Publié le 6 Juillet 2011

NARÏAN-MAR (Nord), 6 juillet - RIA Novosti

En 2012, la Russie envisage de déposer à l'Onu une demande d'extension des frontières de son plateau continental dans l'Arctique, a annoncé mercredi le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov.

"J'espère que l'année prochaine nous déposerons à la commission de l'Onu une demande appropriée, fondée scientifiquement ", a déclaré M.Ivanov lors d'une réunion du Collège maritime auprès du gouvernement.

Une expédition scientifique russe visant à prouver que les dorsales de Lomonossov et de Mendeleïev appartiennent à la Russie doit être lancée dans les jours à venir, a ajouté le responsable.

La Russie avait déjà déposé une demande à l'Onu revendiquant une partie des territoires arctiques. La requête a été rejetée en raison d'un manque d'information. Si sa demande est acceptée, la Russie pourra rattacher à sa zone économique de 200 miles une partie du plateau continental d'une superficie de 1,2 million de kilomètres carrés qui recèle de colossales réserves d'hydrocarbures.

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Rédigé par DanielB

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Publié le 5 Juillet 2011

au travers de l' ONU !

 

NATO wants the United Nations to play the leading role into Libya's transition to democracy once leader Muammar Gaddafi steps down, the military alliance's secretary general said on Tuesday.                Democracy

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Rédigé par DanielB

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Publié le 5 Juillet 2011

IL est enfin paru ! Je l’ai acheté  alors que j’attendais un bus devant la Sorbonne vendredi dernier lors d’un voyage à Paris . Je L’ai vu dans la devanture d’une librairie et bien-sûr je me suis précipité . Je ne suis pas  déçu . . IL , c’est c’est la traduction en Français du livre de Peter Hopkirk  publié en Anglais en 1990 sur le GRAND JEU . Le «  Grand Jeu   » , il faut le rappeler c’est le nom donné à la lutte géopolitique entre l’Empire Russe et l’Empire Anglais pour le contrôle de l’Asie Centrale et au-delà du Raj Indien .

 

La suite sur La lettre d' Ice Staion Zebra N°3

Le Grand Jeu de Peter Hopkirk Editions Nevicata, 570 pp., 29 €.

Au coeur des montagnes isolées et des déserts brûlants d’Asie centrale, une lutte épique opposa au dix-neuvième siècle l’Empire britannique et la Russie tsariste. Cet affrontement fut connu sous le nom de « Grand Jeu », et ses répercussions se font encore sentir de nos jours. le vaste échiquier où se déploya cette rivalité s’étendait du Caucase à l’ouest jusqu’au Tibet à l’est. Lorsque le jeu débuta, les frontières de la Russie et des Indes étaient distantes de plus de trois mille kilomètres. A la fin, moins de trente kilomètres les séparaient par endroits. Les Britanniques étaient convaincus que les Russes ne s’arrêteraient pas avant de s’emparer des Indes, le joyau de l’Empire britannique. La guerre semblait inévitable. Ce livre raconte l’histoire du « Grand Jeu », l’un des chapitres les plusromanesques de l’histoire moderne , à travers les aventures de ses acteurs. de jeunes officiers des deux camps, pour qui participer au « Grand Jeu » était le sel de leurs rêves, l’occasion d’échapper à la monotonie de la vie de garnison et de se couvrir de gloire. Leur mission consistait à noircir les zones blanches sur les cartes, découvrir les probables routes d’invasion, collecter des renseignements, s’allier les potentats locaux, rapporter les mouvements de l’autre camp… Certainsvoyageaient déguisés en pèlerins ou en marchands de chevaux , d’autres se présentaient en uniforme militaire. le jeu était toujours dangereux et plusieurs n’en revinrent jamais. Les violentes répercussions du « Grand Jeu » nous hantent encore aujourd’hui. le renversement de dignitaires locaux, l’invasion d’ambassades, les retraites infamantes d’Afghanistan, les bains de sang du Caucase : tout cela était déjà familier dans la presse victorienne. Aujourd’hui, alors que la guerre d’Afghanistan se prolonge, les leçons de l’histoire du « Grand Jeu » restent plus que jamais au coeur de l’actualité

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 4 Juillet 2011

Le ministre de la défense Russe Anatoli Serdioukov vient d’annoncer une décision longtemps attendu : L’ Armée Russe va créer deux brigades destinées à la défense de l’Arctique . Celles-ci seront probablement basées à Mourmansk et/ou Arkhangelsk et serviront donc à la défense du flanc Ouest  , face au dispositif de l’OTAN , des territoires Russes de l’Arctique . [ Lien ] Des informations font aussi état  de la création d’une unité mécanisée spécialisée  destinée à la défense de la péninsule de Kola ."Une partie de ces unités seront aéromobiles" a indiqué le colonel Sergueï Vlassov , porte-parole des troupes terrestres , lors d'un entretien accordé  Ria Novosti le 17 mai dernier [ Lien ] ."Appelées à opérer dans les conditions du Grand nord, les brigades arctiques auront à leur disposition des véhicules capables de rouler sur les terrains accidentés. Leur personnel sera formé selon des programmes spéciaux. Il disposera d'un équipement adapté au climat polaire et de moyens de liaison évolués" .
D'autres variantes sont aussi à l'étude . L'agence Ria Novosti vient d'annoncer d'autre part que le navire de recherches océanographiques Akademik Fedorov va bientôt partir pour une nouvelle campagne de cartographie du plateau continental Arctique afin d'étayer les revandications Russes .

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New expedition to establish the limits of the Russian shelf in the Arctic

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Publié le 4 Juillet 2011

L’actualité cette dernière semaine a été marquée par les livraisons d’armes par la France à la «  rébellion Libyenne ».  Une pratique qui n’est pas malheureusement pas une nouveauté pour la pitoyable diplomatie Française . Ce fut déjà le cas dans les années 1850 , sous le règne de Badinguet , lorsque toujours associée à l’Angleterre la France armait les tribus du Caucase . En consultant cette étude , vous pourrez aussi constater comment les modes de mobilisations de l’ «  opinion publique » ont très peu évolué et comment les «  agents » Français et Anglais tentaient déjà d’organiser politiquement des tribus disparates en « Conseil National » , aujourd’hui face à Kadhafi , hier face aux «  Moscovites »

Source :

 Lesure Michel. La France et le Caucase à l'époque de Chamil. In: Cahiers du monde russe et soviétique. Vol. 19 N°1-2. Janvier-

Juin 1978. pp. 5-65.

doi : 10.3406/cmr.1978.1306

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/cmr_0008-0160_1978_num_19_1_1306

 

Après 1848, l'intérêt de la correspondance se déplace. Les consuls,

gênés dans leur travail par la tension politique entre la France républi

cainee t la Russie, perdent tout à coup leurs moyens d'information,

tandis que les activités de Chamil et des montagnards paraissent marquer

un déclin. Bientôt la guerre russo-turque, puis l'intervention de la France

dans le conflit vont absorber leurs réflexions et vont reléguer à l'arrièreplan

les combats du Caucase. Pourtant l'espoir reste tenace dans les

milieux diplomatiques français de voir Chamil et les tribus circassiennes

accourir aux côtés des Alliés et ouvrir un second front pendant l'expédi

tiodne Crimée. Plusieurs officiers, un ministre plénipotentiaire, enfin un

agent consulaire envoyé à Soukhoum Kale vont être chargés de préparer

le terrain et d'apporter des armes aux montagnards. Leur correspondance

est, avec celle de l'ambassade de France à Constantinople, la seule qui

mérite désormais de retenir l'attention en ce qui concerne le Caucase ;

elle témoigne de la méconnaissance qu'on avait en France du véritable

caractère du muridisme, des illusions et des malentendus qui ont guidé

la politique orientale des Alliés jusqu'en 1855.

A Constantinople, on apprend

l'arrivée prochaine de dix mille fusils envoyés de Marseille et destinés à

Chamil, bien qu'on n'ait aucune indication sur les besoins, les dispositions

et même sur le lieu de résidence de ce chef122. Le 5 mai, une flottille francoanglaise,

commandée par le contre-amiral Lyons et par le commandant

français de Chabannes, prend la mer pour aller détruire quelques places

fortes des Russes, pour débarquer en un point favorable et pour préparer

la liaison avec Chamil et tenter de rencontrer, dans un premier temps,

Mohammed Emin, son naïb (lieutenant) en Circassie123. Au même moment,

plusieurs navires quittent Constantinople pour la même destination,

transportant de l'artillerie, des fusils et des munitions, ainsi que plusieurs chefs circassiens influents, Ismail Bey et Sefer Pacha. Leur arrivée doit

être le signal de l'offensive générale, et le commandement français est

autorisé à disposer des bataillons turcs qui lui seraient nécessaires pour

d'éventuelles opérations terrestres124.

Les officiers et les hommes sont accueillis à Ghelindjik, puis à Bardan

par de nombreux cavaliers, et rencontrent le même enthousiasme que

leurs prédécesseurs : « Tous à Guelindjik étaient animés des idées les plus

belliqueuses. Leur plan de campagne consistait à marcher en masse sur

Anapa qu'ils enlèveraient pendant que nous le détruirions avec les vais

seaux. Nous n'en demandions pas tant ! »125

On notera aussi le caractère fragmentaire des informations , tout comme aujourd’hui , des i dont disposent les chefs politiques et militaires Français qui livrent ces armes :

 

Leur correspondance

est, avec celle de l'ambassade de France à Constantinople, la seule qui

mérite désormais de retenir l'attention en ce qui concerne le Caucase ;

elle témoigne de la méconnaissance qu'on avait en France du véritable

caractère du muridisme, des illusions et des malentendus qui ont guidé

la politique orientale des Alliés jusqu'en 1855..............

Dans une lettre du 29 octobre au général Canrobert, nouveau com

mandant en chef, le chargé d'affaires Benedetti résume en quelques

 

phrases la situation : « Monsieur le Général [...] s'il est un fait acquis

 

désormais en ce qui touche les contrées caucasiennes, c'est qu'on ne

 

possède aucune information digne de foi [...] Schamyl opérant dans le

 

Daghestan reste enveloppé dans ce mystère profond que rien n'a pu

 

pénétrer, et les rapports de ce chef avec les Circassiens donnent lieu à

 

des accusations et à des querelles dont il est impossible d'apprécier le

 

caractère et l'importance. »142

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 28 Juin 2011

La Marine Russe vient de procéder avec succés à  un nouveau tir du missile de stationnement naval  " Boulava " à partir du SNLE " Iouri Dolgorouki " en opération dans la Mer Blanche  . L'essai a été réalisé en présence de la colonne d'eau , le submersible étant en immersion . Cet essai de qualification réussi survient à la suite d'une période de tensions diplomatiques entre la Russie et l'OTAN sur le dossier de l' ABM en Europe .
Comme le soulignait Igor Korochenko directeur de la revue  Natsionalnaya Oborona  lors du dernier tir , le systéme d'armes missile " Boulava " - SNLE classe " Borée " constitue pour la Russie un argument " massue  "dans les discussions lièes au désarmement nucléaire et au bouclier ABM . Plusieurs responsables politiques Russes ont suggéré que la Russie se retire du nouveau traité Russo-Américain de désarmement nucléaire START signé le 8 avril 2010 en raison de la position belliciste et intransigeante de l' Alliance .    Ce nouveau  succés du CMI Russe est aussi un formidable  pied de nez  aux «  amis de la Russie » et en particulier aux diplomates Scandinaves et à l’éditorialiste Thomas Nilsen de The Barents Observer  qui «  conseillaient » aux chefs politiques et militaires Russes d’abandonner ce programme «  voué à l’échec  ». Signalons également parmi ces «  conseillers   » , "l’ opposition democratique Russe " et l’ «  expert militaire indépendant  » Pavel Felgenhauer qui prétendait dans les colonnes de Novaïa Gazeta et de The Jamestown Foundation que «  Le Boulava ne volerait jamais  ».
Parmi ces " amis de la Russie " , il convient bien-sûr de citer aussi le SG de l' OTAN Anders Fogh Rasmussen qui déclarait il y a peu lors de la conférence sur les problèmes de la défense antimissile qui s’est déroulée à Londres, à l’Institut royal des études stratégiques, que la Russie " gaspillait de manière inconsidérée des milliards de roubles dans des missiles balistiques " .

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Rédigé par DanielB

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Publié le 26 Juin 2011

MOSCOU, 26 juin - RIA Novosti

 

Le premier, en 2011, tir d'essai du missile intercontinental russe Boulava sera effectué mardi 28 juin, a annoncé dimanche à RIA Novosti une source au complexe militaro-industriel.

"Samedi, une commission d'Etat a décidé de procéder mardi 28 juin à un tir d'essai du missile intercontinental Boulava. Le missile sera tiré depuis le sous-marin nucléaire Iouri Dolgorouki se trouvant dans la mer de Barents", a précisé l'interlocuteur de l'agence.

C'est pour la première fois que le missile sera tiré depuis le sous-marin Iouri Dolgorouki, les tirs précédents ayant été réalisés depuis le sous-marin Dmitri Donskoï.

Au total, la Russie a procédé à 14 tirs d'essai du missile, dont sept seulement ont été couronnés de succès. Le dernier lancement a été réalisé le 29 octobre 2010 et a été couronné du succès.

Le missile R30 3M30 Boulava-30 (code OTAN SS-NX-30, dénomination internationale RSM-56) pourrait devenir l'arme principale des forces stratégiques navales russes. Il s'agit d'un missile à trois étages à propergol solide. D'une portée de 8.000 km, le Boulava peut être équipé de dix ogives nucléaires hypersoniques de 100 à 150 kt à trajectoire indépendante.

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Rédigé par DanielB

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Publié le 25 Juin 2011

En visite à la Paz dans le cadre d’une tournée Sud-Américaine de bon voisinage , le nouveau président Péruvien Ollanta Humala qui sera officiellement investi le 28 juillet prochain vient de jeter  une «  bombe géopolitique  » en relançant le projet d’un état unitaire entre le Pérou et la Bolivie . [ Lien ]
«  Je rêve à la réunification du Pérou et de la Bolivie , je rêve qu’un jour la ligne frontière [ entre les deux états ] disparaisse et que nous retournons à être une seule nation , un seul pays  »
En employant le terme «  retourner » , le président Humalla faisait allusion à la confédération Perou – Bolivie qui a existé entre 1837 et 1839 et qui fut aussitôt  après avoir été portée sur les fonds baptismaux  agressée par l’impérialisme Chilien [ lien ] manipulé depuis  Londres et Buenos-Aires [ Ce qui à l’époque était pratiquement la même chose ! ] . Applaudi par des centaines de représentants  politiques et de représentants d’organisations sociales et indigènes , le président Péruvien a fait l’éloge du Maréchal Andrés de Santa-Cruz [ Lien ] , protecteur de la Conféderation  Pérou-Bolivie , avant d’être qualifié de «  compatriote »par le président Bolivien Evo Morales . Le nouveau Président Péruvien a ajouté " Je me sens appartenir au * Haut Pérou* - Alto Peru -  , à la Bolivie et j'aimerais que vous partagiez  ce sentiment de manière réciproque . Nous allons travailler ensemble à la pose des premières fondations pour établir une seule nationalité aimara, quechua, aguarunas, guanbizas qui est la nationalité ancestrale qui nous a été laissée par les Incas Túpac Katari et Túpac Amaru”
Il est facilement compréhensible que comme au début du XIXéme siècle , le projet de confédération , cet " Anschluss Andin "  comme le surnomment déja ses détracteurs , relancé par Ollanta Humala suscite des «  inquiétudes »  au Chili *. Il s’agit non pas d’une construction artificielle - un géoconstructivisme - comme certains états Sud-Americains morcelés mais bien d’une entité territoriale qui repose sur une base ethno-culturelle .  Cette conféderation permettrait  aussi de rétablir des liens économiques traditionnels détruits par le fractionnement territorial  de l’Empire Inca et des vice-royautés Espagnoles qui avaient su préserver une " logique " dans les entités territoriales Sud-Américaines .
Cette proposition survient aussi après une passe d’armes qui a opposé la Bolivie et le Chili au sommet de l’ OEA qui s’est tenu au Salvador au début du mois de juin 2011 . La Bolivie revendique toujours les territoires cédés au Chili après une autre guerre d’agression Chilienne télèguidée aussi depuis Londres entre 1879 et 1884 : La «  Guerre du Salpêtre  » ,  improprement appelée «  Guerre du Pacifique   ». Il s’agissait alors pour Londres que le jeune Empire Allemand - II éme Reich -  qui avait conclu des accords avec le gouvernement Bolivien ne puisse accéder aux réserves de nitrates  Boliviennes , des réserves absolument nécessaires au développement de l’agriculture et de l’industrie des poudres Allemandes .      .
Un accord de paix signé entre la Bolivie et le Chili en 1904 a avalisé l’agression Chilienne  en échange de la garantie d’un accès à la mer pour La Bolivie. Depuis, La Paz estimant que Santiago du Chili ne respecte pas cet accord, demande un « accès souverain à la mer ».[ voir carte ] .   Le Pérou et le Chili sont en désaccord sur la délimitation de leur frontière maritime dans des zones particilèrement riches en ressources halieutiques . Le différent devrait être réglé au cours du mandat d'Ollanta Humala par la cour de La Haye.
Le projet d’ Ollanta Humala permetterait non-seulement à la «  Bolivie » de retrouver un accés à la mer nécessaire pour l’exportation de ses richesses naturelles – aujourd’hui gaz naturel et demain lithium – mais crérait un entité géopolitique Pacifico-Andine qui pourait contrebalancer l'influence néfaste du Chili et de la Colombie dans la région et dont les chefs politiques sont historiquement de serviles fondés de pouvoir de Washington . On imagine facilement que Washington qui oeuvre à la Balkanisation mondiale s'opposera de toutes ses forces comme autrefois Londres à l'émergence de cet état unitaire .Sur le plan politique intérieur Péruvien , Ollanta Humala se pose en successeur idéologique - légitime , l' APRA étant devenu un parti Social-Démocrasseux - de Victor Raul Haya de la Torre  [ Lien ] qui préconisait l'union des nations Sud-Américaines au sein de l' " Amerindia " - la Patria Grande Latino-Américaine de l'écrivain Argentin Manuel Ugarte [ Lien ] .
 * “la existencia de esta confederación equivale al suicidio de Chile, la confederación siempre será más que Chile en todo aspecto, en mayor población blanca, en mayores recursos, en mayores…” Diego Portales 1836 .
ANDRÉS SANTA-CRUZ
Capitán General y Presidente de Bolivia, Gran Mariscal Pacificador del Perú, Supremo Protector de los Estados Sud y Nor-Peruanos, Encargado de las relaciones exteriores de los tres Estados

CONSIDERANDO:

I. Que por el articulo 2º de la declaratoria de la independencia del Estado Sud-Peruano, datada en Sicuani al 17 de marzo de 1836, se comprometió él á unirse por vínculos de confederación con el Estado que se formara en el Norte, y con Bolivia;
II. Que por la ley de 22 de julio de 1835 se prestó la república de Bolivia á confederarse con los Estados que se formasen en el Perú;
III. Que la Asamblea de Huaura, al proclamar independiente al Estado Nor-Peruano en 6 de agosto de 1836, lo declaró en el articulo 1º confederado con el Estado Sud-Peruano y con Bolivia;
IV. Que por el articulo 4º del primero de los tres instrumentos predichos, por el 11º del tercero, y por el 3º de la ley de 19 de junio de 1836, dada en Tapacarí por el congreso extraordinario de la república de Bolivia, estoy amplia y plenamente autorizado para iniciar, arreglar y resolver cuanto concierna al objeto de complementar la confederación preindicada, y llevarla á su perfección;
V. Que por el congreso de Bolivia estoy competentemente facultado para dirigir las relaciones exteriores de aquella república; y revestido por las asambleas de Sicuani y Huaura, de toda la plenitud del poder público;
VI. Que interesa satisfacer los deseos de los pueblos, tan manifiestamente pronunciados por la confederación, acelerar la época de la nueva organización social de los tres Estados susodichos, y regularizar sus relaciones con las potencias entrañas;

Decreto:

Art. 1º Queda establecida la Confederación Perú-Boliviana, compuesta del Estado Nor-Peruano, del Estado Sud-Peruano y de la República de Bolivia.

Art. 2º El Congreso de Plenipotenciarios, encargado de fijar las bases de la Confederación, se compondrá de tres individuos por cada uno de los tres Estados susodichos y se reunirá en la villa de Tacna el 24 de enero del entrante año; á cuyo fin, por la Secretaria general se invitará al Gobierno de la República de Bolivia, y al del Estado Sud-Peruano, para que nombren los Ministros que á cada uno corresponde.
Art. 3º Mi Secretaria General será el órgano preciso para todas las comunicaciones que hubieren de expedirse ó recibirse relativas a la Confederación Perú-Boliviana.

Mi Secretario General queda encargado de la ejecución de este decreto, y de hacerlo imprimir, publicar y circular.

Dada en Lima, á 28 de octubre de 1836
 

http://br.reuters.com/resources/r/?m=02&d=20110621&t=2&i=443773803&w=450&fh=&fw=&ll=&pl=&r=BSPE75K1UIG00http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2e/Flag_of_the_Peru-Bolivian_Confederation.svg/800px-Flag_of_the_Peru-Bolivian_Confederation.svg.png

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Publié le 25 Juin 2011

MOSCOU, 23 juin - RIA Novosti

 

La Russie juge inappropriée l'ingérence de Washington dans le litige russo-japonais autour des îles Kouriles , a indiqué jeudi dans un communiqué le ministère russe des Affaires étrangères.

"Il est inopportun de remettre en question la souveraineté russe sur les Kouriles du sud, qui font partie du territoire russe conformément aux bases légales établies au terme de la Seconde Guerre mondiale (…). Dans ce contexte, nous attendons de nos partenaires américains plus de respect envers les accords sur le statut des îles Kouriles conclus entre les pays de la coalition antihitlérienne", lit-on dans le document.

Auparavant, Washington et Tokyo ont convenu de coopérer dans la "normalisation des relations russo-japonaises et la résolution du problème des Territoires du Nord", nom japonais des Kouriles du sud.

Le Japon revendique quatre îles constituant la partie sud de l'archipel des Kouriles se référant au Traité frontalier de 1855, document qui reconnaît ces îles comme japonaises. Toutefois, сes îles ont été rattachées à l'Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. La Russie les a héritées après la chute de l'URSS.

Ce différend empêche depuis 65 ans la signature d'un traité de paix entre les deux pays et empoisonne leurs relations .

Nota :

 Le dossier des îles Kouriles est central dans la stratégie de Washington en Asie [ Lien ]  qui cherche à internationaliser - cad impliquer la diplomatie Etasunienne - des conflits de souveraineté bilatéraux à l'exemple de celui entre la Chine et le Vietnam [ Lien ]  . Sur ce point on peut noter la position identique de Moscou et Pékin qui refusent toute ingérence étrangère dans la résolution des conflits de souveraineté en Asie . [ Lien ]

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 16 Juin 2011

Il est rare que le ministre russe des affaires étrangères choisisse un dimanche pour faire une déclaration officielle. A l’évidence, quelque chose d’extrêmement grave pousse Moscou avec urgence. Ce qui en est à l’origine est l’apparition d’un croiseur lance-missiles américain dans la mer Noire pour des exercices navals avec l’Ukraine. Le croiseur USS Monterrey équipé du système de défense anti-aérien AEGIS prend part à des exercices conjoint Ukraine-USA : Sea Breeze 2011 (Brise de mer 2011). Il n’y a rien d’extraordinaire à un exercice naval américano-ukrainien.

L’année dernière, également, un exercice avait eu lieu. Mais comme le déclare Moscou : «Alors qu’est laissée de côté la question non réglée de l’éventuelle architecture du bouclier anti-missiles européen, la Russie voudrait savoir, conformément aux décisions Russie-OTAN du sommet de Lisbonne, quelle « aggravation » le commandement américain veut signifier en déplaçant l’appareil de frappes de base du groupement régional de défense anti-missiles, formé par l’OTAN dans la région, de la Méditerranée vers l’Est ? ».

La déclaration du ministre des affaires étrangères se poursuit en donnant sa propre explication, selon laquelle le Monterrey a été envoyé dans les eaux européennes comme un élément de l’approche adaptative progressive de l’administration américaine dans la construction du segment européen d’un bouclier anti-missiles global. La première étape du programme prévoit le déploiement d’un groupe de navires de guerre américains dans l’Adriatique, la mer Egée et la Méditerranée pour protéger le sud de l’Europe d’une éventuelle frappe de missiles.

Selon cette déclaration, le rôle des missiles des navires de guerre américains dans le cadre des exercices anti-piraterie « Sea Breeze 2011 » reste trouble. « Nous devons dire que nos préoccupations continuent d’être ignorées et que, sous le couvert de négociations, des tentatives sont en cours pour établir la configuration du bouclier anti-missiles, dont les conséquences sont dangereuses, ce dont nous avons avisé de nombreuses fois nos partenaires américain et de l’OTAN», ajoute la déclaration russe.

Les Etats-Unis déclarent qu’il s’agit d’exercices navals de routine. De son côté, Moscou demande : « S’il s’agit d’un déplacement ordinaire, alors pourquoi un navire de guerre avec ce type d’armement a été choisi pour un mouvement vers cette région si sensible ? » Sans aucun doute, les Etats-Unis intensifient la pression sur la flotte russe de la mer Noire. La provocation américaine se déroule dans le contexte des troubles en Syrie. La Russie bloque opiniâtrement les tentatives américaines de susciter l’occasion d’une intervention en Syrie, du type de celle en Libye. Moscou a compris qu’une des raisons majeures des Etats-Unis de pousser à un changement de régime en Syrie est d’obtenir la liquidation de la base navale russe dans ce pays [NdT : base navale de Tartous]. La base syrienne est la seule implantation que possède la Russie en Méditerranée.

La flotte de la mer noire repose sur la base syrienne pour assurer une présence effective de la marine russe en Méditerranée. Avec l’établissement de bases navales en Roumanie et l’apparition de navires de guerre américains en mer Noire, l’arc de l’encerclement se resserre. C’est un jeu du chat et de la souris, où les Etats-Unis ont le dessus. Officiellement, le régime dirigé par Bachar al-Assad est répressif, puisque presque chaque jour nous parviennent des informations selon lesquelles toujours plus de massacres ont lieu. Mais les informations occidentales restent complètement silencieuses sur l’aide obtenue de l’extérieur par l’opposition syrienne.

Personne n’est intéressé à envisager ou à questionner, par exemple, sur les circonstances de « l’incident » dans lequel 120 membres des forces de sécurité syrienne ont été tués par balles. L’implication occidentale, saoudienne, israélienne et turque dans les troubles en Syrie est presque claire comme du cristal, mais ceci est au-delà de la zone de discussion quand on parle des « troubles » en Syrie. En bref, la Russie a perdu la guerre de l’information sur la Syrie. Désormais, son dilemme consistera à être perçue comme illogique et faisant obstacle au louable processus de démocratisation en cours en Syrie et à l’éclosion du « Printemps arabe ».

Moscou a été claire sur le fait qu’elle ne tolèrera pas une résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies, peu importe sa formulation ou son contenu. Elle a aussi voté contre la tentative à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (A.I.E.A.), la semaine dernière, d’ouvrir un dossier nucléaire sur la Syrie - semblable au dossier iranien – au Conseil de sécurité de l’ONU. Le dilemme de Moscou est qu’elle ne peut pas expliquer ouvertement son point de vue sur l’agenda géopolitique américain à l’égard de la Syrie. Une telle explication révèlerait le vide du renouvellement des relations américano-russes, pour laquelle le Kremlin, sous le président Dimitri Medvedev, a pourtant assidument travaillé. Mais Washington ne va pas laisser filer non plus la Russie.

Washington est persuadé qu’elle va resserrer le nœud autour du cou d’Assad. Pour le dire simplement, les USA veulent que la Russie lâche la Syrie pour que l’Ouest puisse l’attaquer. Mais la Russie sait que la suite sera la fermeture de sa base navale par un régime pro-occidental qui aura succédé à Assad. Les enjeux sont très importants. L’année dernière, le second du renseignement militaire russe a été tué dans des circonstances mystérieuses alors qu’il inspectait la base navale de Syrie. Son corps a été retrouvé en train de flotter dans la Méditerranée, au large des côtes turques. Cela pour dire que de nombreuses agences de renseignement sont impliquées dans la tourmente syrienne. D’abord et avant tout, un changement de régime en Syrie est devenu absolument crucial pour rompre l’isolement régional d’Israël.

L’espoir américano-israélien est de casser le soutien au Hezbollah, ce qui ne se fera qu’à la condition de renverser le régime d’Assad à Damas et de mettre fin à l’alliance syro-iranienne. De plus, un changement de régime à Damas forcerait le leadership du Hamas à évacuer Damas. Le chef du Hamas [NdT : de la branche militaire], Khaled Mechaal, vit à Damas sous la protection de Assad depuis plusieurs années. L’un dans l’autre, par conséquent, n’importe quel mouvement sur le processus de paix israélo-palestinien en faveur des positions israéliennes ne sera possible que si les USA et Israël cassent le noyau dur syrien.

Washington et Tel Aviv ont essayé de persuader la Russie de s’aligner et d’accepter la défaite sur la Syrie. Mais Moscou est resté collée à ses revolvers. Et maintenant en envoyant un navire de guerre dans la mer Noire, les USA ont signalé qu’il ferait payer à la Russie le prix de son obstination et de ses prétentions comme puissance méditerranéenne et moyen-orientale. Le résultat des élections législatives en Turquie, qui assure un nouveau mandat au parti « islamiste » dirigeant AKP (Parti de la Justice et du Développement) a renforcé significativement les positions américaines sur la Syrie. Ankara a durci le ton sur Assad et a commencé à le critiquer ouvertement.

On peut s’attendre dans les semaines qui viennent à un jeu turc plus intrusif dans la déstabilisation d’Assad et le changement de régime à Damas. Ironiquement, la Turquie est aussi le pays qui contrôle le détroit du Bosphore. En intensifiant ses relations avec la Turquie dans la décennie passée, Moscou a espéré qu’Ankara irait progressivement vers une politique étrangère indépendante. Les attentes du Kremlin étaient que les deux pays s’entendraient pour régenter ensemble la mer Noire. Mais avec le déroulement des évènements, il est devenu clair qu’Ankara revient à ses anciennes priorités comme pays de l’OTAN et comme partenaire prééminent des USA dans la région. Ankara ne peut-être blâmée, elle a fait une évaluation fine et en a tiré la conclusion que ses intérêts seraient mieux servis en s’identifiant au jeu occidental de réaliser un changement de régime en Syrie. De plus, Ankara trouve rentable de rejoindre l’approche des Saoudiens quant au bouleversement du Moyen-Orient.

Les riches arabes des pays pétroliers du golfe persique sont prêts à envoyer leur « argent vert » vers la Turquie. Ankara partage également les craintes saoudiennes à propos de l’émergence de l’Iran comme puissance régionale. En somme, les USA obtiennent doucement mais régulièrement le dessus concernant leur projet d’un renversement de régime à Damas. Est-ce que Moscou s’inclinera sous l’immense pression et acceptera un refoulement de son influence en Syrie, est la grande question. Moscou a menacé de s’associer avec Pékin et d’adopter une position commune sur la Syrie. Mais la capacité de Moscou à contrer le bulldozer américain sur la Syrie s’affaiblit de jour en jour. La trajectoire des évènements en Syrie aura certainement un impact profondément négatif sur le renouvellement des relations amérciano-russes.

L’administration Obama semble avoir fait ses calculs et a conclu que le prix valait d’être payé dans le souci d’assurer la sécurité d’Israël. Le navire de guerre qui naviguait dans la mer Noire apportait un message clair à la Russie : elle doit accepter de n’être plus que l’ombre pâle de l’ancienne Union soviétique.

 

   L’ambassadeur M. K. Bhadrakumar a été un diplomate de carrière aux services dilomatiques indiens. Parmi ses affectations : l’Union Soviétique, la Corée du sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Par M. K. Bhadrakumar Source Asia times

traduit par Kinan Alkurdi pour Algerie Network

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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