Publié le 10 Mars 2011

ou " Voyage jusqu'au bout de la nuisance ! "

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Opinions

Repost0

Publié le 10 Mars 2011

Encore une excellente analyse sur la situation en Libye . On ne peut ne pas la citer même dans un blogue consacré à la Russie et à l'Arctique !

 

Par Elena Souponina, pour RIA Novosti

 

Les mêmes raisons qui ont fait si vite éclater la guerre civile en Libye menace désormais l’existence de ce pays sous sa forme actuelle. Mouammar Kadhafi vient de faire fi de l’exigence du Conseil national d’opposition de quitter le pays dans les 72 heures. Et des consultations sur l’instauration des zones d’exclusion aérienne en Libye se tiennent actuellement au sein du Conseil de sécurité des Nations Unies à l’initiative des Américains et des Britanniques. Les diplomates russes participent également aux discussions.

Or, tout cela signifie que même si le colonel survivait dans la lutte (sa survie, son décès ou son arrestation ne sont pas à exclure), il ne pourrait plus rétablir le contrôle intégral de son pays. Certaines tribus qui lui ont tourné le dos et les militaires qui sont passées du côté de l’opposition, ainsi que les islamistes qui le haïssent depuis toujours et, bien sûr, les Américains l’empêcheront de le faire.

Le colonel gênait depuis longtemps

Ce n’est pas la répétition du scénario tunisien ou égyptien, où il s’agissait principalement de la colère sociale de la population. En Libye, d’autres facteurs ont joué un rôle important. L’un des facteurs concerne le fait que les Etats-Unis sont revenus à l’idée de destituer le colonel. Ils ont activement travaillé à cet effet dans les années 1980, mais après une série d’échecs ils ont abandonné leurs plans. "Du point de vue de leurs intérêts, les Etats-Unis préfèrent avoir en Libye un gouvernement quelconque, pourvu que ce ne soit pas Kadhafi", a conclu la communauté du renseignement américaine trente ans auparavant. Le journaliste Bob Woodward, familier de ces structures, décrivait la stratégie de l’époque à l’égard de Kadhafi en tant que "mélange d’actions réelles et de désinformations." Cela incluait la propagation de rumeurs concernant le renforcement de l’opposition et la trahison dans l’entourage du colonel, ainsi que l’intimidation par des communiqués sur l’action militaire américaine imminente contre lui.

En élaborant cette stratégie, il a été tenu compte que le colonel exalté était très méfiant à l’égard de son entourage: "C’est un point faible psychologiquement." En effet, il est difficile de faire confiance aux autres après des dizaines de tentatives d’assassinat, d’autant plus que certains attentats étaient concoctés par ses amis les plus proches.

Mouammar Kadhafi y a été confronté immédiatement après la révolution contre la monarchie en 1969. Ainsi, en 1975 son collègue et condisciple Omar Moheichi s’est opposé à lui. Après la découverte du complot, il a réussi à s’enfuir en Tunisie, puis en Egypte.

 Aujourd’hui, il y a le sentiment que les Américains n’ont pas tenté de trouver quelque chose de nouveau, et ont simplement sorti les anciens plans des archives, dès que la situation en Libye eut commencé à s’aggraver en suivant l’exemple contagieux des pays voisins. Par exemple, la discussion sur une éventuelle intervention de l’OTAN dure depuis deux semaines, et fait songer au fameux "mélange d’actions réelles et de désinformations" qui ont pour but d’exercer une forte pression psychologique sur le colonel et sur son entourage.

Il y avait trois provinces

Mais est-ce que les successeurs de Kadhafi réussiront à garder le pays dans les frontières établies lors de l’indépendance en 1951 par les efforts du roi Idris? Avant cela, les trois provinces, la Tripolitaine, la Cyrénaïque et le Fezzan, existaient de manière pratiquement autonome. Le roi a d’abord formé un royaume uni fonctionnant sur le principe fédéral, et quelques années plus tard il a annoncé le passage à un Etat unitaire. Il a payé le prix fort pour cette union, en autorisant les bases militaires occidentales à se déployer sur son territoire et la transmission du secteur pétrolier et gazier du pays aux entrepreneurs américains et britanniques. En d’autres termes, il était contraint d’accepter une perte partielle de l’indépendance tant souhaitée. Seulement avec l’arrivée de Mouammar Kadhafi le pays est devenu vraiment indépendant et encore plus centralisé dans le cadre du nouveau système de "pouvoir populaire": la Jamahiriya. Toutefois, le peuple n’a pas reçu la liberté tant convoitée.

Et aujourd’hui, les tendances centrifuges se renforcent dans le pays en raison du mécontentement provoqué par le long règne de Kadhafi et la guerre civile. Il ne s’agit pas seulement des divisions géographiques entre les provinces économiquement disparates, où le Fezzan coupé de la côte est la plus pauvre, et la Cyrénaïque pétrolière à l’Est est la plus riche. En Libye, il faut également tenir compte de la structure tribale complexe de la population s’élevant à 7 millions d’habitants, dont la majeure partie vit selon les lois du droit tribal traditionnel. Comme le fait remarquer l’ethnographe libyen Faraj Abdelaziz Najm, "la Libye est peuplée par 140 tribus et clans, dont plus de 30 sont considérées comme très influentes dans la région." Selon lui, près d’une dizaine de tribus sont transfrontalières et étendent leur habitat à d’autres pays: l’Egypte, la Tunisie, le Maroc et même le Tchad. Et certaines tribus nomades sont même arrivées de l’Arabie saoudite.

Dans son activité, Mouammar Kadhafi dépendait de cette structure de la société. Et, malheureusement, il s’appuyait seulement sur les quelques tribus les plus proches, telles que Kadhafi ou Megrahi. Or, les représentants de la tribu Warfalla, bien que chérie par le gouvernement, se sentaient défavorisés et écartés de la répartition des postes de fonctionnaire et des postes de commandement au sein de l’armée. C’est probablement la raison pour laquelle certains cheikhs de cette tribu ont été parmi les premiers à soutenir l’opposition armée. Généralement, les tribus mènent de longues luttes les unes contre les autres, et on ignore ce qu’elles préféreront à l’avenir: la Cyrénaïque et la république de la Tripolitaine indépendantes, comme à une certaine époque, ou la Libye unie.

L’islam à défaut de l’armée

L’armée libyenne est peut susceptible de se porter garante de l’unité. Elle est déjà divisée par la guerre civile actuelle. Une partie des militaires est passée du côté de l’opposition, mais la majorité continue à défendre le colonel Kadhafi. Il ne s’agit pas là de mercenaires, qui étaient d’ailleurs présents dans les rangs de l’armée libyenne depuis quelques années et n’ont pas été engagés d’urgence en raison du conflit. Néanmoins, même si l’armée locale était bien équipée sous Mouammar Kadhafi, elle présentait un problème en termes de formation et de loyauté des officiers. "Le chef voyait dans l’armée une menace pour son pouvoir, ce qui était confirmé par les tentatives fréquentes de coups d’Etat de la part des officiers, et même des ministres de la Défense", a rappelé le spécialiste russe de la Libye, le directeur d’études de l’Institut d’études orientales de l’Académie des sciences de Russie, Anatoli Egorine. Selon lui, "les actions des officiers supérieurs contre le régime ont alarmé Kadhafi et ont conduit dès la fin des armées 1980 à la réduction du rôle de l’armée dans le pays."

Que pourrait donc empêcher la Libye de s’effondrer? Le scénario du milieu du XXe siècle pourrait se répéter, lorsque les puissances mondiales se sont entendues sur la préservation de l’unité de ce pays. Mais elles devront alors s’ingérer dans les affaires internes de ces territoires, ce qui ne manquera pas de décevoir l’opposition libyenne qui pourrait se retrouver sous la tutelle d’un gouvernement imposée de l’extérieur en échange du dictateur local.

L’ethnographe Faraj Abdelaziz Najm évoque une autre option. Selon lui, toutes les tribus et les provinces libyennes sont cimentées par "l’islam professé aujourd’hui pratiquement par tous les Libyens." Cela signifie que la clé de la conservation de l’unité est un parti islamique puissant ou une alliance de plusieurs partis islamiques. Mais est-ce qu’un tel règlement du problème plairait aux pays occidentaux?


Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

Repost0

Publié le 10 Mars 2011

Ce sont des toponymes qui doivent " sonner " aux moins avertis et moins intéressés en histoire ou géopolitique qui suivent l'actualité de la crise Libyenne : Tobrouk , Benghazi ,...

Bien sûr je fais référence à la campagne d'Afrique entre 1941 et 1943 , aux " rats du désert " , au " renard du désert " .

Comme il y a prés de 70 ans , l'essentiel des combats entre les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi et les forces de la sédition Islamiste se déroulent sur la frange côtière Libyenne , plus précisemment le long de l'ancienne Via Balbia .

Ceci pour plusieurs raisons :

- Les combats sont livrés pour le contrôle des populations et des villes , or toutes deux sont trés majoritairement situées sur le littoral .

- Le réseau routier , comme il y a 70 ans , permet des déplacements plus rapides tandis que le désert est innacessible - ou du moins difficilement accessible - aux véhicules et même aux blindés .

Comme je l'ai déja écrit , je n'ai nullement l'intention de décrire ou d'analyser les combats : Je laisse ce soin aux Clausewitz et aux Le May du clavier , journalistes , directeurs de conscience patentés , " experts " , " intellectuels " et mêmes les " intellectuels assis " chers à Michel Audiart , qui ont déja tous revêtus - notre philosophe national Lévy y compris - qui leur tenues de combat F1 - pardon Félin - qui leurs combinaisons de vol .

Je vous livre juste l'analyse de ces combats d'il ya 70 ans par une " plume " passée à la postérité : Le capitaine Sir Basil Liddel Hart .

Ces documents sont extraits de la sublime série Historia Magazine - 2e guerre mondiale - [ N°336 ] parue dans les années 1970 .

Je vous livre une troisième carte extraite de l'excellent " Les Generaux du desert " de Correlli Barnett .

Bien sûr , et vous l'aurez compris celui qui deviendra maître du Rimland Libyen empochera par accession comme butin de guerre le Hinterland  cad le Fezzan et ses richesses pétrolières . Il aura a sa disposition  les ressources et les corridors d'évacuation de ces ressources .

Mais le Fezzan posséde sa propre valeur géostratégique qui n'avait pas échappée à de Gaulle et à Leclerc : C'est un espace de projection du Sahara -Sahel vers la Mediterranée et inversement , plus particulièremment au travers de la Piste N°5 située dans le Fezzan Tripolitain et que Leclerc voulait conserver à la France aprés la seconde guerre mondiale .

Nos " amis Anglais " - agissant au travers de la monarchie Sénoussie Libyenne , celle dont se réclament les insurgés - nous en opnt expulsés en 1953 .

Lisons la profondeur de la pensée géostratégique du général Charles de Gaulle :

" Le Fezzan doit être la part de la France dans la bataille d'Afrique. C'est le lien géographique entre le Sud tunisien et le Tchad "

  La conquête du Fezzan est une nécessité imposée par l'avancée des Britanniques en Libye : "S'ils réussissaient à atteindre la frontière tunisienne, il serait essentiel que nous y soyons avec eux, ayant, au préalable, aidé à battre l'ennemi. Si, au contraire, celui-ci parvenait à les refouler, nous devrions tout faire pour concourir à l'arrêter avant qu'il ne submergeât l'Egypte."  [ Lien ]

Le Fezzan est une plateforme de projection à partir du Sahel à la fois vers la Tunisie et la Mediterranée Occidentale et vers l'Egypte et la Mediterranée Orientale .

Nul besoin de souligner la valeur de cet espace pour l'exportation des richesses minières de l'espace Sahelien , en particulier l'Uranium !

Cette valeur géostratégique du Fezzan , les services de renseignement Germano-Ottomans l'avaient aussi  parfaitement perçue  lors de la première guerre mondiale lorsqu'ils lancérent la révolte Sénoussie contre le Sahara Français , l' AOF et l' AEF ! D'ou l'importance des " évenements " actuels en Libye : Leur issue va conditionner tout le devenir de l'espace Saharo-Sahelien .

 

 

Panzer rollen in Afrika vor !  Reportage photo de Der Spiegel sur la prise de Ras Lanouf par les forces blindées gouvernementales Libyennes .

 

 

 

 

 

 Und wenn auch noch so wild
Der brit'sche Löwe brüllt,
Es nützt ihm nichts sein großes Maul,
Wir jagen ihn zu Tod.
Denn Jäger, die sind wir
Im weiten Jagdrevier;
Das Gadhafi  Korps in Afrika
Heia, heia Safari!

 

 

Guerredesert10001

Guerredesert20001

 

 Guerredesert30001 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #" Les evenements " survenus entre 1933 et 1945

Repost0

Publié le 10 Mars 2011

MOSCOU, 5 mars - RIA Novosti

 

Une division de missiles opérationnels tactiques Totchka-U (SS-21 Scarab selon la classification de l'OTAN) a été temporairement déployée  en Ossétie du Sud dans le cadre d'exercices, a déclaré samedi à RIA Novosti le vice-ministre russe des Affaires étrangères Grigori Karassine.

"Les systèmes de missiles Totchka-U ont été déployés sur le territoire de l'Ossétie du Sud afin de leur permettre de participer aux exercices de notre base militaire, le déploiement revêt un caractère temporaire", a indiqué  le vice-ministre, sans toutefois préciser la date de leur retrait.

Le diplomate a aussi annoncé que début mai, la Russie soumettrait à l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) un rapport sur les effectifs de l'armée russe présents en Ossétie du Sud et en Abkhazie.

Les troupes russes se trouvent en Ossétie du Sud conformément à un accord intergouvernemental bilatéral. La base militaire russe est dotée de 41 chars et de 151 véhicules blindés. Le nombre de militaires est limité à 4.000 personnes, mais il peut être modifié en cas de besoin.

Les Totchka-U sont des missiles tactiques à combustible solide d'une portée de 120 kilomètres. Ils peuvent être dotés d'ogives nucléaires, à fragmentation ou autres. Ils sont capables d'atteindre des cibles telles que des aérodromes, des bases militaires, des stations radars, et des dépôts de combustible.

Les troupes russes ont utilisé les missiles Totchka-U pendant la guerre en Tchétchénie.

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Defense

Repost0

Publié le 10 Mars 2011

La pêche Russe vient d'établir  un nouveau record en 2010 avec 4.1 Mio de tonnes de prises égalant les prises de la dernière année d'existence de l'URSS , 1991 .

La nouvelle a été annoncée par le directeur de l'agence fédérale des pêches Andreï Kraïniy lors d'une rencontre avec le Premier Ministre Vladimir Poutine .[ 1 ]

Aprés la disparition de l'URSS , les prises de la pêche Russe se sont effondrées de 20% pour descendre à 3.2 Mio de tonnes en 2005 . La Russie était alors au 9éme rang mondial en termes de prises , elle est désormais remontée au 6éme rang .

L'autre excellente nouvelle provient du secteur de la transformation : Désormais 77,5% des produits de la mer vendus en Russie sont transformés en Russie et cette part devrait atteindre d'ici 2 à 3 années 80% alors que le secteur de la transformation est en pleine modernisation .

L'autre tendance  constaté ces dernières années est un retour des pêcheurs Russes vers le marché Russe alors que ceux ci avaient pour habitude de privilègier les exportations vers la Novège et le Japon .Un phènomène  qui d'ailleurs commence à poser des problèmes aux industries de  transformation Norvégienne et Japonaise . Depuis le 1er Janvier 2009 toutes les prises effectuées dans la ZEE Russe doivent  être débarquées dans un port Russe .

Le gouvernement Russe a soutenu la création d'usines de transformation au Kamtchatka , à Sakhaline , à Mourmansk et à Moscou en garantissant les financements .

D'ici l'horizon 2015-2016 le secteur de la transformation subira en Russie une profonde modernisation .

Ce programme rentre dans le cadre de la doctrine de sécurité Russe en ce qui concerne la sécurité alimentaire . Il semble qu'en France cet aspect de la question est totalement négligé par nos chefs politiques et les planificateurs en matière de sécurité ...Ceux-ci ne semblent d'ailleurs avoir pour préoccupation que de sacrifier les hommes et les bateaux à chaque ukase Bruxellois .

Le Premier Ministre Russe a pris en charge personnellement le programme de modernisation de l'industrie de la pêche et de transformation des produits issus de la pêche et s'est rendu à de nombreuses reprises auprés des professionnels dans les régions de Mourmansk , d'Arkhangelsk et même du Kamtchatka .[ 2 ] - [ 3 ]

Parmis les priorités de la modernisation de la flotte de pêche Russe figure l'équipement systématique des chalutiers avec le système de navigation satellitaire GLONASS .[ 3 ]

L'autre défi que doit relever la Russie est la lutte contre la pêche illégale dans ses eaux territoriales , particulièrement en Extrême-Orient .

Les zones de pêche susceptibles de receler le plus grand potentiel pour la Russie sont la Mer de Barents dans l'Arctique ou un accord a été  signé avec la Norvége sur la délimitation du plateau continental et des zones de pêche - accord que les pêcheurs Russes critiquent - ainsi que l'archipel des Kouriles ou la tension reste vive avec le Japon .

Lors de sa visite sur l'archipel des Kouriles , le président Medvedev a témoigné de l'intêret des chefs politiques Russes pour ce secteur économique  dans dans cette région  en visitant une usine de transformation de poisson sur l'île de Kounachir . [ voir video ]

Le secteur de l'achipel des  Kouriles représente à lui tout seul un potentiel de 2.5 à 3 GUSD en produits bruts pour la pêche Russe , ce qui explique pour beaucoup les appétits Japonais pour cet archipel .Les professionnels Russes ont réussi cet exploit dans un contexte difficile comme en témoigne l'odyssée des navires - chalutiers et navires usines - pris par la banquise au début de l'année dans la Mer d'Okhotsk .

 

 

Liens :

[ 1 ] Председатель Правительства Российской Федерации В.В.Путин провел рабочую встречу с руководителем Росрыболовства А.А.Крайним

[ 2 ] Рыба клюет с головы

[ 3 ] В ходе рабочей поездки по Камчатскому краю В.В.Путин побывал на рыболовецком траулере «Михаил Старицын» и побеседовал в кают-компании с рыбаками  

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Géopolitique de la Russie

Repost0

Publié le 9 Mars 2011

Le Mouvement Ženes, qui suit avec une attention particulière la situation en Libye, dénonce le flot de désinformation et de mensonge qui s’abat sur ce pays et ses dirigeants. Une odieuse campagne de presse déclenchée par les grands médias des pays de l’Otan et ceux des pétromonarchies arabes déforme depuis trois semaines la réalité, diabolise le Guide libyen Mouammar Kadhafi et jette l’opprobre sur ses structures de défense.

 

Par son ampleur et son style, cette campagne de presse relayée par des Ong ad hoc rappelle celle déclenchée naguère par les mêmes contre la République Fédérale de Yougoslavie et la Serbie.

 

En parallèle à ce bombardement médiatique, en effet, ont été mis en place avec une extrême rapidité à New York, Londres et Bruxelles les mêmes instruments de « diplomatie coercitive » visant à isoler, affaiblir, diaboliser et abattre un Etat indépendant et souverain et ses dirigeants.

 

La vitesse avec laquelle les décisions du Conseil de Sécurité de l’Onu et des Etats et organismes sous l’influence des Anglo-Saxons ont été prises (comme l’exclusion du Conseil des Droits de l’Homme, la saisine du Conseil Pénal International et le « gel des avoirs » libyens) ainsi que la présence attestée de forces spéciales occidentales encadrant les rebelles indiquent que les troubles n’ont rien eu de spontané comme il a été prétendu. Comme elle l’a fait hier en Yougoslavie la « communauté internationale » a poussé ses pions réactionnaires et islamistes  dans un pays qu’elle veut occuper.

 

Dans le scénario d’un film déjà vu en Yougoslavie les Anglo-Saxons et leur suite nous assènent que les révoltés de Cyrénaique sont des « résistants à la dictature » de Mouammar Kadhafi qui «a massacre des civils » tandis que Bbc et Cnn font parler des diplomates retournés érigés en «seuls représentants légitimes» et mettent  en scène le «flot de réfugiés » aux frontières.

 

Véritable acte de guerre contre un Etat souverain la  «zone d’exclusion aérienne»  que l’Otan veut instaurer n’est pas faite pour  protéger des «manifestants» mais pour aider des rebelles armés, après que les porte voix du Département d’Etat et du Foreign Office aient publié des nouvelles fantaisistes et des bilans mensongers. Dès le début du film, les Ong sorosiennes Human Rights Watch et International Crisis Group se sont précipitées pour avancer qu’il fallait d’urgence porter «assistance aux civils» pour empêcher un « génocide » et un « désastre humanitaire ». La «responsabilité de protéger», variante sémantique du «devoir d’ingérence» et masque de l’«impérialisme humanitaire», sert une fois de plus de prétexte au déclenchement d’une scélérate expédition militaire américano-occidentale avec la complicité de la Société des Nations (Onu).

 

Déjà employées dans les Balkans et en Mésopotamie, ces déclarations et mesures sont celles qui précèdent  les agressions de grande envergure. A l’opposé de cette propagande formatée la vérité est que les résistants sont ceux qui résistent à l’agression des médias, des organismes et des pions actionnées par un Empire américain qui se nourrit de guerres.

 

C’est pourquoi dans les circonstances dramatiques actuelles le Mouvement Ženes:

 

-          Accuse les Anglo-Américains et leur Infanterie coloniale arabe et européenne de conduire une nouvelle guerre d’agression contre un Etat indépendant et souverain dans une zone stratégique du Sahara disposant d’importantes ressources en pétrole et gaz.

 

-          Dénonce l’attitude méprisable du Gouvernement aligné de Serbie qui paradait hier encore en Libye et qui, au coup de sifflet des Etats-Unis et de l’Ue, s’est aligné servilement sur les positions de la soi disant communauté internationale.

 

-          Manifeste  son entière solidarité avec la Jamahiriya Arabe Socialiste libyenne, à son peuple et à son Guide dans la situation dramatique où ils ont été mis et dont les coupables sont, une fois de plus, les Occidentaux.

 

-          Rappelle son indéfectible attachement aux femmes et aux hommes libres de Libye odieusement agressé par l’impérialisme américain et ses valets.

 

-          Appelle les organisations nationales progressistes et non alignées de Serbie, des Balkans et d’Eurasie à se mobiliser pour défendre, quoi qu’il arrive, la justice et la liberté.  Ces dernières ne consistent pas, en effet, en la défense virtuelle d’individus et de groupes dressés contre leur patrie par l’ingénierie des centres financiers impérialistes mais dans l’affirmation vivante et dynamique d’Etats et de nations indépendants et souverains au sein d’un monde multipolaire dans lequel les peuples unis et solidaires puissent trouver pleinement l’expression de leur identité et de leur liberté.

 

Belgrade le 7 mars 2011

           La présidente du Mouvement  Ženes :

 

           Dr Mila Aleckovic Nikolic

 

           javljamse@zenes.org

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Opinions

Repost0

Publié le 7 Mars 2011

La possibilité d'une agression à dominante voir exclusivement Franco-Anglaise contre la Libye se précise d'heure en heure comme le souligne Jean Guisnel dans son blogue .[ Lien  ]

 C'est malheureusement ce que j'avais prévu en son temps lorsque j'évoquais l'accord militaire Franco-Britannique signé début novembre 2010 : La remise au gout du jour du projet des " Armées Impériales Conjointes " ou des " Armées Coloniales Conjointes " , un vieux rêve post-Fachodien évoqué par le Maréchal Lyautey et Kitchener . Je craignais un interventionnisme interminable en Afrique , nous y sommes ! Déja poussée au crime par l'Angleterre en Côte d'Ivoire , la France se laisse entrainer  en Libye [ 1 ]

On commence d'ailleurs à voire poindre en Europe les césures de l'époque : Allemagne et Italie contre France et Angleterre .

Qui s'en étonnerait !

Il faut toutefois ajouter que Lyautey précisait  ,avec justesse , " La France ne sera toujours que le brillant second de l'Angleterre [ dans ce schéma ] " .

Toute honte bue , la France s'engage aux côtés et sous la houlette de ceux qui l'ont expulsé du Fezzan en 1953   .

Qu'espèrent donc les chefs politiques Français dans ce pitoyable remake de l" Intervention de Suez " ? Combien d'arpents de désert du Fezzan notre coq espère t'il gratter ?

Vauvenargues ecrivait avec raison : " La servitude abaisse les hommes jusque s'en faire aimer " .

 

L'autre aspect est liè à la technologie militaire et plus particulièremment les systémes de detection aérienne . Jean Guisnel écrit :

Les moyens à mettre en oeuvre sont en cours de définition. Ils concernent tout d'abord la guerre électronique, d'autant moins difficile à engager que tous les systèmes-radars libyens sont soit de fabrication européenne soit de fabrication russe. Autant dire qu'ils n'ont aucun secret pour les services de renseignements occidentaux qui les neutraliseraient sans même avoir à les détruire

 

L'achat d'un système d'armes à l'étranger est une question de souveraineté et signifie confier une partie de sa souveraineté à un autre état . Le géopolitologue Argentin Norberto Ceresole *  ,qui fut en son temps conseiller du président Hugo Chavez  , avait observé comment la France aida le Royaume-Uni à développer des contre-mesures contre le missile Exocet lors de la guerre des Malouines et comment l'armée Venezuelienne fut handicapée dans ses missions le long de la frontière Colombienne en raisons de ses communications Made In Israel . A cette aune il conseilla le président Hugo Chavez  de se tourner vers la Russie et la Chine pour ses achats de système d'armes critiques et en particulier ceux concernant la défense aérienne . Comme il le soulignait  avec raison " Ceux-ci ne sont certainement pas invulnérables mais au moins on est sûr que quelqu'un ne pourra pas les bloquer en appuyant sur un bouton " . Norberto Ceresole faisait allusion à la possibilité  de " brider " des systémes d'armes comme des radars , des missiles et même des torpilles . Pratique désormais courante dans les ventes à l'export au delà de la fourniture de versions Low-Tech .

Cette simple petite phrase écrite avec beaucoup d'intelligence par M. Guisnel montre que tout état qui s'engage dans un achat de systémes d'armes complexes et renfermant de l'électronique en " Occident " serait bien avisé d'évaluer sur une période de 15 à 20 ans ,voir plus mais là il devient obsolète , les possibiltés d'un conflit avec cet " Occident " surtout si cet Occident est la fameuse auto-proclammée " communauté internationale "  : Les possibiltés d'un conflit entre l' Autriche ou la Finlande avec un état Latino-Amériacin , Africain ou Asiatique sont innexistantes !

  C'est ce qui explique , au delà de toutes autres raisons ,  les " craintes " de Washington face à la pénétration du marché Latino-Américain par les " marchands de canon " Russes et Chinois ! [ lien ] 

Une chose est sûre ! En cas d'intervention étrangère , sous quelque forme que ce soit , les " démocrates Libyens " qui s'empareront du pouvoir n'auront que la légitimité de ceux qui arrivent au pouvoir avec les baillonettes de l'étranger ou dans les fourgons de l'étranger .

Dans ce " conglomérat de tribus " qu'est la Libye , comme le souligne avec justesse un officier général Français , cela signifie à terme de grands risques d'une  partition du pays . Mais peut-être est-ce ce que l'on recherche ?

 

 * Lire l'indispensable :  Tecnología militar y estrategia nacional

 

Articles associés :

[ 1 ] Le " Parti Bourgignon " : Lyautey et Paul Stehlin en ont révés ... 

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

Repost0

Publié le 6 Mars 2011

Il est inutile d'épiloguer sur  la dangerosité du sieur Saakachvilli pour la paix et la stabilité du Caucase mais sa dernière initiative risque encore d'y agraver les tensions .

Alors que son régime est au prise avec le mécontentement de la minorité Arménienne , qu'il se refuse à intégrer les Turcs Meshkètes , sa dernière lubie ne va certainement pas accroître la stabilité de la région .

Confronté à la faible productivité de son secteur agricole , l' Ubu de Tbilissi se propose ni plus ni moins que de faire venir en Géorgie un millier de fermiers d'ascendance Boer d' Afrique du Sud .

Le gouvernement Géorgien en leur offrant de vastes domaines pour une bouchée de pain , des primes à l'installation espère relancer son secteur agricole et plus particulièrement le secteur viticole . Cette immigration représenterait avec les familles un apport de 4000 à 5000 personnes de tradition Huguenote alors que 9000 Turcs Meshkètes de confession musulmane sunnite attendent d'être rappatriès en Géorgie sur les terres de leurs ancêtres . Au delà de la volonté de revitaliser le secteur agricole Géorgien on peut donc légitimement soupçonner M.Saakachvili de vouloir modifier la composition ethno-culturelle de la Géorgie . On peut d'autre part "s'étonner" qu'alors que de nombreux indices confirment le soutien de Tbilissi aux terroristes islamistes du Caucase , les chefs politiques Géorgiens refusent le retours des Turcs Meshkètes musulmans .

En octobre 2010 un groupe de fermiers Boers a ainsi pu faire un " tour du propriétaire " d'exploitations viticoles et s'est vu offrir jusqu' à des plaques minéralogiques personnalisées .

Au delà des tensions communautaires qu'une telle immigration risquera inévitablement  d'engendrer , les agriculteurs géorgiens " de souche " se posent la question de savoir pourquoi  leur gouvernement est prêt à accorder de tels avantages à des étrangers alors qu'il refuse toute aide - au nom de sa politique ultralibèrale - à des nationaux .

Mais le pari de l' Ubu de TbIlissi n'est pas gagné : Sur les 90 Afrikaners qui ont déja pu visiter le Caucase , aucun d'entre eux n'a entrepris une démarche pour y émigrer !

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

Repost0

Publié le 5 Mars 2011

Un groupe de " citoyens ordinaires " de la République de Kabardino-Balkarie serait il en train de devenir la " troisième force " dans le Caucase en déclanchant une guerre contre les terroristes Islamistes ? Serait -ce une " Opération Oiseau Bleu " - à l'image de celle imaginée  par l'ethnologue Jean Servier* en Kabylie dans les années 50 - de contre-guerilla montée par les " services " Russes et les unités des " structures de force " de la république de  Kabardino-Balkarie ? Un -  спецпроект - un " projet spécial " ?

 

 

Les "Faucons Noirs"- Черные ястребы-  un  mouvement de citoyens prêts à entrer en guerre contre les terroristes islamistes en Kabardino-Balkarie ont reçu vendredi le soutien d'un sénateur Russe jugeant leur apparition "naturelle", compte tenu de la radicalisation des extrémistes islamistes dans cette région du Caucase.

"Les terroristes barbus prônent un ordre islamique sévère qui n'a rien en commun avec les valeurs européennes, et par conséquent, l'apparition d'une telle structure clandestine en Kabardino-Balkarie est tout à fait naturelle", a déclaré Alexandre Torchine, premier vice-président du Conseil de la Fédération et également membre du comité national antiterroriste Russe (NAK). [ lien ]

 "Je pense que les forces de l'ordre locales ne devraient pas lutter contre ces honnêtes gens des Faucons Noirs, qui combattent le wahhabisme, mais les utiliser car ils pourraient devenir un bon réseau d'informateurs", a ajouté M. Torchine .

 Le mouvement des "Faucons Noirs" qui est apparu en Russie en février prône dans ses discours l'action armée contre les  terroristes .

"Ces animaux (...) tirent et posent des bombes contre la police, contre leurs propres voisins, des hommes, des femmes, des personnes âgées, des jeunes", a déclaré un membre des "Faucons Noirs" dans une vidéo diffusée en février, où il apparaissait avec deux autres dans un habit noir ne laissant entrevoir que ses yeux.

"S'ils continuent (à tuer nos enfants), nous tuerons leurs enfants", a déclaré un membre du mouvement, le visage masqué et la voix modifiée, dans une interview diffusée mardi par la chaîne de télévision Russe Ren TV . [voir video ] .



Ce groupe  semble déja susciter une crainte certaine chez les terroristes Caucasiens - mais aussi chez les centres analytiques Etasuniens comme la Jamestown Foundation ,  Foreign Policy et même de CNN [ Lien ]   -  comme le confirme cet article signé de Ruslan Sinbarigov sur le  site terroriste Kavkaz-center qui les accuse d'être des " Tchékistes " cad des membres des " structures de force " . [ lien ]  La menace est telle que certains chefs terroristes  ont d'ailleurs appellé à la " mobilisation " pour " protéger nos femmes et nos enfants " . Le 13 février dernier  , l'auto-proclammé " Emir Abdallah " de la soi-disante " Wilaya de Kabardino-Balkarie et Karachaï " lançait ainsi une Omra qui faisait office d'ordre de mobilisation générale - y compris des groupes terroristes hivernants  - en raison de possibles attaques contre les " familles des Moudjahidines " .[ Lien ] L'autre danger mortel pour le terrorisme Caucasien est l'utilisation au delà de la religion de l'ethnicité par les " Faucons Noirs " . Le mystérieux interlocuteur parlant au nom  des " Faucons Noirs " a ainsi déclaré " Jamais des Kabardes ou des Balkares n'ont combattu sous la coupe d'un Tchétchène " faisant allusion à l'ethnie dont est originaire le chef terroriste Dokou Oumarov et critiquant l'allégence du " jamaat de Kabardino-Balkarie et Karachaï " dirigé par Asker Chapuyiev . Dans une première déclaration publiée sur le site associatif You Tube , un des membres du groupe a déclaré que " Nous ne leur - les terroristes NDLR - permetterons pas  de s'emparer de nos terres et y imposer leur loi . Nous voulons vivre notre vie . Nous voulons chanter nos chansons . Nous respecterons ceux qui nous respectent . Nous ne parlerons jamais la langue des arabes  ." [ voir première video ]

En soulignant la diversité ethno-culturelle du Caucase y compris dans les diverses formes de la pratique de l'Islam qui s'y sont développées , les " Faucons Noirs " battent en brêche le discours unificateur des terroristes Caucasiens qui prônent un " Emirat du Caucase " uni.

  

Divide et Imperae .

 

Quel qu'ils soient , les " Faucons Noirs " ont déja remporté une victoire en obligeant les terroristes Caucasiens à combattre désormais sur deux fronts et à se protéger , eux et leurs familles , d'éventuelles attaques  de personnes évoluant comme des " poissons dans l'eau " au sein de la population civile de la RKB .  

 

 

Ces dernières semaines les chefs politiques Russes ont multiplié  les déclarations sybillines concernant leur stratégie sécuritaire dans le Caucase .

Ces déclarations ont provoqué comme réaction de la part des terroristes Caucasiens un flot de publications  accusant le " Kremlin " d'être à l'origine du mouvement des "Faucons Noirs " lorsque celui-ci a a fait surface au mois de février :

"Il faut identifier les forces cherchant à empêcher la tenue des Jeux olympiques et les poursuivre en justice, s'il s'agit des citoyens de notre pays. Il y a également des problèmes liés avec notre voisin, la Géorgie. Il faut donc que le ministère des Affaires étrangères, les organes judiciaires et les structures coercitives fassent tout ce qui est en leur pouvoir pour accroître leur vigilance", a indiqué le président Medvedev  lors d'une visite au site olympique de Krasnaïa Poliana le 18 février dernier .

Toujours le 18 février 2011 , Nikolaï Simakov responsable du MVD pour le District Fédéral du Nord-Caucase - GU MVD - déclarait dans une interview qu'il souhaitait une " attitude pro-active de la population "dans la lutte contre le terrorisme tout en voulant réduire les possibilités de ravitaillement et de soutien de la guérilla au sein de la population urbaine . [ lien ]

 Auparavant , le 1er février , le président de la RKB Arsen Kanokov avait annoncé des " mesures adéquates " contre les terroristes tout en soulignant la responsabilité des familles - restées en ville -  des terroristes " qui courent dans les bois " . Il a toutefois precisé  sa volonté de " rester dans le cadre de la loi " . [ lien ]  

 

Spetsprojekt  des " structures de forces " ou initiative d'une population lassée par le terrorisme des  " barbus de la forêt " qui se constitue en groupe d'autodéfense , l'implication des populations locales dans la lutte contre le terrorisme est desormais une réalité dans le Caucase  Russe et l' " Occident " ne peut pas en ce domaine se poser en étalon de vertue . La guerre contre le terrorisme  est une " guerre sale " et n'en déplaise aux âmes chagrines , les postures moralisatrices n' y sont pas de mise .Les  éxecutions extra-judiciaires  - Les " Opérations Homo " de la guerre d'Algérie - dans le cadre d'un tel conflit sont justifies par la nature des criminels qu'elles visent .

 

* Né à Constantine en 1918, décédé le 1er mai 2000, Jean Servier fut un des meilleurs découvreurs de la "civilisation berbère", qu'il a mise en valeur après l'avoir étudiée sur le terrain de 1949 à 1955. La spécificité berbère, manifestée par l'opposition de la wilaya 3 à Ben Bella en 1962, puis par le printemps kabyle de 1980, est revenue sur le devant de la scène en 2001, démentant ainsi les partisans de la Révolution Algérienne et de l'arabisme, pour lesquels il s'agit d'un mythe forgé et imposé par le colonialisme. 

 La connaissance acquise dans les villages berbères d'Algérie, et les amitiés qu'il s'y est faites, l'ont conduit à s'engager dans la lutte contre le FLN de 1954 à 1958. Le terrorisme, les meurtres d'enfants, la torture des femmes, la résurgence du rêve sanglant du djihad renforcent encore son engagement .sur Stratisc









Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #psyops - guerre secrête

Repost0

Publié le 5 Mars 2011

Depuis le début de la " révolte Libyenne " , les média et commentateurs des relations internationales Serbes ont noté de nombreuses ressemblances dans l'attitude et les postures de l' " Occident " vis à vis du colonel Mouammar Kahdafi en comparaison de celles qui prévalaient avant l'agression contre la Serbie de Slobodan Milosevic en 1999 .

Un analyste averti notera que la " propagande de guerre " qui envahit peu à peu nos journaux et nos écrans de télevision depuis que les " forces démocratiques " peinent à faire avancer leur coup d'état - il faut appeler les choses par leur nom - est calquée sur celle qui existait à l'époque , elle reprend point par point ces fameux " dix commandements " analysés par l'historienne Anne Morelli .

Andreï Fediachine, le commentateur militaire de Ria Novosti , décortique ces points communs entre la situation Yougoslave de 1999 et la " guerre qui vient " en Libye .

 

 

Le président américain Barack Obama a enfin annoncé qu’il n’excluait aucun scénario de règlement du problème libyen, politique ou militaire. C’est la première fois que la Maison Blanche le déclare aussi directement.

Hélas, l’opposition n’arrive pas à renverser rapidement Mouammar Kadhafi et à faire la révolution en limitant le nombre de victimes. On assiste certainement au recours à la tactique visant à faire fuir Kadhafi en exerçant sur lui une pression de l’extérieur et de l’intérieur. En recourant à la diplomatie, aux sanctions et aux moyens militaires. La diplomatie et les sanctions ont déjà été utilisées. Désormais, l'utilisation de l’arsenal des moyens militaires apparaît également comme une solution.

"Intervention libérale"

Auparavant, on aurait appelé cela la "diplomatie de la canonnière", mais aujourd’hui cette expression ne convient plus tout à fait. On s’est souvenu du terme "interventionnisme libéral." Et tout commence à rappeler le "schéma yougoslave." On semble revivre les bombardements de 1999.

Et même les "instruments" sont parfaitement identiques. Même les navires. Même le mois coïncide: les bombardements de la Yougoslavie par les Etats-Unis et l’OTAN ont commencé le 24 mars. Il ne reste plus qu’à attendre la création d’une zone d’exclusion dans l’espace aérien de la Libye (ce qui a été fait à l’égard de la Yougoslavie).

 

Les consultations à l’ONU se tiennent tous les jours et des événements surprenants peuvent être observés dans cette "arène." On a bien sûr le droit de haïr Kadhafi de toutes ses forces (ou en tous cas ne pas apprécier le dictateur à demi-fou), mais au sein de l’ONU on assiste à des débordements étranges, la hâte et la perfidie. Par exemple, le procureur général de la Cour pénale internationale pénale, l’Espagnol Luis Moreno-Ocampo a annoncé le 3 mars que la Cour a "pris bonne note" du cas Kadhafi et de ses fils, et qu’elle ouvrait une information judiciaire sur l’éventuel violation des droits de l’homme. Formellement, il a raison: le 26 février la Conseil de sécurité des Nations Unies a ordonné l’enquête. Etant donné que la Libye n’est pas signataire du Statut de Rome de la Cour, seul le Conseil de sécurité peut autoriser ce genre de démarche.

 

 

Le plus intéressant est que la résolution a été approuvée à l’unanimité par les 15 membres du Conseil de sécurité, dont trois membres permanents: les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les Etats-Unis et la Russie n’ont pas ratifié le Statut de Rome, ne reconnaissent pas sa juridiction et, par conséquent, ne font pas juridiquement partie des membres du Statut. Ils émettent des réserves concernant le droit de la Cour de juger leurs citoyens. Quant à la Chine, elle ne reconnaît pas la Cour du tout. Les Américains ont même insisté pour que la résolution comporte une clause stipulant que leurs citoyens ne sont pas soumis à la juridiction de la Cour. Au cas où ils devraient débarquer en Libye avec une mission militaro-humanitaire. Ce n’est plus de la perfidie, c’est de l’hypocrisie pure et dure: on juge tout le monde, mais on ne peut pas nous juger.
Les forces d'intervention en Libye sont pratiquement prêtes

Depuis la fin de la première semaine de février, une importante concentration militaire des Etats-Unis et de l’OTAN s’est formée au large des côtes libyennes. Le porte-hélicoptère d’assaut américain USS Kearsarge, le bâtiment de débarquement USS Ponce et le sous-marin nucléaire USS Scranton ont déjà traversé le canal de Suez et sont arrivés le 4 mars dans le golfe de Syrte. Tous font partie du groupe de débarquement méditerranéen de l’unité tactique de la marine américaine sous le commandement du porte-avions USS Enterprise. Ce dernier se trouve actuellement en mission au Nord de la mer Rouge. La Libye est à portée immédiate.

Seules la Russie et la Chine se prononcent ouvertement contre l’intervention militaire. Les autres membres du Conseil de sécurité possédant le droit de veto "n’excluent aucun scénario", mais reconnaissent que la sanction de l’ONU est nécessaire pour intervenir.

Les déclarations sur la nécessité de l’accord du Conseil de sécurité pour l’intervention militaire est une sorte de mantras à l’ONU qui précèdent une rupture décisive avec les normes du droit international.

Et cela ressemble également à tout ce qui a précédé l’opération en Yougoslavie Force alliée, selon la codification OTAN, ou Ange miséricordieux, selon la codification américaine. Au printemps 1999, la Russie et la Chine ont bloqué la sanction de l’intervention militaire contre la Yougoslavie. L’OTAN a commencé les bombardements sans aucune autorisation, en violant la Charte des Nations Unies, en n’obéissant qu’à ses propres Statuts. Et de toute manière ces Statuts ont reçu une interprétation tellement "large", que toute ingérence peut désormais se faire car tel est le bon plaisir des pays membres. Le fait est que la Yougoslavie n’avait attaqué aucun pays de l’OTAN, et la situation dans le pays ne présentait aucun danger pour l’Alliance. D’ailleurs, la décision de bombarder a également été prise par un président démocrate, Bill Clinton, et non pas par un républicain sanguinaire. Les mauvaises langues affirment toujours que la "pacification yougoslave" était nécessaire pour détourner l’attention de l’opinion publique des Etats-Unis du scandale lié à Monica Lewinsky, au mensonge du président au Congrès et à la perspective de sa destitution.

Ce n’est pas le cas de Barack Obama. Au contraire, il a déjà deux guerres "sur le dos", et n’en a pas besoin d’une troisième. Mais la pression exercée sur la Libye, visant à faire fuir Kadhafi, ne constitue pas une menace de troisième guerre. Kadhafi a tellement épuisé ses propres ressources que seules les forces dépendant désespérément du régime le soutiennent.

Par contre, Barack Obama pourrait devoir faire face à un problème plus grave que le Kosovo: l’augmentation des prix du pétrole menace déjà de stopper le rétablissement économique et, par conséquent, de réduire considérablement ses chances d’être réélu l’année prochaine. On ne plaisante pas avec ce genre de choses.
Encore un peu de sang et ça ira

Pour l’instant la concentration des bâtiments de guerre au large de la Libye est une simple démonstration de force, un moyen de pression. Toute guerre ou intervention nécessite des raisons. Ou des prétextes. La guerre en Afghanistan avait une très bonne raison: les attentats du 11 septembre 2001 à New York. George W. Bush n’avait qu’une seule solution: l’invasion. La guerre en Irak n’avait aucune raison valable, mais le prétexte a été fabriqué: il s'agissait de la prétendue création par Saddam Hussein d'armes de destruction massive. Il s’est avéré que c’était un mensonge du début jusqu’à la fin.

L’invasion de la Libye n’a aucune justification juridique internationale. Pour l’instant.

Mais les actions de Kadhafi pourraient donner des raisons de le faire. Personne ne parle pour le moment d’intervention militaire. Mais nul ne nie sa probabilité. Les déclarations du type "il est trop tôt pour parler des actions militaires" sont accompagnées par le refrain disant que si l’effusion de sang continue, rien ne peut être exclu. Cela ressemble à "encore un peu de sang et on ne se retiendra plus."

Des communiqués en provenance de la Libye parlent déjà de "l’offensive des forces fidèles à Kadhafi" contre les villes rebelles à l’Est du pays et des centaines de morts.

Il faut "pousser" Kadhafi encore un peu à réprimer les villes révoltées, et il y aura suffisamment de sang pour l’invasion. Les congressistes américains républicains exigent directement l’intervention.

Les préparatifs actuels en mer Méditerranée ne sont pas un simple "redéploiement des forces" de la marine américaine juste au cas où. Les préparations militaires ont toujours une certaine "masse critique", une limite, au-delà de laquelle les actions sont inévitables.

Les composantes matérielle et financière sont pratiquement prêtes pour franchir cette limite. Les navires qui mouillent au large des côtes libyennes ne sont pas des boîtes d’allumettes. Le porte-hélicoptère USS Kearsarge est l’un des plus grands bâtiments de débarquement d’attaque de cette classe, ayant un déplacement d’eau de 40.000 tonnes et une longueur de 253 mètres. Il embarque à son bord plusieurs dizaines d’hélicoptères, de missiles, d’engins de débarquement, plus de 2.000 fantassins de marine. Qu’il soit dit en passant, c’est le même Kearsarge qui en 1999 opérait près des côtes yougoslaves, débarquait les troupes de marines, de renseignement et de sabotage. Les premières forces américaines qui ont touché le sol yougoslave ont été débarquées par ce bâtiment. Le bâtiment de débarquement USS Ponce, ayant un déplacement d’eau de 17.000 tonnes, a également participé à l’opération en Yougoslavie. De même que le sous-marin nucléaire USS Scranton. Ces classes d’engins sont dotées de missiles de croisière, mais le plus important, ils sont spécialement adaptés pour des missions secrètes de débarquement et de sabotage près des côtes de l’ennemi.

Les bombardements de la Yougoslavie en 1999 n’étaient pas conduits seulement par des porte-avions (à l’époque l’USS Theodore Roosevelt), mais également par les bases aériennes italiennes et françaises et les porte-avions français et britanniques. Et toute cette "armada" est aujourd’hui bien plus proche de la Libye que de la Yougoslavie de l’époque.

D’ailleurs, Londres a déjà annoncé qu’il envoyait pour le sauvetage d’environ 20 pétroliers britanniques, coincés quelque part au Sud-Est de la Libye, des unités de la force spéciale SAS. C’est l’équivalent du Navy Seals américains ou de l’unité Alpha russe.



Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

Repost0