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Publié le 5 Janvier 2009

Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 4 Janvier 2009

Je n'ai nulle envie de commenter le massacre qui est en train de se dérouler dans la bande de Gaza et de devenir un " rossignol du carnage " .
Juste deux points du point de vue de l'histoire militaire , une petite reflexion " antimoderniste ". N' y voyez aucun " Reductio ad Hitlero " dans lequel se complaisent les merdiats de la " Petite Démocrassie du Proche Orent " .

1- Tout comme l'Angleterre qui a du faire face aux V1 et V2 , Israel n' a pas su développer un système de DAM efficace et est donc obligé d'aller chercher " à la petite cueillère " les artilleurs du Hamas . De la même manière l'Angleterre qui disposait avec son allié Américain de la supériorité aérienne totale a du attendre d'avoir pénétré au coeur du dispositif militaire Allemand pour être délivré de la menace de ces  missiles ( 1 ) .
L'aviation alliée a , en grande partie , échoué dans ses missioins destruction des sites de fabrication , de commandement et de lancement des V1 et V2  .

2- C'est  la  " bonnes vieille  "  tactique  de la " tenaille " qui semble être remise à l'honneur dans ce conflit . Plusieurs observateurs ont souligné que l'intervention Russe en Géorgie utilisait ce schéma tactique : Isoler les forces Géorgiennes par une offensive éclair sur la ville de Gori . Certains , les " experts " , avaient cru bon de souligner la " vétusteté des conceptions tactiques et stratégiques de l'armée Russe qui ne savait pas se  dépouiller des modèles Soviétiques hérités de la seconde guerre mondiale et de la guerre froide " !
Tous ? Non ! Notre " ami " Ariel Cohen semble pour une fois ne pas hurler avec la meute , du moins sur ce point prècis  :
" By conducting more than one offensive operation, the Russians prevented the Georgians from concentrating their forces, a military tactic representative of classic Russian operational art."
Unquestionably, the war [ In Georgia ] is a reminder that "conventional" military operations as an instrument of modern combat are far from obsolete. "
Un Ariel Cohen qui aussi s'intéresse à l'Arctique .................



( 1 ) Elle n'apparaît qu'avec la défense du port d'Anvers .

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Publié le 4 Janvier 2009

MOSCOU, 4 janvier - RIA Novosti. La Russe poursuivra les essais du missile balistique Boulava malgré l'échec du dernier test le 23 décembre dernier, a déclaré dimanche à Moscou le chef adjoint de l'État-major général des Forces armées russes Anatoli Nogovitsyn.

"Le travail sur le missile sera achevé. Nous voyons où nous en sommes maintenant par rapport au début des travaux de conception. Il y a une grande différence", a indiqué le général.

Certains analystes ont proposé de renoncer au nouveau missile Boulava et de poursuivre la modernisation du missile Sineva après l'échec du tir de Boulava du 23 décembre.

Conçu par l'Institut des technologies thermiques de Moscou, le missile balistique intercontinental R30 3M30 Boulava-30 (code OTAN: SS-NX-30), à propergol solide et à trois étages, peut être équipé de six ou dix ogives nucléaires hypersoniques à trajectoire indépendante. Le missile a une portée de 8.000 km. Il devrait entrer en service en 2009, en même temps que le sous-marin nucléaire stratégique conçu pour lui - le Iouri Dolgorouki (projet 955 de classe Boreï) - et déjà été mis à l'eau à Severodvinsk en avril 2007.

Le réacteur du Iouri Dolgorouki a été lancé le 21 novembre 2008. Le sous-marin sera livré à la Marine russe en 2009. Son équipage est composé de 107 hommes, dont 55 officiers. L'autonomie maximale en plongée de ce "novice" de la Marine russe est de 100 jours et sa profondeur maximale de 450 mètres. Son déplacement en plongée est de 14.720 à 24.000 tonnes et sa vitesse de 15 à 29 noeuds.

Au total, la Russie compte construire huit sous-marins nucléaires de type Iouri Dolgorouki avant 2015

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Publié le 4 Janvier 2009

Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

Les Forces armées russes doivent être dotées en 2009 d'une nouvelle doctrine militaire, élaborée en tenant compte des réalités du monde moderne et des objectifs fixés par la stratégie de sécurité nationale et la conception de la politique extérieure de la Russie.

Une doctrine militaire, c'est, au fond, un ensemble de thèses déterminant les objectifs de l'édification militaire, la préparation du pays et de l'armée à la guerre et, enfin, les moyens et les formes de conduite de la guerre. Ces thèses dépendent du régime politique, de la forme de gouvernement, du développement économique et technologique, ainsi que de l'idée que les auteurs de la doctrine se font du caractère de la guerre attendue.

La question de la création d'une doctrine militaire unique dans notre pays, en tant que document distinct, a été posée pour la première fois après la révolution d'Octobre 1917. La doctrine militaire soviétique est un document extrêmement curieux, dont les modifications ont suivi les modifications des thèses idéologiques de l'Etat. Ainsi, par exemple, les futures guerres ont été vues pendant longtemps comme des guerres de classe entre le monde de l'impérialisme et le premier pays socialiste au monde. De grands espoirs ont été fondés sur l'aide du prolétariat international. On considérait que la lutte de l'Armée Rouge irait de pair avec des insurrections et des guerres civiles sur l'arrière de l'ennemi.

On commença à renoncer à ces thèses avant même la Grande Guerre patriotique (1941-1945) : la guerre avec la Finlande avait déjà montré leurs défauts, et la Seconde Guerre mondiale fit table rase de la théorie des guerres de classe. Cependant, la doctrine militaire soviétique avait bien pressenti le caractère de la future guerre - une guerre motorisée, de manoeuvre, visant à mener des offensives décisives en profondeur, un rôle extrêmement important étant dévolu aux forces aériennes. Les auteurs de la doctrine avaient prévu, à juste titre, le rôle et l'importance de l'arrière dans la future guerre, ce qui permit, sans perdre de temps, de procéder à une mobilisation de l'ensemble de l'industrie et de l'économie, en fournissant le potentiel nécessaire pour mener les combats.

Après la Seconde Guerre mondiale, la doctrine militaire de l'URSS, tout comme celle des autres grandes puissances, commença à être édifiée en tenant compte d'un nouveau facteur, qui bouleversa réellement toutes les représentations précédentes des guerres : l'arme nucléaire. On considérait que si une guerre devait débuter, elle revêtirait immanquablement le caractère d'une guerre de missiles nucléaires et conduirait inévitablement à la faillite du capitalisme. On pensait que la guerre nucléaire supprimerait les frontières entre le front et l'arrière, et que le théâtre des opérations militaires s'étendrait aux territoires de tous les pays impliqués dans les combats. La frappe nucléaire viserait non seulement les armées combattantes, mais avant tout les centres industriels et autres éléments vitaux de l'infrastructure. Bientôt, avec le développement des potentiels nucléaires, on inclut également au nombre des objectifs prioritaires les moyens de frappe nucléaire de l'adversaire. Cependant, on commença de surévaluer les missiles nucléaires au détriment des armes conventionnelles.

De fait, au milieu des années 60, la guerre nucléaire était considérée comme impossible. Toutefois, les événements qui ont suivi ont montré qu'il n'en était pas ainsi. Les nouvelles rédactions de la doctrine admettaient la possibilité de conflits sans le recours à l'arme nucléaire, ou avec un recours limité à celle-ci. On supposait toutefois que tous ces conflits seraient de grande ampleur, et que l'adversaire, c'étaient les armées régulières des pays occidentaux. Un rôle considérable était dévolu au système de sécurité collective, incarné par la structure de l'Organisation du Traité de Varsovie.

Au final, le conflit afghan, où l'adversaire de l'URSS était incarné par des formations armées irrégulières, fut dans une grande mesure une surprise : l'armée ne disposait ni d'une structure adaptée à cette guerre, ni d'un armement optimal, ni d'une tactique. Il fallut prendre la mesure de tout cela directement pendant les opérations militaires.

La dernière doctrine soviétique, adoptée en 1987, revêtait un caractère défensif fortement marqué. On y avait renoncé au terme d'"adversaire probable", et l'URSS confirmait les engagements contractés précédemment par ses dirigeants de ne pas entreprendre en premier des opérations militaires, et de ne pas recourir en premier à l'arme nucléaire.

Mais l'URSS devait disparaître peu après. La Fédération de Russie, devenue son héritière, dut redéfinir sa place dans le monde et élaborer une doctrine militaire.

Dans sa doctrine de 1993, la Russie déclara également qu'elle n'avait pas d'adversaire désigné, et qu'elle prenait l'engagement de ne pas utiliser la force militaire, excepté pour sa propre défense. L'arme nucléaire était considérée non pas comme un moyen de conduire des opérations militaires, mais comme un moyen politique de dissuasion. En ce qui concerne le potentiel militaire, le principe de "suffisance raisonnable" fut adopté, le potentiel devant être maintenu à un niveau correspondant aux menaces existantes.

L'évolution ultérieure des événements a nécessité de revoir plusieurs thèses de cette doctrine. Il a été annoncé, notamment, que l'arme nucléaire pouvait être utilisée pour repousser une agression, y compris si celle-ci était menée en utilisant des armements conventionnels.

La doctrine considère comme les plus probables les guerres locales et régionales, tout en faisant état d'une diminution de la probabilité d'une guerre de grande ampleur, y compris nucléaire.

En partant de l'expérience de ces dernières années et du développement supposé des événements, on peut penser qu'effectivement ce sont les guerres locales et régionales qui sont les plus probables. Mais, dans le même temps, la probabilité d'une guerre de grande ampleur peut brusquement augmenter avec l'apparition de nouveaux facteurs déstabilisants, telle la rupture de la parité nucléaire. Le déploiement d'un système ABM américain capable, à terme, dans le contexte d'une diminution des arsenaux nucléaires, de porter une première frappe non sanctionnée (autrement dit, suivie d'une frappe de riposte occasionnant des dommages minimes, voire nuls), peut être considéré comme un tel facteur.

On peut penser que la nouvelle doctrine militaire de la Russie, tout en continuant de mettre l'accent sur les conflits locaux et régionaux, considérés comme étant les plus probables dans les prochaines années, attirera l'attention sur la probabilité accrue d'un conflit nucléaire de grande ampleur dans le contexte d'une déstabilisation, et qu'elle placera la création d'un système ABM au nombre des menaces extérieures.

Par ailleurs, les conflits locaux et régionaux peuvent également prendre, dans un proche avenir, le caractère de conflits nucléaires. C'est ce à quoi concourt l'augmentation progressive du nombre des pays détenteurs de l'arme nucléaire et des technologies nécessaires à sa création. Le perfectionnement de l'arme nucléaire, qui la rend plus facilement "utilisable" dans des opérations militaires réelles, apparaît lui aussi comme un élément d'importance. C'est pourquoi le maintien par la Russie de son potentiel nucléaire et des moyens d'agir sur le potentiel nucléaire de l'adversaire lors d'éventuelles opérations militaires sera l'un de ses principaux objectifs pour garantir sa sécurité militaire. Cela implique la nécessité de maintenir des forces armées de qualité, capables de mener des opérations militaires dans tous les domaines et de frapper des cibles à n'importe quelle distance.

Dans le même temps, la Russie doit disposer d'une "machine militaire" lui permettant de mener des actions dans le cadre d'opérations de maintien de la paix et de conflits locaux et régionaux, car leur probabilité, comme le montrent les événements de ces dernières années, ne cesse de croître.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

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Publié le 2 Janvier 2009

Le President du conseil de sécurité de la Fedération de Russie , Nicolas Patrouchev , vient d'annoncer que la Russie va publier le 20 Février 2009 sa nouvelle doctrine de sécurité nationale pour la période s'étandant jusqu'en 2020 .Le texte a commencé a être élaboré à a partir de juin 2008 sous la directive du Président Dmitri Medvedev et a donné lieu à d'intenses consultations entre les organes de sécurité sous la direction de N. Patrouchev et les principaux acteurs régionaux et économiques . Nicolas Patrouchev est , rapellons le , le grand organisateur du " raout Arctique"  sur l'archipel François Joseph évoqué sur ce blogue qui a précédé la mise en place d'une " loi sur l'Arctique " par le président Dmitri Medvedev .

Le " Dossier Arctique " y figure comme on pouvait s' y attendre .
Selon le quotidien Kommersant qui a obtenu une copie  de ce projet les principaux points sont :

1- La Russie a réussi à surmonter la crise socio-economique des années 90 ce qui lui permet d'être un acteur clef du monde multipolaire qui se dessine . Le texte se poursuit par les divers moyens que la Federation de Russie se doit de mettre en oeuvre pour conserver ce statut .

2- Les ennemis de la Russie ne son pas cités nommément mais ils sont décrits de manière suffisement précise pour qu'on ne puisse pas douter qui ils sont : Les Etazunis et l'Alliance Atlantique .
" Le développement d'une politique militaire agressive  provient d'un groupe de pays qui cherchent à obtenir une supériorité totale , l'édification d'un système anti-missiles et la militarisation de l'espace "
" La principale ligne de conduite avec l'OTAN de notre politique sera de considérer comme innaceptable l'avance d'installations militaires prés de nos frontières et les tentatives de donner à cette organisation un rôle global , en  contradiction avec les lois internationales "


3- La Russie va mettre en oeuvre une politique internationale " pragmatique " qui exclut toute " course aux armements " couteuse mais elle va chercher à " maintenir la parité avec les USA dans tous les domaines stratégiques " . Les auteurs du rapport n'excluent pas toutefois un réchauffement des relations avec les USA dans le cadre de l'election du President Barack Obama .


4- Les auteurs n'excluent pas des conflits armés pour la mainmise sur les richesses en hydrocarbures principalement dans les régions suivantes : Moyen-Orient ; plateau continental de la Mer de Barents et Arctique ; Mer Caspienne et Asie Centrale .
Ils se montrent pessimistes sur un réglement pacifique de cette course aux matières premières .
L'Asie du Sud Est , l' Irak et l'Afghanistan ainsi que leurs voisins , la peninsule Coréenne sont aussi signalés comme de futurs "points chauds" .

5- Dans ce contexte la Russie se réserve le droit d'utiliser tous les moyens légaux dans le cadre du droit international  mais aussi ses moyens économiques et militaires  ( 1 ) pour préserver ses intêrets nationaux et sa souveraineté nationale . Elle cherchera toutefois à assurer le renforcement des dispositifs internationaux et notamment du traité de non-prolifération .

6- Si les ennemis de la Russie ne sont pas nommément désignés , ses " amis " sont définis avec plus de précision : Le RIC ( Russie - Inde - Chine ) ,  le BRIC ( Bresil - Russie - Inde - Chine ) et l' OTSC  , certaines nations de la CEI .

7- Si les auteurs parlent d'alliances , ils mettent en avant le fait  que la Russie doit pour assurer sa sécurité compter tout d'abord  sur ses propres forces armées . Pour cela les forces armées Russes doivent recevoir " le volume suffisant de ressources financières et matérielles " .

8- La sécurité intérieure et extérieure passe par un renforcement des " organes de sécurité de la Fédération de Russie " ( Lire FSB ) .
Il faut développer " les moyens de lutte contre le terrorisme international , l'extremisme , le nationalisme et l séparatisme ethnique " . ( C'est Paul Golbe qui va être content - NDR )
Les auteurs du rapport préconisent aussi de " renforcer les conditions de vie matérielles , la protection juridique , l'armement et l'accés aux nouvelles technologies des collaborateurs des organes de sécurité ,  du maintien de l'ordre et des services de renseignement "
Les conditions de la refonte des organes de sécurité feront l'objet d'ne publication spéciale .

9- La sécurité de la Nation Russe passe par le développement des conditions de vie de la population , de son éducation et de sa santé . Les auteurs fixent comme objectif à la Russie d'avoir le 5eme PIB mondial à la fin de cette période . L'une des principales menaces provient d'une économie basée sur l'exportation des matières premières , source de corruption .

( 1 ) Se référer ici aux propos de Vyachestlav Nikonov

 
















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Publié le 30 Décembre 2008

A peine l'agression Israelienne contre la bande de Gaza a t"elle commencée que le cortège des " experts " défile dans les pages de nos journaux , sur nos ondes et nos ecrans .
Tous s'évertuent à expliquer le pourquoi et le comment de cette action militaire , et font deja des pronostics .
Toutefois un " point de détail"  est passé sous silence par tous ces " experts " : Israel a lancé son offensive pour " sécuriser sa zone frontalière contre les tirs de missiles "
Or depuis au minimum 15 ans des projets , menés sous la houlette de Shimon Peres , à base de " rayons de la mort " ( Laser Nautilus ) , de missiles (  Iron Dome ) ou d'artillerie AA " conventionelle " ( Phalanx ) sont financés , étudiés puis abandonnés par Israel et les Etats Unis pour "  sécuriser la zone frontalière contre les tirs de missiles dans un proche avenir " ...................................
Cela meritait d'être signalé !






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Publié le 30 Décembre 2008

La " stratégie arctique " reste le serpent de mer de la Garde Cotière Etazunienne . Si depuis sa nomination en 2006 , l'amiral Thad Allen ne cesse de mettre en avant l'importance de cette région et le retard des Etats Unis en matière de brise-glaces  par rapport à la Russie par exemple , la garde côtière Americaine reste dans l'expectative d'une définition précise des nouvelles missions et de la dotation de nouveaux moyens .

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Publié le 30 Décembre 2008

Les essais en mer du submersible " Youri Dolgorouki " annoncés pour la fin de l'année sont reportés au printemps 2009 suite à des problèmes liés à la mise en place du recateur nucleaire .

Sevmash et des spécilaistes de la Flotte du Nord ont conduits des essais concluants sur le réacteur nucléaire le 16 décembre dernier  mais suite à l'accident du submersible NERPA et à l'echec d'un tir en immersion du missile " BOULAVA " l'agence fédérale ROSATOM a introduit des mesures de sécurité complémentaires .

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Publié le 23 Décembre 2008

SEVERODVINSK, 23 décembre - RIA Novosti. La Russie a raté mardi un essai de missile balistique Boulava, a fait savoir une source compétente au sein de la base navale russe de Severodvinsk, en mer Blanche, interrogée par RIA Novosti.

"Le missile a été tiré à 6h00, heure de Moscou (3h00 GMT), par le sous-marin Dmitri Donskoï, en mer Blanche, en direction du polygone de Koura, sur la presqu'île du Kamtchatka. Mais ce test a échoué. La marine russe doit mettre en place une commission pour en élucider les raisons et analyser la trajectoire et la télémétrie du vol", a précisé l'interlocuteur de RIA Novosti.

Le porte-parole de la Marine russe, le capitaine de vaisseau Igor Dygalo, a confirmé le test du missile, sans toutefois en préciser le résultat. "Les résultats du tir sont en train d'être analysés", a-t-il déclaré à RIA Novosti.

Il s'agit du dixième test d'un missile Boulava, dont cinq ont échoué. Le lancement précédent, réussi, avait été effectué le 28 novembre 2008.

"Après le détachement d'un premier étage, il y a eu un dysfonctionnement, et le missile a quitté sa trajectoire", a expliqué une autre source proche du complexe militaro-industriel russe.

Le missile balistique intercontinental Boulava (code OTAN: SS-NX-30) est un tout nouveau missile russe, à propergol solide et à trois étages, censé équiper les sous-marins du projet 955 classe Boreï. Conçu par l'Institut des technologies thermiques de Moscou, il offre un rayon d'action d'au moins d'8.000 km et peut emporter six ou dix ogives nucléaires hypersoniques à orientation individuelle. Le missile devait entrer en service en 2009

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Publié le 23 Décembre 2008

Si la construction des submersibles est une activité centenaire en Russie , la force sous marine nucleaire Russo-Sovietique vient de fêter son jubilé le 17  Décembre 2008 comme l'annonce ce communiqué des chantiers Sevmash .
Le " K3 " [ проект 627 "Кит" (Whale), NATO - November ] devenu en 1962 " Leninskyi Komsomol " a été remis aux forces navales Soviétiques le 17 Décembre 1958.
Maître d'oeuvre du projet , les chantiers Sevmash ont dirigé un groupement de sociétés et de bureaux d'études regroupant 153 entreprises dont la plupart continuent de former aujourd'hui le " cluster maritime Russe de l'arctique " .
Les Les Les Les premiers éléments de la coque ont été installés sur cale du chantier 402  du " departement 42 " le 24 septembre 1955.et à la fin de l'année elle subissait les premiers essais de mise en pression hydraulique .
Le lancement a eu lieu le 9 Aout 1957 et le reacteur nucleaire , construit sous la direction duphysicien Anatoly Alexandrov , a divergé le 14 septembre 1957 .
Les essais en mer ont débuté le 4 juillet 1958 sous le commandement du capitaine  L.G. Osipenko.
Le 17 décembre 1958 un décret gouvernemental  le rend opérationnel et le 12 mars 1959 il est intégré au sein de la flotte du nord . Il a été retiré du service actif en 1988 .


Le " K3 " n'est pas un SNLE ( Sous marin Nucleaire Lanceurs d'Engins ) mais un SNA ( Sous marin Nucleaire d'Attaque ) , cad un submersible destiné à l'interception du trafic maritime et d'unités de surfaces . ( Se souvenir de la " question qui tue " lors de notre dernière campagne électorale ) . Il etait armé de 8 torpilles de 553 mm .
Selon Nikolay Kalistratov , directeur general des chantiers SEVMASH interviouvé par " Pravda Severa " , le " K3 " a été un des élèments essentiels du maintien de la paix en donnant à l'URSS , puis à la Russie , une capacité de riposte .
Le premier tir de missile ballistique eu lieu le 16 septembre 1955 à partir du B67 dans la Mer Blanche ( à 17 H32 GMT ) .              .
Les Soviétiques étaient alors confrontés à la montée en puissance du Strategic Air Comand Americain et il devenait essentiel pour eux de de se doter d'un vecteur pour leurs armes nucleaires . Un debat strategique s'est engagé au sein de l'Etat major Sovietique entre les " missilistes " d'une part et les " avioneurs " d'autre part .
Les seconds , incapable d'offrir des aeronefs comparables au B52 alors en développement ont alors cédé la place aux " missilistes " ,encouragés par les succés spatiaux Soviétiques ( Spoutnik - Gagarine )  . Le missile fut alors plebiscité pour toutes les utilisations : Dissuasion strategique , defense anti-aerienne , appui des troupes au sol .
Cette lutte a atteint son maximum à la fin des années 60 et est marquée par la disparition du défilé aerien en 1967 lors des ceremonies du 1er mai et du 9 mai au profit des" celebres " tracteurs  de transport de missiles  aux jantes blanches .
Les SNA et SNLE ont été essentiels dans la " Strategie du bastion ( Arctique ) " qui se perpétue aujourd'hui par des exercices combinés Air-Terre - Mer tels que " STABILITE 2008 "  .et qui redevient d'actualité dans le cadre des revandications Russes sur l'Arctique .
L'un des plus farouches partisans de cette stratégie est le general Leonid Ivashov , tandis que le " pacha" actuel de la VMF , l'Amiral Vladimr Vissotsky , serait plutôt un " Mahanien" partisan de forces de projection et de l'emploi des PA .

Lors de son service actif le " K3 " a été le premier submersible Soviétique a émerger au Pôle Nord , le 17 Juin 1962 .
Le 8 septembre 1967 , alors qu'il était dans la Mer de Norvège un incendie s'est décaré à bord tuant 39 marins .





Deux vidéos promotionneles des chantiers SEVMAS réalisée à l'occasion du centenaire de la construction des submersibles en Russie .










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