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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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19 août 2011 5 19 /08 /août /2011 15:11

Alors que ce que les mediats présentent comme la " communauté internationale " mais qui en réalité désigne l'Occident Americano-centré composé du microcosmique état failli Portugais vient de se livrer à une nouvelle ingérence inadmissible dans les affaires intérieures de la Syrie en réclamant le départ du Président légitime Bachar al-Assad , la Russie et le groupe IBAS viennent de réafirmer leur soutien à la souveraineté  , l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie et à la légitimité du Président Syrien .

 

Le 10 aout 2011  , une délegation du groupe IBAS [ Inde - Brésil - Afrique du Sud ] s'est rendue en Syrie pour rencontrer les chefs politiques Syriens et se rendre compte de-visu de la réalité de la situation sur place . Elle était composée de l'Ambassadeur * Ebrahim Ebrahim , Vice-Ministre des Relations Internationales et de la Coopération de l'Afrique du Sud , de l'Ambassadeur Paulo Cordeiro de Andrade Pinto , Sous-secrétaire Général pour l'Afrique et le Moyen-Orient ** du MAE Brésilien et par l'Ambassadeur Dilip Sinha , Secrétaire Général Adjoint pour les Organisations Internationales du MAE de l'Inde .

  Dans le communiqué N°298 de l' Itamaraty [ Lien ] , la diplomatie Brésilienne , se portant fort pour le groupe IBAS , aprés avoir pris acte de la volonté réformatrice des chefs politiques Syriens réafirme son soutien à la souveraineté  , l'indépendance et l'intégrité territoriale de la Syrie . La délégation de l'IBAS a condamné la violence  en provenance de toutes les parties et enjoint l'opposition à coopérer au processus de dialogue national mis en place par le gouvernement Syrien .

 

Le communiqué de l'IBAS relayé par le canal de la diplomatie Brésilienne marque l'échec patent des tentatives dirigéespar M. Alain Juppé et  par les représentants de la France au CS  de l'ONU , le pitoyable et pathétique Ambassadeur Gérard Arnaud [ Lien ] et son équipe [ Lien ] , pour essayer de créer une césure au sein du groupe BRICS afin que la Russie et la Chine adhérent à une résolution condamnant la Syrie .

  

Dans un communiqué un responsable du MAE Russe vient de rejeter les appels à la démission du président Bachar al-Assad lancés hier par la " communauté internationale " .[ Lien ]

"Nous ne soutenons pas ces appels et nous pensons qu'il est nécessaire à présent de donner du temps au régime du président Assad pour réaliser toutes les réformes annoncées".

  

Une délégation Russe, composée de responsables politiques et religieux, rencontrera en Syrie le président Bachar al- Assad ainsi que des représentants de l'opposition pour se faire une idée objective de ce qui s'y passe, a annoncé vendredi à RIA Novosti le sénateur Aslambek Aslakhanov, membre de la délégation.[ Lien ]

 

 

"Nous avons une envie sincère de savoir ce qui se passe réellement en Syrie, les sources extérieures fournissant des informations très contradictoires: pour les uns, la situation dans le pays dégénère à cause des terroristes, alors que les autres affirment que la population civile fait l'objet de représailles",  a indiqué le sénateur.

"Nous souhaitons obtenir des informations les plus objectives possibles, nous entretenir avec la population afin de tirer nos propres conclusions", a affirmé l'interlocuteur de l'agence.

 

 

"Au terme de notre visite, je soumettrai toute les informations recueillies aux dirigeants Russes et nous les rendrons publiques lors d'une conférence de presse", a conclu le sénateur.

 

 

 

La visite de la délégation Russe commencera samedi 20 août

 

La Syrie fait face à une guerre acharnée de l'information, a annoncé vendredi à RIA Novosti Yasser Houria, membre de la direction régionale du Baas, le parti au pouvoir dans le pays.

"Nous avons déjà l'occasion de voir des reportages vidéo sur des événements qui n'ont jamais eu lieu en Syrie, se déroulant, le plus probablement, à Yémen. Certaines chaînes télévisées possédant une bonne réputation ont cessé de dire la vérité", a affirmé le responsable. Selon lui, ces chaînes se réfèrent très souvent à des appels téléphoniques de témoins qui prennent des pseudonymes ou préfèrent garder l'anonymat.

M.Houria a déclaré avoir la certitude que l'objectif de la guerre de l'information déchaînée contre son pays était de renverser le régime actuel.[ Lien ]

"Depuis le début, il est clair qu'ils veulent exercer une pression sur la position de la Syrie. La Syrie est un pays souverain qui prend lui-même ses décisions. Aucun parti, aucun pays n'ont le droit de s'ingérer dans nos affaires intérieures", a conclu l'interlocuteur de l'agence.

 

* Les majuscules figurent dans le  communiqué original .

** Pour le Brésil , cet Orient est en effet " moyen " ! Ce n'est pas la traduction servile de " Middle-East " reprise par notre diplomatie et les perroquets savants de la coterie journalistique .

 

Communiqué de presse n°298 de l'Itamarty - original Portugais

Delegação do IBAS composta pelo Embaixador Ebrahim Ebrahim, Vice-Ministro das Relações Internacionais e Cooperação da África do Sul, pelo Embaixador Paulo Cordeiro de Andrade Pinto, Subsecretário-Geral para África e Oriente Médio, e pelo Embaixador Dilip Sinha, Secretário Adjunto para Organizações Internacionais do Ministério dos Negócios Estrangeiros da Índia, reuniram-se com o Presidente da República Árabe da Síria, Bashar Al-Assad, e com Ministro para os Negócios Estrangeiros e Expatriados da República Árabe da Síria,Walid Al-Moualem, em 10 de Agosto de 2011, para discutir a atual situação na Síria e sua evolução.

O Presidente assegurou à delegação o seu compromisso com o processo de reforma, que tem como objetivo conduzir a uma democracia multipartidária, inclusive mediante revisão constitucional. Disse que reformas políticas estavam sendo concluídas em consulta com o povo sírio e que o diálogo nacional continuaria a fim de elaborar as novas leis e definir um modelo adequado para a economia. O processo de revisão constitucional seria concluído até fevereiro/março de 2012. Reconheceu que alguns erros foram cometidos pelas forças de segurança no início dos distúrbios e que esforços estavam em curso para impedir que voltassem a ocorrer.

O Ministro Moualem informou a delegação a respeito da situação atual no país, os motivos por trás dos distúrbios e da violência e explicou as medidas tomadas pelo Governo sírio para controlar a situação. Classificou a oposição na Síria em três categorias: setores economicamente desfavorecidos; intelectuais e acadêmicos; e grupos armados. Descreveu em detalhes as reformas políticas em processo de implementação e disse que eleições parlamentares, livres e justas, serão realizadas na Síria até o final de 2011. Lembrou a declaração do Presidente da Síria em que prometeu reescrever a Constituição, se considerado necessário.

A delegação instou o Governo a considerar positivamente a Resolução adotada pelo Conselho de Direitos Humanos da ONU em 29 de abril de 2011. Destacou que é fundamental que o Governo sírio mantenha seus esforços e dê seguimento ao processo de diálogo nacional e reformas políticas com o objetivo de efetivamente considerar as legítimas aspirações e preocupações da população. Isto contribuirá para o pleno exercício das liberdades fundamentais pela população síria, inclusive a liberdade de expressão e de reunião. Manifestou esperança de que os grupos opositores cooperem neste processo.

O Ministro Moualem reiterou que a Síria será uma democracia livre, pluralista e multipartidária antes do final do ano.

Ao recordar a adoção da Declaração Presidencial do CSNU de 3 de agosto, a delegação visitante reafirmou o compromisso de Índia, Brasil e África do Sul com a soberania, a independência e a integridade territorial da Síria. Manifestou grande preocupação com a presente situação na Síria e condenou a violência de todas as partes. Lamentou as perdas de vidas e mostrou preocupação com o impacto humanitário da violência. Pediu o fim imediato de toda violência e instou as partes a agir da forma mais moderada possível, respeitando os direitos humanos e o direito internacional. Ao tomar nota do estabelecimento de um comitê jurídico independente para investigar a violência, a delegação visitante destacou a importância de garantirem-se sua credibilidade e imparcialidade, ao que o Ministro Moualem respondeu que, uma vez disponível o relatório do Comitê, aqueles responsáveis pela violência seriam punidos.

 

 

Bashar al-Assad

 

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2 août 2011 2 02 /08 /août /2011 02:19

De quelle manière les géopolitologues Allemands de 1937 voyaient-ils le monde ? Quelle était leur fameuse Weltanschauung sur la planéte ? La réponse se trouve peut-être dans le livre Welt in gärung - [ Le monde en fermentation ! ] - zeitberichte deutscher geopolitiker - publiè en 1937 aux éditions Breitkopf & Härtel - Leipzig .

Placé sous sous le trés haut patronage du Prof.Dr. Karl Haushofer et du Dr. Gustav Fochler- Hauke  ce livre de 235 pages agrémenté de nombreuses cartes et photographies regroupe 13 articles les plus divers traitant des " points chauds " de l'époque ,  Mediterranée , Proche-Orient et Asie du Sud -Est , de la question de la répartion des nationalités en Europe Centrale et Orientale , de la géopolitique des ressources , des Pan-idées , de l'influence [ bénefique ] Allemande dans le monde , des forces et des menaces du Bolchevisme , de la question raciale en Afrique et aux Etats-Unis , et at last [ c'est le dernier article ]but not the least de MM. Benito Mussolini , Francisco Franco et Adolf H .[ Nationalsozialismus , Faschismus und verwandte bewegungen in der Neu-ordnung welt ]

Le livre est d'autant plus accessible - aux germanisants même médiocres - que mis à part la part la page de garde il n'est pas imprimé dans cette terrible Fraktur qui rebute tant le lecteur lorsque l'on veut aboder un livre publié en Allemagne durant la première partie du XX éme siècle . On peut le trouver à des prix très abordables sur les sites de vente par correspondance malgrè son interdiction en 1945 par les  Alliès . Attention toutefois , certains d'entre-eux filtrent cette vente .

La première des choses qui surprend à sa lecture est la modernité non seulement des analyses , qu'est ce qu'un état Méditerranéen par exemple [ voir carte - illustration 1 - Toulouse serait elle Mediterranéenne ?  ]  , mais aussi des situations . On continue de protester au Caire et en Palestine mais pas pour les mêmes raisons ou presque pas pour les mêmes raisons : En 1936 c'était contre le colonisateur Britannique et contre le projet Sioniste en Palestine [ voir illustration 2 - 3  ] . En France , on continue de voir des personnes dormir sous des journaux et occuper des usines mais heureusement les Ligues ne défilent plus à Meaux ! L'Amérique du Sud est toujours sous la menace du Dollarkolonialismus Etasunien tandis que la question raciale - Rassenfrage - et la question ouvrière ne sont  pas réglées aux Etats-Unis et trois petits nègres souriant dans les rues de Harlem en 1936 n'ont pas réglé la question noire plus que l'élection de BHO . Des grêves continuent aux Etats-Unis face à la reduction des salaires et les atteintes  aux droits ouvriers . Le combat des employés de maison de Chicago qui protestent en 1936 contre une baisse de 20% de leurs salaires est toujours d'actualité ! [ Lien ] Bien entendu la question de la Géopolitique des ressources est largement abordée au travers d'un magnifique article de Rupert Von Schumacher : Der Kampf um die Rohstoffe - La lutte pour les matières premières . Tout est dans le titre !

Tout comme il y a trois quart de siècle [ Eh Oui ! ] le monde est toujours divisé entre les having-not et les beati possidentes  et mis à part l'Uranium , les terres rares et le Lithium la plupart des ressources pour lesquelles le monde de 1937 était prêt à se faire la guerre continuent d'être l'objet d'âpres luttes . Même le charbon et le coton n'ont pas tellement perdu de leur importance de 1937 puisque desormais l'on se bat entre Russes , Chinois et " Occidentaux " pour contrôler les réserves de charbon cokéfiable ou thermique de la Mongolie [ lien ] - [ Lien ] et que le coton demeure la principale fibre naturelle pour la fabrication des vêtements . [ Lien ] Tout comme en 1933 le Japon envahissait la Mandchourie pour y planter du soja - sur les berges du fleuve  Sungari - [ Illustration 8 ] afin de nourrir sa population , la Chine continue aujourd'hui d'envahir - beaucoup plus pacifiquement - l'Afrique et le Brésil pour y trouver des souces d'approvisionnement en y achetant ou louant des terres .[ article ]  

 En 1937 , Rupert Von Schumacher définit la répartition des principales matiéres premières entre les trois principaux " pôles de puissance " de l'époque , Etats-Unis , Reich Empire global Anglais et Union-Soviétique . [ Illustration 7 ] Lors de la Guerre Froide de telles statistiques étaient régulièremment publièes en différentiant les ressources accessibles au Monde Libre et celles accessibles à l'Empire du Mal l'URSS et ses alliès . Je me souviens avoir vu dans un livre d'Hist-Géo des années 70 de telles cartes alarmistes . Gageons que la plupart des services de renseignements , des instituts analytiques travaillent d'une certaine manière un peu comme travaillaient les fonctionnaires Allemands de l' Institut für Geopolitik   que Frank Capra décrit dans le premier de ses opus de " Pourquoi nous Combattons - Les Nazis attaquent " [ voir vidéo ] : Collecter des informations , classer , définir ce qui est à Nous et ce qui est à Eux [  Libye , Russie , Venezuela , Bolivie , Iran ,... ]  et comment faire pour ce qui est à Eux devienne à moindre coût - pour Nous -  à Nous sans que les Autres [ Brésil , Russie , Inde , Chine ] puissent y avoir accés  ! Quels coups fourrés monte-on , quelle tribu  Amérindienne de l' Altiplano Bolivien est-on en train de " travailler " pour qu'elle demande son autonomie vis à vis de La Paz  afin que le Lithium Bolivien alimente Nos fabriquants de batteries et Nos véhicules électriques et que les Brésiliens , les Russes , les Indiens et les Chinois  ne puissent que les acheter chez Nous et que Leurs projets de véhicules électriques ne sortent jamais de la planche à dessin ?[ Lien ]

Pour plus de détails le lecteur se reportera bien sûr à la Guerre secrête pour le pétrole et la Guerre secrête pour le coton  d'Anton Zischka . A peine peut-on écrire pour le pétrole ou le gaz que la question de l'oléoduc Mossoul-Haïfa a été remplacée par la question du Bakou -Tbilissi- Ceyhan ou du South-Stream ! [ Illustration 8 ]

  Enfin ce livre fourmille de merveilles . Je vous en cite une . Il s'agit bien sûr d'un article écrit par le Maître , le Prof.Dr. Karl Haushofer , sur la GP de l'Asie du Sud-Est : Oostasiatiches kräftspiel . Karl Haushofer nous annonce l'attaque de Pearl-Harbor - il faut bien sûr le décoder - et la bataille de Midway en plaçant l'archipel d' Hawaïi comme point de rencontre des lignes de forces géopolitiques de la région [ voir carte - Illustration 6 ] et la base de Pearl Harbor comme l'arbitre ultime  d'un conflit entre les EU et le Japon dans le Pacifique . C'étaient  les deux Flotten-Stützpunkten de l' US Navy dans le Pacifique  .

Oui, en lisant ce livre et en regardant les émeutes du Caire et de Palestine ou en regardant ces sacs de soja entreposés en Mandchourie , on constate que le monde de 2011 s'il est différent de celui de 1937 n'en présente pas moins certaines similarités ou constantes géopolitiques .Espérons seulement que notre monde en fermentation de 2011 n'explose pas deux années plus tard comme il le fit en 1937  et que c'est aussi un monde en espérance  ! Welt20001

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22 juillet 2011 5 22 /07 /juillet /2011 16:12

Réunis à Bali lors de la conférence des MAE de l'ASEAN, la Chine et les états membres de l'ASEAN sont tombés d'accord pour adopter un ensemble de règles , de lignes de conduite et de procédures pour régler les conflits de souveraineté en Mer de Chine méridionale . Cet accord cadre non contraignant fixe " une feuille de route " pour les modalités d'application de la DOC - Declaration On the Conduct of parties in the south china sea - signée à Phnom Penh en aout 2002 [ Voir document ci-dessous ] entre la Chine et l'ASEAN . Il a pour objectif de régler les conflits de souveraineté croisés qui  existent en Mer de Chine méridionale entre la Chine , Taiwan et le Vietnam , Brunei , les Philippines la Malaisie et qui se sont agravés ces derniers mois avec des manoeuvres militaires et des visites de chefs politiques sur les îles contestées .L'ASEAN réunit le Brunei, le Cambodge, l'Indonésie, le Laos, la Malaisie, le Myanmar (Birmanie), les Philippines, Singapour, la Thaïlande et le Vietnam.
Les participants ont réaffirmé leur engagement envers la DOC ainsi que leur volonté de l'appliquer pleinement et effectivement pour la paix, la stabilité, la sécurité et la sûreté maritime dans la région. "Nous sommes fermement disposés à renforcer nos relations avec les pays de l'ASEAN", a déclaré aux journalistes Liu Zhenmin, assistant du ministre Chinois des Affaires étrangères, Yang Jiechi .  

Une fois de plus les Etats-Unis qui n'ont pas ratifié la CNUDM auquel la convention de Phnom Penh fait explicitement référence cherchent à s'imiscer dans la région alors que la Chine , tout comme la Russie sur le dossier des îles Kouriles , préfére un accord bilatéral avec ses voisins . L'année dernière , le Département d' Etat qui se pose en " gardien de la liberté des mers " avait déclaré cette zone comme " faisant partie des interets stratégiques des EU " . Le secretaire d'état Philippin Albert F.Rosario a quand a lui signifié jeudi dernier que l'accord de défense mutuel Phillippines - EU couvrait les territoires revendiqués  par les Philippines et en particulier l'archipel des Spratleys -  revendiqués aussi par le Vietnam , la Malaisie , Taïwan et le Brunei - ou une délegation de cinq parlementaires Phillippins s'est rendue cette semaine provoquant une vive réaction de la diplomatie Chinoise .

 Au delà de pousser son traditionel pion que sont les Philipinnes , la nouvelle stratégie du Département d' Etat Etasunien serait de pousser l'Inde a développer une politique pro-active contre la Chine dans la région en y associant le CMI Etasunien .  Les EU cherchent d'autre part à renforcer leur coopération militaire - contre la Chine - avec le Vietnam . Au travers de cette posture diplomatique  qui consiste à se poser en " honnête courtier "  les Etats-Unis cherchent à utiliser les litiges territoriaux comme un prétexte pour étendre leur présence politique et militaire dans la région Asie-Pacifique, afin de garantir leur domination de la zone .

   En dehors de possibles ressources en hydrocarbures présentes sur le plateau continental des archipels contestés  - Spratley et Paracel  - ceux-ci comme les Kouriles pour la Russie avec la Mer d' Okhotsk permettent à la Chine non seulement de sécuriser ses lignes de communications navales - indispensables à son commerce et à son approvisionement en matières premières -  mais aussi de disposer d'un bastion naval ou ses SNLE peuvent patrouiller en sécurité . La stratégie agressive adoptée par les EU qui consiste à rapprocher la première ligne de leurs " tranchées navales " le plus près possible de la Chine est en tout point semblable à celle adoptée contre l'Empire du Japon au cours des années 20-30 et qui a conduit à l'affrontement entre les deux puissances du Pacifique . *

Depuis deux ans  plusieurs articles alarmistes publiés par les centres analytiques neo-cons aux EU [ Jamestown foundation , Heritage , CFR , .... ] s'acharnent  à brandir une hypothétique " menace navale Chinoise "  basée sur une fantasmagorique stratégie du " Collier de perles "**    analyses reprises servilement à la virgule près par la quasi-totalité des " géopolitologues " et " analystes militaires " Francophones . Par pudeur pour eux , je ne citerais pas les noms !

 

 * Lire " La lutte pour le Pacifique " de Gergory Bienstock - Payot - 1936

 

**  " Collier de perles " est la traduction  béatement servile par les analystes - ou prétendus tels - Francophones  de l'expression " string of pearls " apparue pour la première fois dans un rapport du DoD datant de 2005 . [ Lien ]   "The “String of Pearls” describes the manifestation of China’s rising geopolitical influence through efforts to increase access to ports and airfields, develop special diplomatic relationships, and modernize military forces that extend from the South China Sea through the Strait of Malacca, across the Indian Ocean, and on to the Persian Gulf.”

 

 

 

 

 

 Indonesian President Susilo Bambang Yudhoyono (6th from L) poses for a photograph with ministers from ASEAN countries during the opening of 44th ASEAN Foreign Ministers' Meeting in Nusa Dua, in Indonesia's resort island of Bali July 19, 2011. From left, the ministers are: Myanmar's Foreign Minister U Wunna Maung Lwin, Philippines' Foreign Affairs Secretary Albert del Rosario, Singapore's Foreign Minister K. Shanmugam, Thailand's Deputy Permanent Secretary for Foreign Affairs Chitriya Pinthong, Vietnam's Foreign Minister Nam Pham Gia khiem, Indonesia's President Susilo Bambang Yudhoyono, Indonesia's Foreign Minister Marty Natalegawa, Cambodia's Secretary of State for the Ministry of Foreign Affairs Kao Kimhourn, Brunei's Minister for Foreign Affairs and Trade Prince Mohamed Bolkiah, Laos' Foreign Minister Thongloun Sisoulith, Malaysia's Deputy Foreign Minister Kohilan Pillay and ASEAN Secretary General Surin Pitsuwan REUTERS/Widodo S/ANTARA/Handout

   

 

 

     

 

 

 

 

 

DECLARATION ON THE CONDUCT OF PARTIES IN THE SOUTH CHINA SEA

 

The Governments of the Member States of ASEAN and the Government of the People's Republic of China,

REAFFIRMING their determination to consolidate and develop the friendship and cooperation existing between their people and governments with the view to promoting a 21st century-oriented partnership of good neighbourliness and mutual trust;

COGNIZANT of the need to promote a peaceful, friendly and harmonious environment in the South China Sea between ASEAN and China for the enhancement of peace, stability, economic growth and prosperity in the region;

COMMITTED to enhancing the principles and objectives of the 1997 Joint Statement of the Meeting of the Heads of State/Government of the Member States of ASEAN and President of the People's Republic of China;

DESIRING to enhance favourable conditions for a peaceful and durable solution of differences and disputes among countries concerned;

HEREBY DECLARE the following:

1. The Parties reaffirm their commitment to the purposes and principles of the Charter of the United Nations, the 1982 UN Convention on the Law of the Sea, the Treaty of Amity and Cooperation in Southeast Asia, the Five Principles of Peaceful Coexistence, and other universally recognized principles of international law which shall serve as the basic norms governing state-to-state relations;

2. The Parties are committed to exploring ways for building trust and confidence in accordance with the above-mentioned principles and on the basis of equality and mutual respect;

3. The Parties reaffirm their respect for and commitment to the freedom of navigation in and overflight above the South China Sea as provided for by the universally recognized principles of international law, including the 1982 UN Convention on the Law of the Sea;

4. The Parties concerned undertake to resolve their territorial and jurisdictional disputes by peaceful means, without resorting to the threat or use of force, through friendly consultations and negotiations by sovereign states directly concerned, in accordance with universally recognized principles of international law, including the 1982 UN Convention on the Law of the Sea;

5. The Parties undertake to exercise self-restraint in the conduct of activities that would complicate or escalate disputes and affect peace and stability including, among others, refraining from action of inhabiting on the presently uninhabited islands, reefs, shoals, cays, and other features and to handle their differences in a constructive manner.

Pending the peaceful settlement of territorial and jurisdictional disputes, the Parties concerned undertake to intensify efforts to seek ways, in the spirit of cooperation and understanding, to build trust and confidence between and among them, including:

a. holding dialogues and exchange of views as appropriate between their defense and military officials;

b. ensuring just and humane treatment of all persons who are either in danger or in distress;

c. notifying, on a voluntary basis, other Parties concerned of any impending joint/combined military exercise; and

d. exchanging, on a voluntary basis, relevant information.

6. Pending a comprehensive and durable settlement of the disputes, the Parties concerned may explore or undertake cooperative activities. These may include the following:

a. marine environmental protection;
b. marine scientific research;
c. safety of navigation and communication at sea;
d. search and rescue operation; and
e. combating transnational crime, including but not limited to trafficking in illicit drugs, piracy and armed robbery at sea, and illegal traffic in arms.

The modalities, scope and locations, in respect of bilateral and multilateral cooperation should be agreed upon by the Parties concerned prior to their actual implementation.

7. The Parties concerned stand ready to continue their consultations and dialogues concerning relevant issues, through modalities to be agreed by them, including regular consultations on the observance of this Declaration, for the purpose of promoting good neighbourliness and transparency, establishing harmony, mutual understanding and cooperation, and facilitating peaceful resolution of disputes among them;

8. The Parties undertake to respect the provisions of this Declaration and take actions consistent therewith;

9. The Parties encourage other countries to respect the principles contained in this Declaration;

10. The Parties concerned reaffirm that the adoption of a code of conduct in the South China Sea would further promote peace and stability in the region and agree to work, on the basis of consensus, towards the eventual attainment of this objective.

Done on the Fourth Day of November in the Year Two Thousand and Two in Phnom Penh, the Kingdom of Cambodia.

   

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11 juillet 2011 1 11 /07 /juillet /2011 17:18
 
Le phénomène de " multiplication étatique " qui caractérise ces dernières années les RI est-il en train de gagner les " états baleines " , plus particulièrement les états membres du BRIC ? Alors que la Russie a connu ces dernières années un processus de " remembrement administratif " , et le processus est en cours en ce qui concerne la capitale Moscou , sous la poigne ferme de Vladimir Poutine exerçant tant les fonctions de président que celle de Premier Ministre , le phénomène est tout autre au Brésil ou suivant l'exemple de l'état du Mato-Grosso , l'état du Para s'apprête à voter par un plébiscite le 11 décembre prochain la séparation de l' Etat du Para en trois états distincts :l' Etat du Para , l' Etat du Tapajos et l' Etat du Carajas .
  
 
 
 Ficheiro:Brazil states1789.png
   
 
   
 
 
    Divisão do Estado do Pará em 3 Estados – Veja Como vai Ficar
   
 
.

Diga Não a Divisão do Estado do Pará  

Não quero Tapajós e Carajás. Quero Pará Unido!

   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
  
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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 19:47
"Impressions de Russie" par Hugo Natowicz

La crise de l'euro pourrait-elle pousser les Européens à passer à la vitesse supérieure en matière d'intégration, notamment en s'unissant militairement contre un adversaire commun? La thèse peut sembler un brin fantaisiste. C'est pourtant l'idée esquissée par un article assez préoccupant qui, derrière de nobles intentions, soulève le spectre d'une Russie menaçante, contre laquelle il serait nécessaire de se mobiliser.

L'article surgit à un moment doublement important: il coïncide avec un nouveau plan d'aide à la Grèce, qui confirme l'agonie de la monnaie unique, et avec la transmission de la présidence tournante de l'Union européenne à la Pologne, un ancien Etat du bloc communiste qui entretient des relations complexes avec Moscou.

L'idée-force de l'auteur, c'est que sans passer à la vitesse supérieure en matière d'intégration, c'est-à-dire sans se doter d'un financement commun, l'Europe risque de disparaître. Idée éculée, de nombreux commentateurs estimant que seule une gouvernance économique unique (et donc une renonciation accrue aux prérogatives nationales) serait en mesure de régler en profondeur les problèmes de la zone euro.

La où le bât blesse, c'est quand on observe les modalités d'une telle consolidation européenne. M. Attali compare l'Europe actuelle à l'Amérique de 1790, quand pour faire face à la menace anglaise et au risque de faillite, "les fondateurs des Etats-Unis se dotèrent d’une capitale fédérale et émirent des bons du Trésor". Fait tu par l'auteur, 1790 coïncide aussi le début des guerres indiennes qui allaient consolider dans le sang l'unité américaine.

Pour M. Attali, pas de doute: "de tout temps", le financement commun n'a pu être mis en place que grâce à une défense commune. Le hic, c'est que cette défense n'apparaîtra pas sans menace. Et si cette menace n'existe pas, il faudrait selon lui l'inventer: "Pour aller vers ce budget commun, il va falloir ressentir la nécessité d'une défense commune, et donc d'une menace commune". La formulation n'est pas anodine, et sera répétée plus bas: "ce budget ne pourra être justifié que par la perception de la nécessité d’une défense commune. Et donc d’une menace commune". Quant on connaît la capacité du système à créer des menaces pour justifier ses aventures géopolitiques (voir le cas irakien), on ne peut qu'adhérer à la logique implacable de M. Attali.

La Russie en filigrane

C'est ici que la présidence polonaise de l'UE entre en jeu: la Pologne, qui n'est pas membre de la zone euro, serait selon l'auteur dissuadée de s'intégrer plus avant dans l'Europe en raison des relations trop proches qu'entretiennent certains pays de l'UE avec la Russie, "qu'elle considère comme une menace". Cette menace, nécessaire au renforcement de l'Union européenne, semble donc russe: ce pays entrave l'intégration ultérieure de la zone euro. Mais cette "menace russe" tombe à point nommé, car elle pourrait servir de catalyseur afin de consolider la défense européenne (quel moteur plus puissant que la peur?) face à un ennemi commun.

La réflexion de M. Attali s'achève de façon extrêmement ambigüe: après avoir souhaité dans son article que cette menace existe au nom de la survie de l'euro ("Aussi longtemps que les Européens ne comprennent pas que ce qui menace les uns menace aussi les autres, ils ne mettront pas en commun les ressources nécessaires. Car il en va de l'avenir de l'euro"), il fait mine de redouter l'émergence d'une menace "plus ou moins imaginaire venue du Sud ou de l'Est". Et de conclure: "Très dangereuse conjoncture: l’histoire devient très périlleuse quand la tension militaire y devient une nécessité logique et financière".

L'article de M. Attali dit vrai: l'Europe ne survivra peut-être pas dans sa forme actuelle sans faire le "grand saut" vers une intégration plus poussée. Alors que l'année 2012 pourrait se caractériser par des bouleversements économiques (crise finale de l'euro?) et politiques (élections en France, Russie et Etats-Unis), il se pourrait fort bien que l'on assiste à la conjonction des conditions pour un dérapage, peut-être militaire, en Europe.

Selon la tournure que prendront les événements, certains (l'auteur ne le fait qu'à demi-mot) pourraient être tentés de dépeindre la Russie comme cette "menace", ce catalyseur capable d'accélérer le processus: Etat jeune et pas entièrement soumis aux dogmes de la modernité telle que la conçoit l'occident, cet énorme pays pose problème, et son intégration à la mondialisation ne va pas de soi. Pourtant, ce serait oublier que la Russie est un pays pleinement européen, et que ce qui nous lie à elle est bien plus profond qu'une monnaie commune. La continuité d'une Europe charnelle s'étendant de Lisbonne à Vladivostok doit être défendue, et non pas menacée en bâtissant de nouveaux murs de Berlin, ou en dressant les Européens les uns contre les autres.

La Pologne devrait prendre garde: nombreux sont ceux qui souhaitent instrumentaliser sa présidence pour raviver d'anciennes blessures et de vieilles divisions. Ce pays dynamique pourrait au contraire, dans le sillage de son propre travail de réconciliation avec Moscou, œuvrer à la mise en place d'un solide partenariat avec les Russes, en fédérant les Européens au lieu de les diviser.

Note de l'Editeur :

Utiliser les crises monétaires pour faire avancer un agenda mondialiste n'est pas une nouveauté chez le juif sioniste et mondialiste qu'est M.Attali . Sa Russophobie rabique non plus . Elle l'amène ainsi à tomber dans le délire total : En 1996 , M.Attali prétendait sur France 3 que l'armée Russe allait utiliser des " armes génétiques " contre les Tchètchènes !!!  L'excellent livre de Peter Hopkirk auquel on ne peut s'empêcher de se référer une fois de plus décrit la genèse de cette prétendue " menace Russe "  en Angleterre après 1810 , construite par des journalistes et des " faiseurs d'opinions " , et permet de comprendre la stratégie Attalienne  de même qu'il est d'une surprenante actualité lorsque l'on évoque la " menace terroriste " ou la " menace Iranienne " . L' ESG Brésilienne a donné une excellente définition du terme " menace " : Ensemble de faits , d'actes , de postures , réels , fantasmés ou inventés qui amènent à croire qu'un adversaire développe une stratégie agressive .  

 

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 14:17

Le traité délimitant la frontière maritime Russo-Norvégienne dans la Mer de Barents est entré en vigueur hier . Il permettera aux deux états de délivrer des licences d'exploration et d'exploitation sans risques de recours devant une juridiction internationale  . La Norvège et la Russie semblent aussi s'acheminer vers une fructueuse coopération dans le domaine naval : Des systémes électroniques destinés aux BPC acquis par la Russie seront developpés en Norvège  par L3 - Valmarine [ Lien ] . Un constructeur Norvégien équipe en sondeurs multifaisceaux  le navire de recherche océanique  Akademik Fyodorovqui a levé l'ancre pour une nouvelle campagne de délimitaion du plateau continental Arctique .

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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 10:11

L’actualité cette dernière semaine a été marquée par les livraisons d’armes par la France à la «  rébellion Libyenne ».  Une pratique qui n’est pas malheureusement pas une nouveauté pour la pitoyable diplomatie Française . Ce fut déjà le cas dans les années 1850 , sous le règne de Badinguet , lorsque toujours associée à l’Angleterre la France armait les tribus du Caucase . En consultant cette étude , vous pourrez aussi constater comment les modes de mobilisations de l’ «  opinion publique » ont très peu évolué et comment les «  agents » Français et Anglais tentaient déjà d’organiser politiquement des tribus disparates en « Conseil National » , aujourd’hui face à Kadhafi , hier face aux «  Moscovites »

Source :

 Lesure Michel. La France et le Caucase à l'époque de Chamil. In: Cahiers du monde russe et soviétique. Vol. 19 N°1-2. Janvier-

Juin 1978. pp. 5-65.

doi : 10.3406/cmr.1978.1306

http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/cmr_0008-0160_1978_num_19_1_1306

 

Après 1848, l'intérêt de la correspondance se déplace. Les consuls,

gênés dans leur travail par la tension politique entre la France républi

cainee t la Russie, perdent tout à coup leurs moyens d'information,

tandis que les activités de Chamil et des montagnards paraissent marquer

un déclin. Bientôt la guerre russo-turque, puis l'intervention de la France

dans le conflit vont absorber leurs réflexions et vont reléguer à l'arrièreplan

les combats du Caucase. Pourtant l'espoir reste tenace dans les

milieux diplomatiques français de voir Chamil et les tribus circassiennes

accourir aux côtés des Alliés et ouvrir un second front pendant l'expédi

tiodne Crimée. Plusieurs officiers, un ministre plénipotentiaire, enfin un

agent consulaire envoyé à Soukhoum Kale vont être chargés de préparer

le terrain et d'apporter des armes aux montagnards. Leur correspondance

est, avec celle de l'ambassade de France à Constantinople, la seule qui

mérite désormais de retenir l'attention en ce qui concerne le Caucase ;

elle témoigne de la méconnaissance qu'on avait en France du véritable

caractère du muridisme, des illusions et des malentendus qui ont guidé

la politique orientale des Alliés jusqu'en 1855.

A Constantinople, on apprend

l'arrivée prochaine de dix mille fusils envoyés de Marseille et destinés à

Chamil, bien qu'on n'ait aucune indication sur les besoins, les dispositions

et même sur le lieu de résidence de ce chef122. Le 5 mai, une flottille francoanglaise,

commandée par le contre-amiral Lyons et par le commandant

français de Chabannes, prend la mer pour aller détruire quelques places

fortes des Russes, pour débarquer en un point favorable et pour préparer

la liaison avec Chamil et tenter de rencontrer, dans un premier temps,

Mohammed Emin, son naïb (lieutenant) en Circassie123. Au même moment,

plusieurs navires quittent Constantinople pour la même destination,

transportant de l'artillerie, des fusils et des munitions, ainsi que plusieurs chefs circassiens influents, Ismail Bey et Sefer Pacha. Leur arrivée doit

être le signal de l'offensive générale, et le commandement français est

autorisé à disposer des bataillons turcs qui lui seraient nécessaires pour

d'éventuelles opérations terrestres124.

Les officiers et les hommes sont accueillis à Ghelindjik, puis à Bardan

par de nombreux cavaliers, et rencontrent le même enthousiasme que

leurs prédécesseurs : « Tous à Guelindjik étaient animés des idées les plus

belliqueuses. Leur plan de campagne consistait à marcher en masse sur

Anapa qu'ils enlèveraient pendant que nous le détruirions avec les vais

seaux. Nous n'en demandions pas tant ! »125

On notera aussi le caractère fragmentaire des informations , tout comme aujourd’hui , des i dont disposent les chefs politiques et militaires Français qui livrent ces armes :

 

Leur correspondance

est, avec celle de l'ambassade de France à Constantinople, la seule qui

mérite désormais de retenir l'attention en ce qui concerne le Caucase ;

elle témoigne de la méconnaissance qu'on avait en France du véritable

caractère du muridisme, des illusions et des malentendus qui ont guidé

la politique orientale des Alliés jusqu'en 1855..............

Dans une lettre du 29 octobre au général Canrobert, nouveau com

mandant en chef, le chargé d'affaires Benedetti résume en quelques

 

phrases la situation : « Monsieur le Général [...] s'il est un fait acquis

 

désormais en ce qui touche les contrées caucasiennes, c'est qu'on ne

 

possède aucune information digne de foi [...] Schamyl opérant dans le

 

Daghestan reste enveloppé dans ce mystère profond que rien n'a pu

 

pénétrer, et les rapports de ce chef avec les Circassiens donnent lieu à

 

des accusations et à des querelles dont il est impossible d'apprécier le

 

caractère et l'importance. »142

 

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25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 22:21
En visite à la Paz dans le cadre d’une tournée Sud-Américaine de bon voisinage , le nouveau président Péruvien Ollanta Humala qui sera officiellement investi le 28 juillet prochain vient de jeter  une «  bombe géopolitique  » en relançant le projet d’un état unitaire entre le Pérou et la Bolivie . [ Lien ]
«  Je rêve à la réunification du Pérou et de la Bolivie , je rêve qu’un jour la ligne frontière [ entre les deux états ] disparaisse et que nous retournons à être une seule nation , un seul pays  »
En employant le terme «  retourner » , le président Humalla faisait allusion à la confédération Perou – Bolivie qui a existé entre 1837 et 1839 et qui fut aussitôt  après avoir été portée sur les fonds baptismaux  agressée par l’impérialisme Chilien [ lien ] manipulé depuis  Londres et Buenos-Aires [ Ce qui à l’époque était pratiquement la même chose ! ] . Applaudi par des centaines de représentants  politiques et de représentants d’organisations sociales et indigènes , le président Péruvien a fait l’éloge du Maréchal Andrés de Santa-Cruz [ Lien ] , protecteur de la Conféderation  Pérou-Bolivie , avant d’être qualifié de «  compatriote »par le président Bolivien Evo Morales . Le nouveau Président Péruvien a ajouté " Je me sens appartenir au * Haut Pérou* - Alto Peru -  , à la Bolivie et j'aimerais que vous partagiez  ce sentiment de manière réciproque . Nous allons travailler ensemble à la pose des premières fondations pour établir une seule nationalité aimara, quechua, aguarunas, guanbizas qui est la nationalité ancestrale qui nous a été laissée par les Incas Túpac Katari et Túpac Amaru”
Il est facilement compréhensible que comme au début du XIXéme siècle , le projet de confédération , cet " Anschluss Andin "  comme le surnomment déja ses détracteurs , relancé par Ollanta Humala suscite des «  inquiétudes »  au Chili *. Il s’agit non pas d’une construction artificielle - un géoconstructivisme - comme certains états Sud-Americains morcelés mais bien d’une entité territoriale qui repose sur une base ethno-culturelle .  Cette conféderation permettrait  aussi de rétablir des liens économiques traditionnels détruits par le fractionnement territorial  de l’Empire Inca et des vice-royautés Espagnoles qui avaient su préserver une " logique " dans les entités territoriales Sud-Américaines .
Cette proposition survient aussi après une passe d’armes qui a opposé la Bolivie et le Chili au sommet de l’ OEA qui s’est tenu au Salvador au début du mois de juin 2011 . La Bolivie revendique toujours les territoires cédés au Chili après une autre guerre d’agression Chilienne télèguidée aussi depuis Londres entre 1879 et 1884 : La «  Guerre du Salpêtre  » ,  improprement appelée «  Guerre du Pacifique   ». Il s’agissait alors pour Londres que le jeune Empire Allemand - II éme Reich -  qui avait conclu des accords avec le gouvernement Bolivien ne puisse accéder aux réserves de nitrates  Boliviennes , des réserves absolument nécessaires au développement de l’agriculture et de l’industrie des poudres Allemandes .      .
Un accord de paix signé entre la Bolivie et le Chili en 1904 a avalisé l’agression Chilienne  en échange de la garantie d’un accès à la mer pour La Bolivie. Depuis, La Paz estimant que Santiago du Chili ne respecte pas cet accord, demande un « accès souverain à la mer ».[ voir carte ] .   Le Pérou et le Chili sont en désaccord sur la délimitation de leur frontière maritime dans des zones particilèrement riches en ressources halieutiques . Le différent devrait être réglé au cours du mandat d'Ollanta Humala par la cour de La Haye.
Le projet d’ Ollanta Humala permetterait non-seulement à la «  Bolivie » de retrouver un accés à la mer nécessaire pour l’exportation de ses richesses naturelles – aujourd’hui gaz naturel et demain lithium – mais crérait un entité géopolitique Pacifico-Andine qui pourait contrebalancer l'influence néfaste du Chili et de la Colombie dans la région et dont les chefs politiques sont historiquement de serviles fondés de pouvoir de Washington . On imagine facilement que Washington qui oeuvre à la Balkanisation mondiale s'opposera de toutes ses forces comme autrefois Londres à l'émergence de cet état unitaire .Sur le plan politique intérieur Péruvien , Ollanta Humala se pose en successeur idéologique - légitime , l' APRA étant devenu un parti Social-Démocrasseux - de Victor Raul Haya de la Torre  [ Lien ] qui préconisait l'union des nations Sud-Américaines au sein de l' " Amerindia " - la Patria Grande Latino-Américaine de l'écrivain Argentin Manuel Ugarte [ Lien ] .
 * “la existencia de esta confederación equivale al suicidio de Chile, la confederación siempre será más que Chile en todo aspecto, en mayor población blanca, en mayores recursos, en mayores…” Diego Portales 1836 .
ANDRÉS SANTA-CRUZ
Capitán General y Presidente de Bolivia, Gran Mariscal Pacificador del Perú, Supremo Protector de los Estados Sud y Nor-Peruanos, Encargado de las relaciones exteriores de los tres Estados

CONSIDERANDO:

I. Que por el articulo 2º de la declaratoria de la independencia del Estado Sud-Peruano, datada en Sicuani al 17 de marzo de 1836, se comprometió él á unirse por vínculos de confederación con el Estado que se formara en el Norte, y con Bolivia;
II. Que por la ley de 22 de julio de 1835 se prestó la república de Bolivia á confederarse con los Estados que se formasen en el Perú;
III. Que la Asamblea de Huaura, al proclamar independiente al Estado Nor-Peruano en 6 de agosto de 1836, lo declaró en el articulo 1º confederado con el Estado Sud-Peruano y con Bolivia;
IV. Que por el articulo 4º del primero de los tres instrumentos predichos, por el 11º del tercero, y por el 3º de la ley de 19 de junio de 1836, dada en Tapacarí por el congreso extraordinario de la república de Bolivia, estoy amplia y plenamente autorizado para iniciar, arreglar y resolver cuanto concierna al objeto de complementar la confederación preindicada, y llevarla á su perfección;
V. Que por el congreso de Bolivia estoy competentemente facultado para dirigir las relaciones exteriores de aquella república; y revestido por las asambleas de Sicuani y Huaura, de toda la plenitud del poder público;
VI. Que interesa satisfacer los deseos de los pueblos, tan manifiestamente pronunciados por la confederación, acelerar la época de la nueva organización social de los tres Estados susodichos, y regularizar sus relaciones con las potencias entrañas;

Decreto:

Art. 1º Queda establecida la Confederación Perú-Boliviana, compuesta del Estado Nor-Peruano, del Estado Sud-Peruano y de la República de Bolivia.

Art. 2º El Congreso de Plenipotenciarios, encargado de fijar las bases de la Confederación, se compondrá de tres individuos por cada uno de los tres Estados susodichos y se reunirá en la villa de Tacna el 24 de enero del entrante año; á cuyo fin, por la Secretaria general se invitará al Gobierno de la República de Bolivia, y al del Estado Sud-Peruano, para que nombren los Ministros que á cada uno corresponde.
Art. 3º Mi Secretaria General será el órgano preciso para todas las comunicaciones que hubieren de expedirse ó recibirse relativas a la Confederación Perú-Boliviana.

Mi Secretario General queda encargado de la ejecución de este decreto, y de hacerlo imprimir, publicar y circular.

Dada en Lima, á 28 de octubre de 1836
 

http://br.reuters.com/resources/r/?m=02&d=20110621&t=2&i=443773803&w=450&fh=&fw=&ll=&pl=&r=BSPE75K1UIG00http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/2/2e/Flag_of_the_Peru-Bolivian_Confederation.svg/800px-Flag_of_the_Peru-Bolivian_Confederation.svg.png

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 14:49

Il est rare que le ministre russe des affaires étrangères choisisse un dimanche pour faire une déclaration officielle. A l’évidence, quelque chose d’extrêmement grave pousse Moscou avec urgence. Ce qui en est à l’origine est l’apparition d’un croiseur lance-missiles américain dans la mer Noire pour des exercices navals avec l’Ukraine. Le croiseur USS Monterrey équipé du système de défense anti-aérien AEGIS prend part à des exercices conjoint Ukraine-USA : Sea Breeze 2011 (Brise de mer 2011). Il n’y a rien d’extraordinaire à un exercice naval américano-ukrainien.

L’année dernière, également, un exercice avait eu lieu. Mais comme le déclare Moscou : «Alors qu’est laissée de côté la question non réglée de l’éventuelle architecture du bouclier anti-missiles européen, la Russie voudrait savoir, conformément aux décisions Russie-OTAN du sommet de Lisbonne, quelle « aggravation » le commandement américain veut signifier en déplaçant l’appareil de frappes de base du groupement régional de défense anti-missiles, formé par l’OTAN dans la région, de la Méditerranée vers l’Est ? ».

La déclaration du ministre des affaires étrangères se poursuit en donnant sa propre explication, selon laquelle le Monterrey a été envoyé dans les eaux européennes comme un élément de l’approche adaptative progressive de l’administration américaine dans la construction du segment européen d’un bouclier anti-missiles global. La première étape du programme prévoit le déploiement d’un groupe de navires de guerre américains dans l’Adriatique, la mer Egée et la Méditerranée pour protéger le sud de l’Europe d’une éventuelle frappe de missiles.

Selon cette déclaration, le rôle des missiles des navires de guerre américains dans le cadre des exercices anti-piraterie « Sea Breeze 2011 » reste trouble. « Nous devons dire que nos préoccupations continuent d’être ignorées et que, sous le couvert de négociations, des tentatives sont en cours pour établir la configuration du bouclier anti-missiles, dont les conséquences sont dangereuses, ce dont nous avons avisé de nombreuses fois nos partenaires américain et de l’OTAN», ajoute la déclaration russe.

Les Etats-Unis déclarent qu’il s’agit d’exercices navals de routine. De son côté, Moscou demande : « S’il s’agit d’un déplacement ordinaire, alors pourquoi un navire de guerre avec ce type d’armement a été choisi pour un mouvement vers cette région si sensible ? » Sans aucun doute, les Etats-Unis intensifient la pression sur la flotte russe de la mer Noire. La provocation américaine se déroule dans le contexte des troubles en Syrie. La Russie bloque opiniâtrement les tentatives américaines de susciter l’occasion d’une intervention en Syrie, du type de celle en Libye. Moscou a compris qu’une des raisons majeures des Etats-Unis de pousser à un changement de régime en Syrie est d’obtenir la liquidation de la base navale russe dans ce pays [NdT : base navale de Tartous]. La base syrienne est la seule implantation que possède la Russie en Méditerranée.

La flotte de la mer noire repose sur la base syrienne pour assurer une présence effective de la marine russe en Méditerranée. Avec l’établissement de bases navales en Roumanie et l’apparition de navires de guerre américains en mer Noire, l’arc de l’encerclement se resserre. C’est un jeu du chat et de la souris, où les Etats-Unis ont le dessus. Officiellement, le régime dirigé par Bachar al-Assad est répressif, puisque presque chaque jour nous parviennent des informations selon lesquelles toujours plus de massacres ont lieu. Mais les informations occidentales restent complètement silencieuses sur l’aide obtenue de l’extérieur par l’opposition syrienne.

Personne n’est intéressé à envisager ou à questionner, par exemple, sur les circonstances de « l’incident » dans lequel 120 membres des forces de sécurité syrienne ont été tués par balles. L’implication occidentale, saoudienne, israélienne et turque dans les troubles en Syrie est presque claire comme du cristal, mais ceci est au-delà de la zone de discussion quand on parle des « troubles » en Syrie. En bref, la Russie a perdu la guerre de l’information sur la Syrie. Désormais, son dilemme consistera à être perçue comme illogique et faisant obstacle au louable processus de démocratisation en cours en Syrie et à l’éclosion du « Printemps arabe ».

Moscou a été claire sur le fait qu’elle ne tolèrera pas une résolution sur la Syrie au Conseil de sécurité des Nations Unies, peu importe sa formulation ou son contenu. Elle a aussi voté contre la tentative à l’Agence Internationale de l’Energie Atomique (A.I.E.A.), la semaine dernière, d’ouvrir un dossier nucléaire sur la Syrie - semblable au dossier iranien – au Conseil de sécurité de l’ONU. Le dilemme de Moscou est qu’elle ne peut pas expliquer ouvertement son point de vue sur l’agenda géopolitique américain à l’égard de la Syrie. Une telle explication révèlerait le vide du renouvellement des relations américano-russes, pour laquelle le Kremlin, sous le président Dimitri Medvedev, a pourtant assidument travaillé. Mais Washington ne va pas laisser filer non plus la Russie.

Washington est persuadé qu’elle va resserrer le nœud autour du cou d’Assad. Pour le dire simplement, les USA veulent que la Russie lâche la Syrie pour que l’Ouest puisse l’attaquer. Mais la Russie sait que la suite sera la fermeture de sa base navale par un régime pro-occidental qui aura succédé à Assad. Les enjeux sont très importants. L’année dernière, le second du renseignement militaire russe a été tué dans des circonstances mystérieuses alors qu’il inspectait la base navale de Syrie. Son corps a été retrouvé en train de flotter dans la Méditerranée, au large des côtes turques. Cela pour dire que de nombreuses agences de renseignement sont impliquées dans la tourmente syrienne. D’abord et avant tout, un changement de régime en Syrie est devenu absolument crucial pour rompre l’isolement régional d’Israël.

L’espoir américano-israélien est de casser le soutien au Hezbollah, ce qui ne se fera qu’à la condition de renverser le régime d’Assad à Damas et de mettre fin à l’alliance syro-iranienne. De plus, un changement de régime à Damas forcerait le leadership du Hamas à évacuer Damas. Le chef du Hamas [NdT : de la branche militaire], Khaled Mechaal, vit à Damas sous la protection de Assad depuis plusieurs années. L’un dans l’autre, par conséquent, n’importe quel mouvement sur le processus de paix israélo-palestinien en faveur des positions israéliennes ne sera possible que si les USA et Israël cassent le noyau dur syrien.

Washington et Tel Aviv ont essayé de persuader la Russie de s’aligner et d’accepter la défaite sur la Syrie. Mais Moscou est resté collée à ses revolvers. Et maintenant en envoyant un navire de guerre dans la mer Noire, les USA ont signalé qu’il ferait payer à la Russie le prix de son obstination et de ses prétentions comme puissance méditerranéenne et moyen-orientale. Le résultat des élections législatives en Turquie, qui assure un nouveau mandat au parti « islamiste » dirigeant AKP (Parti de la Justice et du Développement) a renforcé significativement les positions américaines sur la Syrie. Ankara a durci le ton sur Assad et a commencé à le critiquer ouvertement.

On peut s’attendre dans les semaines qui viennent à un jeu turc plus intrusif dans la déstabilisation d’Assad et le changement de régime à Damas. Ironiquement, la Turquie est aussi le pays qui contrôle le détroit du Bosphore. En intensifiant ses relations avec la Turquie dans la décennie passée, Moscou a espéré qu’Ankara irait progressivement vers une politique étrangère indépendante. Les attentes du Kremlin étaient que les deux pays s’entendraient pour régenter ensemble la mer Noire. Mais avec le déroulement des évènements, il est devenu clair qu’Ankara revient à ses anciennes priorités comme pays de l’OTAN et comme partenaire prééminent des USA dans la région. Ankara ne peut-être blâmée, elle a fait une évaluation fine et en a tiré la conclusion que ses intérêts seraient mieux servis en s’identifiant au jeu occidental de réaliser un changement de régime en Syrie. De plus, Ankara trouve rentable de rejoindre l’approche des Saoudiens quant au bouleversement du Moyen-Orient.

Les riches arabes des pays pétroliers du golfe persique sont prêts à envoyer leur « argent vert » vers la Turquie. Ankara partage également les craintes saoudiennes à propos de l’émergence de l’Iran comme puissance régionale. En somme, les USA obtiennent doucement mais régulièrement le dessus concernant leur projet d’un renversement de régime à Damas. Est-ce que Moscou s’inclinera sous l’immense pression et acceptera un refoulement de son influence en Syrie, est la grande question. Moscou a menacé de s’associer avec Pékin et d’adopter une position commune sur la Syrie. Mais la capacité de Moscou à contrer le bulldozer américain sur la Syrie s’affaiblit de jour en jour. La trajectoire des évènements en Syrie aura certainement un impact profondément négatif sur le renouvellement des relations amérciano-russes.

L’administration Obama semble avoir fait ses calculs et a conclu que le prix valait d’être payé dans le souci d’assurer la sécurité d’Israël. Le navire de guerre qui naviguait dans la mer Noire apportait un message clair à la Russie : elle doit accepter de n’être plus que l’ombre pâle de l’ancienne Union soviétique.

 

   L’ambassadeur M. K. Bhadrakumar a été un diplomate de carrière aux services dilomatiques indiens. Parmi ses affectations : l’Union Soviétique, la Corée du sud, le Sri Lanka, l’Allemagne, l’Afghanistan, le Pakistan, l’Ouzbékistan, le Koweït et la Turquie.

Par M. K. Bhadrakumar Source Asia times

traduit par Kinan Alkurdi pour Algerie Network

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16 juin 2011 4 16 /06 /juin /2011 12:17

   

 

 

 

 

     Figure 5 - « Quel bonheur de pouvoir dire 'Je suis turc' !

L'impérialisme Touranien est à l'affut ! Prenant pretexte d'un afflux de réfugiés sur la frontière , les militaristes Touraniens et les " islamistes modérés " d' Ankara évoquent désormais la création d'une * zone tampon  * * controlée par l' armée * [ cad l'OTAN ] sur le territoire Syrien dans la région de Jisr el-Choghour . Un fait " oubliè " par tous les " experts " et " géopolitologues " qui commentent à longueur d'articles les " événements " en Syrie est que Jisr el-Choghour est frontalière du Sandjak d'Alexandrette - République du Hatay pour les amateurs de la série " Indiana Jones " - région ignominieusement livrée à l'impérialisme Touranien [ à l'époque Turciste ou Turquiste , idéologie présente aujourd'hui au sein du réseau Ergenekon ] en 1938 par le colonisateur Français . Autre fait occulté par les mediats est que la " révolution Syrienne " s'est déclanchée à Derah - Deraa . C'est cette cité qu'avait choisi " Lawrence d' Arabie " pour déclancher une insurrection contre l'Empire Ottoman - projet avorté - en raison du tropisme Hachémite de ses habitants .On s'étonne de pouvoir encore s'étonner ! null

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