kouriles et kamtchatka

Publié le 11 Février 2011

"Un monde changeant" par Fedor Loukianov sur Ria Novosti

 

Le litige territorial concernant les îles Kouriles dure depuis le milieu du XXe siècle, et il s’est transformé de maladie aiguë en pathologie chronique. Si bien que la vague d'émotions constatée au cours des derniers mois a constitué une surprise. Quelle est la raison de ce regain d'intérêt pour ce thème éternellement récurrent?

L’effondrement de l’URSS il y a vingt ans a engendré l’espoir qu'il serait possible de régler les différends territoriaux entre Moscou et Tokyo. Cependant, bien que les relations entre les dirigeants japonais et russes soient passées par divers stades, y compris la période de sympathie entre Boris Eltsine et le premier ministre japonais Ryutaro Hashimoto, aucun progrès n’a été accompli. Au cours de ces deux décennies, les parties se sont promises à maintes reprises de nouvelles approches "inventives", en rivalisant de formules éloquentes et même en fixant les délais du règlement définitif du litige. Mais en fait, il n’y avait aucune discussion objective, bien que la Russie, pendant la présidence de Vladimir Poutine, ait laissé entendre qu’avec la bonne volonté de Tokyo il était possible de débloquer le processus de négociations.

En 2004, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a rappelé que la Russie "en tant qu’Etat successeur de l’URSS [reconnaissait] la Déclaration de 1956 (qui prévoyait la restauration des relations diplomatiques. Les deux parties ont également accepté de continuer les négociations sur le traité de paix, y compris sur les questions territoriales) et [était] prête à mener des négociations territoriales avec le Japon sur la base de ladite déclaration." Ce document, signé par le gouvernement soviétique, mais par la suite abandonné en raison du refus du Japon, prévoyait la possibilité d’accorder au Japon deux des quatre îles en échange de la signature du traité de paix. A l’époque, Vladimir Poutine avait publiquement remercié le ministre russe pour son discours et avait confirmé que la Russie était "prête à respecter l’entente avec le Japon", bien que "pour l’instant la compréhension mutuelle n'ait pas été atteinte." Mais ces envois de ballons d’essai n’ont mené à rien. Soit le Japon n’a pas relevé les allusions de Poutine, soit il a décidé d’attendre des propositions plus généreuses. Mais par la suite le maximum proposé par Moscou était l'exploitation économique conjointe des îles avec une perspective d'élargissement de la discussion à terme.

Entre-temps, les historiens continuent de justifier le droit inaliénable de leurs pays respectifs sur les îles Kouriles, bien qu’il soit clair depuis longtemps que le conflit est purement politique, et que si un jour il est réglé, ce sera seulement en recourant à des méthodes purement politiques, indépendamment de la crédibilité des arguments historiques. Aussi bien pour Moscou que pour Tokyo, le thème des îles est devenu une question de prestige national, or c’est le pire obstacle au moindre progrès.

Le cabinet actuel du Japon présidé par le premier ministre Naoto Kan a considérablement exacerbé la polémique qui a fini par évoquer les pires moments de la guerre froide. Les raisons sont évidentes. La faiblesse et le manque de confiance en soi de Tokyo qui a le sentiment d’être assiégé, l’importance et l’assurance croissantes de la Chine, la situation imprévisible autour de la Corée du Nord, l'activité déployée par la Russie dans la région. Et tout cela alors que la direction du parti démocrate, au pouvoir pour la première fois de l’histoire du Japon, a réussi à dégrader les liens qui paraissaient indéfectibles avec les Etats-Unis. Et plus les démocrates commettent d'erreurs dans la politique nationale et étrangère, plus la volonté de compenser leur autorité déclinante par des grands gestes et par la manifestation de leur intransigeance est grande. Toutefois, il est peu probable que Naoto Kan arrive à ses fins. Même les partisans de la ligne dure à l’égard de Moscou observent avec stupéfaction les "cabrioles" fébriles du cabinet.

D’autre part, la Russie ne se comporte plus comme avant. Bien sûr, la volonté d’agir de manière plus démonstrative (la visite du président russe sur les îles Kouriles a été suivie par des voyages d’autres dirigeants fédéraux qui n’y avaient jamais mis les pieds auparavant) a été en partie provoquée par la réaction japonaise. Plus Tokyo "interdit" aux dirigeants russes de visiter les îles, et plus l’envie de passer outre est forte. Mais en laissant de côté le facteur psychologique, l’activité accrue de Moscou est liée à l'élaboration d'une nouvelle politique en Asie, autrement dit dans la partie du monde qui deviendra, probablement, la principale arène stratégique du XXIe siècle.

Lors de sa visite de l’île de Kounachir, Dmitri Medvedev a probablement pu voir de ses propres yeux l’état socio-économique déplorable de ce territoire. On peut affirmer haut et fort l’intangibilité de la souveraineté de ses biens, mais posséder une telle "vitrine" dans le Pacifique témoigne de l’incapacité de la Russie de mettre en valeur son patrimoine. Et cela dans une région qui surpasse le reste du monde en termes de rythme et de qualité de la croissance, et qui inclut également la Chine qui met en œuvre une expansion économique globale. Il serait très regrettable qu'il s'avère que les visites des politiciens de Moscou avaient seulement pour but de remettre le Japon à sa place, et non pas d’accélérer le développement des Kouriles du Sud et d’y améliorer le niveau de vie.

Les relations entre la Russie et le Japon ont probablement atteint leur niveau le plus bas depuis la disparition de l’URSS. Cependant, aussi étrange que cela puisse paraître, on pourrait s’attendre à terme à leur amélioration significative. L’absence de perspectives dans l’approche actuelle de Tokyo est évidente pour tous, et le prochain gouvernement, que ce soit le nouveau cabinet du parti démocrate ou le retour des libéraux démocrates qui étaient au pouvoir jusqu’en 2009, devra choisir une autre tactique. La situation en Asie change rapidement, et au cours des prochaines années la nouvelle répartition des forces sera claire. D’autant plus que le renforcement de la Chine obligera le Japon et la Russie à chercher des moyens de renforcer leurs propres positions. Et c’est alors que le litige concernant les îles pourrait devenir multidimensionnel. Autrement dit, les parties commenceront à prendre en compte un éventail de circonstances stratégiques plus large. De cette manière, la marge de manœuvre ne sera plus aussi étroite qu’à l’heure actuelle.

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 9 Février 2011

Il fallait s' y attendre !

Alors que les chefs militaires Russes avaient planifié jusqu'à présent d'affecter un BPC de la classe Mistral construit en commun avec la France à la flotte du Nord et au théatre d'opérations Arctique et l'autre à la Flotte du Pacifique , ce sont desormais les deux premiers BPC de la classe Mistral qui seront affectés à la Flotte du Pacifique avec pour mission principale la défense des îles Kouriles face à une posture de plus en plus agressive du gouvernement Japonais sur cette question .

"Après leur construction, les Mistral équiperont la Flotte Russe du Pacifique", a indiqué  un interlocuteur du Ministère de la Défense Russe à l'agence Ria Novosti .
Selon lui, des fonds conséquents seront débloqués en vue de la modernisation de l'infrastructure des cités et des garnisons militaires dans la Région militaire de l'Est. La présence d'un BPC ne se résume pas en effet à elle même mais entraîne la présence de navires d'accompagnements et de protection comme des frégates de lutte AA et ASM , de submersibles et d'une aviation . La mission principale des deux BPC sera la protection des lignes de communications entre le Kamtchatka et les îles Kouriles .

 

"Il est prévu de remplacer le matériel et les armements ayant fait leur temps", a précisé la source, évoquant les unités déployées dans les îles Kouriles.


Afin de renforcer les troupes russes sur les îles Kouriles , la Russie envisage de les doter de nouveaux systèmes antiaériens, d'implanter une base aérienne dans la région et de mettre des vedettes lance-missiles à la disposition de la Flotte du Pacifique, a annoncé à RIA Novosti Igor Korotchenko, membre du conseil social auprès du ministère de la Défense.
"Afin de garantir la souveraineté russe sur les Kouriles […] il faudra y déployer deux batteries de missiles antiaériens S-400 Triumph  et un système de DCA Pantsir-S1, une batterie de défense côtière Bastion- P  avec des missiles antinavires Iakhont, ainsi que plusieurs radars susceptibles d'assurer un contrôle aérien total", a déclaré mercredi M. Korotchenko.

Il est persuadé que les aérodromes existant dans la région ont besoin d'être rénovés pour accueillir une base aérienne dotée de chasseurs polyvalents SU-35 et d'avions destinés à la lutte contre les sous-marins .

"La composante navale doit intégrer quatre à six vedettes lance-missiles et deux à trois corvettes", estime l'expert. © Ria Novosti

Comme le souligne le commentateur politique Piotr Romanov s'exprimant sur Ria Novosti  , cette modernisation est absolument nécessaire : Les forces militaires Russes stationnées  aux Kouriles ne représentent que 10% de l'effectif deployé à l'époque de l' URSS alors que le Japon n'a pas cessé de moderniser ces dernières années son unique division Blindée - la 7éme DB - deployée sur l'île d'Hokkaido aux cotés de la 2éme DI et d'autres unités avec le char lourd M-90  . [ voir carte ] et [ Lien ]

En déployant  les 2 BPC de la classe Mistral en Extrême-Orient , la Russie ne fait que rechercher la parité avec les moyens de projection de la force maritime d’autodéfense Japonaise constituée par les deux destroyers porte-hélicoptères de la classe Hyūga .

Les Forces d'auto défense Japonaises ménent d'autre part de nombreux exercices inter-armes avec les forces Etasuniennes du Pacifique sur cette île  à l'image des exercices Yama Sakura 57 en décembre 2009 .

 

Cette décision survient aprés une semaine marquée par la visite du Ministre de la Défense Anatoli Serdioukov aux Kouriles ,  plusieurs déclarations " souverainistes " du Président Medvedev sur ce dossier et surtout par une réthorique agressive de plus en plus virulente des chefs politiques Japonais contre la présence Russe sur ces îles et les visites de plus en plus rapprochées de chefs politiques et militaires Russes . Le point culminant a été atteint hier et une crise diplomatique majeure evitée de justesse avec des incidents Russophobes lors de la soi-disante  " Journée des territoires du Nord " ou un drapeau Russe a été profané , trainé par terre , recouverts d'inscriptions par des membres de l' Extrême-Droite revanchiste et révisionniste Japonaise .

  Le 7 février 2011, le jour où le Japon célébrait la journée des auto-proclammés  "territoires du Nord"  l'ambassade de Russie dans la capitale Nippone a reçu une balle par courrier, rapporte l'agence Kyodo, se référant à la police.

"Un employé de l'ambassade s'est présenté à la police avec le paquet sinistre lundi après-midi", indiquent les employés d'un commissariat de Tokyo.

Outre la balle, l'enveloppe contenait un message "les territoires du Nord sont une terre japonaise". © Ria Novosti

 

Les chefs politiques Japonais instrumentalisent le révisionnisme contre la Chine et brandissent le " Joujou Kouriles " comme un hochet devant leur opinion publique pour masquer leur incapacité à regler les problèmes intérieurs du  Kanikōsen - le " bateau-usine " -  Nippon qui vogue à la dérive comme un bateau ivre aux milieux des crises politiques et économiques depuis une dizaine d'années  :

Endetté à hauteur de quelque 200% de son Produit Intérieur Brut, le Japon a vu ainsi  l'agence de notation financière Standard & Poor's abaisser, fin janvier, sa note à long terme à AA-, la quatrième meilleure possible sur un total de 22, à cause de sa dette colossale. La réthorique revanchiste et révisionniste récurrente des chefs politiques Japonais à l'encontre de la Chine et de la Russie vise essentiellement à provoquer l'agitation de l' Extrême- Droite car les sondages d'opinions montrent que la trés grande majorité des Japonais ne se soucient pas de ces îles perdues - au point d'en ignorer leur existence -  il y a 60 ans apres la plus grande défaite militaire de l'histoire du Japon .

Desormais ce vibrillonement ochestré par les " traineurs de sabres " - de samouraïs -Japonais autour de la " question insulaire " aura a faire face - entre autres - aux " 44 000 tonnes de diplomatie " que la Russie va deployer dans la région ! Comme le souligne le vice-président du comité de la Défense de la Douma Igor Barinov : " Cette décision du Président Medvedev de réarmer les Kouriles va calmer  les " têtes brûlées  " au Japon "

et pour ce faire la Russie va " mettre les points sur les *i *" en déployant des équipements militaires là ou c'est nécessaire dans l'archipel .

  Le député Barinov a terminé son intervention en citant une phrase attribuée à Josef Staline  : " Les terres des autres on n'en a pas besoin , mais les nôtres nous ne les céderons jamais !  " .

 

Articles associés :

 - Kouriles -Realgeopolitik : Tokyo doit faire preuve de " réalisme " !

 - Dmitri Medvedev réaffirme la souveraineté Russe sur les îles Kouriles .null  null

.

 

 

 


null

 

  null

null


Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 5 Février 2011

Alors qu'une nouvelle visite d'un responsable Russe - celle du ministre de la Défense Anatoli Serdioukov le 4 février dernier sur les îles de Kounachir et d' Itouroup - a provoqué une réaction épidermique des chefs politiques Japonais , le MAE Russe a publiè en  réponse un communiqué qui conseille à ces responsables Nippons de ne pas " exploiter artificiellement la * question insulaire * " afin de permettre des  relations diplomatiques appaisées entre les deux états .

Le communiqué du MAE souligne que " Tokyo se doit d'adopter une attitude sobre et équilibrée face aux réalités territoriales objectives qui existent entre les deux états depuis la fin de la seconde guerre mondiale  et retranscrites  dans la charte des Nations-Unies " [ Lien ]  

 

La Russie va réarmer l'archipel des Kouriles

Dans le cadre d'une inspection dans la région militaire de l'Est , le ministre de la Défense Serdioukov s'est rendu sur les îles de Kounachir et d' Itouroup pour vérifier la préparation au combat de la 18e division d'artillerie déployée sur les îles Kouriles du Sud  et pour s'enquérir des conditions de logement et d'existence du personnel militaire et de leurs familles .

Le ministre a annoncé une modernisation des équipements en dotation au sein de cette unité :

"Nous prendrons des décisions appropriées dans le cadre du Programme militaire d'Etat à l'horizon 2020 dont la mise en œuvre commence en 2011. Nous prévoyons de rénover le parc de matériels et les armements de la division", a indiqué le ministre.[ voir video ]

 Il faut ici signaler qu'un des deux premiers BPC achetés par la Russie à la France sera deployé dans l'Extrême-Orient Russe sur la base de Vladivostock . Formée  en 1978 pour s'opposer à une opération amphibie de la VII éme flotte US sur les Kouriles , la 18e division d'artillerie est la dernière de son type issue de la SGM mais sous forme déclassée à deux régiments . On peut légitimement supposer que ce rééquipement se fera sur la base de canons automoteurs de type 2S19 Msta , de moyens de défenses côtiers Bastion-P , voir de systémes " Iskander " . Cette dernière hypothèse aménera certainement de " vives réactions " de la part de Tokyo .

  L'archipel est égalemment défendu par une escadrille équipée de Mig-29 basée sur l'île de Kounachir et des corvettes lance-missiles de la classe " Tarantul " effectuent des missions de souveraineté dans les eaux territoriales .

 

Au même moment le Président Medvedev dans une allocution au Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie a fait le bilan de sa visite de novembre dernier et a souligné que les habitants de l'archipel des Kouriles doivent bénéficier des mêmes standarts de développement que dans les autres régions de Russie . [ voir video ]

Outre le Président Medvedev et le ministre Serdioukov , le premier vice-premier ministre Igor Chouvalov, le vice-ministre de la Défense Dmitri Boulgakov et le ministre du Développement régional Viktor Bassarguine ont récemment visité l'archîpel .

 

Face à la " réalité " , une Russie de plus en plus présente économiquement et même militairement dans l'archipel des Kouriles , les chefs politiques Japonais se voient réduits à l'impuissance militaire corollaire de leur impuissance politique , à l'impuissance économique et se trouvent contraints à agiter le " joujou Kouriles " comme un hochet devant leur opinion publique à chaque visite d'un chef politique ou militaire Russe dans l'archipel .

De la même manière ces chefs politiques ont peu de leviers à leur disposition pour s'opposer aux investisseurs étrangers sollicités par la Russie développer l'archîpel  . Le 1er février 2011  le ministre du Développement régional de la Russie, Viktor Bassarguine , a transmis la liste des projets d'investissements prévus dans le cadre du programme fédéral "Développement des îles Kouriles d'ici jusqu'à 2015" à des  investisseurs sud-coréens potentiels.
Selon le ministre russe, le développement de l'énergie [ notamment l'utilisation des sources alternatives ] et de la pêche, ainsi que la création de nouveaux logements doivent être les axes principaux du programme .[ lien ]
Le seul levier dont pourrait disposer le Japon est de mettre en place des " sanctions " à l'encontre des firmes étrangères investissant dans l'archipel des Kouriles , mais peut il vraiment se permettre de recourir à de telles extrémités ?

Le ministre Japonais des Affaires étrangère, Seiji Maehara, espère infléchir la position

Russe sur les auto-proclammés "  territoires du nord" lors de sa visite à Moscou prévue le 10 février.

 

 

 

 

  

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 9 Janvier 2011

Selon un communiqué transmis à Ria Novosti par le Ministère Russe des transports , les opérations de sauvetage menées par le brise-glaces " Admiral Makarov " pour  libérer des glaces le chalutier "Берег Надежды " - " Côte de l'Espoir " ont commencé hier .

L'opération de sauvetage des bateaux piégés par les glaces dans la mer d'Okhotsk (Extrême-Orient) est rendue difficile par le mauvais temps, a   annoncé à RIA Novosti le porte-parole  du comité d'État pour la pêche Alexandre Saveliev.

" La glace épaisse de 0,5m, des rochers de glace épais de 2m, une tempête de neige soufflant à 20m/s ainsi qu'un froid de moins 23 degrés rendent difficile l'opération de sauvetage dans la mer d'Okhotsk", a indiqué le porte-parole

 

Un troisième brise-glaces Krassine est dépêché sur place pour libérer la base flottante Sodroujestvo et le réfrigérateur Bereg Nadejdy, ces deux bateaux étant trop larges pour la voie faite par un seul brise-glaces, a expliqué l'interlocuteur de l'agence . [ © Ria Novosti ]

  Les chenaux ouverts dans la banquise par les brise-glaces ont tendance à se refermer rapidement en raison d'une faible bathymétrie et des températures trés basses . L'arrivée sur zone du " Krassine " est prévue pour la fin de la journée de Dimanche .

 

.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 7 Janvier 2011

MOSCOU, 7 janvier – RIA Novosti

 

Le brise-glaces Amiral Makarov a poursuivi jeudi l'opération de sauvetage de trois bateaux avec plus de 500 personnes à bord coincés par les glaces dans la mer d'Okhotsk (Extrême-Orient) depuis le 31 décembre, a annoncé le ministère russe des Transports.

"Le brise-glace remorque le navire de recherche Professor Kiesewetter vers le secteur où la glace est moins épaisse depuis 16h30  heure de Moscou. Ensuite ce sera le tour du navire Bereg Nadejdy", a indiqué le service de presse du ministère.

Plusieurs bateaux - la base flottante Sodroujestvo, le cargo-réfrigérateur Bereg Nadejdy, le navire de recherche Professor Kiesewetter, les chalutiers Mys Elizavety et Anton Gourine - ont été bloqués par la mer gelée entre le 31 décembre et le 3 janvier. Le chalutier Anton Gourine a réussi à se libérer par ses propres moyens. Le Mys Elizavety a été dégagé des glaces par l'Admiral Makarov mercredi dernier.

Un autre brise-glace russe - le Magadan - participe aussi à l'opération de sauvetage. Les messageries maritimes de l'Extrême-Orient  [ site ] ont en outre dépêché jeudi matin le brise-glace Krasine dans la mer d'Okhotsk. Il arrivera à la baie de Sakhaline vers le 9 janvier.

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 2 Janvier 2011

MOSCOU, 1er janvier - RIA Novosti

 

L'opération de sauvetage des trois bateaux avec 555 personnes à bord piégés par les glaces dans la mer d'Okhotsk (Extrême-Orient) commencera le 2 janvier, une fois que deux brise-glaces les auront approchés, a annoncé samedi le ministre russe  des Transports Igor Levitine lors d'un entretien avec Vladimir Poutine.

"Trois gros bateaux se sont retrouvés dans une zone de banquise mouvante. La glace est épaisse d'environ 30  centimètres", a expliqué le ministre. "Deux brise-glaces vont à leur rencontre. Le Magadan doit arriver le 2 janvier (...) et le Makarov doit arriver sur les lieux dans la nuit du 3 au 4 janvier", a-t-il ajouté.

Selon le ministre, les personnes à bord des bâtiments ne sont pas en danger pour le moment, soulignant qu'ils avaient assez de vivres. L'un des trois bateaux est un navire-usine de pêche avec 348 personnes à bord.

  Article associé :

[ 1 ] COMBAT POUR LA VIE dans les glaces de l'Arctique

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 16 Décembre 2010

Dans son éditorial d'hier  , l'analyste militaire Ilya Kramnik de Ria Novosti confirme que le premier exemplaire du BPC de la classe Mistral qui sera livré à la  Russie - de nombreux experts tiennent la signature du contrat comme acquise avant la fin de l'année - sera destiné à l'Extrême-Orient :

 

Where will the Mistral serve?

 

 

 

 

It looks likely that the first ships of this class will be supplied to the Pacific fleet. The Defense Ministry also mentioned such plans, and reliable sources suggest that the basic infrastructure for these ships is under preparation in the Far East.

The deployment of this kind of vessel to the Pacific has every justification. The Asia-Pacific Region is increasingly becoming the focus of attention for the world's leading countries. It is the center of interests for such key players as Russia, the United States, China, Japan and India, because it concentrates the world's fastest developing economies and almost half the planet's population.

Clearly, naval theaters of operation, above all near Africa and South East Asia, will only gain in importance over the next few years as maritime trade, shelf development and fisheries all expand. The significance of oceans adjoining Russia is also set to increase - especially in the Far East, where the economic potential of local waters and shelf exists in close proximity with inter-governmental disputes - primarily over the Korean peninsula and regarding the Kuril Islands.

Stationed near the Kurils, a Mistral and similar ships could serve as a mobile base, providing effective support for troops stationed on remote islands. The equipment carried by a Mistral-class vessel can provide effective guidance to a disparate array of forces, even including ground units.

In addition, a Mistral-class ship can, like other ships in the same class, fulfill a wide range of other duties: from anti-piracy operations to search-and-rescue missions. A squadron of warships led by an LHA is capable of engaging in a low intensity localized conflict by landing troops and supporting them from the sea and air.

  

  

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 12 Novembre 2010

Hier, en Corée du Sud s’est ouvert le sommet du G-20, écrit vendredi 12 novembre le quotidien Novye Izvestia. Le retour en Russie du pavillon du célèbre croiseur Variag a marqué le point culminant de la visite du président Dmitri Medvedev. Toutefois, la relique n’est que ‘’ cédée ‘’ à la Russie, mais les autorités russes affirment que ce n’est qu’une formalité. Cela n’est dû qu’à la législation sud-coréenne stipulant qu’un objet du patrimoine historique ne peut être transmis.

Dmitri Medvedev, en clôturant sa visite en Corée du Sud, a participé à la cérémonie solennelle à l’ambassade de Russie, où Séoul a remis à notre pays le pavillon du célèbre croiseur Variag. Etant donné que conformément à la législation coréenne les objets du patrimoine culturel ne peuvent être transmis aux autres pays, le pavillon sera envoyé dans notre pays temporairement, pour une durée de cinq ans. Toutefois, la Russie affirme que ce n’est qu’une formalité et que le droit de détention sera automatiquement prolongé dans cinq ans. Le maire d’Incheon a remis le pavillon au commandant de la Marine russe Vladimir Vysotsky sous réserve que la relique soit périodiquement exposée en Corée.

‘’ La remise du pavillon a une signification symbolique à nos yeux, a déclaré Dmitri Medvedev. C’est la mémoire de l’acte héroïque de nos marins du Variag et également le symbole des nouvelles relations cordiales entre la Russie et la Corée. ‘’ Selon le capitaine de vaisseau Vladimir Piskaïkine, adjoint du commandant de l’unité des bâtiments lanceurs de missiles, le fameux pavillon sera escorté par la garde d’honneur sur le croiseur contemporain Variag, qui mouille actuellement dans ce port de Corée du Sud, puis sera transporté dans le port de Fokino, qui se trouve à 130 kilomètres de Vladivostok. La relique s'y trouvera jusqu’à nouvelle ordre. ‘’ Il serait approprié d'exposer le pavillon au Musée naval central de Saint-Pétersbourg ‘’, a déclaré M. Piskaïkine.

 

 

Source : Novye Izvestia via Ria Novosti .

 

Note de l'Editeur :

Le croiseur " Variag " s'est rendu célébre lors de la bataille de la Baie de Chemlupo au début de la Guerre Russo-Japonaise de 1904-1905 .

Dans le contexte actuel des tensions territoriales entre la Russie et le Japon à propos des îles Kouriles on mesure parfaitement la portée de la démarche Coréenne .

 

 



Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 8 Novembre 2010

Les tentatives de " Japonisation " par le Yen ayant échouées ...

 

TOKYO, 8 novembre - RIA Novosti

 

 

 

La position du Japon dans les négociations avec la Russie sur le sort des quatre îles russes des Kouriles du Sud se complique en raison des investissements croissants opérés par la Russie, a annoncé lundi le ministre japonais des Affaires étrangères Seiji Maehara en intervenant au parlement.

"Nos territoires du nord [ les îles russes des Kouriles revendiquées par Tokyo - ndlr ]  sont "russifiées". Cela rend les négociations sur le différend territorial beaucoup plus compliquées. Et dans cette perspective, nous avons l'intention de nous attaquer à ce problème", a déclaré le ministre.

Il a expliqué que la Russie investissait activement dans cette région, rendant de plus en plus problématique l'utilisation du soutien économique prôné par le Japon.

Le problème des quatre îles des Kouriles du Sud est souvent évoqué par les hommes politiques japonais après la visite récente du président russe.
Le président Medvedev s'est rendu le 1er novembre sur l'île Kounachir, suscitant la colère du Japon. Moscou a qualifié la réaction japonaise d'inadmissible.

Il s'agissait de la première visite d'un chef d'Etat russe dans les îles Kouriles du Sud qui sont au centre d'un litige territorial entre  Moscou et Tokyo depuis 1945. Le Japon estime que les îles Shikotan, Itouroup, Kounachir et Habomai ont été rattachées illégalement à l'Union soviétique à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Ce différend empêche la signature d'un traité de paix entre les deux pays.

 

 

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0

Publié le 3 Novembre 2010

Le Fig publie ce jour une carte sur les prétentions territoriales Japonaises .

 

Etude :

La politique de la sphère de coprospérité de l'Asie Orientale sur Stratisc .

 

Bibliographie :

 Japan baut sein Reich - Karl Haushofer

Japan in der welt - Anton Zischka

La guerre pour le Pacifique - Gregory Bienstock

Voir les commentaires

Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

Repost0