Le pétrole et le gaz de l'arctique au centre des élections Norvègiennes du Lundi 14 septembre .

Publié le 13 Septembre 2009

Dimanche et lundi vont se tenir en Norvège des élections législatives et la question des forages dans l'arctique , autour des îles Lofoten principalement , pourrait jouer un rôle central dans ce scrutin .
Alors que l'actuel gouvernement ( coalition Travailliste , Socialiste et Parti du Centre ) a institué un moratoire sur les prospections et les forages dans cette zone [ 1 ] , les partis de l'opposition , au premier rang  desquels le FrP , Parti du Progrés ,  sont prêts à satisfaire les demandes de l'industrie pétrolière Norvègienne , et d'une grande  partie de la population , qui réclament la fin de ce moratoire et la " ruée vers le pétrole et le gaz arctique " .[ 2 ]
La pétrostatale Norvègienne StatoilHydro ASA est en effet confrontée à une baisse de production sur ses gisements de la Mer du Nord et doit les compenser soit par de la prospection à l'étranger , soit par de nouvelles découvertes " toujours plus au Nord " comme le disait le capitaine Hatterras , héros du roman de Jule Verne .[ 3 ]
Une victoire de l'opposition conservatrice permetterait aussi un accés plus facile des ressources pétrolières aux sociétés étrangères . la Norvége vient de se voir délimiter sa portion du plateau continental [ 6 ] et les forages y nécessitent l'emploi de technologies que ne posséde pas la pétrostatale StatoilHydro ASA , ce qui a contraint le gouvernement Norvègien a " ouvrir " son plateau continental aux multinationales Anglo-Saxonnes aprés la firme Italienne ENI et Shell [ 7 ] - [ 8 ]

La question des forages dans l'arctique est une source de division transversale au sein de la société Norvégienne et les opinions sur ce sujet ne recoupent d'ailleurs pas les lignes de fractures politiques : Cette question divise les " Nordistes " et les " Sudistes " , les " Norvègiens " et les Sames que la dernière loi minière prive de l'usufruit des revenus des industries extractives terrestres et off-shore , les pêcheurs ulcérés par les campagnes de prospection sismiques et les " terriens " , et même l'Eglise Norvégienne qui débat de la moralité d' " usufruir des dons du Seigneur " que sont le pétrole et le gaz en relation avec les questions de préservation environnementales , autre " don du Seigneur " [ 4 ]
L'Eglise Norvégienne s'est pronnoncée en février 2009 pour un moratoire de cinq ans sur de nouveaux forages dans la zone des Lofoten , une position qui a soulevé des protestations au sein même de l'actuelle coalition et des syndicats ( ouvriers ) Norvégiens sans parler des syndicats patronaux .

Au mois de Février 2009 , un sondage a revélé que prés de 80% de la population Norvégienne était favorable à l'exploitation du pétrole arctique y compris dans la zone des Lofoten . La proportion de la population Norvégienne favorable aux forages pétrogaziers dans l'arctique , surtout celle résident dans le nord du pays , augmente régulièrement d'années en années : En 2005 seulement 60% de la population était favorable à ces projets  [ 5 ]
En aout dernier un sondage montrait que 40% des électeurs du Parti Travailliste ( coalition gouvernementale ) étaient opposés aux forages au large des Lofoten et des Vesteraalen alors que 32% demeuraient indécis et 28%favorables . 58% des électeurs du Parti du Progrés ( opposition ) se sont déclarés favorables aux forages tandis que 16% y étaient opposés et 26% demeuraient indécis [ 8 ]

La question du pétrole et du gaz pourrait aussi avoir des répercussions sur la politique internationale de la Norvège :

1- Les investissements de StatoilHydro ASA dans les gisements de sables bitumineux de l'Alberta est critquée par le Parti Libéral .

Gunnar Kvassheim, du Parti libéral de la Norvège, dit clairement qu'il veut mettre fin au projet canadien qu'il qualifie de très mauvais pour l'environnement et qui ne doit donc pas être endossé par une compagnie dont son gouvernement est le propriétaire principal.

Cinq des sept partis politiques norvégiens, de même que le plus important journal du pays, estiment que cet investissement a constitué une erreur.[ 14 ]

2- Le partenariat de StatoilHydro ASA avec les sociétés pétrogazières Russes opérant dans l'arctique ( GAZPROM et le gisement de Schtokman par exemple ) est critiqué à la fois pour des raisons de déontologie environnementale ( Selon Bellona , le " pétrole et le gaz Russes dans l'arctique sont plus sales que le pétrole et le gaz Norvégien " ( ? ) ") et des critiques du gouvernement Russe sur la question des " drouâdelôms ".

3- Le financement par le fonds souverain Norvégien , alimenté par les revenus de l'industrie pétrogazière , des activités militaires et para-militaires d'Israel [ 13 ]

La question arctique  , et plus particulièrement la " septentrionalisation " des activités civiles et militaires [ 9 ] cad leur transfert plus au Nord fait l'objet d'un consensus au sein de la classe politique Norvégienne .
Il en est de même des questions de défense et plus particulièrement des relations avec la Russie .
L'appartenance à l'Alliance Atlantique n'est nullement remise en cause et le gouvernement Norvègien quelquefois taxé de " laxiste " sur les questions de défense a entrepris une politique de réarmement avec la modernisation de la Marine et l'achat d'avions de combat F-35 , une politique agressive concernant la présence des navires de pêche Russes dans la zone contestée du Spitzberg et la modernisation de la frontière avec la Russie [ 10 ]
La Norvège accueille chaque année , quelque soit l'orientation de son gouvernement , les exercices de l'OTAN Cold Response qui sont de plus en plus mal perçus à Moscou .
Le gouvernement actuel , plus particulièrement au travers du MAE Jonas Ghare Store , est un ardent partisan d'un entrisme de plus en plus poussé de l'Alliance dans les questions arctiques et il est le défenseur d'une " Stratégie de Défense Nordique " avec la Suède et la Finlande qui lie les questions de sécurité dans l'arctique aux questions de sécurité dans la Baltique . Cette stratégie visant de facto à " Otaniser " les questions de défense Suédoises et Finlandaises sous la houlette Norvégienne agissant comme  "  proxy " de l'Alliance .
Cette politique , au delà de quelques voix discordantes et courageuses , fait aussi l'objet d'un consensus au sein de la classe politique Norvégienne .
Parmis ces courageux opposants à l'influence de plus en plus grande de l'OTAN , il faut citer le cas du leader Travailliste Haakon Lie ( décédé en mai 2009 ) qui autrefois chantre de l'Atlantisme et de l'affrontement avec l'URSS avait émis à l'automne dernier de sevéres critiques quand au choix du JSF par rapport au SAAB Gripen et qui plaidait  pour une coopération de défense Nordique en dehors du cadre de l'OTAN . [ 16 ]
L'ensemble de la classe politique Norvègienne plaide pour une coopération accrue au sein du Secretariat de la Mer de Barents , celui-ci jouant un rôle clef dans les relations Russo-Norvègiennes .
L'opposition , avec au premier rang le Parti du Progrés  , demande la réouverture de la base navale de Olavsvern prés de Tomsoe , soutenue par de puissants lobbies au sein des Forces armées Norvégiennes et principalement au sein de la Marine Norvègienne iansi que par beaucoup d'associations de militaires en retraite  [ 11 ] - [ 12 ]

Reste la question des Sames , dérogatoirement surnommés " Lapons " , et de leur droit inaliénable à définir leur mode de développement social et économique et à usufruir des richesses lièes aux industries extractives .
Mais qui se soucie d'une bande d'éleveurs de rennes en Norvège et de leurs drôles d'accoutrements multicolores ?
Le gouvernement actuel a fait un petit pas en leur faveur en leur restituant  les dépouilles prélevées au début du XXeme siècle pour " des raisons scientifiques " , mais il faut y voir là plus un geste symbolique de faible portée qu'une véritable reconnaissance de leurs droits .
Nos éditorialistes et reporters dont l'humanisme universaliste n'est plus à démontrer et qui sont si prompts à s'enflammer pour la cause de Komis victime du " colonialisme de Gazprom " dans la peninsule du Yamal ou du " colonialisme de RusHydro " en Evenquie semblent avoir totalement oubliés ( Voir article ci dessous ) la cause des Sames victimes de l'ostracisme des Scandinaves Norvégiens , Suédois ou Finlandais .
Ice Station Zebra est là pour leur donner la parole et rapeller leur existence !

Cigales et fourmis Norvégiennes - Reportage de Olivier Truc dans " l'Immonde " du 9 septembre 2009 .

Les habitants d'Aukra, petite île posée dans l'Atlantique entre Bergen et Trondheim, s'étonnent toujours qu'on vienne les voir. En général, ils conseillent aux visiteurs de prolonger le voyage jusqu'à Ona, une petite île encore plus éloignée, certes, mais tellement plus belle. Ona est un petit bijou, fait de vieilles maisons dominées par un vieux phare. Oui, mais voilà, Ona se dépeuple, devient un musée, tandis qu'Aukra "a gagné au loto", comme dit Merete Mikkelsen, coiffeuse et responsable de l'organisation patronale sur l'île.C

Cette année, pour la première fois après la construction du terminal gazier d'Ormen Lange, le conseil municipal a touché le jackpot : 130 millions de couronnes de taxe professionnelle, 15 millions d'euros, deux fois plus qu'en 2007. En 2003, l'année précédant la décision du Parlement de construire à Aukra le terminal gazier, le village n'avait touché que 1 million de couronnes.

Une aubaine incroyable pour cette petite communauté de 3 174 habitants. "Aukra baigne dans l'argent", avait titré DN, le quotidien économique norvégien, notant qu'Aukra ne savait pas quoi faire de son argent, ce qui est très exagéré, bien sûr. Plusieurs petites communes norvégiennes, prises par la folie des grandeurs après avoir obtenu un terminal pétrolier, sont maintenant sous tutelle administrative de l'Etat. Mais, à Aukra, les habitants veulent éviter cet écueil, résister à la tentation d'en faire trop.

L'ancien chef des pompiers, Bernhard Riksfjord, est aujourd'hui maire social-démocrate. C'est lui qui dirige les débats, maillet en main, lors du conseil municipal. Une association demande une subvention pour réparer le hangar de l'aéro-club local. 180 000 couronnes (20 000 euros) sont demandées pour le hangar et l'asphalte. La discussion est vive, une autre élue social-démocrate s'oppose, seule, à la subvention. "C'est de l'argent hors budget, conteste Turid Nerbo. C'est une menace pour notre village, si on commence à distribuer l'argent comme ça." Finalement, l'aéro-club obtient 120 000 couronnes (13 500 euros). "Un compromis", concède le maire. "Je crains que ce soit de plus en plus comme ça, s'inquiète Turid Nerbo. J'étais très seule à m'opposer."

Les élus abordent alors un projet d'hôtel, poussé par Shell. L'opérateur d'Ormen Lange voudrait un établissement digne de ce nom pour accueillir ses clients à Aukra. "Il faut vite prendre une décision, lance le maire, sinon les investisseurs vont se retirer." Banco. Les augmentations de salaire du personnel ? Encore banco. Plus tard, l'ancienne maire chrétienne-démocrate brandit le quotidien régional du jour et attaque son successeur. "C'est quoi cette histoire de pont que l'on découvre dans le journal ? On n'en a pas parlé en conseil municipal", s'insurge-t-elle. Dans le Romsdals Budstikke, le maire a exposé son projet de pont : Aukra serait reliée à la terre ferme, via l'île voisine de Midsund, au lieu d'être dépendante du ferry qui ne fonctionne pas entre minuit et 6 heures.

Midsund, l'île voisine, est aujourd'hui dans la situation où Aukra se trouvait avant d'entrer dans l'ère du gaz-roi. En faisant passer le pont par Midsund, Aukra rendra service à son voisin moins chanceux, lui permettra de se développer. Dagfinn Aasen, directeur administratif de la commune d'Aukra, en sait quelque chose : il a occupé le même poste chez les voisins, "chez les pauvres", comme on dit maintenant à Aukra. "Aukra a été longtemps une commune pauvre et très endettée, rappelle Bernhard Riksfjord. Nous arrivions à peine à assurer le service minimum pour l'école et la maison de retraite."

Au volant de sa voiture, le maire se fait guide. Il commence par un bout de l'île, à l'ouest, où il est né, quand il fallait aller à l'école en barque. Il y a une usine de saumons d'élevage, où l'on charge les poissons sur des camions à destination de la France. On passe au nord devant l'immense complexe d'Ormen Lange, dont les infrastructures métalliques scintillent au soleil. Il est sur le site d'une ancienne station de chasse à la baleine.

La chasse à la baleine a quasiment disparu sous la pression internationale. Les Norvégiens ne boudent pas les étrangers pour autant. Le terminal gazier a été construit par 3 800 ouvriers de 57 pays. La plupart sont partis maintenant. Demeurent les immenses installations où le gaz arrive de mer du Nord, est traité, avant d'être renvoyé en Angleterre par un pipeline de 1 200 km.

"Produire de l'énergie à partir du gaz est controversé, raconte le maire, surtout dans un pays comme la Norvège, qui se veut très écologiste. Mais il y a beaucoup de double morale là-dedans, car cela ne nous pose pas de problème de l'envoyer en Angleterre ou en France." Le maire continue à rouler entre les collines et les champs. Il s'arrête un instant au bord de la petite piste de l'aéro-club. C'était un aéroport allemand pendant la seconde guerre mondiale, construit par 4 000 prisonniers russes. Tout est paisible, à peine perturbé par le cri des mouettes. Le maire réserve le meilleur pour la fin, l'école, qui va être totalement rénovée pour 250 millions de couronnes (27 millions d'euros).

"Il y a toujours des discussions pour que l'on soit plus prudent, mais, au moment de décider, ils signent toujours le chèque", remarque Dagfinn Aasen en parlant des élus. "Ils devraient être plus responsables", estime Anne Thorsrud, chargée des finances de la commune. "On ne peut tout de même pas se conduire comme des nouveaux riches russes. Nous ne sommes que des pêcheurs à la base", enchaîne Dagfinn Aasen. En écoutant ses deux plus hauts fonctionnaires, le maire ne se départ pas de son sourire. Il bouillonne d'idées. Il se dit sûr de ses choix, au vu des désastres politiques causés par l'attentisme au niveau national.


Cette crainte d'en faire trop est pourtant omniprésente. Merete Mikkelsen est aussi de cet avis, gardant à l'esprit le destin de ces riches communes placées sous tutelle de l'Etat : "Elles avaient l'argent du pétrole. Comme quoi les politiciens doivent faire attention, mais c'est très dur quand vous avez le FrP qui pousse beaucoup."

Le FrP, c'est le Parti du progrès, la formation de droite populiste qui est le deuxième parti de Norvège, derrière les sociaux-démocrates. A la différence de tous les autres partis politiques qui prônent la modération avec l'argent du pétrole et soutiennent l'idée de placer la majorité des recettes des hydrocarbures sur les marchés financiers internationaux pour les générations futures, le FrP veut ouvrir aujourd'hui les robinets de l'argent du pétrole.

A Aukra, il est présent depuis quelques années. Hakon Sporsheim en est le représentant. Il est ingénieur au chantier naval STX Europe, l'un des gros employeurs d'Aukra. Placer l'argent à l'étranger ? "C'est à cause de ça que les Norvégiens votent pour le FrP", explique Hakon Sporsheim.

C'est sur cette corde que le parti populiste jouera à nouveau lors des élections législatives du 14 septembre, avec le champ libre, comme le constate Thomas Hylland Eriksen, un anthropologue de l'université d'Oslo qui a beaucoup réfléchi à l'influence de la richesse pétrolière sur la société norvégienne. "Je trouve étrange qu'il y ait aussi peu de débat public et de controverse sur les priorités gouvernementales. Ils ont choisi d'investir dans les marchés financiers, au lieu d'améliorer les infrastructures. C'est presque comme si l'argent du pétrole n'était pas réel." Et beaucoup de Norvégiens en ont marre. "Epargner, c'est sage, mais fallait-il épargner autant ?", se demande Werner Solberg , un agriculteur de Midsund, "l'île pauvre".

Partout dans le pays, on se plaint d'écoles ou de routes en mauvais état, de files d'attente dans les hôpitaux. Le royaume manque d'ingénieurs, les jeunes Norvégiens boudent les carrières scientifiques. Pourtant, la Norvège, troisième exportateur mondial de gaz et de pétrole, a été classée pendant des années comme le pays au monde où il est le plus agréable de vivre, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Aukra est-elle représentative de la Norvège ? Oui, pour cette impensable richesse qui lui tombe dessus. La Norvège a découvert du pétrole à Ekofisk en 1969, elle a vraiment commencé à pouvoir mettre de l'argent de côté en 1996. Le Fonds du pétrole sur lequel est placé l'excédent des ressources en hydrocarbures atteignait 264 milliards d'euros fin juin 2009. Aukra, elle, choisit d'investir ses ressources en infrastructures. L'hiver dernier, le premier ministre social-démocrate a dit qu'il prendrait un peu plus de l'argent du pétrole pour compenser les effets de la crise. Mais du bout des lèvres. Et cet automne, le FrP tentera tout pour faire tomber le premier ministre et pour entrer au gouvernement.

A Aukra, le maire social-démocrate travaille avec la bénédiction du FrP. Investir une fortune dans la rénovation de l'école qui date de plus d'un demi-siècle n'est pas vu comme du luxe. Le lendemain du conseil municipal, au vieil Aukra Hotell, il y a soirée cabaret. On chante un tube local, Tanga vaen, à propos d'une route du sud de l'île qui était réputée impraticable. La chanson dit qu'en l'empruntant on risque d'arriver en retard et de perdre son emploi. Et "Bernhard" (le prénom du maire) est arrivé "dans le feu", "l'asphalte sur Tanga"..."pourvu que ça continue". Un joli refrain repris en choeur par toute l'assemblée.


Liens :

[ 4 ]
Kritisk til olje-kravet - Article de NRK du 18 février 2009 .
[ 5 ]
Meningsmåling viser oljefeber i nord - Article de Nordlys.no du 5 juin 2005 .
[ 7 ] Statoil’s Arctic Status Threatened as Exxon, Shell Make Bids - Depêche de Bloomberg du 22 avril 2009 .
[ 8 ]
Oil policy debates drive Norway election - Article du FT du 12 septembre 2009
Norway Election Loss May Spark Arctic Victory for Shell, Exxon - Depêche Bloomberg du 11 septembre 2009 .
[ 9 ]
La Stratégie pour le Grand Nord du gouvernement Norvègien sur le site du MAE Norvègien
[ 11 ]
Krever svar om Olavsvern - Article de Nordlys.no du 23 novembre 2008 .
[ 12 ]
Norway abandons arctic military base
[ 13 ] Norwegian govt fund checks companies for Israel-Gaza human rights abuses - Article de The responsible investor du 8 janvier 2009 .
[ 14 ]
Les sables bitumineux au coeur de la campagne électorale norvégienne - D'aprés La Presse Canadienne

[ 16 ] Kjøp svensk jagerfly eller tap valget - Article de l'Aftenposten du 16 septembre 2008 .

Articles associés :

[ 1 ]
Norvège : Campagne du WWF contre l'exploitation du petrole dans l'arctique
[ 2 ] L'Arctique Norvégien à la veille d'un nouvel " Age d' Or " ?
[ 3 ] StatoilHydro , the North the limit !
[ 6 ] La Norvège renonce au Pôle-Nord mais se voit attribuer 235 000 km2 de plateau continental
[ 10 ]
La Russie dans l'arctique , menace ou pas ?


Rédigé par DanielB

Publié dans #petrole et gaz dans l'Arctique

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