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Publié le 15 Mars 2009

En parcourant le " Dictionnaire de géopolitique " d'Yves Lacoste , je suis tombé sur l'article  " Guadeloupe " ( situé à côté de Groenland........................... )

L'auteur y écrit :
" Il eut été possible d'instituer une région Antilles comprenant la Guadeloupe et la Martinique . Mais de vieilles rivalités opposaient les deux îles . La métropole eût accordé plus d'importance à la Martinique , et , surtout les Guadeloupéens en majorité , s'estimet méprisés par les Martiniquais qui sont en majorité des métis . De plus , il existe une différence dans la formation sociale des deux  îles , pourtant toutes deux trés marquées par l'héritage colonial des planations esclavagises . Pendant la Révolution Française , la Guadeloupe connut de luttes violentes , ce qui ne fut pas le cas de la Martinique , alors contrôlée par les Anglais " ( 1794 ) .
Avec le soutien des révolutionnaires envoyés de métropole par la Convention , les esclaes noirs se révoltérent en 1793-1794 contre les planteurs Blancs de la Guadeloupe .
Le groupe que formaient ces derniers fut anénanti , beaucoup s'enfuirent , à Cuba notamment .
Voilà pourquoi le groupe des békés ( planteurs balncs martiniquais " , dont le rôle est resté si important en Martinique , n'existe pas en Guadeloupe .

Le métissage y est beaucoup moins important . C'est ce qui explique que les dirigeants économiques et les capitaux d'origines métropolitaines ( sociétés anonymes , etc ) ou martiniquaise soient  extérieurs à l'île . Par ailleurs , les souvenirs des luttes très dures de 1793-1794 et de 1848 , à laveille de l'abolition de l'esclavage , restent trés vivaces parmi les Gaudeloupéens " 

Ceci m'amène à me poser les questions suivantes :

1- Nous aurait on menti ? ( sur la " continuité historique " entre les familles de planteurs esclavagistes et les " blancs " propriétaires de supermarchés ou de rhumeries de notre temps )

2- Pourquoi Lacoste n'a jamais été cité par les journalistes lors des derniers " événements " dans les Antilles ?

3 - N'y a t'il pas abus de language lorsque l'on parle de " Békés " en Guadeloupe , un abus soigneusement entretenu par le LKP et les mediats  ?

4 - Lacoste commet il une erreur dans son analyse ?

Finalement , un " Dictionnaire de Géopolitique " , que ce soit celui de Lacoste ou de Chauprade , c'est un peu comme le Bled ou le Bescherelle !
Il faut toujours l'avoir sous la main !



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Rédigé par DanielB

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Publié le 14 Mars 2009

Tous les mediats en parlent c'est pourquoi mon blog ne pouvait  pas laisser passer l'information : L'Occident " fête le jubilé de l'Hégire du Dalaï-Lama en Inde . Sans verser dans le pathos Dalaïlamaiste ou drouâdelômiste , je vous propose de rédécouvrir  l'operation de restauration de l'ordre constitutionnel au Tibet par l'Armée Populaire de Liberation au travers d'une " BD " oubliée . Ne voyageant pas malheureusement  avec  ma bibliothèque d'adolescent , je ne pourrais vous en montrer des extraits que dans cinq ou six semaines .La " BD ouliée " est tirée de la série " Aymone " parue dans le journal " SPIROU " entre 1975 et 1977.


Aymone est une jeune et ( trés ) jolie Antilliaise  du XVIe siècle. Un bracelet magique lui permet de voyager dans le temps.
Dans trois de ses aventures , Les louves du toit du monde , l'otage des neiges et l'Hiver de la trongue traque elle se trouve plongée , au sein d'un groupe de terroristes Tibetains , au milieu de l'operation de rétablissement de l'ordre constitutionnel au Tibet .
C'est ainsi qu'elle concourt à la destruction par engloutissement d'un convoi mécanisé de l'APL en faisant sauter un bouchon de glace retenant un lac .

Bien sûr le ton des aventures est pro-insurectionniste mais les sinophiles seront aussi comblés !
Je pense en particulier à la " commissaire Su " envoyée par Pekin pour remonter ,  manu militari , le moral parfois défaillant des soldats de l'APL .
Celle ci est vénéneusement sexy avec sa silhouette élancée , son chignon , son rouge à lèvres provoquant et sa cravache .Je la trouve particulièrement avenante lorsqu'elle observe négligemment le bombardement du Potala par l'artillerie de l'APL , fume-cigarette à la bouche , talons hauts , une longue robe de soirée échancrée laissant apparaître ses jambes longilignes .....................
Ceci dit , elle est tout aussi ravissante lorsqu'elle " interroge " ( avec sa cravache ) en hurlant un rebel Tibetain ou la malheureuse Aymone , en tenu d'officier de l'APL avec " col Mao  "ad-hoc .
Je suppose que c'est la moiteur des salles d'interrogatoire qui lui fait parfois déboutonner sa veste pour laisser poindre son anatomie que l'on suppose aussi généreuse que celle d' Aymone . D'ou peut être le titre ?
En attendant de vous livrer une ou deux planches , et d'admirer les magnifiques jambes de la commissaire Su , je vous propose d'admier celles d'Aymone , de visionner un sketch de Pierre Dac et Francis Blanche et un extrait de" Les Chinois à Paris  "








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Rédigé par DanielB

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Publié le 12 Février 2009

Je vous en ai parlé dans mon dernier article . Mon épouse vient de l'acheter et j'ai pu trouver un petit quart d'heure pour le feuilleter et vous en parler .En ésperant de trouver deux ou trois heures pour le lire et le commenter  sur ce blogue ..............
Même si vous n'êtes pas " passionné " de géopolitique ou de géostratégie , que vous gardez de ( trés ) mauvais souvenirs de vos cours d'histoire-géo * ,
voilà un livre qu'il FAUT lire ne serait ce qu'en temps que citoyen-îlote " spectacteur du théatre d'ombres de marionettes , pendant que les véritables décisions se prennent dans l'ombre "  ( Robert Broucard - Les dessous de l'Intelligence Service- 1924  )
Dés l'introduction , les auteurs nous replacent dans l'actualité : La pésence chaque jour plus meurtrière de nos troupes en A-stan  fait désormais de la France , volens nolens ,  un des acteurs du " Grand Jeu " .
Les auteurs  replacent aussi dés le début de l'ouvrage la rivalité actuelle et celle du XIX eme siècle dans le cadre de la thèorie géopolitique du " Herthland " de MacKinder .
Puis c'est un voyage dans l'espace et le temps qui nous retrace l'histoire de l'Asie Centrale , la naissance de la rivalité Russo-Anglaise dans cette région et de continuelles mises en perspective historiques ( Guerre de Sécession , Guerre des Boers ) .
Les auteurs adoptent la thèse de
Mikhail Leontiev dans sa série " Bolchoya Igra protiv Rossiya " diffusée sur la première chaîne Russe à l'automne 2007 et en Aout 2008 aprés la guerre dans le Caucase ) qui considére
que le " Grand Jeu " s'est poursuivi durant la première guerre mondiale , les années 20-30 , la seconde guerre mondiale et la " Guerre froide " , tous ces épisodes n'étant que des batailles , perdues ou gagnées par l'un des belligérents , de cette " guerre de deux cent ans  " qui oppose la Russie au monde Anglo-Saxon .
Les auteurs vont jusqu' à adopter sa thèse , celle des historiens Russo-Soviétiques , sur l'implIcation des Sr Britanniques dans le meurtre du diplomate Griboyedov à Téhéran en 1829 lors d'une " émeute anti-Russe " .
Notre théatre d'opérations n'est pas oublié puisque les rivalités en Asie-centrale pour la maîtrise des réserves énergetiques et des corridors d'acheminent est mis en relation avec les projets d'expansion Russes sur le plateau continental arctique , avec le gisement de Shtokman et le gazoduc " Nord-Stream " en particulier .
Le ton de l'ouvrage est neutre , et ceci est certainement du à l'influence modératrice de Jacques Sapir sur Juliette le Doré [ Doctorante de l'Université Libre de Bruxelles ou officie la Russophobe Aude Merlin - HRW - OSCE ] .
Les auteurs n'hésitent pas à parle de " propagande Russophobe " et " d'instrumentalisation de la Russie comme épouvantail " pour parler de la presse Franco-Britannique du XIX eme siècle . La présence de troupes Etazuniennes , Françaises , Anglaises et Japonaises en 1919 sur le territoire de la Russie étant qualifié d' " interventionisme " . De la même manière , les auteurs donnent un satisfecit à la position et à l'analyse
d'Evgueni Primakov sur les relations Russo-Etazuniennes de ces dernières années , surtout aprés le " 11 septembre " .
Enfn , un point de vue que je partage entièrement , les auteurs en appellent à un accord entre l'OTAN et l'OCS sur
le modèle de la convention Anglo-Russe de 1907 pour stabiliser la région .

L'aspect culturel du " Grand Jeu " (Le Kulturkampf ) n'est pas oublié puisque son influence sur la peinture , avec notament l'oeuvre du " peintre du Grand Jeu "
Vassili Verechtchaguine , le roman et le cinéma en Russie-Urss , en Angleterre , en Inde et aux Etazunis est passée en revue de manière systèmatique .

Un grand merci à ce collectif pour leur honneté intellectuelle ! Le premier " Grand " ouvrage en Français sur ce sujet n'aurait pu être qu'une copie de la propagande Anglo-Saxonne . Voilà un livre qu'Aymeric Chauprade , si
scandaleusement sanctionné par notre sinistre de la " Défonce Nationale " , et Richard Labèvière , viré comme un malpropre par la " Reine Christine " , auraient pu écrire . Notre pays compte encore des " esprits libres " , rendons leur hommage !


* Mon fils vient de me le " piquer" pour préparer son épreuve du Bac ........................


 





Le site officiel du film" Le Gambit Turc " de l'écrivain Russo-Géorgien Boris Akounine . Vous pouvez suivre les aventures d' Eraste Pétrovitch Fandorine , le Héros du " Gambit Turc " aux " Presses de la cité"
Je vous conseille aussi " Michel Strogoff"  et le film de Victor Tourjansky "Le triomphe de Michel Strogoff" , tiré de l'oeuvre éponyme de Jean-Jules Verne , avec Curd Jürgens et Capucine . L'action se situe en Asie Centrale avec une magnifique charge de cavalerie contre une forteresse Turkmène ou Ouzbèke .



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Rédigé par DanielB

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Publié le 10 Février 2009

Abstract : The " Great Game " as it was named by Rudyard Kipling , the " Tournament of the shadows " as it is known among Russian geopoliticians continues to be played in Central Asia . Le last ace is Russian : The closure of Manas air base in Kirghizstan . A new book by a team of French geopoliticians describes the Anglo-Russian rivalry , mostly unknown to French speakers .
Rudyard Kipling said *  The Great Game will finish when everybody will be dead *  , Adam Zad , " the bear that walks like a man " still lives !

Toujours d'actualité avec la fermeture programmée de la base de Manas !


Ce que l'on appelle le Grand Jeu a opposé, au XIXe siècle, les intérêts géopolitiques Russes et Anglais, notamment en Asie centrale, et est considéré comme un épisode majeur des relations internationales de cette époque.
Pratiquement inconnu en France, à l'exception de quelques spécialistes, le Grand Jeu s'avère pourtant fondateur et son impact sur les représentations politiques dans les élites russes, britanniques, américaines, mais aussi indiennes et chinoises ne doit pas être sous-estimé. Mais ce que les Anglo-Saxons ont baptisé le "Grand Jeu" et les Russes le "Tournoi des ombres", c'est aussi une incroyable épopée, presque romanesque, qui a fait émerger une galerie de portraits d'aventuriers, d'explorateurs, de militaires et d'espions qui ont inspiré la littérature comme le cinéma.
Aujourd'hui, le Grand Jeu redevient d'une brûlante actualité.

Les affrontements, plus ou moins secrets, qui ont lieu en Asie centrale et autour de la mer Caspienne renvoient à ceux du XIXe siècle. De nouveau, l'Afghanistan et ses marges deviennent l'objet de toutes les convoitises, des lieux d'affrontements par personnes interposées et la scène de complots multiples. Une histoire à découvrir, dont la connaissance, dans toutes ses dimensions, historique, mythique et politique, s'avère plus que jamais utile pour comprendre les enjeux contemporains .



Jacques Piatigorsky , Jacques Sapir , Collectif , Juliette Le Dor , Sergueï Dmitriev
Paru le: 21/01/2009
Editeur : Autrement
ISBN : 978-2-7467-1088- 7

Note de l'Editeur : L'illustration de couverture doit certainement être de Vasily Vereshchagin : " Soldats Russes aupres des remparts de Khiva " .
Le journaliste Mikhail Leontiev a diffusé à l'automne 2007 , puis en Aout 2008 , une série intitulée " Le Grand Jeu contre la Russie " qui reprend depuis 1788 l'historique de cet affrontement
le lien vers le site en Russe de Wikipédia consacré au " Grand Jeu "

 

 



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Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 16 Janvier 2009

 

Voilà un ouvrage , conseillé par Alexandre Latsa sur son site , qui promet d'être décapant . Je vais de ce pas aller chez mon libraire préféré pour le lire et vous le commenter . J'espère que notre " ami " Robert " Bob " Amsterdam saura l'apprécier à sa valeur . Il nous ramène à un débat déja entammé sur ce blogue :De l'" universalisme " des drouâdelôms .

« Démocratie à la russe » est un ouvrage passionnant. Jean-Robert Raviot, maître de conférences à Nanterre et à Sciences-Po, y procède à un froid décryptage de la vie politique russe. Avant de nous livrer à une comparaison décapante avec la « démocratie à l’européenne », livrons-nous à quelques explications :

En moins de vingt ans la Russie est passée du « parlementarisme balbutiant de la fin de l’empire » à la « démocratie présidentialiste post-soviétique » (1) et les Russes sont rapidement devenus des adeptes de l’ « athéisme démocratique » (2), sceptiques sur les élites qui les représentent.

Le nombre des partis siégeant au Parlement n’a cessé de se réduire : dix dans la chambre élue le 12 décembre 1993 ; quatre seulement dans la Douma d’Etat élue le 2 décembre 2007.

Le vote « de conviction » ou « d’élimination » qui marquait les scrutins du début des années 1990 a cédé la place à un vote « clientéliste » et d’ « allégeance » (3), un « vote d’allégeance » qui s’est porté, en 2007, à 70% sur Russie Unie, la grande force centrale, « centriste », qui a émergé, puis s’est imposée, comme force dominante en renvoyant sur les marges extrêmes les libéraux et les communistes. Pour Russie Unie, « la démocratie est au service de la souveraineté nationale et de la puissance » (4) ; la démocratie vise moins à « être représentative que constructive ».

C’est ainsi que la Russie est devenue avec Russie Unie un pays à parti dominant. Cette situation était déjà connue auparavant dans d’autres pays réputés démocratiques tels que le Japon, avec le Parti libéral-démocrate depuis 1945, Taiwan, avec le Kouo-Min-Tang de 1950 à 1991, le Mexique, avec le Parti révolutionnaire institutionnel de 1930 à 2003, et la Suède, avec le Parti social démocrate de 1932 à 1976.

Bien sûr, la tentation est grande dans les médias occidentaux de condamner l’évolution de la Russie dont la vie politique s’éloignerait à leurs yeux de l’idéal type de la démocratie. Jean-Robert Raviot ne cède pas à ce confort intellectuel facile. Bien au contraire, il se plaît à souligner – horresco referens – les points de convergence entre la démocratie post-soviétique et la post-démocratie européenne :

– l’inégalité d’accès aux grands médias ;
– la vie politique qui se transforme en feuilleton télévisé à épisodes ;
– le débat politique simplifié à l’extrême et n’ayant qu’une incidente réduite sur la délibération ;
– le changement des modes de scrutin ;
– la lutte contre l’ « extrémisme » pour mobiliser ses partisans et déconsidérer son opposition : certes, en Russie ce sont les « libéraux » qui jouent le rôle d’ « extrémistes » dévolu en Occident aux « nationaux », mais la mécanique de manipulation de l’opinion est la même ;
– la dictature du politiquement correct même si le politiquement correct n’est pas le même à l’est et à l’ouest : c’est le patriotisme en Russie (Russie Unie se définit comme « le parti de la réussite, du redressement national ») ; c’est le mondialisme et l’antiracisme en Occident (où l’on veut construire « une humanité hors sol et hors histoire », selon Marcel Gauchet) ;
– des procédures électives qui dans les faits visent moins à permettre au peuple de choisir ses dirigeants qu’à assurer une légitimité à l’élite au pouvoir.

A rebours du « démocratiquement correct », Jean-Robert Raviot estime finalement que loin « d’accuser un quelconque retard la Russie post-soviétique est au contraire en avance sur son temps » (5). Et d’enfoncer ainsi le clou : « Le vernis de la modernité démocratique triomphante craque et les innombrables faux-semblants politiques de l’Occident apparaissent en pleine lumière. Aux Etats-Unis, le césarisme et le népotisme, qui constituent depuis toujours la part d’ombre du système politique, se manifestent avec une évidence sans pareille. Le « phénomène bureaucratique » se déploie avec un systématisme presque caricatural dans la « construction européenne ». Les préceptes du « politiquement correct » ont partout pris les apparences d’une nouvelle religion civile officielle. Les clientélismes de toute nature semblent constituer les vrais arcanes de la décision politique. La connivence des fortunes privées et des pouvoirs publics semble devenir la règle et la possession d’un patrimoine important est la clef du succès d’un nombre croissant d’entreprises de conquête du pouvoir politique. Enfin, l’impératif de sécurité est invoqué à l’appui de dispositions généralement plébiscitées qui substituent progressivement un état d’exception permanent à l’ordre constitutionnel. A l’heure où les recettes de la « gouvernance » se substituent à l’art du gouvernement des hommes, « la démocratie occidentale redescend du piédestal sur lequel l’histoire de l’après-1945 l’avait placée dans une comparaison, forcément avantageuse, avec les totalitarismes national-socialiste et communiste (6) ».

Les Occidentaux jugent sévèrement la démocratie à la russe au regard de l’idéal démocratique. Mais la démocratie à la russe renvoie en miroir à l’Occident la vision de sa propre réalité, toujours plus éloignée des grands principes censés la fonder.

Et pourtant l’Occident continue à s’ériger en donneur de leçons alors même qu’il est plus que douteux que les chefs politiques occidentaux bénéficient auprès de leur peuple d’une estime et d’une popularité réelles aussi flatteuses que celles dont bénéficient Vladimir Poutine et Dimitri Medvedev !

Guillaume Bénec’h pour Polémia le 08/12/08

(1) « Démocratie à la Russe », p. 5.
(2) Op. cit., p. 8.
(3) Op. cit., p. 48.
(4) Site Internet de Russie Unie, cité dans « Démocratie à la russe », p. 10.
(5) Op. cit., p. 118.
(6) Ibid.Jean-Robert Raviot, « La Démocratie à la russe », Ellipses, avril 2008, 160 p., 17,10 euros

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Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 7 Janvier 2009

Alors que le conflit gazier fait rage une fois de plus  entre l'Oukraïne et la Russie , les norpois de la géopolitique avancent " LA solution " pour se défaire du " chantage Russe " : Développer la liquéfaction du gaz pour que cette ressource suive les régles du marché " spot " des hydrocarbures et ne soit pas victime de la " menace d'un cartel " .Une " solution " qui n'en est pas une toutefois !
Tout d'abord ce marché est " volatile " pour employer le terme ad-hoc et sans mauvais jeux de mots . La Grande Bretagne vient d'en faire l'amère expérience ces dernières 48 heures avec l'augmentation de prés de 25% du prix du GNL sur ce marché spot .
C'est peut être ce qui explique le " tir de barrage " du " yellow journalism " Britannique contre la Russie et les états Européens qui font preuve d'indépendance d'esprit dans ce dossier .
Ensuite la liquéfaction du gaz est un " fil à la patte " en moins pour les pays producteurs . La Russie lassée par les atermoiments Européens sur le projet NORD-STREAM envisage ainsi de remplacer ce gazoduc  à destination de l'Europe par des stations de liquéfaction du gaz afin de pouvoir livrer le gaz issu des gisements de l'Arctique ( Shtockman , Yamal ) au Canada ou à la Chine .
Une cargaison de GNL , à contario d'un contrat de livraison par conduites , peut en effet être détournée  en haute mer selon les conditions du marché .

Cette analyse met en évidence le danger de cette politique , pour lesEtazunis en l'occurence :
" If the U.S. continues to pursue a heavily LNG-dependent strategy, in another 5 to 7 years, up to several BCf per day of expected U.S. NG supply may be vulnerable to being diverted at any time to any of a number of other major markets around the world.

The sudden shut of nuclear units in Japan, for example, or the rupture of a major NG pipeline in Europe, and the subsequent diversion of LNG originally expected to be delivered to the U.S. to those markets, might suddenly reduce the NG supply available to the U.S. market not just by a few cargoes but by 3, 4 or even 5 BCf a day – at least unless U.S. purchasers were willing to engage in a bidding war in which they outbid every other purchaser in the world for limited available supplies of LNG. "


Nos " liquéfactionnistes " , souvent issus d'organismes neo-atlantistes comme l'European Council on Foreign Relations , oublient de nous parler de ce aspect du problème .

Un passage au ' tout GNL " ou un détournement des flux gaziers actuellement acheminés par conduite nécessite en outre le développement d'infrastructures ( station de liquéfaction et regazéification ) et d'une flotte de navires qui représentent  des investissements considèrables , parfois sans commune mesure avec la construction d'un gazoduc fut-il sous-marin .
Des infrastructures couteuses et pour l'instant limitées au niveau des terminaux d'exportation  , une demande sans cesse croissante malgres la crise , cette " bonne solution  " pourrait à terme provoquer un cout et une dépendance supérieure pour nos économies Européennes à celle du pétrole .
Enfin la recrudescence de la piraterie ,  et des menaces terroristes rend problématique une dépendance totale sur ce mode d'approvisionnement qui passe par les endroits les plus exposés



Un des premiers livres évoquant cette menace , une de mes lectures d'adolescent , fut " COPLAN prend le large " de Paul Kenny en 1972 .
Francis COPLAN est chargé de surveiller la livraison de gaz Algérien en provenance du terminal d'Arzew à bord d'un méthanier de construction Française et à destination du terminal méthanier du HAVRE , le " Faraday "  . Nous sommes alors au balbutiements de cette technologie  en grande partie d'origine Française .
Au milieu du voyage des fuites de gaz apparaissent et contraignent le capitaine du navire à brûler son gaz au travers de torchères . Les commandes internationales de méthaniers aux chantiers navals Français sont annulées . Finalement tout est bien qui finit bien et la fiabilité de cette nouvelle technologie est prouvée : Un navire , au service d'une " puissance étrangère " ( 1 ) , qui avait croisé la route du méthanier avait crévé la fine enveloppe isotherme du méthanier au moyen d'un rayon laser .

 


Plus sérieusement , encore qu'une telle menace n'est pas à écarter dans le contexte actuel des luttes pour le contrôle des ressources energetiques et de voies de communication , le danger du " tout GNL " et des menaces terroristes est pris au sérieux par les principales agences de sécurité et de renseignement mondiales . Un aspect du problème totalement occulté par nos merdiats qui se complaisent dans leur Russophobie et Poutinophobie rabique .
Ceux ci réfutent et occultent une solution pourtant elle aussi simple ; Une alliance énergetique Russo-Européene en dehors de toute influence étrangère , et particulièrement d'inspiration Atlantiste ,  qui garantirai à la fois la sécurité d'approvisionnement de l'Europe et un prix juste du gaz pour la Russie .

Un excellent site , en Anglais , fait le point sur la menace terroriste contre la chaîne du GNL , depuis les plateformes d'exploitation jusqu'aux terminaux gaziers situés à proximité des zones urbaines .



 null


Un seul petit litre de méthane, liquide, convenablement réchauffé, libère 600 litres de gaz pur. Lequel, mélangé à un volume d'air six fois plus grand, engendre un fluide hautement combustible. Détonnant. Celui dont les mineurs ne prononcent le nom qu'avec de l'épouvante au fond des prunelles : le grisou !
Dans quelques jours, le « Faraday » transporterait 150000 mètres cubes de méthane. Soit de quoi fournir, approximative-ment, 630 millions de mètres cubes d'un mélange explosif.
Bien sûr, cette phénoménale quantité d'énergie était sévèrement domestiquée, contrôlée, emprisonnée. Mais le méthane n'était pas seul en cause.



( 1 ) Au début des années 70 , on se demande quelle " puissance étrangère " desireuse de contester une indépendance energetique Française poUvait opérer en toute impunité sur l'axe Arzew - Le Havre ?



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Publié le 2 Janvier 2009

Cuba fête le jubilé de la victoire des " Barbudos " ! [ Non ! Je ne vais  pas vous parler d'Artur Chilingarov ...................]
Juste pour vous signaler un petit chef d'oeuvre , et là je pense que le mot est faible : L'analyse que fait Yves Lacoste dans la collection " Herodote " de l'odyssée de Fidel Castro et de ses compagnons dans la Sierra Maestra :
" Strategies autour de  la Sierra Maestra " démontre au travers d'une analyse sociologique , historique , geographique ( climat , vegetation ) et de l'interaction de ces phènomènes que la " victoire " de Fidel Castro a tenu au choix ( probablement du au hasard plus qu'à une reélle reflexion ) d'une vallée en particulier pour pénétrer dans la Sierra Maestra . Si les paysans de cette vallée en voie d'érosion du fait des cyclones tropicaux auraient été plus aisés , Fidel Castro y aurait probalement trouvé des délateurs plutôt que de futurs compagnons d'armes .

Si vous trouvez ce bouquin ( Librairie François MASPERO - Paris - 1980 ) ISBN 2-7071- 1152- X ; LISEZ LE !
De la même manière , vous pouvez trouver une  explication geographique et sociologique  de l'échec de son compagnon Che Guevara en Bolivie dans l'article  de Thomas Varlin, "La mort du Che Guevara  Les
problèmes du choix d'un théâtre d'opérations en Bolivie"- Hérodote  no. 5 - 1977 - p. 39-81

 



 

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Publié le 22 Décembre 2008

Jules Verne , ce célèbre autour de romans d'anticipation Français , a écrit plusieurs romans ou nouvelles ayant pour cadre le Nord , les Pôles . Parmis les plus célèbres il y a " Les aventures du capitaine Hatteras " et " Sans Dessus-Dessous " .
Je vous invite à lire " Sans Dessus-Dessous "à cette adresse , ou l'on retrouve l'équipe du " Gun-Club " [ " De la Terre à la lune " - " Autour de la lune " ] .
C'est assez croustillant et tout à fait dans la problèmatique de ce blogue : Le partage des richesses arctiques  . On ' n' y parle pas de pétrole mais de charbon car l'action se situe à la fin du XIX eme siècle . A méditer en tout cas !
  La " chute " est savoureuse à souhait .  Je vous laisse l'apprécier .

" Or, en cette année 189., le gouvernement des États-Unis eut l’idée fort inattendue de proposer la mise en adjudication des régions circumpolaires non encore découvertes – régions dont une société américaine, qui venait de se former en vue d’acquérir la calotte arctique, sollicitait la concession.

Depuis quelques années, il est vrai, la conférence de Berlin avait formulé un code spécial, à l’usage des grandes Puissances, qui désirent s’approprier le bien d’autrui sous prétexte de colonisation ou d’ouverture de débouchés commerciaux. Toutefois, il ne semblait pas que ce code fût applicable en cette circonstance, le domaine polaire n’étant point habité. Néanmoins, comme ce qui n’est à personne appartient également à tout le monde, la nouvelle Société ne prétendait point „prendre” mais „acquérir”, afin d’éviter les réclamations futures."



Je reviendrais à l'occasion si j'ai le temps sur une " lecture geopolitique " des romans de Jules Verne au travers des alliances de l'époque et de la manière dont sont dépeintes les différents nationalités . " Michel Strogoff " par exemple est interessant à analyser si l'on sait que l'editeur de Jules Vernes , Hetzel , a commis " Maroussia " , une nouvelle exhaltant le nationalisme Oukrainien face à l' " oppression " Moscovite . " Keraban le têtu " est interresant à l'aune des tensions actuelles en Mer Noire et dans le Caucase .






Le " Théme de Nadia " de la serie " Michel Strogoff " de 1975 . Co production typique des années 70 , Franco- Germano -.................- Sovietique , cette série introduit des critiques societales à peines effleurées dans le roman : Personnalité controversée du Grand-Duc , sort des exilés politiques en Sibérie , conditions des mineurs clandestins d'or et parfois une " sympathie " pour la " cause " des Tatars en révolte contre la Russie .
Les deux journalistes Français et Anglais apparaissent à la fin comme des observateurs militaires .
Lors de la première guerre de Tchétchénie en 1995 , les principales chaînes Européennes rediffusérent ce feuilleton , un hasard ?







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Publié le 6 Décembre 2008

Un lecteur de mon blogue m' a contacté à propos du livre qu'il a écrit  , Prières Polaires, il y a quelques semaines. C'est un recueil d'images et de textes qu 'il a  réalisé  lors de différents voyages, notamment au Spitzberg. il 'y parle en mots et en images de la beauté et de la fragilité de ces territoires.
Voilà son site :
http://www.prieres-polaires.org/

Ps : Je ne touche aucune commission !

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Publié le 29 Novembre 2008

Tout le monde connaît plus ou moins , ne serait ce qu'au travers du film de Serguei Eisenstein , " La bataille des Glaces " qui a opposé le  5 avril 1242 sur les rives du lac Peipous les forces " Russes " d'Alexandre Nevsky aux Chevaliers Teutoniques .

La  revue " Champs de Bataille" publie dans son dernier numéro un EXCELENTISSIME article consacré à cette bataille sous la plume d'un jeune universitaire titualire du CAPES et , esperons le , bientôt agrégé : Stephane Mantoux .

 

J'ecris excellentissime car à contrario de certaines revues comme " Historia " l'auteur ne se livre pas à des " reductio ad Hitlero " ou des " reductio ad Stalino " à longueurs d'articles comme le fait , par exemple , Mme Veronique Dumas dans son article consacré à " L'europe apres 14-18 " evoquant l' attitude des ( autoproclamées ) " democrassies occidentales " face à la Russie du premier ministre Poutine lors du conflit dans le Caucase cet été .

Avant de se consacrer à l" histoire bataille " proprement dite ,  Stephane  Mantoux  se livre à une analyse compléte des forces en présence et plus particulièrement des forces d'Alexandre Nevsky qui , si l'auteur n'evoque pas cette thèse , montre que la " bataille des glaces " fut un " Choc des Civilisations "dans le sens Huttingtonien du terme  .

L'auteur defriche aussi une zone qui ne semble pas particulièrement interesser les historiens Français , ou auto-proclamés tels , au delà de l' " image d'Epinal " : Les armées * Russes " du Moyen-Age .

Un sujet sur lequel on aimerait avoir l'avis de Mme Dumas qui y trouverait certainement un lien avec la Waffen SS .

 

 

Si l'on analyse la composition des troupes d'Alexandre Nevsky présentes à la " Bataille des glaces " on constate que celles ci sont multi ethniques et multi confessionelles à l'image des armées des Tsars Russes , de l' ex Armée Rouge , de l' Armée Sovietique et de l'Armée Russe contemporaine .

D'une part il y a les milices communales , les levées paysannes et la druzhina du kniaz ( prince ) local  : Elles sont constituées par les Finno-Slaves Orthodoxes de la region de Novgorod .

 

Viennent ensuite les levées tribales aupres de ceux qui deviendront les " Petits peuples " de la Federation de Russie : Ves , Korels , Careliens mais aussi des peuples finno-ougriens recrutés , et c'est là que l'on rejoint une des problématiques de ce blogue , sur les bords de l'Ocean Arctique : Khantys , Mantsis , Zyrienes ( Komis ) majoritairement de traditions chamaniques .

A toute cette armée viennent s'ajouter des " Peuples des steppes " chassés par les armées Mongoles : Turco -Mongols , Khantz , Türks Kipchaks .............dont les élites , plus ou moins " occidentalisées " et christianisées formeront les " Capuchons Noirs " .

  L'auteur souligne d'ailleurs l'importance de l'archerie Turco-Mongole , ou Mongole selon certaines sources , lors de cette bataille . C'est elle qui porta l'estocade décisive sur le flanc gauche de l'Armée Croisée .

 

Face à cette armée multi ethnique et multi confessionelle se trouve le bloc homogène des Chevalierss Teutoniques et de quelques supplétifs Estoniens ayant reçu l'onction Papiste pour mener croisade contre les " Ru's " Slavo Orthodoxes .

  Ce sont bien " deux mondes " qui s'affrontent sur le lac Peipous : l' Occident Germano -Latin et un Orient Slavo-Finno-Türko - Byzanto - Paien .

 

 

L'autre point mis en avant par cet article est le caractére " Anti-Occidental" du personnage d'Alexandre Nevsky .Bien sûr l'auteur qui est un universitaire ne s'abaisse pas à ce genre de reductionisme comme le fait Mme Dumas .

Mais les faits sont là : La principauté de Novgorod , à l'image des autres principautés Ru's  , est prise entre deux feux ,  les Chevaliers Teutoniques et l' " Occident " Latinisé à l'Ouest et la " Grande Steppe " et le " despotisme oriental " des Mongols à l'Est .  Face à ces deux menaces Alexandre choisit une politique d' " apeasement " face aux Mongols afin de mieux se retourner vers les " Occidentaux "  : Suedois à la bataille de la Neva qui lui vaudra son surnom puis Germano-Estoniens à la bataille du lac Peipous .

Il refusera de cautionner les tentatives d' alliances , au travers de mariages , avec cet " Occident" esquissées par certaines familles de la bougeoisie Novgorodienne et ira même jusqu' à faire executer des " traitres " .

 

Un personnage que n'aurait certainement pas renié l'ethnologue-historien-geopoliticien ( OUF ! ) Russe Lev Goumilev et qui est une des icônes du mouvement Eurasiste Russe dirigé par Alexandre Douguine .

 

La " bataille des glaces " au delà d'un " choc des civilisations " , de deux " Weltanschaungen " qui s'affrontent , est aussi un " choix de civilisation  " . En se détournant de l' " onction de la Romanité ", imposée par la fer et le sang à une grande partie de " notre " Europe ,  la "Ru's "  d'Alexandre choisit sa " Sonderweg "  Euro-Asienne . C'est ce que rapelle à chacune de ses visites en " Occident " le metropolite Kyrill du patriarchat de Moscou .

Les historiens Anglo-Saxons qui ne manquent pas de reduire sur le plan militaire l'ampleur de cet affrontement , n'en soulignent pas moins , en le regrettant , l'ampleur qu'elle posséde dans l'imaginaire Russe jusqu' aujourd'hui ainsi que l'aura dont beneficie Alexandre Nevsky : Il aurait plongé par ses choix d'alliances  * pour des siècles * la Russie dans l'arrierartion et l'absolutisme .

 

 

Car au delà des faits et de l'histoire cette bataille est réellement un des  sinon LE mythe fondateur des regimes qui se sont succédés depuis le XIII eme siècle en " Russie " y compris  le régime Sovietique .

Le 30 Aout 1724 , le tsar Pierre le Grand fait transférer ses reliques de Vladimirà Saint-Pétersbourg dans la laure récemment construite pour la nouvelle capitale

En 1941 , le regime Sovietique n'hesita pas apres le declanchement de l'operation Barbarossa à editer des affiches suggérant un continuum entre l'armée d'Alexandre et l'Armée Rouge .

  

 

 

 

De la même manière " l'Ordre d' Alexandre Nevsky " supprimé en 1917 fut retabli en 1942

 

 

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Si l'on analyse de pres cette histoire , on peut constater qu'il n' ya pas de lien organique fort  entre la Principauté de Nogorod et la Russie " moderne " . Novgorod fut en effet annexée apres une bataille et un sac par la Moscovie , element territorial directement à l'origine de la Russie contemporaine .

Les " Moscovites " n'hesitant pas à proceder à l'execution de " traîtres" Novgorodiens partis chercher l'appui des Polono-Lithuaniens pour preserver leur " independance " .

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La " bataille des glaces " rejoint en cela sur certains points la bataille de Teuteborger Wald ou le chef Cherusque Arminius defit les legions Romaines .

A partir du XIX eme siècle , Arminius est pour les nationalistes Allemands le " Père de l'Allemagne " .

Une statue , l'Hermandenkmal , fut erigée en son honneur .

 

 

Chez nous l'historien Ferdinand  Lot parlait d' " Alesia , la plus grande catastrophe de l'Histoire  de France "evoquant la " romanisation " des tribues Gauloises apres cette defaite .

 

Ne parlons pas de la bataille de Bouvines souvent oubliée , à l'exception notable de Maxime Weygand , au profit de Valmy pour le mythe Franco-Français de la " levée en masse" .

Citons aussi Vimy dans les Flandres pour les Canadiens et Gallipolli pour les Australiens lors de la première guerre mondiale .

 

Ce mythe de la bataille de glaces , celui d'Alexandre Nevsky , est surtout connu en occident par le film de Serguei Eseinstein datant de 1938 sur une musique de Serguei Prokofiev  .

Stephane Mantoux n'hesite pas d'ailleurs à utiliser plusieurs images tirées de celui ci pour illustrer son article .

Bien sûr je ne peux  pas resister au plaisir de vous en (re)passer un extrait ainsi que l'affiche .

 

 

 

 

 

 

 

Ce printemps , à l'occasion des ceremonies marquant la victoire du 9 mai 1945 une nouveau film est sorti sur les ecrans Russes . " Alexandre , la bataille sur la Neva " qui evoque la bataille du 15 juillet 1240 sur la Neva .

Bien sûr , le film est " Olivoudien " et n' a plus rien à voir avec l'oeuvre d'Eisenstein . Certains critiques y ont même vu les " phobies " du gouvernement Russe actuel : Espions , complots de l'etranger ,............

 

 

 

 

Une autre video , tirée d'un " doco-drama " de la television Russe ( " Histoire de l'Etat Russe " ) qui montre la politique d' " apeasement "d' Alexandre  vis à vis des Mongols et son refus du " diktat Papal " qui enjoignait aux Novgorodiens de se placer sous la " protection " Romaine .

 

Note de l'Editeur : Je vous invite dés à present de suspendre votre abonnement à " Historia " si vous en avez  un
" Historia " qui d'un journal d'histoire " grand public " est devenu un veritable torchon islamophobe , russophobe et propagandiste des théses atlantistes et " neo conservatrices " Etazuniennes .
A titre d'exemple l'article de Mme Dumas sur " l'Europe apres 14-18 " qui se pique de geopolitique des le début en nous parlant de l'Asie centrale ne mentionne même pas l'influence délètre du "colonel House " , de la comission " The inquiry " qui donnera , mutatis mutandis , le CFR .
Je comptais ecrire une " lettre ouverte " à madame Dumas sur ce sujet mais le temps me manquant je profite de l'occasion fournie par cet article pour ce " paquet cadeau " .
Je vous invite par contre à en souscrire un aupres de " champ de batailles " , qui au delà de l' " histoire bataille" qui est sa specialité,  esquisse et developpe parfois  un contexte historique plus vaste .
La qualité de ses redacteurs , historiens ou passionés autodidactes , y est certainement pour quelque chose .
final .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par P@lp@tine

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