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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 11:02

C'est certainement la réaction internationale la plus dure à l'intervention Française au Mali , d'une autre portée même que celle du Président Egyptien Mohamed Morsi qui ne fait que ...parler de géopolitique puisqu'il évoque la " séparation du nord Arabe du cœur de l’Afrique " . [ lien ]

S'exprimant lors de sa rencontre avec le président de la Commission Européenne José Manuel Durão Barroso et avec le Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy , la Présidente Brésilienne Dilma Rousseff a réemployé le terme de " colonialisme " associé à l'intervention Française au Mali . Celui-ci avait déja été employé au sommet de la ZOPACAS par le Ministre de la Défense Celso Amorim mais de manière indirecte . [ lien vers article ]

  

Si les analyses de la presse Brésilienne vont selon les positionnements politiques de " Dilma craint des tentations coloniales  au Mali " [ lien ] à " Dilma critique les tentations coloniales de la France au Mali " [ lien ] , il convient de se reporter au verbatim de la déclaration de la Présidente Brésilienne sur le site officiel du Planalto .[ lien ]

  

 " Ao mesmo tempo, no caso do Mali, nós consideramos que é muito preocupante a situação de conflito armado no Mali, decorrente e como consequência de todo conflito que ocorreu na Líbia e que desbordou para o Mali, devido ao acesso a meios armados que foram apropriados por segmentos e por grupos que agora criam instabilidade, não só no Mali, mas também em toda a região. E também advogamos uma participação muito grande dos órgãos internacionais na resolução desses conflitos. "

 ...

"  E consideramos que, no que se refere a essa questão do Mali, em geral, nós defendemos a submissão das ações militares às decisões do Conselho de Segurança da ONU, com atenção à proteção de civis. O combate ao terrorismo também não pode, ele mesmo, violar os direitos humanos, nem reavivar nenhuma das tentações, inclusive as antigas tentações coloniais."



La position Brésilienne est donc la suivante :



1- La guerre au Mali est la conséquence directe de l'intervention Franco-Anglaise en Libye qui a permis à certains groupes d'avoir accés de manière massive à des armes .

2- Ces groupes générent une instabilité non seulement au Mali mais dans toute la région . [ Allusion à la prise d'otages d'In-Amenas et aux risques d' " Afpakisation " du conflit en cours à l' Algérie , la  Mauritanie et au Niger ] .

3- Les actions militaires doivent se faire avec l'aval du CS de l' ONU

4- Une attention particulière doit être accordée à la protection des civils .

5- Le " combat contre le terrorisme " ne doit pas violer les droits humains et servir  à raviver les anciennes tentations coloniales .



Il faut ici rappeller que si pour la France l'Afrique est un problème post-colonial ou néo-colonial qui est devenu au fil des années un problème migratoire , l'Africanité est une part essentielle de l'identité nationale Brésilienne . Plus de la moitié des Brésiliens se considérent aujourd'hui comme " non-blancs " et le Brésil peut être considéré comme la deuxième nation Africaine du monde aprés le Nigeria . [ lien ]

Les populations Africaines mises en esclavage au Brésil proviennent du golfe de Guinée , des " Soudans " et de l'Afrique de l'Ouest . [ lien ]  [ lien ] [ lien ] 

 

 A ce titre les chefs politiques et militaires  Brésiliens ont toute la légitimité pour s'exprimer sur les questions de sécurité Africaines  . A contrario des anciennes puissances coloniales , il n' ya pas de " cadavres dans le placard " dans l'histoire des relations entre le Brésil et l'Afrique .

.

 

Comme je l'ai déja signalé sur ce blogue , les chefs politiques Brésiliens qui ont envisagé à une époque un partenariat avec la France en Afrique[ lien ]   [ lien ] considérent désormais celle-ci  de plus en plus comme une puissance impérialiste neo-coloniale et un compétiteur employant la force armée pour faire prévaloir ses intérets .

 De la même manière le " partenariat exceptionnel " que vantait encore le ministre Le Drian au mois de novembre 2012 en matière de coopération militaire risque fort de stagner aux projets en cours de réalisation . [ lien ] 
  La déclaration du Ministre de la Défense Brésilien Celso Amorim , qui emploie de plus en plus une thématique et une réthorique proches de celles développées par l'" Anti-Occidental " ex-ministre des Affaires Stratégiques Samuel Pinheiro Guimarães  [ lien ]  ,montre que les interventions militaires Occidentales en Afrique sont intégrées dans la question de la sécurité nationale Brésilienne et considérées comme des menaces pour cette sécurité . [ lien vers article ] 

 

Lien : Declaração à imprensa da Presidenta da República, Dilma Rousseff, após a VI Reunião de Cúpula Brasil-União Europeia

O presidente da Comissão Europeia, José Manuel Durão Barroso (esq.), a presidenta Dilma Rousseff e o presidente do Conselho Europeu, Herman Van Rompuy Foto: Wilson Dias / Agência Brasil

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