kouriles et kamtchatka

Publié le 3 Mars 2011

Un article du " Diplo " , je vous previens ce n'est pas ma tasse de thé préférée , à propos de la remilitarisation du Japon . Dans le contexte des tensions Russo-Japonaises sur le dossier des îles Kouriles il est toutefois trés instructif et légitimise , si besoin était de le faire , le renforcemment du dispositif militaire Russe sur cet archipel .

 

Nul n'ignore la montée en puissance militaire de la Chine, mais celle du Japon reste, elle, plus discrète. Elle n'en est pas moins réelle : Tokyo occupe le septième rang mondial pour les dépenses d'armement (au même niveau que l'Allemagne), juste derrière la Russie, le Royaume-Uni, la France, la Chine et surtout les Etats-Unis, champion toutes catégories .

 

Officiellement, les dépenses nippones ne doivent pas dépasser 1 % du produit intérieur brut (PIB) ; mais les gouvernements successifs s'arrangent avec les chiffres. Ainsi, les coûts des garde-côtes - essentiels pour une île - sont comptabilisés à part, tout comme les pensions de retraite des militaires...   
Selon Edouard Pflimlin (1), qui décrit le processus de remilitarisation de l'Archipel, le budget militaire approcherait 1,5 % du PIB. Certes, on est loin du Japon des années 1930, mais le retour du militaire est patent : le budget représente le quatrième grand poste de dépenses de l'Etat, derrière la sécurité sociale, le bâtiment et les travaux publics, l'éducation et la science.
Plusieurs éléments expliquent ce revirement : le sentiment d'insécurité lié à des voisins armés jusqu'aux dents (Chine, Corée du Nord et même Corée du Sud) ; les conflits territoriaux toujours pas réglés (avec la Russie, les îles Kouriles du Sud, appelées Territoires du Nord par le Japon ; avec la Chine, les îles Diaoyu, nommées Senkaku...) ; la recherche d'un plus grand poids sur la scène asiatique - et même internationale - ainsi que la volonté de s'émanciper des Etats-Unis. Toutefois, comme le montre Pflimlin, l'alliance avec Washington reste fondamentale.
Ce sont soixante-cinq ans de politique japonaise de défense que décortique Guibourg Delamotte, spécialiste des questions de défense et chercheuse invitée au National Institute for Defense Studies au Japon (2). Elle commence par la Constitution de 1947, qui, contrairement à l'idée généralement admise, ne peut être réduite à une " Constitution américaine " imposée par le général MacArthur. Dès le début, montre-t-elle, les élites japonaises, réintégrées malgré leur participation ou leur soutien à la guerre, sont partie prenante des débats, notamment en ce qui concerne le fameux article 9, qui précise : " Le peuple japonais renonce à jamais à la guerre en tant que droit souverain de la nation. " Ce qui éclaire d'un jour différent la politique actuelle.
Comment le premier pays au monde à consacrer le pacifisme peut-il se retrouver avec un budget qui le propulse parmi les dix pays les plus militaristes de la planète ? Delamotte insiste sur la rupture qu'a représentée la guerre de Corée (qui éclate en juin 1950). " La guerre froide a fait passer le Japon du statut d'ancien ennemi à celui d'allié ", souligne-t-elle. Ce rôle survivra à la fin de la guerre froide et se renforcera avec l'arrivée fracassante de la Chine sur la scène internationale. Petit à petit, l'armée japonaise va se fortifier à l'intérieur et intervenir à l'extérieur.
L'ancrage américain ne s'est jamais démenti. Pour avoir cherché à s'en émanciper quelque peu, en promettant de réduire les bases d'Okinawa, le premier ministre Hatoyama Yukio a essuyé la colère des Etats-Unis, avant d'être contraint à la démission en juin 2010. Quant à l'article 9, il a fait l'objet de multiples interprétations, mais aucun dirigeant n'a pu l'abroger. " Le Japon, conclut Delamotte, est en quête de reconnaissance ; il recherche, comme par le passé, la juste puissance, sans parvenir à la définir. "
C'est également ce que montre la chercheuse Régine Serra (3), qui élargit le propos à l'ensemble de la politique étrangère. Si l'alliance avec Washington constitue le coeur de la diplomatie japonaise, Serra met l'accent sur les tentatives nippones de jouer sur " l'Asie pour exister face aux Etats-Unis " et sur " les Nations unies pour exister globalement ". A l'intérieur comme à l'extérieur, le Japon cherche sa voie.
Le Monde diplomatique
(1) Edouard Pflimlin, Le Retour du Soleil levant. La nouvelle ascension militaire du Japon, Ellipses, Paris, 2010, 220 pages, 19,50 euros.
(2) Guibourg Delamotte, La Politique de défense du Japon, Presses universitaires de France, Paris, 2010, 330 pages, 28 euros.
(3) Régine Serra, Le Défi japonais, André Versaille éditeur, Bruxelles, 2011, 138 pages, 17,90 euros

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 3 Mars 2011

TOKYO, 3 mars - RIA Novosti

Le Japon ne juge pas nécessaire d'organiser une enquête supplémentaire sur l'outrage au drapeau national russe perpétré par des nationalistes nippons à Tokyo le 7 février, a déclaré aux journalistes le secrétaire général du gouvernement japonais, Yukio Edano.

"Les actions qui constituent un outrage envers le drapeau national sont regrettables, cependant la législation nippone n'a pas été violée", a indiqué M. Edano, cité par l'agence Kyodo.

Malgré les exigences de Moscou, Tokyo a refusé de poursuivre en justice les responsables de l'outrage. Les dirigeants de deux organisations non gouvernementales japonaises ont été interdits de séjour en Russie en raison de leurs actions antirusses.

Le 7 février, les militants japonais d'extrême-droite ont organisé une action de protestation en face de l'ambassade russe à Tokyo à l'occasion de la journée des "territoires du nord", le nom japonais des quatre îles russes constituant les Kouriles du sud. Les activistes ont traîné par terre un drapeau russe déchiré et couvert d'inscriptions. Les manifestants protestaient ainsi contre les récentes visites du président russe Dmitri Medvedev et de plusieurs hauts responsables de Russie dans les îles Kouriles du Sud.

 

 

Note de l'Editeur :

Le refus des autorités Japonaises de poursuivre les responsables des groupuscules révisionnistes et revanchards à l'origine de la profanation du drapeau Russe et des menaces à l'encontre de la représentation diplomatique Russe à Tokyo ne fait que renforcer les soupçons de collusion entre ces autorités et ces groupuscules héritiers directs des ligues militaristes des années 30.

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 1 Mars 2011

Selon la chaîne Russia Today citant des sources au sein du ministère de la défense Russe , la Russie va déployer sur les îles Kouriles des systèmes de défense côtiers BASTION-P équipés de missiles Yakhont , le même système dont la livraison a été confirmée à la Syrie , des systémes de défense antiaériens TOR M-2 et des hélicoptères de combat Mil Mi-28 N " Night Hunter " .

Cette décision de renforcer la présence militaire Russe survient aprés une nouvelle période de tensions avec le Japon sur la question de la souveraineté de ces îles marquée par une réthorique négationniste , revanchiste et agressive de la part des chefs politiques Japonais .

Auparavant le déploiement de systèmes de défense anti-aérien S-400 avait été aussi envisagé par les chefs politiques et militaires Russes , mais il a été probalement abandonné en raison du caractère stratégique de ce systéme d'armes : Le rayon d'action des missiles tirés par un système S-400 basé sur l'île de Kounachir ou d'Itouroup couvrirait une partie de l'île d' Hokhaïdo et certains analystes avaient souligné que ce système était " surdimensioné " par rapport à la nature réelle des menaces .

Il faut ici noter que la Russie se trouve confrontée à la même problématique , toute proportion gardée bien sûr , que la France lorsque celle-ci du définir les calibres de l'artillerie de la Ligne Maginot : Les pièces d'artillerie ne devaient pas battre le territoire Allemand ...

Le déploiement d'hélicoptères Mil Mi-28 a certainement été décidé à l'aune de la présence d'une division blindée sur l'île d'Hokhaïdo .

Le renforcement des troupes présentes sur l'archipel est aussi prévu dans le cadre de ce plan de défense ainsi que le sationnement de deux  BPC de la classe Mistral sur la base de Valdivostock construits en coopération avec la France . 

 

  Note : L' " expert " militaire Russe Pavel Felgenhauer si souvent cité par les agences occidentales pourra constater que les moniteurs de contrôle du système TOR M-2 utilisent une technologie à ecrans plats et non pas à tubes cathodiques !

 

                 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 26 Février 2011

VLADIVOSTOK, 26 février - RIA Novosti

Dans les Kouriles, les troupes seront déployées sur deux îles - Kounachir et Itouroup, a fait savoir samedi aux journalistes à Vladivostok le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov.

"Tout porte à croire que nous nous installerons dans deux cités militaires, sur deux îles - Kounachir et Itouroup, " a dit le ministre.

Le 9 février dernier, le président russe Dmitri a indiqué qu'il fallait doter les unités déployées sur les îles Kouriles d'armes modernes afin d'assurer la sécurité de ces territoires faisant partie intégrante du territoire russe.

Les Kouriles du sud font l'objet d'un litige territorial entre Moscou et Tokyo. Le Japon estime que la Russie occupe illégalement les quatre îles rattachées à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale. Le Japon ne cesse d'insister sur l'immuabilité de sa politique quant à la restitution de ces quatre îles, l'opinion japonaise n'admettant pas de compromis sur les Kouriles.

 

En deux ans, les conditions les plus confortables possibles seront créées pour les militaires russes et leurs familles stationnés dans les îles Kouriles, a annoncé lundi Konstantin Sidenko, commandant des troupes de la Région militaire de l'Est.

"En tant que partie du territoire russe, les Kouriles doivent être protégées en toutes circonstances. Des troupes modernes avec des armements appropriés doivent y être déployées. A présent, nous nous efforçons de créer de meilleures conditions et je pense que cette année ou l'année prochaine au plus tard, nous réussirons à créer des conditions encore plus confortables pour le stationnement de nos troupes dans les Kouriles", a déclaré devant les journalistes M.Sidenko.

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 18 Février 2011

MOSCOU, 15 février- RIA Novosti

 

Une brigade de missiles sol-air sera rattachée à la division d'artillerie déployée sur l'archipel des Kouriles (Extrême-Orient), dont les quatre îles méridionales sont au centre d'un litige avec Tokyo, a annoncé mardi un représentant haut placé de l'Etat major général des forces armées russes.

 

 

Cette déclaration fait suite aux informations publiées par les médias sur les projets du ministère russe de la Défense visant à transformer la division existante en brigade motorisée moderne.

"Une brigade motorisée moderne est conçue pour mener des actions militaires mobiles. Pour l'archipel de Kouriles, cela n'a aucun sens. C'est pour cela qu'au cours de la réforme des forces armées russes nous avons laissé l'unité existante au sein de l'Armée de terre sous forme de division. Nous nous contenterons d'y rattacher une brigade de missiles sol-air", a indiqué le militaire.

Le 9 février, le président russe Dmitri Medvedev  lors d'un entretien avec le ministre de la Défense Anatoli Serdioukov et le ministre du Développement régional Viktor Bassarguine a souligné qu'il fallait doter les unités déployées sur les îles Kouriles d'armes modernes afin d'assurer la sécurité de ces territoires faisant partie intégrante du territoire russe.

Les Kouriles du sud font l'objet d'un litige territorial entre Moscou et Tokyo. Le Japon estime que la Russie occupe illégalement les quatre îles rattachées à l'Union soviétique après la Seconde Guerre mondiale, et exige qu'elles réintègrent le giron nippon.

 

Selon le  Maj. Gen. Sergei Popov, le déploiement de batteries de missiles S-400 Triumph ne se justifie pas dans le context des îles Kouriles : Leur portée qui peut atteindre 400 Km - cad qui couvrirait en partie l'île d'Hokhaido selon la position de la batterie - va au delà de la frontière Russo-Japonaise  .

Le rayon d'action des nouveaux missiles S-400 est de 400 km à une altitude de 40-50 km. Il existe actuellement plusieurs versions du S-400, y compris celles destinées à abattre des missiles balistiques, des missiles de croisière et des appareils volants supersoniques.

 Un systéme de type Buk serait largement suffisant pour assurer la défense de ces îles revandiquées par le Japon selon le Maj. Gen. Sergei Popov .[ Lien ]

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 11 Février 2011

Voici ce qu'ecrivaient les " experts " de l' Heritage Foundation - et en particulier notre ami Daniel Cohen - il y a deux ans dans un rapport présentant des " recommandations " pour s'opposer à l'émergence de la Russie et de la Chine et la constitution d'une alliance Russo-Chinoise : [ 1 ]

 

"  Encourage a resolution of Russo–Japanese differences, particularly differences over the four Kurile Islands, so that Russia has options in Asia other than China and so that Japanese–Russian energy cooperation can go forward."

 

C'est pas gagné !

 

[ 1 ] :La haine en Heritage.org : Affronter la Russie ( et la Chine ) en Eurasie .  

 

 

 


 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 11 Février 2011

"Un monde changeant" par Fedor Loukianov sur Ria Novosti

 

Le litige territorial concernant les îles Kouriles dure depuis le milieu du XXe siècle, et il s’est transformé de maladie aiguë en pathologie chronique. Si bien que la vague d'émotions constatée au cours des derniers mois a constitué une surprise. Quelle est la raison de ce regain d'intérêt pour ce thème éternellement récurrent?

L’effondrement de l’URSS il y a vingt ans a engendré l’espoir qu'il serait possible de régler les différends territoriaux entre Moscou et Tokyo. Cependant, bien que les relations entre les dirigeants japonais et russes soient passées par divers stades, y compris la période de sympathie entre Boris Eltsine et le premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto, aucun progrès n’a été accompli. Au cours de ces deux décennies, les parties se sont promises à maintes reprises de nouvelles approches "inventives", en rivalisant de formules éloquentes et même en fixant les délais du règlement définitif du litige. Mais en fait, il n’y avait aucune discussion objective, bien que la Russie, pendant la présidence de Vladimir Poutine, ait laissé entendre qu’avec la bonne volonté de Tokyo il était possible de débloquer le processus de négociations.

En 2004, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rappelé que la Russie "en tant qu’Etat successeur de l’URSS [reconnaissait] la Déclaration de 1956 (qui prévoyait la restauration des relations diplomatiques. Les deux parties ont également accepté de continuer les négociations sur le traité de paix, y compris sur les questions territoriales) et [était] prête à mener des négociations territoriales avec le Japon sur la base de ladite déclaration." Ce document, signé par le gouvernement soviétique, mais par la suite abandonné en raison du refus du Japon, prévoyait la possibilité d’accorder au Japon deux des quatre îles en échange de la signature du traité de paix. A l’époque, Vladimir Poutine avait publiquement remercié le ministre russe pour son discours et avait confirmé que la Russie était "prête à respecter l’entente avec le Japon", bien que "pour l’instant la compréhension mutuelle n'ait pas été atteinte." Mais ces envois de ballons d’essai n’ont mené à rien. Soit le Japon n’a pas relevé les allusions de Poutine, soit il a décidé d’attendre des propositions plus généreuses. Mais par la suite le maximum proposé par Moscou était l'exploitation économique conjointe des îles avec une perspective d'élargissement de la discussion à terme.

Entre-temps, les historiens continuent de justifier le droit inaliénable de leurs pays respectifs sur les îles Kouriles, bien qu’il soit clair depuis longtemps que le conflit est purement politique, et que si un jour il est réglé, ce sera seulement en recourant à des méthodes purement politiques, indépendamment de la crédibilité des arguments historiques. Aussi bien pour Moscou que pour Tokyo, le thème des îles est devenu une question de prestige national, or c’est le pire obstacle au moindre progrès.

Le cabinet actuel du Japon présidé par le premier ministre Naoto Kan a considérablement exacerbé la polémique qui a fini par évoquer les pires moments de la guerre froide. Les raisons sont évidentes. La faiblesse et le manque de confiance en soi de Tokyo qui a le sentiment d’être assiégé, l’importance et l’assurance croissantes de la Chine, la situation imprévisible autour de la Corée du Nord, l'activité déployée par la Russie dans la région. Et tout cela alors que la direction du parti démocrate, au pouvoir pour la première fois de l’histoire du Japon, a réussi à dégrader les liens qui paraissaient indéfectibles avec les Etats-Unis. Et plus les démocrates commettent d'erreurs dans la politique nationale et étrangère, plus la volonté de compenser leur autorité déclinante par des grands gestes et par la manifestation de leur intransigeance est grande. Toutefois, il est peu probable que Naoto Kan arrive à ses fins. Même les partisans de la ligne dure à l’égard de Moscou observent avec stupéfaction les "cabrioles" fébriles du cabinet.

D’autre part, la Russie ne se comporte plus comme avant. Bien sûr, la volonté d’agir de manière plus démonstrative (la visite du président russe sur les îles Kouriles a été suivie par des voyages d’autres dirigeants fédéraux qui n’y avaient jamais mis les pieds auparavant) a été en partie provoquée par la réaction japonaise. Plus Tokyo "interdit" aux dirigeants russes de visiter les îles, et plus l’envie de passer outre est forte. Mais en laissant de côté le facteur psychologique, l’activité accrue de Moscou est liée à l'élaboration d'une nouvelle politique en Asie, autrement dit dans la partie du monde qui deviendra, probablement, la principale arène stratégique du XXIe siècle.

Lors de sa visite de l’île de Kounachir, Dmitri Medvedev a probablement pu voir de ses propres yeux l’état socio-économique déplorable de ce territoire. On peut affirmer haut et fort l’intangibilité de la souveraineté de ses biens, mais posséder une telle "vitrine" dans le Pacifique témoigne de l’incapacité de la Russie de mettre en valeur son patrimoine. Et cela dans une région qui surpasse le reste du monde en termes de rythme et de qualité de la croissance, et qui inclut également la Chine qui met en œuvre une expansion économique globale. Il serait très regrettable qu'il s'avère que les visites des politiciens de Moscou avaient seulement pour but de remettre le Japon à sa place, et non pas d’accélérer le développement des Kouriles du Sud et d’y améliorer le niveau de vie.

Les relations entre la Russie et le Japon ont probablement atteint leur niveau le plus bas depuis la disparition de l’URSS. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraître, on pourrait s’attendre à terme à leur amélioration significative. L’absence de perspectives dans l’approche actuelle de Tokyo est évidente pour tous, et le prochain gouvernement, que ce soit le nouveau cabinet du parti démocrate ou le retour des libéraux démocrates qui étaient au pouvoir jusqu’en 2009, devra choisir une autre tactique. La situation en Asie change rapidement, et au cours des prochaines années la nouvelle répartition des forces sera claire. D’autant plus que le renforcement de la Chine obligera le Japon et la Russie à chercher des moyens de renforcer leurs propres positions. Et c’est alors que le litige concernant les îles pourrait devenir multidimensionnel. Autrement dit, les parties commenceront à prendre en compte un éventail de circonstances stratégiques plus large. De cette manière, la marge de manœuvre ne sera plus aussi étroite qu’à l’heure actuelle.

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 9 Février 2011

Il fallait s' y attendre !

Alors que les chefs militaires Russes avaient planifié jusqu'à présent d'affecter un BPC de la classe Mistral construit en commun avec la France à la flotte du Nord et au théatre d'opérations Arctique et l'autre à la Flotte du Pacifique , ce sont desormais les deux premiers BPC de la classe Mistral qui seront affectés à la Flotte du Pacifique avec pour mission principale la défense des îles Kouriles face à une posture de plus en plus agressive du gouvernement Japonais sur cette question .

"Après leur construction, les Mistral équiperont la Flotte Russe du Pacifique", a indiqué  un interlocuteur du Ministère de la Défense Russe à l'agence Ria Novosti .
Selon lui, des fonds conséquents seront débloqués en vue de la modernisation de l'infrastructure des cités et des garnisons militaires dans la Région militaire de l'Est. La présence d'un BPC ne se résume pas en effet à elle même mais entraîne la présence de navires d'accompagnements et de protection comme des frégates de lutte AA et ASM , de submersibles et d'une aviation . La mission principale des deux BPC sera la protection des lignes de communications entre le Kamtchatka et les îles Kouriles .

 

"Il est prévu de remplacer le matériel et les armements ayant fait leur temps", a précisé la source, évoquant les unités déployées dans les îles Kouriles.


Afin de renforcer les troupes russes sur les îles Kouriles , la Russie envisage de les doter de nouveaux systèmes antiaériens, d'implanter une base aérienne dans la région et de mettre des vedettes lance-missiles à la disposition de la Flotte du Pacifique, a annoncé à RIA Novosti Igor Korotchenko, membre du conseil social auprès du ministère de la Défense.
"Afin de garantir la souveraineté russe sur les Kouriles […] il faudra y déployer deux batteries de missiles antiaériens S-400 Triumph  et un système de DCA Pantsir-S1, une batterie de défense côtière Bastion- P  avec des missiles antinavires Iakhont, ainsi que plusieurs radars susceptibles d'assurer un contrôle aérien total", a déclaré mercredi M. Korotchenko.

Il est persuadé que les aérodromes existant dans la région ont besoin d'être rénovés pour accueillir une base aérienne dotée de chasseurs polyvalents SU-35 et d'avions destinés à la lutte contre les sous-marins .

"La composante navale doit intégrer quatre à six vedettes lance-missiles et deux à trois corvettes", estime l'expert. © Ria Novosti

Comme le souligne le commentateur politique Piotr Romanov s'exprimant sur Ria Novosti  , cette modernisation est absolument nécessaire : Les forces militaires Russes stationnées  aux Kouriles ne représentent que 10% de l'effectif deployé à l'époque de l' URSS alors que le Japon n'a pas cessé de moderniser ces dernières années son unique division Blindée - la 7éme DB - deployée sur l'île d'Hokkaido aux cotés de la 2éme DI et d'autres unités avec le char lourd M-90  . [ voir carte ] et [ Lien ]

En déployant  les 2 BPC de la classe Mistral en Extrême-Orient , la Russie ne fait que rechercher la parité avec les moyens de projection de la force maritime d’autodéfense Japonaise constituée par les deux destroyers porte-hélicoptères de la classe Hyūga .

Les Forces d'auto défense Japonaises ménent d'autre part de nombreux exercices inter-armes avec les forces Etasuniennes du Pacifique sur cette île  à l'image des exercices Yama Sakura 57 en décembre 2009 .

 

Cette décision survient aprés une semaine marquée par la visite du Ministre de la Défense Anatoli Serdioukov aux Kouriles ,  plusieurs déclarations " souverainistes " du Président Medvedev sur ce dossier et surtout par une réthorique agressive de plus en plus virulente des chefs politiques Japonais contre la présence Russe sur ces îles et les visites de plus en plus rapprochées de chefs politiques et militaires Russes . Le point culminant a été atteint hier et une crise diplomatique majeure evitée de justesse avec des incidents Russophobes lors de la soi-disante  " Journée des territoires du Nord " ou un drapeau Russe a été profané , trainé par terre , recouverts d'inscriptions par des membres de l' Extrême-Droite revanchiste et révisionniste Japonaise .

  Le 7 février 2011, le jour où le Japon célébrait la journée des auto-proclammés  "territoires du Nord"  l'ambassade de Russie dans la capitale Nippone a reçu une balle par courrier, rapporte l'agence Kyodo, se référant à la police.

"Un employé de l'ambassade s'est présenté à la police avec le paquet sinistre lundi après-midi", indiquent les employés d'un commissariat de Tokyo.

Outre la balle, l'enveloppe contenait un message "les territoires du Nord sont une terre japonaise". © Ria Novosti

 

Les chefs politiques Japonais instrumentalisent le révisionnisme contre la Chine et brandissent le " Joujou Kouriles " comme un hochet devant leur opinion publique pour masquer leur incapacité à regler les problèmes intérieurs du  Kanikōsen - le " bateau-usine " -  Nippon qui vogue à la dérive comme un bateau ivre aux milieux des crises politiques et économiques depuis une dizaine d'années  :

Endetté à hauteur de quelque 200% de son Produit Intérieur Brut, le Japon a vu ainsi  l'agence de notation financière Standard & Poor's abaisser, fin janvier, sa note à long terme à AA-, la quatrième meilleure possible sur un total de 22, à cause de sa dette colossale. La réthorique revanchiste et révisionniste récurrente des chefs politiques Japonais à l'encontre de la Chine et de la Russie vise essentiellement à provoquer l'agitation de l' Extrême- Droite car les sondages d'opinions montrent que la trés grande majorité des Japonais ne se soucient pas de ces îles perdues - au point d'en ignorer leur existence -  il y a 60 ans apres la plus grande défaite militaire de l'histoire du Japon .

Desormais ce vibrillonement ochestré par les " traineurs de sabres " - de samouraïs -Japonais autour de la " question insulaire " aura a faire face - entre autres - aux " 44 000 tonnes de diplomatie " que la Russie va deployer dans la région ! Comme le souligne le vice-président du comité de la Défense de la Douma Igor Barinov : " Cette décision du Président Medvedev de réarmer les Kouriles va calmer  les " têtes brûlées  " au Japon "

et pour ce faire la Russie va " mettre les points sur les *i *" en déployant des équipements militaires là ou c'est nécessaire dans l'archipel .

  Le député Barinov a terminé son intervention en citant une phrase attribuée à Josef Staline  : " Les terres des autres on n'en a pas besoin , mais les nôtres nous ne les céderons jamais !  " .

 

Articles associés :

 - Kouriles -Realgeopolitik : Tokyo doit faire preuve de " réalisme " !

 - Dmitri Medvedev réaffirme la souveraineté Russe sur les îles Kouriles .null  null

.

 

 

 


null

 

  null

null


Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 5 Février 2011

Alors qu'une nouvelle visite d'un responsable Russe - celle du ministre de la Défense Anatoli Serdioukov le 4 février dernier sur les îles de Kounachir et d' Itouroup - a provoqué une réaction épidermique des chefs politiques Japonais , le MAE Russe a publiè en  réponse un communiqué qui conseille à ces responsables Nippons de ne pas " exploiter artificiellement la * question insulaire * " afin de permettre des  relations diplomatiques appaisées entre les deux états .

Le communiqué du MAE souligne que " Tokyo se doit d'adopter une attitude sobre et équilibrée face aux réalités territoriales objectives qui existent entre les deux états depuis la fin de la seconde guerre mondiale  et retranscrites  dans la charte des Nations-Unies " [ Lien ]  

 

La Russie va réarmer l'archipel des Kouriles

Dans le cadre d'une inspection dans la région militaire de l'Est , le ministre de la Défense Serdioukov s'est rendu sur les îles de Kounachir et d' Itouroup pour vérifier la préparation au combat de la 18e division d'artillerie déployée sur les îles Kouriles du Sud  et pour s'enquérir des conditions de logement et d'existence du personnel militaire et de leurs familles .

Le ministre a annoncé une modernisation des équipements en dotation au sein de cette unité :

"Nous prendrons des décisions appropriées dans le cadre du Programme militaire d'Etat à l'horizon 2020 dont la mise en œuvre commence en 2011. Nous prévoyons de rénover le parc de matériels et les armements de la division", a indiqué le ministre.[ voir video ]

 Il faut ici signaler qu'un des deux premiers BPC achetés par la Russie à la France sera deployé dans l'Extrême-Orient Russe sur la base de Vladivostock . Formée  en 1978 pour s'opposer à une opération amphibie de la VII éme flotte US sur les Kouriles , la 18e division d'artillerie est la dernière de son type issue de la SGM mais sous forme déclassée à deux régiments . On peut légitimement supposer que ce rééquipement se fera sur la base de canons automoteurs de type 2S19 Msta , de moyens de défenses côtiers Bastion-P , voir de systémes " Iskander " . Cette dernière hypothèse aménera certainement de " vives réactions " de la part de Tokyo .

  L'archipel est égalemment défendu par une escadrille équipée de Mig-29 basée sur l'île de Kounachir et des corvettes lance-missiles de la classe " Tarantul " effectuent des missions de souveraineté dans les eaux territoriales .

 

Au même moment le Président Medvedev dans une allocution au Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie a fait le bilan de sa visite de novembre dernier et a souligné que les habitants de l'archipel des Kouriles doivent bénéficier des mêmes standarts de développement que dans les autres régions de Russie . [ voir video ]

Outre le Président Medvedev et le ministre Serdioukov , le premier vice-premier ministre Igor Chouvalov, le vice-ministre de la Défense Dmitri Boulgakov et le ministre du Développement régional Viktor Bassarguine ont récemment visité l'archîpel .

 

Face à la " réalité " , une Russie de plus en plus présente économiquement et même militairement dans l'archipel des Kouriles , les chefs politiques Japonais se voient réduits à l'impuissance militaire corollaire de leur impuissance politique , à l'impuissance économique et se trouvent contraints à agiter le " joujou Kouriles " comme un hochet devant leur opinion publique à chaque visite d'un chef politique ou militaire Russe dans l'archipel .

De la même manière ces chefs politiques ont peu de leviers à leur disposition pour s'opposer aux investisseurs étrangers sollicités par la Russie développer l'archîpel  . Le 1er février 2011  le ministre du Développement régional de la Russie, Viktor Bassarguine , a transmis la liste des projets d'investissements prévus dans le cadre du programme fédéral "Développement des îles Kouriles d'ici jusqu'à 2015" à des  investisseurs sud-coréens potentiels.
Selon le ministre russe, le développement de l'énergie [ notamment l'utilisation des sources alternatives ] et de la pêche, ainsi que la création de nouveaux logements doivent être les axes principaux du programme .[ lien ]
Le seul levier dont pourrait disposer le Japon est de mettre en place des " sanctions " à l'encontre des firmes étrangères investissant dans l'archipel des Kouriles , mais peut il vraiment se permettre de recourir à de telles extrémités ?

Le ministre Japonais des Affaires étrangère, Seiji Maehara, espère infléchir la position

Russe sur les auto-proclammés "  territoires du nord" lors de sa visite à Moscou prévue le 10 février.

 

 

 

 

  

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 9 Janvier 2011

Selon un communiqué transmis à Ria Novosti par le Ministère Russe des transports , les opérations de sauvetage menées par le brise-glaces " Admiral Makarov " pour  libérer des glaces le chalutier "Берег Надежды " - " Côte de l'Espoir " ont commencé hier .

L'opération de sauvetage des bateaux piégés par les glaces dans la mer d'Okhotsk (Extrême-Orient) est rendue difficile par le mauvais temps, a   annoncé à RIA Novosti le porte-parole  du comité d'État pour la pêche Alexandre Saveliev.

" La glace épaisse de 0,5m, des rochers de glace épais de 2m, une tempête de neige soufflant à 20m/s ainsi qu'un froid de moins 23 degrés rendent difficile l'opération de sauvetage dans la mer d'Okhotsk", a indiqué le porte-parole

 

Un troisième brise-glaces Krassine est dépêché sur place pour libérer la base flottante Sodroujestvo et le réfrigérateur Bereg Nadejdy, ces deux bateaux étant trop larges pour la voie faite par un seul brise-glaces, a expliqué l'interlocuteur de l'agence . [ © Ria Novosti ]

  Les chenaux ouverts dans la banquise par les brise-glaces ont tendance à se refermer rapidement en raison d'une faible bathymétrie et des températures trés basses . L'arrivée sur zone du " Krassine " est prévue pour la fin de la journée de Dimanche .

 

.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0