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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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4 octobre 2010 1 04 /10 /octobre /2010 20:13

Le 28 juin 1919, un traité entre l'Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo  5 ans plus tôt, jour pour jour .

Les plénipotentiaires Allemands ont été tenus à l'écart des débats sur la préparation du traité. Selon les termes de celui-ci, leur nation est en premier lieu amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes.

L'Allemagne est astreinte à de très lourdes «réparations» matérielles et financières. Le montant final en sera fixé après la signature du traité de Versailles, en 1921, à 269 milliards de mark-or. C'est plus qu'une année du revenu national de l'Allemagne. L'économiste britannique John Maynard Keynes, qui recommandait de ne pas aller au-delà de 70 à 80 milliards pour ne pas compromettre la reconstruction de l'économie allemande et les échanges internationaux, démissionne de sa fonction d'expert à la conférence.

 

«L'Allemagne paiera !» répondra plus tard Clemenceau à qui l'interpellera sur les difficultés de la reconstruction de la France. Dans les faits, l'incapacité de l'Allemagne à payer les réparations seront à l'origine de graves crises financières et politiques dans l'ensemble de l'Europe. Cette crise se terminera par l'accession au pouvoir des Nazis en Allemagne , ceux-ci ayant bâti en grande partie leur propagande politique sur le " Diktat de Versailles " .

Aux clauses du traité s'ajoute une série de procés civils - une première internationale - intentés par des organismes  publiques ou des sociétés privés à l'image des dommages réclamés par les plaignants victimes de l'explosion de Black Tom , attribuée aux agents Kaiserites mais que de nombreux observateurs comme Robert Broucart dés 1925 imputent aux Sr Britanniques et en particulier à l'agent Sidney Reilly . [ 1 ]

 

L'Allemagne a soldé les dernières échéances de cette dette contractée sous la menace et la coercition il y 90 ans le 3 octobre 2010 !

Entre temps, en 1932, le "moratoire Hoover" annulait - aux dépends de la France ,  celle ci devant continuer à honorer ses dettes contractées auprés des Alliès et en particulier auprès des Etats Unis -  les réparations mais il restait à l’Allemagne les emprunts à rembourser : trois obligations, Young émise en 1924, Dawes et Kreuger émises en 1930.

Jusqu’en 1952, l’Allemagne Fédérale avait payé près d’un milliard et demi de marks aux Alliés.

En 1953 - par l’Accord de Londres -  pour être plus doux qu’au Traité de Versailles, les Alliés avaient accepté d’attendre une improbable réunification avant de faire payer les intérêt qui avaient couru de 1945 à 1952 - soit cent vingt-cinq millions d’euros -  Le remboursement devait se faire sur vingt ans.

À partir du 3 octobre 1990, date de la Réunification, l’Allemagne a donc remboursé ces intérêts - environ cinquante-six millions d’euros pour 2010, deux cents millions en tout entre 1990 et 2010 - ... Jusqu’à ce 3 octobre 2010 !

Mais l'Allemagne a du encore payer pour d'autres " crimes " !

 

Cinquante-trois ans après la chute de Hitler, et après moult pressions d'organisations juives, l'Allemagne s'est engagée en 1998 à verser 100 millions d'Euros jusqu'en  2002 aux Juifs d'Europe de l'Est et d'ex-URSS survivants de l'Holocauste.  Quelque 20 000 Juifs ont reçu une rente mensuelle d'environ 130 euros , somme considérable à l'époque en Europe de l'Est. Pour en bénéficier il fallait avoir passé au moins six mois dans un camp de concentration, ou avoir vécu au moins dix-huit mois dans un ghetto, dans la clandestinité ou sous une fausse identité, et enfin être dans une situation précaire. Ceci aprés les 60 MILLIARDS DE DOLLARS déja payés par l'Allemagne [ Norman Finkelstein ] depuis les années 50 aux associations juives .

 

Aujourd'hui aprés les " filséfilles " , ce sont les " petifiséfilles " qui réclament des compensations au gouvernement Allemand pour " dommages moraux " d'avoir vécu avec un grand-père ou une grand-mère déporté . En attendant les " arrièrepetifiséfilles " ... There's no business like Shoah Business !

 

Si l'Allemagne solde ses dettes qui lui ont été imposées au dépends de la justice historique , car les causes du déclanchement de la Première Guerre Mondiale mériteraient d'être réexaminées plus profondément , l'Europe et même l'Eurasie n'en finissent pas de solder ce qu'il faut appeller la plus grande catastrophe géopolitique du XX ème siècle © : Le rédecoupage à la hache , à la serpe et à la colle de poisson des frontières de l'Eurasie sous la direction d'une équipe de géographes et de " clercs " Etasuniens depêchés à Paris sous le nom de la commission  " The Inquiry " .

Depuis le conflit Judéo-Arabe au Proche-Orient jusqu'à l'irrédentisme  Hongrois en

passant par le grandisme Roumain en Moldavie et l'oppression des Serbes du Kossovo et même jusqu'au Caucase ou Jacques Bainville refuse d'emmener son lecteur , la matrice de notre monde - la confusion extrême où le continent est retombé - se trouve dans ce redécoupage inique imposé à l'aune de considérations qui ne prennaient en aucune manière les intêrets Européens .

Pour ce crime , aucun état et en particulier le premier responsable les Etats-Unis n' a été poursuivi . Pire les instigateurs de ce crime contre l'Europe continuent 90 ans plus tard à usufruir de leur méfait tandis que l'Europe n'en finit pas de payer à la fois les conséquences politiques , économiques , sociales et humaines de cette " Paix de Versailles " !

 

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  [ 1 ] MIXED CLAIMS COMMISSION UNITED STATES AND GERMANY 

 

 

 

 

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 13:07

Le site Plano Brasil consacré principalement à la géopolitique Luso-Brésilienne , Latinoaméricaine et aux questions de défense le tout au travers d' une vision souverainiste vient de changer d'adresse .[ voir lien dans la bannière à droite ] et adopte une nouvelle présentation plus professionelle .

C'est désormais LE site de réference des questions de géopolitique et de défense de la blogosphère Luso-Brésilienne .

A la veille des élections présidentielles Brésiliennes il consacre plusieurs articles sur ce que pourrait être la politique étrangère de la futur administration dont celui-ci : Para debatedores, Brasil deve ser proativo, mas seletivo na política externa et un autre plus critique - ce n'est pas étonnant - par un Brasilianiste Britannique : Para brasilianista, avanço econômico do Brasil não se traduz em sucesso diplomático

Je vous conseille sur cette base de lire l'indispensable Géopolitique et projection de puissance du Brésil au XXIe siècle de Jean Marie Bohou et l'introuvable Geopolitica do Brasil du général Golbery do Couto e Silva qui fut l'un des premiers avec la géopolitolgue Therezinha de Castro à lancer le concept de " projection du Brésil  "  .

Il faut aussi signaler la publication , je viens de le découvrir , à la fin du mois de septembre du livre du Ministre de la Défense Brésilien Nelson Jobim ‘Segurança Internacional Perspectivas Brasileiras’ écrit - et c'est un signal important - avec des analystes de la Fondation Getulio Vargas . Ce livre prend une résonance particulière à l'aune des dernières déclarations trés critiques de Nelson Jobim concernant la nouvelle doctrine stratégique de l'OTAN et en particulier la volonté de l'Alliance de s'ingérer dans les questions de sécurité de l'Atlantique Sud .

Comme vous pouvez le constater ci-dessous , les sujets abordés sont vastes et reflétent la pensée géopolitique et géostratégique contemporaine - vue plutôt au travers du prisme souverainiste - Brésilienne :

Il est le résultat des reflexions entreprises dans le cadre du forum éponyme et auquel une grande partie de ce que l'on nomme la " société civile " a pu participer .

 

 

1. “O Cenário Global de Segurança”:

  • Grandes tendências da segurança internacional contemporânea, Héctor Luis Saint-Pierre;
  • Guerras e doutrinas militares no século XX e em face da Nova Ordem Mundial, Francisco Carlos Teixeira da Silva;
  • As guerras interestatais são coisa do passado?, Domício Proença Júnior;
  • Guerras de quarta geração ou mais uma falácia travestida de sapiência?, Luiz Eduardo Rocha Paiva;
  • A China e o sistema internacional de segurança, Henrique Altemani de Oliveira;
  • O futuro das operações de paz das Nações Unidas, Antonio Jorge Ramalho da Rocha;
  • Blocos regionais, democracia e conflito, Renato G. Flôres Jr.

2. “Desafios Contemporâneos de Segurança”:

  • O conceito de segurança climática: reflexos para os países em desenvolvimento, Sergio Amaral;
  • Dever de proteger ou nova forma de intervencionismo?, Gelson Fonseca Jr.; Soberania e intervenção em questões ambientais, Aldo Rebelo;
  • Terrorismo catastrófico: inimigo real ou imaginário?, Eugenio Diniz;
  • A proliferação de armas de destruição massiva: mito ou realidade?, William Waack;
  • O futuro das armas nucleares, Rex Nazaré Alves;
  • O avanço da tecnologia militar e a compressão do espaço estratégico em escala global, Mário Alberto de Almeida, Daílson Mendes de Oliveira e Tarcísio Takashi Muta;
  • A militarização do espaço: desafios para as potências médias, Cleonilson Nicácio Silva.

3. “A Circunstância Regional de Segurança”:

  • Recursos naturais e conflito na América do Sul, Marco Aurélio Garcia;
  • El espacio sudamericano como “zona de paz” a preservar frente a factores de turbulencia intra y extra-regionales, Fabián Calle;
  • Segurança internacional na América do Sul, Monica Herz;
  • O Conselho de Defesa Sul-Americano e sua instrumentalidade, Marcos Vinicius Pinta Gama; e
  • É viável a formação de um cluster de indústrias de defesa na América do Sul, Marcelo Odebrecht.

4. “Perspectivas Brasileiras de Segurança”:

  • Vulnerabilidades do atual desenvolvimento brasileiro: esboço de diagnóstico e de indicação de políticas de superação, Luiz Alfredo Salomão;
  • Diplomacia, defesa e a definição política dos objetivos internacionais: o caso brasileiro, Maria Regina Soares de Lima;
  • As capacidades militares necessárias, Alberto Cardoso;
  • O papel do Congresso nas questões de defesa: entre a abdicação e o comprometimento, Octavio Amorim Neto;
  • Defendendo o pré-sal, Julio Soares de Moura Neto;
  • Construindo hipóteses de emprego na Amazônia, Eduardo Villas Bôas; Financiamento de longo prazo em defesa, Ibsen Pinheiro e
  • Estratégia Nacional de Defesa (END), Raul Jungmann.

5. “As Realidades Regionais de Segurança”:

América Central e do Norte

  • As realidades regionais de segurança: a recriação da Quarta Esquadra e seu significado, José Alberto Accioly Fragelli;
  • O narcotráfico e a segurança nacional mexicana, Alberto Pfeifer;

África

  • A presença da China na África, Williams Gonçalves;
  • O Atlântico Sul e a costa ocidental da África: os interesses brasileiros e a questão energética; José Sergio Gabrielli;

Europa

  • O futuro da Otan, Darc Costa;
  • A França e a sua inserção na segurança européia, Antônio Carlos Lessa;

Oriente Médio

  • Perspectivas de resolução dos conflitos no Oriente Médio, Reginaldo Nasser; Armas nucleares no volátil Oriente Médio: algumas interpretações, Márcio Scalercio;

Ásia-Pacífico

  • A China como potência militar global: se, quando e como?, Severino Cabral; e
  • As opções estratégicas do Japão, Carlos Lessa.

Bonne lecture !

 

 

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 16:51

Au delà des " constantes géopolitiques " , il existe des " lieux géopolitiques " et géostratégiques par excellence . La passe de Khyber est de ceux-là ! Ce " choke point " qui permet le passage du P-stan vers l'A-stan a vu se dérouler une nouvelle attaque contre le ravitaillement des forces de l'OTAN  qui combattent en Afghanistan . [ 1 ]

Or la passe de Khyber , au dela de son rôle historique , a aussi une aura mythique , celle des " Trois Lanciers du Bengale " , de la présence Britannique dans la région [ voir la 2éme video ] et du " Grand Jeu " .

Il existerait donc bien des " lieux mythiques " en géopolitique et géostratégie .

 

 

 

 

Liens :

[ 1 ] Des camions citernes destinés à l'Otan incendiés au Pakistan - Depêche de Reuters du 1er octobre 2010 .

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 20:21

Les projets Soviétiques d'exportation de l'eau des fleuves Sibèriens à destination de l'Asie Centrale font régulièremment surface mais cette fois ci c'est le " pondéré " Président Russe Dmitri Medvedev qui leur montre un intêret , preuve que ces projets Neo-Staliniens © sont de plus en plus pris au sérieux par l'administration Russe et ceci au plus haut niveau . Si il n' y a pas pour le moment de réelle opérationalisation en vue , l'évocation  par les plus hautes instances dirigeantes de la Russie et du Kazakhstan est toutefois le signe qu'il y a une volonté politique - surtout de la partie Russe - de créer un courant d'idée favorable à sa mise en chantier  .

La gestion des ressources aquifères existantes pourrait provoquer des conflits entre la  Chine et les états d'Asie Centrale et à long terme avec la Russie selon certains analystes .

 

Lors d'un forum qui s'est tenu à Ust- Kamenogorsk au début du mois de septembre où les questions de coopération transfrontalière entre la Russie et le Kazakhstan ont été abordées la question de la gestion de l'eau a été soulevée  . Le président  Kazakh Noursoultan Nazarbaïev a proposé au président Russe Dmitri Medvedev de réactiver un projet enterré sous le règne de l'ancien président Soviétique Mikhaïl Gorbatchev , le transfert de débits fluviaux sibériens vers les régions méridionales de la Russie et le Kazakhstan .[ 1 ] - [ 2 ]

Le Président Russe Dmitri Medvedev a accueilli avec intêret la proposition de son homologue notant que la Russie est disposée à examiner diverses options pour résoudre les problèmes de la sécheresse  y compris certains vieux projets qui à un moment donné ont été  rejettés  . Le chef de l'Etat  Russe estime qu'il est nécessaire de développer des approches conjointes dans le domaine de la protection de l'eau en Asie centrale , où il ya pénurie d'eau , et un certain nombre de régions du sud de la Russie qui ont souffert cette année de la sécheresse . À cet égard, la Russie et le Kazakhstan ont l'intention de développer la mise en œuvre de projets communs.

 Outre le Kazakhstan ces projet de diversion d'une partie du débit de certains  fleuves Sibériens  [ 5% à 7% ] intéressent aussi  l'Ouzbékistan et le Tadjikistan et la Russie pourrait en retirer de considérables bénefices sur le plan financier , l'eau devenant une matière première et une commodity au même titre que le pétrole ou le gaz naturel mais avec l'avantage d'être une ressource renouvelable  . Selon des projections de la Banque Mondiale les bénéfices annuels des sociétés privées travaillant dans la gestion de l'eau pourait atteindre un trillion d'USD d'ici 2020 .

 

 Le projet de dévier  une partie du débit des fleuves Sibériens pour irriguer les régions du sud de la Russie et l'Asie centrale dans l'Empire russe a commencé à être évoqué à la fin du XIXème siècle . Le projet de transférer une partie du débit de l'Ob et l'Irtych dans le bassin de la mer d'Aral a été  développé en 1868 par un diplômé de l'Université de Kiev , YG Demchenko (1842-1912) . Il a publié les esquisses de son projet  dans le livre Le climat de la Russie alors qu'il n'était qu'étudiant .

 

Au niveau institutionnel , divers projets ont été soumis aux chefs politiques Russes dont Joseph Staline par des accadémiciens Russes et Kazakhs dans les années 40 et 50 .

Le projet final du transfert d'une partie du débit des fleuves sibériens a été approuvé en 1976 lors du XXV  Congrès du PCUS .

A l'époque de la Perestroïka , en grande partie en raison de l' aggravation de la crise financière , l'Union soviétique n'était plus en mesure de financer le projet . Le 14 août 1986 lors d'une réunion spéciale du Politburo , le projet a définitivement été abandonné sonnnant le glas d'un des projets d'ingéniérie les plus ambitieux du XX éme siècle . [ 3 ]

  Selon Nikolaï Grichenko l'un des concepteurs du projet , la décision a été motivé politiquement :«A l’évidence, notre projet dérangeait quelqu’un»,  «A l’époque, l’URSS achetait tout son blé et son maïs en Amérique, rappelle-t-il. Si nous avions construit ce canal, nous aurions gagné près de 5 millions d’hectares de terres, pour cultiver le maïs, le blé ou même le riz. Nous aurions pu nourrir la moitié de la planète !» [ 5 ]

 

Le projet de diversion des fleuves Sibériens à destination de l'Asie Centrale a été relancé par le maire de Moscou Iouri Loujkov en 2002 dans son livre " Voda i Mir " - L'Eau et la Paix -  [ 4 ] et son plus farouche partisan au sein du parti " Russie Unie " est Boris Gryzlov .

 

 

Bien entendu ce projet est combattu par diverses associations drouâdelômistes et environnementalistes qui au delà de la défense de l'environnement expriment une préoccupation de leur mentor - le Département d'Etat - et de certains de ses Alliès : Une " recolonisation " de l'Asie Centrale par la Russie et les ambassades dêpechent depuis quelques années moultes conseillers pour proposer aux états d'Asie Centrale des projets de développement  dits " durables " qui leur permetteraient de s'affranchir de cette importation d'eau en provenance de Russie , en particulier l'abandon des cultures grandes consomatrices d'eau  . Même Israël a été embrigadé dans cette croisade pour " l'indépendance de l'Asie Centrale " avec des experts chargés de diséminer les technologies d'irrigation du type " goutte à goutte " . [ 6 ]  Les partisans du projet reconnaissent d'ailleurs eux-mêmes sa portée géopolitique .

C'est dans cette optique qu'il faut analyser la dernière mission du secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon dans la région qui a offert son aide aux dirigeants des pays centrasiatiques afin de les amener à un consensus sur l'utilisation conjointe des ressources hydrauliques.

 

Les " indépendantistes Sibériens " quand à eux ainsi que certaines associations indigénistes voient dans ce projet un aspect de la " politique coloniale  " du centre Moscovite vis à vis de la périphèrie Sibérienne .

 

On peut donc s'attendre dans les semaines à venir à une attaque en règle contre ce projet de la part des associations environnementalistes Occidentales et de leurs proxys Russes ainsi que des centres analytiques Anglo-Saxons , en particulier à l'aune de la déclaration du Président Medvedev qui faisait directement référence aux projets de déviation d'une partie du débit des fleuves Sibériens .

 

 

 

 

 

Liens :

[ 1 ] :Водные войны: Тест на выживаемость - Article de Islamnews.ru du 20 septembre 2010 .

[ 2 ] Назарбаев предложил Медведеву перенаправить сибирские реки на юг - Nazarbaïev a proposé à Medvedev de de dévier les fleuves Sibériens vers le Sud - Article de Ria Novosti du 7 septembre 2010 .

[ 5 ]  Quand les Russes voulaient inverser le cours des fleuves de Sibérie - Article de Libération du 29 juillet 2009 .

  [ 6 ] "Central Asia should be a priority" from the point of view of Israeli foreign policy

 

Articles associés :

 

[ 3 ] Un canal depuis l'Arctique jusqu' au golfe Persique ?

[ 4 ] Voda i Mir ( вода и мир ) : La Russie pourrait vendre de l'eau à l'Asie centrale

 

 

 

 

 

 

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 13:40

MOSCOU, 22 septembre - RIA Novosti

Des chercheurs de différents pays du monde réunis lors du forum international "Arctique, territoire de dialogue" pourront se mettre d'accord sur l'exploration et le développement de la région, estime le président de la Société géographique russe et ministre des Situations d'urgence, Sergueï Choïgou.

"Le forum international "Arctique, territoire de dialogue" réunit des experts reconnus et des chercheurs éminents de plusieurs pays du monde. C'est une possibilité de procéder à un échange de vues et d'expérience, ainsi que de lancer une vaste coopération dans l'Arctique", a insisté M. Choïgou.

"Nous espérons que le forum deviendra un événement influent et se tiendra annuellement", a-t-il ajouté.

Organisé par la Société géographique russe, le forum international "Arctique, territoire de dialogue" se tient à Moscou les 22 et 23 septembre.

La couverture médiatique de l'événement est assurée par l'agence RIA Novosti.

  Le forum international "Arctique, territoire de dialogue" doit se tenir régulièrement, a déclaré jeudi dernier à RIA Novosti Artour Tchilingarov, représentant spécial du président russe pour la coopération internationale en Arctique et en Antarctique.

 

"Le forum est assez représentatif et j'espère qu'il deviendra régulier. Il pourrait se tenir, par exemple, tous les deux ans", a annoncé M. Tchilingarov.

Selon lui, le nom même du forum indique que les pays de l'Arctique doivent savoir se mettre d'accord.

"La compréhension et l'assistance mutuelle doivent régner en Arctique. Le forum réunissant plusieurs scientifiques favorise ces processus", a insisté M, Tchilingarov, célèbre explorateur polaire. [ 1 ]

 

Le Premier Ministre Russe Vladimr Poutine qui fait parti du comité de direction de la société Russe de géographie a nnoncé sa présence au forum.[ 2 ] - [ 3 ]

"La position de Moscou se résume à ceci: tous les problèmes surgissant au fur et à mesure de la mise en valeur de cette région peuvent et doivent être réglés calmement et professionnellement par la voie des négociations. Nous partons du fait qu'il n'existe actuellement en Arctique aucune questions nécessitant le recours à la force et que les Etats de la région sont en mesure de faire valoir leur droits souverains sans l'aide des blocs militaro-politiques", lit-on dans le communiqué de l'exécutif Russe .[ En clair ceci signifie que l'OTAN n'a rien à faire dans l'Arctique - NDLR - [ 4 ] ]

 

Ce sont d'autre part les services du Premier Ministre qui ont pouvoir décisionnel sur le plateau continental Russe , ce qui explique l'importance de la présence du Premier Ministre Russe . [ 5 ]

 

 

  Liens :

[ 1 ]Arctique: Moscou veut des forums réguliers - Depêche de Ria Novosti du 16 septembre 2010 .

 [ 2 ] Forum arctique de Moscou: Poutine sera présent (gouvernement)- Depêche de Ria Novosti du 22 septembre 2010 .

 [ 4  ]Arctique: Moscou juge la présence de l'OTAN inutile - )- Depêche de Ria Novosti du 16  septembre 2010 .

 

Articles associés :

[ 3 ] Vladimir Poutine - (géo)politicien !

[ 5 ] Le plateau continental Russe géré par V.V.Poutine

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 22:16

Organisée par la Société géographique de Russie, le forum "Arctique - territoire du dialogue" se déroulera les 22 et 23 septembre prochains à Moscou.

Les participants examineront les problèmes actuels de l'Arctique à la lumière des intérêts nationaux des pays riverains. La protection de l'environnement et la mise en valeur des ressources naturelles de cette région seront également évoquées.

La conférence doit aider les pays riverains à conclure des accords réglementant la production et le transport d'hydrocarbures, ainsi que la pêche dans la région.

"Ces accords doivent être conclus avant le partage définitif de l'Arctique, car il sera beaucoup plus difficile de le faire une fois cette limite est franchie. Nous tenons à faire comprendre à la communauté internationale que la protection de l'environnement doit avoir la priorité sur les questions relatives à l'appartenance juridique de tel ou tel secteur de l'Arctique", estime le directeur de WWF Russie, Igor Tchestine.

 

L'Arctique est une région de paix et de stabilité et le restera dans l'avenir. Les Etats riverains de l'océan glacial Arctique ont convenu de régler tous les problèmes par la voie des négociations. Ainsi la Russie et la Norvège viennent de signer un accord sur la délimitation de la frontière dans la mer de Barents et l'océan Glacial Arctique.

Le nouvel accord ouvre de nouvelles perspectives pour la coopération russo-norvégienne dans l'utilisation des ressources pétro-gazières sur le plateau continental de l'Arctique ainsi que la prospection et l'extraction d'hydrocarbures dans l'ancienne région litigieuse. Les parties pourront exploiter ensemble les gisements traversés par la ligne de partage et collaborer dans la pêche.

Le président du Conseil des tuteurs de la Société géographique russe, le premier ministre russe Vladimir Poutine, le prince Albert II de Monaco, le président de l'Islande Olafur Grimsson, Sheila Riordon, directrice du Conseil de l'Arctique, l'ambassadeur de France en Russie Jean de Gliniasty, Laurent Mayet, fondateur et président de l'ONG  "Le Cercle polaire", le président de l'Université de l'Arctique Lars Kullerud (Finlande) sont parmi les participants à la conférence.

La couverture médiatique de l'événement sera assurée par RIA Novosti .



 



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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 22:37

L'enlèvement des coopérants Français sur le site de la mine d'Arlit au Niger géré par la multinationale Française AREVA et attribué à un groupe liè à la nébuleuse Al-Qaïda - l'AQMI ou Al-Qaïda au Maghreb Islamique - ne serait il  pas en fait un épisode d'une guerre pour le contrôle des ressources en Uranium ?

L'épuisement prévisible des ressources en hydrocarbures et la nécessité de trouver des sources d'énergie ne dégageant pas des gaz à effet de serre a relancé l'attrait pour l'énergie nucléaire et par là la compétition internationale pour l'accés aux réserves d'Uranium .

Mongolie , Kazakhstan , Namibie , Brésil , Niger   et même Groenland et Afghanistan  les multinationales se lancent dans une course pour décrocher , voir monopoliser les réserves du minerai de base de l'industrie nucléaire tandis qu'une pénurie se profile à l'horizon , le tout pour présenter une offre intégrée du minerai au combustible nucléaire et même de centrales nucléaires .

Ce qui caractérise cette lutte c'est une concentration des activités au sein de grands groupes soutenus par des états : Parmis les 10 sociétés qui regroupent l'essentiel de l'offre on trouve les uranostatales   Areva le  leader du secteur avec une production de 8623 tonnes - 17 % [ données 2009 ]  , KazAtomProm ([K-stan - 4éme rang ]  avec 7 467 tonnes - 15% , ARMZ [ Russie - 5éme rang ]  avec 4624 tonnes - 9 % qui vient d'acquérir au début de l'été une participation majoritaire dans le Canadien Uranium One [ 8éme rang mondial ]  avec 1368 tonnes et 3% de la production et enfin le conglomérat Ouzbèke Navoi avec 2429 tonnes et 5% de la production mondiale . Trois groupes à capitaux Anglo-Saxons , Cameco , BHP Billiton et Rio Tinto s'intercalent dans ce groupe qui totalise 89% de la production mondiale , le reste étant réparti entre des indépendants .

  La maitrise des ressources en uranium est donc bien une affaire d'états , bien plus qu'une lutte entre groupes privés .

 

 Actuellement, la demande mondiale en uranium s'établit à 60 000 tonnes. Les mines produiront cette année environ 55 000 tonnes. la différence étant  comblée par l'uranium recyclé des têtes nucléaires ex-soviétiques et du combustible retraité .

Alors que les projets d'équipement en centrales nucléaires se multiplient sur la planète la pénurie pointe augmentée par la raréfaction des découvertes  des gisements en haute teneur et donc exploitables avec des couts non-prohibitifs [ - 130 $ le kilo ] ainsi que par l'épuisement de grandes mines comme  MacArthur River [ Australie] , Cigar Lake [ Canada]  et Akuta [ Niger ]  dont la fin d'exploitation est prévue pour 2025 avec une productivité qui a  commencé à décroitre .

Selon l'Association mondiale du nucléaire (AMN), 436 réacteurs sont actuellement en service, 53 tranches étant en cours de construction et 142 planifiées, surtout dans le monde émergent. Selon les projections du cabinet spécialisé UxConsulting, 492 réacteurs seront en activité en 2015 puis 568 en 2020 .

Pire ! Une récente publication du New Scientist confirmée par le physicien Michel Ditmar du CERN de Genêve affirme que les les ressources mondiales d'uranium peuvent avoir été surestimées, ce dernier remettant en doute les chiffres publiées par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AEIA) et l'Agence d'Énergie nucléaire (NEA).

Les gisements comme ceux d'Arlit deviennent donc des réserves stratégiques pour les grandes sociètés minières de la filière nucléaire  soutenues par les états et , in fine , les garants de l'indépendance énergétique de ces états à moyen terme . De la même manière l'intégration du secteur aménera de plus en plus  les constructeurs de centrales nucléaires à proposer des offres comprenant  la fourniture durant le cycle de vie de la centrale du combustible nucléaire [ ainsi que son retraitement ] .

Le gisement d'Arlit présente la particularité de se trouver dans une " zone grise " ou l'autorité de l'état Nigérien est déliquescente malgré une présence militaire tandis que cette région  devient le terrain de lutte des expansionismes avec par exemple les manoeuvres de l'AFRICOM «Flintlock 2005» qui ont pour pretexte  la lutte contre " Al - Qaïda " et le " terrorisme "  ! La société AREVA vient de sortir d'une période de relations conflictuelles avec le gouvernement Nigèrien et son statut n'y est plus celui d'un  prima inter pares  .Les rébellions sont de plus courantes dans la région et la plupart d'entre elles  réclament le départ de la société  Française .

 



Alors Cui Bono ?

Qui cherche à évincer la France - derrière AREVA -  des réserves d'Arlit au profit d'un de ses " poulains " minier ? Qui cherche à y semer le chaos dit " constructif " ?

Les " usual suspects " en matière de nucléaire et de barbouzeries minières peuvent se compter sur les doigts d'une main : Etats-Unis , Russie , Chine , Canada , Israël auquel je rajouterais sans beaucoup de convictions le Brésil de plus en plus intéressé par l'uranium Africain pour obtenir le chiffre de six  La  France étant - pour une fois - le dindon de la "farce ".

Si l' AQMI est bien derrière cet enlèvement - il faut toujours des executants - il se pourrait bien

que ses membres soient les " idiots utiles " d'enjeux qui les dépassent !

 

 

 

Données : L'Edito Matières Premières .

 

 Documentation : 

 Cartographie du rôle des puissances étrangères en Afrique de l'Ouest et au Sahel sur Realpolitik . TV [ Voir lien à droite ] ainsi que l'ensemble des analyses de Mehdi Taje .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:46

 

 

Alors que les élections présidentielles approchent ,  l'Iran espère que le nouveau gouvernement va continuer  la diplomatie de conciliation  menée par le président Luis Inacio Lula da Silva  tandis qu' Israël s'attend à un changement dans la politique étrangère Brésilienne au Moyen-Orient y compris un détachement du Brésil concernant les intérêts du régime Iranien .

 

Les observateurs affirment que Téhéran veut continuer à avoir dans le Brésil un allié dont l'importance augmente en Amérique Latine et sur le plan international , une manière de défier l'isolement imposé par les Etats-Unis .

Israel pour sa part redoute que l'Iran gagne de l'influence auprés des nations Latino-Américaines et auprés des pays alliés au Brésil .

Pour le directeur du Centre libanais d'études politiques , Oussama Safa , l'Iran et Israël mènent une guerre « pour les cœurs et les esprits " dans la recherche d' alliés en dehors des médiateurs traditionnels des conflits internationaux : Etats-Unis, Union européenne , Chine et  Russie .

" Nous avons des pays comme le Brésil , la Turquie et l'Inde , qui prennent  une importance croissante dans les affaires internationales . Dans le cas du Brésil , c'est un pays qui a du charisme et une bonne entente  avec  les Arabes , les Iraniens et les Israéliens "  a t-il déclaré à la BBC Brasil . [ 1 ]

"  Israël est en état d'alerte en raison de l'offensive diplomatique Iranienne en Amérique latine , en particulier avec  un poids lourd comme le Brésil dont l'influence est devenue mondiale et qui peut devenir dans l'avenir un médiateur dans la région  "



Selon  Mohammed Marandi , chef du Département des études américaines à l' Université de Téhéran , les visites récentes de dirigeants Israéliens au Brésil ont montré la préoccupation d'Israël vis à vis de l'approche du gouvernement Brésilien sur  l'Iran .

"Les Israéliens connaissent le poids du Brésil sur la scène internationale , et ce n'est un hasard  si  politiciens Israeliens ont un discours coordonné appelant à un détachement du Brésil vis à vis du gouvernement Iranien "

" Récemment  l'Iran a rapproché ses relations avec la Turquie et le Brésil , deux puissances régionales , et espère que le nouveau gouvernement Brésilien poursuivera  la démarche initiée par le président Lula "

Pour Oussama Safa reste à savoir  si le prochain président du Brésil sera aussi "agressif "dans sa politique étrangère comme l'a été Lula . L'analyste Libanais précise que cette politique peut présenter des risques , le Brésil se trouvant associé à un pays isolé diplomatiquement .

 

Selon le professeur Mohammed Marandi , le gouvernement Israélien va exercer une forte pression diplomatique pour éloigner le Brésil du gouvernement Iranien .

 

Pour l'analyste Iranien  , Israël espère que le prochain gouvernement Brésilien adoptera une politique étrangère plus étroitement alignée sur celle des  États-Unis .

" En raison de l'influence du Brésil , Israël sait qu'un rapprochement avec le Brésil se concrétisera parun rapprochement avec d'autres nations Latino-Américaines "

 

  

" Un certain nombre de gouvernements de gauche en Amérique latine offrent  une main tendue à l'Iran et ont laissé Israël avec une piètre image dans la région . Les Israéliens en ont pris conscience font des efforts pour restaurer leur image et à porter atteinte à celle de l'Iran "

 

Pour Mohammed Marandi Israël espère que le prochain gouvernement Brésilien adoptera une politique étrangère plus étroitement alignée sur celle des États-Unis .

 

" Israel sait que compte tenu de l'influence du Brésil , s'il se rapproche du Brésil la tendance sera suivie par les autres nations Latino-Américaines " .

 

En Israël , les aspirations exprimées par le gouvernement Lula à devenir un médiateur dans le processus de paix au Moyen-Orient n'ont pas été bien vues . Pour le politologue israélien Jonathan Rynhold de l'université Bar-Ilan ,  le gouvernement Brésilien doit renoncer à ces ambitions :

" Quand il ya trop de facteurs qui veulent participer aux négociations , tout devient plus compliqué et moins efficace "

 

Pour le politologue Israélien , les États-Unis , qui " ont la force , l'expérience et la réputation nécessaire " devraient continuer à être le seul médiateur dans le conflit entre Israël et les Palestiniens .

 

Rynhold affirme que " si le Brésil veut aider le processus de paix  il doit le soutenir et laisser les États -Unis continuer à mener les négociations et se concentrer à développer  de bonnes relations avec les deux parties , à la fois avec Israël et l'Autorité palestinienne , mais évidemment pas avec le Hamas  "

 

Il recommande également que le Brésil " ne participe pas à des jeux diplomatiques dans lesquels les Arabes tentent de  discréditer Israël, cela n'aide pas la paix . "

 

Tzachi Moshé , l'un des porte-parole du MAE Israélien a déclaré que "  le ministère n'a pas l'habitude de commenter  les élections dans d'autres pays . "

 

Liens :

[ 1 ] Irã e Israel têm expectativas opostas em relação ao futuro governo brasileiro - Article de BBC Brasil du 16 septembre 2010 .

http://www.bbc.co.uk/portuguese/noticias/2010/09/100831_eleicoes_iraeisrael_ji.shtml

 

Articles associés :

[ 2 ]

 

Traduction et commentaires : © Daniel BESSON - Septembre 2010

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 17:23

Le Centre d’études des politiques étrangères et de sécurité(CEPES) et la Chaire de recherche du Canada en politiques étrangère et de défense canadiennes (PEDC) annoncent la création de l’Observatoire sur la politique et la sécurité en Arctique (OPSA). L’Observatoire est d’abord un centre de documentation en ligne mettant à la disposition des chercheurs des informations sur les questions de défense et de sécurité dans l’Arctique. Il s’agit également d’un regroupement de chercheurs dans ce domaine.

MISSION

L’observatoire de la politique et la sécurité de l’Arctique (OPSA) a été créé en septembre 2010 pour encourager la réflexion sur les enjeux politiques et sécuritaires dans l’Arctique, notamment mais non exclusivement ceux touchant le Canada. La mission de l’OPSA est de susciter les échanges, les recherches, les publications, de même que la tenue de conférences touchant différents aspects lié au Nord. De manière plus générale, il vise à de fournir à ceux que le sujet intéresse, les données et les documents propres à alimenter leurs réflexions, en mettant particulièrement l’accent sur la documentation existante en français.

 

 

 

 

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 02:09

Suite à mon article concernant la livraison par la Russie à la Syrie de systèmes de défense côtière , je reproduis ici un article du " Réseau Voltaire " concernant une possible " Guerre du gaz " entre Israel et le Liban . Le dossier maritime aura donc son importance au Proche-Orient et par là les états victimes de l'expansionisme Israélien , et en particulier le Liban , devront s'armer pour y faire face . Les questions de géopolitique des ressources et de défense sont  intimmement lièes au Proche-Orient  comme c'est le cas pour le Brésil qui s'engage dans un vaste programme d'armement naval pour protèger ses ressources pétrolières off-shore ou dans le dossier de l'arctique .

 

 

par Alfredo Jalife-Rahme*

Ce n’est plus un secret : de très importants gisements de gaz et de pétrole sont situés en Méditerranée au large de Chypre, du Liban, de Gaza… et d’Israël. Compte tenu des appétits et des méthodes du régime de Tel-Aviv, le partage des richesses semble impossible. Pour le géopoliticien mexicain Alfredo Jalife-Rahme, la question est de savoir si Israël se contentera de voler les réserves de ses voisins en les siphonnant grâce à des technologies sophistiquées, ou s’il s’emparera de leurs gisements par la force.

Plusieurs analystes expérimentés ont compris que derrière la guerre d’Israël contre Gaza —gouverné par le groupe islamique sunnite Hamas— se trouve un enjeu caché : les pléthoriques gisements de gaz des côtes palestiniennes en Méditerranée.

Bien que doté d’un maximum de 400 bombes nucléaires et de la meilleure aviation de tout le Proche-Orient —à présent on ne peut plus affirmer qu’il possède la meilleure armée de la région après ses récents revers aussi bien au Sud du Liban contre la guérilla islamique chiite qu’à Gaza face au Hamas— Israël affiche deux points faibles incontestables :
- 1. l’eau, raison pour laquelle il ne se résout pas à restituer à la Syrie les territoires occupés du plateau du Golan, bordant le lac de Tibériade (Galilée) et
- 2. le pétrole, il importe plus de 300 000 barils par jour (pour la plupart, en provenance d’Égypte), tandis que sa production de gaz destinée à la consommation nationale est extrêmement réduite.

Je viens de rentrer d’un voyage d’un mois en Grèce, au Liban et en Turquie, où j’ai mesuré l’importance stratégique du gaz, aussi bien pour Gaza que pour le Liban, enfoui sous les eaux communes à Israël et à l’île de Chypre (elle même divisée en partie grecque et turque).

Naharnet(28 juin 2010), un site libanais pro-occidental, dit très justement que les réserves de gaz reparties entre les eaux du Liban et d’Israël peuvent représenter une énorme manne financière, mais qu’elles peuvent également susciter une nouvelle guerre d’Israël contre son faible voisin du nord.

La situation est dramatique car les deux Etats, aussi bien le Liban qu’Israël, sont énormément tributaires des importations d’hydrocarbures.

Quant au Liban, son cas est le plus grave car il est éprouvé par le piteux état de son système de production électrique, qui n’a pu être ni réparé, ni modernisé après 15 ans de guerre civile.

Que cela plaise ou non, face à la cupidité israélienne, ce n’est rien de moins que la guérilla chiite du Hezbollah qui s’est chargée de la défense du gaz libanais. Jusqu’à présent, mis à part le Hezbollah [1], personne d’autre dans la vaste mosaïque libanaise n’a manifesté ouvertement sa position sur ce sujet, qui est loin d’être un sujet de moindre importance et qui peut dégager de grands bénéfices politiques et financiers ou, à défaut, dégénérer en une guerre d’Israël contre le Liban (et non le contraire).

Non sans se référer à des précédents et à des justifications historiques, le Hezbollah accuse Israël de programmer le “vol” du gaz naturel des eaux territoriales libanaises. Les chiites du Sud du pays en ont acquis une grande expérience lors du pillage par Israël des eaux du fleuve Litani.

De son côté, Israël rétorque que les champs pétrolifères et gaziers qu’il exploite ne s’étendent pas jusqu’aux eaux libanaises.

Le problème réside en ce que les limites territoriales —et par extension, les limites maritimes— n’ont toujours pas été fixées, du fait que les deux pays sont techniquement encore en guerre.

Israël a déjà commencé —grâce à un développement technologique plus avancé et à la complicité des compagnies pétrolières et gazières anglo-saxonnes— à développer les deux champs de Tamar et Dalit, dont les abondantes réserves ont fait s’envoler la Bourse de Tel-Aviv, exactement le même jour où le duo Netanyahu-Lieberman était frappé de répudiation mondiale à cause de sa piraterie meurtrière en eaux internationales contre un navire turc d’aide humanitaire destiné à Gaza (la plus grande prison à ciel ouvert du monde).

Les réserves découvertes dans les champs de Tamar et de Dalit sont colossales : 160 milliards de mètres cubes avec lesquels on peut satisfaire les besoins des Israéliens pendant deux décennies.

La compagnie pétrolière et gazière texane Noble Energy, qui fait partie du consortium chargé des explorations des gisements gaziers de la partie soi-disant israélienne de la Méditerranée, a estimé que grâce à la découverte d’un troisième champ —dont le nom, d’intéressante portée sémantique, est Léviathan (de 450 milliards de mètres cubes, presque trois fois ce qui contiennent les gisements de Tamar et Dalit)— Israël pourrait devenir un riche exportateur vers l’Europe et l’Asie.

Pour le moment, Nabih Berri, président du Parlement libanais, et de surcroît, allié du Hezbollah, a condamné le fait qu’Israël soit en train de se transformer en “émirat pétrolier” grâce à du gaz qui ne lui appartient pas, en déniant le fait que ces champs s’étendent jusqu’aux eaux territoriales du Liban. Le Liban reproduira-t-il face à Israël les expériences tragiques que le Mexique vit aujourd’hui face aux États-Unis pour ce qui est des gisements “transfrontaliers” dont il est dépouillé par les compagnies pétrolières et gazières texanes grâce à la technologie cleptomane du siphonnage ?

Les fonctionnaires de l’Infrastructure nationale d’Israël affirment —tel que l’affirme également, comme on aurait pu s’y attendre, la compagnie texane Noble Energy ainsi que la compagnie norvégienne Petroleum Geo-Services— que les trois champs découverts se trouvent en “zone économique” israélienne. Quelle précision de la géographie divine !

Al Manar(4 juin 2010), le média du Hezbollah fustige “Israël [qui] est sur le point de légaliser le vol du gaz libanais” par un amendement législatif. Il cite la télévision israélienne rapportant que le gouvernement du duo Netanyahu-Lieberman “considère la découverte des champs de gaz naturel dans la Méditerranée comme une découverte israélienne sur laquelle personne (super sic !) n’a de droit”.

Nom d’un diable ! Qu’en est-il alors du droit international transfrontalier lorsque la technique du siphonnage de ce qui appartient à autrui est utilisée par les transnationales anglo-saxonnes dotées d’une meilleure technologie que celle des pays affectés, pour ne pas dire spoliés ?

Pire encore, selon la chaîne de télévision déjà citée, “le comité exécutif du gouvernement et la Knesset (Parlement) préparent une loi qui écarterait le droit des Libanais”. Au besoin, l’armée israélienne sera là pour appliquer de manière unilatérale la nouvelle loi de spoliation.

En dehors du légendaire saccage israélien des territoires occupés, sous tous ses aspects, avec ou sans “cartes géographiques” ou lois pour le justifier, la classe politique libanaise, à cause de ses querelles internes stériles sur l’identité de l’heureux exploitant et producteur de pétrole et de gaz, a laissé filer une précieuse décennie : un vide temporel et territorial qui a été exploité par Israël.

Au mois d’octobre dernier, la compagnie norvégienne Petroleum Geo-Services avait communiqué sur la forte probabilité qu’il existe de grands gisements aussi bien au Liban qu’à Chypre. À propos de ce dernier cas, il semblerait que les gisements seraient repartis entre les deux pays voisins. Que d’artifices souverains nous présente la géographie !

Pour le Liban, n’importe quel type de découverte pétrolière et gazière constituerait une bénédiction qui permettrait de réduire la formidable dette atteignant 52 milliards de dollars, l’une des plus importantes du monde proportionnellement (147 %) à son produit intérieur brut (PIB) de 33 milliards de dollars.

Cependant, il ne faut pas surestimer la dette libanaise, sans doute énorme, car elle est amortie par des dépôts bancaires colossaux allant jusqu’à 110 milliards, ce qui facilite sa gestion.

Quoi qu’il en soit, les nouvelles découvertes de pétrole et de gaz au Liban —souveraines ou partagées avec Israël ou avec Chypre— atteigneraient le chiffre mirifique d’un milliard de milliard de dollars.

Osama Habib, du quotidien libanais en anglais The Daily Star(28 juin 2010), a affirmé que “la richesse du pétrole et du gaz du Liban représente une bénédiction mitigée qui génère en même temps de l’enthousiasme et de l’angoisse” (de par ses conséquences géopolitiques). Elle a révélé au grand jour la lutte primaire des politiciens libanais pour l’obtention de la meilleure part du gâteau dans la gestion des hydrocarbures.

Selon les experts, la production ne sera effective qu’après 15 ans d’exploration des eaux libanaises, mais le risque majeur vient de l’appétit insatiable d’Israël, qui serait capable, une énième fois, d’entreprendre une nouvelle guerre afin de s’approprier du gaz de Gaza et des hydrocarbures du Liban et de Chypre.

 
Note de l'Editeur :
 
Les technologies de forage horizontal évoquées dans cet article ont été développées pour l'exploitation des gaz de schistes - shale gas .
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