L'Europe " normalisée " est morte : Budapest offre la nationalité hongroise aux magyars

Publié le 19 Mai 2010

D'aprés Le Figaro .

 

Le nouveau premier ministre hongrois veut réparer l'«injustice» du traité du Trianon qui amputa la «grande Hongrie» des deux tiers de son territoire.

 

 

Vieux serpent de mer de la politique hongroise, la question de la nationalité des minorités hongroises avait conduit à la tenue d'un référendum populaire en 2004, déjà à l'initiative du Fidesz alors dans l'opposition. Il s'en était fallu de peu que la Hongrie ne provoque une crise sérieuse avec ses voisins d'Europe centrale. Moins de 40% des électeurs s'étaient déplacés, signe d'un désintérêt relatif pour le sujet, et le scrutin avait été annulé.

La situation a bien changé en six ans. La Hongrie a connu les pires émeutes de son histoire récente à l'automne 2006, à cause des mensonges du premier ministre socialiste de l'époque, Ferenc Gyurcsany, sur l'état réel de l'économie du pays. Le sentiment nationaliste a prospéré dans le pays, conjugué au divorce croissant entre les élites et le peuple. Au sein de l'extrême droite s'est créé un mouvement paramilitaire, la «Garde hongroise», dissoute le 2 juillet 2009 par la justice, mais dont les membres continuent de parader, arborant le drapeau à rayures rouge et blanc, symbole de la Hongrie millénaire d'Arpad, le Clovis magyar, mais aussi de l'ex-parti nazi des Croix fléchées.

 

Une provocation aux yeux des Slovaques

 

Le premier ministre hongrois a-t-il signé un discret compromis avec le Jobbik parti d'extrême droite  auréolé des 16% des voix lors des élections législatives du 25 avril ? «Orban voulait donner des gages aux nationalistes, estime Anton Pelinka, politologue à la Central European University (CEU) de Budapest. Comme il ne souhaite encourager ni l'antisémitisme, ni la xénophobie, surtout dirigée contre les Roms, il a joué une carte plus “modérée”, celle de la double nationalité pour les minorités magyarophones à l'étranger.»

Le danger pourrait venir de l'interminable querelle avec la Slovaquie, plutôt sourcilleuse sur le statut de sa minorité hongroise, forte de 500 000 âmes, soit 10% de la population totale, à laquelle elle refuse l'exception linguistique. «L'initiative d'Orban constitue une provocation grave aux yeux des Slovaques, peut-être aussi des Roumains, poursuit Pelinka. Elle va réveiller des nationalismes antagonistes au sein de l'Union européenne.»

Si la proposition de loi n'a pas fait de vagues en Voïvodine serbe et en Transylvanie roumaine, où vivent d'importantes communautés hongroises, la Slovaquie a déjà prévenu qu'elle pourrait protester devant l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), dont le siège se trouve à Vienne. Robert Fico, le premier ministre slovaque, a qualifié de «menace à la sécurité» les projets du Fidesz et rappelé l'ambassadeur slovaque en poste en Hongrie pour consultations. Entre Bratislava et Budapest, le torchon brûle à nouveau.

 

À peine installé, le leader du parti Fidesz (conservateur) a tenu parole. Fort d'une majorité parlementaire des deux tiers, le plus large soutien jamais consenti à un gouvernement démocratique européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Orban a soumis lundi aux députés une proposition de loi en ce sens. Elle pourrait être adoptée le 20 août, jour de la fête nationale hongroise, et entrer en vigueur le 1er janvier 2011, le jour même où la Hongrie assumera la présidence de l'Union européenne pour six mois.

Invoquant l'exemple américain où les 117 000 Hongrois installés aux États-Unis ont la double citoyenneté, le ministre des Affaires étrangères, Janos Martonyi, a précisé que celle-ci serait accordée «sur une base individuelle» à ceux qui seraient «d'ascendance magyare et parlent le hongrois».

 

La montée continue du sentiment nationaliste

Viktor Orban , le nouveau premier ministre hongrois, avait juré d'en faire l'absolue priorité de son mandat. Avant même de penser à réduire la fiscalité, relancer la croissance, tailler dans les dépenses publiques, mesures indispensables pour endiguer la récession la plus dramatique d'Europe centrale, il tenait à accorder la nationalité hongroise à 3,5 millions de magyarophones vivant hors des frontières. Pour ces Hongrois de souche résidant principalement dans les pays frontaliers (Slovaquie, Roumanie, Autriche, Croatie, Ukraine et Slovénie), la douloureuse «injustice du Trianon», du nom du traité de paix qui en 1920 amputa la «grande Hongrie» des deux tiers de son territoire, devait être réparée.

 

À peine installé, le leader du parti Fidesz (conservateur) a tenu parole. Fort d'une majorité parlementaire des deux tiers, le plus large soutien jamais consenti à un gouvernement démocratique européen depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Orban a soumis lundi aux députés une proposition de loi en ce sens. Elle pourrait être adoptée le 20 août, jour de la fête nationale hongroise, et entrer en vigueur le 1er janvier 2011, le jour même où la Hongrie assumera la présidence de l'Union européenne pour six mois.

Invoquant l'exemple américain où les 117 000 Hongrois installés aux États-Unis ont la double citoyenneté, le ministre des Affaires étrangères, Janos Martonyi, a précisé que celle-ci serait accordée «sur une base individuelle» à ceux qui seraient «d'ascendance magyare et parlent le hongrois».

 

Note de l'Editeur :

 

 

Curieusement cet article du Figaro oublie la Voijvodine Serbe ou le Grandisme Hongrois commence deja à susciter des troubles séparatistes et ceci depuis deux ans . Finalement les commentaires du géopolitologue Russe Vyachestalv Nikonov de " Politika " le 28 aout 2008 sur Pervyi Kanal dans l'émission " Souditi Sami " sont en train de devenir une réalité : L'Europe va subir le même sort que l'URSS et des recompositions de frontières sont à envisager dans un avenir plus ou moins proche et ceci à la suite de l'agression de l'OTAN contre la Serbie qui a fait des accords d'Helsinki un " chiffon de papier " que Dick Cheney essayait pitoyablement de ressuciter lors de sa tournée Européo-Caucasienne de septembre 2008  . Demain les Roumains auront beau jeu d'accorder un passeport Roumain aux Moldaves et aux populations Roumanophones d'Ukraine dans la province de Bucovine et peut être même jusqu'à Odessa comme ils en ont toujours rêvé [ Voir le feuilleton " Likvidatsaya " actuellement en cours de diffusion sur RTR Planeta]  , les Russes leur emboiteront le pas pour les populations Russophones de Crimée et plus personne ne pourra leur jeter la pierre . L'Europe est bien loin de la " fin de l'histoire " que l'on nous prommetait depuis sa fondation et il faut vite acheter des cartes contemporaines , car dans quelques années ce seront des " collectors " ! Je cite Vyachestlav Nikonov : " Apres le precédent du Kossovo et la reconnaissance de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie [ par la Russie - NDLR ] il faut s'attendre à de nouveaux changements territoriaux en Europe , je parle ici de l'Union Européenne qui connaîtera le sort de l'URSS . Par là je veux dire que l'Ue eclatera en une conféderation centrale- Européenne qui défendra ses intêrets et une " extrême - Europe " ou " Vieille Europe " . Au sein de ces états il faudra s'attendre , comme pour l'ex- Yougoslavie , à des modifications de frontière et apres les vociferations , ces modifications de frontière devront être acceptées au nom du " principe de realité "

Le Kossovo , l'Abkhazie et l'Ossetie du Sud sont les premier signes d'agonie des accords d'Helsinki qui sont dans un coma irréversible .

L'attaque financière qui a visé l'Euro ces dernières semaines a encore plus fragilisé ce " systéme normé " que l'on supposait être entré dans la " fin de l'histoire " : l'Union Européenne .

De la même manière ses constituants , les Etats-Nations , sont aujourd'hui fragilisé encore plus par la démarche Hongroise et au delà de l' " a-territorialisation " des relations politiques que l'idée Européenne cherchait à promouvoir , les conflits identitaires qui réapparaiteront apres la fin de la lubie Européiste ne feront qu'accentuer la recherche de frontières qui sont loin de celles gelées depuis la fin de la SGM .

  Si l'analyse de Vyachestlav Nikonov peut en rebutter certains car " Russe " , lire Post-Mortem on Europe's First War of the 21st Century. Post-Mortem on Europe's First War of the 21st Century par  Michael Emerson .

 

Bibliographie conseillée :

 

Le désir de territoire. François Thual, éd. Ellipses, 1999, 187 pages

 

Au moment où certains prophétisent hâtivement, "la fin des territoires" comme donnée de base pour permettre une nouvelle formulation des rapports d’autorité entre institutions et des rapports de puissance entre acteurs internationaux, dont les Etats, privés de souveraineté, n’en seraient plus les éléments les plus éminents, François Thual remet les choses en place. Il écrit ainsi que "les constructions politiques -Etats, Empires, villes, etc.- doivent être saisies dans leur inscription dans l’espace et dans le temps, dans l’incrustation quasi-physique de leurs intentions et des conflits qu’elles ont générés". Le but de son livre se résume à ce que "dans chacun de ses développements, on (puisse) retrouver des mécanismes généraux qui règlent les relations entre le territoire et l’identité et qui demeurent la voie royale pour l’exploration de cette conflictualité qui détermine le champ de la géopolitique". Les trois parties du livre découlent donc naturellement de ce constat du désir territorial, qu’il s’agisse de l’étude des dispositifs territoriaux, des dispositifs impériaux, et des dispositifs identitaires. La fresque ainsi dévoilée nous révèle les mécanismes psychologiques des peuples à travers le monde entier, sans tomber dans un "européo-centrisme" forcément réducteur, et resitués dans le cadre d’une étude des déterminants historiques d’une grande ampleur. Un livre marquant et intéressant dans la double perspective d’approfondissement de la connaissance géopolitique et du retour au réel contre les modes abstraites et finalement évanescentes, telle que la très médiatique et improbable "fin des territoires".

 

Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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T
<br /> <br /> Bonjour Daniel,<br /> <br /> <br /> Tu aborde là un des sujets les plus tabous de toute l'Europe. Le mythe des frontières figés est bien un dogme rompu. En faisant un petit hors sujet introductif, il serait intéressant de relier<br /> toutes ces questions, de la différence entre les frontières politiques et le sentiement d'appartenance et ce qui se passe en Afrique.<br /> <br /> <br /> Le cas Hongrois a été exposé, ce n'est pas la peine de revenir dessus. Ajoutons seulement que ce pays a une Histoire très riche et que le traité de Trianon a bien mis fin à une grande hongrie<br /> historique qui avait une consistance dans l'Histoire bien réelle.<br /> <br /> <br /> C'est un peu la même chose avec la Roumanie. Subissant la poussée identitaire hongroise, la Roumanie pousse vers le nord : Moldavie et terres ukrainiennes. Le problème est bien sur de tenter de<br /> savoir le devenir de la Transylvanie. En France on sera bien gêné par cet équilibre des pouvoirs qui sera bouleversé. La Roumanie étant un Etat latin francophone. Et si la Roumanie pousse vers<br /> les côtes de la Mer Noire, est-ce la Russie verra d'un bon oeil un Etat riverain plus vaste ? Le changement ne sera pas révolutionnaire, mais son incidence sera néanmoins réel.<br /> <br /> <br /> C'est l'Histoire que tout le monde se cache en Belgique. Ce bout de territoire est la pierre angulaire du commerce maritime entre Atlantique et mer du Nord/mer Baltique. L'Angleterre, l'Empire de<br /> Charles Quint et l'Autriche ont lutté avec la France pour tenir ce territoire très stratégique. La France a une poussée historique vers la rivière gauche du rhin. Elle a été contrarié par la<br /> puissance dominante, l'Angleterre. Si les Pays-Bas ont été une conquête napoléonienne, c'était presque par erreur. C'est vraiment empêché la France de tenir le port d'Anvers qui est un casus<br /> belli. Pour preuve, tout les problèmes de la Belgique. Une population francophone qui regarde autant chez "elle" qu'en France. Se comportant socialement presque comme une région française. La<br /> poussée francophone dans ce territoire est matérialisé par la problamtique de l'arrondissement BHV. Si la sission de cet arrondissement est demandé, c'est dans la volonté illusoire d'arrêter la<br /> poussée francophone qui vient de la banlieu de Bruxelles. Dans le même ordre d'idée, on se demande quel est l'impact de la poussée linguistique qu'impose "Lille et ses ports " (Dunkerke, Calais,<br /> etc...). Tout comme il convient de se demander quel est le rôle du Luxembourg ? Et encore, il faut noter que par exemple, le lander de la Sarre est une création française. En somme, quand le<br /> "problème belge" débordera sur la frontière germaine, on réveillera un problème pas très anodin.<br /> <br /> <br /> On peut citer aussi le devenir des îles britanniques. Toutes les composantes du Royaume-Uni demande autonomie ou d'indépendance. C'est l'Ecosse ou le monde gallois. C'est la problématique de<br /> l'Irlande du Nord. La question centrale est bien le devenir de l'Union Jack. Peut être assiste-t-on à un mouvement de dénonciation de la couronne britannique ou à la naissance d'un système<br /> fédéral pour remplacer le système actuel.<br /> <br /> <br /> C'est encore la problématique du monde ibérique. Il y a un mouvement plutôt populaire en Espagne d'union avec le Portugal. Bien sûr, les portugais sont plus réticent. Un mouvement d'intégration<br /> forte de la péninsule qui est contrebalancé par les demandes d'indépendances catalognes et basques. Ce pays est dans une certaine torpeur stratégique, politique et sociologique né de la fin de la<br /> dictature. Le problème de ce laxisme du contrôle centrale sur les périphéries ne se pose plus vraiment. Puisque les périphéries ne veulent plus rester sous le contrôle du centre.<br /> <br /> <br /> C'est donc, on craint de l'aborder, la problématique germanique. Rappelons que lors de la constitution de l'Etat allemand, il s'était posé deux grosses options en schématisant. Soit une<br /> intégration Allemagne-Autriche dirigé par Vienne, soit l'inverse soit dirigé depuis Berlin. On connaît la suite de l'histoire, la chose se dirige depuis Berlin et l'Autriche a gardé son<br /> existence. Seulement, l'épisode nazie a relancé la chose. L'erreur a été de croire que le nazisme a créer cette idée de construire un ensemble germain. C'est seulement un petit mouvement<br /> d'extrême droite qui a relancé cette idée comme solution à bon nombres des problèmes. Tout comme en Hongrie. Tout comme aujourd'hui, suite à un crise économique sans précédent. Seulement, il ne<br /> faut pas oublier que l'Autriche, lors de l'anchluss de 1938 était très favorable à cette fusion avec l'Allemagne. Cette idée garde sa consistance puisqu'un mouvement d'extrêment de droit est<br /> monté en Autriche pour réclamer l'anchluss à nouveau. D'ailleurs, rappelons que la loi fondamentale allemande permet l'intégration de nouveaux landers. Il convient aussi de souligner que le<br /> territoire appelé aujourd'hui Kaliningrad, autrefois appelé Haut Koenisberg, voit ses liens renforcés avec l'Allemagne par l'impulsion de Berlin. Ce territoire est historiquement prusse et<br /> allemand. C'est donc à nouveau le problème de sa liason avec Berlin. C'est aussi la question de la Silésie ou des sudètes. C'est finalement, la question de l'existence d'un fantôme : un Etat<br /> germain de 120 à 150 millions de personnes.<br /> <br /> <br /> C'est comme la Roumanie, la question polonaise. Si la Pologne n'est pas historiquement fixé à l'Oder-neisse. Cette frontière était pratique pour éviter que l'Allemagne tende démocratiquement vers<br /> Kaliningrad. Seulement, il faut se souvenir que la Polgone historiquement débordé en Ukraine (Galicie, axe Varsovie-Odessa) et en Biélorussie.<br /> <br /> <br /> Dans la même suite géographique, c'est la question des Etats baltes. La Lituanie a souvent été proche de la Pologne dans l'Histoire (République des Deux Nations) tandis que la Lettonie a souvent<br /> été dominé politiquement. Et l'Estonie se considère plus comme "finlandaise" qu'autre chose. Il planait la question d'une République baltique. Mais, fruit d'un courage politique si commun, le<br /> projet n'a jamais dépassé une union de Défense sans la Lituanie. Cette dernière ayant le défaut d'être en froid avec la Russie dans les années 30. L'Histoire donnera raison au courage politique.<br /> <br /> <br /> Ne pas oublier les questions un peu plus secondaire car elles dépendront d'autres mouvements.<br /> <br /> <br /> Par exemple, la "Ruthénie" (Slovaquie et République Tchèque) est plus mince que les deux Etats actuelles. Si leur désunion est bien connu. Il convient de dire que leur Union serait un bien maigre<br /> moyen de sauver les meubles si les Etats riverains décidaient de grignoter leur territoire.<br /> <br /> <br /> Le devenir scandinave pourrait devenir une nécessité politique pour sanctuariser une façon de faire. C'est un fait sociologique qui est très répété par les citoyens des trois pays scandinaves.<br /> Mais politiquement, c'est plus une étiquette plutôt qu'un projet. D'ailleurs, ce ne serait pas forcément anti-européen (puisque cela reviendrait à remplacer trois petits Etat par un gros).<br /> <br /> <br /> Et la Bulgarie et la Grèce. Quelque soit l'avenir de la région de Thrace, il est drôle de noter que si se mouvement décrit plus haut et dans ton article "dégénerait" cela pourrait couper un pays<br /> du monde européen. Il serait plus difficile de dire si la Turquie est européenne ou non sans ce petit bout de territoire.<br /> <br /> <br /> En somme, cela me rappelle un vieux projet européen. J'ai des doutes sur l'identité réelle de son instigateur, alors je préfère dire de suite que je me trompe surement. Henry IV aurait souhaité<br /> unir l'Europe sous la forme de 15 grandes nations. C'est peut être ce mouvement là auquel on assiste.<br /> <br /> <br /> Et sur un plan plus militaire, si l'accompagnement de ces changements, s'ils avaient vocation à se produire, devait se faire, cela mobiliserait des foces continentales. C'est donc peut être<br /> l'annonce d'un retrait de l'Europe de la scène mondiale pour contrôler sa stabilité interne.<br /> <br /> <br /> Très cordialement,<br /> <br /> <br /> Thibault Lamidel<br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Bonsoir Thibault ,<br /> <br /> <br /> Merci pour cet exposé auquel je ne peux que souscrire .La " Guerre Froide " a gelé une carte normative de l'Europe issue des projets géonconstructivistes Etasuniens et Français de la PGM et des<br /> accords de Yalta . On s'apperçoit postérieurement que les accords d'Helsinki exprimaient peut être une crainte que cette normativité n'en était pas une et qu'il fallait la graver dans le marbre<br /> .Desormais on sait que cette pseudo-normativité était en effet illusoire .L'Europe aprés la réunification de l'Allemagne , le divorce pacifique Tchéco-Slovaque et l'implosion dirigée de la<br /> Yougoslavie pensait en avoir fini avec les réajustements territoriaux : Erreur ! La guerre Russo-Georgienne est une étape de ce processus qui , amha , va desormais toucher une partie de l'Europe<br /> qui se croyait à l'abri .Ce sont tous les cas que tu as cité . Il y aussi une autre illusion , celle que l'appartenance à l'OTAN permet de se prémunir contre ce genre d'évolutions avec en<br /> particulier le cas de la Belgique .De la même manière ,l'adhésion de la Géorgie et de l'Ukraine doit être freiné par certains " réalistes " en attendant les recompositions finales de ces deux<br /> états .<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Tres Cordialement<br /> <br /> <br /> Daniel BESSON<br /> <br /> <br /> <br />