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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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19 septembre 2009 6 19 /09 /septembre /2009 11:06

Alors que les Etats-Unis tentent, depuis le 11 septembre 2001, d’ac- célérer leur projet de transformation du monde à l’image de la société démocratique et libérale rêvée par leurs pères fondateurs, les civilisations non occidentales se dres- sent sur leur chemin et affirment leur volonté de puissance.

La Russie, en particulier constitue un obstacle géopolitique majeur pour Washington. Elle entend défendre son espace d’influence et montrer au monde qu’elle est incontournable sur le plan énergétique.

L’un des auteurs classiques de la géopolitique, Halford J. Mackinder (1861- 1947), un amiral britannique, qui professa la géographie à Oxford, défendait comme thèse centrale que les grandes dynamiques géopolitiques de la planète s’ar- ticulaient autour d’un cœur du monde (heartland), l’Eurasie. Pivot de la politique mondiale que la puissance maritime ne parvenait pas à atteindre, l’Eurasie avait pour cœur intime la Russie, un Empire qui « occupait dans l’ensemble du monde la position stratégique centrale qu’occupe l’Allemagne en Europe ».

Autour de cet épicentre des secousses géopolitiques mondiales, protégé par une ceinture faite d’obstacles naturels (vide sibérien, Himalaya, désert de Gobi, Tibet) que Mackinder appelle le croissant intérieur, s’étendent les rivages du continent eurasiatique : Europe de l’Ouest, Moyen-Orient, Asie du Sud et de l’Est.

Au-delà de ces rivages, par-delà les obstacles marins, deux systèmes insulaires viennent compléter l’encadrement du heartland : la Grande-Bretagne et le Japon, têtes de pont d’un croissant plus éloigné auquel les États-Unis appartiennent.

Selon cette vision du monde, les puissances maritimes mondiales, les thalasso- craties que défend Mackinder, doivent empêcher l’unité continentale eurasiatique. Elles doivent donc maintenir les divisions est/ouest entre les principales puissances continentales capables de nouer des alliances (France/Allemagne, Allemagne/ Russie, Russie/Chine) mais aussi contrôler les rivages du continent eurasiatique.

Cette matrice anglo-saxonne, que l’on peut appliquer au cas de l’Empire britan- nique au XIXe siècle, comme à celui de la thalassocratie américaine au XXe siècle, reste un outil pertinent pour comprendre la géopolitique d’aujourd’hui.

La théorie de Mackinder nous rappelle deux choses que les thalassocraties anglo-saxonnes n’ont jamais oubliées : il n’y a pas de projet européen de puissance (d’Europe puissance) sans une Allemagne forte et indépendante (or l’Allemagne reste largement sous l’emprise américaine depuis 1945) ; il n’y pas d’équilibre mon- dial face au mondialisme américain sans une Russie forte.

L’Amérique veut l’Amérique-monde ; le but de sa politique étrangère, bien au- delà de la seule optimisation de ses intérêts stratégiques et économiques du pays, c’est la transformation du monde à l’image de la société américaine. L’Amérique est messianique et là est le moteur intime de sa projection de puissance. En 1941, en signant la Charte de l’Atlantique, Roosevelt et Churchill donnaient une feuille de route au rêve d’un gouvernement mondial visant à organiser une mondialisation libérale et démocratique. Jusqu’en 1947, l’Amérique aspira à la convergence avec l’URSS dans l’idée de former avec celle-ci un gouvernement mondial, et ce, mal- gré l’irréductibilité évidente des deux mondialismes américain et soviétique. Deux ans après l’effondrement européen de 1945, les Américains comprirent qu’ils ne parviendraient pas à entraîner les Soviétiques dans leur mondialisme libéral et ils se résignèrent à rétrécir géographiquement leur projet : l’atlantisme remplaça pro- visoirement le mondialisme.

Puis, en 1989, lorsque l’URSS vacilla, le rêve mondialiste redressa la tête et poussa l’Amérique à accélérer son déploiement mondial. Un nouvel ennemi global, sur le cadavre du communisme, fournissait un nouveau prétexte à la projection globale : le terrorisme islamiste. Durant la Guerre froide, les Américains avaient fait croître cet ennemi, pour qu’il barre la route à des révolutions socialistes qui se seraient tournées vers la Russie soviétique. L’islamisme sunnite avait été l’allié des Américains contre la Russie soviétique en Afghanistan. Ce fut le premier creuset de formation de combattants islamistes sunnites, la matrice d’Al Qaida comme celle des islamistes algériens… Puis il y eut la révolution fondamentaliste chiite et l’abandon par les Américains du Shah d’Iran en 1979. Le calcul de Washington fut que l’Iran fondamentaliste chiite ne s’allierait pas à l’URSS, contrairement à une révolution marxiste, et qu’il offrirait un contrepoids aux fondamentalistes sunnites. Dans le monde arabe, ce furent les Frères musulmans qui, d’Egypte à la Syrie, furent encouragés. Washington poussa l’Irak contre l’Iran, et inversement, suivant le principe du « let them kill themselves (laissez-les s’entretuer) » déjà appliqué aux peuples russe et allemand, afin de détruire un nationalisme arabe en contradiction avec les intérêts d’Israël. L’alliance perdura après la chute de l’URSS. Elle fut à l’œuvre dans la démolition de l’édifice yougoslave et la création de deux Etats mu- sulmans en Europe, la Bosnie-Herzégovine puis le Kosovo.

L’islamisme a toujours été utile aux Américains, tant dans sa situation d’allié face au communisme durant la Guerre froide, que dans sa nouvelle fonction d’en- nemi officiel depuis la fin de la bipolarité. Certes, les islamistes existent réellement ; ils ne sont pas une création imaginaire de l’Amérique ; ils ont une capacité de nuisance et de déstabilisation indéniable. Mais s’ils peuvent prendre des vies, ils ne changeront pas la donne de la puissance dans le monde.

La guerre contre l’islamisme n’est que le paravent officiel d’une guerre beaucoup plus sérieuse : la guerre de l’Amérique contre les puissances eurasiatiques.

Après la disparition de l’URSS, il est apparu clairement aux Américains qu’une puissance continentale, par la combinaison de sa masse démographique et de son potentiel industriel, pouvait briser le projet d’Amérique-monde : la Chine. La formidable ascension industrielle et commerciale de la Chine face à l’Amérique fait penser à la situation de l’Allemagne qui, à la veille de la Première Guerre mondiale, rattrapait et dépassait les thalassocraties anglo-saxonnes. Ce fut la cause première de la Première Guerre mondiale.

Si la Chine se hisse au tout premier rang des puissances pensent les stratèges américains, par la combinaison de sa croissance économique et de son indépendance géopolitique, et tout en conservant son modèle confucéen à l’abri du démo-cratisme occidental, alors c’en est fini de l’Amérique-monde. Les Américains peu- vent renoncer à leur principe de Destinée manifeste (Principle of Manifest Destiny) de 1845 ainsi qu’au messianisme de leurs pères fondateurs, fondamentalistes biblistes ou franc-maçons.

Alors que l’URSS venait à peine de s’effondrer, les stratèges américains orientèrent donc leurs réflexions sur la manière de contenir l’ascension de la Chine.

Sans doute comprirent-ils alors toute l’actualité du raisonnement de Mackinder. Les Anglo-Saxons avaient détruit le projet eurasiatique des Allemands, puis celui des Russes ; il leur fallait abattre celui des Chinois. Une nouvelle fois la Mer voulait faire pièce à la Terre.

La guerre humanitaire et la guerre contre le terrorisme seraient les nouveaux prétextes servant à masquer les buts réels de la nouvelle grande guerre eurasiatique : la Chine comme cible, la Russie comme condition pour emporter la bataille.

La Chine comme cible parce que seule la Chine est une puissance capable de dépasser l’Amérique dans le rang de la puissance matérielle à un horizon de vingt ans. La Russie comme condition parce que de son orientation stratégique découlera largement l’organisation du monde de demain : unipolaire ou multipolaire.

Face à la Chine, les Américains entreprirent de déployer une nouvelle stratégie globale articulée sur plusieurs volets1 :

- L’extension d’un bloc transatlantique élargi jusqu’aux frontières de la Russie et à l’ouest de la Chine.

- Le contrôle de la dépendance énergétique de la Chine.

- L’encerclement de la Chine par la recherche ou le renforcement d’alliances avec des adversaires séculaires de l’Empire du Milieu (les Indiens, les Vietnamiens, les Coréens, les Japonais, les Taïwanais…).

- L’affaiblissement de l’équilibre entre les grandes puissances nucléaires par le dé- veloppement du bouclier anti-missiles.

- L’instrumentalisation des séparatismes (en Serbie, en Russie, en Chine, et jusqu’aux confins de l’Indonésie) et le remaniement de la carte des frontières (au Moyen-Orient arabe).

Washington a cru, dès 1990, pouvoir faire basculer la Russie de son côté, pour former un vaste bloc transatlantique de Washington à Moscou avec au milieu la périphérie européenne atlantisée depuis l’effondrement européen de 1945. Ce fut la phrase de George Bush père, lequel en 1989 appelait à la formation d’une alliance « de Vladivostok à Vancouver » ; en somme le monde blanc organisé sous la tutelle de l’Amérique, une nation paradoxalement appelée, par le contenu même de son idéologie, à ne plus être majoritairement blanche à l’horizon 2050.

L’extension du bloc transatlantique est la première dimension du grand jeu eu- rasiatique. Les Américains ont non seulement conservé l’OTAN après la disparition du Pacte de Varsovie mais ils lui ont redonné de la vigueur : premièrement l’OTAN est passé du droit international classique (intervention uniquement en cas d’agression d’un Etat membre de l’Alliance) au droit d’ingérence. La guerre contre la Serbie, en 1999, a marqué cette transition et ce découplage entre l’OTAN et le droit international. Deuxièmement, l’OTAN a intégré les pays d’Europe centrale et d’Europe orientale. Les espaces baltique et yougoslave (Croatie, Bosnie, Kosovo) ont été intégrés à la sphère d’influence de l’OTAN. Pour étendre encore l’OTAN et resserrer l’étau autour de la Russie, les Américains ont fomenté les révolutions colorées (Géorgie en 2003, Ukraine en 2004, Kirghizstan en 2005), ces retourne- ments politiques non violents, financés et soutenus par des fondations et des ONG américaines, lesquelles visaient à installer des gouvernements anti-russes. Une fois au pouvoir, le président ukrainien pro-occidental demanda naturellement le départ de la flotte russe des ports de Crimée et l’entrée de son pays dans l’OTAN. Quant au président géorgien il devait, dès 2003, militer pour l’adhésion de son pays dans l’OTAN et l’éviction des forces de paix russes dédiées depuis 1992 à la protection des populations abkhazes et sud-ossètes.

À la veille du 11 septembre 2001, grâce à l’OTAN, l’Amérique avait déjà étendu fortement son emprise sur l’Europe. Elle avait renforcé l’islam bosniaque et albanais et fait reculer la Russie de l’espace yougoslave.

Durant les dix premières années post-Guerre froide, la Russie n’avait donc cessé de subir les avancées américaines. Des oligarques souvent étrangers à l’intérêt na- tional russe s’étaient partagés ses richesses pétrolières et des conseillers libéraux pro- américains entouraient le président Eltsine. La Russie était empêtrée dans le conflit tchétchène, remué largement par les Américains comme d’ailleurs l’ensemble des abcès islamistes. Le monde semblait s’enfoncer lentement mais sûrement dans l’ordre mondial américain, dans l’unipolarité.

En 2000, un événement considérable, peut-être le plus important depuis la fin de la Guerre froide (plus important encore que le 11 septembre 2001) se produi- sit pourtant : l’accession au pouvoir de Vladimir Poutine. L’un de ces retourne- ments de l’histoire qui ont pour conséquences de ramener celle-ci à ses fondamen- taux, à ses constantes.

Poutine avait un programme très clair : redresser la Russie à partir du levier énergétique. Il fallait reprendre le contrôle des richesses du sous-sol des mains d’oligarques peu soucieux de l’intérêt de l’Empire. Il fallait construire de puissants opérateurs pétrolier (Rosneft) et gazier (Gazprom) russes liés à l’Etat et à sa vision stratégique. Mais Poutine ne dévoilait pas encore ses intentions quant au bras de fer américano-chinois. Il laissait planer le doute. Certains, dont je fais d’ailleurs partie puisque j’analysais à l’époque la convergence russo-américaine comme passagère et opportune (le discours américain de la guerre contre le terrorisme interdisait en effet momentanément la critique américaine à propos de l’action russe en Tchétchénie), avaient compris dès le début que Poutine reconstruirait la politique indépendante de la Russie ; d’autres pensaient au contraire qu’il serait occidentaliste. Il lui fallait en finir avec la Tchétchénie et reprendre le pétrole. La tâche était lourde. Un symp- tôme évident pourtant montrait que Poutine allait reprendre les fondamentaux de la grande politique russe : le changement favorable à l’Iran et la reprise des ventes d’armes à destination de ce pays ainsi que la relance de la coopération en matière de nucléaire civil.

Pourquoi alors l’accession de Poutine était-elle un événement si considérable ? Sans apparaître à l’époque de manière éclatante, cette arrivée signifiait que l’uni- polarité américaine, sans la poursuite de l’intégration de la Russie à l’espace tran- satlantique, était désormais vouée à l’échec, et avec elle, par conséquent, la grande stratégie visant à briser la Chine et à prévenir l’émergence d’un monde multipolaire.

Au-delà encore, nombre d’Européens ne perçurent pas immédiatement que Poutine portait l’espoir d’une réponse aux défis de la compétition économique mondiale fondée sur l’identité et la civilisation. Sans doute les Américains, eux, le comprirent-ils mieux que les Européens de l’Ouest. George Bush n’en fit-il pas l’aveu lorsqu’il avoua un jour qu’il avait vu en Poutine un homme habité profondé- ment par l’intérêt de son pays ?

Le 11 septembre 2001 offrit pourtant l’occasion aux Américains d’accélérer leur programme d’unipolarité. Au nom de la lutte contre un mal qu’il avaient eux- mêmes fabriqués, ils purent obtenir une solidarité sans failles des Européens (donc plus d’atlantisme et moins « d’Europe puissance »), un rapprochement conjonctu- rel avec Moscou (pour écraser le séparatisme tchétchéno-islamiste), un recul de la Chine d’Asie centrale face à l’entente russo-américaine dans les républiques musul- manes ex-soviétiques, un pied en Afghanistan, à l’ouest de la Chine donc et au sud de la Russie, et un retour marqué en Asie du Sud-est.

Mais l’euphorie américaine en Asie centrale ne dura que quatre ans. La peur d’une révolution colorée en Ouzbékistan poussa le pouvoir ouzbek, un moment tenté de devenir la grande puissance d’Asie centrale en faisant contrepoids au grand frère russe, à évincer les Américains et à se rapprocher de Moscou. Washington per- dit alors, à partir de 2005, de nombreuses positions en Asie centrale, tandis qu’en Afghanistan, malgré les contingents de supplétifs qu’elle ponctionne à des Etats européens incapables de prendre le destin de leur civilisation en main, elle continue de perdre du terrain face à l’alliance talibano-pakistanaise, soutenue discrètement en sous-main par les Chinois qui veulent voir l’Amérique refoulée d’Asie centrale.

Les Chinois, de nouveau, peuvent espérer prendre des parts du pétrole kazakh et du gaz turkmène et construire ainsi des routes d’acheminement vers leur Turkestan (le Xinjiang). Pékin tourne ses espoirs énergétiques vers la Russie qui équilibrera à l’avenir ses fournitures d’énergie vers l’Europe par l’Asie (non seulement la Chine mais aussi le Japon, la Corée du Sud, l’Inde…).

Le jeu de Poutine apparaît désormais au grand jour. Il pouvait s’accorder avec Washington pour combattre le terrorisme qui frappait aussi durement la Russie. Il n’avait pas pour autant l’intention d’abdiquer quant aux prétentions légitimes de la Russie : refuser l’absorption de l’Ukraine (car l’Ukraine pour la Russie c’est une nation sœur, l’ouverture sur l’Europe, l’accès à la Méditerranée par la mer Noire grâce au port de Sébastopol en Crimée) et de la Géorgie dans l’OTAN. Et si l’indé- pendance du Kosovo a pu être soutenue par les Américains et des pays de l’Union européenne, au nom de quoi les Russes n’auraient-ils pas le droit de soutenir celles de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, d’autant que les peuples concernés eux-mêmes voulaient se séparer de la Géorgie ?

Mackinder avait donc raison. Dans le grand jeu eurasiatique, la Russie reste la pièce clé. C’est la politique de Poutine, bien plus que la Chine (pourtant cible première de Washington car possible première puissance mondiale) qui a barré la route à Washington. C’est cette politique qui lève l’axe énergétique Moscou (et Asie centrale)-Téhéran-Caracas, lequel pèse à lui seul 1⁄4 des réserves prouvées de pétrole et près de la moitié de celles de gaz (la source d’énergie montante). Cet axe est le contrepoids au pétrole et au gaz arabes conquis par l’Amérique. Washington voulait étouffer la Chine en contrôlant l’énergie. Mais si l’Amérique est en Arabie Saoudite et en Irak (1ère et 3e réserves prouvées de pétrole), elle ne contrôle ni la Russie, ni l’Iran, ni le Venezuela, ni le Kazakhstan et ces pays bien au contraire se rapprochent. Ensemble, ils sont décidés à briser la suprématie du pétrodollar, socle de la centralité du dollar dans le système économique mondial (lequel socle permet à l’Amérique de faire supporter aux Européens un déficit budgétaire colossal et de renflouer ses banques d’affaires ruinées).

Nul doute que Washington va tenter de briser cette politique russe en conti- nuant à exercer des pressions sur la périphérie russe. Les Américains vont tenter de développer des routes terrestres de l’énergie (oléoducs et gazoducs) alternatives à la toile russe qui est en train de s’étendre sur tout le continent eurasiatique, irri- guant l’Europe de l’Ouest comme l’Asie. Mais que peut faire Washington contre le cœur énergétique et stratégique de l’Eurasie ? La Russie est une puissance nucléaire. Les Européens raisonnables et qui ne sont pas trop aveuglés par la désinformation des médias américains, savent qu’ils ont plus besoin de la Russie qu’elle n’a besoin d’eux. Toute l’Asie en croissance appelle le pétrole et le gaz russe et iranien.

Dans ces conditions et alors que la multipolarité se met en place, les Européens feraient bien de se réveiller. La crise économique profonde dans laquelle ils semblent devoir s’enfoncer durablement conduira-t-elle à ce réveil ? C’est la conséquence po- sitive qu’il faudrait espérer des difficultés pénibles que les peuples d’Europe vont endurer dans les décennies à venir.

Note :

1. CHAUPRADE, Aymeric, Géopolitique,constantes et changements dans l’histoire, Ellipses, 3e édition, 2007.

Professeur de géopolitique à l’Ecole de Guerre entre 1999 et 2009 et professeur à l’Université de Neuchâtel.

Source : strategics.international ( PDF ) via geostrategie.com



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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 03:17

La Russie a mené au mois d'aout 2009 les manoeuvres " LAGODA 2009 " dans la Mer Baltique et au début de ce mois ( 09 septembre ) les manoeuvres " ZAPAD 2009 " .
Les manoeuvres LAGODA 2009 que je n'ai pas pu commenter étant absent étaient basées sur des scénari compreanant la protection d'un " corridor énergetique " dans la Baltique et on ne peut que penser qu'au futur gazoduc " Nord-Stream" .
Voici l'article de Ilia Kramnik de Ria Novosti commentant les exercices ZAPAD 2009 .
La Russie et la Biélorussie ont lancé des manoeuvres conjointes de grande envergure menées avec des effectifs et un arsenal très importants : 12.500 militaires, plus de 220 chars, près de 470 véhicules blindés, 230 pièces d'artillerie, mortiers et lance-roquettes multiples, un grand nombre de véhicules auxiliaires, des navires de guerre des flottes du Nord, de la mer Baltique et de la mer Noire, ainsi que 60 avions et 40 hélicoptères. Les services spéciaux et les organes de justice des deux pays prendront également part aux exercices. 

Zapad: 19 ans de manoeuvres de grande envergure aux portes de l'Occident



Selon le communiqué, l'objectif des manoeuvres réside dans "les préparatifs en cas de menace contre la stabilité stratégique dans la région de l'Europe orientale". La partie russe est représentée par des unités de la 20e armée de la région militaire de Moscou, des groupements opérationnels du commandement général des forces aériennes, les commandements de l'aviation de transport militaire et des troupes aéroportées, y compris des unités de la 98e division de ces mêmes troupes. Les exercices prévoient notamment un lâcher de 600 parachutistes accompagnés de véhicules blindés.  

Les exercices se concentreront non seulement sur la réalisation des objectifs de combat, mais aussi sur le commandement de nouveaux groupements et unités actuellement en cours de création dans le cadre de la réforme militaire. La gestion des opérations est confiée aux chefs des états-majors généraux russe et biélorusse, le général d'armée Nikolaï Makarov et le lieutenant général Sergueï Gouroulev.

Les exercices porteront également sur la mobilisation de réservistes et de matériel, ainsi que sur le transfert de troupes à de grandes distances grâce à différents moyens de transport. Tout cela constitue une partie intégrante des conflits contemporains qui exigent manoeuvres actives de forces, y compris à l'échelle mondiale.   

Le volet maritime des manoeuvres, qui se tiendra en mer Baltique, sera dirigé par le vice-amiral Viktor Tchirkov, commandant par intérim de la Flotte de la mer Baltique et chef de son état-major. Les manoeuvres navales réuniront des navires de guerre, notamment les frégates récemment construites Neoustrachimy et Iaroslav Moudry, l'aviation maritime et des unités de fusiliers marins, y compris celles des navires de débarquement des flottes du Nord et de la mer Noire.

L'envergure des exercices Zapad-2009 n'est pas sans rappeler celle des manoeuvres soviétiques Zapad-81, organisées du 4 au 12 septembre 1981. D'une durée plus limitée, les exercices Zapad-81 avaient toutefois engagé un nombre sans précédent de militaires et de véhicules. Ces manoeuvres portaient sur l'offensive des forces soviétiques et alliées en cas d'une éventuelle guerre avec l'OTAN.

De  nouveaux exercices portant le nom Zapad ne s'étaient déroulés qu'en 1999. Ces derniers étaient concentrés sur des actions possibles de l'armée russe en cas de conflit avec l'OTAN similaire à celui en Yougoslavie au printemps 1999. Les résultats des manoeuvres avaient alors montré que la Russie ne serait en mesure de repousser une agression éventuelle de l'Occident qu'en recourant à l'armement nucléaire, ce qui s'est soldé par un nombre de modifications significatives des schémas d'utilisation de ses armes, notamment des engins tactiques. La Russie a rabaissé le "seuil d'utilisation" de l'armement nucléaire, en renonçant de fait à l'engagement soviétique de ne pas y recourir la première.

Les exercices actuels ne revêtent pas de caractère manifestement "anti-occidental", mais leur "légende" tient sans doute compte des relations assez compliquées entre la Russie et les pays d'Europe orientale, ainsi que de la possibilité de déclenchement de différents conflits locaux dans la région. Bref, l'objectif des manoeuvres réside toujours non seulement dans l'entraînement des troupes et la formation des militaires, mais aussi dans la démonstration des capacités d'influer sur la situation, y compris par l'emploi de la force militaire.

Liens :
Les entraînements avant les exercices Zapad 2009 - Reportage photo de Ria Novosti

 

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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 00:26
Le MAE Finlandais Alexander Stubb vient de présenter son point de vue sur la " sécurité énergétique transatlantique  " sur son site web .[ 1 ]
Bien que centré sur le " dialogue transatlantique " dans le cadre des discussions energétiques et climatiques ,  la Russie et l'arctique y tiennent une place importante  .
Cet  appel récurrent au " dialogue transatlantique " confirme le tropisme pro-atlantiste de plus en plus pronnoncé des chefs politiques Finlandais , et on le verra des chefs (politco)-militaires .

La Russie

La Russie est apellée à rester un des fournisseurs énergétiques principaux de l'UE dans un avenir proche et celle ci devra donc poursuivre sa coopération dans ce domaine .
La Finlande regrette que la Russie n'ait pas ratifié  la Charte Energétique Européenne et l'Union Européenne doit établir des régles claires dans ce domaine avec la Russie en poursuivant les négociations .[ 2 ]
Cette recomamndation est établie dans le paragraphe " Nous devons transformer la politique énergétique en une interdependance positive plutôt qu'en rivalité "  et aprés l'énoncé des régles qui doivent réguler les marchés énergétiques .

Bien que non nommément citée , la recommandation suivante concerne globalement les relations énergétiques Eu- Russie et Finlande-Russie . La Finlande va donner bientôt son avis environnemental sur la pose du gazoduc Nord-Stream dans ses eaux territoriales .
Le secteur énergétique est celui qui nécessite , depuis la prospection jusqu' à la distribution , les plus forts investissements financiers et requiert donc une coopération internationale . Ce secteur posséde un grand potentiel de coopérations internationales et ne doit pas se transformer en source de rivalités entre les principaux acteurs globaux même si les analyses comme celle de Global Trends 2005 en font un des " points chauds " du monde de demain .[ 3 ]

La Russie est citée comme un des partenaires essentiels de l'axe UE-US , avec la Chine et l'Inde , pour parvenir à un accord global sur le climat à la conférence de Copenhague .Toutefois pour M.Stubb , l'axe Euro-Atlantique va être essentiel pour arriver à cet accord .

Lors de sa rencontre avec le premier ministre Finlandais Matti Vanhanen à Helsinki le 3 juin dernier , le premier ministre Russe Vladimir Poutine a assuré à son homologue que la Russie serait un partenaire fiable de la Finlande en ce qui concerne les livraisons de produits énergetiques . [ 11 ]
M. Alexander Stubb a récemment critiqué dans la presse Finlandaise  la gestion par l'Allemagne et la Russie du dossier " Nord-Stream" [ 12 ] .

Pour le Ministre de la défense Finlandais la Russie reste un " triple défi sécuritaire"

Nous avons déja vu la position du Danemark et de la Norvége  face à la présence Russe dans l'arctique .[ 4 ]
C'est au tour du ministre de la défense  Finlandais Jyri Häkämies de s'exprimer .
Alors qu'il s'est rendu pour une visite aux Etats-Unis cette semaine  , il a accordé une interview au magazine Hesingin Sanomat [ 5 ] ou il affirme que ce qu'il avait déclaré il y a deux ans , toujours lors d'une visite aux Etats-Unis , reste valable : La Russie est un " défi " pour la sécurité de la Finlande sur trois points ( Les trois principaux points de notre sécurité sont * Russie , Russie et Russie * "  )  [ 6 ]
Au mois de janvier 2009 le gouvernement Finlandais avait publié un livre blanc sur la défense dans lequel la Russie restait le principal souci de préoccupation sécuritaire de la Finlande .[ 7 ]
L'option d'une intégration à l'Alliance restait à l'étude mais celle-ci ne se ferait que dans le cadre d'un consensus national .

L'Arctique

Pour M.Stubb les changements climatiques sont partie intégrantes de la sécurité énergetique . L'arctique y joue un rôle focal .

1- L'arctique est l'endroit de la planète ou s'entremêlent le plus les questions énergétiques et environnementales .
L'arctique regorge des réserves énergétiques non-exploitées parmis les plus importantes de la planète et les changements climatiques vont rendre leur exploitation plus aisée , quoique ces changements climatiques peuvent générer de sérieux problèmes si le permafrost venait à fondre [ 8  ]

2 - Les changements climatiques fragilisent l'arctique avec des dégradations environnementales et des défis politiques et sociétaux .

3- Pour la Finlande , le point essentiel est qu'il ne doit pas y avoir de nouveau " Grand Jeu " dans l'arctique au sujet des ressources de cette région . Les postures nationalistes et la " Ruée  à l'Arctique " doivent être évitées au profit d'un dialogue dans les organismes multilatéraux : Si elles sont respectées , les décisions de la Convention des Nations-Unies sur le Droit de la Mer sont suffisantes pour résoudre les revnadications territoriales . Si il reçoit un appui politique adéquat , le Conseil Arctique devrait être le forum intergouvernemental adéquat pour faire avancer les dossiers politiquement . Il n'y a pas lieu de se livrer à une compétition et il n' y a pas lieu de * réinventer la roue * : Tous les mécanismes sont déja en place .

Ce dernier point est le plus intéressant alors que M.Stubb devra publier la semaine prochaine la doctrine arctique Finlandaise .
Il y a tout d'abord la référence directe à la géopolitique du XIX eme siècle à travers laquelle le dossier arctique est le plus souvent analysé ( y compris par moi-même ) : Le " Grand Jeu " ou la rivalité Anglo-Russe en Asie centrale et la "Ruée vers l'Afrique " .
" Ne pas réinventer la roue " est un magnifique camouflet à la Weltanschaung Rocardienne , qui est aussi celle de Scott Borgerson du Council on Foreign Relations [ 10 ] , qui veut imposer une " gouvernance mondiale " à l'arctique ou sur certains secteurs .
L'ex maire de Conflans Sainte-Honorine devenu " ambassadeur polaire " voit ainsi  ses positions démonétisées sur la scéne internationale , et par la " nation arctique " Européenne par excellence avec le Danemark .
Mais Michel Rocard a t'il encore une quelconque " valeur " sur la scéne internationale pour être démonétisé ?
On peut se poser des questions sur l'expression " appui politique adéquat " ( proper political backing ) employé à propos du Conseil Arctique alors que l'UE y a été débouté d'un statut de membre observateur et que M.Stubb place l'UE , dans le cadre de l'axe transatlantique , au premier rang pour la résolution des problémes climatiques et énergétiques . La position " chiite " de l'UE sur la commercialisation des produits issuse de la chasse au phoque aurait pu être revue à l'aune de ces enjeux qui vont se décider , comme le souhaite M.Stubb , dans le cadre de l'organisme circumpolaire .
La référence à l'UNCLOS est aussi un appel du pied à l' " ami Américain " pour que le Sénat US ratifie l'accord de Montego Bay .Mais comme c'est un " ami " , il faut le lire entre les lignes .........

Liens :
[ 1 ]
TRANSATLANTIC ENERGY SECURITY - THE CONCEPT AND THE MESSAGE" TRANSATLANTIC ENERGY SECURITY DIALOGUE, HOUSE OF THE ESTATES 16 September 2009
[ 2 ] Russie-UE: Moscou renonce à la Charte énergétique (Izvestia) - Article de Ria Novosti du 25 mai 2009 .
[ 5 ] Häkämies: Russia remains key security challenge for Finland -
[ 6 ]
Häkämies in Washington: Russia Finland's greatest challenge
[ 8  ]
Réchauffement climatique: Le Nord de la Russie menacé de cataclysme (MSU) - Article de Ria Novosti du 19 juin 2008 .
[ 11 ]
Communiqué de presse conjoint ( Ru )
[ 12 ] Foreign Minister Critical of Russian-German Pipeline Plan - Article de YLE du 2 septembre 2009 .


Articles associés :
[ 3 ]
Global Trends 2025 et l'arctique  ( C'est le rapport auquel M.Stubb fait référence : NIC Global Trends )
Sa suffisance Alexandre " Triple-Crême " Adler vient d'en publier un digest ( indigeste ! ) en Français .
[ 4 ]
La Russie dans l'arctique : Menace ou pas ?
[ 7 ] Rapport sur la défense Finlandais .
[ 9  ] ATTENTION CHEF D'OEUVRE !

[ 10 ] Vers un changement de la politique Etasunienne dans l'arctique ?

Articles sur d'autres sites :

Finlande et Carélie (russe?) sur EGEA .
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 22:30
Lors d'une conférence de presse lundi dernier , le général Viktor Trufanov  a annoncé la création d'un groupe de défense des frontières septentrionales de la Russie placé sous l'autorité du FSB .
Celui sera placé sous le commandement des regions administratives du FSB de Mourmansk et Arkhangelsk .
Pour la première fois depuis des années les élèments maritimes de ce nouveau groupement ont patrouillé la Mer de Chukchi et le long de la Route Maritime Nord .
En Aout , un navire de patrouille de garde-cotière du Nord-Est , le " Neva " , a intercepté au large des côtes de la Sibérie Orientale un yacht Norvégien , le " RX2 " ,  qui voulait atteindre le Pôle-Nord . [ 2 ]
Lors de la publication de la doctrine arctique Russe , le terme " unités destinées à la défense de l'arctique " avait était interprété en Occident comme une " militarisation de l'arctique " par la Russie alors que les responsables militaires Russes avaient bien précisés qu'il s'agissait d'unités de gardes-frontières qui seraient placés sous l'autorité du FSB .[ 3 ]
Le service des gardes-frontières de la région du Nord-Est a été créé en 1924 avec l'installation d'un bataillon de 90 hommes sur la peninsule du Kamtchatka.

Note de l'Editeur : LE FSB est l'organe pour la sécurité de l'état successeur du " vilain-méchant " KGB .

Liens :

[ 1 ] Арктическая группировка по защите северных границ РФ создана в погранслужбе ФСБ РФ - Un groupement arctique pour la défense des frontières septentrionales a été établi au sein des gardes-frontières du FSB - Article de Ria Novosti du 15 septembre 2009 .
[ 2 ]Российские пограничники задержали норвежскую яхту - Un navire garde-côte Russe retient un yacht Norvégien Depêche de Pravda du 26 aout 2009.
В Восточно-Сибирском море российские пограничники задержали норвежскую яхту - Dans la Mer de Sibérie Orientale les gardes-frontières retiennent un yacht Norvégien - Article de Vostokmedia du 26 aout 2009 .

Articles associés :

[ 3 ] La Russie ne veut pas militariser l'arctique :  Pas de pingouins guerriers  .
[ 4 ] Des Cosaques pour garder les frontières Russes de l'arctique .



Sites

Site de la garde-côtière ( FSB ) du Nord-Est

 

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 01:21

Un reportage de Russia-Today en date du 8 septembre sur l'exploitation du pétrole dans le district autonome de Nenetsie , dans la region du champ pétrolifère de Yuzhnoye Khylchuyu.
La région pétrolifère de Naryan-Mar a commencé à être explorée au milieu des années 80 avant d'être abandonnée à l'implosion de l'URSS . Depuis l'exploitation y a repris .
" Avant il n' y avait ici que de la toundra pour les éleveurs de Rennes " commente le géologue Vladimir Romanenko " Nous avons commencé l'exploitation en 2004 et maintenant tout ce que voyez autour de vous est construit sur un sol ferme " .
" Les conditions de travail ici sont trés dures , il y fait trés froid et le vent est trés violent " raconte un opérateur de forage " Mais ici il y a de vrais hommes qui ne font pas attention à ça . On produit de la chaleur pour la Mère Patrie ".
Le développement du pétrole arctique nécessite des technologies de pointe en raison des conditions extrêmes  [ 1 ]
En 2009 la production de pétrole en Nénestsie a augmenté de 30% par rapport à 2008 passant de 14 Mio de tonnes à 20 Mio de tonnes , nottament en raison de la mise en service des couches du gisement de Yuzhnoye Khylchuyu.[ 2  ]
Les possibilités de production sont estimées à 30-37 Mio de tonnes mais le manque d'infrastructures d'évacuation empêche la concrétisation de ces potentialités .
La stratégie pour le développement des transports ferroviaires pour 2030 prévoit la construcation de deux voies de chemin de fer , une en direction de la République des Komis ( investissement de 100 Mio.RUB ), l'autre en direction de la Mer de Kara ( 20 Mio RUB )
Deux ports sont égalemment en projets : l'Un dans l'Oural circumpolaire , l'autre sur la Mer de Barents .


Liens :
[ 2 ] : ДОБЫЧА НЕФТИ В НЕНЕЦКОМ ОКРУГЕ УВЕЛИЧИТСЯ НА 30% - Article de regions.ru du 14 septembre 2009 .

Articles associés :
[ 1 ] Le pétrole dans l'arctique c'est ça !








 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 20:49
A l'heure ou un gouvernement de rencontre vient d'instaurer la " Taxe Carbone " , la décision du gouvernement Groenlandais d'envisager la multiplication de ses émissions de CO2 quatorze fois est un exemple qui montre que le terme " courage" existe en politique , surtout lorsqu'il s'agit de " résister aux pressions de la communauté internationale ®" ou plutôt selon la vulgate officielle " défier la communauté internationale ® " comme un vulgaire Ahamadinedjad .
Dans un entretien au journal Danois Politiken le premier ministre Groenlandais , Kuupik Kleist , a annoncé que son gouvernement refusera de signer un accord global sur le climat à la prochaine conférence de Copenhague si celle ci refuse d'accorder au Groenland une augmentation de ses droits d'émission .
Le premier ministre Groenlandais cherche à se libérer du carcan des émissions imposées par un accord avec le Danemark . A contrario des îles Feroe le Groenland a accepté les obligations résultant du traité de Kyoto .Actuellement les droits d'émission du Groenland sont de 650 000 tonnes mais les projets de développements , en particulier une fonderie d'aluminium de l'Américain ALCOA , nécessitent des droits d'émission avoisinant 10 millions de tonnes .
Lançant un harpon , il a rappellé les mesures de l'Union Européenne concernant l'interdiction de la vente des produits issus de la chasse au phoque qulaifiée de " génocide culturel " par son prédecesseur .[ 4 ]
" On ne veut pas nous laiser vivre selon nos coutumes ancestrales mais on ne veut pas non plus que nous puissions développer de nouvelles industries . Que devons nous faire ? Est ce qu'on veut nous maintenir dans un état de dépendance économique afin que nous continuions à demander des subventions au Danemark ?"

La ministre Danoise chargé des questions climatiques , Connie Hedegaar , a déclaré qu'elle était prête à travailler avec le gouvernement Groenlandais sur cette question mais a indiqué qu'elle refuserait un quota de 170 tonnes par habitant pour le Groenland .Elle n'admet pas que " L'endroit qui endure avec le plus de force les effets du changement climatique soit autorisé à emettre huit fois et demie plus que l'Américain moyen " [ 3 ]

La question de la souveraineté nationale qui placerait le Groenland " indépendant " sous la coupe des subsides Danois , et a fortiori Européens , est la remarque la plus acerbe depuis les dernières elections du premier ministre Groenlandais .
Derrière la question des droits d'émissions et des subsides  se profile la question d'un Groenland indépendant de l'institution Bruxelloise .

HAUT LES CHOEURS , Monsieur Kuupik Kleist et FELICITATIONS !

Liens :
[ 1 ]
Greenland ready to increase CO2 emissions - Depêche de Sermitsiaq.gl du 14 septembre 2009 .
[ 3 ] No climate change deal unless it means more emissions for Greenland - Article de Sikunews du 16 septembre 2009 .
Articles associés :
[ 2 ] Kuupik Kleist vous parle : Le Groenland veut émettre plus  de CO2 .

[ 4 ] Kulturkampf : " meutre culturel "

 
 

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:45
Décidemment , l'auteur du terme " génocide " aurait du déposer un copyright . Il n'en connaissait certainement pas la postérité .
Je me pose une question , le vote par acclamation de la Diète Polonaise va t'il se faire aux cris de
 " HABEMUS GENOCIDAM ! " ???
Là est la question !



MOSCOU, 16 septembre - RIA Novosti. Il est tout à fait illégitime et absurde de qualifier de "génocide" l'entrée des troupes soviétiques en Pologne en 1939, a estimé mercredi l'académicien Alexandre Tchoubarian, directeur de l'Institut d'histoire universelle (Russie).

"L'emploi du terme "génocide" dans ce cas est tout à fait absurde... Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. Et cela n'a rien à voir avec ce qui s'est produit le 17 septembre 1939", a déclaré l'expert dans une interview à RIA Novosti.

La Diète (chambre basse) polonaise se propose d'adopter à sa prochaine réunion une résolution spéciale condamnant l'intervention des troupes soviétiques en Pologne le 17 septembre 1939, a annoncé mardi dernier le président de la Diète Bronislaw Komorowski à l'issue de consultations avec les dirigeants de toutes les fractions parlementaires.

Le Pacte Molotov-Ribbentrop a servi de fondement pour l'invasion de l'Armée Rouge", [ 1 ] lit-on dans le projet.

C'est ainsi qu'a été effectué le 4e partage de la Pologne, indique le document rédigé par M.Komorowski, élu président la Diète polonaise de la Plateforme civique (PO), parti de l'actuel premier ministre Donald Tusk.

La résolution contiendra le terme "génocide". Son texte concerté sera adopté par acclamation, sans vote ni débats.

"Je comprends les sentiments des Polonais qui s'en souviennent aujourd'hui, mais cela n'a aucun rapport avec le génocide", a conclu l'académicien.

Le Pacte germano-soviétique (ou Pacte Molotov-Ribbentrop) est le nom communément donné au Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), signé le 23 août 1939 par les ministres soviétique et allemand des Affaires étrangères Viatcheslav Molotov et Joachim von Ribbentrop. Outre un accord de non-agression, ce pacte définissait aussi la répartition des sphères d'influences de l'Allemagne et de l'URSS dans les pays les séparant.

Les troupes soviétiques sont entrées sur le territoire de l'Ukraine Occidentale et de la Biélorussie Occidentale que la Pologne avaient occupées pendant la guerre contre l'URSS de 1919-1920, en les considérant comme ses anciens territoires. Au moment de l'entrée des troupes soviétiques, le gouvernement polonais avait quitté Varsovie depuis plusieurs jours pour émigrer le 17 septembre en Roumanie puis à Londres. Moscou a déclaré qu'il ne pouvait pas laisser sans défense les peuples frères d'Ukraine et de Biélorussie.

Dans un accord de 1945 avec l'URSS, le gouvernement polonais a approuvé les frontières d'après-guerre.

Articles associés :

[ 1 ] Il y a 70 ans , le 23 aout 1939 , etait signé le pacte Germano-Soviétique : Vyachestlav Nikonov témoigne .

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:47

MOSCOU, 15 septembre - RIA Novosti. La France pourrait devenir partenaire de la Russie dans le cadre des projets gaziers South Stream et Nord Stream, a annoncé mardi le journal russe Kommersant commentant la rencontre des premiers ministres russe et français, Vladimir Poutine et François Fillon, lundi soir à Moscou.

Les chefs de gouvernement russe et français se sont penchés sur la participation des sociétés françaises à la construction des gazoducs sous-marins South Stream et Nord Stream qui relieront la Russie à l'Europe respectivement via la mer Noire et la mer Baltique, indique le journal se référant à une source au sein du gouvernement russe.

La France s'est montrée intéressée par les gazoducs russes après avoir été exclue en 2008 du gazoduc européen Nabucco qui doit relier la mer Caspienne à l'Union européenne à l'horizon de 2012. En février 2008, les actionnaires de Nabucco ont retenu l'électricien allemand RWE comme sixième partenaire du consortium qui réunit désormais l'autrichien OMV, le hongrois Mol, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz et le turc Botas. Le français GDF Suez a déclaré qu'il étudierait d'autres projets dont South Stream. Ensuite GDF Suez a décidé de se joindre à Nord Stream dont la construction commencera en 2010. [ 1 ] 
 GDF Suez obtiendra 9% du gazoduc d'ici octobre, d'après Alexandre Medvedev, vice-président du conseil d'administration du russe Gazprom.

Le gazoduc Nord Stream reliera Vyborg (Russie) à Greifswald (Allemagne) par le fond de la mer Baltique. Le système comprendra deux pipelines. Le premier, d'une longueur d'environ 1.200 km et d'une capacité annuelle de 27,5 milliards de m3 de gaz, doit entrer en service en 2011.

Toutefois, la France ne renonce pas au projet South Stream. La source du Kommersant affirme que Gazprom mène des négociations avec Électricité de France sur sa participation au projet. Gazprom et EDF se sont abstenus de tout commentaire, mais un responsable haut placé du groupe russe a confirmé cette information. Les négociations ont commencé il y a six mois, selon les sources du Kommersant.

"Gazprom et EDF signeront bientôt un mémorandum de coopération paraphé la semaine dernière", a déclaré une source au sein du gouvernement russe. Un autre responsable russe affirme que le document sera signé fin septembre, lors d'une visite du PDG de Gazprom Alexeï Miller en France. "Le document prévoit notamment l'acquisition d'au moins 10% de South Stream par EDF en échange de contrats à long terme sur la livraison de gaz aux centrales électriques situées le long du gazoduc", selon lui.

Pour le moment, l'italien Eni est le seul partenaire de Gazprom pour South Stream. Le groupe italien a refusé de commenter l'éventuelle adhésion d'EDF au projet.

Un responsable proche des négociations russo-françaises indique qu'EDF a besoin de gaz supplémentaire pour ses centrales italiennes (EDF contrôle 19,36% de la société italienne EDISON) et hongroises (95,57% de Budapesti Eromu Zrt) qui seront desservies par le gazoduc South Stream.

D'une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, le projet South Stream, promu depuis 2007 par le russe Gazprom et l'italien Eni, reliera la Russie à l'Europe méridionale et centrale sous les mers Noire et Adriatique. Le gazoduc sera mis en service en 2013.

Articles associés :

[ 1 ]
GDF Suez bientôt actionnaire de Nord-Stream

 



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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 17:26

Daprés Reuters et La Presse Canadienne

La coalition de centre gauche du Premier ministre Jens Stoltenberg a remporté les élections législatives en Norvège, avec une légère avance sur le centre droit .

C'est la première fois depuis seize ans qu'un gouvernement norvégien est reconduit aux affaires à l'issue des élections.

Après dépouillement de 99,9% des voix exprimées dimanche et lundi, la coalition sortante - Parti travailliste de Stoltenberg, Parti socialiste de gauche et Parti du centre - obtient la majorité absolue avec 86 des 169 sièges du Storting, le parlement, un élu de moins que lors de la précédente législature.

"Nous allons commencer à travailler sur une nouvelle plate-forme de gouvernement. Je suis confiant dans notre succès car nous avons quatre années d'expérience", a déclaré Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse.

"Le grand triomphe de Stoltenberg", titre mardi le quotidien Dagsavisen. L'Aftenposten publie en "une" la photo du Premier ministre, tout sourire, sous le titre "Le vainqueur". Le Dagbladet reprend une phrase de l'épouse du leader travailliste - "(Nous sommes) fiers de toi, Jens".

Le journal VG, lui, regarde vers l'avenir en annonçant: "Jens veut de nouvelles têtes dans son gouvernement".

Les marchés financiers ont réagi calmement aux résultats du scrutin, la Bourse d'Oslo en légère hausse et la monnaie locale, la couronne norvégienne, inchangée.

"Ce qui est le plus important maintenant pour les marchés, c'est le budget 2010 car il faut savoir combien d'argent du pétrole va être dépensé. Et savoir aussi si cela va influer sur les taux d'intérêt et sur la couronne", a déclaré Camilla Villand, analyste à la plus grande banque norvégienne, DnB NOR.

Jens Stoltenberg a déclaré qu'il allait poursuivre la politique économique menée depuis 2005 et a refusé de parler du projet de budget 2010, qui sera présenté le 13 octobre.

PAS D'ADHESION A L'UE

La Norvège, qui n'est pas membre de l'Union européenne, a traversé sans gros dommages la récente crise financière mondiale, grâce en grande partie à ses immenses ressources pétrolières et gazières de la mer du Nord. Ce pays scandinave, l'un des plus riches du monde avec une population de moins de cinq millions d'habitants, a l'un des taux de chômage les plus faibles d'Europe (environ 3%). La question d'une adhésion à l'UE n'est pas d'actualité dans cette nation qui a déjà rejeté par deux fois cette idée par référendum.
Les représentants Norvégiens au Conseil Arctique se sont pronnoncés contre l'adhésion de l'Ue au sein de cette institution en tant que membre observateur en raison de l'interdiction au sein de l'institution Bruxelloise de la vente des produits issus de la chasse au phoque .


NOUVELLES PROSPECTIONS PÉTROLIÈRES ?


Sa victoire laisse présager le maintien d'une forte action gouvernementale et un recours modéré à la manne pétrolière du pays comme moyen de combler les déficits budgétaires.

La coalition reconduite s'est élevée contre les baisses d'impôts et les privatisations envisagées par l'opposition de centre droit, estimant que celles-ci réduiraient les dépenses consacrées à la santé, à l'éducation et aux personnes âgées.

Se pose également la question de l'ouverture de nouvelles zones arctiques à la prospection pétrolière et gazière.

Au sein de la coalition, le Parti socialiste de gauche est hostile à des forages au large des îles Lofoten, dans l'Arctique, pour des raisons écologiques et pour défendre les intérêts des marins-pêcheurs.[ 1 ]

"Nous devons discuter de tout cela. Nous avons trouvé une solution pour la mer de Barents, je pense que nous pourrons en trouver une également sur les Lofoten", a déclaré Jens Stoltenberg lors de sa conférence de presse.

A l'exception du Parti du progrès, formation d'extrême droite, la totalité des formations politiques représentées au parlement militent pour une limitation des dépenses financées par le fonds public alimenté par la manne pétrolière, afin que la Norvège ne passe pas à côté de réformes jugées nécessaires et qu'elle limite sa "pétrodépendance".

En temps normal, l'Etat peut utiliser 4% des réserves du fonds - en gros le taux de rentabilité annuel des placements effectués par ses gestionnaires - pour financer des dépenses budgétaires.

Ce plafond vise à éviter à la Norvège de subir ce que l'économie néerlandaise a vécu dans les années 1960 après le "boom du gaz" qui avait poussé inflation, taux d'intérêt et taux de change et nui au final à la production économique.

Cette année, compte tenu de la crise, ce plafond a été relevé à 7%. Mais le Parti travailliste de Stoltenberg n'entend pas poursuivre indéfiniment sur cette voie.

Selon Christine Bremer Neben du Directorat Norvégien du pétrole " Notre postion immédiate est que ce vote est un pas qui nous rapproche pour l'ouverture de ces zones [ au forage , au large des Lofoten - NDLR ] "
" Il y  a une majorité claire pour cela au parlement . Il y a eu signal fort et clair de la part des électeurs qui n'ont pas apporté leur soutien aux deux principaux partis qui s'opposent à ce projet " . [ 2 ]

L'ARCTIQUE RUSSE COMME SOLUTION DE REPLI POUR StatoilHydro ASA .

La pétrostatale Norvégienne StatoilHydro ASA qui detient 80% des exportations Norvégiennes de pétrole et de gaz et qui est confrontée à une baisse du taux de renouvellement de ses réserves en raison de la chute des réserves de ses gisements de la Mer du Nord voit comme solution de repli des investissements accrus dans l'arctique Russe .
Deja partenaire de GAZPROM dans le projet Shtokman , la société multiplie ses contacts  avec diverses sociétés Russes dans la peninsule du Yamal principalement .[ 3 ]
La gestion du plateau continental Russe a été confiée au mois d'aout 2008 au services du premier ministre Vladimir Poutine , ce qui signifie que les perspectives pour StatoilHydro ASA dans cette région sont grandement liées à la bonne tenue des realtions bilatérales Russo-Norvégiennes  et surtout aux liens personnels que le premier ministre Russe entretiendra avec son homologue Norvégien .
Les deux chefs de gouvernement se sont rencontrés à plusieurs reprises ces dernières années et le dossier arctique , dont les investissements Norvégiens dans le secteur petrogazier de l'arctique Russe , ont toujours figuré au programme de leurs rencontres .  

Lundi les actions de la société pétrogazière ont chuté de 0.2% , passant de 131.6 à 131.4 Couronnes .

Liens :
[ 2 ] Norway Government Win May Prolong Curb on Arctic Oil - Depêche de Bloomberg du 15 septembre 2009 .
[ 3 ]
StatoilHydro joins punter line for Yamal - Depêche de Upstreamonline du 5 février 2009 .



Articles associés :

[ 1 ]
Le pétrole et le gaz de l'arctique au centre des élections Norvégiennes du lundi 14 septembre .



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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:44

EDMONTON - Des scientifiques canadiens et américains estiment couronnée de succès leur expédition conjointe [ 1 ] menée afin de cartographier les fonds marins de l'Arctique, mission qui, disent-ils, les a menés dans des secteurs qui n'avaient jamais été cartographiés auparavant.

 

Les chercheurs à bord des brise-glaces américain Healy et canadien Louis St-Laurent étaient ravis jeudi des résultats de leur expédition, qui leur a permis de se rendre plus loin qu'ils ne l'avaient au départ prévu, et de découvrir des accidents géographiques sous-marins jusqu'alors inconnus.

 

C'était la deuxième fois que les deux pays unissaient leurs ressources dans les eaux glacées au large des rives nordiques que se partagent les deux pays, afin de dessiner la carte des limites les plus éloignées du continent nord-américain. La nouvelle expédition, d'une durée de 40 jours, devait permettre de poursuivre la collecte de données amorcée durant une mission similaire, l'été dernier.

 

Cette expédition ne permettra cependant pas de régler le différend de longue date qui oppose les gouvernements américain et canadien au sujet du secteur de la mer de Beaufort riche en ressources naturelles. [ 2 ]

 

Le Canada se prépare à présenter une demande à la Commission des limites du plateau continental des Nations unies. Ottawa compte faire établir les limites extérieures de son plateau continental au-delà de la limite de 200 milles marins à partir du rivage et du même coup, déterminer la zone où il pourra exercer ses droits souverains dans la région.


Cette expédition a été marquée par des incidents dont la défaillance des systèmes de mesures sismiques Etasuniens .
Selon David A.Balton , secrétaire d'état Canadien aux Océans et aux pécheries , cette expédition ne servira pas à résoudre les éventuels conflits de souveraineté mais plutôt à determiner les limites du plateau continental .
Selon Maggie Hayes qui préside la commision Etasunienne sur l'extension du plateau continental , les données recueillies permetteront de définir quelles ressources pourront être exploitables et quelles ressources devront être protégées .[ 3 ]


D'aprés La Presse Canadienne

Liens :

[ 3 ] U.S., Canada Map Edges Of Continent On Seafloor - Article de Oil&Gas Eurasia du 14 septembre 2009 .

Articles associés :

[ 1 ] Canada , Etats Unis , Russie : La cartographie du plateau contiental se poursuit
[ 2 ] Un parlementaire Canadien de l'arctique dénonce le " Joujou-Nationalisme " de Stephen Harper



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