kouriles et kamtchatka

Publié le 13 Mars 2011

MOSCOU, 13 mars - RIA Novosti

Tokyo a donné son feu vert à l'envoi de sauveteurs Russes chargés de rechercher des personnes ensevelies sous les décombres suite au séisme, a annoncé à RIA Novosti le service de presse du ministère russe des Situations d'urgences.

"Un Il-76 du ministère russe des Situation d'urgence transportera environ 50 sauveteurs au Japon, ainsi que trois véhicules spéciaux et tout l'équipement nécessaire", précise le service de presse.

C'est pour la première fois que la Russie octroie une aide de ce genre au Japon.

Le Japon a mis un certain temps avant d'accepter la proposition d'aide russe. Ces derniers temps, les relations entre la Russie et le Japon sont compliquées par la question des Kouriles du sud, quatre îles dont Tokyo revendique la souveraineté .

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 12 Mars 2011

Le tremblement de terre qui a frappé le Japon va t'il modifier la nature des relations entre la Russie et le Japon ? Tokyo demande une aide énergétique à la Russie .

Alors que le Japon ne semble toujours pas avoir accepté l'offre Russe d'aide humanitaire , les chefs politiques Japonais viennent de demander à la Russie d'augmenter ses livraisons energétiques - gaz naturel et charbon - en direction du Japon , oubliant leurs postures et  leur  réthoriques agressives sur le dossier des îles Kouriles .

Le séisme qui a frappé le Japon a détruit une raffinerie de la ville d' Iichihara dans la région de Tokyo , provoqué la rupture d'un barrage tandis qu'un incident nucléaire majeur est en cours à la centrale nucléaire de Fukushima .

S'exprimant sur ce dossier le premier ministre Russe Vladimir Poutine a déclaré " Le Japon est notre voisin , un voisin amical ... Nous devons faire tout ce que nous pouvons avec les approvisionnements énergetiques en raison des capacités déclinantes du Japon dans ce domaine suite au  tremblement de terre et au tsunami " .

Cette déclaration a été faite lors d'une rencontre avec le vice premier-ministre Igor Sechine et l'adjoint au ministre des situations d'urgence Ruslan Tsalikov .

Le gouvernement Russe a annoncé qu'il pouvait livrer 150 000 tonnes de GNL si nécessaire , tres probablement en provenance du gisement de Sakhaline II , et augmenter les exportations de charbon de 3 Mio à 4 Mio de tonnes , tres probablement en provenance des gisements Sibériens .

La fourniture d'énergie électrique via un câble sous-marin est égalemment à l'étude .

Des experts Russes de l'agence Rosatom ont d'autre part annoncé qu'ils étaient prêts à fournir toute l'aide technique nécessaire pour la liquidation des avaries de la centrale nucléaire de Fukushima .

De nombreux experts soulignent que le dossier de l'énergie peut favoriser le rapprochement Russo-Japonais au delà du différend sur les îles Kouriles .

L'incident nucléaire en cours à la centrale nucléaire de Fukushima pourrait accroitre la dépendance du Japon vis à vis des énergies fossiles et donc relancer les discussions Russo-Japonaises dans ce domaine .

Le calice ... jusqu'à la lie !

  Les chefs politiques Russes avec la grande intelligence politique qu'ils ont su  montrer lors de la catastrophe aérienne de Smolensk semblent vouloir poursuivre une " diplomatie de l'émotion " pour rétablir des relations diplomatiques appaisées avec leurs voisins , tant à l'Ouest  qu' à l'Est . Ce rapprochement et reset des relations Russo-Japonaises pourraît être favorisé par l'éviction du ministre Seiji Maehara de la tête de la diplomatie Japonaise le 7 mars dernier .

En tout état de cause , la Russie apparaît comme étant le nouveau maître du jeu  du dossier energétique en Extrême-Orient tandis que le Proche-Orient et le Moyen-Orient s'enfoncent dans le chaos .

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Rédigé par DanielB

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Publié le 5 Mars 2011

 L'excellentissime Mikhail Leontiev revient sur un aspect négligé du dossier des Kouriles dans son émission " Odnako ": Le facteur Etasunien .

J' y reviendrais dans un article en préparation qui reprendra l'histoire des relations Russo-Etasuniennes en relation avec la question Japonaise depuis 1851 , c'est à dire  depuis que les Etats-Unis ont décidé d'ouvrir par les canons le commerce Japonais à leurs marchands .

La diplomatie Etasunienne - mais aussi le parlement Géorgien -  vient récemment d'appuyer les revandications Japonaises sur les îles Kouriles , ce qui en soi n' a rien d'étonnant si l'on considère globalement le tropisme pro-Nippon de la diplomatie Etasunienne dans le Pacifique depuis 160 ans , sauf bien entendu une courte période entre 1925 et 1945 .Ce tropisme s'est manifesté par exemple lors du traité de Portsmouth en 1905 dont les clauses secrêtes reconnaissaient les buts de guerre Japonais dans le conflit qui l' a opposé à l'Empire Russe  : La Mandchourie et la Corée .

Comme le souligne Mikhail Leontiev , cet appui est toutefois conditionné par la nature des relations militaires entre les deux états : En Novembre , lors de la visite du Président Medvedev sur l'archipel des Kouriles , la diplomatie Etasunienne sans doute inquiète des gesticulations verbales de son allié , a rappellé que l'accord de défense conclu entre les Etats-Unis et le Japon se limitait au territoire  Japonais et ne s'appliquait donc pas aux îles Kouriles du sud . Du moins pour l'instant .

Le réarmement Russe de l'archipel des Kouriles peut ainsi s'interprêter comme un réarmement non pas contre le Japon mais bien contre les Etats-Unis .

Mikhail Leontiev reprend dans cette analyse ma thèse de la " non denazification " du Japon voule par les Americains au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale et qui explique cet irrédentisme sur la " question insulaire " .

Mikhail Leontiev est l'auteur de la série " Le Grand Jeu contre la Russie " , une " série géopolitique " qui replace l' affrontement Russo-Occidental dans une perspective historique débutant en 1785 .

 

 

Lien :

Зачем Америке и Курильские острова?

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 4 Mars 2011

Au delà des analyses - ou prétendues telles  -  Franco-Françaises et Anglo-Saxonnes globalement Russophobes  et réductrices sur la question des îles Kouriles , un excellent article - comme toujours - de M K Bhadrakumar pour " The Asia Times" :Kurils: The great game in Asia-Pacific . 
Il  fait suite à l'article de William Choong publié  dans " The Straits Times " le 11 février 2011 - et qui peut  être considéré comme le point de vue officieux sinon officiel des chefs politiques Singapouriens - qui met en exergue le rôle parasitaire de la diplomatie Etasunienne au milieu des années 50 dans le réglement de la question de la souveraineté sur ces îles et alors qu'un accord était proche entre l'URSS et le Japon  : Untying the Russo-Japanese Kurilian knot .

 On a ici l'expression de deux points de vue asiatiques - l'un Indien et l'autre Singapourien -  qui différent considérablement de ce que l'on a l'habitude de lire dans la blogosphère  Francophone et Anglophone  " Occidentale " sur ce dossier avec en particulier une compréhension de la position Russe dans ce dossier qui n'est pas caricaturée ainsi que d'une critique sans concessions de la manipulation du " dossier insulaire " par les politiciens Japonais . 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 3 Mars 2011

Un article du " Diplo " , je vous previens ce n'est pas ma tasse de thé préférée , à propos de la remilitarisation du Japon . Dans le contexte des tensions Russo-Japonaises sur le dossier des îles Kouriles il est toutefois trés instructif et légitimise , si besoin était de le faire , le renforcemment du dispositif militaire Russe sur cet archipel .

 

Nul n'ignore la montée en puissance militaire de la Chine, mais celle du Japon reste, elle, plus discrète. Elle n'en est pas moins réelle : Tokyo occupe le septième rang mondial pour les dépenses d'armement (au même niveau que l'Allemagne), juste derrière la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine et surtout les Etats-Unis, champion toutes catégories .

 

Officiellement, les dépenses nippones ne doivent pas dépasser 1 % du produit intérieur brut (PIB) ; mais les gouvernements successifs s'arrangent avec les chiffres. Ainsi, les coûts des garde-côtes - essentiels pour une île - sont comptabilisés à part, tout comme les pensions de retraite des militaires...   
Selon Edouard Pflimlin (1), qui décrit le processus de remilitarisation de l'Archipel, le budget militaire approcherait 1,5 % du PIB. Certes, on est loin du Japon des années 1930, mais le retour du militaire est patent : le budget représente le quatrième grand poste de dépenses de l'Etat, derrière la sécurité sociale, le bâtiment et les travaux publics, l'éducation et la science.
Plusieurs éléments expliquent ce revirement : le sentiment d'insécurité lié à des voisins armés jusqu'aux dents (Chine, Corée du Nord et même Corée du Sud) ; les conflits territoriaux toujours pas réglés (avec la Russie, les îles Kouriles du Sud, appelées Territoires du Nord par le Japon ; avec la Chine, les îles Diaoyu, nommées Senkaku...) ; la recherche d'un plus grand poids sur la scène asiatique - et même internationale - ainsi que la volonté de s'émanciper des Etats-Unis. Toutefois, comme le montre Pflimlin, l'alliance avec Washington reste fondamentale.
Ce sont soixante-cinq ans de politique japonaise de défense que décortique Guibourg Delamotte, spécialiste des questions de défense et chercheuse invitée au National Institute for Defense Studies au Japon (2). Elle commence par la Constitution de 1947, qui, contrairement à l'idée généralement admise, ne peut être réduite à une " Constitution américaine " imposée par le général MacArthur. Dès le début, montre-t-elle, les élites japonaises, réintégrées malgré leur participation ou leur soutien à la guerre, sont partie prenante des débats, notamment en ce qui concerne le fameux article 9, qui précise : " Le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation. " Ce qui éclaire d'un jour différent la politique actuelle.
Comment le premier pays au monde à consacrer le pacifisme peut-il se retrouver avec un budget qui le propulse parmi les dix pays les plus militaristes de la planète ? Delamotte insiste sur la rupture qu'a représentée la guerre de Corée (qui éclate en juin 1950). " La guerre froide a fait passer le Japon du statut d'ancien ennemi à celui d'allié ", souligne-t-elle. Ce rôle survivra à la fin de la guerre froide et se renforcera avec l'arrivée fracassante de la Chine sur la scène internationale. Petit à petit, l'armée japonaise va se fortifier à l'intérieur et intervenir à l'extérieur.
L'ancrage américain ne s'est jamais démenti. Pour avoir cherché à s'en émanciper quelque peu, en promettant de réduire les bases d'Okinawa, le premier ministre Hatoyama Yukio a essuyé la colère des Etats-Unis, avant d'être contraint à la démission en juin 2010. Quant à l'article 9, il a fait l'objet de multiples interprétations, mais aucun dirigeant n'a pu l'abroger. " Le Japon, conclut Delamotte, est en quête de reconnaissance ; il recherche, comme par le passé, la juste puissance, sans parvenir à la définir. "
C'est également ce que montre la chercheuse Régine Serra (3), qui élargit le propos à l'ensemble de la politique étrangère. Si l'alliance avec Washington constitue le coeur de la diplomatie japonaise, Serra met l'accent sur les tentatives nippones de jouer sur " l'Asie pour exister face aux Etats-Unis " et sur " les Nations unies pour exister globalement ". A l'intérieur comme à l'extérieur, le Japon cherche sa voie.
Le Monde diplomatique
(1) Edouard Pflimlin, Le Retour du Soleil levant. La nouvelle ascension militaire du Japon, Ellipses, Paris, 2010, 220 pages, 19,50 euros.
(2) Guibourg Delamotte, La Politique de défense du Japon, Presses universitaires de France, Paris, 2010, 330 pages, 28 euros.
(3) Régine Serra, Le Défi japonais, André Versaille éditeur, Bruxelles, 2011, 138 pages, 17,90 euros

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Rédigé par DanielB

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Publié le 3 Mars 2011

TOKYO, 3 mars - RIA Novosti

Le Japon ne juge pas nécessaire d'organiser une enquête supplémentaire sur l'outrage au drapeau national russe perpétré par des nationalistes nippons à Tokyo le 7 février, a déclaré aux journalistes le secrétaire général du gouvernement japonais, Yukio Edano.

"Les actions qui constituent un outrage envers le drapeau national sont regrettables, cependant la législation nippone n'a pas été violée", a indiqué M. Edano, cité par l'agence Kyodo.

Malgré les exigences de Moscou, Tokyo a refusé de poursuivre en justice les responsables de l'outrage. Les dirigeants de deux organisations non gouvernementales japonaises ont été interdits de séjour en Russie en raison de leurs actions antirusses.

Le 7 février, les militants japonais d'extrême-droite ont organisé une action de protestation en face de l'ambassade russe à Tokyo à l'occasion de la journée des "territoires du nord", le nom japonais des quatre îles russes constituant les Kouriles du sud. Les activistes ont traîné par terre un drapeau russe déchiré et couvert d'inscriptions. Les manifestants protestaient ainsi contre les récentes visites du président russe Dmitri Medvedev et de plusieurs hauts responsables de Russie dans les îles Kouriles du Sud.

 

 

Note de l'Editeur :

Le refus des autorités Japonaises de poursuivre les responsables des groupuscules révisionnistes et revanchards à l'origine de la profanation du drapeau Russe et des menaces à l'encontre de la représentation diplomatique Russe à Tokyo ne fait que renforcer les soupçons de collusion entre ces autorités et ces groupuscules héritiers directs des ligues militaristes des années 30.

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 1 Mars 2011

Selon la chaîne Russia Today citant des sources au sein du ministère de la défense Russe , la Russie va déployer sur les îles Kouriles des systèmes de défense côtiers BASTION-P équipés de missiles Yakhont , le même système dont la livraison a été confirmée à la Syrie , des systémes de défense antiaériens TOR M-2 et des hélicoptères de combat Mil Mi-28 N " Night Hunter " .

Cette décision de renforcer la présence militaire Russe survient aprés une nouvelle période de tensions avec le Japon sur la question de la souveraineté de ces îles marquée par une réthorique négationniste , revanchiste et agressive de la part des chefs politiques Japonais .

Auparavant le déploiement de systèmes de défense anti-aérien S-400 avait été aussi envisagé par les chefs politiques et militaires Russes , mais il a été probalement abandonné en raison du caractère stratégique de ce systéme d'armes : Le rayon d'action des missiles tirés par un système S-400 basé sur l'île de Kounachir ou d'Itouroup couvrirait une partie de l'île d' Hokhaïdo et certains analystes avaient souligné que ce système était " surdimensioné " par rapport à la nature réelle des menaces .

Il faut ici noter que la Russie se trouve confrontée à la même problématique , toute proportion gardée bien sûr , que la France lorsque celle-ci du définir les calibres de l'artillerie de la Ligne Maginot : Les pièces d'artillerie ne devaient pas battre le territoire Allemand ...

Le déploiement d'hélicoptères Mil Mi-28 a certainement été décidé à l'aune de la présence d'une division blindée sur l'île d'Hokhaïdo .

Le renforcement des troupes présentes sur l'archipel est aussi prévu dans le cadre de ce plan de défense ainsi que le sationnement de deux  BPC de la classe Mistral sur la base de Valdivostock construits en coopération avec la France . 

 

  Note : L' " expert " militaire Russe Pavel Felgenhauer si souvent cité par les agences occidentales pourra constater que les moniteurs de contrôle du système TOR M-2 utilisent une technologie à ecrans plats et non pas à tubes cathodiques !

 

                 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 26 Février 2011

VLADIVOSTOK, 26 février - RIA Novosti

Dans les Kouriles, les troupes seront déployées sur deux îles - Kounachir et Itouroup, a fait savoir samedi aux journalistes à Vladivostok le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov.

"Tout porte à croire que nous nous installerons dans deux cités militaires, sur deux îles - Kounachir et Itouroup, " a dit le ministre.

Le 9 février dernier, le président russe Dmitri a indiqué qu'il fallait doter les unités déployées sur les îles Kouriles d'armes modernes afin d'assurer la sécurité de ces territoires faisant partie intégrante du territoire russe.

Les Kouriles du sud font l'objet d'un litige territorial entre Moscou et Tokyo. Le Japon estime que la Russie occupe illégalement les quatre îles rattachées à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale. Le Japon ne cesse d'insister sur l'immuabilité de sa politique quant à la restitution de ces quatre îles, l'opinion japonaise n'admettant pas de compromis sur les Kouriles.

 

En deux ans, les conditions les plus confortables possibles seront créées pour les militaires russes et leurs familles stationnés dans les îles Kouriles, a annoncé lundi Konstantin Sidenko, commandant des troupes de la Région militaire de l'Est.

"En tant que partie du territoire russe, les Kouriles doivent être protégées en toutes circonstances. Des troupes modernes avec des armements appropriés doivent y être déployées. A présent, nous nous efforçons de créer de meilleures conditions et je pense que cette année ou l'année prochaine au plus tard, nous réussirons à créer des conditions encore plus confortables pour le stationnement de nos troupes dans les Kouriles", a déclaré devant les journalistes M.Sidenko.

 

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Publié le 18 Février 2011

MOSCOU, 15 février- RIA Novosti

 

Une brigade de missiles sol-air sera rattachée à la division d'artillerie déployée sur l'archipel des Kouriles (Extrême-Orient), dont les quatre îles méridionales sont au centre d'un litige avec Tokyo, a annoncé mardi un représentant haut placé de l'Etat major général des forces armées russes.

 

 

Cette déclaration fait suite aux informations publiées par les médias sur les projets du ministère russe de la Défense visant à transformer la division existante en brigade motorisée moderne.

"Une brigade motorisée moderne est conçue pour mener des actions militaires mobiles. Pour l'archipel de Kouriles, cela n'a aucun sens. C'est pour cela qu'au cours de la réforme des forces armées russes nous avons laissé l'unité existante au sein de l'Armée de terre sous forme de division. Nous nous contenterons d'y rattacher une brigade de missiles sol-air", a indiqué le militaire.

Le 9 février, le président russe Dmitri Medvedev  lors d'un entretien avec le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov et le ministre du Développement régional Viktor Bassarguine a souligné qu'il fallait doter les unités déployées sur les îles Kouriles d'armes modernes afin d'assurer la sécurité de ces territoires faisant partie intégrante du territoire russe.

Les Kouriles du sud font l'objet d'un litige territorial entre Moscou et Tokyo. Le Japon estime que la Russie occupe illégalement les quatre îles rattachées à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale, et exige qu'elles réintègrent le giron nippon.

 

Selon le  Maj. Gen. Sergei Popov, le déploiement de batteries de missiles S-400 Triumph ne se justifie pas dans le context des îles Kouriles : Leur portée qui peut atteindre 400 Km - cad qui couvrirait en partie l'île d'Hokhaido selon la position de la batterie - va au delà de la frontière Russo-Japonaise  .

Le rayon d'action des nouveaux missiles S-400 est de 400 km à une altitude de 40-50 km. Il existe actuellement plusieurs versions du S-400, y compris celles destinées à abattre des missiles balistiques, des missiles de croisière et des appareils volants supersoniques.

 Un systéme de type Buk serait largement suffisant pour assurer la défense de ces îles revandiquées par le Japon selon le Maj. Gen. Sergei Popov .[ Lien ]

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 11 Février 2011

Voici ce qu'ecrivaient les " experts " de l' Heritage Foundation - et en particulier notre ami Daniel Cohen - il y a deux ans dans un rapport présentant des " recommandations " pour s'opposer à l'émergence de la Russie et de la Chine et la constitution d'une alliance Russo-Chinoise : [ 1 ]

 

"  Encourage a resolution of Russo–Japanese differences, particularly differences over the four Kurile Islands, so that Russia has options in Asia other than China and so that Japanese–Russian energy cooperation can go forward."

 

C'est pas gagné !

 

[ 1 ] :La haine en Heritage.org : Affronter la Russie ( et la Chine ) en Eurasie .  

 

 

 


 

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