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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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17 août 2011 3 17 /08 /août /2011 11:55

L'intervention colonialiste Française en Côte d'Ivoire inspire les universitaires Brésiliens . Conjontura Austral , la revue du Centre de Stratégie et de Relations Internationales de l'Université du Rio Grande do Sul qui n'est pas connue pour ses prises de position progressistes  , vient de publier une analyse au titre  transparent sur le " neo-interventionisme " Français en CDI [ et en Libye ] :

A CRISE DA COSTA DO MARFIM: A DESCONSTRUÇÃO DO PROJETO NACIONAL E O NEO-INTERVENCIONISMO FRANCÊS.

http://seer.ufrgs.br/ConjunturaAustral/article/view/20643

 

La conclusion est claire et sans appel : C'est dans le cadre d'une lutte pour le contrôle des ressources de la région , plus particulièrement contre le BRICS [ Exemple avec la Chine : Lien ]  avec lesquels Laurent Gbagbo commençait à travailler dans la sphère des hydrocarbures , que la France est intervenue en CDI . De la même manière la présence économique  coloniale de la France dans cette région était menacée par des acteurs régionaux comme la Libye et l'Angola qui y investissaient de plus en plus leurs revenus pétroliers .

On ne s'étonnera donc pas que l'Angola ait confié peu aprés l'intervention Française la cartographie de sa plateforme continentale à une société Brésilienne lièe au CMI Brésilien plutôt qu'à l'IFREMER ! Il faudra d'autre part observer la manière dont le Russe LUKOIL qui a depensé près de 1Milliard d'USD dans la cartographie 3D de 3000 Kmplateau continental Ivoirien accordera des partenariats à des sociétés pétrolières Françaises en Russie .

 

La politique extérieure de Nicolas Sarkozy est fustigée : Alliance stratégique contre nature avec l'Angleterre qui refuse la monnaie commune Européenne , bellicisme et interventionisme compulsifs qui deviennent la caractéristique majeure de la POLEXT Française . La France essaye ainsi de récupérer les espaces d'influence politico-économiques perdus depuis la fin de la Guerre Froide . Quand à l'avenir  de la CDI , il est parsemé de goulots d'étranglements et l'unité du pays est loin d'être assurée par la nomination du Roi-Nègre Ouattara , quoiqu'en dise la propagande de l'International Crisis  Group relayée par la feuille de chou électronique Atlantiste slate.fr [ Lien ]  !Pis , l'intervention coloniale  Française a compliqué une situation initiale perturbée .

 

  Le Centre de Stratégie et de Relations Internationales de l'Université du Rio Grande do Sul est avec l' Instituto Rio Branco , le principal centre de formation des diplomates Brésiliens . L'intervention coloniale Française en CDI est perçue comme une rupture du pacte de développement que le Brésil proposait à la France pour l'Afrique et que le président Lula Da Silva a évoqué lors de sa visite à Paris . Invité spécial du 17éme sommet ordinaire des chefs d'état et de gouvernement de l'Union Africaine qui s'est tenu à partir du 30 juin 2011 à Malabo , l'ex-président Brésilien a enflammé la salle de conférences  avec ses attaques contre l'Occident colonialiste .



 

 

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 22:44

L'excellente revue " Champs de bataille " propose dans son numéro de Juin-Juillet 2011 [ N°40 ]- [ Lien ] - sous la plume de Fréderic Ortolland un excellent article - du point de vue de l'histoire bataille - sur la guerre Russo-Turque ou Russo-Ottomane de 1877-1878 . Il n'est pas besoin de souligner ici l'importance de ce conflit à l'aune de la géopolitique Européenne du XIX ème siècle et même du XX ème siécle puisque le traité de San-Stefano signé le 3 mars 1878 , qui sera revu lors du Congrés de Berlin , voit la naissance de la Bulgarie en tant que puissance Balkanique tandis que la reconnaissance par la Russie d'un " droit d'occupation et d'administration " de l'Autriche-Hongrie sur la Bosnie-Herzegovine séme les prémices du premier conflit mondial . Signalons aussi la question de la Bessarabie dévolue à la Russie qui n'est pas encore résolue avec les projets Roumains récurents d'Anschluss avec la Moldavie . Evoquer ce conflit Russo-Ottoman n'est pas anachronique car la géopolitique s'étudiant sur les temps longs , il est utile de rapeller comme le fait le général (2s) Jean-Bernard Pinatel dans Russie , Alliance vitale [ Lien ]  que le monde Russo-Soviétique et le monde Ottomano-Turc ont été en guerre 60 ans sur une période de 4 siècles [ XVII éme - XX éme ] ce qui constitue un taux de conflictualité record - 15% - dans l'histoire Eurasienne et même mondiale  avec justement un pic au cours du XIX éme siècle .

Les récents rapprochements entre la Russie et la Turquie sur la question du nucléaire avec la vente de quatre centrales et le dossier South-Stream n'étant peut-être à cette échelle qu'une embellie passagère .

Signalons le retour actuel en Turquie d'un neo-Turcisme qui voit Ankara à la tête d'un Empire s'étendant des Balkans au Sinkiang en passant par l'Oural , ce neo-Turcisme s'exprimant par exemple par des reportages plus que suspects de la chaîne de propagande d'état TRT [ Türkiye Radyo Televizyon ] sur le " Baskurdistan " , le " Bulgaristan " et le " Cuvasistan "[ Lien ] , sur l'activiste et propagandiste Tataro-Criméen  Ismail Bey Gasprinski ( 1851- 1914 ) ou la terroriste séparatiste Turkistainaise [Sic ! ] Rebiya Kadeer .La condamnation d'officiers Turcs liès au réseau Ergenekon étant un autre aspect de cette résurgence de l'expansionisme Anatolien .

 

Si il y aurait une " critique" à porter sur l'article de Fréderic Ortolland , c'est d'avoir oublié de resituer la guerre Russo-Ottomane de 1877-78 dans la perspective du Grand-Jeu et de l'alliance scellée par la France et l'Angleterre contre la Russie . Une erreur que commet aussi Peter Hopkirk dans son livre Le Grand Jeu , officiers et espions en Asie-Centrale . Car ce conflit géopolitique ne se limite pas dans l'espace à l'Asie Centrale mais s'est bien déroulé , et continue , des Balkans à l'Océan Pacifique .

L'aspect le plus intéressant de l'article de Fréderic Ortolland est le choix des illustrations . Il utilise les tableaux de deux peintres Orientalistes Russes : Nicolas Dmitriev-Orenburgsky et Vassili Verechtchaguine  ainsi que du réaliste Russe Konstantin Makovsky [ Les martyres Bulgares - 1877 ] qui représente le viol et le meurtre des femmes Bulgares par la soldatesque Ottomane . Ayant séjourné à Paris au contact de leurs collègues Orientalistes Européens [ lien vers article ] , Dmitriev-Orenburgsky et Verechtchaguine n'en présentent pas moins une vision totalement opposée de cet Orientalisme avec un aspect beaucoup plus conflictuel tant dans leur description du monde Ottoman - les harems sont décrits comme des lieux d'esclavage et de violence sexuelle et non pas de volupté - que dans des  tableaux décrivant des batailles contre cet empire Ottoman en déliquescence  .A contario de Delacroix qui nous présente les orientales se promenant au dehors avec une chemise échancrée laissant deviner leurs poitrines , Verechtchaguine peint la femme orientale en Burqua[ Lien ] , des Derviches sournois et comploteurs et n'hésite pas à humilier les ennemis vaincus et prisonniers [ Deux aigles ] [ lien ]  

 Vassili Verechtchaguine est même vu comme le peintre du Grand Jeu avec ses tableaux sur la conquête Russe de l'Asie-Centrale ou les répressions du colonisateur Britannique contre les Cipayes en révolte et dans l'attente du " médecin qui viendra du nord " . Curieusement , mais est-ce vraiment une erreur , l'article de Fréderic Ortolland commence par un tableau lié justement à la guerre en Asie-Centrale , la prise de Khiva .  [ Lien ] [ Laissez les rentrer ! ou Sous les remparts de la forteresse- vers fin 1873  ] . Vassili Verechtchaguine ne se contentera pas de peindre les combats héroïques de l'Armée Russe sur le Danube ou dans le Caucase lors du conflit Russo-Ottoman de 1877-1878 mais évoquera tous les aspects de ce Grand Jeu et notoirement la guerre du renseignement avec sa toile L'espion - 1878-1879 . [ Lien ]

Si la guerre Russo-Ottomane de 1878- 1879 a fortement inspiré les peintres Orientalistes Russes , elle a aussi constitué une source d'inspiration pour le cinéma Russe muet balbutiant , le cinéma Soviétique et le cinéma national-patriotique Russe contemporain tant raillè en Occident mais qui est comme je l'ai déja signalé d'une excellente qualité que ce soit dans les productions télèvisuelles [ Likvidastaya , Diversant , ... ]  sous forme de séries , de téléfilms ou des films pour le grand écran .[ 1612, Tarass Boulba , Alexandre-la bataille sur la Neva , Admiral , Kandahar , Operatsaya Razvarodka , ...] .Signalons que l'initiative de l' " opposition démocratique Russe " visant à instaurer le boycott de ces productions a pitoyablement échouée , les plus grands noms du cinéma Russe continuant de tourner ou de réaliser ce genre .

Parmi la production cinématographique Soviétique , il faut signaler Les héros de Chipka - Герои Шипки - produit en coopération avec la Bulgarie en 1954 et qui remporta le Prix de la mise en scène au festival de Cannes 1955 .

Ce film fait référence à la défense héroïque de la passe de Chipka par les troupes Russo-Bulgares lors de la deuxiéme bataille de la passe de Chipka . Comme chacun pourra le constater , ce film ne parle en aucune manière de fraternité prolétarienne internationaliste  mais des " patriotes slaves Bulgares dont la révolte est noyée dans un fleuve de  sang par les esclavagistes Turcs qui ont envahi l'Europe depuis 1352" ! Alors que l'Europe Occidentale reste sourde aux appels des nations Slaves des Balkans , et elle l'était en effet , le secours ne peut venir que de la Russie . Cette ode aux troupes impériales Russes - et aux tsars Russes - est la mise en image des tableaux de Nicolas Dmitriev-Orenburgsky et de Vassili Verechtchaguine dans le contexte de la Guerre Froide - alors à son apogée - et ou la Turquie , pilier de l'OTAN dans la région , est le sucesseur de l'ennemi hériditaire Ottoman . L'Armée Rouge devenue Soviétique garantit la liberté des peuples Slaves Balkaniques comme autrefois l'armée impériale Russe . La scéne finale du film fait le lien direct entre les deux époques : La libération des Balkans en 1878 par les armées impériales Russes et la libération par l'Armée Rouge de la région en 1944 , non pas par les Soviétiques mais par les Russes . Par association , les Turcs de 1878  deviennent les Nazis de 1944 . L'allusion à Adrianople dans l'avant dernière scéne du film fait référence à l'ambition frustrée de l'Urssie de contrôler , que ce soit en 1878 [ le Haltbefhel imposé par les Franco-Anglais à

la Russie devant Adrianople ] , lors de la Conférence de Montreux ou en 1945 , les détroits .  Cette vision se retrouvera dans l'historiographie Soviètique des années 60 à 80 avec par exemple les " essais sur l'histoire de la Russie  " de Boris Krotkov dans la revue Spoutnik .[ lien ]   

 

L'autre film  marquant qui évoque ce conflit est le Gambit Turc - Турецкий гамбит - tourné en 2005 . Il balise , est-ce un hasard , le début de ce cinéma national-patriotique Russe contemporain . Basé sur le roman éponyme de l'écrivain Judéo-Géorgien Boris Akounine , il raconte l'histoire d'Erast Pétrovitch Fandorine qui vient d'échapper au bagne quand il rencontre Varvara Andréevna, une jeune femme qui se rend sur le front pour y retrouver son fiancé. D'aventures en aventures, les deux jeunes gens se retrouvent à l'Etat-major Russe où un agent secret Turc sème le trouble. Ne reste donc à Erast Pétrovitch qu'à faire preuve de son irremplaçable talent d'enquêteur pour déjouer les plans sournois de l'agent infiltré . Varia Souvorova, une jeune Russe intrépide, a décidé de rallier le front Russe pour y retrouver son fiancé Pétia, officier du chiffre. Son convoyeur lui ayant volé ses bagages et son argent, elle se retrouve démunie dans une auberge Bulgare peu accueillante. C’est là qu’elle rencontre Eraste Fandorine, un jeune policier Russe perspicace qui lui procure une monture en jouant la jeune femme aux dés. Après avoir échappé à une horde de Bachi-Bouzouks, le couple parvient jusqu’au campement militaire où Varia retrouve Pétia. La joie des fiancés est de courte durée car un important message du haut état-major a été mystérieusement trafiqué.L'un des grands moments de ce film est le premier assaut sur la forteresse de Plevna ou la fuite devant un groupe de Bachi-Bouzouks . Comme la plupart des films nationaux-patriotiques Russes , le Gambit Turc a pu béneficier d'un financement de l'Etat ce qui a permis par exemple le tissage des uniformes dans un tissu se raprochant de celui de l'époque , le tournage sur les lieux mêmes de l'action [ les villages Balkaniques sont magnifiques ] et de nombreux effets spéciaux qui donnent au film ce rythme qui manque parfois aux films Russes . null

Alors que les ordres étaient de s’emparer de la ville de Plevna, haut lieu stratégique, les troupes ont été dirigées vers Nikopol, une place sans intérêt, ce qui a permis à l’armée Turque de se réorganiser. Pétia, accusé d’avoir modifié le message, est mis aux arrêts. L’astucieux Fandorine, qui le croit innocent, tente de piéger le vrai traître.[ Lien ]

[ site du film ]

 

Alors que les ordres étaient de s’emparer de la ville de Plevna, haut lieu stratégique, les troupes ont été dirigées vers Nikopol, une place sans intérêt, ce qui a permis à l’armée Turque de se réorganiser. Pétia, accusé d’avoir modifié le message, est mis aux arrêts. L’astucieux Fandorine, qui le croit innocent, tente de piéger le vrai traître.[ Lien ]

[ site du film ]

 

 

  

 

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военное кино турецкий гамбит

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 18:40

Dans son dernier opuscule " Demain qui gouvernera le monde ? " * dans les bacs depuis quelques jours , le sioniste rabique Jacques Attali nous propose une idée " originale " : Une " Alliance des démocraties " qui regrouperait dans un premier temps les EU , le RU , la France , le Canada et l'Allemagne qui aurait pour  mission [ civilsatrice ? ]  l'interventionisme compulsif pour " aider les peuples à se libérer des dictatures " ( SIC ! ) Le volet politique de cette " Alliance " serait dévolu à l'OSCE , le volet économique à l'OCDE et la partie militaire qui ferait office de " law enforcement agency " serait dévolue à un ... OTAN global ! Attali étant un véritable " coucou " des idées , présentant ses analyses comme originales , il convenait de rechercher qui était l'auteur de cette magnifique idée  . Réponse : Le sénateur John Mc Cain en 2007 :McCain Favors a 'League of Democracies'

 

* Rassurez vous ! Je ne l'ai pas acheté mais juste consulté dans un bac ! Comme d'habitude , l'essentiel du livre est une " histoire de la mondialisation " et la partie propositions n'y occupe qu'une portion congrue .

 

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16 août 2011 2 16 /08 /août /2011 13:16

http://comaguer.over-blog.com

 Bulletin n° 230 –Semaine 32 -2011

La tuerie d’Utuya a fourni à divers commentateurs l’occasion de mettre l’accent sur certaine traits de la politique étrangère de ce pays vaste par la taille mais peu peuplé et que l’exploitation des ressources pétrolières et gazières sous marines a considérablement enrichi. Ont été soulignés l’implication forte et régulière des divers gouvernements sociaux-démocrates dans le soutien à la lutte du peuple palestinien pour la reconnaissance de son droit à un Etat. Les accords d’Oslo même s’ils ont constitué réellement un leurre diplomatique et politique visant à faire croire à l’OLP qu’une négociation entre égaux avec Israël était possible n’en demeurent pas moins un symbole de l’implication norvégienne dans ce conflit. La diplomatie norvégienne s’est également impliquée dans la recherche d’une issue politique dans le conflit entre le gouvernement Sri Lankais et les Tigres Tamouls insurgés. Sans succès là non plus.

Mais ces interventions qui semblent ressortir d’une certaine neutralité internationale dans des conflits très éloignés de son territoire et de ses intérêts économiques directs ne peuvent masquer la position géopolitique de la Norvège où ce qui prédomine est moins l’appartenance à l’Europe scandinave que le voisinage avec l’URSS et aujourd’hui encore avec la Russie.

La Russie et la Norvège  ont une frontière commune de prés de 200 kilomètres et sont voisins sur des milliers de kilomètres dans la zone maritime arctique avec chacun un archipel d’appui : le Spitzberg côté norvégien et l’archipel François-Joseph côté russe.

Il était donc inévitable que la petite monarchie constitutionnelle norvégienne devienne dés les débuts de la guerre froide un bastion avancé  de l’OTAN,  occupant au Nord dans le dispositif d’encerclement occidental de l’URSS  la place qu’occupait au Sud la Turquie. Aussi la Norvège a-t-elle rejoint l’OTAN dés 1952 et il a fallu la folle aventure franco-britannique de Libye pour que pour la première fois la Norvège, qui avait fait preuve jusqu’alors d’une grande fidélité à l’OTAN retire sa participation à une opération militaire agressive de l’OTAN.

La Norvège conservait en même temps une certaine autonomie politique puisque, à l’inverse de ses voisins scandinaves, elle a, tout en ayant entrepris dés 1962 des démarches pour y adhérer  à l’Union Européenne refusé de le faire.

L’URSS et le Pacte de Varsovie disparus, la Norvège  toujours membre de l’OTAN, s’est retrouvée, à l’inverse de la Turquie, dans son face à face géographique traditionnel avec la Russie. Très progressivement les rapports avec le grand voisin se sont détendus et la tuerie d’Utuya est intervenue dans une période où ces rapports étaient en train de prendre un tour très concret dans le cadre d’une coopération souhaitée par les deux protagonistes.

 Il a fallu d’abord régler les contentieux frontaliers restés sans solution pendant la guerre froide. Il s’agissait principalement de fixer une ligne de partage des eaux de la mer de Barents, question pendante depuis plus d’un siècle mais qui prend aujourd’hui une acuité nouvelle en raison des ressources en gaz naturel off-shore qui s’avèrent considérables dans cette zone.

La Norvège est déjà un important producteur de gaz naturel off shore mais elle a jusqu’à présent exploité les ressources de la mer du Nord au Sud-ouest de son territoire. L’exploitation en mer de Barents pour se développer devait nécessairement face au premier producteur mondial de gaz naturel et au géant Gazprom clarifier les zones de souveraineté respectives des deux Etats, aucun d’entre eux ne pouvant courir le risque d’investir des milliards (de couronnes ou de roubles) pour effectuer des forages dans un sous-sol qui ne serait par le sien.

L’accord recherché a été trouvé et sur deux plans : le plan politique et le plan gazier.

Sur le plan politique la Norvège et la Russie ont signé    un accord de partage des eaux de la mer de Barents. Annoncé par Dimitri Medvedev à l’occasion d’une visite officielle en Norvège en Avril 2010   , il a été signé le 17 Septembre 2010 et ratifié par les deux parlements au début de 2011. Il est donc aujourd’hui en vigueur.

Sur le plan économique un accord de coopération entre GAZPROM et l’entreprise d’état norvégienne des hydrocarbures STATOIL a été signé qui permet de mettre en commun des moyens  et des techniques parmi les plus avancées au monde en matière de recherche et d’exploitation sous-marine dans les mers froides  les deux compagnies pouvant investir en commun que le gisement soit situé dans les eaux norvégiennes ou dans les eaux russes ( ce qui devrait être le cas pour le gisement géant  de Shtokman).

Les ressources estimées de gaz naturel sous-marin dans cette zone promettent de  propulser le nouveau duopole – constitué par deux non-membres de l’OPEP - à la première place de l’économie mondiale du gaz. Un véritable bouleversement dans l’économie mondiale de l’énergie qui ne peut que susciter des réactions très  hostiles chez les grands acteurs, Etats et entreprises ,du marché  et une grande inquiétude chez les consommateurs de gaz, Europe en tête.

Que la France ait désigné un ambassadeur pour l’Arctique, en la personne de MICHEL ROCARD dont les penchants transatlantiques sont connus, est une manifestation d’inquiétude face à cette situation nouvelle et l’affichage d’un refus de s’inspirer de la politique gazière de l’Allemagne qui a elle choisi la coopération avec la Russie (voir la construction très avancée du gazoduc sous-marin North Stream reliant la Russie à l’Allemagne)

Du point de vue de la géopolitique globale l’accord Russo-norvégien bien qu’il ne règle que partiellement les problèmes de délimitation des zones économiques exclusives sur le plateau continental montre que des négociations et des accords bilatéraux sont possibles entre voisins dans le cadre des principes généraux de délimitation fixé par la Convention internationale sur le droit de la Mer dont Norvège et Russie sont signataires et viennent déranger profondément la stratégie arctique des Etats-Unis.

En effet, fidèles à leur politique d’exceptionnalité, les Etats-Unis n’ont par signé la Convention internationale sur le droit de la mer et donc sont conduits, à partir de leur faible position géographique – ils n’ont pour seul accès à l’Arctique que la côte Nord de l’Alaska - à transformer en abcès international et en conflit la question du partage des richesses pétrolières et gazières sous marines arctiques. Ils n’ont pas beaucoup d’alliés dans cette affaire puisque tous les autres riverains de l’Arctique sont signataires de la Convention internationale sur le droit de la mer et acceptent les procédures d’arbitrage mis en place par cette Convention et que même le Canada n’est pas disposé à faire de concessions à son grand voisin (dans des cas précédents de litige territorial maritime avec les Etats-Unis le Canada s’est affirmé comme très combatif pour la défense de ses droits nationaux).

Ce bref aperçu sur la position de la Norvège dans le grand partage des richesses de l’Arctique explique que, bien que membre de l’OTAN, ce petit pays  fasse grincer quelques dents dans les cercles dominants la politique énergétique mondiale  et que certains aient pu juger nécessaire de lui faire savoir que  outre ses positions pro-palestiniennes  son rapprochement avec la Russie déplaisait.

Adresser un avertissement  masqué à l’allié « indiscipliné » est une technique impérialiste éprouvée. A-t-elle été utilisée une  nouvelle fois ? La question mérite d’être posée.

 

 

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13 août 2011 6 13 /08 /août /2011 00:51

Les analyses sur les émeutes de Londres et Tottenham que  l'on voit ici et là si elles soulignent les inégalités sociales croissantes en Angleterre , les plus grandes  depuis un siècle selon les statistiques , oublient un point crucial : L'inégalité dans la propriété foncière . Alors que c'est l'Amérique du Sud qui est souvent montrée comme exemple dans l'inégalité foncière entre les latifundiaires et les sans-terres , il existe à 1h d'avion de Paris un état ou une communauté humaine entière , un village , peut " appartenir " à une seule personne : Maisons de village , "espace public " , bâtiments d'habitation ruraux , bâtiments d'exploitation agricole et terres ! [ Citons Edensor et Tissington - Derbyshire, Heydon - Norfolk ]

Plutôt que de donner une traduction incomplète des dernières analyses publiées ces dernières années [ voir les liens ] je vous invite à consulter cet article publié par Lutte Ouvrière en mars 2000 . Non pas tant pour son interprétation Marxiste dont le lecteur peut s'affranchir , en particulier ce n'est pas une " nationalisation " des terres sur un mode Soviètique qui est nécessaire en Angleterre mais bien une réforme foncière et agraire , mais pour son analyse historique et pour les chiffres qui peuvent être actualisés avec les liens  . On fera la conversion 1acre = 0.4 ha soit 100 000 acres = 40 000 ha = 400 km2 ; 10 000 acres = 4000 ha = 40 km2

  

   Pour faire simple : En 2010 , 36 000 propriétaires terriens ( 0,6% de la population ) détenaient 50 % de la proprièté foncière rurale !

  ‘A small minority still own a huge amount of Britain’s land and what surprises many people is that over the last 100 years, not a lot has changed "

 

Look who owns Britain: A third of the country STILL belongs to the aristocracy

 


 

   Look Who Owns Britain

 

 who owns what among nations super rich 

 

Grande-Bretagne - Grande propriété capitaliste et héritage féodal

 

La révolution bourgeoise d’abord puis le développement du marché mondial ont transformé l’organisation économique, sociale, juridique et politique des pays qui forment aujourd’hui l’Europe occidentale. Néanmoins chacun de ces pays conserve des traits particuliers hérités de son histoire antérieure. C’est le cas par exemple de la monarchie, qui survit dans un certain nombre de pays européens et qui, malgré un caractère essentiellement symbolique, n’en joue pas moins encore aujourd’hui un rôle stabilisateur au profit des institutions de la démocratie bourgeoise.

En Grande-Bretagne, et plus particulièrement en Ecosse qui conserva un système juridique distinct après l’union avec l’Angleterre en 1707 , les formes juridiques et sociales de la propriété foncière continuent à porter les marques du passé. C’est ainsi que la grande propriété foncière continue à jouer un rôle important dans la richesse et le poids social de la bourgeoisie, rôle hors de proportion avec la contribution de la terre l’économie du pays.

Un secret bien gardé

Mesurer de façon précise le poids social de la propriété foncière en Grande-Bretagne et surtout son degré de concentration est très difficile. Car la propriété foncière y est l’un des secrets les mieux gardés, plus jalousement encore que la propriété des actions par exemple, pour laquelle les désordres boursiers du passé ont imposé au moins un certain degré de réglementation.

Ainsi n’existe-t-il aucun registre des propriétaires fonciers couvrant l’ensemble du pays. A Londres, il y a bien l’Office du Registre Foncier de la Reine, qui recense toutes les propriétés de l’agglomération. Mais celui-ci n’est pas accessible au public. Seuls les officiers de justice chargés de la cession d’une propriété y ont accès, et encore seulement pour ce qui concerne la propriété en question. En Ecosse, il existe un registre foncier ouvert au public à Edimbourg le « Registre des Sasines ». Mais si ce registre recense la plupart des titres de propriétés susceptibles de figurer dans une succession depuis le XVIIe siècle, il est pratiquement inutilisable pour obtenir des informations sur les biens d’un particulier ou le véritable propriétaire d’un grand domaine.

A ce jour, seuls deux recensements officiels de la propriété foncière ont été effectués : l’un en 1086, lorsque le premier roi normand Guillaume 1er chercha à évaluer les impôts qu’il pourrait extorquer à son nouveau royaume, et l’autre en 1873 ! Depuis cette date, plus rien. Toutefois, le gouvernement travailliste de la fin des années 1970 créa une Commission Royale sur la répartition des revenus et du patrimoine, la Commission Diamond. Avant d’être dissoute par Thatcher en 1979, cette commission put établir que la concentration de la propriété foncière en Grande-Bretagne était la plus élevée d’Europe occidentale.

C’est dans la manière dont la bourgeoisie anglaise s’est emparée du pouvoir politique au XVIIe siècle que cette concentration de la propriété foncière britannique trouve son origine.

Angleterre : la révolution inachevée

Comme en France, c’est la révolution bourgeoise qui abolit la propriété foncière féodale en Angleterre et au Pays de Galles, mais dans un contexte très différent.

En France, au XVIIIe siècle, ce contexte fut celui d’une mobilisation révolutionnaire des masses pauvres. Non seulement tous les titres de noblesse furent abolis mais l’aristocratie fut privée de tout droit sur la terre et son expropriation fut réalisée par la paysannerie pauvre.

En Angleterre, en revanche, cette mobilisation révolutionnaire fit défaut. L’abolition du système foncier féodal ne s’était produite qu’en 1660, bien après la phase radicale de la révolution, sur la base d’une alliance entre les propriétaires féodaux et la bourgeoisie naissante. Le Parlement décréta l’abolition des titres de propriété féodaux sur tout le territoire, retirant par là même à la royauté tout droit sur la terre. Mais les propriétaires féodaux ne furent pas privés de leurs terres : ils en restèrent au contraire les seuls propriétaires, au sens moderne du mot, tandis que la situation des paysans indépendants, qui avaient fourni le gros des troupes de l’armée révolutionnaire de Cromwell, resta tout aussi précaire qu’auparavant.

Quand vint la réaction post-révolutionnaire, avec l’arrivée au pouvoir du roi Guillaume III en 1688 (ce que les historiens appellent la « Glorieuse Révolution »), les nouveaux propriétaires terriens, ainsi que toute une caste de marchands et de juristes qui avaient leurs entrées dans les allées du pouvoir, se lancèrent à l’assaut des meilleures terres. Un siècle plus tard, Marx décrivit dans Le Capital, la brutalité de ce processus d’accumulation du capital :

« La »Glorieuse Révolution« amena au pouvoir avec Guillaume III, prince d’Orange, faiseurs d’argent, nobles terriens et capitalistes roturiers. Ils inaugurèrent l’ère nouvelle par un gaspillage vraiment colossal du trésor public. Les domaines de l’État que l’on n’avait pillés jusque-là qu’avec modestie, dans des limites conformes aux bienséances, furent alors extorqués de vive force au roi parvenu comme pots-de-vin dus à ses anciens complices, ou vendus à des prix dérisoires, ou enfin, sans formalité aucune, simplement annexés à des propriétés privées. Tout cela à découvert, bruyamment, effrontément, au mépris même des semblants de légalité. Cette appropriation frauduleuse du domaine public et le pillage des biens ecclésiastiques, voilà, si l’on en excepte ceux que la révolution républicaine [c’est-à-dire la phase radicale de la révolution bourgeoise en Angleterre, sous Cromwell LdC] jeta dans la circulation, la base sur laquelle repose la puissance domaniale de l’oligarchie anglaise actuelle. Les bourgeois capitalistes favorisèrent l’opération dans le but de faire de la terre un article de commerce, d’augmenter leur approvisionnement de prolétaires campagnards, d’étendre le champ de la grande agriculture, etc. Du reste, la nouvelle aristocratie foncière était l’alliée naturelle de la nouvelle bancocratie, de la haute finance fraîche éclose et des gros manufacturiers, alors fauteurs du système protectionniste. »

Ce vol à grande échelle, en même temps que la brutale appropriation privée d’une partie des terres communales, dont vivait une grande partie des paysans pauvres, donnèrent naissance à d’immenses domaines. Il en résulta une grande agriculture organisée sur une base capitaliste, visant non seulement l’ensemble du marché national, mais même celui de l’exportation vers l’Europe. Les paysans indépendants furent incapables de résister à une telle concurrence, et ceux qui tentèrent de résister furent balayés. En moins d’un siècle, ils furent ruinés, leurs terres reprises par les grands propriétaires terriens, confiées à des métayers ou mises en location. A partir de cette période, la population rurale se trouva divisée entre une caste de propriétaires terriens et une couche de paysans qui leur étaient assujettis par divers types de baux baux qui leur imposaient toutes sortes d’obligations assez semblables à celles dont les vassaux avaient été redevables vis-à-vis de leur seigneur, au Moyen-Age. Mais cette fois, c’était au nom de la propriété capitaliste.

Ecosse : la révolution importée

En Ecosse, le processus fut différent, d’abord du fait de l’absence de révolution bourgeoise, mais aussi parce que le système féodal n’y avait jamais été aussi développé qu’en Angleterre.

Le système féodal y fut en effet importé d’Angleterre et greffé sur des formes sociales plus anciennes, qui faisaient de la terre la propriété collective du clan. Dans les Highlands, la partie nord de l’Ecosse, le système des clans était même sans doute encore prédominant au moment où éclata la révolution bourgeoise en Angleterre.

Paradoxalement néanmoins, ce fut la monarchie anglaise qui, avant même la révolution bourgeoise, ébranla le mélange de relations féodales et claniques qui existait en Ecosse. En 1603, la royauté anglaise étendit son autorité à l’Ecosse. Cette autorité, placée artificiellement au-dessus de celle des chefs de clans, commença à modifier les rapports sociaux existants. L’obligation de défendre le chef de clan par les armes (contre les autres clans) fut remplacée par le devoir de lui payer une sorte d’impôt ou de loyer, alors que la terre, qui avait jusque-là fait office de récompense en échange de loyaux services militaires, se transforma progressivement en marchandise qu’il devint possible d’acheter, de vendre et de transmettre par voie de succession.

Ainsi, en grande partie indépendamment du processus qui se déroulait à la même époque en Angleterre, la combinaison écossaise de rapports sociaux féodaux et claniques évolua dans la même direction, bien que beaucoup plus lentement, à la mesure de l’arriération et de l’isolement de l’économie écossaise. D’autant que la petite bourgeoisie écossaise, concentrée dans les villes du sud de l’Ecosse, s’intéressait bien plus au riche marché anglais et au commerce colonial qu’aux vastes territoires arriérés du nord. Mais surtout, à défaut de révolution sociale comparable à la révolution anglaise, les titres de propriété féodaux ne furent même pas formellement abolis en Ecosse. Les anciennes formes de propriété évoluèrent progressivement vers les nouvelles, le nouveau contenu capitaliste conservant une enveloppe féodale.

Mais une fois ce processus enclenché, il pénétra les coins les plus reculés de l’Ecosse, jusque dans les Highlands, et on assista, avec plus d’un siècle de retard, à une concentration de la propriété foncière encore plus brutale qu’en Angleterre. Dans un article écrit en 1853, dans lequel il s’attaquait à l’hypocrisie de la duchesse de Sutherland une aristocrate écossaise qui affichait une opposition vertueuse à l’esclavage en Amérique , Marx décrivit la façon dont cette même duchesse avait transformé son domaine des Highlands en exploitation capitaliste :

« Ce ne fut qu’à partir de 1811 que la véritable et ultime usurpation fut décrétée la transformation par la force de la propriété du clan en propriété privée du chef de clan, au sens moderne du terme. (...) Lorsque la duchesse de Sutherland hérita de ces propriétés (...) la population en était déjà réduite à 15 000 individus. La chère duchesse jeta son dévolu sur une réforme économique radicale et décida de transformer toute la région en prairies à moutons. Entre 1814 et 1820, ces 15 000 habitants soit environt 3 000 familles furent systématiquement évincés et exterminés. Tous leurs villages furent détruits et brûlés et leurs champs transformés en pâturages. Des soldats anglais furent engagés pour cette opération et en vinrent aux coups avec les autochtones. Une vieille femme fut brûlée vive dans l’incendie de la hutte qu’elle refusait de quitter. Ainsi la chère duchesse s’appropria-t-elle 794 000 acres [environ 321 000 hectares] de terres qui avaient appartenu au clan depuis des temps immémoriaux. Dans sa générosité exubérante, elle alloua aux autochtones expulsés quelque 6 000 acres [2 430 hectares] soit deux acres par famille [0,8 hectares]. Ces 6 000 acres avaient été laissés en friche jusqu’alors et ne rapportaient rien à leur propriétaire. La duchesse poussa la générosité jusqu’à les vendre pour un prix moyen de 2s 6d l’acre aux membres du clan qui, pendant des siècles, avait versé son sang pour sa famille. Puis elle divisa la totalité de la terre du clan, qu’elle s’était ainsi appropriée sans y avoir le moindre droit, en 29 fermes à moutons, chacune habitée par une seule famille, en général d’ouvriers agricoles anglais ; et en 1821, les 15 000 Gaëls avaient déjà été remplacés par 131 000 moutons. »

A l’issue de cette période, au milieu du XIXe siècle, 1 500 propriétaires terriens possédaient 90 % des terres écossaises. Ils en avaient transformé une grande partie en élevage de moutons ou en réserves de gibier, qu’ils géraient comme des entreprises capitalistes pour le compte des classes aisées d’Edimbourg et de Glasgow. Quant à la population rurale, elle était réduite à fort peu de choses. Ceux qui n’étaient pas allés grossir la masse croissante des miséreux de Glasgow avaient émigré vers l’Angleterre, l’Irlande ou les Amériques.

La grande propriété foncière aujourd’hui

Bien des choses ont changé, bien sûr, aussi bien en Ecosse qu’en Angleterre, depuis que les processus décrits ci-dessus ont été menés à leur terme. En particulier la démarcation entre capitalistes fonciers et capitalistes industriels ou financiers s’est faite de plus en plus floue avec le temps. Les grands agrariens ont été, par exemple, les premiers bénéficiaires du développement du chemin de fer, grâce aux rentes que leur a assurées l’exploitation de voies traversant leurs terres. Et, comme bien souvent ces rentes leur étaient versées sous forme de participation au capital, beaucoup ont ainsi fait leur entrée dans les milieux de la finance. Le même processus a permis aux grands propriétaires fonciers de vivre aux crochets des nouvelles industries qui se sont développées au XIXe siècle, en prélevant leur dîme sur le terrain occupé par les usines, les ports ou les mines. Seule sans doute l’énorme supériorité de l’essor industriel anglais en Europe a pu empêcher ce parasitisme de paralyser le capitalisme industriel naissant.

Ce qui a relativement peu changé en revanche, c’est le degré de concentration de la propriété foncière. Car même si les estimations contemporaines sur la propriété foncière dans son ensemble restent floues, elles en donnent quand même une idée.

Ainsi, à la fin des années soixante-dix, la Commission Diamond déjà citée estimait que 81 % des terres en Angleterre, au Pays de Galles et en Ecosse étaient propriété privée. Parmi ces terres détenues à titre privé, 91 % étaient entre les mains des 8 % les plus riches de la population (alors que ces mêmes 8 % possédaient « seulement » 40 % de la richesse nationale totale). Par ailleurs, les domaines aristocratiques encore intacts (que leurs propriétaires appartiennent encore à l’aristocratie ou non) continuaient à englober 53 % de toutes les terres privées, alors que les grandes propriétés de plus de 2 000 hectares étaient concentrées entre les mains de moins de 200 familles.

En ce qui concerne l’Ecosse, on dispose de chiffres plus récents grâce à de laborieuses compilations effectuées dans le labyrinthe du « Registre des Sasines ». En 1995, les propriétés de plus de 2 000 hectares englobaient 53 % des terres privées en Ecosse. Mais la taille des très grandes propriétés y était bien plus importante qu’en Angleterre : on y comptait 66 propriétés d’une surface égale ou supérieure à 12 000 hectares.

Une autre façon de se faire une idée de la concentration de la propriété foncière est de dépouiller l’enquête publiée chaque année par l’hebdomadaire Sunday Times, enquête qui recense les 1000 plus grosses fortunes de Grande-Bretagne. Dans son édition de 1999, 155 des noms cités tiennent leur richesse d’une activité principalement liée à la propriété foncière (rurale et urbaine) contre 142 d’une activité principalement industrielle (ce sont bien sûr la finance, les médias et les services qui occupent la plus grosse place). Parmi ces 155 propriétaires fonciers, 49 possèdent au moins 1 200 hectares de terres rurales, et souvent beaucoup plus, et tous sauf cinq sont des aristocrates (il est vrai que certains de ces « aristocrates » ont sans doute acheté leur titre dans les années vingt). Ensemble, ces 49 individus possèdent près de 600 000 hectares de terres, soit près de quatre fois la superficie de l’agglomération du Grand Londres !

Propriété foncière et grand capital

Le fait que la grande propriété foncière relève du domaine du grand capital peut être illustré par deux exemples. Le duc de Buccleuch, ancien député conservateur de 1960 à 1973, est depuis 1970 le plus grand propriétaire foncier du pays, et même d’Europe. Il possède 105 000 hectares, mais également 4 500 hectares dans le Northamptonshire, riche région du centre de l’Angleterre. Il a plus d’un millier de salariés permanents sur ses terres (un effectif énorme pour le secteur agricole), possède 16 000 têtes de bétail et vend chaque année 50 000 tonnes de bois.

Le duc de Westminster, véritable héritier de « sang bleu » s’il en est, figure au quatrième rang de la liste du Sunday Times. Il « pèse » 17,5 milliards de francs à lui tout seul. Ses actifs fonciers comprennent 40 500 hectares en Ecosse, 6 100 hectares dans le Cheshire (centre-ouest de l’Angleterre) et 5 700 hectares au nord du Pays de Galles, sans parler de ses propriétés à l’étranger, évaluées à quelque 3 milliards de francs. Tout cela, et bien d’autres actifs encore, est géré de la manière la plus bourgeoise du monde, par une société holding, Grosvenor Estates, dont le duc détient 100 % des parts.

Qu’ils soient de souche aristocratique ou non, la plupart des grands propriétaires terriens sont avant tout des capitalistes tout ce qu’il y a de plus « plébéiens » dans leur façon de s’enrichir. Pour son domaine de 10 500 hectares dans le Suffolk (centre-est de l’Angleterre), le comte d’Iveagh s’est vanté d’avoir reçu un « joli chèque avec six zéros » (sept zéros en francs), au titre de la Politique Agricole Commune Européenne. De quoi rappeler en passant que ce sont justement ces grands agrariens qui sont les principaux bénéficiaires des aides agricoles toujours proportionnelles à la surface des terres ou au nombre de têtes de bétail. Dans le cas de la Grande-Bretagne, ce sont en particulier eux qui ont bénéficié des quelque 40 milliards de francs de compensation distribués aux éleveurs de bovins, suite à la crise de la « vache folle ».

Et pourtant ces grands propriétaires ne sont certainement pas dans le besoin. Et en particulier pas ce comte d’Iveagh, chef de la puissante famille Guinness, qui non seulement produit la prestigieuse bière du même nom mais contrôle un véritable empire dans l’agro-alimentaire.

Bien d’autres grands noms de l’aristocratie et de la grande propriété foncière se retrouvent dans le Who’s Who du grand capital. Certains se sont lancés dans la finance, comme partenaires du marché des assurances Lloyd’s. D’autres sont dans les médias, comme le vicomte Cowdray, qui dirige l’empire médiatique du groupe Pearson (propriétaire, en particulier, du quotidien d’affaires Financial Times). D’autres sont dans des secteurs liés directement ou indirectement à l’agriculture, comme Lord Vestey, dont le Vestey Group est l’un des grands noms du transport maritime et de l’industrie alimentaire.

Mais parmi les très grands agrariens, on trouve aussi quelques noms qui n’ont plus rien d’aristocratique. Hans Rausing, par exemple, propriétaire du groupe d’emballage Tetra-Laval et l’homme le plus riche de Grande-Bretagne, a acheté il y a peu 19 000 hectares de terres en Ecosse. Et la famille Fleming, qui contrôle la banque d’affaires Robert Fleming, a également acquis récemment 36 000 hectares de terres, aussi en Ecosse.

Il existe en effet une excellente raison pour les familles de la grande bourgeoisie qui ne savent que faire de leurs liquidités, pour acheter de très vastes propriétés, et notamment en Ecosse, où la faible densité de peuplement réduit d’autant les risques de conflit avec la population locale. Cette raison, c’est la fraude fiscale. La terre est en effet l’un des nombreux instruments qui permettent de cacher d’importantes sommes d’argent aux yeux du fisc, du fait du secret qui entoure les transactions foncières. Elle a en outre l’avantage de donner droit à d’importantes exonérations d’impôts, en raison de prétendus investissements censément destinés à améliorer l’agriculture ou l’environnement toutes choses que le fisc a bien du mal à contrôler, si tant est qu’il en ait la volonté, ce dont on peut douter. Qui plus est, le foncier est encore aujourd’hui le principal moyen d’échapper complètement aux droits de succession, et cela de la façon la plus légale du monde ce qui, en soi, donne une mesure du poids que conservent les grands agrariens dans les allées du pouvoir.

 

 

La suite sur

Grande-Bretagne - Grande propriété capitaliste et héritage féodal
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12 août 2011 5 12 /08 /août /2011 03:18
Le premier ministre Britannique a tenu jeudi un discours ferme envers les émeutiers, annonçant de nouvelles mesures répressives dont un possible recours à l'armée . ( agences )
L'armée Britannique est avec l'armée Française ( fusillade de Bab el Oued ) , la seule institution militaire d'Europe Occidentale a avoir ouvert le feu sur ses compatriotes au cours de ces 60 dernières années !
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Published by DanielB - dans Opinions
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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 14:04

Voici un discours qui ne va pas plaire à nos amis Khmers-Verts et autres décroissants .

 Dans une interviouve accordée à BBC Brasil  le responsable de la division des ressources naturelles et infrastructures du CEPAL [ Comissão Econômica para América Latina e Caribe ] , l'ingénieur et économiste Urugayen Beno Ruchansky lance un cri d'alarme : [ Lien ] " Pour assurer son développement économique et éviter tout problème de coupures , l'Amérique du Sud devra doubler d'ici 2030 sa production d'énergie electrique . " " Nous avons besoin de 200 Gigawatt de capacité de production supplémentaires , ce qui avec les infrastructures de transport nécessitera un investissement de 500 Milliards USD " .

" L'énergie pourra se réveler être un obstacle au développement de l'Amérique du Sud si la production n'accompagne l'augmentation de la demande consécutive au développement économqiue . Entre 2001 et 2010 la consommation a augmenté de 40% . Des coupures ont déja frappé plusieurs pays d'Amérique du Sud en raison de la sécheresse dans certaines régions " .

Pour Beno Buchansky , l'essentiel de cette production supplémentaire proviendra de grands projets hydroélectriques comme ceux de Belo-Monte au Brésil ou HydroAysen dans le Sud du Chili .

  

Le développement énergetique de l'Amérique du Sud passera aussi par une interconnexion plus poussée des réseaux nationaux [ Avec la résolution des  problèmes de compatibilité des fréquences avec le Brésil que cela va générer - NDLR ] pour parvenir à un réseau électrique unifié à l'échelle continentale . Le pays ou le demande en énergie sera le plus importante sera le Brésil , mais il n'est pas le seul ou des problèmes de fourniture et de transport se posent . La semaine dernière le ministre des mines et de l'énergie Péruvien Carlos Herra Descalz a annoncé un rationnement de la distribution électrique dans le nord du pays . Le problème ne provient pas d'un manque de l'offre mais est liè à la mauvaise interconnexion entre le centre et le nord . En même temps le président Bolivien Evo Morales a demandé à ses compatriotes d'utiliser l'énergie électrique avec parcimonie , la seule usine hydroélectrique du pays Guaracachi étant " surchargée  " , ce qui entraîne des difficultés à fournir les sites industriels et principalement le secteur minier .

  

Pour tenter de faire sauter ce goulot énergetique qui s'annonce ,  le Brésil , outre ses projets nationaux ,  envisage la mise en chantier d'usines hydroélectriques dans 7 pays voisins au travers de l'ectrostatale  Eletrobrás. Lancé cet année , le plan décennal de développement de l'énergie [ Lien ]  prévoit la construction d'usines hydroélectriques au Pérou [ 6 usines pour une capacité installée de 7000 MW ] , en Bolivie [ usine de Cachoeira Esperança - 800 MW  ] , au Guiana [ 1500 MW sur un potentiel local estimé à 8000 MW   ]  , sur la frontière avec l'Argentine [ 2000 MW pour deux usines construites sur le rio Uruguai ]  et au Surinam . Le Brésil envisage aussi une coopération énergetique avec la Guyane Française .

  

Ces projets ont provoqué l'émergence d'opposition locales environnementalistes et indigénistes auquel s'associent des voix dénonçant un " impérialisme [ energétique]  Brésilien " . Pour Beno Ruchansky ces oppositions sont pour la plupart du temps " exagérées " tandis que de nombreux géopolitiques et analystes Brésiliens y voient la main d'une " puissance de l'hémisphère Nord " . Face à cette opposition le nouveau Président Péruvien Ollanta Humala a du  suspendre la concession accordée pour un projet hydroelectrique sur le

rio Inambari , ceci malgré son attachement aux grands projets hydroélectriques réaffirmé dans son discours d'investiture . *

Pour Sinval Gama , responsable du département des opérations internationales à Eletrobrás ,  les projets Péruviens peuvent donner le signal de départ d'une véritable politique énergétique à l'echelle continentale Sud-Américaine  . Le consortium Brasilo-Péruvien en charge de ces projets a étudié les possibilités d'exportation d'énergie electrique du Pérou vers le Chili et l'Argentine .

  

La prise de position courageuse de Beno Ruchansky dans BBC Brasil rejoint en tout points les projets de développements proposés par Samuel Pinheiro Guimarães Neto  , ex-ministre du Secrétariat des Affaires Stratégiques [Secretaria de Assuntos Estratégicos da Présidencia da Républica (SAE/PR) ]  sous Lula et désormais haut-représentant du Mercosul , qui a supervisé la rédaction du  plan Brasil 2022 [ site ] et [ Lien interne ] . Samuel Pinheiro Guimarães Neto , vu comme un " dinosaure Stalinien " par la diplomatie Etasunienne , considère que le développement energétique du Brésil devra se faire essentiellement au travers de projets hydroélectriques nationaux et trans-nationaux ainsi que par un développement de l'énergie nucléaire . Ce développement energetique , tout comme le soulignent Beno Ruchansky et Sinval Gama , devra tenir compte des préoccupations sociales des peuples Sud-Américains et  " founir à tout le monde de la lumière bon marché " . Samuel Pinheiro Guimarães Neto enjoint les gouvernements Sud-Américains à résister aux pressions qui pourraient s'exercer sur eux de la part de puissances Occidentales qui cherchent à freiner le développement économique et social de la région .

Le métier de barageiro - barragiste[ ( traduction approximative  - une coorporation à laquelle j'ai eu l'honneur d'appartenir ] qui regroupe  le terrassier et l'ingénieur en chef responsable de projet a en tout cas un avenir radieux en Amérique du Sud , ce qui témoigne de l'extraodinaire vitalité et des potentialités énormes de ce continent dont les chefs politiques et les populations ne sont pas totalement gangrénées par le virus de l'écologisme .

 

 

* Nous encouragerons la construction de stations hydro-électriques, en renforçant Electroperú et les entreprises électriques étatiques régionales, et en promouvant les usines privées, par un bilan adéquat qui accorde la priorité à la demande nationale. L’État évaluera la participation d’Electroperú dans les nouveaux accords d’investissement.[ Lien ]

  

 

 

 

 

 

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10 août 2011 3 10 /08 /août /2011 14:41

Chaque rond dans l'eau de la Marine de l'Armée Populaire de Libération provoque desormais un tsunami de commentaires et d'analyses de la part des " experts " et " géopolitologues " et la première sortie en mer du premier porte-avions Chinois ne déroge pas à cette règle . Ces commentaires et analyses nous présentent cette MAPL  comme ayant des visées expansionnistes quelque soit l'événement traité : Escorte de navires au large de la Corne de l'Afrique dans le cadre de missions de lutte contre la piraterie , évacuation des coopérants Chinois à Benghazi ,... . Pourquoi toute cette agitation épistolaire et qui l'entretien , dans quel objectif ?

 

1- Autrefois lorsque que des conversations entre diplomates s'éternisaient , il était de bon ton de dire  : " Et la Turquie Monsieur ? " . Parler de la Chine et plus particulièrement de la MAPL permet de se donner un " genre " d'autant plus que pour écrire quelque chose de sensé  et de cohérent sur le sujet nécessite un minimum de maîtrise du Mandarin et des " choses de la mer " . Aujourd'hui ce minimum minimorum n'est même plus nécessaire et l'on voit de doctes experts disserter sur la question sans jamais avoir prononcé un seul mot de la langue de Confucius , ni même  approché un navire de guerre ! Notons ici que la maîtrise du Mandarin ne sera plus bientôt redevable d'un quelconque snobisme mal placé puisque cette langue est desormais enseignée en LV2 dans le plus obscur Lycée de province , au fin fond de la cambrousse Française . Mais au royaume des aveugles , les borgnes se considéreront toujours comme des rois .

 

2- L'une des caractéristiques des analystes Francophones est de ne produire aucune expertise originale sur le sujet . Ceux-ci se contentent de reproduire avec 15 jours ou un mois de retard , 72 h pour les abonnés aux publications électroniques à accés restreint qui se donnent à cette occasion  l'air " in "  vis à vis de leurs collègues , les analyses publièes par les centres analytiques neo-conservateurs Etasuniens : CFR , Heritage , Jamestown...

Ces auto-proclammés experts shuntent ainsi - lorsqu'il s'agit d'analyser dans une perspective historique la situation en Mer de Chine Méridionale - la présence pendant prés d'un siècle de la Marine Nationale et de la France en Indochine  ! Ils doivent tout ignorer de l'amiral Amédée Courbet mais seront intarissables sur le commodore Matthew Perry !

Le tropisme Atlantiste de cette communauté analytique lui fait aussi dédaigner , mais il s'agit aussi d'une incompétance à maîtriser  une autre langue étrangère que l'Anglais , les points de vue Japonais , Espagnols , Latino-Américains , Russes ou Allemands sur la  question . Ils ignorent aussi les analystes Indiens et Singapouris qui s'expriment en Anglais et qui pourtant sont loin d'être les plus alarmistes malgrés la proximité géographique . Le cas emblématique de cette copie servile des analyses Neo-cons Etasuniennes est la traduction mot-à-mot de l'expression " string of pearls " en " collier de perles " , une expression qui d'ailleurs tombe en désuétude y compris auprés de la plupart des analystes Etasuniens et qui ne garde plus cet aura d'orientalisme que dans les cercles analytiques Parisianistes .

 

 

3- La communauté analytique Francophone en reprenant les analyses Etasuniennes sur la prétendue " menace navale Chinoise " cherche à faire de la paranoïa sécuritaire Etasunienne et du militarisme Etasunien notre propre agenda en matière de défense . Si la France a des interets maritimes à défendre , ceux-ci ne se trouvent pas du tout en Mer de Chine Méridionale . Dans cette région un nouveau pouvoir et une nouvelle puissance  s'affirme. Ce pouvoir et cette puissance y ont une légitimité historique deux fois millénaire et l'on ne peut pas parler d' " émergence " d'une puissance  navale Chinoise mais d'une " ré-emergence " !  Celle-ci rentre en compétion avec une puissance navale impérialiste présente dans la région uniquement depuis 150 ans qui voit sa prééminence s'effriter et qui cherche à faire faire porter aux états membres de l'ASEAN le poids économique du  maintien de sa présence dans la région en y agitant des fantômes sécuritaires .

 

Déja en Afrique la France a été désignée par cette puisance impérialiste pour s'opposer en première ligne à la Chine et même au Brésil sur la façade Atlantique . Ne commetons pas la même erreur en Mer de Chine méridionale et laissons les " experts " disserter sur cette prétendue " menace navale Chinoise " . Elle leur donne au moins le sentiment d'exister et d'être utile à quelque-chose à défaut de nous alerter sur de véritables menaces ! L'agression contre la Libye montre les limites de notre puissance navale et ne gaspillons pas le reste au service d'interets qui ne sont pas les nôtres ! La Chine a le droit légitime de défendre ses communications maritimes tant en ce qui concerne ses exportations que ses approvisionnements en matières premières . En escortant le trafic maritime  au large de la Corne de l'Afrique la Marine de l'Armée Populaire de Libération défend aussi une partie de notre commerce maritime aux travers d'interets commerciaux communs . L'affaire dite des " frégates de Taiwan " nous incite à la plus grande prudence par exemple dans la vente de matériels militaires à des états en conflits de souveraineté avec la République Populaire de Chine et à la participation à la course aux armements navals que les Etats-Unis cherchent à développer dans la région pour y défendre LEURS interets !

 

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 16:01

Selon les agence Itar-Tass et Ria Novosti , la Cour Suprême de la Fédération de Russie vient de rejeter l'appel du DPNI - Mouvement contre l'immigration illégale - en confirmant le jugement du 19 avril dernier qui rend illégal ce groupuscule sur le territoire de la Fédération de Russie . La décision prend effet aujourd'hui . La cour a motivé cette décision en montrant que les membres et les chefs politiques du mouvement ont pris part à des manifestations qui incitaient à la haine interethnique . Le DPNI est aussi accusé par les autorités Russes de propager des idées reflétant l'idéologie National-Socialiste .Les chefs politiques du DPNI peuvent toutefois encore s'opposer à cette décision en déposant une plainte contre la Fédération de Russie à la Cour Européenne des drouâdelôms à Strasbourg . Il sera intéressant de voir dans cette hypothèse quelles décisions seront prises par cette cour dont les magistrats condamnent de manière systématique la Fédération de Russie et dont l'attachement aux droits humains provoque  l'admiration de tout le " monde libre " .

  Commentant avec son homologue Finlandais à Sotchi le carnage perpétré par l'extrémiste Norvégien Anders Behring Breivik , le Premier Ministre Vladimir Poutine a déclaré :

"Là où l'Etat ne réagit pas à temps et efficacement aux défis auxquels il est confronté, l'extrémisme lève la tête"

Et d'ajouter , paraphrasant t à demi-mots Louis Antoine de Saint-Just , qu'il importait de créer au sein de la société l'intolérance à toute manifestation d'extrémisme

 

(RIA Novosti / Ilya Pitalev)

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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 14:12

« Le mercredi 3 août 2011, Franck Ferrand a accueilli Laurent Dingli, mari d’une héritière de Louis Renault (une des huit plaignants qui ont assigné l’Etat en mai 2011 à les indemniser de la confiscation des usines Renault de 1945) à son émission « au cœur de l’histoire ».

 

Au cours de cette nouvelle séance hagiographique et unilatérale s’est affiché le consensus complet entre les deux interlocuteurs au service de l’entreprise des huit héritiers de Renault, consensus affiché par les propos de conclusion du responsable de l’émission : « merci beaucoup, Laurent Dingli, d’avoir contribué à la réhabilitation de ce grand industriel ». J’y ai fait l'objet, comme tous les historiens (non nommés) supposés par M. Ferrand acharnés à « salir la mémoire de Louis Renault » à partir des années 1938-1939, d’une attaque en règle comme, selon les termes de M. Dingli, « historienne stalinienne […] ni[ant] les faits » avec laquelle « il est impossible de discuter ». » ( A Lacroix-Riz)

 

ATTENTION DIFFUSION EN DEUX VOLETS.

 

Première partie : le mardi 9 août, de 15 à 16 h,  REDIFFUSION LE JEUDI 11/08 DE 11H à 12H.

 

Deuxième partie : le mardi 16 août, de 15 à 16 h, REDIFFUSION LE JEUDI 18/08  DE 11H à 12H.

 

 

http://www.radiogalere.org/

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