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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 23:31
Les possibilités de conflits dans l'arctique sont multiples . Je vous déja présenté un scénario établi par " The institute of the North " , classé comme étant le plus critique , opposant des méthaniers Chinois escorté par des brise-glaces Russes à la marine Japonaise au débouché de la Route Maritime Nord  .[ 1 ]
Des internautes ont réalisé une fausse page Wikipedia sur la Guerre Russo-Norvègienne de septembre2010- janvier 2011 qui se déroule dans la Mer de Barents et au Finnmark .
Tous les élèments présentés depuis le début de ce blogue sont utilisés : Le conflit de souveraineté sur le plateau continental arctique dans la Mer de Barents - La " zone grise " - et la proposition Russe d'une mise en valeur conjointe des ressources pétrogazières de cette zone refusée par la Norvège  [ 2 ]  , les US Marines déployés dans le cadre de l'exercice COLD RESPONSE 2010 [ 3 ]  et y compris les activistes du mouvement pacifiste " STOP-NATO ! " .
Je vous laisse apprécier [ 4 ] .
L' " invasion  "des blindés Russes est la réminéscence d'une vieille peur datant de 1968 : Lors de manoeuvres Soviètiques dans la péninsule de Kola début juin 68 - le 8 juin 1968 -  les observateurs Norvègiens ont cru à une invasion du Finnmark et la chaîne de commandement Norvégienne mit ........32 heures pour réagir .[ 7 ]
Le conflitde 2010-2011 n'est pas décrit dans sa totalité et il reste par exemple à décrire la contre-offensive de l'OTAN .
Avis aux amateurs !
L'article est particulièrement bien fait puisque le " reductio ad hitlerum "  du ministre Suèdois Carl Bildt calque celui qu'il a fait lors de l'agression Géorgienne contre l'Ossétie du Sud .
Carl Bildt s'exprimait avant-hier en compagnie de Radek Sikorski dans les colonnes du The New York Times ou il réclame ingénument la démilitarisation nucléaire tactique de Kaliningrad et de la péninsule de Kola .[ 5 ]
Incroyable à l'heure ou la Pologne ne cesse de militariser ses frontières avec la Russie dans la région de Kaliningrad avec le déploiement de missiles Patriot ainsi qu'avec le projet d'une nouvelle base sur la Baltique .


" Le gouvernement Norvégien a violé de manière délibérée les lois internationales en se saisissant de ressources naturelles dans les eaux territoriales Russes . Nous agissons en état de lègitime défense et les opérations militaires continueront tant que la Norvège ne renonce pas à ses prétentions sur les eaux contestées .
C'est une question à résoudre entre les gouvernements Norvègiens et Russes "

Vladimir Poutine - 11 septembre 2010

Heureusement toutefois que la lecture de l'actualité nous montre que les relations Russo-Norvégiennes sont moins conflictuelles . Le MAE Russe Serguei Lavrov recevait aujourd'hui mercredi son homologue Norvègien Jonas Gahr Störe .  [ 6 ] La semaine dernière une délégation de garde frontières Russes de la région de Mourmansk a rendu visite à ses homologues Norvègiens dans la garnison de Sør-Varanger . Cell- là même ou les guetteurs Norvègiens virent s'avancer en 1968 les blindés Soviètiques .
Un protocole d'accord a été conclu sur l'échange de données entre la garde côtière Norvègienne et la garde côtière Russe concernant les activités de pêche illègales .
Pour combien de temps ?

Liens :
[ 4 ]Scenario: Russo-Norwegian War (Cold Response)
[ 5 ]Next, the Tactical Nukes - Editorial de Carl Bildt et de Radek Sikorski dans The New York Times du 1 février 2010 .
[ 6 ]Russie-Norvège: vers le renforcement de la coopération - Depêche de Ria Novosti du 3 février 2010 .
[ 7 ] Ville skutt sovjeterne på grensen - Article de NRK sur la " Grande Peur de 1968 " avec des documents déclassifiés .

Articles associés :
[ 1 ]" The Great Arctic War " : " La Guerre au dessus du continent blanc " vue par un think-tank Etasunien
[ 2 ]Des progrés dans la délimitation du plateau continental de la Mer de Barents entre la Russie et la Norvège .
[ 3 ]COLD RESPONSE 2010 :Des US Marines aux portes de la péninsule de Kola

http://www.nrk.no/contentfile/file/1.6292873!f169CropList/img650x367.jpg

http://images1.wikia.nocookie.net/future/images/5/53/Russo-Norwegian_War_TV2_Nyhetskanalen_Russian_Tanks.png



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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 22:27

NEW DEHLI, 1er février - RIA Novosti
La nouvelle doctrine militaire russe sera prochainement approuvée par le président Dmitri Medvedev, a annoncé lundi à New Delhi le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev.

"La nouvelle doctrine militaire est pratiquement adoptée et le décret l'annonçant sera bientôt signé", a-t-il indiqué dans une interview aux journalistes.

M.Patrouchev a en outre souligné que l'entrée en vigueur de la nouvelle doctrine n'était en aucun cas liée aux négociations russo-américaines sur la signature d'un nouveau traité de réduction des armements stratégiques (START).

"L'adoption de la doctrine a été freinée pour des raisons bureaucratiques et non par le retard pris dans la signature d'un nouveau traité START", a-t-il fait savoir.

Elaborée sur demande du président et chef suprême des armées russe Dmitri Medvedev, la nouvelle doctrine militaire stipule notamment que la Russie est en droit de effectuer des frappes nucléaires préventives [ 1 ]  et tient compte de nouveaux risques, dont la lutte pour les ressources énergétiques, l'élargissement de l'OTAN, la prolifération des armes de destruction massive, dont nucléaires, et le terrorisme international.

Selon le responsable, le projet de nouvelle doctrine militaire russe est entièrement conforme au doit international et s'appuie sur la Charte de l'ONU.


Liens :
[ 1 ] Russie: la nouvelle doctrine militaire prévoit des frappes nucléaires préventives - Depêche de Ria Novosti du 30 novembre 2009 .

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 21:07
MOSCOU, 3 février - RIA Novosti

Le groupe français Total et le producteur de gaz indépendant russe Novatek achèvent la création d'une coentreprise qui exploitera le champ de gaz de Thermokarst, en Sibérie occidentale, a annoncé mercredi à Moscou Pierre Nerguararian, chef de la représentation du Total en Russie.

Total et Novatek s'apprêtent à créer une nouvelle compagnie conjointe, la question sera réglée d'ici quelques jours, a indiqué M.Nerguararian lors de la conférence "Plateau continental de Russie".

Situé dans le district autonome des Nenets du Iamal (région arctique), le gisement de Thermokarst possède un potentiel de plus de 47,3 milliards de m³ de gaz et près de 10,3 millions de tonnes de condensats. Novatek et Total ont l'intention de lancer le projet en 2011, selon le site officiel de Total.

Le 27 novembre dernier, un accord sur la mise en valeur du champ de Thermokarst a été signé à Paris par le directeur général de Total Christophe de Margerie et le représentant du Conseil d'administration de Novatek Leonid Mikhelson en présence du premier ministre russe Vladimir Poutine, en visite de travail en France.

Le 24 juin 2009, Total a signé un accord pour l'acquisition de 49% de Terneftegaz, filiale jusqu'alors détenue à 100% par Novatek qui en conserve une participation de 51%. Terneftegaz détient une licence pour le gisement de Thermokarst .

 http://fr.beta.rian.ru/images/18543/79/185437952.jpg


RIA Novostigisement de gaz et de condensatsGaz: Total et Novatek achèvent la création d'une coentreprise en Russie

22:17 03/02/2010 Le groupe français Total et le producteur de gaz indépendant russe Novatek achèvent la création d'une coentreprise qui exploitera le champ de gaz de Thermokarst, en Sibérie occidentale, a annoncé Pierre Nerguararian, chef de la représentation du Total en Russie.>>

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:27

Il n' ya pas que dans l'Arctique que l'on se dispute pour se partager le plateau continental !
KIEV, 2 février - RIA Novosti
En cas de victoire à la présidentielle, la première ministre ukrainienne Ioulia Timochenko promet d'obtenir de la Cour internationale de Justice (CIJ) la révision de sa décision sur le partage des zones économiques en mer Noire entre Kiev et Budapest, rapporte mardi l'agence UNIAN.

"Le plateau continental de la mer Noire, c'est notre indépendance économique et politique, c'est la puissance et la compétitivité de notre Etat. Aussi m'appliquerai-je à restaurer la justice (...) envers l'Ukraine", a indiqué la candidate à la présidence à Ternopol (Ukraine occidentale).

Selon Mme Timochenko, la mise en valeur du plateau continental de la mer Noire permettra à l'Ukraine de s'approvisionner en pétrole et en gaz pour des centaines d'années. 

En février 2009, la CIJ a débouté l'Ukraine de son exigence d'élargir sa zone économique exclusive en mer Noire sur les territoires riches en hydrocarbures, la plus grande partie en revenant à la Roumanie.[ 1 ]

Au second tour de la présidentielle dimanche 7 février, Mme Timochenko s'affrontera avec le leader du Parti des régions Victor Ianoukovitch.

Note de l'Editeur :
La Société Russe Rosneft envisage de prospecter le plateau continental Abkhaze
Selon certaines données, le plateau continental abkhaze de la mer Noire recèlerait plusieurs centaines de millions de tonnes de pétrole. Les experts indiquent cependant que la mise en valeur des gisements pourrait se heurter à des problèmes économiques et juridiques.

Les réserves d'hydrocarbures de ce plateau continental ont été découvertes par les géologues soviétiques. Le volume des ressources pourrait osciller entre 300 et 500 millions de tonnes de pétrole.[ 2 ]
Un contentieux existe aussi entre la Russie et l'Ukraine pour le partage du plateau continental de la Mer Noire [ 3 ]


Liens :
[ 1 ]
Ile des Serpents: la CIJ inflige un camouflet à Kiev dans son litige avec Bucarest Depêche de Ria Novosti du 2 février 2009 .
[ 2 ]
Pétrole: Rosneft effectuera la prospection du plateau continental abkhaz (Vremia novosteï)
[ 3 ]
Le contentieux russo-ukrainien s'étend à la mer Noire (Nezavissimaïa gazeta)

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 20:18
Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

Le chasseur expérimental russe de cinquième génération T-50 développé par le bureau d'études Sukhoi s’est envolé pour la première fois le 29 décembre 2010, à 11 h 19, heure locale, à Komsomolsk-sur-l'Amour.

C’est le premier avion de combat entièrement conçu et construit en Russie depuis la désintégration de l'URSS. En ce moment, seuls les États-Unis disposent d'avions de combat de cette classe fabriqués en série : les chasseurs F-22.

Les études du projet de chasseur de cinquième génération I-90, plutôt connu comme MFI (chasseur polyvalent), avaient commencé en URSS en 1981 au bureau d’études Mikoyan peu après les premiers vols des chasseurs de quatrième génération MiG-29, MiG-31 et Su-27. L'appareil encore en cours de conception devait être fabriqué en série dans les années 1990 et devancer le projet américain ATF qui déboucha sur la construction du F-22.


Cependant, la réduction considérable des dépenses militaires à la fin des années 1980, suivie de la désintégration de l'URSS, avaient mis une croix sur le programme de construction du MFI. Les essais en vol n’eurent pas eu lieu en 1991-1992 comme prévu, et le nouvel avion n’effectua son premier vol qu'en 2000. A ce moment-là, le deuxième projet de chasseur de cinquième génération, l'avion expérimental S-37 (désigné ensuite sous l'indice Su-47) du bureau d'études Sukhoi était également prêt.

En 1998, les forces aériennes russes avaient soumis aux constructeurs un nouveau cahier des charges : développer un chasseur de cinquième génération. Du point de vue idéologique, la conception n'avait pas changé depuis la fiche technique du projet MFI. Pour employer les termes spécifiques du secteur, le nouveau chasseur devait se distinguer par sa supermanœuvrabilité, sa capacité d'effectuer un vol supersonique sans postcombustion, une faible signature radar et infrarouge, de meilleures caractéristiques de décollage et d'atterrissage, etc.

Les anciens projets avaient été annulés et il avait été décidé de concevoir un avion de combat entièrement nouveau en tenant compte des informations disponibles sur les performances, les qualités et les défauts du chasseur américain F-22.

En 2002, le bureau d'études Sukhoi qui avait proposé un projet de chasseur biréacteur d'un poids d'environ 35 tonnes au décollage remporta un concours parmi différents avant-projets. Le premier vol du nouvel avion était prévu pour 2007, mais ce délai fut reporté à 2008, puis à 2009, puis finalement à janvier 2010. Ce retard est tout à fait compréhensible compte tenu de la complexité du nouveau projet et du volume des problèmes scientifiques, techniques, organisationnels et financiers qu'il a fallu régler tout au long de sa conception. Ces problèmes ont, en fait, correspondu à la crise qui a frappé l'industrie russe dans son ensemble.

Peu après le lancement des travaux de développement du nouvel avion dénommé T-50 (désigné également comme « Article 701 » et I-21), le projet de Sukhoi a suscité l'intérêt des forces aériennes indiennes. Il convient de signaler que les sympathies de l’Inde allaient d'abord pour un projet de chasseur plus léger et plus simple du bureau d'études Mikoyan qui a proposé au nouveau concours deux avions : le bimoteur sans queue I-2000, qui est une version du MiG-29, et un monomoteur, dont l'analogue le plus proche est le projet JSF (F-35) apparu à peu près en même temps.

Cependant, puisque le projet de chasseur léger de cinquième génération a été jugé secondaire et que l’Inde souhaitait percevoir rapidement un appareil ultramoderne, elle ne put rien faire d'autre que de choisir le projet du PAK FA (Système Évolutif Embarqué pour l’aviation tactique). Selon les informations disponibles, la version indienne de l’avion sera biplace et équipée de systèmes électroniques et d'autres équipements auxiliaires et elle remplacera dans les années 2020-2030 les Su-30MKI qui équipent actuellement les forces aériennes indiennes. Ensuite, l’Inde produira ces avions sous licence.

Le principal bilan du vol du T-50 est que la Russie voit confirmé son statut d’une des deux principales puissances aéronautiques du monde. A ce jour, la Russie et les États-Unis sont seuls à disposer de leurs propres appareils de cinquième génération et à posséder une industrie aéronautique capable de produire tous les types d’avions militaires et civils, des appareils de sport légers aux bombardiers stratégiques. Les autres pays, c’est-à-dire la France, la Suède, les pays de l'UE, la Chine, le Japon, etc., n’en ont pas aujourd'hui les moyens et sont contraints d’utiliser toutes sortes de schémas de coopération pour pouvoir créer des appareils de nouvelle génération. Néanmoins, même la coopération aéronautique européenne n’a pas permis aux pays de l'UE de créer après l’Eurofighter son propre avion de cinquième génération, et par conséquent, la plupart des participants au projet Eurofighter envisagent d’acheter des chasseurs F-35 aux États-Unis.

Les perspectives des projets suédois et français sont également peu claires. Le Gripen (avion suédois) et le Rafale (avion français) figurent parmi les avions de la génération 4+++ et aucun de ces deux pays ne sera à même d'assurer seul le développement d’avions de cinquième génération qui reviendrait à plusieurs milliards de dollars.

Les perspectives de la Chine sont aussi douteuses. Selon la majorité des spécialistes, elle ne pourra créer un appareil de cinquième génération qu’en se servant de l’expérience étrangère, et avant tout russe.

Ce texte n'engage que la responsabilité de l'auteur.

RIA NovostiПервый полет опытного авиационного комплекса пятого поколенияLongtemps attendu, le nouveau chasseur russe T-50 a pris son envol

19:06 01/02/2010 Le chasseur expérimental russe de cinquième génération T-50 développé par le bureau d'études Sukhoi s’est envolé pour la première fois le 29 décembre 2010, à 11 h 19, heure locale, à Komsomolsk-sur-l'Amour.>>.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 13:22
MOSCOU, 2 février - RIA Novosti

La Russie envisage de développer activement la coopération avec les pays d'Amérique latine et du bassin des Caraïbes, a annoncé mardi le président russe Dmitri Medvedev, lors d'une rencontre à Moscou avec son homologue guyanien Bharrat Jagdeo.

"Après une longue période d'absence, la Russie entend retourner dans les pays d'Amérique latine et du bassin des Caraïbes. La décision décisive est prise: nous développerons activement notre coopération avec les pays de ces régions", a indiqué le président russe.

Le chef de l'Etat a ajouté que cette collaboration était majeure pour "l'équilibre des forces dans le monde" et qu'elle aiderait à régler plusieurs problèmes globaux, dont celui du réchauffement climatique.

Le président guyanien a pour sa part souligné sa volonté de discuter avec M.Medvedev de la situation dans les pays du bassin des Caraïbes et a ajouté qu'il souhaitait que la Russie continue de jouer un rôle important dans le monde.

En 2009, le chef de l'Etat russe a visité quatre pays d'Amérique Latine et envisage de poursuivre dans cette voie en 2010.


Article associé :
La Russie de retour dans l'arrière-cour des Etats-Unis : La Russie invitée ( s'invite ? ) à la construction du canal transocéanique du Nicaragua .
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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 23:22

Le 4 janvier dernier la ministre de la défense Norvégienne Grete Faremo a présenté ses vœux du nouvel an  devant l’Oslo Military Society . [ 1 ]

Mme la Ministre a tout d’abord exprimé son intention de poursuivre la politique de défense de son prédécesseur  puis a  consacré un long chapitre au renouvellement du concept stratégique de l’OTAN.

Une partie importante de son discours a été consacrée à l’arctique et au rôle de l’Alliance dans cette région ainsi qu’au réarmement Norvègien .

Dans un premier temps, Mme Grete Faremo  rappelle les enjeux de l’arctique à l’aune des changements climatiques : Ouverture de nouvelles routes maritimes, possibilités d’exploitation pétrolière sur le plateau continental, possibilités liées à l’exploitation des ressources halieutiques.

Si elle reconnaît que sont là des questions concernant d’abord des organismes civils, elle se fait aussitôt l’avocate de la thèse Otanienne qui consiste à s’ingérer dans la région et de «  militariser » ces questions d’environnement et d’assistance aux personnes et aux biens.

Elle estime que le rôle de l’alliance dans la région est «  naturel  »

Prenant prétexte de l’augmentation du nombre de  missions et de l’augmentation de la zone d’opérations des patrouilles de la garde côtière, elle justifie la militarisation future de ces activités, voir une délégation à des forces placées sous commandement OTAN.

La présence accrue des composantes terrestres , aériennes et maritimes des forces de l’Alliance est aussi justifiée par l’étendue du théatre  d’opérations .

Bien sûr , jamais un renforcement possible des moyens civils pouvant assurer ces missions n’est évoqué .

Même si elle ne souhaite pas un retour de l’Alliance dans la région avec un potentiel comparable à l’époque de la Guerre Froide , Mme  Faremo n’en souhaite pas moins  une multiplication des exercices de l’Alliance dans la région [ aux frontières de la Russie comme les exercices COLD RESPONSE  – NDLR ] et à une coopération renforcée entre le nouveau centre de commandement  des forces armées Norvègiennes situé  à Bodø  et les structures de l’OTAN .

Elle espère que ces exercices  et le prétexte humanitaro-environnementaliste utilisé par l’OTAN vont renforcer la coopération régionale avec la Russie .

Une manière de justifier et de faire avaliser aux yeux de la Russie cette présence militaire croissante .

 

Concernant la Russie dont elle souligne la différence avec l’URSS , Mme Grete Faremo constate que son renforcement stabilise le pays  et la région et fait entrer l’ensemùble dans une «  normalité géopolitique  » . Ce n’est pas la première fois que les chefs politiques et militaires Norvègiens  insistent que le renforcement de la Russie a un effet stabilisateur . [ 2 ]

La ministre souligne la nécessité de maintenir le dialogue avec la Russie et se réjouit de la reprise des négociations en matière de sécurité entre la Russie et les Etats-Unis .

 

Même si elle prône un renforcement des relations , y compris sur le plan militaire , avec la Russie , Mme Grete Faremo reconnaît que la situation dans l’arctique peut évoluer vers des conflits d’interêts , on ne peut s’empêcher de penser ici aux peroblèmes de délimitation du plateau continental arctique dans la Mer de Barents , la présence Russe au Spitzberg ou à la guerre larvée que se livrent  chalutiers et gardes-côtes Russes et Norvègiens ..

Elle invoque aussi le pretexte souvent mis en avant par le gouvernement Canadien de l’exercice de la souveraineté pour justifier une présence militaire accrue dans la règion et le réarmement de la Norvège .

 

Une autre partie importante du discours de Mme Grete Faremo concerne le réarmement de la Norvège .

C’est un exercice de style souvent difficile car il doit satisfaire à deux objectifs différents : Montrer aux militaires que l’état fait le maximum pour les doter d’un équipement moderne tout en évitant de s’attirer les critiques d’autres états qui pourraient dénoncer cette course aux armements .
Lorsque l'on fait partie de l'OTAN , il faut montrer en sus à l'alliance que le " fardeau " de la défense est partagé au travers d'un maintien ou d'une augmentation du buget de la défense , que les priorités dans l'armement sont donnés à l'interopérabilité et que celui est determiné à l'aune non seulement des priorités de défenses nationales mais aussi de la startégie et des menaces identifiées par l'Alliance : Les contribuables Norvègiens apprécieront !

Le réarmement des forces armées Norvégiennes a souvent été évoqué et dénoncé dans ce blogue [ 3 ] et le discours de Mme Grete Faremo vient confirmer son ampleur puisqu’elle veut doter la Norvège des forces armées les plus puissantes d’Europe :

“Therefore we must not lose sight of the objective. Possession of Europe’s most modern defence forces is now within reach”.

 

Ce réarmement est justifié par l’interventionnisme accru de la Norvège  , dans le cadre de missions OTAN , depuis le Tchad jusqu’ à l’Afghanistan .

Le Père-Noël qui comme tout le monde le sait a ses pénates dans l’arctique , quelque part sur la frontière Finlando-Norvègienne , n’ a pas oublié les rangers fourrés des biffins , aviateurs  et marins  Norvègiens . Citons , pêle-même , de nouvelles frègates , le JSF–35 , un nouveau sytstème d’artillerie , …..

Le passage concernant les hélicoptères est à souligner car pour assurer ses missions en Afghanistan la Norvège a du dégarnir son secteur septentrional , plus particulièrement dans les missions de surveillance de la frontière Russo-Norvègienne .

 

Ce réarmement se justifie aussi  selon la nouvelle politique septentrionale de la Norvège  qui donc sera essentiellement sécuritaire . : « There is thus a close linkage between the Government’s Northern Area strategy and the development of the Armed Forces. »

On croyait jusqu’ à présent qu’il s’agissait de développement socio-économique , nous voilà donc rassuré !


 
Concernant la coopération dans le domaine de l'armement elle passe sous-silence la collaboration avec la Suéde , un des piliers de la Doctrine Stoltenberg , et pour cause : La Norvége a choisi le JSF-35 pour l'équipement de son armée de l'air en lieu et place du Gripen Suédois .

De la même manière ,parmis les succés à l'exopration de l'industrie d'armement Norvègienne , il faut signaler la vente du NSM ( Naval Strike Missile ) à la Pologne qui va en équiper sa future base sur la Baltique , contribuant ainsi à l'augmentation des risques de dérapages militaires dans cette région .[ 4 ]

Maintenant passons à ces choses que l’on se doit de dire mais qu’on aimerait passer sous silence sur  la scène internationale sous peine d’être taxé de bellicisme :

-         Mme Grete Faremo reconnaît que le potentiel des forces armées Norvégiennes n’a jamais été aussi élevé depuis 2005 :

“ The reduction in numbers began towards the middle of this decade. Since 2005 the Armed Forces have in fact grown in size. Year on year. “

-         Le budget des forces armées est en augmentation :

“ In a Europe where defence budgets in some countries are being cut by as much as 30 percent, Norway is in a situation where real growth in the defence budget is possible. We are pressing on with the continuing development of our Armed Forces.”

 

 

Fait intéressant : L’un des faits intéressant que révèle ce discours est l’existence de syndromes de stress chez les militaires Norvègiens de retour d’OPEX , principalement d’Afghanistan , et la nécessité de renforcer le traitement de ceux-ci   :” But we also know that many find it hard to live with what they have experienced in operations abroad. This government has strengthened substantially the aftercare available to those returning from such operations. This work was initiated through the Long-Term Plan for the Armed Forces and was followed up in a Report to the Storting [ Parlement Norvégien – NDLR ] last year. The report was entitled “From national serviceman to veteran – about taking care of personnel before, during and after participation in operations abroad”


Liens :
[ 1 ] Capable and ready for action – Norway’s armed forces 2010


Articles associés :
[ 2 ]Russie : Exercitus sanus in nation sana
[ 3 ]La Norvège et le Danemark renforcent leur potentiel militaire dans l'arctique .
[ 4 ]La Pologne se dotera d'une base sur la Baltique .

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 14:50
MOSCOU, 29 janvier - RIA Novosti
Deux bombardiers turbopropulseurs stratégiques Tu-95MS ont effectué avec succès une mission de patrouille au-dessus du Pacifique, a annoncé vendredi à RIA Novosti le porte-parole de l'armée de l'air russe, Vladimir Drik.

"Les bombardiers stratégiques ont décollé jeudi de la base d'Ukraïnka (sud de l'Extrême-Orient russe, ndlr). Ils ont survolé les eaux neutres du Pacifique et de la mer Jaune, accompagnés par des F-15 et F-4 japonais", a précisé le militaire.

Selon lui, cette mission qui a duré près de 16 heures visait à affiner la maîtrise du pilotage dans les zones privées de repères et à réaliser un approvisionnement en vol avec des ravitailleurs Il-78.

L'aviation stratégique russe survole régulièrement l'Arctique, l'Atlantique, la mer Noire et le Pacifique dans le cadre de programmes de formation aérienne, a rappelé militaire.
 
Ces missions se déroulent en stricte conformité avec les règles internationales d'utilisation de l'espace aérien au-dessus des eaux neutres, sans violer les frontières des autres États, a-t-il encore souligné.

Note de l'Editeur :
On ne peut que rapprocher cette patrouille , certainement " programmée depuis longtemps " , de l'incident qui a opposé la garde-côtière du FB à des braconniers Japonais [ 1 ]
A consulter aussi ce scénario [ 2 ] d'un conflit dans l'arctique qui met aux prises des méthaniers Chinois escortés par un brise-glace Russe  ravitaillant la Chine [ 3 ] à la Marine Japonaise .

Articles associés :
[ 1 ]Kouriles: tirs contre les chalutiers japonais se livrant à la pêche illégale (FSB )
[ 2 ]" The Great Arctic War " : " La Guerre au dessus du continent blanc " vue par un think-tank Etasunien
[ 3 ]Les ressources du Grand Nord intéressent la Chine

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 18:03

Face aux défis industriels et écologiques qui pèsent sur la région arctique, les populations autochtones qui représentent environ 10 % des quatre millions d'habitants de la zone polaire, souhaitent peser de plus en plus dans les décisions à venir. Elles ont ainsi réussi à obtenir des sièges au sein de plusieurs assemblées institutionnelles, notamment au Conseil Arctique .

Quant à leurs relations avec les compagnies pétrolières intéressées par les ressources naturelles de la région, elles restent ambivalentes, même si certains autochtones semblent s'en féliciter. Lors de la conférence "Arctic Frontiers" à Tromsø (Norvège) fin janvier, Sergei Kharyuchi  président de Raipon, l'association russe des populations indigènes du Nord, mettait en avant "une bonne coopération avec les compagnies pétrolières et gazières".

Même son de cloche, au Groënland, territoire aujourd'hui danois où les Inuits, qui aspirent à l'indépendance, espèrent beaucoup de la découverte future de pétrole : "Les gens au pouvoir au Groënland sont ceux qui étaient les plus radicaux dans les années 1970, constate Oran Young  un spécialiste américain de l'Arctique. Ce sont eux qui aujourd'hui négocient avec les compagnies pétrolières. Sachant les effets du pétrole sur le réchauffement, c'est un peu passer un contrat avec le diable pour eux." Robert Blaauw , conseiller de Shell, est donc venu dire combien la coopération avec les populations indigènes était fructueuse. "Nous employons des conseillers autochtones pour nous représenter et nous assurer que nos projets tiennent compte des exigences locales", a-t-il expliqué.

"Les industriels ont de plus en plus confiance dans leur approche, remarque Neil Hamilton  un consultant australien ancien responsable du programme arctique de l'association écologiste WWF. Il y a quelques années, seule la compagnie norvégienne Statoil se serait permise de tenir ce genre de discours. Ce qui est nouveau, c'est que les autres compagnies aussi adoptent ce langage".

Or la situation est loin d'être aussi idyllique. David Gordon, directeur de Pacific Environment  une ONG américaine active en Alaska, qui a réussi au cours d'une action en justice menée conjointement avec des populations autochtones à bloquer depuis trois ans des opérations pétrolières exploratoires en mer de Beaufort, a une vision très critique du travail des compagnies pétrolières. "Exxon a exclu les principaux leaders autochtones et passé un accord avec d'autres. Ils divisent pour mieux régner. Pour les compagnies pétrolières, ces communautés indigènes sont plus un obstacle à franchir qu'un problème à résoudre."

Source " L'Immonde " du 31 janvier 2010 .

Note de l'Editeur :

Le revirement de l'association indigèniste RAIPON est spectaculaire vis à vis des sociétés pétrogazières , majoritairement Russes Rosneft et Gazprom  , opérant dans l'arctique et vient ainsi contrarier la " légende Noire " sur la présence Russe dans l'arctique .
On doit certainement y voir le résultat d'une lutte interne au sein de cette association financée en grande partie par des gouvernements et des universités étrangères .
Ce n'est pas la première fois que la gestion Russe des relations avec les autochtones dans l'arctique est plebiscitée par ces peuples eux-mêmes . La redistribution équitable des revenus entre le centre et la pérpihèrie avaient déja été siganlée lors de la conférence des nations Finno-Ougriennes à Kanti-Mansysk en juin  2008 .[ 1 ] .
Le tracé des lignes  de chemin de fer et des gazoducs en provenance de la péninsule du Yamal a été élaboré de manière conjointe entre Gazprom et les éleveurs de rennes Nenets afin de minimiser l'impact de celui-ci sur les migrations de rennes .[ Voir photo ] .
Il sera intéressant de suivre les prochaines prises de position des responsables de RAIPON lors de la définition des nouvelles infrastructures dans la région .
Ce n'est pas aussi la première fois que des divergences apparaissent au sein de l'association indigèniste vis à vis du pouvoir central Russe et des sociétés Russes opérant dans le secteur pétrogazier  .
Au mois de mai 2008 une manifestation organisée à Moscou contre la pose d'un oléoduc au Kamtchatka par la sociéte Transneft s'est transformée en une simple demande d'écoles et de dispensaires supplémentaires .
Les " joint-ventures " entre RAIPON et les associations environnementalistes Occidentales comme le WWF et Greenpeace ont de plus en plus de mal à se développer , même si elles existent encore , en raison de la divergence d'objectifs : Aucun développement et préservation radicale de l'environnement dans sa " pureté originelle " pour les associations occidentales et leurs clônes Russes , co-développement et participation aux bénéfices de l'exploitation minière selon RAIPON .
Outre les sociétés Russes opérant dans l'arctique , il faut signaler la société Italienne ENI présente dans la péninsule du Iamal
qui a entamé un co-développement avec les populations  autochtones .[ 2 ]
Il faut y voir là la philosphie de son fondateur Enrico Mattei qui a toujours souhaité associer les états et les populations propriétaires des ressources en hydrocarbures à leur mise en valeur . Ceci dés les débuts de la geste de l'ENI en 1949 à Cortemaggiore .

Articles associés :
[ 1 ]
" Il vaut mieux être Zyriane ( Komi ) ou Nenets en Russie que ....." ( 3 ) : Même Euronews le reconnaît !

[ 2 ] Les Italiens dans l'Arctique Russe - I Italiani nell' Artide Russa

 

 

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 17:56
La Chine souhaite de plus en plus prendre sa place dans le cercle très exclusif des pays arctiques. Une nouvelle preuve, s'il en fallait, de l'intérêt croissant suscité par cette région du monde qui recèlerait près d'un quart des ressources non prouvées en hydrocarbures, que la fonte de la banquise rendra de plus en plus accessible. Après la Chinafrique, la Chinarctique ? La présence inédite d'un officiel chinois à la conférence "Arctic Frontiers", quatrième du genre, qui s'est tenue fin janvier à Tromsø, ville universitaire norvégienne au-delà du cercle polaire, a été en tout cas interprétée par les comme la volonté de Pékin de peser dans la région.

La Chine a déjà conduit trois expéditions scientifiques depuis 1999 et en réalisera une quatrième en 2010. Selon certains, cette présence sert aussi à rassembler des données scientifiques utiles aux Chinois pour consolider leur position lors des négociations climatiques mondiales en cours et à venir.[ 1 ]  "Pour la Chine, les deux questions les plus importantes sont le changement climatique et les futures voies de navigations qui passeront par l'océan Arctique, " a expliqué au Monde Tang Guoquiang , ambassadeur de Chine en Norvège, après s'être adressé à l'ensemble des participants à la conférence. "Pour les pays non arctiques comme la Chine, ce sont aussi les deux sujets qui justifient que nous ayons notre mot à dire", a-t-il précisé.

"Le discours de l'ambassadeur Tang Guoquiang aurait pu être prononcé par n'importe quel dirigeant occidental", a écrit le lendemain Asbjørn Jaklin, éditorialiste d'un quotidien norvégien, relevant que le diplomate avait parlé changement climatique, développement durable, recherche polaire et coopération internationale. Pour Oral Young  chercheur américain spécialiste des pôles, "il ne fait aucun doute que les Chinois sont avant tout intéressés par les ressources".

Depuis 2007, la Chine est une observatrice informelle des réunions du Conseil arctique, une organisation intergouvernementale basée à Tromsø, qui rassemble les huit pays arctiques, dont les cinq plus importants sont ceux riverains de l'Océan arctique, c'est-à-dire la Russie, le Canada, le Danemark (via le Groënland), les Etats-Unis et la Norvège.

"La Chine reconnaît la souveraineté de ces cinq pays et c'est un point essentiel", a noté Hans Corell , un ancien conseiller juridique des Nations unies. Elément tout aussi important : la Chine ne réclame pas de traité spécifique pour la région, se rangeant à l'avis des pays arctiques qui estiment que l'actuelle convention internationale sur le droit de la mer signée à Montego Bay (Jamaïque) en 1982, est tout à fait adaptée. "Cette convention n'est pas suffisante, réplique Greenpeace, car elle ne prévoit aucune protection s'agissant des activités industrielles qui sont aujourd'hui en train d'être planifiées."

La Chine réclame toutefois, à l'instar de l'Union européenne (UE), un poste d'observateur permanent au Conseil arctique tel qu'en disposent déjà six pays dont la France. Officiellement, les pays arctiques sont largement ouverts à la coopération internationale. "Nous voulons accueillir les pays qui le souhaitent comme observateurs afin qu'ils ne sentent pas le besoin de créer une autre structure", a indiqué Erik Lahnstein , secrétaire d'Etat au ministère norvégien des affaires étrangères, chargé du Grand Nord . En réalité, les portes restent fermées pour l'instant. "Les cinq pays riverains tentent de maintenir les autres à distance", confie Mads Christensen , directeur de Greenpeace dans les pays nordiques.

Plus pragmatique

De fait, les cinq grands de l'Arctique font traîner, répétant tous qu'il n'y a en rien besoin d'un traité arctique, pourtant réclamé en 2008 par le Parlement européen ou par des organisations écologistes comme Greenpeace ou le WWF[ Et notre ambassadeur Polaire Rocard - NDLR ] . L'objectif des députés européens est de protéger la région, menacée par le trafic maritime et l'intérêt accru pour ses réserves potentielles de gaz et de pétrole. Mais un traité international augmenterait l'ingérence des autres pays dans la gestion des affaires de la zone, ce que ne souhaitent pas les membres du Conseil arctique.

En déclarant un tel traité non nécessaire, la Chine adopte une approche plus pragmatique. Pékin reste, en revanche, plus évasif sur la protection des populations autochtones. Contrairement à l'Union européenne, en conflit ouvert avec ces dernières après avoir interdit en 2009 l'importation des produits dérivés du phoque, les privant d'une source de revenus importante.[ 2 ] - [ 3 ]
Olivier Truc

Source :
" l'Immonde " du 31 janvier 2010 .

Articles associés :
[ 1 ] Les Chinois dans l'arctique
[ 2 ]L'UE déboutée de sa demande de statut d'observateur au conseil arctique
[ 3 ]
Chasse au phoque : Des Inuits Groenlandais et Canadiens vont poursuivre l'UE en justice .

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Published by DanielB - dans Geopolitique
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