il ne restait donc qu'aux chefs politiques et économiques du BRIC que deux options : Passer sous les fourches caudines des sociètés Occidentales comme Cagrill , Callebaux pour importer ce cacao à un cout prohibitif ou nouer des partenariats avec des pays  producteurs .

C'est la deuxième voix qui a été choisie pour de simples considérations d'indépendance nationale au delà des considérations économiques . D'autre part , et comme au Brésil sinon encore plus , un " retour en arrière " serait innadmissible pour la frange de la population qui a desormais accés à ces produits de manière quotidienne .

Cette matière première , avec le projets d'ouvrir des plantations , a par exemple fait l'objet de discussions entre la Russie et le Venezuela lors de la dernière visite du président Hugo Chavez à Moscou . Signalons ici qu'au Venezuela le cacao  été déclaré " matière première stratégique " .Un autre pays en Amérique-Latine sollicité  par la Russie , mais aussi par la Chine et l'Inde , est le Guatemala . Les liens entre la Russie et la Côte d'Ivoire se sont considérablement renforcés avec la tenue du Salon du Chocolat à Moscou du 30 novembre au 2 décembre 2007 ou l'ambassadeur de la CDI Philibert Gnagno Fagnidi a été particulièremment courtisé par les transformateurs et chocolatiers Russes . Plus tôt dans l'année , Laurent Gbagbo recevait l'ambassadeur de la Fédération de Russie Oleg V. Kovalchuk ainsi qu'une délegation d'industriels Russes du secteur chocolatier dirigée par M. Sergueï  Pristupa venus lui présenter un projet particulièremment novateur et dérangeant pour les sociètés occidentales : La construction non seulement d'une usine de transformation des fêves en pâte à chocolat mais aussi d'une usine de transformation en produits semi-finis pour le secteur de la confiserie Russe et de " l'Europe de l'Est et la CEI " d'une capacité de 50 000 tonnes par an .

Au Brésil c'est l'ex ministre des Affaires Stratégiques du Président Lula , M. Samuel Pinheiro Guimaraes , qui a été le grand ordonnateur du rapprochement entre le Brésil et la Côte d'Ivoire y compris pour des raisons géostratégiques avec la création d'une " zone de stabilité " dans l'Atlantique Sud .

Des accords ont été conclus entre les deux pays , le  Centre national de recherche agronomique Ivoirien devant béneficier de l'expertise de l' EMBRAPA - L' INRA Brésilienne - dans la lutte contre les parasitoses touchant les plantations de cacaoyers , de la livraison de matériel agricole tandis que des industriels Brésiliens montraient leur intêret pour la construction d'usines de transformation des fêves en pâte à chocolat . Car c'est là une des caractéristiques des accords conclus entre les états du BRIC et la CDI : A contrario de la politique coloniale des sociétés Occidentales qui se contentaient jusqu' à un passé récent d'exporter des fêves , les états du BRIC agissant en tant que tels ou travers de proxys comme le Singapourien Olam international Ltd pour la Chine ont d'emblée placé la coopération avec la Côte d'Ivoire sous le signe d'un partenariat industriel , une politique que Laurent Gabgbo avait favorisé ces dernières années et que son adversaire Al Hassan Outtara ne cessait de critiquer dans son journal " Le Patriote " comme ce fut le cas lors du projet d'achat d'une usine de broyage de cacao aux Etats-Unis .

Ce tropisme " Pro-Bric " des producteurs de cacao Ivoiriens s'est confirmé apres l'instauration par la " communauté internationale " de l'embargo sur l'exportation des fêves . Ceux-ci ont depêché des émissaires à Moscou , New-Delhi et Pékin pour trouver des débouchés à leurs récoltes et à terme , la " crise Ivoirienne " se poursuivant ,  il n'était pas inenvisageable de voir la plus grande partie de la production Ivoirienne partir vers ces pays pour ensuite revenir en " Occident " ou la demande persiste ! On imagine les conséquences d'une telle situation pour les chocolatiers  Occidentaux et l'urgence d'en finir avec le " camp Gbagbo " . Alors que  la France dénonçait la "spoliation des entreprises des filières cacao et café présentes en Côte d'Ivoire"  après la décision de M. Gbagbo de contrôler l'achat et l'exportation du cacao et que les Etats-Unis parlaient  de "vol" ,  Laurent Dona Fologo - président du Conseil économique et social -  rétorquait " Le monde n'est pas fait seulement de l'Europe. Le monde est vaste"."Toutes les sociétés, d'où qu'elles soient, européennes, africaines, américaines, asiatiques, qui souhaitent avoir des relations commerciales avec la Côte d'Ivoire sur le café-cacao, sont toujours les bienvenues" Si nous avons d'autres marchés pour acheter notre café et notre cacao, je ne vois pas pourquoi on hésiterait" .

 

Les "  experts " , les géopolitologues , les plumitifs ,  doctes diplomés de tel IEP , chercheur dans tel centre analytique Parisien ou blogueur de la page " géopolitique " de tel quotidien national , vous diront : " Mais voyons ma bonne dame , au XXI éme siècle on ne fait plus la guerre , car il s'agissait bien ici en Côte d' Ivoire d'un acte de guerre de la pègre armée Française , pour des ressources naturelles et à fortiori pour du chocolat ! On " intervient " pour les droits de l'homme ! "

Il suffit de se rendre à Brasilia , Moscou , Pekin , New Delhi pour y entendre un son de cloches tout à fait différent et dans ces pays là on n' a pas peur de pronnoncer les mots et les expressions qui " fâchent " : Guerre , ressources , matières premières , intervention coloniale , accaparement !

 

 

Oui ! Au début de ce XXI éme siècle on continue de faire la guerre pour des ressources naturelles et celles-ci risquent de se multiplier : On ne fera pas la guerre , on n' " interviendra " pas seulement pour les hydrocarbures , le lithium , les terres rares mais aussi pour le blé , le coton , et le ... chocolat - les soft commodities - et bien sûr l'eau !

 

Au delà de dénoncer l'intervention colonialiste de la France en Côte d'Ivoire , cette intervention de la pègre armée Française dans la guerre civile Ivoirienne  pose une question d'éthique :L'actualité s'est fait écho des " diamants du sang "* , l'une des parties à un conflit civil n' ayant pas l'heur de plaire à la " communauté internationale " , alors allons nous parler du " chocolat du sang " ?

Le cacao Ivoirien sera desormais frappé de la marque indélébile des massacres commis à Duékoué et ailleurs par la soldatesque d' Al Hassan Outtara . Des massacres commis avec l'appui logistique de la pègre armée Française et en pleine connaisance de cause de ses chefs politiques et militaires puisqu'il apparaît que " l'offensive éclair " des soudarts de Outtara s'est faite avec l' " expertise " de conseillers militaires Français .

Il n'est pas exagéré de parler de " chocolat du sang " et d'envisager des actions de boycott contre les sociétés Occidentales qui commercent le cacao en CDI !

 

 

  Note de l'Editeur : Une de mes  belle-soeurs s'est " lancée " il ya 5 ans dans la production de cacao au Brésil . Elle posséde actuellement une exploitation de 40 hectares ce qui lui permet de vivre , avec les cours actuels , selon des " critères occidentaux " : voiture , electromenager , enfants dans des écoles privées , vacances annuelles à Rio .... ! Ces cours devraient doubler au cours de la décennie à venir .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 11 Avril 2011

 
Note de l' Editeur : Bien sûr , cet article est destiné à rendre hommage à Youri Gagarine à l'occasion du 50 éme anniversaire du premier vol habité . J'en profite pour passer un " abraço " chaleureux à un autre Youri , Yuri Botinelly , le fils de mon regretté ami le professeur Teodoro Botinelly . L'histoire de ces deux " Youri  "est lièe : Exilé en URSS en 1966 aprés le coup d' état de 1964 au Brésil , le professeur Teodoro Botinelly rencontre le cosmonaute quelques mois avant son accident tragique et se lie d'amitié avec lui . Il lui fait la promesse de prénommer son premier enfant si c'est un garçon " Youri " . Ce qui fut fait !
Aujourd'hui Yuri Botinelly a aussi suivi la " voie des airs " puisqu'il  est officier parachutiste dans l'Armée Brésilienne .
Une anecdote sur Youri Gagarine : Interviouvant le cosmonaute Soviètique à l'aéroport du Bourget , le journaliste Léon Zitrone fut obligé de  presque se mettre à genoux pour se faufiler vers lui .
L'intrerviouve fut réalisé avec un Léon Zitrone accroupi aux pieds du cosmonaute et lui tendant le micro . Cette scéne provoqua la réaction outrée du " ministre de l'information " - Oui cela a existé en France - de l'époque : " La Télèvision Française - ORTF - est déplorable : Les journalistes s' y mettent à genoux  devant un officier Soviètique ! "
 
 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Kulturkampf

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Publié le 11 Avril 2011

Les " experts " patentés et les plumitifs , les politiques , pourront se livrer aux contorsions sémantiques qu'ils désirent , la réalité est toute simple : Les forces coloniales Françaises viennent comme l'on dit de " déposer " un roi nègre* pour en mettre un autre à sa place !

Ouattara ne dispose aujourd'hui que d'UNE SEULE légitimité : Celles des baionnettes des nervis de l' Opération Licorne .

Jusqu' à la dernière seconde des derniers combats , sur un scénario qui rappelle la capture du président Milosevic , il n' pas été capable de se " couronner " par soi-même et son intronisation s'est faite au forceps des hélicoptères de combat déployés par la France !

 

Les amateurs de cinéma " d'action " auront reconnu dans les " événements " qui se sont déroulés ces deux dernières semaines en Côte d' Ivoire la caricature d'un film des années 70 :" Les Oies sauvages " .

En regardant ce film il y a quelques années , on ne pouvait s'empêcher de le considérer comme " ringard " tant il avait mal vieilli et sonnait faux .

Il est désormais revenu d'actualité et Alassane Ouattara est bien une caricature de Jacob LIMBANI !

* Il ne s'agit pas ici de cautionner ce terme abject mais bien sûr de dénoncer le caractère raciste et néo-colonial de l'intervention Française . 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 10 Avril 2011

De la Libye à la Côte d’Ivoire, la colonisation française continue !


Désormais, la France est en guerre contre et dans trois pays : l’Afghanistan, la Libye et la Côte d’Ivoire. Le premier pays, l’Afghanistan, est musulman et situé en Asie. Le second, la Libye, est aussi musulman et situé au Maghreb. Quant au dernier, la Côte d’Ivoire, il est chrétien et musulman et situé en Afrique. Ces trois nations ont été colonisées ou agressées, autrefois, par des puissances occidentales. De plus, elles possèdent des matières premières ou occupent un emplacement stratégique.

La dernière agression française concerne la Côte d’Ivoire. Profitant d’un désordre auquel elle a grandement contribué, la France intervient militairement pour chasser un président qui prétend avoir été régulièrement élu. Nous ne voulons pas intervenir dans les affaires intérieures de ce pays, mais nous devons constater que le candidat dit démocrate et « vainqueur » des élections, est aussi un ancien haut fonctionnaire du FMI, soutenu par Obama et par Sarkozy. Avec de tels parrainages, on comprend que beaucoup d’Ivoiriens et d’anti-impérialistes dans le monde aient plus que des doutes ! La vérité est toute simple, la Côte d’Ivoire est un des principaux producteurs de cacao et occupe une place stratégique dans le Golfe de Guinée, riche en pétrole off-shore. On comprend, de suite, que la question des droits de l’homme et de la démocratie est tout à fait secondaire.

En Libye, la France de Sarkozy-Lévy a été, avec la Grande-Bretagne, la principale instigatrice de l’agression, pour le compte de l’USraël et d’Obama. La situation semble se diriger vers une intervention terrestre qui a déjà commencé, avec la présence de nombreux agents américains et occidentaux auprès des insurgés. La seule question qui reste à trancher est de savoir qui, des Américains ou de leurs alliés, va partir en premier, en débarquant sur le sol libyen et affronter les troupes loyalistes. L’enjeu de la guerre contre la Libye n’est pas seulement le pétrole, c’est aussi tout le remodelage du Sahara et du Sahel, riches en matières premières. En attendant, la Libye risque fort de connaître un sort semblable à celui de l’Irak ou de la Somalie : occupation, morcellement territorial, conflits ethniques ou tribaux, soigneusement entretenus par les puissances occupantes.

Tout cela rappelle la politique de la canonnière des siècles passés. Nous remarquons que les forces en présence sont les mêmes que celles qui se sont partagées l’Afrique, le monde arabe et l’Asie à la fin du XIXème siècle !  C’est la même guerre qui continue, ou plutôt qui n’a jamais cessé. Et, à nouveau, cette politique brutale se masque derrière des raisons humanitaires !  Avant ils prétendaient apporter la civilisation, aujourd’hui la démocratie et les droits de l’homme !

Une question vient à l’esprit : pourquoi la France accepte-t-elle de jouer un tel rôle ? Qu’est-ce qui a changé dans ce pays, depuis le refus de M. Chirac et de M. de Villepin d’entraîner notre pays dans la guerre de Bush contre l’Irak ? Tout simplement, avec la venue de Sarkozy à l’Elysée, l’arrivée au pouvoir de tout le lobby américano-sioniste. On a fait réintégrer la France dans le commandement militaire intégré de l’OTAN, toute notre politique est alignée sur celles de Tel-Aviv et de Washington et c’est Bernard-Henri Lévy qui décide et commente la politique étrangère de la France sur les plateaux de télévision !  Voilà où nous en sommes : un sioniste mondain décide de la vie et de la mort des soldats français, et nous entraîne dans des guerres qui sont celles d’Israël et des États-Unis (ses deux vraies patries) et non pas celle des Français.

En France, il faut que tous les Africains soucieux de l’indépendance et de la dignité de leur continent, comprennent que les deux agressions (en Libye et en Côte d’Ivoire) ne se produisent pas en même temps, par le seul fait du hasard. Il y a un lien, une logique entre toutes ces agressions. Ce sont les mêmes forces, les mêmes intérêts, les mêmes lobbies qui en sont la cause. C’est l’USraël et une Europe soumise qui veulent continuer à dominer le monde, un monde qui leur échappe, de plus en plus. Les révolutions qui ébranlent actuellement les pays arabo-musulmans vont trouver nécessairement leur prolongement dans les pays africains, les mêmes causes produisant les mêmes effets. La géographie et l’histoire ont voulu que le Libye soit le trait d’union entre ces deux mondes. Il n’y a donc pas de hasard si la Libye et la Côte d’Ivoire sont attaquées en même temps, ce ne sont que les deux facettes d’un même combat mené contre la même domination.


Yahia Gouasmi
Président du Parti Anti Sioniste

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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