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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 15:27

Le désengagement progressive de l'Allemagne du nucléaire , l'instabilité politique en Afrique du Nord et plus particulièrement en Libye qui compromet la stratégie de " diversification vis à vis du gaz Russe " © [ hydrocarbures d'AN , projet DESERTEC  ]  de l'Ue pourrait à terme rendre nécessaire la construction d'un " troisième tube " pour le projet Nord-Stream ! C'est en tout cas une cinglante défaite - une de plus -  pour les diplomaties Baltes , Polonaises et Anglo-Saxonnes qui se sont opposées ces dernières années à ce projet qualifié de " gazoduc Molotov- Ribbentrop " par la presse financière Anglo-Saxonnes et de nouvelles crises d'apoplexie en perspective  pour Vladimir Socor de la Jamestown Foundation .

 

Medvedev-Merkel, les entretiens intrigants de Hanovre

Les vapeurs de gaz de l’amitié russo-allemande

Lors de ces forums, accompagnés de consultations intergouvernementales, auxquels participent les principaux ministres, le plus intéressant se passe toujours "en coulisses". Bien avant cette réunion, il était clair qu'on attendait des progrès en ce qui concerne les accords économiques. Berlin fonde de grands espoirs sur la Russie en tant que marché d'exportation pour ses produits: sans cela le premier exportateur de l’UE aura d’importants problèmes économiques. Notamment dans le contexte de la crise des dettes souveraines qui secoue l'Union européenne et des incertitudes qui entourent l'évolution de la conjoncture de toute la Grande Europe. Il est certain qu'à court terme, la demande ne devrait pas y augmenter.

Mais en Russie, la demande existe. Medvedev a ouvertement déclaré que cette année les échanges commerciaux atteindraient le niveau record de 2008. Cela signifie qu’ils pourraient dépasser 60-70 milliards de dollars (51,8 milliards de dollars en 2010). Dans le même temps (en 2008), l’Allemagne a investi en Russie 10,4 milliards de dollars. Les deux pays mettent actuellement en œuvre le programme Partenariat et Modernisation, qui sera étendu à de nouveaux secteurs: des transports ferroviaires aux nouvelles usines de pneumatiques, en passant par l’échange de hautes technologies.

Mais aujourd’hui les Allemands sont de plus en plus préoccupés par les fondements énergétiques de la prospérité économique du pays. Après la catastrophe nucléaire de Fukushima au Japon, Berlin a annoncé le début de l’arrêt des centrales atomiques et sa sortie définitive du nucléaire pour 2022. Cependant, il n'existe pas d'alternative pour couvrir ses besoins énergétiques, à moins d'augmenter les importations de gaz russe (en premier lieu) et de pétrole.

L’Allemagne est le premier importateur de gaz russe en Europe. Il est désormais difficile de compter sur la fiabilité de l'approvisionnement énergétique venant d'autres sources, comme l’Afrique du Nord. Les pays de cette région mettront encore beaucoup de temps à se remettre de "l’élan révolutionnaire" qu'ils traversent. Et on ignore ce qui arrivera en Libye, la plus grande puissance gazière d’Afrique du Nord.

Or, en raison du début de la fermeture des centrales nucléaires, les usines allemandes connaissent déjà des problèmes d'approvisionnement électrique. Et les prix de l’électricité commencent progressivement à prendre l'ascenseur. Dans cette situation, il est difficile de se passer de Moscou quand bien même ce "rapprochement gazier" entre la Russie et l’Allemagne provoque toujours une forte opposition politique de Washington.

On dit que Berlin et Moscou n’excluent pas la construction d'un troisième tronçon du gazoduc Nord Stream, qui acheminera du gaz russe vers l'Europe en passant sous la mer Baltique. Les deux premiers devraient être mis en service dès le mois d'octobre 2011, autrement dit deux tubes sont déjà installés. Quoi qu’il en soit, cette question a été abordée pendant l’entretien de Merkel avec Medvedev.

Si un troisième tronçon reliait l’Allemagne et la Russie, les liens gaziers entre les deux pays seraient encore plus forts que ne le prévoyait le prédécesseur de Merkel, Gerhard Schroeder, actuellement le chef du comité des actionnaires de Nord Stream AG, principal opérateur du gazoduc éponyme. Il n’est pas exclut que si Nord Stream était rallongé, la Russie soit contrainte de suspendre les travaux de construction de son autre gazoduc, South Stream. D’autant plus que les négociations pour la mise en œuvre du projet rencontrent des difficultés avec la Turquie et la Bulgarie. South Stream est un projet auquel participent la Russie, l’Italie et la France. Il était prévu de faire passer ce gazoduc sous la mer Noire en reliant la région de Novorossiïsk à la région de Varna en Bulgarie, puis à l’Autriche et à l’Italie en passant par les Balkans

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