Publié le 4 Février 2013

En complément à mon article d'hier[ lien vers article ] , deux article du site Defesanet datés de ce jour .

Le premier évoque la visite fin janvier en Russie d'une délégation Brésilienne conduite par le CEMA Brésilien , le général José Carlos De Nardi . [ lien ]

 Celle ci comprenait des représentants du CMI Brésilien - Odebrecht Defesa e Segurança, Mectron, Embraer Defesa e Segurança, Avibrás et Logitec Consultoria em Logística - des représentants du  Ministério do Desenvolvimento, Indústria e Comércio Exterior; de la banque BNDES- Banco Nacional de Desenvolvimento Econômico e Social - [ site ] , de l'Agência de Desenvolvimento da Indústria.

 

Cet article comporte deux points intéressants :

 

1- La présence de " financiers " [ BNDES ] aux côtés des techniciens , des politiques et des militaires laisse augurer d'une issue positive aux discussions .

 

2- Selon le CEMA Brésilien , l'accord conclu avec la Russie stipule que les missiliers Russes effectueront un transfert total de technologies , sans " boîtes noires "  

Pour les " non comprenants " cela signifie que les constructeurs Russes fourniront les codes-sources de leurs systèmes aux entreprises Brésiliennes !

Les Chinois qui ont bataillé , parfois de manière pas très " fair-play "  [ lien ] ,auprès de la Russie  pour obtenir ceux du système S-300 apprécieront ...[ lien ] En même temps les constructeurs Russes ont enfin tiré les conséquences de l'échec du Sukhoï Su-30 dans le cadre du  programme FX-2 . [ lien ] , [ lien ]  

Hier j'évoquais un possible " parasitage " de l'offre Russe . [ lien vers article ]  L'article de Defesanet indique le prix pour " contrer " la Russie : La fourniture sur un plateau , apportés par un majordome en gants blancs ou de préférence par une bonne avec jupe très très courte , des codes-sources !

 

Si la France a un moment pu être considérée comme la " puissance de référence non-alignée " pour la fourniture de systèmes d'armes [ PROSUB ] , la Russie pourrait rapidement prendre cette place et ceci en raison de l'alignement Atlantiste des chefs politiques Français et de leur aventurisme colonial de moins en moins apprécié à Brasilia .[ lien vers article ]   [ lien vers article ]  

 

Les accords de partenariat évoqués par le journal Kommersant dans le cadre de la signature éventuelle de ce contrat [ lien ]  laissent ainsi envisager que le futur pôle missilier Brésilien sera essentiellement Russo-Brésilien et non pas Franco-Brésilien comme l'espéraient il y a peu , assez naïvement il faut le dire , des parlementaires Français . [ lien ]

On notera ainsi que les éventuels partenaires Brésiliens cités par les parlementaires Français sont ceux qui ont fait le déplacement de Moscou ...

 

Le deuxième article[ lien ] donne la short-list , pas très short puisqu'elle comporte 7 entreprises , pour le satellite géostationnaire Brésilien - Satélite Geoestacionário de Defesa e Comunicações Estratégicas . Celui-ci sera lui aussi un satellite à usage civilo- militaire puisque la moitié de sa capacité sera utilisée pour transmettre des communications militaires .

 Cette liste comprend :  Les Européennes Astrium et Thales Alenia Space, Les Etasuniennes  Boeing, Lockheed Martin , la Canadienne  Space Systems Loral , la Japonaise Mitsubishi et la Russe Reshetnev [ site ] .

L'adjudicataire devra " cracher au bassinet " : Le contrat stipule que les transferts de technologie comprendront les systèmes de communications , le controle d'altitude et d'orbite , la propulsion ,...  Alouette ,...

Les personnes intéréssées par les fréquences peuvent se reporter à l'article de Defesanet .

 

  Sur l'accord Russo-Brésilien , voir aussi l'article de Kommersant : http://www.kommersant.ru/doc/2119754?isSearch=True

  et l'analyse d'Igor Korotchenko : http://ria.ru/defense_safety/20130204/921150550.html

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 3 Février 2013

MEXICO, 3 février - RIA Novosti

 

Le ministère Brésilien de la Défense entend évoquer avec les autorités Russes l'achat de moyens de DCA construits en Russie, a déclaré samedi soir le chef d'Etat-major des forces armées brésiliennes, le général José Carlos de Nardi, cité par les médias internationaux.

"Nous sommes intéressés par l'acquisition de trois batteries  de systèmes antiaériens Pantsir-S1 et de deux batteries de missiles portables antiaériens Igla", a déclaré le général.

Selon lui, la transaction devrait être discutée avec le premier ministre Russe Dmitri Medvedev lors de sa visite au Brésil en fin février. Un accord Russo-Brésilien pourrait également prévoir la construction d'une entreprise chargée de la production de ces armements  ainsi que le transfert de technologies permettant de fabriquer les Pantsir-S1 et les Igla sur le territoire Brésilien.

Le système antiaérien de courte portée Pantsir-S1 est destiné à protéger les sites militaires et civils (centrales nucléaires, grandes usines, sites importants) ou à appuyer les systèmes sol-air de longue portée S-300 et S-400. Chaque véhicule doté du système Pantsir-S1 est capable de protéger un terrain dans un rayon de 20 km et à une altitude allant jusqu'à 15 km.

Pantsir-S1 tire des missiles et des obus d'artillerie. Les missiles, d'une portée de 20 kilomètres, se déplacent à la vitesse de 1.300 mètres par seconde et sont capables de neutraliser les cibles aériennes les plus modernes (surtout les armes de haute précision). Les obus, d'une portée de 4 kilomètres, détruisent les cibles navales, terrestres ou aériennes à une altitude allant de 0 à 3 kilomètres. Le Pantsir-S1 est en mesure de frapper quatre cibles simultanément .[ lien vers article ]

 

Note de l'Editeur :  L'annonce de consultations Russo-Brésiliennes sur l'acquistion de systèmes d'armes AA après la visite de la présidente Dilma Rousseff au Brésil avait surpris les commentateurs et en avait laissé sceptiques d'autres . J'ai été l'un des rares à l'évoquer , le seul sur la blogosphère Défense &  GP Francophone , me basant sur le communiqué de l'Itamaraty . [ lien vers article ]

  Cette annonce faite initialement par Reuters [ lien ] a été reprise par de nombreux médiats Etasuniens , manifestant ainsi une inquiétude voilée : L'acquistion par le Brésil de systèmes d'armes Russes non " bridables " ou " brouillables " par les fournisseurs Occidentaux en cas de conflit entre le Brésil et un état Occidental . Il ainsi est fort probable que dans les semaines ou les mois à venir des contre-propositions Occidentales ,  avec des pseudo-transferts de technologie , soient faites aux chefs politiques et militaires Brésiliens et ceci afin de parasiter l'offre Russe non pas essentiellement pour des raisons économiques mais stratégiques .Il se pourrait ainsi qu'une version Low-Tech du système SAMP/T soit proposée aux chefs militaires Brésiliens   [ voir 2éme infographie ]

Outre les systèmes Pantsir , les militaires Brésiliens seraient surtout interessés par les systèmes TOR M2-E . [ lien ]   [ lien ]

 

Les trois entreprises Brésiliennes qui pourraient fabriquer les systèmes Russes sont Odebrecht Defesa [ propriétaire du missilier Mectron - site ] , Embraer Defesa [ propriètaire du radariste Orbisat - site  ] et Avibras - site  [ constructeur du LRMSM Astros ] .

[ lien ]  

 

 A une autre échelle l'équipement des forces armées Brésiliennes avec des systèmes Russes pourrait créer un " cauchemar stratégique " pour l'Occident : L'existence d'un système de défense anti-aérienne intégré en Amérique du Sud , dans un premier temps sur la façade Atlantique [ Vénezuela , Brésil , Argentine ] . Le Venezuela est déja équipé en systèmes de défense AA Russes [ lien ] et l'équipement des forces armées Brésiliennes avec ces systèmes  renforcerait les possibilités d'intégration !

 

 Le Brésil serait aussi en consultation avec la Russie pour l'acquistion d'un satellite de surveillance civilo-militaire [ lien ] , un projet initialement envisagé en coopération avec Thales Alenia space  .L'Amiral Júlio Soares de Moura Neto avait souligné que " Aucun autre état , aucune autre organisation ou alliance ne doit être en mesure d'aveugler un satellite dont la mission est d'observer , de faire taire un satellite dont la mission est de communiquer ". [ lien vers article ]    [ lien ]

 

On peut désormais se poser la question de savoir si la proposition faite aux états Africains de la ZOPACAS par le ministre de la Défense Brésilien Celso Amorim de cartographier leur plateforme continentale[ lien vers article ]  se fera avec l'assistance de moyens Russes et en particulier de drones sous-marins expérimentés pour cartographier la plateforme continentale Russe dans l'Arctique ? null

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Système antiaérien Pantsir-S1 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 3 Février 2013

Rédigé par DanielB

Publié dans #" Les evenements " survenus entre 1933 et 1945

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Publié le 2 Février 2013

Alors que la Russie commémore en grande cérémonie la victoire décisive de Stalingrad , s'ouvre la conférence sur la sécurité de Munich.

Avec raison le MAE Sergueï Lavrov y a réaffirmé le refus de la Russie de reprendre les négociations sur le traité FCE et on ne peut que noter ce choc des deux dates ! [ lien ]

 Les chefs politiques Russes  ont  retenu les dures leçons de l'histoire !

 

Pour le moment, la Russie ne croit pas possible de reprendre les négociations sur le Traité sur les Forces Conventionnelles en Europe (Traité FCE) et n'entend avancer dans l'immédiat aucune initiative en ce sens, a déclaré samedi à Munich le chef de la diplomatie Russe Sergueï Lavrov.

"Compte tenu de la position de nos amis occidentaux, nous ne le ferons plus, mais attendrons plutôt des idées de la part de nos partenaires", a indiqué le ministre lors de la Conférence de Munich sur la sécurité.

Et d'expliquer que Moscou n'admettait pas notamment l'exigence américaine de renoncer à la reconnaissance de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud, ainsi que l'article 5 de l'ancien Traité FCE limitant le déploiement de forces dans les "flancs".

Signé le 19 décembre 1990 à Paris par 16 Etats membres de l'Otan et 6 Etats membres du Traité de Varsovie, le Traité sur les forces conventionnelles en Europe (FCE) définissait les quantités d'armements conventionnels stationnés en Europe.

En novembre 1999, le sommet de l'OSCE à Istanbul a donné lieu à la signature d'une version adaptée du traité, ratifiée par quatre pays seulement - la Russie, la Biélorussie, le Kazakhstan et l'Ukraine.

La Géorgie et la Moldavie ont refusé de le ratifier, exigeant le retrait des troupes Russes conformément aux Accords d'Istanbul qui avaient été signés parallèlement à l'Accord d'adaptation du Traité FCE. Pour cette raison les pays de l'Otan ont également bloqué l'entrée en vigueur du FCE adapté.

Avec l'adhésion à l'Otan de plusieurs pays d'Europe orientale, le principe fondamental du Traité FCE relatif au maintien de l'équilibre des forces a perdu sa raison d'être, le fonctionnement du traité ne s'exerçant plus que sous forme d'échange d'information et d'inspections.

En juillet 2007, le président Russe Vladimir Poutine a suspendu par un décret l'application du Traité FCE arguant "des circonstances exceptionnelles mettant en péril la sécurité de la Russie et requérant des mesures urgentes". La Russie exige que tous les pays membres de l'Otan ratifient la version adaptée du traité FCE et procèdent à sa stricte application.

 

 

 

nullBataille de Stalingrad

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Rédigé par DanielB

Publié dans #" Les evenements " survenus entre 1933 et 1945

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Publié le 30 Janvier 2013

 

Les opérations militaires Françaises en Côte d'Ivoire , en Libye et au Mali signent le retour des projets de colonisation globale de l'Afrique .

 Il convient donc de décrypter ces projets géopolitiques : La guerre du Mali ce n'est pas une

" guerre pour l'Uranium " mais une " guerre pour l'Uranium et l'évacuation de l'Uranium" .

 Ces projets colonialistes ont été stoppés par les indépendances des années 50-60 mais ils redeviennent d'actualité .

 L'extrait suivant est tiré de " Droit dans le mur " - Essais sur l'exception Française de Jacques Delay et est conscaré au Mediterranée-Niger .

 

Comme le souligne Michel Foucher ,directeur des études à IHEDN , dans le spécial " l'Histoire " conscaré à la géopolitique du Sahara * : La maîtrise des flux ( qui permettent d'exporter les richesses du sous-sol ) et des points de passage obligés importe plus au Sahara que celle des surfaces .

 

C’est en 1873 que Soleillet ramenait la conviction qu’une voie ferrée reliant Alger à El Goléa pourrait être réalisée. Premier tronçon d’une ligne continue entre l’AFN et le Soudan. L’ingénieur Duponcel, de retour de mission, publiait en 1878 la première étude détaillée sur le Transsaharien et ralliait Mr Freycinet, ministre des Travaux publics, à ses conclusions. Dès lors, les Pouvoirs publics prenant position, l’extension de l’idée à des couches plus larges de l’opinion était assurée.

En 1879, trois missions sont envoyées sur les lieux : Pouyanne, Choisy, Flatters [2] .

La querelle des tracés s’engage. Elle ne s’éteindra que cinquante ans plus tard.

 

De 1879 à 1890, l’opinion publique ne cessera d’être alertée par les massacres impunis de nombreuses expéditions scientifiques. À l’issue d’une campagne foudroyante,  

Brazza atteint cependant le Niger en 1883. Le Sahara, hostile à la pénétration directe, se laisse contourner, absorber progressivement dans un vaste ensemble de territoires africains.

 

 

Coup sur coup, en 1890 et en 1891, le Prince d’Aremberg et l’économiste Leroy-Beaulieu fondent le « Comité de l’Afrique Française »  et la « Société d’Etudes d’une voie ferrée Biskra-Ouargla et prolongements ».  

     

 Cette date historique situe le début d’une controverse purement économique qui mettra en présence jusqu’en 1929, les avantages respectifs du rail, de la piste, de la route aérienne et de la voie maritime. L’automobile ni l’avion n’étaient alors suffisamment fiables pour affronter les 2 000 kilomètres d’aventure qui séparaient Biskra, porte du Sud, de Tombouctou, point de mire semi-séculaire des explorateurs africains. Ces échecs répétés joints aux arguments d’ordre économique qui seront plus tard mis en musique, renforcent la position des partisans du rail. En 1913, Berthelot fonde la « Société d’Etudes du Transsaharien ».

Trois missions, Maitre-Devallon, Nieger, Cortier qui pour la première fois reconnaît la piste caravanière entre le Touat et Tombouctou, relèvent avec précision les tracés Oriental et Occidental

   ...

L’idée du Transsaharien se prêtait opportunément aux circonstances. Ressurgie des dossiers poussiéreux où la IIIe République l’avait enfouie, elle vint à point nommé alimenter une fierté nationale que l’Etat français avait à coeur de ranimer. Comme on le voit, cette grande affaire ne manquait pas de mobiles. Les interminables palabres de ses promoteurs s’étant tus, et alors que la France ne disposait plus que de moyens de fortune, elle déboucha en peu de temps sur le décret du 21 avril 1941  par lequel était créée la Compagnie du « Chemin de fer Méditerranée Niger » connue par la suite sous le nom de MN. À partir de là, les choses furent menées tambour battant : le premier tronçon Bou-Arfa/Colomb-Béchar inauguré le 8 décembre 1941 et le premier train Oujda-Kénadza mis en circulation fin janvier 1942. Le rêve allait donc se réaliser.

 

 ...

Mais le plus dur restait à faire. Il fallut cinq longues années pour venir à bout de l’étude du tracé Colomb-Béchar-Gao ainsi que de la conception des prototypes d’un matériel roulant adapté au Sahara.

 ...

  

 

L’étude du tracé réalisée, la faisabilité technique prouvée et la rentabilité de l’entreprise démontrée [2], c’est l’intérêt stratégique qu’il fallait démontrer. Il emporta la décision de l’Assemblée Nationale qui vota le budget de construction en 1952. Le projet qui à l’origine ne visait qu’à relier l’AFN et l’Afrique noire, puis à rehausser l’image de la France meurtrie, s’était considérablement amplifié entre-temps pour l’artère nourricière d’un immense territoire appelé à devenir ce qu’on dénommera la Zone stratégique n° 1 . Ce qui revenait à mettre en place l’épine dorsale d’un ensemble d’activités industrielles à partir des vastes ressources vivrières (huiles, viande) et minières (uranium, charbon, tungstène, or, cuivre, plomb, [3] zinc, fer, manganèse, etc.) qu’on avait mises à jour de part et d’autre du tracé. Tirant la leçon de notre capitulation de 1940, le pouvoir politique avait été séduit, dans l’hypothèse d’une nouvelle invasion de la Métropole, par l’idée d’une position de repli [4]  

articulée sur la voie ferrée transsaharienne. Nous étions en pleine guerre froide et l’Afrique du Nord ne bougeait pas encore. La réalisation de ce projet grandiose fut confiée au Résident Général du Maroc, Erik Labonne...

 

 

 

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Coffret JOUEF Autorail Transsaharien Alger-Tombouctounull

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 29 Janvier 2013

Finalement l'histoire est un éternel recommencement , la première fois c'est une tragédie et la seconde toujours une comédie !

Tout y est :

- Les troupes Négro-Africaines qui arrivent dans les bagages des troupes coloniales Françaises .

- Ces Négro-Africains Bambaras qui massacrent les habitants Touaregs

 

Il y a un passage qui illustre mieux que tout ce que fut cette première agression coloniale :

CHAPITRE PREMIER MARCHE SUR TOMBOUCTOU

" Toutefois à Monimpébougou , le village a mis une grande lenteur , presque de la mauvaise volonté ( ! ) à fournir les vivres qui lui ont été demandés : 3 tonnes de mil et 50 moutons . Il a fallu réunir une section en armes pour réunir les approvisionnements "

 

J'invite le lecteur à regarder ce qu'est la commune rurale de Monimpébougou de nos jours et estimer ce que représentent 3 tonnes de mil et 50 chèvres de nos jours pour les habitants de cette communauté humaine qui n'a pas atteint sa suffisance alimentaire ...

 

  

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 29 Janvier 2013

Le blogue  GeoPolitica Brasil d' Angelo Nicolacci est de retour avec un nouveau visuel .[ voir lien à droite ]

Je vous invite tous à la consulter régulièrement .

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #BRICS - IBAS

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Publié le 27 Janvier 2013

C'est certainement la réaction internationale la plus dure à l'intervention Française au Mali , d'une autre portée même que celle du Président Egyptien Mohamed Morsi qui ne fait que ...parler de géopolitique puisqu'il évoque la " séparation du nord Arabe du cœur de l’Afrique " . [ lien ]

S'exprimant lors de sa rencontre avec le président de la Commission Européenne José Manuel Durão Barroso et avec le Président du Conseil Européen Herman Van Rompuy , la Présidente Brésilienne Dilma Rousseff a réemployé le terme de " colonialisme " associé à l'intervention Française au Mali . Celui-ci avait déja été employé au sommet de la ZOPACAS par le Ministre de la Défense Celso Amorim mais de manière indirecte . [ lien vers article ]

  

Si les analyses de la presse Brésilienne vont selon les positionnements politiques de " Dilma craint des tentations coloniales  au Mali " [ lien ] à " Dilma critique les tentations coloniales de la France au Mali " [ lien ] , il convient de se reporter au verbatim de la déclaration de la Présidente Brésilienne sur le site officiel du Planalto .[ lien ]

  

 " Ao mesmo tempo, no caso do Mali, nós consideramos que é muito preocupante a situação de conflito armado no Mali, decorrente e como consequência de todo conflito que ocorreu na Líbia e que desbordou para o Mali, devido ao acesso a meios armados que foram apropriados por segmentos e por grupos que agora criam instabilidade, não só no Mali, mas também em toda a região. E também advogamos uma participação muito grande dos órgãos internacionais na resolução desses conflitos. "

 ...

"  E consideramos que, no que se refere a essa questão do Mali, em geral, nós defendemos a submissão das ações militares às decisões do Conselho de Segurança da ONU, com atenção à proteção de civis. O combate ao terrorismo também não pode, ele mesmo, violar os direitos humanos, nem reavivar nenhuma das tentações, inclusive as antigas tentações coloniais."



La position Brésilienne est donc la suivante :



1- La guerre au Mali est la conséquence directe de l'intervention Franco-Anglaise en Libye qui a permis à certains groupes d'avoir accés de manière massive à des armes .

2- Ces groupes générent une instabilité non seulement au Mali mais dans toute la région . [ Allusion à la prise d'otages d'In-Amenas et aux risques d' " Afpakisation " du conflit en cours à l' Algérie , la  Mauritanie et au Niger ] .

3- Les actions militaires doivent se faire avec l'aval du CS de l' ONU

4- Une attention particulière doit être accordée à la protection des civils .

5- Le " combat contre le terrorisme " ne doit pas violer les droits humains et servir  à raviver les anciennes tentations coloniales .



Il faut ici rappeller que si pour la France l'Afrique est un problème post-colonial ou néo-colonial qui est devenu au fil des années un problème migratoire , l'Africanité est une part essentielle de l'identité nationale Brésilienne . Plus de la moitié des Brésiliens se considérent aujourd'hui comme " non-blancs " et le Brésil peut être considéré comme la deuxième nation Africaine du monde aprés le Nigeria . [ lien ]

Les populations Africaines mises en esclavage au Brésil proviennent du golfe de Guinée , des " Soudans " et de l'Afrique de l'Ouest . [ lien ]  [ lien ] [ lien ] 

 

 A ce titre les chefs politiques et militaires  Brésiliens ont toute la légitimité pour s'exprimer sur les questions de sécurité Africaines  . A contrario des anciennes puissances coloniales , il n' ya pas de " cadavres dans le placard " dans l'histoire des relations entre le Brésil et l'Afrique .

.

 

Comme je l'ai déja signalé sur ce blogue , les chefs politiques Brésiliens qui ont envisagé à une époque un partenariat avec la France en Afrique[ lien ]   [ lien ] considérent désormais celle-ci  de plus en plus comme une puissance impérialiste neo-coloniale et un compétiteur employant la force armée pour faire prévaloir ses intérets .

 De la même manière le " partenariat exceptionnel " que vantait encore le ministre Le Drian au mois de novembre 2012 en matière de coopération militaire risque fort de stagner aux projets en cours de réalisation . [ lien ] 
  La déclaration du Ministre de la Défense Brésilien Celso Amorim , qui emploie de plus en plus une thématique et une réthorique proches de celles développées par l'" Anti-Occidental " ex-ministre des Affaires Stratégiques Samuel Pinheiro Guimarães  [ lien ]  ,montre que les interventions militaires Occidentales en Afrique sont intégrées dans la question de la sécurité nationale Brésilienne et considérées comme des menaces pour cette sécurité . [ lien vers article ] 

 

Lien : Declaração à imprensa da Presidenta da República, Dilma Rousseff, após a VI Reunião de Cúpula Brasil-União Europeia

O presidente da Comissão Europeia, José Manuel Durão Barroso (esq.), a presidenta Dilma Rousseff e o presidente do Conselho Europeu, Herman Van Rompuy Foto: Wilson Dias / Agência Brasil

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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Publié le 26 Janvier 2013

Une excellente source de documentation historique disponible sur Gallica.bnf.fr dont chacun peut mesurer aux travers des titres  l'actualité ! [ ici numéros de l'année 1936 ]

 

La Gazette coloniale [

 

 

La Gazette coloniale [La Gazette coloniale [

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Rédigé par DanielB

Publié dans #La bibliothèque

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Publié le 26 Janvier 2013

Je serais présomptueux , je pourrais écrire " Je vous l'avais dit ! "

  

Lors de la signature de l'accord militaire Franco-Anglais de novembre 2010 j'avais souligné sur ce blogue que la "  création d'une force expéditionnaire commune interarmées " signifiait la réactivation d'un vieux projet néo-colonial et impérialiste  datant de Lyautey et Kitchener : Les " armées impériales combinées " - " combined imperial armies " .[ lien ] , [ lien vers article ]

 

Dans un autre article évoquant une " expédition sportive  "du GMHM dans la Cordillère de Darwin au Chili , j'avais présenté l'hypothèse qu'il s'agissait d'une expédition qui visait à  l'acquistion de techniques de combat et de survie en milieu polaire austral dans l'hypothèse d'une intervention coloniale Franco-Anglaise dans l' Atlantique Sud .[ lien ] [ lien vers article ]

Ce dernier article m'a d'ailleurs valu quelques commentaires sarcastiques de la part de personnes liées au Ministère de la Défense et de militaires d'active s'exprimant sur la blogosphère Défense & GP Francophone !

 

Evoquant l'intervention coloniale Française au Mali ,le député Travailliste Britannique David Crausby vient de donner corps à ces hypothèses de travail .

Dans un discours il appelle le gouvernement Britannique a accroitre son aide , y compris par le déploiement de personnel au sol , à l'expédition coloniale Française au Mali.

En échange de cette aide Britannique au Mali il veut engager la France aux côtés de l' Angleterre dans l'hypothèse d'un conflit avec l'Argentine dans l'Atlantique-Sud .[ lien ]

[ lien ]

Si les chefs politiques Anglais ont tout de suite rejetté les hypothèses d'un déploiement de troupes au Mali et d'un conflit avec l' Argentine à propos de l'archipel des Malouines , il n'en reste pas moins que ce " ballon d'essai " du député Crausby traduit l'esprit des accords de défense Franco-Anglais de novembre 2010 tel qu'ils ont été rédigés par les " états profonds " - deep states -  Français et Anglais , c'est à dire les fonctionnaires inamovibles du corps diplomatique , du ministère de la défense , des services de sécurité et de renseignement et des chefs militaires des états-majors .Il faut aussi y ajouter depuis quelques années les centres analytiques , dépendant d'une administration , d'un ministère ou privés  , qui planifient les politiques intérieures et extérieures des états sans aucun contrôle politique et même administratif pour les centres privés .

Cette déclaration survient aussi au moment ou l'Angleterre se prépare à renforcer ses forces coloniales dans l'archipel des Malouines  [ lien ]

 

1- La notion d' " amées impériales combinées " - combined imperial armies - prend corps d'abord en France aprés le partage colonial Franco-Britannique de l'Afrique Occidentale en 1890 . Elle résulte de l'admiration maladive du général Charles Lyautey pour Lord Kitchener , Cecil Rhodes  et Gordon de Khartoum .

Lyautey voulait faire de la France un " brillant second en Afrique" derrière l'Angleterre et préconisait la création de ces " armées impériales combinées  "pour s'opposer en premier à l'Allemagne Impériale . D'abord en Afrique puis en Asie .

Signalons ici que les armées Françaises et Anglaises ont combattu de concert au cours des décennies précédentes: Durant la guerre de Crimée contre l'Empire Russe et durant la Guerre de l'Opium contre l'Empire Chinois . [ lien ]

La seconde Guerre de l'Opium illustre d'ailleurs ce que pourrait être une force expéditionnaire commune interarmées Franco-Anglaise dans l'Atlantique-Sud .

 

2- L'accord colonial du 5 août 1890 qui a laissé le " coq Gaulois gratter avec ses ergots le sable du Sahara " a créé une prohibetur terra  pour l'impérialisme Anglais en Afrique dans l'espace Saharo-Sahelien . Depuis celui-ci n' a pas cessé d'essayer de conquérir ce que ces accords lui ont interdit , surtout depuis que sous ce sable on a trouvé du pétrole , du gaz et de l'uranium !

De la même manière les Britanniques ont fini par comprendre l'intêret stratégique majeur de cette région comme corridor de projection vers l'Afrique Subsaharienne ,  l'Afrique Occidentale et même  l'Océan Indien à partir de la Mediterranée .[ lien ]

En acceptant ou en sollicitant l'aide Britannique au Mali , l'impérialisme colonial Français - apparemment le plus bête du monde - fait rentrer le loup dans la bergerie . Jamais , même dans ses rêves les plus fous , l' EM Britannique ne pensait pouvoir disposer d'une base à Tombouctou ou à Gao ou de pouvoir déployer dans l'ex-AOF un seul aéronef [ lien ] ou du personnel [ lien ] ! Ceci explique la hâte avec laquelle l' " état profond " Britannique souhaite une participation Anglaise aux opérations au Mali avant que les forces Françaises aient fait " le travail " .

Il faut ici se poser la question comme le fait la presse Algérienne de la complicité éventuelle de la société BP , une composante aussi de cet " état profond " Britannique , dans la prise d'otages d' In Amenas .[ lien ]  [ lien ]

La situation est identique au Levant ou pendant que l'armée Française soigne les terroristes Islamistes en Jordanie et pendant que les barbouzes du COS et de la DGSE arment et forment les terroristes Islamistes en Turquie , les barbouzes Britanniques discutent au Liban de contrats pétroliers avec ces mêmes terroristes . [ lien ]

Le journaliste Robert Broucard qui dénonçait dans les années 20 l'action des SR Britanniques au Levant doit se retouner dans sa tombe !

 

 

3- La déclaration du député Britannique valide la réaction du MD Brésilien Celso Amorim lors du sommet de la ZOPACAS . Les questions de sécurité dans l'Atlantique-Sud sont directement liées aux questions de sécurité sur la façade maritime Occidentale de l'Afrique et au delà , de son Hinterland .[ lien vers article ]

Les commentaires ce jour du Premier-Ministre Ayrault sur les opérations au Mali à Buenos-Aires , dans le cadre de son voyage pour le sommet UE-CELAC , soulignent encore plus ce lien ! [ lien ] [ lien ]

Le Brésil et l'Argentine doivent s'armer d'urgence  en système d'armes d'interdiction de zones - area denial - pour empêcher le déploiement dans leurs eaux territoriales d'une force amphibie [ BPC ]  et aéronavale Franco-Anglaise .

 L'histoire du XIX éme siècle  [ lien ] qui se poursuit au Mali [ lien ] est là pour montrer aux Latino-Américains qu'il s'agit d'une hypothèse plausible qui a d'ailleurs été soulevée lors de la signature des accords de défense Franco-Anglais de novembre 2010 ! [ lien ]  [ lien ] 

 

4- L'impérialisme colonial - dans son acception " brutale " et " primitive " du XIX éme siècle , c'est à dire une intervention militaire pour contrôler un territoire en subjuguant les populations - s'il a disparu à de rares exceptions * des discours officiels Français et Anglais subsiste au sein de ces  " états profonds " .

On le trouve par exemple sous la plume du colonel Michel Goya . Celui-ci est le directeur du domaine " Nouveaux conflits " à l'Institut de recherche stratégique de l'École militaire [ IRSEM ] , c'est à dire qu'il dirige une équipe chargée de préparer une partie de la doctrine militaire Française pour les années à venir .

Commentant l'intervention coloniale Française au Mali , Michel Goya y voit l'expression d'un Art Français de la guerre en Afrique .[ lien ] [ lien ]  [ lien ]  

Pour un peu on pourrait voir surgir dans sa prose , au détour d'une ligne ,  le burnous d'un officier méhariste ,  le képi d'un Légionnaire ou le rugissement des turboréacteurs d'un Jaguar[ lien ]

Il se manifeste aussi au travers de ce mépris de l'adversaire chez ces chefs millitaires qui veulent " casser ces connards " [ d'Islamistes ] [ lien ] comme on " cassait du négre " au Soudan Français   [ lien ] , on " cassait du nhaqué " en Indochine [ lien ] et on " cassait du gnoule " en Algérie .

Je suppose que s'agissant des Argentins il s'agira de " casser du Rastaquouère "[ lien ] [ lien ] ?

 

* Citons Tony Blair qui en 2002 voulait un retour à l' " Age des Empires " .[ lien ]   File:Germany GB France.gif 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Interventions coloniales en Afrique

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