La cause des peuples : Chinois et Thaïlandais dans l'Arctique

Publié le 28 Septembre 2008

Deux arcticles ( SIC ! Je n'ai pas corrigé ma fôte ) de l' " Immonde "  sur l'immigration-invasion economique , et culturelle , asiatique dans le Grand-Nord Suedois .
Curieusement cet organe chantre de la mondialisation,  toujours si prompt à denoncer une " Russification " des " Petits peuples "de la Federation de Russie ,  reste fort peu disert sur l'agression culturelle dont sont victimes les " Autochtones "  cad les Lapons dans ce cas d'espèce !
Par certains aspects cette politique de " porte ouverte " à une immigration allogène ethniquement , culturellement et sur le plan religieux fait penser à l'attitude des autorités Canadiennes qui cherchent à detruire la " Francité " du Quebec .
La Russie doit aussi faire face à des problèmes migratoires en provenance d'Asie
comme en témoigne l'arrestation récente par le service des gardes frontières du FSB de quatre indiens en Carelie , à la frontière Finlandaise .
De même il serait interressant d'avoir l'avis de Paul Golbe  toujours prêt à denoncer l' " aventurisme " des autorités Russes lorsqu'elles favorisent une immigration Centrale-Asiatique à Arkhangelsk , Mourmansk ou sur le territoire des Zyrianes .

Gageons que dans quelques années il se trouvera de bonnes âmes sous nos latitudes pour parler du " fascisme Suedois " qui s'oppose à la constitution d' un Etat Boudhiste en Laponie !


La globalisation s'est trouvé une nouvelle capitale : Hällnäs, un village à moitié abandonné et balayé par les vents au fin fond de la Laponie suédoise. D'ici, il y a des routes qui ne mènent nulle part, si ce n'est dans les tréfonds de cette interminable forêt de sapins et de bouleaux. Ce sont ces routes, des sentiers souvent, que des centaines de Chinois pilotés dans de vieux minibus par des dizaines d'Ukrainiens empruntent pour aller ramasser des baies que les Suédois ne veulent plus se donner la peine de cueillir et qui seront vendues ensuite en Norvège ou au Japon

La gare est fantomatique, la station-service en berne. L'immense sanatorium des années 1920, qui pouvait accueillir 400 patients et domine le village, a retrouvé vie. Depuis le milieu de l'été, et jusqu'à début octobre, il est devenu le camp de base de 350 Chinois arrivés du district de Changxing, à 200 kilomètres au sud de Shanghaï. Cent cinquante autres Chinois sont dans une autre région, plus au nord-est. La saison a démarré avec la mûre polaire, s'est poursuivie avec la myrtille, la plus cotée pour ses vertus médicinales, et se termine maintenant avec l'airelle.

Dès six heures du matin, le village grouille d'activité. Les Chinois terminent hâtivement leur petit déjeuner, une énorme assiette de riz avec un peu de poulet, du thé ou de l'eau chaude. La plupart sont vêtus d'une veste orange marquée "China", et coiffés d'une casquette de la même couleur portant le sigle de la Fédération suédoise des chasseurs. Histoire d'être bien visible en ce début d'automne quand commence la chasse à l'élan.

"J'ai vu une affiche dans mon village en mars, raconte Jang Wei Liang, un fermier de 45 ans, coupeur de bambous. Je me suis décidé tout de suite. J'allais pouvoir découvrir un autre pays et surtout gagner de l'argent." Lui comme tous les autres ont la même idée en tête : faire le plus d'argent pour payer les études de leur enfant. Combien ? Il l'ignore. "Je pense que ce sera beaucoup d'argent", dit-il. "Tout dépendra de ce qu'ils ramassent", tempère Peter Fust, le patron suédois de Rabema Service, la compagnie qu'il a reprise cette année après que son ancien patron a été condamné à une peine de trois ans de prison pour fraude fiscale.

Ainsi va ce secteur qui, par bien des aspects, demeure très sulfureux. Si c'est la première fois que des Chinois sont aperçus dans les forêts de Laponie - Peter Fust a travaillé avec la Chine dans le passé pour d'autres projets -, l'appel à des ramasseurs étrangers remonte à une vingtaine d'années : des Polonais, des Baltes, des Ukrainiens, puis des Thaïlandais, les plus nombreux aujourd'hui.

Cette fois-ci, Rabema Service s'appuie sur une société intérimaire chinoise, Huzhou Jindingzi Overseas Employment Service Co Ldt, enregistrée auprès du ministère chinois du travail et de la sécurité sociale, qui emploie elle-même les ramasseurs. Ce sont ces derniers qui devront payer leurs cotisations sociales et leurs impôts en Chine.

La bande des Ukrainiens et la troupe des Chinois s'éparpillent en petits commandos aux quatre coins de la Laponie, sur les routes bordées d'arbres jaunissants, vers des destinations mystérieuses connues d'eux seuls et marquées de croix noires sur des cartes jalousement gardées. Parfois, ils doivent rouler jusqu'à 200 kilomètres pour trouver la clairière miraculeuse. Au bout de la route, ces perles rouges, des airelles, qui feront leur richesse, espèrent-ils, une fois revenus au pays.

 

"QUAND IL PLEUT, C'EST DUR"

 

Au restaurant Chu Lee Mee, à Vindeln, un village voisin d'Hällnäs, le patron chinois élevé en Inde voit parfois quelques-uns de ses congénères qui viennent prendre un verre après leur journée de cueillette dans la forêt. "Il y a tellement de place ici !, s'exclame-t-il en vantant les grands espaces inhabités de Laponie, qui couvre l'équivalent d'un tiers de la France pour quelques centaines de milliers d'habitants seulement. Ils pourraient bien faire venir dix millions de Chinois sans problème", dit-il en rigolant de son idée. Qui sait ?

Ils sont payés en fonction des quantités ramassées et du cours en vigueur. Cet été où les baies ont été moins nombreuses leur assurera sans doute un niveau de prix plus élevé. Ils devraient pouvoir s'y retrouver. Peter Fust, le patron suédois, assure ignorer combien ils toucheront en octobre, une fois rentrés au pays. "C'est l'agence d'intérim chinoise qui va les payer, après avoir déduit les différents frais." Pas loin de 1 000 euros pour le billet d'avion, et environ autant pour le logement, la nourriture et la location des véhicules, et il faut encore compter le passeport, le visa, l'essence. L'équation est très simple : les Chinois ne doivent pas chômer.

"Quand il pleut, c'est dur, dit Zhen Mei Long, une couturière. Mais le salaire est bien meilleur qu'en Chine." Les meilleurs ramasseurs - récompensés le soir d'une bière - arrivent à ramener jusqu'à 70 kg de baies par jour. C'est beaucoup. Cela leur assure un revenu brut de plus de 110 euros par jour. Mais la plupart font peut-être 70 euros par jour en moyenne. "Même si vous enlevez les frais et tout ça, ils doivent arriver à peu près à 1 300 euros par mois, estime Peter Fust. Aucun Suédois ne veut travailler aussi dur à ce salaire." Mais Deng Chao, la jeune Chinoise qui travaille comme interprète, estime qu'ils gagnent en moyenne 150 euros par mois au pays. "En Suède, ils gagnent en deux mois l'équivalent de six à douze mois de salaire en Chine."

Soixante-dix kilos par jour, c'est ce que ramassent en moyenne chaque jour les ramasseurs thaïlandais qui travaillent pour Catarina Lundberg et sa compagnie Norrskensbär. De son quartier général de Jörn, un petit village tout aussi isolé mais plus au nord, Catarina Lundberg dirige les opérations de quelque 900 cueilleurs thaïlandais sur les 3 500 venus cette année en Laponie, officiellement du moins, et dotés d'un permis de travail temporaire tamponné par une ambassade suédoise à Bangkok complètement débordée. Bon nombre viennent aussi avec des visas touristes et échappent à la vigilance du fisc suédois.

Les Thaïlandais sont devenus en quelques années l'aristocratie des ramasseurs. Ils reviennent d'année en année, connaissent les bons coins, et sont du coup bien plus efficaces.

Pendant quelques années, Catarina Lundberg a dirigé l'organisation professionnelle du commerce des baies dominée par trois grossistes qui rachètent toute le stock suédois ramassé par une poignée de compagnies comme Rabema ou Norrskensbär. "Il fallait essayer de nettoyer la mauvaise réputation de la branche", dit-elle, tout en laissant entendre qu'il reste du travail. Les conflits ont été légion avec le fisc, l'agence de l'immigration, et autres administrations tatillonnes, sans compter les syndicats.

Au cours des ans, il y a eu beaucoup d'arnaques à la TVA, de ramasseurs floués, de promesses déçues. Depuis cette année, la branche s'organise, un cahier des charges a été mis au point. Si les Chinois reviennent l'an prochain, ce sera bon signe.

Olivier Truc

En 1984, Noi Gustavsson a rejoint la cohorte des Thaïlandaises ou des Russes qui viennent redonner vie au nord du royaume. Le village de Fredrika, au milieu de cette superbe nature de Laponie, offrait peu d'opportunités. Noi Gustavsson commença à ramasser des baies. C'était assez rentable. L'année suivante, elle fit venir quelques cousins. Vingt ans plus tard, ce sont des milliers de Thaïlandais qui courent tous les étés la forêt lapone pour ramasser des baies. Mais elle s'en est maintenant éloignée. "Quand ils ont vu qu'il y avait de l'argent à faire, des entreprises m'ont pris mon affaire. Elles exploitaient beaucoup les gens. Ça ne m'intéresse plus." Elle gère aujourd'hui un restaurant thaïlandais avec ses enfants. Mais quelque chose lui manquait. "Depuis que je suis en Suède, mon coeur cherche un temple." Une étonnante quête commence alors. Elle contacte un moine de l'association bouddhiste de Stockholm. Un jour de février 2004, Phramaha Boonthin Taosiri arrive en scooter des neiges au sommet d'une colline dominant la toundra enneigée et les lacs glacés. "Ici, nous ferons un temple", s'exclame-t-il, conquis .

Quatre ans plus tard, seules les fondations du temple existent. Près d'un petit parking un promontoire bétonné accueille depuis deux ans une statue de 4,5 mètres de hauteur du moine Luang Poo Thuad. L'hiver dernier, la statue de Bouddha l'a rejointe. Au pied des escaliers, deux jeunes Thaïlandais chantonnent en vendant des mini-Bouddha et des colliers pour financer la construction. Car il manque de nombreux millions de couronnes. Le moine au scooter est en délicatesse avec des membres de l'association à Stockholm qui lui reprochent sa légèreté dans la gestion du dossier. Le temple bouddhiste verra-t-il le jour ? Bouddha est là, en tout cas, dominant la toundra. "Et maintenant, assure Noi Gustavsson, mon coeur va bien."

Olivier Truc

En lisant ces lignes , on ne peut que penser à la prophètie de José Vasconcelos qui date de 1926 ( " A raza cosmica "

" L'homme blanc a forgé les outils de sa propre destruction  .
Aujourd'hui grâce à ces moyens de transport modernes que sont les
navires transatlantiques , les automobiles , les trains et de plus en
plus plus l'avion on peut quitter l'hemisphère sud pour arriver
quelques dizaines d'heures plus tard n'importe ou dans l'hemisphère
nord .
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De même il a équipé ses villes de moyens de chauffage qui permettent à
n'importe quel habitant de l'hémisphère sud de vivre dans des endroits
dans lesquels il n' aurait pas seulement imaginé vivre il y a quelques
dizaines d'années .
L'expérience montre que l'acclimatation des hommes du sud au froid des
latitudes septentrionales se fait de manière beaucoup plus facile que
l'acclimatation de l'homme blanc à des conditions de vie tropicales .
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La tâche de la race blanche a été de mecaniser le monde , celle de la
notre sera de lui donner une âme .
Cette race blanche disparaitera de la surface de la terre pour faire
place à une race cuivrée , metissée , plus en accord avec les lois de
la nature et de la beauté  . C'est la loi d'airain de la nature et la
race blanche n' y echaperra pas "

Rédigé par P@lp@tine

Publié dans #Opinions

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