Publié le 14 Juin 2011

Le vibrillonement maladif de la diplomatie Française à l'ONU dirigée par le " bouledogue " Juppé autour d'une résolution visant à condamner la Syrie montre les dégats occasionnés par la résolution 1973 sur la Libye . Annoncée comme " imminente " , " dans les prochaines heures " " il y a quelques jours , le vote de la résolution est desormais reporté de jour en jour avec un nouvel objectif : Isoler la Chine et la Russie qui ont boycotté les réunions préparatoires de ce dernier week-end de leurs alliès du BRICS : Brésil , Inde et Afrique du Sud . L' ambassadeur Français à l'ONU , Gérard Araud , va jusqu' à se fendre d'une interview au ton comminatoire dans la presse " golpiste " Brésilienne et on imagine aisément les " carottes " et les " bâtons " qui sont avancées dans les réunions bilatérales : La perspective d'un siège de membre permanent au CS de l' ONU pour l'Inde et le Brésil . Si comme le soulignait avec beaucoup d' à propos la semaine dernière dans une interview accordée à COMAGUER Robert Charvin ancien doyen de la faculté de droit et de sciences politiques de Nice  , le CS de l' ONU constitue une " oligarchie " au sein de l' ONU qui traite de questions devant être débattues en scéance plènière , il n'en demeure pas moins qu'il demeure avec la prèsence de la Russie et de la Chine , le dernier rempart contre un interventionnisme systématique de l' Occident . Pour peu que ces états qui ne cessent de parler d'un " monde multipolaire " utilisent effectivement leur droit de veto .C'est la condition indispensable pour que la " diplomatie " Sarkozyste subisse son Dien Bien Phu !

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Publié dans #Geopolitique

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Publié le 12 Juin 2011

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Publié dans #" Les evenements " survenus entre 1933 et 1945

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Publié le 11 Juin 2011

La nouvelle est suffisamment importante pour avoir provoqué la réaction des pseudo-experts  de Le Monde , de RFI et de leurs clones Espagnol El Pais et Etasunien  The NYT : Une société mixte Chinoise -  Sanhe Hopefull - vient de signer en avril dernier  un contrat d'un montant de 7 Mia R$ [ 3 Mia Euros ] a sur 10 ans avec la Fédération Agricole de l' Etat de Goias au Brésil pour la mise en culture de 2.5 millions d'hectares destinés à la production de soja . En contrepartie la Chine va fournir une assistance technique aux producteurs locaux ainsi que du matériel   agricole tout en important une production annuelle de 6 Mio tonnes de soja en provenance de cet état  . Cet accord va permettre tout simplement de doubler la superficie actuellement consacré à cet oléagineux dans l'état de Goias qui est de 2.55 Mio d'hectares pour une production annuelle de 7,8 Mio tonnes . Les surfaces consacrées à la production du soja  seront prises sur des zones consacrées actuellement à l'élevage extensif des bovins depuis près d'un demi-siècle dans le nord de l'état avec un rendement particulièrement excécrable puisque il est de l'odre de deux hectares pour un bovin dans les zones les plus riches . L'essentiel de l'investissement Chinois se fera dans la réhabilitation de ces zones de paturages et dans leur transformation en terre de culture . Cette réhabilitaion est estimée à 2.5 Mio R$ par chaque tranche de 1000 ha estime  Pedro Ferreira Arantes analyste à la Federação da Agricultura e Pecuária de Goiás [ Faeg- site ] et ardent défenseur de cet accord Sino-Brésilien qu'il considére  loin d'un " accord néocolonial " selon la vulgate de certains plumitifs .[ lien ]  Déja des montagnes de sacs de calcaire en provenance de Chine destinés à amender ces terres en vue de leur bonification s'entassent dans la municipalité de Uruaçu . Outre la réhabiltation de ces zones de paturages peu productives , les investisseurs Chinois vont investir dans de nouvelles infrastructures routières et ferroviaires ainsi que dans des entrepots de stockage qui viendront directement concurrencer ceux des sociétés de courtage en grains  Cagrill et Archer Midlands actuellement en situation de  quasi-monopole dans l'état Brésilien .

Le projet Sino-Brésilien commencera par la mise en culture de 100 000 ha qui serviront de test et de modèle pour la mise en culture de zones supplémentaires . Sur le plan des infrastructures , les investissement Chinois se concentreront sur la prologation de la Ferrovia Norte-Sul [ voir carte ] . A terme une connexion avec le port de Itaqui , prés de São Luís est prévue . Cette liaison permettera d'exporter le soja par wagons sans passer par le port de Santos et offre une nouvelle possibilité de désenclavement pour l' état du Goias .

Le renforcement de la coopération Sino-Brésilienne dans le domaine agricole date de la visite du Président Lula en Chine en 2009 avec la présentation des possibilités offertes en matière d'investissements dans ce domaine au Brésil . Alors qu'au début de la décennie le marché Chinois ne représentait que 3% des exportations Brésiliennes dans le domaine de l'agro-alimentaire , il a atteint aujourd'hui 14% des exportations et ne cesse d'augmenter en proportion . Depuis les projets d'investissement Chinois se multiplient au Brésil dans le secteur agro-alimentaire , non pas par l' " accaparement de terres " ou la " colonisation " comme l'affirment en choeur la plupart des " experts " Occidentaux et leur relais au sein de la bougeoisie compradore Brésilienne comme le Woodrow Wilson International Center for Scholars mais bien sur un partenariat . Depuis que l'amendement à la loi de 1971 sur l'acquistion des terres par les étrangers au Brésil est en vigeur - juillet 2010 ,  décision du procureur général Luís Inácio Adams - les entreprises étrangères ne peuvent plus acheter mais seulement louer des terres lorsque la superficie dépasse 5000 ha  .On est donc loin des affirmations du plumitif Pascal Coesnon de l' Usine Nouvelle qui affirmait le 23 avril 2010 que le groupe Chongqing Grains allait " acheter 100 000 ha " ! [ Lien ]    En avril 2010 l'entreprise Chinoise Chongqing Grains a signé un accord de R$ 4.5 Mia [ 1.8 Mia Euros ] avec des producteurs locaux de l' état de Bahia qui prévoit la construction d'un " port-sec " reliè à l'infrastructure routière locale qui sera modernisée . L'accord pebiscité par le gouverneur Jacques Wagner prévoit aussi  la construction d'une usine de broyage des graines et de raffinage d'huile de soja construite sur un terrain de 100 ha situé à Barreiras . Ce complexe permettera de traiter la moitiè de la production de soja de l'état de Bahia , 1.5 Mio de tonnes sur une production anuelle de 3.1 Mio tonnes . La capacité de stockage du complexe sera de 400 000 tonnes de soja .

 

 La sollicitude touchante manifestée par le Département de l'Agriculture Etasunien  - USDA - , par certains plumitifs  , des " experts " et " géopolitologues " dans les colloques qui se multiplient sur ce dossier des investissements fonciers Chinois en Amérique Latine et en Afrique  , vis à vis des agriculteurs Brésiliens et de la " colonisation " du Brésil par la Chine est parfaitement explicable :

1- Les accords conclus entre les sociétés Chinoises et les producteurs Brésiliens sont des accords à long terme qui préservent tant les producteurs Brésiliens que les consommateurs Chinois de la spéculation pratiquée dans les bourses aux grains , Chicago par exemple .

2- Les accords conclus prévoient non seulement la livraison sur plusieurs décennies et à un prix fixé de ce soja à la Chine mais accorde à ces sociétés des quotas d'exportation du soja Brésilien sur les marchés Européens . Ils brisent le monopole de fait de sociétés de courtage comme Cagrill et Archer Midlands .   Tout comme pour le gaz Russe , les chefs politiques Etasuniens sont soucieux de voir l' Europe échapper à la fourche caudine des entreprises Etasuniennes pour dépendre d'entreprises Chinoises

3- La Chine peut assurer son auto-suffisance alimentaire pour les décennies à venir sans passer par ces sociétés majoritairement Anglo-Saxonnes et au service de la politique d'influence Etasunienne .

4- A la différence des accords passés avec les sociétés agro-alimentaires et de courtage en grains Occidentales , les accords passés avec les sociétés Chinoises comportent un important volet de modernisation des infrastructures ferroviaires , routières et portuaires qui bénéficie globalement à l'activité économique du Brésil .

5- Comme pour l'ensemble des matières premières , des tensions sont prévues dans les années à venir sur le marché des oléagineux et comme pour le pétrole Russe , " Tout tourteau de soja qui partira vers la Chine n'ira pas vers l' Europe " .

  6- Les investissements Chinois dans le domaine du machinisme agricole viennent concurrencer directement des sociétés Etasuniennes comme John Deere  qui dispose d'une usine à Catalão dans cet état de Goias . L'accord signé en avril prévoit ainsi le financement de l'achat de moissoneuses-batteuses Chinoises par les agriculteurs Brésiliens à un prix unitaire de 150 000 Euros - payable en Reais et non en devises - soit 30% de moins pour un materiel équivalent chez John Deere .

 

Cet accord  marque enfin l'échec de ceux qui dans l'entourage de la Présidente Dilma Rousseff ont essayé de réorienter Brasilia vers Washington tout en essayant de créer des tensions artificielles  sur la parité des monnaies ou les droits de douane entre Brasilia et Pékin .Le sommet du BRIC - devenu à cette occasion ler BRICS - qui s'est tenu à Sanya en avril dernier a au contraire été marqué par un rapprochement des relations entre les deux états . 

Documentation 

   O comércio Brasil-China de mercadorias: principais características

 

article ecrit d'aprés une analyse de Comandante Melk  TERRA AGRÍCOLAS SÃO UM ACORDO VIRTUOSO ENTRE O BRASIL E A CHINA ,  China investirá R$ 7 bilhões na produção de soja em Goiás , Goiás-China: acordo prevê investimento imediato de US$ 2 bilhões sur Agrolink .

 

 

  BRICS

 File:Brazil State Goias.svg  

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Rédigé par DanielB

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Publié le 10 Juin 2011

 

PRESENT POUR LUI !  

 

 

 

 

 

 

Юрий Буданов – русский солдат.
Юрий Буданов – душою мне брат.
Пулю всадив в молодую гадюку,
Ты поступил так, как надо, братуха.

Юрий Буданов – русский орёл.
Я бы в разведку с тобою пошёл,
Знаю, и ты не отдал бы меня
На поругание злого зверья.

Юрий Буданов – танкист-командир.
Сколько же ты, мой браток, пережил?!
Свора врагов, захвативших страну,
Честь нашу, славу, гонит в тюрьму.

Пришлый народец, пронырливый сброд
Напропалую нас всех продаёт
В дикое рабство, а горных волков
Прячет от смерти от русских штыков.

Юрий Буданов, полковник, боец,
Мы ещё живы и нам не конец,
Бог нас не выдаст, не съест и бандит,
В битве с кагалом Русь победит!

Юрий Буданов, русский герой,
Русь ещё будет НАШЕЙ страной,
Сильная духом вольная рать
Сбросит с престола преподлую знать.

Юрий Буданов – наш офицер!
Сам ты себя нам поставил в пример
Нашим ребятам, всё в тебе есть:
Верность присяге, доблесть и честь!

Юрий Буданов – славный солдат!
Ты мне сегодня названный брат,
Вместе с тобой боевые друзья,
Честная доля и песня моя!

Всем, кто родную любит державу
Друг и соратник – Юрий Буданов.
http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/6/69/Order_of_Courage.jpg

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Rédigé par DanielB

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Publié le 8 Juin 2011

Jean Geronimo vient de m'envoyer un exemplaire de son ouvrage "La pensée stratégique russe : entre réforme et inertie" . Je l'en remercie . Comme il est signalé dans ce résumé , la question de la centralité de l'arme nucléaire dans la pensée stratégique Russe est largement abordée . Cette centralité a été renforcée à l'aune du retour d'expérience des exercices Zapad 1999 et l'auteur souligne avec raison que les appels à une dénucléarisation de la part de l'administration Obama et des MAE et analystes Scandinaves qui s'expriment sur The Barents Observer ne sont qu'un piège destiné à imposer à la Russie la supériorité Occidentale dans le domaine des armements conventionnels .

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Le résumé est suivi par une interview de l'auteur par Christian Bouchet .

Résumé de l'ouvrage

La disparition de l'Union soviétique, le 25 décembre 1991, au crépuscule d'un siècle désenchanté, ne fut pas seulement la « plus grande catastrophe géopolitique du siècle », pour reprendre la célèbre affirmation de V. Poutine. Elle marque, en effet, une rupture politico-psychologique profonde et déstabilisante dans l'inconscient-imaginaire du peuple russe. Elle marque, aussi, une rupture radicale dans la pensée stratégique russe, contrainte de quitter une vision trop idéologique d'un monde bi-polaire figé dans l'équilibre nucléaire de la terreur, pour une appréhension plus réaliste des menaces majeures grevant sa proche périphérie, issues d'Asie et d'Occident.

L’inflexion de la politique étrangère et stratégique russe a été, à l’origine, impulsée par V. Poutine, à l’amorce de la décennie 2000. Sur la base d’une vision plus eurasienne des intérêts de la Russie, cette dernière reprend les grandes orientations d’E. Primakov, en charge de la politique extérieure russe sur la période 1996-1998 et très attaché, dans ce domaine, aux vieux principes soviétiques. Pour Moscou, il s’agit alors de conduire une politique multi–vectorielle visant à créer un axe eurasien rééquilibrant les rapports de force internationaux. Ces derniers, comme l’a dénoncé à plusieurs reprises V. Poutine – puis D. Medvedev, à partir de 2008 – sont, en effet, historiquement asymétriques au profit de l’axe Etats-Unis/Otan. Cela explique la permanence de la revendication russe sur la nécessité d’un monde multipolaire, plus démocratique, contre l’unipolarité actuelle de l’ordre mondial libéral. Mais cela explique, surtout, le maintien de surprenantes inerties soviétiques dans le positionnement stratégique de la Russie moderne, de nouveau avide d’exister sur le plan international, en tant qu’acteur majeur et influent. L’atome, de ce point de vue, a un rôle privilégié.

Entre réforme et inertie, la Pensée stratégique russe maintient, en effet, la centralité de l'atome militaire, à la fois comme levier de son identité géopolitique, de la défense de ses intérêts nationaux élargis à sa périphérie post-soviétique (CEI) et, en définitive, de son retour comme grande puissance sur la scène mondiale. Dans la filiation de l'atome « rouge », héritée de son passé soviétique, la Russie post-communiste se retrouve donc face à de nouveaux défis, au coeur de l'Echiquier eurasien et face à l'Amérique, structurellement guidée par la ligne « anti-russe » de Z. Brzezinski – ancien conseiller à la Sécurité du président Carter et, aujourd'hui, conseiller d'Obama. Pour Brzezinski, il s’agit d’empêcher le « retour russe », quel qu’en soit le prix.

Dans le contexte d'une conflictualité latente, ressurgie des méandres de la Guerre froide, et menaçant la stabilité de l'espace post-soviétique, dont la dimension stratégique est renforcée par son potentiel énergétique, la Russie moderne mène une stratégie de reconquête régionale impliquant, d'abord, la sécurisation de sa ceinture périphérique et, ensuite, la sortie de son isolement politique fondé sur l'encerclement. Cette configuration incertaine a conduit à l'émergence d'une forme atténuée de Guerre « tiède », centrée sur le contrôle économique et politique de l'Eurasie post-communiste, dans le cadre d'une partie d'échecs stratégique entre russes, américains et chinois. Dans ce schéma, les républiques de l'ex-URSS deviennent les enjeux centraux d'une lutte d'influence et au-delà, selon l'expression de Brzezinski, les « pivots géopolitiques » des stratégies offensives menées par des leaderships ambitieux.

Tendanciellement, et en dépit du récent rapprochement russo-américain, célébré par le sommet Otan-Russie de Lisbonne de novembre 2010, le discours stratégique russe réformé reste imprégné d'une forte préoccupation sécuritaire, exprimé par le rôle prioritaire de la dissuasion nucléaire – indépendamment de la couleur politique des administrations russe et américaine. Autrement dit, et contrairement à la promesse illusoire de F. Fukuyama d'une « fin de l'histoire » libérale, porteuse d'une paix éternelle, la Russie est contrainte à une veille stratégique, à l’échelle de l’Eurasie.

Cela explique que, dans la nouvelle doctrine militaire russe, élaborée en février 2010, l’Otan reste définie comme la menace n° 1. Un an plus tard, en février 2011, la nouvelle stratégie militaire américaine réitérait sa volonté de préserver son leadership économique et militaire pour la prochaine décennie. De manière implicite, cette option présuppose le maintien de sa politique manipulatoire et d’ingérence dans les Etats « pivots » de l’ex-URSS, ciblés par la ligne Brzezinski. Pour l’heure, et dans le cadre d’une stratégie préventive, l’administration Obama cherche à contrôler – via le soft power – les puissances « sensibles » au moyen de la création ou de la réactivation de partenariats (Conseil Otan/Russie, Partenariat pour la paix), d’alliances (Otan) et de traités politico-militaires (traité START II).

Dans ses grandes lignes, la politique de la puissance américaine vise à contrer les orientations stratégiques des leaderships menaçant sa domination eurasienne, considérée comme le levier de la stabilité mondiale, au nom de sa « destinée manifeste ». Dans cette optique, le bouclier anti-missile américain ABM, à vocation de plus en plus mondiale, apparaît comme un instrument privilégié du verrouillage de la ligne stratégique russe.

En définitive, la tendance d’une Otan globale à élargir sa zone de responsabilité et à poursuivre son extension vers l’ancienne zone communiste, autrefois sous influence russe, apparaît comme le vecteur d’une stratégie d’encerclement dangereusement resserrée autour de Moscou. Troublante inertie, ressurgie des abîmes de la Guerre froide.

Jean Géronimo

Docteur - Chercheur en Economie,

Université Pierre Mendès France, Grenoble II

Spécialiste et expert sur les questions de la Pensée économique et stratégique russe.

Mail : Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr

Enseignant à l’Université de Grenoble, Jean Géronimo est un géopoliticien de premier plan. Il vient de publier un ouvrage sur la pensée stratégique russe et, à cette occasion a accordé au magazine Flash l’entretien dont nous publions ci-dessous des extraits.

Christian Bouchet : Jean Géronimo qui êtes vous ?

Jean Géronimo : Je suis Docteur, chercheur en économie, spécialiste et expert sur les questions de la pensée économique et stratégique russe. Je suis localisé à l’université Pierre Mendès France de Grenoble II. Je suis régulièrement publié dans des revues et sites géopolitiques français, russes (et de la CEI) et italiens.

Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire La Pensée stratégique russe entre réforme et inertie ?

Depuis ma thèse de doctorat intitulée « Rôle et légitimité du Parti communiste dans la régulation du système soviétique », j’ai énormément lu et appris sur la « question russe ». J’ai eu la chance de croiser des soviétologues de renom, de très grands intellectuels français, experts de la Russie. Cela a nourri ma passion, ma curiosité pour comprendre la nouvelle société qui naissait sous nos yeux. J’ai essayé de dévoiler ce que d’autres n’ont pas voulu ou pu faire : l’implicite et les enjeux cachés du « retour russe », ainsi que les ressorts de sa stratégie internationale. J’ai voulu aussi montrer la survie de pratiques soviétiques dans la conduite de la politique extérieure et stratégique russe. Par exemple, montrer le rôle persistant de la force nucléaire dans le positionnement international de la Russie.

Pour moi, la chute de l’URSS, en décembre 1991, n’est pas la mort des valeurs « soviétiques ». Celles-ci se maintiennent dans les réflexes, les repères et le comportement des dirigeants de l’actuelle Russie. Ces valeurs sont profondément ancrées dans la culture et l’inconscient-imaginaire du peuple russe. D’où l’existence d’« inerties soviétiques ».

D’où vient cet intérêt tout particulier pour la Russie ?

Cet intérêt remonte loin, à ma classe de terminale du Lycée Champollion de Grenoble dans les années 1980, à l’époque de l’URSS. (…) Par la suite, la soutenance en 1998 de ma thèse de doctorat sur l’économie soviétique et la rencontre de spécialistes de la Russie m’ont amené à analyser la configuration post-Guerre froide des rapports de force internationaux. Je me suis notamment interrogé sur l’idée de l’émergence d’une Guerre tiède, forme atténuée de la Guerre froide, ancrée dans la périphérie russe et centrée sur des variables spécifiques (contrôle des sources et circuits énergétiques, des zones économiques stratégiques ; extension des zones d’influence via le « soft power » ; constitution d’espaces sécuritaires…).

Mais pourquoi diable défendre la Russie ?

La Russie est un monde à part, dont le comportement est souvent mal compris, parce que le plus souvent perçu avec des a-priori négatifs hérités du passé et repris, aujourd’hui, par une idéologie néo-libérale à vocation hégémonique. Celle-ci, depuis le fameux ouvrage de 1992 de F. Fukuyama, est persuadée d’avoir définitivement gagné la bataille idéologique de la Guerre froide, contre « l’axe du mal » communiste et, pour cette raison, elle a conclu à « la fin de l’histoire ». Le libéralisme serait, désormais, notre seul salut.

Toutefois, dans le prisme occidental, la Russie reste une menace potentielle, désireuse de recouvrer son espace impérial. Une préoccupation américaine a donc été de « contenir » son retour. Dans ce contexte délicat, Vladimir Poutine a eu l’immense mérite d’avoir redressé la Russie, extrêmement fragilisée par la transition désastreuse du post-communisme. Face à l’unilatéralisme de la politique américaine et au « suivisme » européen, il a redonné une fierté et une voix à la Russie. Même si tout n’est pas parfait, il a renoué avec l’idée de la « grandeur russe ».

(…)

Que pensez-vous des éventuels désaccords entre Medvedev et Poutine ?

Il n’a y pas de désaccord sur le fond, mais sur la forme. Les médias occidentaux ont une vision très « marketing » de la Russie et trop souvent, obsolète, nourrie des vieux clichés anti-communistes. Il est normal d’assister aujourd’hui à l’affirmation politique du président Dimitri Medvedev, ce qui provoque certaines frictions avec son premier ministre Vladimir Poutine. C’est un bien pour la Russie. Cela montre aussi, que, quoi qu’on en dise, il y a du débat et du pluralisme en Russie, même au plus haut niveau de la direction politique du pays. L’opposition de deux personnalités de ce type, si elle reste en deçà des seuils « tolérables », nourrit le progrès de la démocratie en Russie. Ces deux leaders ont tous deux, comme projet central, la réhabilitation de la Russie sur la scène mondiale. Ils veulent aussi faire de la Russie un État moderne, qui soit une véritable démocratie politique et économique, donnant une chance à tous les russes. Tous deux veulent rééquilibrer l’ordre mondial au profit d’un axe eurasien, dont feraient partie la Chine, l’Europe et la Russie. D’où la volonté des dirigeants russes de créer des structures économiques et sécuritaires communes avec l’Europe, ainsi que d’étendre les axes de coopération avec la Chine. Ils savent que ce rééquilibrage implique une remise en cause de l’hégémonie américaine.

Que pensez-vous du récent rapprochement entre l’OTAN et la Russie ?

Ce rapprochement n’est que de pure forme et de toute façon, il est guidé par l’administration américaine. Il s’agit d’un rapprochement « stratégique » dans la mesure où il satisfait, pour l’heure, les intérêts de deux parties (projet anti-missiles ABM, traité de réduction nucléaire START, réactivation du conseil OTAN/Russie, coopération militaire en Afghanistan).

Tout se joue en Asie centrale. Cette région regorge de ressources énergétiques et présente un intérêt géopolitique évident, en tant qu’ancienne partie de l’Empire soviétique. Aujourd’hui, la guerre d’Afghanistan menace les intérêts américains et russes, dans la mesure où elle favorise le développement du « terrorisme international », de l’économie de la drogue et de la « menace islamiste », selon le terme officiel. Pour stabiliser la région, menacée par une contestation nationaliste et ethno-religieuse croissante, toutes les parties doivent s’entendre et faire des concessions. Il s’agit d’un pacte tacite, expliquant l’ouverture de l’espace russe aux Occidentaux et l’implantation de bases américaines ou otaniennes dans la périphérie russe, au nom de la lutte contre le « terrorisme » ou contre les « mafias de la drogue », par exemple. La Russie redoute un embrasement de la région et, en ce sens, la présence militaire occidentale est utile pour sa sécurisation – ce qui, au passage, économise les forces de Moscou. Mais la réalité est que l’encerclement continue.

L’encerclement ?

Oui, d’une part, depuis la fin de la Guerre froide, l’OTAN a poursuivi son extension à la zone post-soviétique, sanctionnée par l’implantation de bases militaires. D’autre part, le Partenariat pour la paix (PPP) de l’OTAN permet aujourd’hui une forme de contrôle soft sur les ex-républiques soviétiques, via leur participation à des programmes communs. Enfin, l’administration américaine poursuit son « cooptage » des États-pivots de l’ancien espace soviétique, suscitant la colère et l’incompréhension de Moscou, historiquement liée à son « étranger proche » qu’elle considère comme son pré-carré. Cet encerclement de plus en plus resserré autour de Moscou tend, sur le long terme, à nourrir une forme de conflictualité latente, qui ne demande qu’à exploser. La Russie est donc condamnée à une veille stratégique permanente, au cœur de l’Eurasie.

L’idée, avancée par le géopoliticien yankee Parag Khanna, d’un monde futur dominé par trois grandes puissances (USA, Chine, Europe) et dans lequel la Russie ne pèserait plus est-elle crédible à vos yeux ?

Je ne partage pas cette vision relativement attendue et simpliste, qui ne tient pas compte de la réalité des alliances. Le problème est plus complexe.

D’abord, la Chine et l’Europe font partie des alliés stratégiques virtuels de la Russie (l’axe eurasien), c’est-à-dire des puissances potentiellement mobilisables contre l’Amérique. Dans le futur, la Russie pèsera encore plus grâce à l’arme énergétique, qui reste un facteur de dépendance de la Chine et de l’Europe à son égard.

On remarquera aussi que l’Europe politique n’existe pas et n’existera pas dans un avenir proche, d’autant plus qu’elle ne dispose pas de structures militaires propres et d’une ligne sécuritaire affirmée. Ensuite, la Russie est engagée dans un processus de rattrapage économique et technologique accéléré, qui renforcera les bases de sa puissance, donc son statut international.

Enfin, l’Amérique est en déclin relatif, car elle est de plus en plus concurrencée par les nouvelles puissances émergentes, sur le plan économique et militaire – et elle voit sa dépendance énergétique s’accroître dangereusement, sans parler de son déficit extérieur abyssal. En tant qu’émettrice de la monnaie internationale, qui lui donne un certain pouvoir politique et économique, l’Amérique n’est pas soumise aux mêmes règles et manifeste une certaine insouciance. Mais l’Amérique survit grâce au dollar.

Alors, la Russie peut elle redevenir demain un acteur majeur de la politique internationale ?

À terme, la Russie devrait peser davantage sur la gouvernance mondiale et profiter de sa montée en puissance pour réussir ses renversements d’alliance et accroître son pouvoir dans le nouvel ordre international. Elle a deux atouts majeurs dans sa partie d’échecs stratégique sur l’espace eurasien, menée contre les puissances américaine, chinoise et européenne : l’indépendance énergétique et la puissance nucléaire. De plus, sa croissance économique reste élevée, supérieure aux économies occidentales, et de plus en plus tirée par son développement technologique – ce qui réduit son « gap » avec les économies avancées.

L’objectif avoué de la Russie moderne, repris par le président Medvedev, est de quitter son statut d’économie rentière, fondant le dynamisme de sa croissance sur ses seules ressources énergétiques. Cette configuration renforce l’autonomie de sa stratégie politique sur l’échiquier mondial. La Russie a donc toutes les cartes en mains, pour redevenir, sous peu, un acteur majeur de la scène internationale. Elle y pèsera plus, forcément.

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Rédigé par DanielB

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Publié le 8 Juin 2011

OSLO, 7 juin - RIA Novosti

Les ministres russe et norvégien des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov et Jonas Gahr Støre, ont échangé mardi les instruments de ratification de l'accord sur la délimitation de la ligne frontalière en mer de Barents et dans l'océan Arctique, rapporte un correspondant de RIA Novosti.

La Russie et la Norvège avaient signé cet accord en septembre 2010 au terme de 40 ans de négociations sur leur frontière maritime. Le parlement norvégien l'avait ratifié le 8 février et les deux chambres du parlement russe le 25 et le 30 mars.

L'accord russo-norvégien porte sur un territoire litigieux de 175.000 kilomètres carrés et permet aux deux pays de lever le moratoire de 30 ans sur l'exploitation des gisements pétroliers et gaziers du plateau continental arctique. Selon les spécialistes, ce plateau recèle quelque 13% des réserves mondiales non découvertes de pétrole et 30% des réserves non découvertes de gaz.

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Géopolitique de la Russie

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Publié le 8 Juin 2011

 

La décision du Conseil de Sécurité sur la Libye copieusement outrepassée et l’action partisane des forces de l’ONU en Côte d’Ivoire viennent confirmer la faillite de cette institution.

Pour faire le point sur ce sujet, COMAGUER a rencontré le professeur ROBERT CHARVIN, spécialiste de Droit International et ancien doyen de la Faculté de Droit et de Science politique de Nice.

Nous l’entendrons le MERCREDI 8 JUIN dans les dossiers de COMAGUER (20h-21h30)

Radio galère sur Internet : http://www.radiogalere.org

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Guerre de l'information

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Publié le 6 Juin 2011

Rédigé par DanielB

Publié dans #La cause des peuples

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Publié le 4 Juin 2011

Repris depuis geostrategie.com

 

 

Q – Yves Bataille, vous avez regardé le film suivi par un débat. Comment l’analysez-vous ?

Yves Bataille – Ils ont présenté ça comme un film mais c’est de la grossière propagande. Mal fait et typique de la désinformation médiatique contemporaine. Cela ose se présenter comme une enquête. Le « film » commence par trois mensonges, l’attentat de Markale, les snipers serbes à Sarajevo et une exécution sommaire à Srebrenica. Tout le monde http://www.geostrategie.com/cms/cms_images/yapb_cache/serb_manif_pro_mladic_nm.48px69sztdmoc8gcw04kko804.1n4kr7rgh18gs08gcg0csw4kg.th.pngsait que l’attentat du marché de Sarajevo (Markale) a été commis par les Bosniaques Musulmans pour en incriminer les Serbes. Le premier attentat a été fait avec une mine bondissante. C’est un type de mine qui saute et qui explose à hauteur d’homme. Il y avait déjà eu un semblable montage devant une boulangerie rue Vasa Miskin et la télévision bosniaque comme par hasard présente, avait filmé avant, pendant et après. Cette propagande parle des tireurs embusqués serbes mais chaque camp en avait. Au début de la guerre le journaliste Philippe Buffon a réalisé pour Envoyé Spécial un reportage sur le sujet. Il a filmé ces « snipers » bosniaques que le film ignore car il faut faire croire qu’il n’y avait que des snipers serbes. Enfin l’affaire de l’exécution sommaire de bosniaques qui venaient de tuer des Serbes s’est déroulée à Trnovo, à 170 kilomètres de Srebrenica. Mais l’extrait vidéo collé au mot Srebrenica sert à accréditer la légende du massacre de 8.000 bosniaques musulmans dans l’enclave.

Pour le reste le film nous a ressorti tous les clichés habituels et montré l’immoralité de ses auteurs. Ce criminel de Mladić a eu le toupet de faire la fête, de jouer aux échecs et de marier son fils. Et sa femme a prouvé que l’amour était plus fort que l’argent. C’est inadmissible. Le film nous a baladé dans des coins reculés de Bosnie pour filmer des paysans, des membres de la famille du « criminel de guerre ». De braves gens refusant d’abord de parler à des inconnus puis s’épanchant devant ces espions d’opérette à caméra cachée en offrant le raki. On a eu droit au James Bond de sous préfecture Raymond Carter, ce gendarme de la république qui se vante d’avoir chassé le criminel de guerre et d’avoir été entravé dans ses recherches par des méchants. Le film reprend enfin à son compte les dires des dirigeants serbes actuels, accusant l’ancien président Kustunica d’avoir saboté la « traque » du « criminel de guerre ».

Q – Que dire du débat ?

Yves Bataille – Après le film le débat censé être conduit par Nicolas Poincaré, ancien envoyé spécial de France Info en Yougoslavie, n’a pas eu lieu. Nous avions d’un côté, y compris avec ce Poincaré, des accusateurs patentés de Serbes, Florence Hartmann et Rémy Ourdan, et censé être de l’autre, Dusan Bataković, l’ ambassadeur de Serbie en France. Mariée à un croate, l’hystérique Hartmann a commencé sa guerre contre les Serbes au Monde et l’a continuée comme porte parole du Tribunal de La Haye avant d’être inculpée en 2008 et condamnée en 2009 par ce même TPIY pour divulgation de documents confidentiels. Cela n’a pas été évoqué. Dans ses activités journalistiques Rémy Ourdan a toujours fait preuve d’une hostilité rabique envers les Serbes. Ce collaborateur de Crimes of War dirigé par Roy Gutman, David Rieff & Anthony Dworking continue sa croisade en couvrant pour Le Monde la « révolte libyenne ». Enfin l’ambassadeur Bataković, membre du Club Atlantique Serbe, n’était là que pour défendre la politique du gouvernement Tadic et empêcher un autre serbe de dire la vérité.

En effet, il faut savoir que le débat consécutif au film a été enregistré deux fois. Une première fois le 6 janvier dernier avec pour représentant de la partie serbe, Milivoje Bata Ivanišević, porte parole de Radovan Karadzic au Tribunal de La Haye et président de l’association des victimes de guerre serbes. Ce qu’a dit Milivoje Bata Ivanišević ne plaisait pas à ses interlocuteurs, au gouvernement serbe et au Quai d’Orsay. La 2 a donc tout simplement sucré le premier débat et en a improvisé un faux qui convenait mieux à la défense de la vérité officielle. Comme l’on dit, Français c’est comme ça que vous êtes informés.

Q – Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Yves Bataille – D’abord une remarque sur deux phrases du faux débat. Pour Nicolas Poincaré « un cadeau de choix a été offert à la communauté internationale ». On en revient toujours à cette étiquette mensongère qui cache la réalité géopolitique car la communauté internationale ça n’existe pas. Ou si ça existe ce n’est rien d’autre que l’étiquette de l’impérialisme anglo-américain et de sa succursale de Bruxelles, dite Union Européenne. Ensuite ces mots serviles de l’ambassadeur aligné, qui s’emboîtent sur la phrase du journaliste de service : « c’était une obligation internationale pour la Serbie » (…) Pour cet ambassadeur la livraison au Sanhédrin de résistants de son pays est une obligation internationale.

Ensuite, et c’est sans doute la chose la plus importante, cette information puisée dans les milieux généralement bien informés à Belgrade, ceux qui disposent des renseignements : si le général Mladić a bien été arrêté pour la photo à Lazarevo, petit village du Banat près de la ville de Zrenjanin, en réalité il était déjà depuis un moment en prison à l’autre bout de la Serbie occupée dans la base américaine de Camp Bondsteel au Kossovo d’où il a été transféré pour les besoins de la mise en scène et du « calendrier démocratique ». L’arrestation du général Mladić, telle qu’elle nous a été racontée, est donc un mensonge de plus dans une longue série de mensonges.

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Guerre de l'information

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Publié le 4 Juin 2011

ODESSA, 4 juin - RIA Novosti

Kiev espère que la délimitation de la frontières russo-ukrainienne débutera dans le second semestre 2011, a déclaré samedi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Konstantin Grichtchenko.

"Nous sommes satisfaits des activités de la commission chargée de délimiter la frontière commune entre la Russie et l'Ukraine […] Nous estimons pouvoir entamer les travaux de délimitation dans la seconde moitié de l'année", a-t-il indiqué lors d'une réunion de la commission intergouvernementale russo-ukrainienne à Odessa.

Le 17 mai 2010, au cours de la visite du président Dmitri Medvedev à Kiev, la Russie et l'Ukraine ont signé un accord sur la délimitation de leur frontière terrestre. Les parties se sont également engagées à régler le problème de leur frontière maritime, notamment dans le détroit de Kertch qui relie la mer d'Azov à la mer Noire.

Kiev affirme que la frontière maritime doit suivre le tracé de la frontière administrative qui séparait la Russie et l'Ukraine à l'époque de l'URSS.

Moscou souligne pour sa part qu'il n'y avait pas de frontières maritimes dans les eaux intérieures de l'URSS. Aussi n'existe-t-il pas de documents légaux sur la ligne de partage dans les eaux de la mer d'Azov et du détroit de Kertch.

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Géopolitique de la Russie

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