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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 19:13
Abstract : The first 15 " Arctic Cossacks " took their oath yesterday near Murmansk . After a training program near the border town of Lotta ,  they will patrol Russian arctic borders along Norway and Finland .They will also be in charge of the national-patriotic  education of the local youth .
The memory of the Cossackdom is the object of an harsh struggle between Moscow and Kyiv as the Ukrainians trie to rehabilitate Ivan Mazepa on the eve of the 300 th anniversary of the Battle of Poltava and Russian state television Kanal Rossiya is shooting the last pictures of " Taras Bulba "


Les 15 premiers " Cosaques de l'Arctique " ( Severnyi Kazaki -Северные казаки ) viennent de prêter serment prés de Mourmansk
.
Ce sont les premiers Cosaques de l'Oblast de Mourmansk , frontalier de la Norvège . La région ressence prés de 500 familles qui se déclarent d'origine Cosaque .
Le rôle du mouvement regional des Cosaques sera d'assurer la garde des frontières avec la Norvège et la Finlande , d'assurer des patrouilles dans les rues des villes et d'assurer l'éducation " national-patriotique " des jeunes  décaré l'Ataman ( chef coutumier élu  ) Alexeï Zoubarov .
La présence de Cosaques en Russie est corrélée avec un nieau extrêmement bas de criminalité .
Le camp d'été des Cosaques sera établi prés de la ville frontalière de Lotta ou des groupes de huit adultes et de trois jeunes vont acquerir un entrainement preliminaire dans la defense des frontières .
Une education équestre est prévue pour les jeunes enfants .
Les Cosaques prévoient aussi la création  de brigades de pompiers indépendantes .



Note de l'Editeur : " Rassembleurs de terres Russes " comme Yermak avec la Sibérie et défenseurs eternels des limes Russes , les Cosaques reprennent peu à peu leurs prérogatives au sein de la société Russe en temps que groupe ethnique ou organisations para-militaires , au Kouban principalement .
 On les a vu combattre en ex-Yougoslavie aux côtés des Serbes , en Abkhazie et en Ossétie en 1991- 1993 , en Tchétchènie .
Ils sont aujourd'hui présents en temps que garde-frontière surtout sur les rives de l'Amour , à la frontière Chinoise .
Ils y luttent contre l'immigration clandestine .
Il faut noter que si dans l'imaginaire occidental l'image du cosaque est associée à celle du cheval , les principaux groupes Cosaques se définissent par rapport à un fleuve : Cosaques du Dniepr , Cosaques du Don , de l'Amour , de la Lena , de l'Oussouri et du Terek ( Tchétchénie ) ..............
Les déplacements militaires des cosaques s'effectuaient principalement au moyen de barques le long des fleuves et des rivières et les communautés ( Stanitsas ) s'y établissaient . Les Cosaques ont aussi mené une guerre de course contre les Ottomans dans la Mer Noire avec des barques de mer nommées Ladyas , inspirées des Drakkars Vikings .
Historiquement leurs tactiques de combat , leur expansion et leur socialisation s'apparente plus à celle des Vikings  qu'à celle des Mongols auquels certains les associent en raison de leur habileté à vivre et à combattre à cheval . Le cheval n'est intervenu que dans la securisation des places Cosaques le long des fleues et des rivières .
Ce sont des " Marins d'eau douce "  devenus cavaliers . 
La " mémoire Cosaque " est aussi l'enjeu ,
comme celle de Nicolas Gogol , d'une lutte entre Kyiv et Moscou .
Alors que va être célébré le 300 eme anniversaire de la
Bataille de Poltava , l'Etat Oukraïnien tente de réhabiliter la mémoire d' Ivan  Mazepa tandis que la télévision Russe Kanal Rossiya est en train de tourner les dernières images du film " Taras Boulba " .


C'est  avec un grand plaisir que je diffuse cette nouvelle . Surtout en pensant qu'elle va donner pas mal d'urticaires à certains drouâdelômistes  patentés .





Lien : Reportage de " Vesti Nedili " sur le tournage de " Taras  Boulba "  (En Russe )
          
Reportage de " Vesti Nedili " sur la rehabiliation d'Ivan Mazepa en Oukraïne  (En Russe ) 

          Pour lancer les videos , cliquer sur le lien en haut à gauche .

           Article de " Champ de batailles " sur la bataille de Poltava .

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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 17:51





Abstract :
Twenty years ago , on the 24 th march 1989 , the " Exxon Valdez " wrecked on the shores of Alaska provoking one of the major oil spill of mankind history and  killing a rich fauna in the Prince William sound. As arctic oil is develloping , the disaster of the " Exxon Valdez " is in all  minds , except those of " Bellona " .
Local fishermen , Inuits and Aleuts  still have to fight for their  rights as the US supreme court tappers the money " Big Oil " has to pay to the victims and contradicts all court rulings in their favor .
As crisis hurts Alsaka , Alsakan Inuits and Aleuts still have to beg from " Big Oil " a connection on gas pipelines to live in the warm . In Russia , Gazprom or other  Russian majors of the oil and gas sector work closely wih Nenets in the Yamal peninsula to blueprint the path  of the pipes . The Khanty- Manssy on their side are the richest ethnic group of Russia per capita .
The Us-Norwegian funded , so -called " NGO " , " Bellona " which barks each time a drop of oil  is spilled on the Russian tundra is desesperatly silent on the issue of he "Exxon Valdez " disaster  .



Le 24 mars 1989, l'"Exxon Valdez" s'échouait sur les côtes de l'Alaska, déversant 42 millions de litres de brut dans les eaux poissonneuses de la baie du Prince William. Vingt ans après, les répercussions de la pire marée noire de l'histoire des Etats-Unis se font encore sentir, tant sur le plan juridique qu'environnemental

Steve Smith, un pêcheur de 70 ans et l'un des habitants de l'Alaska dont la vie a été bouleversée par la catastrophe, compare celle-ci à la mort d'un proche. "Avec le temps ça s'améliore un peu, mais la douleur ne disparaît jamais vraiment", dit-il.

Ce jour-là, l'"Exxon Valdez", un super-pétrolier de près de 300 mètres de long, heurtait un récif dans la baie du Prince William (sud de l'Alaska). Cordova, la localité de M. Smith, située à 72km au sud-est du lieu de l'accident, n'a pas été directement touchée par la marée noire qui a souillé 1.900 kilomètres de côtes. Mais la catastrophe a été un véritable drame pour cette petite ville de 2.200 habitants tirant l'essentiel de ses ressources de la pêche, notamment du hareng, une espèce dont les populations ont chuté après l'accident et n'ont toujours pas retrouvé leur niveau normal.

Un jury d'Anchorage a accordé cinq milliards de dollars de dommages-intérêts punitifs aux victimes en 1994, mais la somme a été réduite de moitié par d'autres juridictions suite à des appels de la compagnie Exxon Mobil, la ramenant ainsi à 2,5 milliards de dollars pour 33.000 plaignants, dont M. Smith.

En juin dernier, nouveau rebondissement. La Cour suprême des Etats-Unis a décidé de réduire encore l'indemnisation, la fixant à 507,5 millions de dollars. Soit en moyenne 15.000 dollars par victime. De nombreux plaignants attendent toujours de recevoir leur chèque et on ne sait toujours pas si Exxon devra verser des intérêts, estimés à 488 millions de dollars si on prend 1994 comme date de référence.

De nombreux pêcheurs de Cordova n'assisteront pas aux diverses actions menées en Alaska et ailleurs visant à marquer les 20 ans de la tragédie. Aucune commémoration n'est prévue par le syndicat des pêcheurs de Cordova. "Il est difficile de revenir sur un événement qui a causé tant de souffrances à la ville", explique la directrice exécutive de l'organisation, Rochelle van den Broek. "Le terme 'anniversaire' dérange beaucoup de pêcheurs. Il implique de célébrer quelque chose, or il n'y a rien à célébrer."

La pollution a provoqué la mort de centaines de milliers d'oiseaux et d'autres animaux marins, infligeant des dommages écologiques qui n'ont pas été complètement effacés, montrent de nombreuses études scientifiques.

Exxon Mobil, basée à Irving, au Texas, avait contesté le montant des dommages-intérêts punitifs, une sanction selon elle excessive, s'ajoutant aux 3,4 milliards de dollars déjà déboursés par la firme en coûts de nettoyage, indemnisations et amendes. La compagnie pétrolière a également rejeté la responsabilité de l'accident sur le commandant du navire, Joseph Hazelwood, accusé par le ministère public d'être ivre au moment de l'accident. L'intéressé a réfuté l'accusation et la justice lui a donné raison.

Les plaignants affirment qu'Exxon savait qu'Hazelwood avait recommencé à boire et l'a quand même laissé prendre la direction du navire. Hazelwood a présenté ses excuses aux habitants de l'Alaska dans un livre publié récemment. "Parfois, on m'a présenté comme un bouc émissaire, mais je ne me suis jamais senti en accord avec ce terme", écrit-il. "J'étais le commandant du navire qui s'est échoué et a causé une quantité effroyable de dégâts. Je dois être tenu responsable de cela. Il n'y a pas moyen de faire autrement."

A première vue, la baie du Prince William a retrouvé sa beauté, avec son réseau d'îles, de fjords et de glaciers. Mais la zone est loin d'avoir recouvré son état normal, soulignent les habitants de la région. Il a fallu des années pour que le stock local de saumons se redresse, et les loutres de mer et canards harlequins n'ont toujours pas retrouvé leur niveau de population normal.

Les chercheurs estiment que 80.000 litres de brut sont encore disséminés dans la baie. "Les scientifiques disent que le pétrole qui reste mettra des décennies voire des siècles pour disparaître", souligne Nancy Bird, présidente du Centre scientifique de la baie du Prince William à Cordova. AP

Note de l'Editeur : Ceux qui pretenderont que l'exploitation du pétrole dans l'arctique est sans risque pour l'environnement sont des menteurs ou des charaltans .
L'exemple de l'échouage de l' " Exxon Valdez "  " est là pour ne le rapeller .
Reste à savoir dans quelles conditions , surtout pour les " Peuples premliers " , se fera cette exploitation .
En Alsaka , les Inuits et les Aleoutes qui suportent encore vingt ans aprés les conséquences de la catastrophe de l' " Exxon Valdez " sont aussi les premières victimes de la crise et doivent mendier devant e " Bureau des affaires Indiennes " un raccordement aux gazoducs qui traversent leur teritoire .
En Russie , le tracé de ces gazoducs se fait avec les éleveurs de rennes Nenets dans la peninsule du Yamal . Les Khanty-Manssy sont le groupe ethnique de Russie le plus riche .

Je suis allé sur le site de l'organisation , dite " Non Gouvernementale " , financée par le congrés Etasunien et le gouvernement Norvègien : Pas un mot sur la catastrophe de l' " Exxon Valdez " .
On s'étonne de pouvoir encore s'étonner !

Article associé :  Les rois du pétrole de la taïga Sibérienne 
                                Exxon Valdez , que font " Bellona " et " Survival International" 
                                Un plan Marshall pour l'Alsaka

Lien : Alaska Federation of Natives



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Published by DanielB - dans Environnement
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24 mars 2009 2 24 /03 /mars /2009 00:48

Par Anatoli Korolev, RIA Novosti

L'année 2009 a été proclamée par l'UNESCO Année de Nicolas Gogol. Le 1er avril, le monde célébrera le bicentenaire de la naissance de ce classique de la littérature mondiale. Cette date sera fêtée par l'ensemble de la communauté culturelle de l'Europe, de l'Amérique et de la Russie.

Nicolas Gogol naquit à Sorotchintsy, en Ukraine, au printemps 1809 et mourut à l'âge de 43 ans. Il avait trois soeurs mais était le préféré de sa maman, qui allait même jusqu'à affirmer à ses amis que c'est Nicolas qui avait inventé le chemin de fer. La mère de Gogol était une parente d'un grand seigneur russe Dmitri Trochtchinski. Celui-ci passa la fin de sa vie en Malorossie (Petite Russie, Ukraine) non loin du domaine des Gogol. C'est dans sa propriété que Nicolas vit pour la première fois une scène de théâtre, mais également de beaux tableaux, des statues de marbre, une grande bibliothèque, des domestiques en perruques et autres signes ostentatoires de richesse.

Il décida alors de devenir acteur. Venu à Saint-Pétersbourg en 1829, à l'âge de 20 ans, il essaya d'entrer en scène au théâtre impérial mais essuya un échec, ayant refusé d'adopter le style emphatique qui était de rigueur à l'époque et optant pour la manière réaliste.

Parfaitement conscient que le théâtre doit être réaliste plutôt que grandiloquent, c'est toutefois dans un style emphatique que Gogol écrivit (sous le pseudonyme d'Alov) son premier poème intitulé "Hans Küchelgarten" (qu'il publia à ses frais). L'oeuvre étant mal reçue par la critique, l'auteur racheta et brûla l'ensemble du tirage.

Mais après une série d'échecs, l'écrivain, qui remarqua l'intérêt des Pétersbourgeois pour les moeurs ukrainiennes, et surtout pour les histoires diaboliques, rédigea un recueil de nouvelles "Veillées du hameau près de Dikanka", qui fit sensation. Les grands poètes de l'époque, Pouchkine et Joukovski, le remarquèrent. Grâce à ce dernier, qui était gouverneur des enfants de l'empereur, la mise en scène de sa pièce "Revizor" fut autorisée par Nicolas Ier, lequel apprécia beaucoup cette satire de la société russe.

Arrivé à Saint-Pétersbourg, Gogol avait l'allure d'un provincial mais menait ses affaires d'une main de maître. Il se fit offrir plusieurs beaux sujets par Pouchkine et installa ses soeurs à Saint-Pétersbourg. Enfin, à l'âge de 27 ans, couronné de gloire, il partit à l'étranger.

Après avoir voyagé à travers toute l'Europe, Gogol s'installa finalement à Rome, dans un appartement à Via Sistina, l'un des meilleurs quartiers de la ville. C'est dans la cité éternelle qu'il put se distancier de la Russie pour la décrire dans son chef-d'oeuvre "Les Ames mortes".

Nicolas Gogol ne se maria jamais et resta sans doute vierge. Il visita les lieux saints, mais ne put y trouver de remède à la dépression qui le rongeait. Par la suite, il rentra définitivement en Russie. A la fin de sa vie, déchiré par une maladie de nerfs et atteint de mysticisme, il refusa de manger pour se perfectionner moralement (afin de pouvoir ensuite sauver moralement la Russie, en la guidant vers le paradis) et jeta aux flammes le second volume des "Ames mortes". Les médecins lui infligèrent des traitements très violents tels que des bains froids, des sangsues, mais en vain. Il décéda à Moscou le 21 février 1852.

Gogol eut une très grande influence sur l'oeuvre des écrivains russes du XIXe et du XXe siècles. "Nous sommes tous sortis du Manteau de Gogol", disait Dostoïevski.

Note de l'Editeur : Je suis allé voir Dimanche  dans le cadre du " Festival Russe "  au Toursky une représentation de " Le Journal d'un fou " . 1h40 de pur bonheur . Le comédien-metteur en scéne a délibérément choisi de jouer une vision classique de la pièce . On est  bien loin de nos " créateurs " avec leurs  " Carmen" du " 9-3 " ou leurs  " Cid " " issus de la diversité " , et on se serait cru plongé dans la Russie du XIX eme siècle .
Un vrai plaisir et encore un " Bravo ! " à toute l'équipe depuis l'acteur-metteur en scène jusqu' à la costumière !
On ne peut que regretter qu'alors que l'UNESCO vient de déclarer " 2009 , Année Gogol " que le Conseil Général de Bouches du Rhône ainsi que le Ministère de la Culture ont supprimé au théatre Toursky toutes les subventions pour CETTE manifestation !

Nicolas Gogol , la télèvision RTR Planeta lui a consacré un reportage dans " Vesti Nedili " dimanche soir .
En Oukraine , les textes de Gogol sont desormais " Oukraïnisés " par le pouvoir en place et toute référence favorables  à la Russie et aux Russes , Gogol admirait la Russie malgrés les "clichés " occidentaux sur son oeuvre qui ne sont nullement des critiques du pouvoir Russe de l'époque ou de l'administration Tsariste mais des critiques des caractères humains , supprimée .

 

" Sans culottes , Jacobins .............
Mais qu'est qu'il ont tous ces Français à vouloir semer la pagaille
dans le Monde "



" Quand l'Angleterre prise , la France éternue "

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Published by DanielB - dans Kulturkampf
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:53
Abstract : Arctic is not just submarines , special forces , territorial claims on the continental shelf .............
One moment of sweetness  .

Brrrrrrr ! Roulements de tambours et cliquetis de sabres en Russie , au Canada et en Norvège . Revandications sur le plateau continental . Je voulais terminer par un article sur les manoeuvres Russes en Sibérie .
Je change de sujet !




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Published by DanielB - dans Opinions
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 23:09
Abstract : Lawmakers from the French archipelago of Saint-Pierre et Miquelon , Louis Guédon and Annick Girardin ask French governement to deposit a claim at the UN  for the extension of the continental shelf . This  continental shelf may held gaz and oil fields . According to ConocoPhillips and Gulf Canada , reserves could reach up to 700 Mio barrels of oil . Ottawa is concerned about French claims of a 360 miles zone around Saint-Pierre et Miquelon .



Saint-Pierre et Miquelon convoite les richesses pétrolières du Canada

Saint-Pierre demande à l'ONU une extension de son plateau continental.

 
Montréal

Saint-Pierre-et-Miquelon rêve d'une économie diversifiée. Alléchés par des gisements de pétrole et de gaz offshore, les Saint-Pierrais veulent que le gouvernement dépose à l'ONU une demande d'extension du plateau continental de l'archipel. « Nous ne demandons pas de subventions, mais seulement la possibilité de développer notre économie », confie Bernard Le Soavec, coordonnateur du Collectif pour la défense de l'extension du plateau continental de Saint-Pierre-et-Miquelon. Le plateau comprend les fonds marins et leur sous-sol au-delà de la mer territoriale.

 

Modèle de Terre-Neuve

 

Selon l'ONU, les pays qui possèdent une façade maritime peuvent demander, avant le 13 mai 2009, à étendre leur plateau continental au-delà des 200 milles. Si la délimitation de la frontière maritime entre Saint-Pierre-et-Miquelon et le Canada a été tranchée en 1992, celle de l'extension du plateau continental reste d'actualité. Les Saint-Pierrais ont créé un collectif, mais ils ont besoin de l'appui du gouvernement pour déposer leur demande à l'ONU. Alors que l'économie de Saint-Pierre est moribonde, les eaux proches de Terre-Neuve regorgent de pétrole et de gaz. « Saint-Pierre-et-Miquelon et la Guyane sont les seules chances de la France d'avoir des réserves d'hydrocarbures », souligne Bernard Le Soavec. Depuis plusieurs années, Gulf Canada, et ConocoPhillips mènent des recherches pétrolières et gazières dans la zone économique de Saint-Pierre-et-Miquelon. Les réserves pourraient atteindre entre 600 et 700 millions de barils de brut. Avec 12 % de la production canadienne, la province voisine de Terre-Neuve, longtemps pauvre, connaît un regain de prospérité.

Le premier ministre, François Fillon, a assuré que la France appuierait la demande de Saint-Pierre. Tant que celle-ci ne sera pas officielle, la collectivité territoriale affiche son scepticisme. Les 6 300 habitants de l'archipel craignent d'être sacrifiés sur l'autel des promesses commerciales du Canada à la France, comme ce fut le cas en 1992.

Dans une lettre adressée le 3 novembre dernier à l'ambassade de France à Ottawa, le ministère canadien des Affaires étrangères fait part de ses craintes économiques : « Le ministère s'interroge sur la référence par l'ambassade de France à une zone s'étendant autour de Saint-Pierre-et-Miquelon, dans un rayon de 350 miles ». Les élus locaux Louis Guédon et Annick Girardin concluent : « Il serait incompréhensible que l'archipel reste à l'écart du développement économique.


Lien : Article original du Figaro.fr


Note de l'Editeur : L'aplaventrisme de nos chefs politiques lors de la " Guerre des quotas "  , les récentes declarations de notre chef d'Etat sur le Quebec me font beaucoup douter sur une réelle implication de ceux-ci dans le dossier . Au mieux essayeront ils d'assurer un " sevice minimum " sans se montrer trop revandicatifs à l'ONU . La réponse Mercredi .
On notera aussi le " syndrome de Stockholm " des journalistes du Figaro dans l'expression " Les richesses du Canada " .
Jusqu' à preuve d'une ventuelle décision des Nations-Unies , cette région n'est plus tout à fait " Canadienne " !
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Published by DanielB - dans Geopolitique
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:12
Abstract :  Canada and Russia are beefing up their forces in the arctic . The Canadian army has designated four reserve units to form the backbone of a new Arctic force to be created over the next five years. At the same time the Canadian Forces is continuing with its expansion of the Canadian Rangers, made up of First Nations and Inuit reservists. That expansion to around 5,000 personnel is expected to be completed by 2012.

L' Armée Canadienne  vient de désigner les  quatre unités spécialisées dans la défense de ses territoires arctiques qui formeront l'ossature  des forces arctiques qui doivent être crées dans les cinq ans à venir .
Celles ci seront essentiellement constituées de réservistes et comprendront au final environ 480 hommes  .
Elles seront amenées à faire quatre exercices annuels dans le nord du Canada et devront être disponibles pour faire  face à tout incident dans ces régions .


Ces unités sont :
1- 1st  Battalion Royal New Brunswick Regiment
2- Voltigeurs de Quebec ( - site régimentaire  en Français - )
3- Grey and Simcoe Foresters from Ontario ( - Site régimentaire - )
4- Royal Winnipeg Rifles ( - site régimentaire en Anglais - )

Au même moment les forces armées Canadiennes continuent le développement de leurs unités de Rangers .
constituées de resevistes  Inuits et  Amerindiens . Leur effectif devrait atteindre 5000 réservistes en 2012 .


 


L'armée Canadienne compte débuter avec des unités réduites qui devraient atteindre l'effectif de compagnies à 120 hommes selon le Lieutenant-colonel Bernie Ciarroni du departement du developpement des forces terrestres responsable des réservistes .
Selon la configuration qui peut apparaître , les unités régulières de l'Armée Canadienne pourront intervenir en premier ou se joindre aux forces de réserve [ arctiques ] pour faire face à un incident dans l'arctique .
Mais Bernie Ciarroni souligne que ces unités de réserve spécialisées joueront le fer de lance de toute opération dans la région :
" Notre objectif est de les emmener là bas afin qu'ils connaissent le milieu et puissent y survivre "

Ces décisions font suite à la volonté du premier ministre Canadien Stephen Harper d'accroître la présence militaire Canadienne dans la règion .

Le senateur Bill Rompkey est lui un farouche partisan de l'introduction d'indigène au sein des unités terrestres , mais aussi maritimes et aériennes , devant opérer dans le Grand-Nord Canadien .

Lien : Reserve units to form core of new Arctic force ( Article du Times colonist du 23 Mars 2009 )
           Les voltigeurs dans l'arctique ( Article de Radio-Canada ) 
           Les Voltigeurs se préparent pour l'arctique ( Article de Cyberpresse )

Article associé : Bill Rompkey , partisan de l' " ethnicisation " des forces arctiques Canadiennes .
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Published by DanielB - dans Defense
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 17:02

Abstract : Canada and Russia are beefing up their forces in the arctic . Northern Fleet submarines  will play a key role in the Arctic delineation process, either with regard to the studies of the shelf, or with the protection of areas adjacent to Russian Arctic waters. At this time , ten Russian subs are on patrol over the " world ocean " .

MOSCOU, 23 mars - RIA Novosti. La Marine russe participe aux programmes civils d'étude de l'Océan mondial et de définition des limites du plateau continental russe, a déclaré lundi dans un entretien à RIA Novosti le chef adjoint d'Etat-major principal des Forces navales, le vice-amiral Oleg Bourtsev.

"La définition des limites du plateau continental (russe) dans l'Arctique pose problème. D'importantes surfaces y sont couvertes par des glaces. Seuls des appareils en mesure de fonctionner à de grandes profondeurs peuvent y être efficaces, mais on ignore encore si ce seront des appareils téléguidés ou des sous-marins proprement dits. Quoi qu'il en soit, des sous-marins de la Flotte du Nord seront engagés dans l'étude et la protection des régions arctiques attenantes au territoire russe", a indiqué le militaire.

Tous les Etats riverains sont préoccupés par la définition des limites de leurs plateaux continentaux, a poursuivi le vice-amiral. Il s'agit en premier lieu des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne, du Danemark, du Canada, qui cherchent actuellement à justifier leurs revendications sur l'Arctique.

"La Russie ne peut pas se tenir à l'écart de ce mouvement car pour elle cette région représente non seulement une possible source d'hydrocarbures à l'avenir mais également une zone où s'entraînent les équipages de ses sous-marins", a expliqué le militaire.

La région arctique s'est convertie ces dernières années en pomme de discorde entre les Etats riverains.

1,2 million de km2 de fonds marins contenant le quart des réserves mondiales de pétrole sont en jeu. Les Etats, dont la souveraineté s'étend jusqu'à 200 milles marins des côtes, peuvent accroître cette distance en démontrant que leur plateau continental s'étend au-delà de cette limite, ce qui a ouvert la porte à de nombreuses réclamations.

Actuellement dix submersibles Russes sont en patrouille dans l'" Ocean mondial " .
 Dix des soixante sous-marins équipant la marine russe s'acquittent actuellement de différentes missions dans l'océan mondial, a confié vendredi à RIA Novosti un haut responsable de l'état-major de la marine.

"Jusqu'à dix sous-marins remplissent actuellement différentes missions dans l'océan mondial, y compris des missions d'entraînement et des patrouilles de combat", a-t-il indiqué, précisant qu'il s'agissait essentiellement des flottes du Nord et du Pacifique.

Parallèlement, on trouve actuellement dans l'océan mondial jusqu'à dix sous-marins nucléaires de l'US Navy ainsi que plusieurs sous-marins lanceurs d'engins français et britanniques.

"Les forces sous-marines dans le système de la sécurité nationale resteront toujours l'un des principaux éléments de la puissance militaire excluant toute menace et toute agression extérieures", a affirmé l'interlocuteur de RIA Novosti


Article associé : La journée du sous-marinier

Site : Un site complet sur les submersibles Russes et Soviètiques . et en Français !

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Published by DanielB - dans Defense
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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 00:08
Abstract :The Russians are coming… to the Commons defence committee . Tensions remain high between Canada and Russia in the arctic  . Monday 21 march , Dmitri Trofimov the Russian embassy 's head of political section is schedulded to appear before the House of Commons defence committee . He will be asked  to explain his country's approach to sending bombers  - and possibly nuclear submarines - to the edge of Arctic air space and waters claimed by Canada. Russia has always denied sending these bombers and called Peter MacKay 's statements on the issue as " foolish " .Canada is relatively silent on the issue of foreign subs in its arctic territorial waters as it has to deal with the Us which obviously use these waters like the Uss Helena during the ICEX 09 military drills .


Les tensions demeurent vives entre le Canada et la Russie a propos de la souveraineté sur l'arctique .
Le responsable de la section politique de l'Ambassade Russe à Ottawa , Dmitri Trofimov , est convoqué lundi devant la commision de la défense des Communes pour s'expliquer sur la présence , ou supposé présence ,  de bombardiers stratégiques Russes aux approches de l'espace aérien Canadien au début du mois . Un fait nié par Moscou .
Le gouvernement Canadien affirme avoir detecté le vol de deux bombardiers stratégiques Russes grâce au systéme intégré de veille aérienne Canado-Etasunien à la veille de la visite du Président  Barak Obama et envoyé deux chasseurs F-18 pour les intercepter .
Les réactions ont été vives à l'encontre de la Russie et plus particulièrement chez le premier ministre Stephen Harper .
Celui ci a exprimé ses plus profondes préoccupations " concernant les actions agressives de la Russie à travers le monde et plus particulièrement avec les intrusions Russes dans notre espace aérien " .

Certains parlementaires considérent que Mr Stephen Harper a tort d'utiliser une réthorique datant de la guerre froide . C'etait déja le cas aprés la guerre Russo-Géorgienne d' Aout 2008 ou le Canada a été le plus en pointe dans la critique de la Russie .

Des parlementaires souhaitent égalemment interroger M . Trofinov sur la présence , supposée , d'un sumersible qui aurait été apperçu par des chasseurs au mois d'Aout dernier dans l'est de l'Arctique . Un fait classifié et revélé récemment par la presse Canadienne .

Jay Paxton, un porte-parole du ministre de la défense Peter MacKay , a affirmé que les recherches n'ont pas permis d'affirmer si un submersible étranger était présent  à cette épqoue dans les eaux arctiques Canadiennes et donc son ministère n'a pas réagi sur ce sujet comme il l' a fait avec les bombardiers .

On peut toutefois raisonablement se poser la question si le mutisme des autorités Canadiennes sur le sujet des submersibles dans les eaux arctiques ne s'explique pas par la necessité de composer avec l'allié Etazunien .
L'Uss Helena qui participe aux manoeuvres ICES 2009 va , ou a du déja , emprunter  ces eaux pour se rendre sur zone .

Liens : The Russians are coming… to the Commons defence committee ( article du Globeandmail - 20 Mars 2009 ) 
         Military scrambled over foreign sub sighting  ( article du Globeandmail - 20 Mars 2009 )

         Le site ( en Français ) du parlement du Canada 

        Les revandications Canadiennes sur l'arctique .

Articles associés : Dommages collateraux : Le Canada 
                             ICEX 2009 : Les Etats-Unis s'en vont en guerre dans l'arctique

Bien sûr en guise de conclusion , je ne peux ne pas vous montrer un extrait de ce film culte !




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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 20:21

La nomination de Michel Rocard au poste d'ambassadeur polaire semble avoir relancé l'interêt pour le sujet au sein des mediats Français .

Le premier est  la revue " Geopolitique " , édité par l'Institut International de Geopolitique , qui dans son numéro 104 de Janvier 2009 ( et donc avant la nomination de Michel Rocard - encore disponible en kiosques ) publie un article de Richard Labevière .
Celui ci est co-auteur du livre " La bataille du Grand Nord a commencé  " .
Cet article résume parfaitement les enjeux liés autour de ce dossier , et en particulier liste les  " conflits duaux " de souveraineté autour de l'arctique , mais une fois de plus Richard Labevière  fait preuve de malhonneteté intellectuelle en attribuant à la Russie , et plus particulièrement à Vladimir Poutine , la remilitarisation de l'arctique .
Il cite pour cela le discours particulièrement " musclé " du Président Russe à la Wehrkunde 2007 ( 10 Fevrier 2007 ) en affirmant que celui-ci y a annoncé sa volonté de remilitariser la région ( Ce qui est absolument faux ! ) .
Il passe sous silence les exercices des états membres de l'alliance , particulièrement du Canada et de la Norvège , dans cette region depuis 2005 .
Dommage ! M . Labevière m'était sympathique depuis que j'ai appris son liceniement par " Madame K. " de RFI .

La revue consacre aussi un article trés intressant aux frontières maritimes de la Chine .




Vient ensuite l'interview au Nouvel Obs ou notre nouvel ambassadeur Polaire nous livre sa " Weltanschaaung "  et deja évoquée sur ce blogue .

Je vous livre enfin ce reportage du Figaro , bien entendu qui ne manque pas de clichés Russophobes .
Le Figaro a censuré ma reaction . Ce blogue ne pratique pas la censure  . Vous aurez donc l'article du Figaro dans son entier , en remarquant que les deux " spécialistes " maisons de la Russie , MM. Nodé-Langlois et Mandeville , ont été "écartés ".
Bien sûr on n'en voudra pas au Figaro d'être égal à lui même ! Apres que ses journalistes furent grassement rétribués par l'Okhrana pour faire la promotion des emprunts Franco-Russes  , il semble depuis 90 ans vouloir se racheter une conduite !
Ceci dit  dans la Russphobie , comme dans tout , l'exces rend ridicule !
L'image du début de cet article montre une flamme tout ce qu'il ya de plus classique d'une torchère et on brûle des mercaptans ( composés organiques sulfurés ) et de l'H2S certainement prés de chez vous !  Dans les décharges par exemple !

La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle, la compétition pour le contrôle des fabuleuses richesses du pôle Nord.

Depuis Moscou, il faut plus de deux heures de vol pour atteindre Usinsk. De toute évidence, le Tupolev 134 qui y mène n'a jamais été rénové depuis son entrée en fonction dans les années 1970. Mais le pilote est un virtuose à en juger l'atterrissage sur un tarmac tapissé d'une épaisse couche de neige qui aurait semé la panique à Roissy pendant au moins 48 heures.

Usinsk, cité-dortoir de 44 000 habitants agrémentée de deux églises orthodoxes, d'une mosquée, d'un hôpital et d'un casino, est un fief de la compagnie Loukoil. Créée au début des années 1970, la ville ne vit que par, et pour le pétrole. L'alcoolisme y fait des ravages. Les antennes paraboliques qui pointent bizarrement vers le sol indiquent au visiteur qu'il se trouve sur le toit du monde. Ou presque.

À 80 km au nord d'Usinsk, un globe hissé sur un piédestal en béton marque l'emplacement du cercle polaire, et le début d'une zone hostile où seuls les pétroliers osent s'aventurer. Truffée de nids de poule et de joints érodés, la route verglacée qui conduit d'Usinsk au champ de Khariaga (170 km) est un danger public. Malgré la limitation de vitesse et un millier d'alcootests chaque mois, les camions-citernes y foncent à toute allure et les accidents y sont monnaie courante.

Passé le cercle arctique, la toundra se substitue subitement à la taïga. Couronnés de forêts de pins et de bouleaux rachitiques, les vallons traversés par la rivière Kolva cèdent la place à un grand désert blanc sillonné par un dédale de pipelines que surmontent ça et là de gigantesques torches actives 24 heures sur 24.

Khariaga se situe sur le territoire autonome des Nénets (40 000 habitants pour une superficie équivalente à trois fois la France), à 90 km au nord du cercle polaire. Un champ de pétrole de 320 km² que se partagent Loukoïl et Total. Les difficultés logistiques ne constituent que l'un des nombreux défis affrontés par Michel Pick, responsable des « objets » 2 et 3 exploités par le groupe français, deux joyaux situés respectivement à 1 800 et 2 800 mètres de profondeur. D'abord, la forte proportion de paraffine contenue dans l'huile de Khariaga. « En dessous de 29 °C, elle se fige et ressemble à du cirage ». Il faut donc la chauffer en permanence. Sur des centaines de kilomètres, des câbles électriques sont enroulés autour des oléoducs pour maintenir l'or noir à l'état liquide.

 

Un véritable casse-tête

 

Il y a aussi le H2S, l'hydrogène sulfuré contenu dans le gaz associé au pétrole. La moindre fuite de ce poison sèmerait la mort en quelques minutes. Des travaux sont en cours pour arrêter le «torchage» des 200 000 mètres cube de gaz éliminés chaque jour. Un gaspillage d'énergie, mais aussi une menace pour l'environnement. Car une fois brûlé, le H2S se transforme en SO2, du dioxyde de soufre qui contribue à alimenter l'effet de serre. Moins scrupuleuses ou moins pragmatiques, les compagnies russes éludent pour l'instant ce casse-tête.

La nature du terrain est une autre gageure. Le pergélisol, un mélange de roches, de sable et de glace d'environ 300 mètres d'épaisseur, devient spongieux lorsqu'il se réchauffe. Pour éviter que les installations ne s'enlisent, tout doit être construit sur pilotis. Et puis bien sûr, il y a le froid, le plus féroce ennemi, pour les hommes comme pour les équipements. Il n'est pas rare ainsi qu'une des puissantes piles en acier enfoncées à une dizaine de mètres de profondeur se fracasse contre le sol gelé. La moindre tête de puits est isolée par un conteneur équipé d'une soufflante qui apporte un peu de chaleur.

Perchés au sommet d'un derrick, sur un monkeyboard, à 28 mètres de hauteur, les «accrocheurs» doivent régulièrement se relayer pour résister à des rafales de vent impitoyables. «Au bout de deux heures, les mâchoires se collent, raconte Éric Verbrugge, un jeune Lyonnais, chef du site. Et à partir de - 40 °C, il est impossible de tenir plus de dix minutes dehors.»

Les aurores boréales, les arcs-en-ciel verticaux dessinés par les torches, les visites fugitives de renards blancs ou les passages inopinés de nomades transhumants à la tête de leurs troupeaux de rennes ne suffisent pas à adoucir une vie quotidienne qui peut vite basculer de la contemplation à la folie. Ici, au milieu de nulle part, les hommes, soumis à un régime spartiate, sont mis à rude épreuve, reconnaît Éric. «Deux heures de jour en plein hiver, pas de nuit en été, des températures qui oscillent de - 56 °C à parfois + 30 °C, un sol qui, dès juin, se transforme en cloaque peuplé de moustiques énormes et voraces qui vous harcèlent sans répit pendant trois mois…»

N'en déplaise aux âmes romantiques, l'Arctique est un enfer. Les ennemis de la révolution bolchevique y étaient déportés dès le début des années 1930 pour y développer l'exploration minière. C'est ainsi que naquit, à 200 km au nord-est d'Usinsk, le goulag de Vorkouta où séjourna Soljenitsyne.

Depuis longtemps, on sait que ce Grand Nord recèle de fabuleuses richesses. Le réchauffement climatique et de nouvelles technologies les rendent désormais plus accessibles. La fonte de la calotte polaire s'accélère inexorablement et, avec elle, la compétition pour le contrôle de l'Arctique. Selon les experts du programme Damoclès de l'Union européenne, la banquise pourrait complètement disparaître en été dès 2015. Si les conséquences sur les écosystèmes s'annoncent inquiétantes voire tragiques pour la faune locale, la fonte des glaces offre en revanche des perspectives économiques considérables, mais aussi susceptibles d'exacerber les tensions politiques et d'amplifier les risques de pollution.

 

Un raccourci entre l'Europe et l'Orient

 

Selon une étude de l'US Geological Survey, le pôle Nord contiendrait 20 % des ressources énergétiques de la planète non encore découvertes. Et parmi les cinq États qui bordent l'océan Glacial Arctique, la Russie, qui détient plus de la moitié de ce littoral, se taille la part du lion. Près de 80 % des réserves de pétrole et 90 % des réserves de gaz et de charbon russes seraient situées dans la zone arctique. Dans la mer de Barents, le champ offshore de Shtokman, qui devrait entrer en production en 2013, renferme à lui seul 3 800 milliards de mètres cubes de gaz, soit la consommation de la France pendant quatre-vingts ans.

Ce nouvel eldorado a aiguisé les appétits du club des cinq (Russie, États-Unis, Canada, Norvège et Danemark) et donné lieu à des revendications territoriales inédites dans la région. Depuis 2001, la Russie réclame ainsi auprès de la commission ad hoc de l'ONU l'extension de son plateau continental via la dorsale Lomonossov, qui lui permettrait de contrôler près de la moitié de la haute mer polaire.

Pour faire valoir ses revendications, contestées par le Danemark et le Canada, Moscou a cru utile de les accompagner d'incursions de bombardiers stratégiques aux confins des zones de défense de l'Otan. De quoi interpeller le secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jaap de Hoop Scheffer, qui s'est dit «sûr», il y a un mois, que « le Grand Nord va retenir encore plus l'attention de l'Otan dans les années à venir».

Les enjeux sont considérables. Selon Serge Ségura, expert en droit maritime, l'ouverture de nouvelles routes maritimes permettra «une économie de distance de 40 % entre l'Europe et l'Extrême-Orient». En octobre dernier, pour la première fois, un bateau de recherche scientifique, le Polarstern, a pu emprunter les passages du Nord-Ouest (le long de l'Amérique) et celui du Nord-Est (le long de la Russie) sans avoir à briser de glace. Mais la fonte de la banquise nécessitera aussi de gros investissements en matière de sécurité en raison d'une augmentation des glaces dérivantes.

De même, l'exploitation offshore des hydrocarbures induira une logistique aussi importante que coûteuse en matière de transport. La pêche, elle aussi, pourrait soulever une nouvelle foire d'empoigne, avec la migration attendue de certaines espèces (morue et hareng notamment) vers les eaux réchauffées de l'Arctique.

La bataille qui vient de s'engager a focalisé l'intérêt de la communauté internationale sur cette terra incognita. En août 2007, lorsque les Russes ont planté, à grand renfort de publicité, un drapeau en titane à 4 261 mètres de profondeur, il n'existait aucune cellule en charge de l'Arctique au sein du ministère français des Affaires étrangères. Ce n'est plus le cas aujourd'hui.

L'Union européenne s'est elle aussi mobilisée. En octobre dernier, sous la houlette de Michel Rocard, le parlement européen a plaidé pour l'adoption d'un traité international destiné à protéger l'Arctique, à l'instar du traité de Washington (1959) qui a fait de l'Antarctique une zone sans souverainetés nationales. Les experts ne se font pas d'illusion. Selon Serge Ségura, «les recettes appliquées pour l'Antarctique, un continent entouré d'océans, sont difficilement applicables à l'Arctique, un océan entouré de terres». L'UE en a déjà pris acte. Si elle vient de préconiser une meilleure gouvernance multilatérale, elle a entériné aussi «la promotion de l'exploitation durable des ressources » du pôle Nord








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Published by DanielB - dans La bibliothèque
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 17:19

Abstract : Even if it doesn't suits to globalists like French Michel Rocard who was nominated as Ambassador at large for France on arctic and antarctic issues , arctic and North-Pole have owners . Canadian researchers are taking to the High Arctic skies to begin gathering definitive data on who owns the North Pole.
A specially equipped DC-3 will begin flying from airstrips on Ellesmere Island and Greenland all the way up to the top of the world this weekend to start mapping the undersea ridges that will determine which Arctic nation controls that part of the sea bed.

N'en déplaise aux internationalistes  comme notre nouvel  ambassadeur polaire  Rocard  les états riverains de la région arctique continuent  de mener des recherches géologiques pour asseoir leur souveraineté  .
Le Canada en particulier .




Le débat sur la propriété du pôle Nord entre dans une nouvelle phase. Le Canada s'apprête à survoler le territoire afin de recueillir des informations qui permettront peut-être d'établir à qui il appartient.

Un avion spécialement équipé effectuera des vols en direction du pôle à partir de l'île d'Ellesmere et du Groenland, pour cartographier les crêtes (dorsales) sous-marines, afin d'établir quel pays contrôle cette partie du plancher sous-marin.

 

Selon la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, c'est à partir du plancher du plateau continental que les nations commencent à mesurer les 200 milles marins dont elles peuvent revendiquer la souveraineté.

 

L'analyse des fluctuations du champ gravitationnel permettra de préciser les dimensions des dorsales Lomonosov et Alpha, qui définissent les limites du plateau continental. ( * )

 

Selon les scientifiques canadiens qui participent à la mission, les grandes formations géologiques comme les montagnes sous-marines créent un champ gravitationnel plus marqué.

 

Déjà, en 2007, la Russie s'était attribué la propriété du pôle Nord en envoyant un minuscule sous-marin planter un drapeau russe sur le plancher océanique.

 

Le ministre canadien des Affaires étrangères, Peter MacKay, avait estimé à l'époque que ce geste était une manoeuvre digne du 15e siècle .

Un scientifique canadien à la retraite a récemment déclaré que des données préliminaires montreraient que le pôle appartient au Danemark.

 

Une conclusion prématurée, selon Jacob Verhoef, le géophysicien du ministère canadien des Ressources naturelles chargé du projet conjoint d'observation Canada-Danemark. Selon lui, il est possible que le pôle Nord soit bel et bien situé en territoire canadien.

 

L'observation des airs devra cependant être confirmée par des mesures prises directement sur les fonds marins.

 

À cette fin, le gouvernement canadien prévoit acheter deux mini-sous-marins, qui devraient être déployés sous la banquise au printemps 2010.

Lien : Canada to begin flying to Arctic to gather data on North Pole ownership ( Article du Globeandmail du 16  Mars 2008 )

( * ) Il s'agit d'une vieille méthode utilisée depuis le début du XX eme siècle . En mesurant , par exemple , de manière trés precise les variations de la fréquence d'oscillation d'un pendule . Aujourd'hui la technique a bien sûr évolué . Cette technique trés répendue au Canada pour la prospection minière se nomme gravimétrie
 Yves Rocard  , le Chêne pas le gland , s'était lui aussi occupé d'histoires de pendules pour la prospection . Mais dans un autre domaine ;0)

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