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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 19:45
Décidemment , l'auteur du terme " génocide " aurait du déposer un copyright . Il n'en connaissait certainement pas la postérité .
Je me pose une question , le vote par acclamation de la Diète Polonaise va t'il se faire aux cris de
 " HABEMUS GENOCIDAM ! " ???
Là est la question !



MOSCOU, 16 septembre - RIA Novosti. Il est tout à fait illégitime et absurde de qualifier de "génocide" l'entrée des troupes soviétiques en Pologne en 1939, a estimé mercredi l'académicien Alexandre Tchoubarian, directeur de l'Institut d'histoire universelle (Russie).

"L'emploi du terme "génocide" dans ce cas est tout à fait absurde... Un génocide est l'extermination physique, intentionnelle, systématique et programmée d'un groupe ou d'une partie d'un groupe en raison de ses origines ethniques, religieuses ou sociales. Et cela n'a rien à voir avec ce qui s'est produit le 17 septembre 1939", a déclaré l'expert dans une interview à RIA Novosti.

La Diète (chambre basse) polonaise se propose d'adopter à sa prochaine réunion une résolution spéciale condamnant l'intervention des troupes soviétiques en Pologne le 17 septembre 1939, a annoncé mardi dernier le président de la Diète Bronislaw Komorowski à l'issue de consultations avec les dirigeants de toutes les fractions parlementaires.

Le Pacte Molotov-Ribbentrop a servi de fondement pour l'invasion de l'Armée Rouge", [ 1 ] lit-on dans le projet.

C'est ainsi qu'a été effectué le 4e partage de la Pologne, indique le document rédigé par M.Komorowski, élu président la Diète polonaise de la Plateforme civique (PO), parti de l'actuel premier ministre Donald Tusk.

La résolution contiendra le terme "génocide". Son texte concerté sera adopté par acclamation, sans vote ni débats.

"Je comprends les sentiments des Polonais qui s'en souviennent aujourd'hui, mais cela n'a aucun rapport avec le génocide", a conclu l'académicien.

Le Pacte germano-soviétique (ou Pacte Molotov-Ribbentrop) est le nom communément donné au Traité de non-agression entre l'Allemagne et l'Union des républiques socialistes soviétiques (URSS), signé le 23 août 1939 par les ministres soviétique et allemand des Affaires étrangères Viatcheslav Molotov et Joachim von Ribbentrop. Outre un accord de non-agression, ce pacte définissait aussi la répartition des sphères d'influences de l'Allemagne et de l'URSS dans les pays les séparant.

Les troupes soviétiques sont entrées sur le territoire de l'Ukraine Occidentale et de la Biélorussie Occidentale que la Pologne avaient occupées pendant la guerre contre l'URSS de 1919-1920, en les considérant comme ses anciens territoires. Au moment de l'entrée des troupes soviétiques, le gouvernement polonais avait quitté Varsovie depuis plusieurs jours pour émigrer le 17 septembre en Roumanie puis à Londres. Moscou a déclaré qu'il ne pouvait pas laisser sans défense les peuples frères d'Ukraine et de Biélorussie.

Dans un accord de 1945 avec l'URSS, le gouvernement polonais a approuvé les frontières d'après-guerre.

Articles associés :

[ 1 ] Il y a 70 ans , le 23 aout 1939 , etait signé le pacte Germano-Soviétique : Vyachestlav Nikonov témoigne .

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 18:47

MOSCOU, 15 septembre - RIA Novosti. La France pourrait devenir partenaire de la Russie dans le cadre des projets gaziers South Stream et Nord Stream, a annoncé mardi le journal russe Kommersant commentant la rencontre des premiers ministres russe et français, Vladimir Poutine et François Fillon, lundi soir à Moscou.

Les chefs de gouvernement russe et français se sont penchés sur la participation des sociétés françaises à la construction des gazoducs sous-marins South Stream et Nord Stream qui relieront la Russie à l'Europe respectivement via la mer Noire et la mer Baltique, indique le journal se référant à une source au sein du gouvernement russe.

La France s'est montrée intéressée par les gazoducs russes après avoir été exclue en 2008 du gazoduc européen Nabucco qui doit relier la mer Caspienne à l'Union européenne à l'horizon de 2012. En février 2008, les actionnaires de Nabucco ont retenu l'électricien allemand RWE comme sixième partenaire du consortium qui réunit désormais l'autrichien OMV, le hongrois Mol, le roumain Transgaz, le bulgare Bulgargaz et le turc Botas. Le français GDF Suez a déclaré qu'il étudierait d'autres projets dont South Stream. Ensuite GDF Suez a décidé de se joindre à Nord Stream dont la construction commencera en 2010. [ 1 ] 
 GDF Suez obtiendra 9% du gazoduc d'ici octobre, d'après Alexandre Medvedev, vice-président du conseil d'administration du russe Gazprom.

Le gazoduc Nord Stream reliera Vyborg (Russie) à Greifswald (Allemagne) par le fond de la mer Baltique. Le système comprendra deux pipelines. Le premier, d'une longueur d'environ 1.200 km et d'une capacité annuelle de 27,5 milliards de m3 de gaz, doit entrer en service en 2011.

Toutefois, la France ne renonce pas au projet South Stream. La source du Kommersant affirme que Gazprom mène des négociations avec Électricité de France sur sa participation au projet. Gazprom et EDF se sont abstenus de tout commentaire, mais un responsable haut placé du groupe russe a confirmé cette information. Les négociations ont commencé il y a six mois, selon les sources du Kommersant.

"Gazprom et EDF signeront bientôt un mémorandum de coopération paraphé la semaine dernière", a déclaré une source au sein du gouvernement russe. Un autre responsable russe affirme que le document sera signé fin septembre, lors d'une visite du PDG de Gazprom Alexeï Miller en France. "Le document prévoit notamment l'acquisition d'au moins 10% de South Stream par EDF en échange de contrats à long terme sur la livraison de gaz aux centrales électriques situées le long du gazoduc", selon lui.

Pour le moment, l'italien Eni est le seul partenaire de Gazprom pour South Stream. Le groupe italien a refusé de commenter l'éventuelle adhésion d'EDF au projet.

Un responsable proche des négociations russo-françaises indique qu'EDF a besoin de gaz supplémentaire pour ses centrales italiennes (EDF contrôle 19,36% de la société italienne EDISON) et hongroises (95,57% de Budapesti Eromu Zrt) qui seront desservies par le gazoduc South Stream.

D'une capacité de 63 milliards de mètres cubes de gaz par an, le projet South Stream, promu depuis 2007 par le russe Gazprom et l'italien Eni, reliera la Russie à l'Europe méridionale et centrale sous les mers Noire et Adriatique. Le gazoduc sera mis en service en 2013.

Articles associés :

[ 1 ]
GDF Suez bientôt actionnaire de Nord-Stream

 



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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 17:26

Daprés Reuters et La Presse Canadienne

La coalition de centre gauche du Premier ministre Jens Stoltenberg a remporté les élections législatives en Norvège, avec une légère avance sur le centre droit .

C'est la première fois depuis seize ans qu'un gouvernement norvégien est reconduit aux affaires à l'issue des élections.

Après dépouillement de 99,9% des voix exprimées dimanche et lundi, la coalition sortante - Parti travailliste de Stoltenberg, Parti socialiste de gauche et Parti du centre - obtient la majorité absolue avec 86 des 169 sièges du Storting, le parlement, un élu de moins que lors de la précédente législature.

"Nous allons commencer à travailler sur une nouvelle plate-forme de gouvernement. Je suis confiant dans notre succès car nous avons quatre années d'expérience", a déclaré Jens Stoltenberg lors d'une conférence de presse.

"Le grand triomphe de Stoltenberg", titre mardi le quotidien Dagsavisen. L'Aftenposten publie en "une" la photo du Premier ministre, tout sourire, sous le titre "Le vainqueur". Le Dagbladet reprend une phrase de l'épouse du leader travailliste - "(Nous sommes) fiers de toi, Jens".

Le journal VG, lui, regarde vers l'avenir en annonçant: "Jens veut de nouvelles têtes dans son gouvernement".

Les marchés financiers ont réagi calmement aux résultats du scrutin, la Bourse d'Oslo en légère hausse et la monnaie locale, la couronne norvégienne, inchangée.

"Ce qui est le plus important maintenant pour les marchés, c'est le budget 2010 car il faut savoir combien d'argent du pétrole va être dépensé. Et savoir aussi si cela va influer sur les taux d'intérêt et sur la couronne", a déclaré Camilla Villand, analyste à la plus grande banque norvégienne, DnB NOR.

Jens Stoltenberg a déclaré qu'il allait poursuivre la politique économique menée depuis 2005 et a refusé de parler du projet de budget 2010, qui sera présenté le 13 octobre.

PAS D'ADHESION A L'UE

La Norvège, qui n'est pas membre de l'Union européenne, a traversé sans gros dommages la récente crise financière mondiale, grâce en grande partie à ses immenses ressources pétrolières et gazières de la mer du Nord. Ce pays scandinave, l'un des plus riches du monde avec une population de moins de cinq millions d'habitants, a l'un des taux de chômage les plus faibles d'Europe (environ 3%). La question d'une adhésion à l'UE n'est pas d'actualité dans cette nation qui a déjà rejeté par deux fois cette idée par référendum.
Les représentants Norvégiens au Conseil Arctique se sont pronnoncés contre l'adhésion de l'Ue au sein de cette institution en tant que membre observateur en raison de l'interdiction au sein de l'institution Bruxelloise de la vente des produits issus de la chasse au phoque .


NOUVELLES PROSPECTIONS PÉTROLIÈRES ?


Sa victoire laisse présager le maintien d'une forte action gouvernementale et un recours modéré à la manne pétrolière du pays comme moyen de combler les déficits budgétaires.

La coalition reconduite s'est élevée contre les baisses d'impôts et les privatisations envisagées par l'opposition de centre droit, estimant que celles-ci réduiraient les dépenses consacrées à la santé, à l'éducation et aux personnes âgées.

Se pose également la question de l'ouverture de nouvelles zones arctiques à la prospection pétrolière et gazière.

Au sein de la coalition, le Parti socialiste de gauche est hostile à des forages au large des îles Lofoten, dans l'Arctique, pour des raisons écologiques et pour défendre les intérêts des marins-pêcheurs.[ 1 ]

"Nous devons discuter de tout cela. Nous avons trouvé une solution pour la mer de Barents, je pense que nous pourrons en trouver une également sur les Lofoten", a déclaré Jens Stoltenberg lors de sa conférence de presse.

A l'exception du Parti du progrès, formation d'extrême droite, la totalité des formations politiques représentées au parlement militent pour une limitation des dépenses financées par le fonds public alimenté par la manne pétrolière, afin que la Norvège ne passe pas à côté de réformes jugées nécessaires et qu'elle limite sa "pétrodépendance".

En temps normal, l'Etat peut utiliser 4% des réserves du fonds - en gros le taux de rentabilité annuel des placements effectués par ses gestionnaires - pour financer des dépenses budgétaires.

Ce plafond vise à éviter à la Norvège de subir ce que l'économie néerlandaise a vécu dans les années 1960 après le "boom du gaz" qui avait poussé inflation, taux d'intérêt et taux de change et nui au final à la production économique.

Cette année, compte tenu de la crise, ce plafond a été relevé à 7%. Mais le Parti travailliste de Stoltenberg n'entend pas poursuivre indéfiniment sur cette voie.

Selon Christine Bremer Neben du Directorat Norvégien du pétrole " Notre postion immédiate est que ce vote est un pas qui nous rapproche pour l'ouverture de ces zones [ au forage , au large des Lofoten - NDLR ] "
" Il y  a une majorité claire pour cela au parlement . Il y a eu signal fort et clair de la part des électeurs qui n'ont pas apporté leur soutien aux deux principaux partis qui s'opposent à ce projet " . [ 2 ]

L'ARCTIQUE RUSSE COMME SOLUTION DE REPLI POUR StatoilHydro ASA .

La pétrostatale Norvégienne StatoilHydro ASA qui detient 80% des exportations Norvégiennes de pétrole et de gaz et qui est confrontée à une baisse du taux de renouvellement de ses réserves en raison de la chute des réserves de ses gisements de la Mer du Nord voit comme solution de repli des investissements accrus dans l'arctique Russe .
Deja partenaire de GAZPROM dans le projet Shtokman , la société multiplie ses contacts  avec diverses sociétés Russes dans la peninsule du Yamal principalement .[ 3 ]
La gestion du plateau continental Russe a été confiée au mois d'aout 2008 au services du premier ministre Vladimir Poutine , ce qui signifie que les perspectives pour StatoilHydro ASA dans cette région sont grandement liées à la bonne tenue des realtions bilatérales Russo-Norvégiennes  et surtout aux liens personnels que le premier ministre Russe entretiendra avec son homologue Norvégien .
Les deux chefs de gouvernement se sont rencontrés à plusieurs reprises ces dernières années et le dossier arctique , dont les investissements Norvégiens dans le secteur petrogazier de l'arctique Russe , ont toujours figuré au programme de leurs rencontres .  

Lundi les actions de la société pétrogazière ont chuté de 0.2% , passant de 131.6 à 131.4 Couronnes .

Liens :
[ 2 ] Norway Government Win May Prolong Curb on Arctic Oil - Depêche de Bloomberg du 15 septembre 2009 .
[ 3 ]
StatoilHydro joins punter line for Yamal - Depêche de Upstreamonline du 5 février 2009 .



Articles associés :

[ 1 ]
Le pétrole et le gaz de l'arctique au centre des élections Norvégiennes du lundi 14 septembre .



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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 16:44

EDMONTON - Des scientifiques canadiens et américains estiment couronnée de succès leur expédition conjointe [ 1 ] menée afin de cartographier les fonds marins de l'Arctique, mission qui, disent-ils, les a menés dans des secteurs qui n'avaient jamais été cartographiés auparavant.

 

Les chercheurs à bord des brise-glaces américain Healy et canadien Louis St-Laurent étaient ravis jeudi des résultats de leur expédition, qui leur a permis de se rendre plus loin qu'ils ne l'avaient au départ prévu, et de découvrir des accidents géographiques sous-marins jusqu'alors inconnus.

 

C'était la deuxième fois que les deux pays unissaient leurs ressources dans les eaux glacées au large des rives nordiques que se partagent les deux pays, afin de dessiner la carte des limites les plus éloignées du continent nord-américain. La nouvelle expédition, d'une durée de 40 jours, devait permettre de poursuivre la collecte de données amorcée durant une mission similaire, l'été dernier.

 

Cette expédition ne permettra cependant pas de régler le différend de longue date qui oppose les gouvernements américain et canadien au sujet du secteur de la mer de Beaufort riche en ressources naturelles. [ 2 ]

 

Le Canada se prépare à présenter une demande à la Commission des limites du plateau continental des Nations unies. Ottawa compte faire établir les limites extérieures de son plateau continental au-delà de la limite de 200 milles marins à partir du rivage et du même coup, déterminer la zone où il pourra exercer ses droits souverains dans la région.


Cette expédition a été marquée par des incidents dont la défaillance des systèmes de mesures sismiques Etasuniens .
Selon David A.Balton , secrétaire d'état Canadien aux Océans et aux pécheries , cette expédition ne servira pas à résoudre les éventuels conflits de souveraineté mais plutôt à determiner les limites du plateau continental .
Selon Maggie Hayes qui préside la commision Etasunienne sur l'extension du plateau continental , les données recueillies permetteront de définir quelles ressources pourront être exploitables et quelles ressources devront être protégées .[ 3 ]


D'aprés La Presse Canadienne

Liens :

[ 3 ] U.S., Canada Map Edges Of Continent On Seafloor - Article de Oil&Gas Eurasia du 14 septembre 2009 .

Articles associés :

[ 1 ] Canada , Etats Unis , Russie : La cartographie du plateau contiental se poursuit
[ 2 ] Un parlementaire Canadien de l'arctique dénonce le " Joujou-Nationalisme " de Stephen Harper



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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 13:35

MOSCOU, 10 septembre - RIA Novosti. Deux bombardiers stratégiques Tu-95MS russes ont effectué une mission de patrouille au-dessus de l'océan Glacial Arctique, a annoncé jeudi le porte-parole du Commandant en chef de l'Armée de l'air russe Vladimir Drik.

"Les pilotes ont survolé les eaux neutres de l'océan Glacial Arctique et le Pacifique. Ils se sont entraînés à voler au-dessus de zones sans repères. Les avions ont décollé d'un aérodrome dans la partie orientale de la Russie et ont réalisé leur mission avec succès", a indiqué M. Drik.

Les bombardiers russes ont été escortés par deux F-15 américains pendant leur vol de plus de 10 heures.

"Les équipages ont effectué un ravitaillement en vol grâce à des avions de ravitaillement Il-78, ce qui constitue un élément de pilotage très difficile", a noté l'officier.

Les équipages de l'Aviation russe à long rayon d'action réalisent régulièrement des missions de patrouille au-dessus des eaux neutres de l'Arctique, de l'Atlantique, de la mer Noire et du Pacifique.

"Les vols sont réalisés en stricte conformité avec les règles internationales d'utilisation de l'espace aérien au-dessus des eaux neutres, sans violer les frontières aériennes des autres États", a précisé l'Armée de l'air
russe .





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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 12:50

MOSCOU, 14 septembre - RIA Novosti. En septembre ou en octobre prochain, le groupe français GDF Suez se joindra aux actionnaires de la société opératrice du gazoduc Nord Stream en cours de construction au fond de la Baltique entre la Russie et l'Allemagne, a confié à RIA Novosti le vice-président du conseil d'administration de Gazprom Alexandre Medvedev.

"Toutes les questions relatives à la participation du groupe français au capital de Nord Stream seront réglées en septembre ou en octobre", a-t-il déclaré lundi.

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:58

NIJNI NOVGOROD, 11 septembre - RIA Novosti. La Russie a toujours besoin d'armes nucléaires pour garantir sa souveraineté, a déclaré vendredi le Patriarche Cyrille de Moscou et de Toutes les Russies devant des jeunes réunis au Palais des sports de Nijni Novgorod.

"Les armes conçues au (centre nucléaire fédéral de) Sarov (dans la région de Nijni Novgorod) sont un facteur de dissuasion. Nous devons oeuvrer pour un monde dénucléarisé, mais ces efforts ne doivent pas nuire à notre pays, nous devons rester un État souverain", a indiqué le chef de l'Église orthodoxe russe.

"La menace d'une guerre pèse toujours sur l'humanité. Les hostilités locales n'ont jamais cessé malgré un système sophistiqué de relations internationales", "on peut avoir des systèmes du droit international et des organisations internationales bien établis et tomber dans l'abîme d'une guerre", a estimé le Patriarche russe.

La création d'un centre de recherches nucléaires à Sarov, près du monastère Saint-Séraphin de Sarov, a permis de créer un facteur de dissuasion nucléaire et d'éviter la Troisième Guerre mondiale, estime le Patriarche Cyrille.

Note de l'Editeur : Le Saint-Patron des Forces nucléaires Russes est Saint-Séraphin de Sarov



bibliographie :
- Stalin's Holy War: Religion, Nationalism, and Alliance Politics, 1941-1945 - Steven Merritt Miner - 2003

Liens :
[ 1 ]
Eglise russe: développer les traditions orthodoxes dans l'armée (patriarche) - Article de Ria Novosti du 24 juin 2008

 

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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:11

La modiste Russe Nadejda Lamanova avait pour habitude de dire :
" Le vêtement est une des manifestations les plus fines du mode de vie d'un groupe humain , de son organisation sociale  , de sa mentalité . Il est une émanation du corps qui le porte et de la pensée qui s'y développe "

On l'a vu sur ce blogue avec la polémique née de la commercialisation de bottes Inuites Groenlandaises [ 1 ]
Le journal régional  Finnmark Dagblad est l'un des rares quotidiens Norvégiens a donner la parole , souvent lors de tensions avec les " Gadjos " sédentaires Norvégiens , les sociétés minières ou avec les forces armées Norvégiennes , à la communauté Same .
Je vous propose à l'occasion des élections législatives Norvégiennes ou la " Question Same " a été totalement éludée par les principaux partis de vous présenter un défilé de vêtements traditionnels ( et " modernes " ) Sames .
L'occasion de signaler que l'arctique ce n'est pas seulement du pétrole , du gaz , de l'or , de l'uranium , des submersibles , des missiles ou des bombardiers stratégiques mais aussi des hommes , des femmes et des enfants qui souvent cherchent à préserver leur modes de vies traditionnels y compris dans leur manière de se vêtir .
On peut regardrer ces images en pensant qu'au début du XXeme siècle , les Norvègiens " Européanisés " ou " civilisés " profanaient les sépultures Sames pour " étudier scientifiquement " leurs squelettes .


Articles associés :
[ 1 ] These boots are made for walking ........in Greenland
Liens :
[ 2  ]
Samisk Moteshow









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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 13:08
Dimanche et lundi vont se tenir en Norvège des élections législatives et la question des forages dans l'arctique , autour des îles Lofoten principalement , pourrait jouer un rôle central dans ce scrutin .
Alors que l'actuel gouvernement ( coalition Travailliste , Socialiste et Parti du Centre ) a institué un moratoire sur les prospections et les forages dans cette zone [ 1 ] , les partis de l'opposition , au premier rang  desquels le FrP , Parti du Progrés ,  sont prêts à satisfaire les demandes de l'industrie pétrolière Norvègienne , et d'une grande  partie de la population , qui réclament la fin de ce moratoire et la " ruée vers le pétrole et le gaz arctique " .[ 2 ]
La pétrostatale Norvègienne StatoilHydro ASA est en effet confrontée à une baisse de production sur ses gisements de la Mer du Nord et doit les compenser soit par de la prospection à l'étranger , soit par de nouvelles découvertes " toujours plus au Nord " comme le disait le capitaine Hatterras , héros du roman de Jule Verne .[ 3 ]
Une victoire de l'opposition conservatrice permetterait aussi un accés plus facile des ressources pétrolières aux sociétés étrangères . la Norvége vient de se voir délimiter sa portion du plateau continental [ 6 ] et les forages y nécessitent l'emploi de technologies que ne posséde pas la pétrostatale StatoilHydro ASA , ce qui a contraint le gouvernement Norvègien a " ouvrir " son plateau continental aux multinationales Anglo-Saxonnes aprés la firme Italienne ENI et Shell [ 7 ] - [ 8 ]

La question des forages dans l'arctique est une source de division transversale au sein de la société Norvégienne et les opinions sur ce sujet ne recoupent d'ailleurs pas les lignes de fractures politiques : Cette question divise les " Nordistes " et les " Sudistes " , les " Norvègiens " et les Sames que la dernière loi minière prive de l'usufruit des revenus des industries extractives terrestres et off-shore , les pêcheurs ulcérés par les campagnes de prospection sismiques et les " terriens " , et même l'Eglise Norvégienne qui débat de la moralité d' " usufruir des dons du Seigneur " que sont le pétrole et le gaz en relation avec les questions de préservation environnementales , autre " don du Seigneur " [ 4 ]
L'Eglise Norvégienne s'est pronnoncée en février 2009 pour un moratoire de cinq ans sur de nouveaux forages dans la zone des Lofoten , une position qui a soulevé des protestations au sein même de l'actuelle coalition et des syndicats ( ouvriers ) Norvégiens sans parler des syndicats patronaux .

Au mois de Février 2009 , un sondage a revélé que prés de 80% de la population Norvégienne était favorable à l'exploitation du pétrole arctique y compris dans la zone des Lofoten . La proportion de la population Norvégienne favorable aux forages pétrogaziers dans l'arctique , surtout celle résident dans le nord du pays , augmente régulièrement d'années en années : En 2005 seulement 60% de la population était favorable à ces projets  [ 5 ]
En aout dernier un sondage montrait que 40% des électeurs du Parti Travailliste ( coalition gouvernementale ) étaient opposés aux forages au large des Lofoten et des Vesteraalen alors que 32% demeuraient indécis et 28%favorables . 58% des électeurs du Parti du Progrés ( opposition ) se sont déclarés favorables aux forages tandis que 16% y étaient opposés et 26% demeuraient indécis [ 8 ]

La question du pétrole et du gaz pourrait aussi avoir des répercussions sur la politique internationale de la Norvège :

1- Les investissements de StatoilHydro ASA dans les gisements de sables bitumineux de l'Alberta est critquée par le Parti Libéral .

Gunnar Kvassheim, du Parti libéral de la Norvège, dit clairement qu'il veut mettre fin au projet canadien qu'il qualifie de très mauvais pour l'environnement et qui ne doit donc pas être endossé par une compagnie dont son gouvernement est le propriétaire principal.

Cinq des sept partis politiques norvégiens, de même que le plus important journal du pays, estiment que cet investissement a constitué une erreur.[ 14 ]

2- Le partenariat de StatoilHydro ASA avec les sociétés pétrogazières Russes opérant dans l'arctique ( GAZPROM et le gisement de Schtokman par exemple ) est critiqué à la fois pour des raisons de déontologie environnementale ( Selon Bellona , le " pétrole et le gaz Russes dans l'arctique sont plus sales que le pétrole et le gaz Norvégien " ( ? ) ") et des critiques du gouvernement Russe sur la question des " drouâdelôms ".

3- Le financement par le fonds souverain Norvégien , alimenté par les revenus de l'industrie pétrogazière , des activités militaires et para-militaires d'Israel [ 13 ]

La question arctique  , et plus particulièrement la " septentrionalisation " des activités civiles et militaires [ 9 ] cad leur transfert plus au Nord fait l'objet d'un consensus au sein de la classe politique Norvégienne .
Il en est de même des questions de défense et plus particulièrement des relations avec la Russie .
L'appartenance à l'Alliance Atlantique n'est nullement remise en cause et le gouvernement Norvègien quelquefois taxé de " laxiste " sur les questions de défense a entrepris une politique de réarmement avec la modernisation de la Marine et l'achat d'avions de combat F-35 , une politique agressive concernant la présence des navires de pêche Russes dans la zone contestée du Spitzberg et la modernisation de la frontière avec la Russie [ 10 ]
La Norvège accueille chaque année , quelque soit l'orientation de son gouvernement , les exercices de l'OTAN Cold Response qui sont de plus en plus mal perçus à Moscou .
Le gouvernement actuel , plus particulièrement au travers du MAE Jonas Ghare Store , est un ardent partisan d'un entrisme de plus en plus poussé de l'Alliance dans les questions arctiques et il est le défenseur d'une " Stratégie de Défense Nordique " avec la Suède et la Finlande qui lie les questions de sécurité dans l'arctique aux questions de sécurité dans la Baltique . Cette stratégie visant de facto à " Otaniser " les questions de défense Suédoises et Finlandaises sous la houlette Norvégienne agissant comme  "  proxy " de l'Alliance .
Cette politique , au delà de quelques voix discordantes et courageuses , fait aussi l'objet d'un consensus au sein de la classe politique Norvégienne .
Parmis ces courageux opposants à l'influence de plus en plus grande de l'OTAN , il faut citer le cas du leader Travailliste Haakon Lie ( décédé en mai 2009 ) qui autrefois chantre de l'Atlantisme et de l'affrontement avec l'URSS avait émis à l'automne dernier de sevéres critiques quand au choix du JSF par rapport au SAAB Gripen et qui plaidait  pour une coopération de défense Nordique en dehors du cadre de l'OTAN . [ 16 ]
L'ensemble de la classe politique Norvègienne plaide pour une coopération accrue au sein du Secretariat de la Mer de Barents , celui-ci jouant un rôle clef dans les relations Russo-Norvègiennes .
L'opposition , avec au premier rang le Parti du Progrés  , demande la réouverture de la base navale de Olavsvern prés de Tomsoe , soutenue par de puissants lobbies au sein des Forces armées Norvégiennes et principalement au sein de la Marine Norvègienne iansi que par beaucoup d'associations de militaires en retraite  [ 11 ] - [ 12 ]

Reste la question des Sames , dérogatoirement surnommés " Lapons " , et de leur droit inaliénable à définir leur mode de développement social et économique et à usufruir des richesses lièes aux industries extractives .
Mais qui se soucie d'une bande d'éleveurs de rennes en Norvège et de leurs drôles d'accoutrements multicolores ?
Le gouvernement actuel a fait un petit pas en leur faveur en leur restituant  les dépouilles prélevées au début du XXeme siècle pour " des raisons scientifiques " , mais il faut y voir là plus un geste symbolique de faible portée qu'une véritable reconnaissance de leurs droits .
Nos éditorialistes et reporters dont l'humanisme universaliste n'est plus à démontrer et qui sont si prompts à s'enflammer pour la cause de Komis victime du " colonialisme de Gazprom " dans la peninsule du Yamal ou du " colonialisme de RusHydro " en Evenquie semblent avoir totalement oubliés ( Voir article ci dessous ) la cause des Sames victimes de l'ostracisme des Scandinaves Norvégiens , Suédois ou Finlandais .
Ice Station Zebra est là pour leur donner la parole et rapeller leur existence !

Cigales et fourmis Norvégiennes - Reportage de Olivier Truc dans " l'Immonde " du 9 septembre 2009 .

Les habitants d'Aukra, petite île posée dans l'Atlantique entre Bergen et Trondheim, s'étonnent toujours qu'on vienne les voir. En général, ils conseillent aux visiteurs de prolonger le voyage jusqu'à Ona, une petite île encore plus éloignée, certes, mais tellement plus belle. Ona est un petit bijou, fait de vieilles maisons dominées par un vieux phare. Oui, mais voilà, Ona se dépeuple, devient un musée, tandis qu'Aukra "a gagné au loto", comme dit Merete Mikkelsen, coiffeuse et responsable de l'organisation patronale sur l'île.C

Cette année, pour la première fois après la construction du terminal gazier d'Ormen Lange, le conseil municipal a touché le jackpot : 130 millions de couronnes de taxe professionnelle, 15 millions d'euros, deux fois plus qu'en 2007. En 2003, l'année précédant la décision du Parlement de construire à Aukra le terminal gazier, le village n'avait touché que 1 million de couronnes.

Une aubaine incroyable pour cette petite communauté de 3 174 habitants. "Aukra baigne dans l'argent", avait titré DN, le quotidien économique norvégien, notant qu'Aukra ne savait pas quoi faire de son argent, ce qui est très exagéré, bien sûr. Plusieurs petites communes norvégiennes, prises par la folie des grandeurs après avoir obtenu un terminal pétrolier, sont maintenant sous tutelle administrative de l'Etat. Mais, à Aukra, les habitants veulent éviter cet écueil, résister à la tentation d'en faire trop.

L'ancien chef des pompiers, Bernhard Riksfjord, est aujourd'hui maire social-démocrate. C'est lui qui dirige les débats, maillet en main, lors du conseil municipal. Une association demande une subvention pour réparer le hangar de l'aéro-club local. 180 000 couronnes (20 000 euros) sont demandées pour le hangar et l'asphalte. La discussion est vive, une autre élue social-démocrate s'oppose, seule, à la subvention. "C'est de l'argent hors budget, conteste Turid Nerbo. C'est une menace pour notre village, si on commence à distribuer l'argent comme ça." Finalement, l'aéro-club obtient 120 000 couronnes (13 500 euros). "Un compromis", concède le maire. "Je crains que ce soit de plus en plus comme ça, s'inquiète Turid Nerbo. J'étais très seule à m'opposer."

Les élus abordent alors un projet d'hôtel, poussé par Shell. L'opérateur d'Ormen Lange voudrait un établissement digne de ce nom pour accueillir ses clients à Aukra. "Il faut vite prendre une décision, lance le maire, sinon les investisseurs vont se retirer." Banco. Les augmentations de salaire du personnel ? Encore banco. Plus tard, l'ancienne maire chrétienne-démocrate brandit le quotidien régional du jour et attaque son successeur. "C'est quoi cette histoire de pont que l'on découvre dans le journal ? On n'en a pas parlé en conseil municipal", s'insurge-t-elle. Dans le Romsdals Budstikke, le maire a exposé son projet de pont : Aukra serait reliée à la terre ferme, via l'île voisine de Midsund, au lieu d'être dépendante du ferry qui ne fonctionne pas entre minuit et 6 heures.

Midsund, l'île voisine, est aujourd'hui dans la situation où Aukra se trouvait avant d'entrer dans l'ère du gaz-roi. En faisant passer le pont par Midsund, Aukra rendra service à son voisin moins chanceux, lui permettra de se développer. Dagfinn Aasen, directeur administratif de la commune d'Aukra, en sait quelque chose : il a occupé le même poste chez les voisins, "chez les pauvres", comme on dit maintenant à Aukra. "Aukra a été longtemps une commune pauvre et très endettée, rappelle Bernhard Riksfjord. Nous arrivions à peine à assurer le service minimum pour l'école et la maison de retraite."

Au volant de sa voiture, le maire se fait guide. Il commence par un bout de l'île, à l'ouest, où il est né, quand il fallait aller à l'école en barque. Il y a une usine de saumons d'élevage, où l'on charge les poissons sur des camions à destination de la France. On passe au nord devant l'immense complexe d'Ormen Lange, dont les infrastructures métalliques scintillent au soleil. Il est sur le site d'une ancienne station de chasse à la baleine.

La chasse à la baleine a quasiment disparu sous la pression internationale. Les Norvégiens ne boudent pas les étrangers pour autant. Le terminal gazier a été construit par 3 800 ouvriers de 57 pays. La plupart sont partis maintenant. Demeurent les immenses installations où le gaz arrive de mer du Nord, est traité, avant d'être renvoyé en Angleterre par un pipeline de 1 200 km.

"Produire de l'énergie à partir du gaz est controversé, raconte le maire, surtout dans un pays comme la Norvège, qui se veut très écologiste. Mais il y a beaucoup de double morale là-dedans, car cela ne nous pose pas de problème de l'envoyer en Angleterre ou en France." Le maire continue à rouler entre les collines et les champs. Il s'arrête un instant au bord de la petite piste de l'aéro-club. C'était un aéroport allemand pendant la seconde guerre mondiale, construit par 4 000 prisonniers russes. Tout est paisible, à peine perturbé par le cri des mouettes. Le maire réserve le meilleur pour la fin, l'école, qui va être totalement rénovée pour 250 millions de couronnes (27 millions d'euros).

"Il y a toujours des discussions pour que l'on soit plus prudent, mais, au moment de décider, ils signent toujours le chèque", remarque Dagfinn Aasen en parlant des élus. "Ils devraient être plus responsables", estime Anne Thorsrud, chargée des finances de la commune. "On ne peut tout de même pas se conduire comme des nouveaux riches russes. Nous ne sommes que des pêcheurs à la base", enchaîne Dagfinn Aasen. En écoutant ses deux plus hauts fonctionnaires, le maire ne se départ pas de son sourire. Il bouillonne d'idées. Il se dit sûr de ses choix, au vu des désastres politiques causés par l'attentisme au niveau national.


Cette crainte d'en faire trop est pourtant omniprésente. Merete Mikkelsen est aussi de cet avis, gardant à l'esprit le destin de ces riches communes placées sous tutelle de l'Etat : "Elles avaient l'argent du pétrole. Comme quoi les politiciens doivent faire attention, mais c'est très dur quand vous avez le FrP qui pousse beaucoup."

Le FrP, c'est le Parti du progrès, la formation de droite populiste qui est le deuxième parti de Norvège, derrière les sociaux-démocrates. A la différence de tous les autres partis politiques qui prônent la modération avec l'argent du pétrole et soutiennent l'idée de placer la majorité des recettes des hydrocarbures sur les marchés financiers internationaux pour les générations futures, le FrP veut ouvrir aujourd'hui les robinets de l'argent du pétrole.

A Aukra, il est présent depuis quelques années. Hakon Sporsheim en est le représentant. Il est ingénieur au chantier naval STX Europe, l'un des gros employeurs d'Aukra. Placer l'argent à l'étranger ? "C'est à cause de ça que les Norvégiens votent pour le FrP", explique Hakon Sporsheim.

C'est sur cette corde que le parti populiste jouera à nouveau lors des élections législatives du 14 septembre, avec le champ libre, comme le constate Thomas Hylland Eriksen, un anthropologue de l'université d'Oslo qui a beaucoup réfléchi à l'influence de la richesse pétrolière sur la société norvégienne. "Je trouve étrange qu'il y ait aussi peu de débat public et de controverse sur les priorités gouvernementales. Ils ont choisi d'investir dans les marchés financiers, au lieu d'améliorer les infrastructures. C'est presque comme si l'argent du pétrole n'était pas réel." Et beaucoup de Norvégiens en ont marre. "Epargner, c'est sage, mais fallait-il épargner autant ?", se demande Werner Solberg , un agriculteur de Midsund, "l'île pauvre".

Partout dans le pays, on se plaint d'écoles ou de routes en mauvais état, de files d'attente dans les hôpitaux. Le royaume manque d'ingénieurs, les jeunes Norvégiens boudent les carrières scientifiques. Pourtant, la Norvège, troisième exportateur mondial de gaz et de pétrole, a été classée pendant des années comme le pays au monde où il est le plus agréable de vivre, selon le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).

Aukra est-elle représentative de la Norvège ? Oui, pour cette impensable richesse qui lui tombe dessus. La Norvège a découvert du pétrole à Ekofisk en 1969, elle a vraiment commencé à pouvoir mettre de l'argent de côté en 1996. Le Fonds du pétrole sur lequel est placé l'excédent des ressources en hydrocarbures atteignait 264 milliards d'euros fin juin 2009. Aukra, elle, choisit d'investir ses ressources en infrastructures. L'hiver dernier, le premier ministre social-démocrate a dit qu'il prendrait un peu plus de l'argent du pétrole pour compenser les effets de la crise. Mais du bout des lèvres. Et cet automne, le FrP tentera tout pour faire tomber le premier ministre et pour entrer au gouvernement.

A Aukra, le maire social-démocrate travaille avec la bénédiction du FrP. Investir une fortune dans la rénovation de l'école qui date de plus d'un demi-siècle n'est pas vu comme du luxe. Le lendemain du conseil municipal, au vieil Aukra Hotell, il y a soirée cabaret. On chante un tube local, Tanga vaen, à propos d'une route du sud de l'île qui était réputée impraticable. La chanson dit qu'en l'empruntant on risque d'arriver en retard et de perdre son emploi. Et "Bernhard" (le prénom du maire) est arrivé "dans le feu", "l'asphalte sur Tanga"..."pourvu que ça continue". Un joli refrain repris en choeur par toute l'assemblée.


Liens :

[ 4 ]
Kritisk til olje-kravet - Article de NRK du 18 février 2009 .
[ 5 ]
Meningsmåling viser oljefeber i nord - Article de Nordlys.no du 5 juin 2005 .
[ 7 ] Statoil’s Arctic Status Threatened as Exxon, Shell Make Bids - Depêche de Bloomberg du 22 avril 2009 .
[ 8 ]
Oil policy debates drive Norway election - Article du FT du 12 septembre 2009
Norway Election Loss May Spark Arctic Victory for Shell, Exxon - Depêche Bloomberg du 11 septembre 2009 .
[ 9 ]
La Stratégie pour le Grand Nord du gouvernement Norvègien sur le site du MAE Norvègien
[ 11 ]
Krever svar om Olavsvern - Article de Nordlys.no du 23 novembre 2008 .
[ 12 ]
Norway abandons arctic military base
[ 13 ] Norwegian govt fund checks companies for Israel-Gaza human rights abuses - Article de The responsible investor du 8 janvier 2009 .
[ 14 ]
Les sables bitumineux au coeur de la campagne électorale norvégienne - D'aprés La Presse Canadienne

[ 16 ] Kjøp svensk jagerfly eller tap valget - Article de l'Aftenposten du 16 septembre 2008 .

Articles associés :

[ 1 ]
Norvège : Campagne du WWF contre l'exploitation du petrole dans l'arctique
[ 2 ] L'Arctique Norvégien à la veille d'un nouvel " Age d' Or " ?
[ 3 ] StatoilHydro , the North the limit !
[ 6 ] La Norvège renonce au Pôle-Nord mais se voit attribuer 235 000 km2 de plateau continental
[ 10 ]
La Russie dans l'arctique , menace ou pas ?


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11 septembre 2009 5 11 /09 /septembre /2009 21:52

KALININGRAD (Baltique), 11 septembre - RIA Novosti. Les sociétés russes abandonneront les ports baltes dans trois ans au profit des ports situés dans les régions de Leningrad et de Kaliningrad, a annoncé le vice-premier ministre russe Sergueï Ivanov.

"Dans deux ans ou trois, lorsque nous aurons lancé les capacités supplémentaires de transbordement, nous renonceront complètement aux services de nos voisins baltes", a indiqué le responsable interrogé vendredi par les journalistes.

M.Ivanov s'est dit convaincu que les ports russes réussiraient en outre à traiter une part notable des frets transitant d'Asie vers l'Europe via la Russie et les Pays baltes.

En 2008, les sociétés russes ont déjà réduit de 20% les cargaisons traitées dans les ports baltes, a rappelé M.Ivanov en charge notamment de l'infrastructure au sein du gouvernement.

C'est le résultat de la création et du développement de nouveaux ports dans la région de Leningrad, dont ceux de Vyssotsk (pétrole, produits pétroliers) et d'Oust-Louga (cargaisons en vrac). Le port de Saint-Pétersbourg se spécialise désormais dans le transbordement de conteneurs, de véhicules automobiles et le transport de passagers, a précisé le responsable.

Articles associés :

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[ 2 ] Exportation de pétrole: la Russie pourrait renoncer dès 2015 à utiliser les ports des pays Baltes (ministre)




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Published by DanielB - dans Marine marchande
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