Russie - Goulag : Les portes du pénitencier se sont refermées sur les " Pussy-Riot " ™

Publié le 24 Octobre 2012

Les deux activistes du groupe " Pussy Riot "™  condamnées à deux ans d'enfermement  pour des actes blasphématoires  dans une cathédrale sont arrivées dans leurs lieux de détention respectifs .

Une fois de plus les mediats internationaux et en particulier les médiats Français travestissent la réalité en parlant de " camps [ lien ]  [ lien ] ,[ lien ]  alors qu'il s'agit de " colonies " pénitentiaires ! L'objectif de cette manipulation sémantique est bien de faire un Reductio ad Stalinum et assimler ce qui ressemble presqu'en tout points à des pénitenciers Etasuniens à des camps du " Goulag " . [ lien ]  Il ne s'agit pas en effet de " camps " [  lager - лагерь et de son GULag -Главное Управление Лагерей ]  mais de " colonie " [ kolonia - Исправительная колония - колония общего режима ] .[ lien ]  

 " Lager " vient , époque Tsariste  ,  de l'Allemand et " kolonia " vient du " penal colony " Anglais : C'étaient des .... colonies dont l'une des missions au delà de la répression etait le peuplement des régions lointaines de Sibérie et d' Asie Centrale [ lien ] , [ lien ]  à l'image des " colonies of convicts " en Australie comme celle de Botany bay . [ lien ]

 

Il faut ici signaler que les mediats Anglo-Saxons sont toutefois moins réducteurs que les pitoyables mediats Français , qui à chaque article sur la Russie se surpassent de plus en plus dans l'ignominie et la désinformation , car pour décrire le lieu d'enfermement des " Pussy-Riot " ™  le terme de " penal colony " est quand même plus employé que " camps " .

 

Au delà de ce travestissement sémantique , les articles consacrés au " camps de femmes " en Russie jouent sur les images subliminales que chacun peut avoir sur une promiscuité carcérale féminine qui pourrait évoluer vers des viols dans le cadre d'un lesbianisme forcé ,  des violences de " women catfights "[ lien ] ,[ lien ]  ,[ lien ] ou des sévices infligés par des gardien(ne)s sadiques . Cette imagerie de la propagande Occidentale est bien sûr associée  à tout une filmographie Etasunienne et Japonaise des années 50-80 : Les films grindhouse du genre " women behind bars " ! [ voir videos ]

Cette réalité existe . Nos deux dignes représentantes de la Bougeoiso-Bohémie Moscovite seront en effet confrontées certainement  pour la première fois de leur existence au lumpenprolétariat carcéral Russe : Des droguées , des trafiquantes de drogue , des femmes qui ont tué  parfois leurs époux ou parfois leurs enfants ...!

C'est d'ailleurs cette confrontation avec une certaine réalité Russe qui semble indigner au plus haut point les défenseurs Occidentaux des " Pussy-Riot " ™ .[ lien ]

Au delà de cette réalité , les colonies pénitentiaires Russes pour femmes sont toutefois loin des " camps " du Goulag et de leur imaginaire carcéral  associé .  

Beaucoup d'entre elles  disposent de sites internet institutionnels et elles ressemblent en fait surtout aux casernes de l'Armée Française de années 80 : De vieux bâtiments peints et repeints :  C'est un " vieux triste  qui est propre " .  Les détenues y portent des uniformes et des fichus pas trés affriolants , dans  les dortoirs ce sont encore de vieux lits en fer et le rata , tout comme dans les casernes que j'ai connu lors de mon SN [ lien ] et [ lien ] , n' y semble pas trés appétissant ! Mais nos deux activistes pourront toujours y organiser un ... " concours de miss " ! [ voir video Ria Novosti ]

J'ai  trouvé ce reportage photo sur une colonie pénitentiaire pour femmes sur ce lien pour que chacun puisse  se faire une idée : http://trinixy.ru/76847-zhenskaya-koloniya-obschego-rezhima-29-48-foto.html       

    

 

Женская колония общего режима № 29 (48 фото)

Женская колония общего режима № 29 (48 фото)

Женская колония общего режима № 29 (48 фото)

Женская колония общего режима № 29 (48 фото)

Женская колония общего режима № 29 (48 фото)

 

 

L'un des dortoirs de la prison pour femmes de Mauzac en février 1950.

Rédigé par DanielB

Publié dans #Guerre de l'information

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T

On nous a présenté les Pussy riot en occident comme des représentantes de la démocratie se battant contre la dictature Poutine...


en fait, comme d'habitude maintenant, ces "garces" sont payées pour ridiculiser Poutine ! Nuance :


https://effondrements.wordpress.com/2012/10/01/les-pussy-riot-ou-la-fin-de-la-dignite-de-la-femme/


 
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D


Bonjour ,


Vous trouverez toutes les explications du phénomène " Pussy-Riot "™ dans ce lien :


http://www.aeinstein.org/organizationsde07.html


Cordialement


Daniel BESSON



L

aaaaahhhh ... Meiko Kaji ... qui a autrement plus de classe que les punkettes en question, si je muis me permettre...

Sinon vous avez oublié, dans votre liste de films, le pertinent "Ilsa, tigresse du goulag" ...
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D


Bonjour ,


Toutafé !


http://www.dailymotion.com/video/x65tc4_ilsa-la-tigresse-du-goulag_shortfilms


Bien cordialement !


Daniel BESSON



L

Bonjour,


Sur le même thème de la désinformation et des "images" voir un exemple dans un article du correspondant de La Tribune: "Il trinque avec des Hells Angels,"


C'est toujours intéressant de voir la mise en pratique de la déontologie du journalisme...


En l’occurrence ici, absence totale de la déontologie qui consiste au minimum de vérifier les informations que l'on publie.


Car à ma connaissance Vladimir Poutine n' a jamais trinqué et ne trinquera jamais avec des "Hells Angels"...


L'auteur donne, sciemment ou par fainéantise, une fausse information en jouant sur "l'image" qui entoure le groupe de bikers américains en lieu et place de citer le nom exact du groupe de
motocyclistes russes auquel Vladimir Poutine rend visite régulièrement, que ce soit pour une simple visite de courtoisie (Bike Show Sevastopol 2012) ou plus longtemps en roulant un peu avec eux
dans le centre ville de Novorossiysk avant d'assister à la première partie du Bike Show qui s'est tenu dans cette ville en 2011. Idem en 2010 au Bike Show de Sevastopol.


Citer le nom d'un groupe de bikers du 1% en lieu et place du groupe russe de motocyclistes "Night Wolves" est un des (nombreux) exemples de la désinformation qui prévaut dans les articles sur la
Russie.
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