le courrier diplomatique

Publié le 16 Juillet 2024

Encore un VERBATIM diplomatique : " La Fin de l'histoire n' a pas eu lieue " 

Je voudrais chaleureusement saluer les hauts représentants présents dans la salle du Conseil de sécurité. Leur participation à cette séance confirme l'importance du sujet discuté. Conformément à la règle 37 des procédures provisoires du Conseil, j'invite à participer à la réunion les représentants de l'Australie, du Bangladesh, de la Biélorussie, de l'État plurinational de Bolivie, du Brésil, de la Hongrie, de la République bolivarienne du Venezuela, du Vietnam, du Ghana, du Guatemala, de la République dominicaine, de l'Égypte, de l'Inde, de l'Indonésie, de l'Irak, de la République islamique d'Iran, du Kazakhstan, du Cambodge, de Cuba, du Koweït, des Maldives, du Maroc, du Népal, du Nicaragua, des Émirats arabes unis, du Pakistan, de l'Arabie saoudite, de la Serbie, de la République arabe syrienne, de la Thaïlande, du Timor-Leste, de la Turquie, de l'Ouganda, des Philippines, du Chili, de l'Éthiopie et de l'Afrique du Sud.

Conformément à la règle 39 des procédures provisoires du Conseil, j'invite à participer à cette réunion le chef de la délégation de l'Union européenne auprès des Nations unies, Son Excellence Stavros Lambrinidis.

Le Conseil de sécurité de l'ONU commence l'examen du point 2 de l'ordre du jour. Je voudrais attirer l'attention des membres du Conseil sur le document S/2024/537 - une lettre du Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de l'ONU datée du 9 juillet 2024, adressée au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, transmettant une note conceptuelle sur le point en discussion.

Mesdames et Messieurs,

Votre Excellence,

Aujourd'hui, les fondements mêmes de l'ordre juridique international, à savoir la stabilité stratégique et le système politique mondial centré sur l'ONU, sont mis à l'épreuve. Il est impossible de résoudre les conflits croissants sans en comprendre les causes profondes et sans restaurer la foi en notre capacité à unir nos efforts pour le bien commun et la justice pour tous.

Soyons francs: parmi tous les États représentés dans cette salle, peu reconnaissent le principe clé de la Charte des Nations unies: l'égalité souveraine de tous les États. Les États-Unis ont depuis longtemps proclamé leur propre exclusivité par la voix de leurs présidents. Cela concerne l'attitude de Washington envers ses alliés, desquels il exige une obéissance sans faille, même au détriment de leurs intérêts nationaux.

Dirige, Amérique! Voilà le sens du fameux "ordre fondé sur les règles", une menace directe à la multilatéralité et à la paix internationale.

Les composants essentiels du droit international, qui sont la Charte des Nations unies et les décisions de notre Conseil, sont interprétés de manière déformée et sélective par l'Occident collectif, en fonction des instructions venant de la Maison Blanche. De nombreuses résolutions du Conseil de sécurité sont même ignorées. Parmi elles, la résolution 2202, approuvant les Accords de Minsk sur l'Ukraine, et la résolution 1031, validant l'Accord de paix de Dayton sur la Bosnie-Herzégovine basé sur le principe d'égalité des trois peuples constitutifs et des deux entités. On pourrait parler indéfiniment du sabotage des résolutions sur le Moyen-Orient, l'exemple étant la déclaration de Antony Blinken dans une interview à CNN en février 2021, en réponse à une question sur ce qu'il pense de la décision de l'administration américaine précédente de reconnaître la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan syrien. Si quelqu'un ne s'en souvient pas, je vais rafraîchir votre mémoire. En réponse à cette question, le secrétaire d'État a déclaré: "Si on laisse de côté la question de la légalité, d'un point de vue pratique, le plateau du Golan est très important pour la sécurité d'Israël." Et ce, bien que la résolution 497 du Conseil de sécurité de l'ONU de 1981, que nous connaissons bien, qualifie l'annexion du plateau du Golan par Israël comme illégale. Mais, selon ces "règles", il faut, pour citer Antony Blinken, "laisser de côté la question de la légalité". Et, bien sûr, tout le monde se souvient de la déclaration du représentant permanent des États-Unis selon laquelle la résolution 2728 adoptée le 25 mars de cette année, demandant un cessez-le-feu immédiat dans la bande de Gaza, "n'a pas de caractère juridiquement contraignant". C'est-à-dire que les "règles" américaines sont plus importantes que l'article 25 de la Charte des Nations unies.

Au siècle dernier, George Orwell avait déjà prédit le sens d'un "ordre fondé sur des règles" dans sa nouvelle La Ferme des animaux: "Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres." Si vous suivez la volonté de l'hégémon, tout vous est permis. Mais si vous osez défendre vos intérêts nationaux, vous serez déclaré paria et soumis à des sanctions.

La politique hégémonique de Washington ne change pas depuis des décennies. Tous les systèmes de sécurité euro-atlantiques ont été conçus pour assurer la domination des États-Unis, y compris la subordination de l'Europe et l'"endiguement" de la Russie. Un rôle clé était imparti à l'Otan, qui a fini par s'emparer de l'Union européenne, supposément créée pour les Européens. Les structures de l'OSCE ont été impudemment privatisées en violation flagrante de l'Acte final d'Helsinki.

L'expansion sans scrupules de l'Otan, en dépit des nombreux avertissements de Moscou au fil des ans, a provoqué la crise ukrainienne, à commencer par le coup d'État organisé par Washington en février 2014 pour prendre le contrôle total de l'Ukraine en vue de préparer une offensive contre la Russie avec l'aide du régime néonazi mis au pouvoir. Lorsque Piotr Porochenko, puis Vladimir Zelenski menaient la guerre contre leurs propres citoyens dans le Donbass, éliminaient législativement l'éducation russe, la culture russe, les médias russes et dans l'ensemble la langue russe, et interdisaient l'Église orthodoxe ukrainienne, personne en Occident ne le remarquait, n'exigeait de ses protégés à Kiev de "respecter les convenances", de ne pas violer les conventions internationales sur les droits des minorités nationales, ni même la Constitution ukrainienne qui exige le respect de ces droits. C'est précisément pour éliminer les menaces à la sécurité de la Russie et protéger les personnes se sentant partie intégrante de la culture russe et vivant sur des terres établies depuis des siècles par leurs ancêtres, pour les sauver de l'extermination légale, voire physique, que l'opération militaire spéciale a été lancée.

Il est révélateur que même maintenant, alors que de nombreuses initiatives pour un règlement ukrainien sont proposées, peu se souviennent des violations des droits de l'homme et des minorités nationales par Kiev. Ce n'est que récemment que des documents de l'UE concernant le début des négociations d'adhésion de l'Ukraine ont formulé une exigence correspondante, principalement grâce à la position de principe et persistante de la Hongrie. Cependant, les capacités et la volonté réelles de Bruxelles d'influencer le régime de Kiev suscitent des doutes.

Nous appelons tous ceux qui manifestent un intérêt sincère pour surmonter la crise en Ukraine à inclure dans leurs propositions la question cruciale des droits de toutes les minorités nationales sans exception. Ignorer ce problème dévalorise les initiatives de paix et approuve de facto la politique raciste de Vladimir Zelenski. Il est à noter qu'en 2014 (il y a dix ans), Vladimir Zelenski disait: "Si les gens dans l'Est de l'Ukraine et en Crimée veulent parler russe, laissez-les faire, laissez-les parler russe légalement. La langue ne divisera jamais notre pays natal." Depuis, Washington l'a bien rééduqué, et en 2021, Vladimir Zelenski déclarait dans une interview que ceux qui se sentent liés à la culture russe devraient partir en Russie pour l'avenir de leurs enfants et petits-enfants.

Je m'adresse aux maîtres du régime ukrainien: faites en sorte qu'il respecte l'article 1.3 de la Charte des Nations unies, garantissant les droits et libertés fondamentaux de tous les peuples "sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion".

Chers collègues,

La guerre que l'Otan a déclenchée contre la Russie par l'intermédiaire du gouvernement illégitime de Kiev ne suffit plus à l'Alliance de l'Atlantique Nord, tout comme l'ensemble de l'espace de l'OSCE. Après avoir presque totalement détruit les accords fondamentaux en matière de contrôle des armements, les États-Unis continuent d'exacerber la confrontation. Récemment, lors du sommet de Washington, les dirigeants des pays de l'Alliance ont affirmé leurs revendications d'un rôle de premier plan non seulement dans l'espace euro-atlantique, mais aussi dans la région Asie-Pacifique. Il est déclaré que l'Otan reste guidée par la mission de protéger le territoire de ses membres, mais pour ce faire, il est soi-disant nécessaire d'étendre la domination de l'Alliance à l'ensemble du continent eurasiatique et aux zones maritimes adjacentes. L'infrastructure militaire de l'Otan avance dans la région du Pacifique avec pour objectif évident de saper l'architecture axée sur l'Asean, construite pendant des décennies sur des principes d'égalité, de prise en compte des intérêts mutuels et de consensus. Les mécanismes inclusifs autour de l'Asean sont remplacés par des blocs fermés et conflictuels, soumis aux États-Unis et à leurs alliés, comme l'Aukus et divers types de "quartets" et de "trios". Récemment, la sous-secrétaire américaine à la Défense, Kathleen Hicks, a déclaré que les États-Unis et leurs alliés "doivent se préparer à des guerres prolongées, et pas seulement en Europe".

Pour "endiguer" la Russie, la Chine et d'autres pays dont la politique indépendante est perçue comme un défi à l'hégémonie, l'Occident, par ses actions agressives, démolit le système de mondialisation initialement créé selon ses propres règles. Washington a tout fait pour détruire (y compris littéralement, par des actes de sabotage des pipelines Nord Stream) les bases de la coopération énergétique mutuellement bénéfique entre la Russie, l'Allemagne et l'Europe dans son ensemble. Berlin est resté silencieux à l'époque. Aujourd'hui, nous voyons une autre humiliation de l'Allemagne, dont le gouvernement s'est soumis sans condition à la décision des États-Unis de déployer des missiles terrestres américains à moyenne portée sur le sol allemand. Le chancelier allemand, Olaf Scholz, a même dit naïvement: "Les États-Unis ont décidé de déployer des systèmes de frappe de haute précision en Allemagne, et c'est une bonne décision." Les États-Unis ont décidé.

Et malgré tout cela, John Kirby, coordinateur de la communication stratégique à Washington, déclare au nom du Président des États-Unis: "Nous ne cherchons pas à déclencher une troisième guerre mondiale. Cela aurait des conséquences horribles pour le continent européen." Comme on dit, un lapsus freudien: Washington est convaincu qu'une nouvelle guerre mondiale ne portera pas préjudice aux États-Unis, mais à leurs alliés européens. Si l'administration Biden fonde sa stratégie sur cette analyse, c'est une erreur extrêmement dangereuse. Quant aux Européens, ils doivent bien sûr comprendre quel rôle suicidaire leur est destiné.

Les Américains, en mobilisant tout l'Occident collectif, étendent la guerre économique et commerciale contre ceux qui leur déplaisent, lançant une campagne sans précédent de mesures coercitives unilatérales, qui se retournent avant tout contre l'Europe et conduisent à une fragmentation accrue de l'économie mondiale. Les pratiques néocoloniales des pays occidentaux nuisent aux pays du Sud global en Asie, en Afrique et en Amérique latine. Les sanctions illégales, les nombreuses mesures protectionnistes et les restrictions d'accès aux technologies contredisent directement le véritable multilatéralisme et créent de sérieux obstacles à la réalisation des objectifs de l'agenda de développement de l'ONU.

Où sont tous ces attributs du marché libre auxquels les États-Unis et leurs alliés nous habituaient pendant tant d'années? L'économie de marché, la concurrence loyale, l'inviolabilité de la propriété, la présomption d'innocence, la liberté de déplacement des personnes, des biens, des capitaux et des services. Tout cela est aujourd'hui relégué aux oubliettes. La géopolitique a enterré les lois du marché autrefois sacrées pour l'Occident. Récemment, nous avons entendu des exigences publiques des responsables américains et européens envers la Chine de réduire la "surproduction" dans les secteurs de haute technologie, car l'Occident a commencé à perdre ses avantages de longue date dans ces domaines. Désormais, les fameuses "règles" remplacent les principes du marché.

Chers collègues,

Les actions des États-Unis et de leurs alliés empêchent la coopération internationale et la construction d’un monde plus juste, prennent en otage des pays et des régions entières, empêchent les peuples de réaliser les droits souverains inscrits dans la Charte des Nations unies et détournent l'attention du travail commun indispensable pour régler les conflits au Moyen-Orient, en Afrique et dans d’autres régions, pour réduire les inégalités mondiales, éliminer les menaces du terrorisme et des crimes liés à la drogue, à la faim et à aux maladies.

Je suis convaincu qu’on peut remédier à cette situation, bien sûr avec de la bonne volonté. Afin d'arrêter l'évolution des événements selon un scénario négatif, nous aimerions proposer à discuter d'un certain nombre de mesures visant à rétablir la confiance et à stabiliser la situation internationale.

1. Il est nécessaire d’éliminer une fois pour toutes les causes profondes de la crise qui a éclaté en Europe. Les conditions pour établir une paix durable en Ukraine ont été définies par le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine, je ne vais pas les répéter.

Un règlement politique et diplomatique doit être accompagné de mesures concrètes pour éliminer les menaces contre la Fédération de Russie émanant de l’Occident et de la région euro-atlantique. Lors de la négociation de garanties et d’accords mutuels, il faudra prendre en compte les nouvelles réalités géostratégiques du continent eurasien où se forme une architecture pancontinentale de sécurité véritablement égale et indivisible. L’Europe risque de prendre du retard sur ce processus historique objectif. Nous sommes prêts à trouver un équilibre des intérêts.

2. Le rétablissement de l'équilibre des forces régional et mondial doit s’accompagner d’efforts actifs pour lutter contre les inégalités dans l’économie mondiale. Dans un monde multipolaire, par définition, il ne devrait y avoir aucun monopole en matière de réglementation monétaire et financière, de commerce ou de technologie. La grande majorité des membres de la communauté mondiale partage ce point de vue. La réforme rapide des institutions de Bretton Woods et de l’OMC, dont les activités devraient refléter le poids réel des centres de croissance et de développement non occidentaux, revêt une importance particulière.

3. Des changements sérieux et qualitatifs doivent se produire dans d’autres institutions de gouvernance mondiale si nous voulons qu’elles fonctionnent dans l’intérêt de tous. Cela concerne tout d’abord notre Organisation, qui reste malgré tout l’incarnation du multilatéralisme, possède une légitimité unique et universelle et une étendue de compétences généralement reconnues.

Un pas important vers le rétablissement de l'efficacité de l'ONU serait que tous ses membres réaffirment leur attachement aux principes de la Charte des Nations unies, et non de manière sélective, mais dans leur intégralité et leur interconnexion. Nous pouvons réfléchir ensemble à la forme que pourrait prendre une telle reconfirmation.

Le Groupe des amis pour la défense de la Charte des Nations unies, crée à l'initiative du Venezuela, fait un travail considérable. Nous invitons tous les pays qui croient à la primauté du droit international à se joindre à son travail.

Un élément clé de la réforme de l’ONU devrait être un changement dans la composition du Conseil de sécurité, même si cela ne permettra pas à elle seule d’aboutir à un travail productif à moins qu’il n’y ait un accord de base sur le modus operandi entre les membres permanents. Cette considération n’annule cependant pas l’impératif d’éliminer les déséquilibres géographiques et géopolitiques au Conseil de sécurité, où aujourd’hui les pays de l’Occident collectif sont clairement surreprésentés. Parvenir à l’accord le plus large possible sur les paramètres spécifiques de la réforme visant à renforcer la représentation de l’Asie, de l’Afrique et de l’Amérique latine est une mesure attendue depuis longtemps.

Des changements sont également nécessaires dans la politique des services du personnel du Secrétariat afin d'éliminer la domination des citoyens des pays occidentaux dans les structures administratives de l'Organisation. Le Secrétaire général et son personnel sont tenus de respecter strictement, sans aucune exception, les principes d'impartialité et de neutralité prescrits par l'art. 100 de la Charte des Nations unies, que nous ne nous lassons pas de vous rappeler.

4. Outre l'ONU, d'autres associations multilatérales sont appelées à contribuer au renforcement des principes multipolaires de la vie internationale. Parmi elles le G20, qui comprend à la fois les pays de la majorité mondiale et les États occidentaux. Le mandat du G20 est strictement limité aux questions d’économie et de développement. Il est donc important qu’un dialogue de fond sur cette plateforme soit exempt de tentatives opportunistes d’introduire des thèmes géopolitiques. Sinon, nous ruinerons cette plateforme utile.

Les Brics et l’Organisation de coopération de Shanghai jouent un rôle de plus en plus important dans la construction d’un ordre multilatéral équitable fondé sur les principes de la Charte des Nations unies. Ils rassemblent des pays représentant différentes régions et civilisations, coopérant sur la base de l’égalité, du respect mutuel, du consensus et de compromis mutuellement acceptables, ce qui est la règle d'or de l’interaction multilatérale impliquant les grandes puissances.

Les associations régionales telles que la CEI, l’OTSC, l'Union économique eurasiatique, l’Asean, le Conseil de coopération du Golfe, la Ligue arabe, l’Union africaine et la Communauté d'États latino-américains et Caraïbes revêtent une importance pratique pour l’établissement de la multipolarité. Nous considérons comme une tâche importante d'établir des liens polyvalents entre eux, notamment en utilisant le potentiel de l'ONU. La présidence russe du Conseil consacrera l'une de ses prochaines réunions à l'interaction entre l'ONU et les organisations régionales eurasiennes.

Chers collègues,

S'exprimant lors du forum parlementaire des Brics le 9 juillet 2024 à Saint-Pétersbourg, le Président russe Vladimir Poutine a déclaré: "La formation d’un ordre mondial qui reflète le véritable équilibre des forces est un processus complexe et même douloureux à bien des égards." Nous pensons que les discussions sur ce sujet doivent être menées sans tomber dans des polémiques inutiles, sur la base d'une analyse sobre de l'ensemble des faits. Il faut avant tout restaurer une diplomatie professionnelle, une culture du dialogue, la capacité d'écouter et d'entendre, et maintenir des canaux de communication de crise. La vie de millions de personnes dépend de la capacité des hommes politiques et des diplomates à formuler une vision commune de l’avenir. La diversité et l’équité de notre monde dépendent uniquement des pays membres. Je voudrais souligner une fois de plus qu’il existe un point d’appui, c’est la Charte de notre Organisation. Si tout le monde, sans exception, suit son esprit et sa lettre, l’ONU sera alors en mesure de surmonter les divergences actuelles et de parvenir à un dénominateur commun sur la plupart des questions. La fin de l’histoire n’a pas eu lieu. Travaillons ensemble pour commencer l’histoire d’un véritable multilatéralisme, reflétant toute la richesse de la diversité culturelle et civilisationnelle des peuples du monde. Nous vous invitons à une discussion, bien évidemment, elle doit être honnête.

 

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Publié le 13 Juillet 2024

Répondant aux appels téléphoniques ou aux messages écrits de dirigeants et de responsables de plus de 40 pays [ liste exhaustive sur ce lien ] , le président élu M. Masoud PEZESHKIAN a souligné que l'approche principale de la politique étrangère du nouveau gouvernement serait d'ouvrir de nouveaux horizons et d'étendre globalement les relations amicales avec d'autres gouvernements sur la base du dialogue, de la coopération, de l'égalité et du respect mutuel.

Message du Président-élu Iranien dans la presse .

Source : The Teheran Times du 12/07/2024 20:59 [ heure locale] 

TEHRAN – On May 19, 2024, the untimely passing of President Ebrahim Raisi- a deeply respected and dedicated public servant- in a tragic helicopter crash precipitated early elections in Iran, marking a pivotal moment in our nation's history.

Amidst war and turbulence in our region, Iran’s political system demonstrated remarkable stability by conducting elections in a competitive, peaceful, and orderly manner, dispelling insinuations made by some “Iran experts” in certain governments. This stability, and the dignified manner in which the elections were conducted, underscore the discernment of our Supreme Leader, Ayatollah Khamenei, and the dedication of our people to democratic transition of power even in the face of adversity. 

I ran for office on a platform of reform, fostering national unity, and constructive engagement with the world, ultimately earning the trust of my compatriots at the ballot box, including those young women and men dissatisfied with the overall state of affairs. I deeply value their trust and am fully committed to cultivating consensus, both domestically and internationally, to uphold the promises I made during my campaign.

I wish to emphasize that my administration will be guided by the commitment to preserving Iran's national dignity and international stature under all circumstances. Iran’s foreign policy is founded on the principles of "dignity, wisdom, and prudence", with the formulation and execution of this state-policy being the responsibility of the president and the government. I intend to leverage all authority granted to my office to pursue this overarching objective. 

With this in mind, my administration will pursue an opportunity-driven policy by creating balance in relations with all countries, consistent with our national interests, economic development, and requirements of regional and global peace and security. Accordingly, we will welcome sincere efforts to alleviate tensions and will reciprocate good-faith with good-faith. 

Under my administration, we will prioritize strengthening relations with our neighbors. We will champion the establishment of a "strong region" rather than one where a single country pursues hegemony and dominance over the others. I firmly believe that neighboring and brotherly nations should not waste their valuable resources on erosive competitions, arms races, or the unwarranted containment of each other. Instead, we will aim to create an environment where our resources can be devoted to the progress and development of the region for the benefit of all. 

We look forward to cooperating with Turkiye, Saudi Arabia, Oman, Iraq, Bahrain, Qatar, Kuwait, the United Arab Emirates, and regional organizations to deepen our economic ties, bolster trade relations, promote joint-venture investment, tackle common challenges, and move towards establishing a regional framework for dialogue, confidence building and development. Our region has been plagued for too long by war, sectarian conflicts, terrorism and extremism, drug trafficking, water scarcity, refugee crises, environmental degradation, and foreign interference. It is time to tackle these common challenges for the benefit of future generations. Cooperation for regional development and prosperity will be the guiding principle of our foreign policy. 

As nations endowed with abundant resources and shared traditions rooted in peaceful Islamic teachings, we must unite and rely on the power of logic rather than the logic of power. By leveraging our normative influence, we can play a crucial role in the emerging post-polar global order by promoting peace, creating a calm environment conducive to sustainable development, fostering dialogue, and dispelling Islamophobia. Iran is prepared to play its fair share in this regard. 

In 1979, following the Revolution, the newly established Islamic Republic of Iran, motivated by respect for international law and fundamental human rights, severed ties with two apartheid regimes, Israel and South Africa. Israel remains an apartheid regime to this day, now adding "genocide" to a record already marred by occupation, war crimes, ethnic cleansing, settlement-building, nuclear weapons possession, illegal annexation, and aggression against its neighbors. 

As a first measure, my administration will urge our neighboring Arab countries to collaborate and utilize all political and diplomatic leverages to prioritize achieving a permanent ceasefire in Gaza aiming to stop the massacre and prevent the broadening of the conflict. We must then diligently work to end the prolonged occupation that has devastated the lives of four generations of Palestinians. In this context, I want to emphasize that all states have a binding duty under the 1948 Genocide Convention to take measures to prevent genocide; not to reward it through normalization of relations with the perpetrators. 

Today, it seems that many young people in Western countries have recognized the validity of our decades-long stance on the Israeli regime. I would like to take this opportunity to tell this brave generation that we regard the allegations of antisemitism against Iran for its principled stance on the Palestinian issue as not only patently false but also as an insult to our culture, beliefs, and core values. Rest assured that these accusations are as absurd as the unjust claims of antisemitism directed at you while you protest on university campuses to defend the Palestinians' right to life. 

China and Russia have consistently stood by us during challenging times. We deeply value this friendship. Our 25-year roadmap with China represents a significant milestone towards establishing a mutually beneficial "comprehensive strategic partnership," and we look forward to collaborating more extensively with Beijing as we advance towards a new global order. In 2023, China played a pivotal role in facilitating the normalization of our relations with Saudi Arabia, showcasing its constructive vision and forward-thinking approach to international affairs. 

Russia is a valued strategic ally and neighbor to Iran and my administration will remain committed to expanding and enhancing our cooperation. We strive for peace for the people of Russia and Ukraine, and my government will stand prepared to actively support initiatives aimed at achieving this objective. I will continue to prioritize bilateral and multilateral cooperation with Russia, particularly within frameworks such as BRICS, the Shanghai Cooperation Organization and Eurasia Economic Union. 

Recognizing that the global landscape has evolved beyond traditional dynamics, my administration is committed to fostering mutually beneficial relations with emerging international players in the Global South, especially with African nations. We will strive to enhance our collaborative efforts and strengthen our partnerships for the mutual benefit of all involved. 

Iran's relations with Latin America are well-established and will be closely maintained and deepened to foster development, dialogue and cooperation in all fields. There is significantly more potential for cooperation between Iran and the countries of Latin America than what is currently being realized, and we look forward to further strengthening our ties. 

Iran’s relations with Europe have known its ups and downs. After the United States’ withdrawal from the JCPOA (Joint Comprehensive Plan of Action) in May 2018, European countries made eleven commitments to Iran to try to salvage the agreement and mitigate the impact of the United States’ unlawful and unilateral sanctions on our economy. These commitments involved ensuring effective banking transactions, effective protection of companies from U.S. sanctions, and the promotion of investments in Iran. European countries have reneged on all these commitments, yet unreasonably expect Iran to unilaterally fulfill all its obligations under the JCPOA. 

Despite these missteps, I look forward to engaging in constructive dialogue with European countries to set our relations on the right path, based on principles of mutual respect and equal footing. European countries should realize that Iranians are a proud people whose rights and dignity can no longer be overlooked. There are numerous areas of cooperation that Iran and Europe can explore once European powers come to terms with this reality and set aside self-arrogated moral supremacy coupled with manufactured crises that have plagued our relations for so long. Opportunities for collaboration include economic and technological cooperation, energy security, transit routes, environment, as well as combating terrorism and drug trafficking, refugee crises, and other fields, all of which could be pursued to the benefit of our nations. 

The United States also needs to recognize the reality and understand, once and for all, that Iran does not—and will not—respond to pressure. We entered the JCPOA in 2015 in good faith and fully met our obligations. But the United States unlawfully withdrew from the agreement motivated by purely domestic quarrels and vengeance, inflicting hundreds of billions of dollars in damage to our economy, and causing untold suffering, death and destruction on the Iranian people—particularly during the Covid pandemic—through the imposition of extraterritorial unilateral sanctions. The U.S. deliberately chose to escalate hostilities by waging not only an economic war against Iran but also engaging in state terrorism by assassinating General Qassem Soleimani, a global anti-terrorism hero known for his success in saving the people of our region from the scourge of ISIS and other ferocious terrorist groups. Today, the world is witnessing the harmful consequences of that choice. 

The U.S. and its Western allies, not only missed a historic opportunity to reduce and manage tensions in the region and the world, but also seriously undermined the Non-Proliferation Treaty (NPT) by showing that the costs of adhering to the tenets of the non-proliferation regime could outweigh the benefits it may offer. Indeed, the U.S. and its Western allies have abused the non-proliferation regime to fabricate a crisis regarding Iran's peaceful nuclear program - openly contradicting their own intelligence assessment - and use it to maintain sustained pressure on our people, while they have actively contributed to and continue to support the nuclear weapons of Israel, an apartheid regime, a compulsive aggressor and a non-NPT member and a known possessor of illegal nuclear arsenal. 

I wish to emphasize that Iran’s defense doctrine does not include nuclear weapons and urge the United States to learn from past miscalculations and adjust its policy accordingly. Decision-makers in Washington need to recognize that a policy that consists of pitting regional countries against each other has not succeeded and will not succeed in the future. They need to come to terms with this reality and avoid exacerbating current tensions. 

The Iranian people have entrusted me with a strong mandate to vigorously pursue constructive engagement on the international stage while insisting on our rights, our dignity and our deserved role in the region and the world. I extend an open invitation to those willing to join us in this historic endeavor. 

VERBATIM : Masoud PEZESHKIAN " Mon message au nouveau monde "

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Rédigé par AntonioD pcc DanielB

Publié dans #Verbatim, #Le courrier diplomatique, #Diplomatie, #BRICS - IBAS

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Publié le 18 Juin 2024

Un article écrit en deux temps en raison de la discrétion numérique qui m'est imposée !

Un VERBATIM que je vous livre de la manière la plus simple : Un passage à la moulinette d'une traductrice automatique de l'article du Rodong Sinmun ( Le journal des travailleurs ) par le Président Vladimir POUTINE à l'occasion de sa visite en Corée du Nord .

Celui-ci est disponible sur le site du Kremlin . ( seul l'original en Russe fait foi ! ) Bien-sûr , et je ne m'en cache pas , la publication de ce Verbatim et les liens donnés vers les publications originales  visent à démonétiser les publications du MSM-PGC qui en font la recension de manière partiale et partielle avec des commentaires partisans . Il s'agit d'un travail assumé de déconstruction de ce narratif .

Article de Vladimir Poutine dans le journal Rodong Sinmun « La Russie et la RPDC : Traditions d'amitié et de coopération au fil des années »

A la veille de ma visite d'État en République Populaire Démocratique de Corée, je voudrais partager avec le Public coréen et étranger du journal Rodong Sinmun mes réflexions sur les perspectives de partenariat entre nos États et leur importance dans le monde moderne.

Les relations d'amitié et de bon voisinage entre la Russie et la RPDC, fondées sur les principes d'égalité, de respect mutuel et de confiance, remontent à plus de sept décennies et sont riches de glorieuses traditions historiques. Nos peuples préservent soigneusement le souvenir de la difficile lutte commune contre le militarisme japonais et honorent les héros tombés au combat. En août 1945, les soldats Soviétiques, combattant aux côtés des patriotes coréens, ont vaincu l’armée du Guandong, libéré la péninsule coréenne des colonialistes et ouvert la voie au développement indépendant du peuple coréen. Le monument de la colline Moranbong, érigé en 1946 au centre de Pyongyang en l'honneur de la libération de la Corée par l'Armée rouge, est un symbole de la fraternité militaire des deux peuples.

L'Union Soviétique a été la première au monde à reconnaître la jeune République Populaire Démocratique de Corée et à établir des relations diplomatiques avec elle. Et déjà le 17 mars 1949, lors de la première visite à Moscou du fondateur de la RPDC, le camarade Kim Il SUNG, un accord de coopération économique et culturelle entre l'URSS et la RPDC fut signé, qui posa les bases juridiques de la suite renforcement de la coopération bilatérale. Notre pays a aidé nos amis coréens à bâtir l’économie nationale, à établir un système de santé, à développer la science et l’éducation et à former du personnel administratif et technique professionnel.

Pendant les temps difficiles de la Guerre de libération patriotique de 1950-1953, l’Union Soviétique a également tendu la main au peuple de la RPDC et l’a soutenu dans sa lutte pour l’indépendance. Par la suite, il a apporté une aide significative à la restauration et au renforcement de l'économie nationale du jeune État coréen et à l'établissement d'une vie paisible.

Ma première visite à Pyongyang en l'an 2000 et la visite de retour du Président du Comité d'État de défense de la RPDC, le camarade Kim JONG Il, en Russie l'année suivante ont constitué de nouveaux jalons importants dans les relations entre nos pays. Les déclarations bilatérales signées ont ensuite déterminé les principales priorités et orientations de notre partenariat créatif et multiforme pour les années à venir.

L'actuel dirigeant de la RPDC, le camarade Kim JONG-UN , suit avec confiance la voie tracée par ses prédécesseurs -  hommes d'État éminents et amis du peuple Russe -  les camarades Kim Il SUNG et Kim JONG Il. J'en ai été une nouvelle fois convaincu lors de notre rencontre qui a eu lieu en septembre de l'année dernière en Russie au cosmodrome de Vostochny.

Aujourd’hui comme hier, la Russie et la République Populaire Démocratique de Corée développent activement un partenariat multiforme. Nous apprécions hautement le ferme soutien de la RPDC à l’opération militaire spéciale Russe en Ukraine, sa solidarité avec nous sur les questions internationales clés et sa volonté de défendre des priorités et des points de vue communs aux Nations unies. Pyongyang a été et reste notre partisan convaincu, prêt à s’opposer résolument au désir de l’Occident collectif d’empêcher l’établissement d’un ordre mondial multipolaire fondé sur la justice, le respect mutuel de la souveraineté et la prise en compte des intérêts de chacun.

 

Les États-Unis d’Amérique font de leur mieux pour imposer au monde un ordre dit fondé sur des règles, qui n’est essentiellement rien de plus qu’une dictature néocoloniale mondiale basée sur deux poids, deux mesures. Les pays qui ne sont pas d’accord avec cette approche et qui mènent une politique indépendante sont confrontés à des pressions extérieures de plus en plus fortes. Les dirigeants américains considèrent un tel désir naturel et légitime d’autosuffisance et d’indépendance comme une menace pour leur domination dans le monde.

Les États-Unis et leurs satellites déclarent ouvertement que leur objectif est d’infliger une défaite stratégique à la Russie. Ils font tout pour prolonger et enflammer le conflit en Ukraine, qu’ils ont provoqué eux-mêmes en soutenant et en organisant un coup d’État armé à Kiev en 2014, puis la guerre dans le Donbass. Dans le même temps, pendant toutes ces années, ils ont rejeté à plusieurs reprises toutes nos tentatives de règlement pacifique de la situation.

La Russie a été et sera ouverte à un dialogue égal sur toutes les questions les plus difficiles. J’en ai parlé à nouveau récemment, lors d’une réunion avec des diplomates Russes à Moscou.

 

Dans le même temps, au contraire, nos adversaires continuent de fournir au régime néonazi de Kiev de l’argent, des armes et des renseignements, et permettent et encouragent l’utilisation d’armes et d’équipements occidentaux modernes pour frapper le territoire russe. Et le plus souvent - à des fins délibérément pacifiques. Ils menacent d’envoyer leurs contingents militaires en Ukraine. Dans le même temps, ils tentent d’épuiser notre économie avec de plus en plus de sanctions, provoquent une augmentation des tensions sociopolitiques dans le pays.

Mais peu importe à quel point ils ont essayé, toutes leurs tentatives pour contenir et isoler la Russie ont échoué. Nous continuons à développer en toute confiance notre potentiel économique, à développer l’industrie, la technologie, l’infrastructure, la science, l’éducation et la culture.

 

Il est gratifiant que nos amis Coréens – malgré de nombreuses années de pressions économiques, de provocations, de chantage et de menaces militaires de la part des États-Unis – défendent tout aussi efficacement leurs intérêts. Nous voyons avec quelle force, dignité et courage le peuple de la RPDC se bat pour sa liberté, sa souveraineté et ses traditions nationales. Il obtient des résultats énormes, de véritables percées dans le renforcement de la défense et de la puissance technologique, scientifique et industrielle du pays. Dans le même temps, les dirigeants du pays, dirigés par le camarade Kim JONG-UN, ont exprimé à plusieurs reprises le désir de résoudre pacifiquement tous les désaccords existants. Cependant, Washington, refusant de mettre en œuvre les accords conclus précédemment, ne cesse de mettre en avant de nouvelles exigences, de plus en plus dures et sciemment inacceptables.

La Russie a toujours soutenu et continuera de soutenir la RPDC et l’héroïque peuple Coréen dans leur confrontation avec l’ennemi insidieux, dangereux et agressif, dans leur lutte pour l’indépendance, l’identité et le droit de choisir leur propre voie de développement.

Nous sommes également prêts à travailler en étroite collaboration pour rendre les relations internationales plus démocratiques et plus stables. À cette fin, nous développerons des mécanismes alternatifs de commerce et de règlement mutuel qui ne sont pas contrôlés par l’Occident, et nous nous opposerons ensemble aux restrictions unilatérales illégitimes. Et en même temps, construire une architecture de sécurité égale et indivisible en Eurasie.

Bien sûr, nous développerons la coopération humanitaire entre nos pays. Il est prévu d’intensifier la mobilité académique entre les universités russes et coréennes. Augmenter encore les voyages touristiques mutuels, les échanges culturels, éducatifs, de jeunesse et sportifs. Tout ce qui « humanise » la communication entre les pays et les peuples, renforce la confiance et la compréhension mutuelle.

Je suis fermement convaincu que grâce à des efforts conjoints, nous serons en mesure de porter la coopération bilatérale à un niveau encore plus élevé, ce qui contribuera au développement d’une coopération mutuellement bénéfique et égale entre la Russie et la RPDC, au renforcement de notre souveraineté, à l’approfondissement des liens commerciaux et économiques, au développement des contacts dans le domaine humanitaire et, en fin de compte, à l’amélioration du bien-être des citoyens des deux États.

 

Je souhaite une bonne santé au camarade Kim Jong-un et à tous les peuples amis de la RPDC pour la paix et le succès à grande échelle sur la voie du développement.

Fin de l'article

Malgré un - tout - petit incident protocolaire très surmédiatisé en Occidentalie* la visite s'est conclue par la signature d'un accord de partenariat stratégique qui au moment où sont écrites ces lignes n' a été publié qu'en Coréen . Il ne faut pas ainsi prendre pour argent comptant cette fake-news de Le Monde qui affirme que " Le contenu du document n'a toutefois pas été révélé " . La preuve : Vous l'avez sur Ice Station Zebra ! 

Le journal Vedemosti en a fait une analyse en citant les points clés . De la même manière je vous en livre la traduction très rapide avec le lien original . Il s'agit ici aussi de démonétiser le narratif du MSM-PGC Occidentalien :

Rossiyaskya Gazeta ( interdit de diffusion dans l'UE depuis le 18 mai 2024 ) a quand à lui publié les principaux point de la conférence de presse du Président POUTINE qui précise les point de cet accord qui en fait reprend les grandes lignes de celui de 1961. Des liens renvoient vers des descriptions des différents items de l'accord et je vous prie de vous y reporter . 

L'accord est conclu pour une durée indéterminée. Si l’une des parties souhaite la suspendre, elle devra en informer l’autre partie par écrit. Dans ce cas, l'accord prendra fin un an après réception de la notification.

Aux termes de l’article 4, « si l’une des deux parties est en guerre en raison d’une invasion armée d’un seul État ou de plusieurs États », l’autre doit lui fournir une assistance militaire . Le Président  POUTINE avait évoqué cette disposition la veille, notant que le traité prévoit une assistance mutuelle en cas d’agression contre l’un des parties . Il faut noter que cet article 4 fait référence à l'article 51 de la Charte des Nations Unies sur le droit de légitime défense individuelle ou collective.

Selon l’article 8, les deux pays créeront des « systèmes de mesures conjointes » pour renforcer les capacités de défense afin de « prévenir la guerre et d’assurer la paix et la sécurité régionales et internationales ». Moscou et Pyongyang ont également convenu de coopérer dans les domaines du commerce, de l’économie, de l’investissement et de la technologie, y compris la recherche conjointe dans le domaine de l’espace, de l’énergie nucléaire pacifique, de l’intelligence artificielle, etc. (article 10).

Dans l’article 11, la Russie et la RPDC conviennent de ne pas utiliser de « mesures coercitives unilatérales, y compris des mesures de nature extraterritoriale » l’une contre l’autre. En outre, les pays ont convenu de lutter ensemble contre le terrorisme, l’extrémisme et la prolifération des armes de destruction massive (article 17). Ils coopéreront également dans le domaine de la sécurité internationale de l’information (article 18).

Parmi les accords signés , un est à mettre en relation avec la Géopolitique des lux et la Géopolitique des infrastructures : La Fédération de Russie et la RPDC ont signé un accord pour la construction d'un pont routier sur le fleuve Tumen. Ce pont se trouvera à proximité du pont ferroviaire connu sous le nom de " Pont de l'Amitié " . La construction de ce pont se fera en coopération avec la RPC car celle-ci cherche à utiliser ce fleuve comme un axe commercial vers la Mer du Japon .  Les Russes ont déjà consulté les Chinois sur ce dossier et ils ont manifestement obtenu leur accord car il est en discussion depuis une dizaine d'années et il vient d'être signé .

La rivière Tumen avait déjà été mentionnée dans une déclaration commune lors des négociations à la mi-mai entre le Président PPOUTINE et le Président XI-JINPING : " Les parties [ Russie et RPC - NDLR ] poursuivront un échange de vues constructif sur la navigation des navires Chinois sur le cours inférieur du fleuve Tumen " . La province Chinoise du JILIN située au bord de la Mer Du Japon n' y a pas accès " 

La possibilité d'un tel accord tripartite qui autorisera le transit fluvial - civil mais aussi certainement militaire - sur le fleuve Tumen est particulièrement mal reçue au Japon . On s'étonne de pouvoir encore s'étonner ! Il est à noter que des navires de patrouille des garde-côtes de la RPC ne nécessitent pas un tirant d'air élevé et donc leur navigation sera possible sur le fleuve Tumen avec la construction de ce pont et le rehaussement du tablier du pont ferroviaire.  

La signature de cet accord met en fait fin à un différend de plus de 150 années dans les relations URSSO-Chinoises - depuis 1860 en fait soit juste avant le début de l'Ére Meiji - dans la mesure où la navigation sur cette portion de 15 km du fleuve était interdite aux navires Chinois .

En résumé :

- Le tablier ferroviaire du Pont de l'Amitié sera déconstruit et rehaussé .

- Un pont routier avec un tirant d'air suffisant sera construit 

- Le chenal du fleuve sera dragué sur certaines portions. Notons ici qu'il s'est trouvé des expertes à l'US Institute of Peace - on s'étonne de pouvoir encore s'étonner - comme Mrs. Carla FREEMAN pour nous affirmer que cela va faire du mal aux petits poissons . 

- La navigation de navires Chinois sera autorisée sur le cours inférieur du fleuve Tumen , jusqu'à son embouchure .

MAJ du 24/06/2024 

Lettre de remerciement du Président Vladimir POUTINE au Président Kim JONG-UN.

Kim Jong-un, président des affaires d'État de la République populaire démocratique de Corée

Cher camarade Kim Jong-Un,

Je voudrais vous exprimer ma plus sincère gratitude pour l'accueil merveilleux et l'hospitalité cordiale qui m'ont été réservés ainsi qu'à la délégation Russe* pendant notre séjour en République Populaire Démocratique de Corée.

Cette visite d'État revêtait une importance particulière : elle a permis de porter les relations entre Moscou et Pyongyang à un niveau de partenariat stratégique global sans précédent. Désormais, de nouveaux horizons s'ouvrent à nos pays pour une coopération fructueuse dans de nombreux domaines.

Je serai heureux de poursuivre notre dialogue constructif et notre étroite collaboration. N'oubliez pas que vous êtes toujours un hôte bienvenu et cher sur le sol Russe.

Je vous souhaite sincèrement santé, prospérité et succès dans vos activités gouvernementales.

Sincèrement,

Vladimir Poutine

* Cette différence protocolaire est expliquée dans cet article de Moskovskie Komsomolets . Bien sûr la réalité des faits n'a rien à voir de la manière dont ils été relatés par The Moscow times ou Charter 97

Une explication du texte du titre à ceux qui me reprochent mon hermétisme : La mémoire de nos Pères est en relation avec le film de M. Clint EASTWOOD. Dans son interviouve le Président POUTINE fait allusion aux combats commun des Grands-Pères et Pères des chefs politiques Russes et Nord-Coréens .

Dans le livre " Visa pour Iakoutsk " , le KGB sauve le Dalaï-Lama des griffes du PCC . Ce roman se situe en pleine tensions Sino-Soviétiques . De nombreux " experts " - vous les connaissez - présentent cette visite comme " déplaisante "aux autorités Chinoises . On se console comme on peut !

Avertissement : La rédaction du blog Ice Station Zebra assume l'utilisation de sources interdites de diffusion dans  l'UE depuis le 03 mars 2022.: Izvestia ; Rossiyskaya Gazeta ; Ria Novosti , RT France. Pour y accéder vous savez comment faire si vous lisez Ice Station Zebra ,... 

Ce blogue assume une " mission " visant à démonétiser le narratif officiel sur ce dossier comme pour d'autres . Ainsi en vous connectant sur la page Nord-Coréenne et en utilisant un traducteur automatique vous avez in extenso ce traité . 

VERBATIM - La mémoire de nos Pères : Visa pour Iakoutsk et Pyongyang .
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Faire un pont !
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VERBATIM - La mémoire de nos Pères : Visa pour Iakoutsk et Pyongyang .

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Publié le 18 Mai 2024

Ce blogue utilise avec fierté des informations recueillies auprès d'Izvestia , de Rossiiskaya Gazeta et de Ria Novosti.

Lien original en Russe .

Début du communiqué ( seul l'original en Russe fait foi )

Le 13 mai, dans la capitale de la Nouvelle-Calédonie Française, des milliers de personnes ont manifesté contre la politique coloniale de la France. Les manifestations ont dégénéré en émeutes massives qui ont balayé l'île au cours desquelles plusieurs résidents locaux et policiers ont déjà été tués, des dizaines de policiers ont été blessés et des centaines de manifestants ont été arrêtés.

Comme vous le savez, il n'est pas dans nos règles de s'immiscer dans les affaires intérieures des pays étrangers, de donner ou d'imposer des conseils sur la résolution des problèmes et des crises internes - cette manière est caractéristique de l'Occident et, notamment, de la France elle-même. Mais au lieu d’enseigner la vie aux autres, Paris devrait tourner son regard vers ses propres problèmes profonds.*

Après tout, il est évident que les événements tragiques de Nouvelle-Calédonie sont le résultat de contradictions de longue date et d'un mécontentement croissant à l'égard de la situation de ses habitants autochtones, le peuple Kanak, qui représente environ 40 % de la population de ce territoire d'outre-mer Français.

La raison d'une nouvelle vague de mécontentement public a été l'examen au Parlement Français d'un projet de loi visant à modifier la procédure de vote aux élections locales en vigueur en Nouvelle-Calédonie depuis 1998, donnant le droit de vote à toute personne résidant sur l'île depuis plus de 10 ans. Les opposants à cette initiative législative y ont vu, non sans raison, une tentative de Paris de priver définitivement les Kanaks de leur droit fondamental à l'autodétermination et de saper la position des partisans de l'indépendance. Ce n’est pas une coïncidence si le Front de Libération Nationale ( SIC !-NDLR  ) Kanak Socialiste , l’un des principaux partis Calédoniens, a qualifié les actions du Paris officiel de « recolonisation ».

Nous considérons la crise sociopolitique en Nouvelle-Calédonie comme le résultat de l’inachèvement du processus de décolonisation et une autre confirmation que la politique de la France à l’égard de ses anciennes colonies, rebaptisées territoires d’outre-mer, est dans une impasse. Rappelons que selon la classification de l'ONU, la Nouvelle-Calédonie est un territoire non autonome. En termes simples, une colonie où le processus de décolonisation lancé sous les auspices de l’ONU dans les années 1960 n’est toujours pas achevé.

La France administre actuellement 13 territoires d’outre-mer et tente également de s’immiscer dans les affaires intérieures de ses anciennes colonies à travers le monde. Occupant pendant des siècles des dizaines de pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique Latine, soumettant leurs peuples à une exploitation brutale, les Français ont commis de nombreux crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans ces territoires. Il est prévu de publier sur le site Internet du ministère Russe des Affaires étrangères des documents détaillés sur ce sujet, similaires aux documents précédemment publiés sur les actions criminelles des Anglo-Saxons.

Nous appelons Paris à s'abstenir de tout recours injustifié à la violence contre les manifestants et à garantir le respect des droits et libertés de la population autochtone de Nouvelle-Calédonie et des autres territoires d'outre-mer sous son contrôle.

Fin du communiqué 

J'y rajoute , pour la soif , la tribune de Mme.Denise FISHER ancienne consule générale d'Australie en Nouvelle-Calédonie dans Le Monde.

Voir l'article d'Izvestia que le blogue Ice Station Zebra continuera fièrement de citer malgré la censure . A l'endroit où je me trouve actuellement je n'ai aucune difficulté pour lire Izvestia , Ria Novosti ou Rossyiskaya Gazeta . ( DanielB ) 

* En termes moins diplomatiques : " Quand on veut monter au cocotier , il faut avoir les fesses propres " .

MAJ du 19/05/2024 à 10h00 : Voici le communiqué officiel en Français sur le site du MAE Russe.

 

ABOLYSION - ABOLISSON : Commentaire du représentant officiel du Ministère Russe des Affaires Étrangères, M.V. Zakharova, à propos des émeutes en Nouvelle-Calédonie.
ГОРИТ ! ( BURN ! QUEIMADA ! )

ГОРИТ ! ( BURN ! QUEIMADA ! )

Ennio MORRICONE : " Abolisson a été pour moi le morceau le plus difficile à diriger ! Je devais tout le temps retenir les musiciens , le chœur et la soliste . Je m'attendais à chaque instant à ce qu'ils lèvent le poing "

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Rédigé par AntonioD pcc DanielB

Publié dans #Verbatim, #Le courrier diplomatique, #Diplomatie, #Sécurité intérieure, #Asie-Pacifique

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Publié le 25 Avril 2024

Si je ne peux pas être présent au Portugal pour la commémoration de ce 50éme anniversaire de la Révolution des Œillets je profite de ma présence de quelques heures en Métropole pour rendre hommage à cette révolution National-Communiste , du moins dans ses toutes premières heures. 

Je le ferai au travers d'un hommage au " Camarada OSCAR " , l'officier qui a planifié cette insurrection , le Colonel Otelo Saraiva de Carvalho . Il m'avait fait l'immense honneur de m'avoir consacré quelques heures des dernières années de son existence et c'est à cette occasion , et à d'autres ,  que j'ai pu me rendre compte de la " marche de l'Histoire " mais aussi de l'influence que peut avoir une personne sur le cours de celle-ci.

Mon hommage se limitera à ces quelques mots et au regret de constater que le film " Capitaines d'Avril " rediffusé hier soir sur Ciné Club ne présente désormais plus deux scènes : L'évocation de l'attaque contre la base aérienne de TANCOS le 8 mars 1971* qui explique la scène des toilettes où Antonia - Maria de MEDEIROS -  est battue par le général commandant la PIDE  et celle où M. Marcelo CAETANO  , montant dans l'avion qui l'amène vers l'exil au Brésil , demande au capitaine Salgueiro MAIA de ne pas quitter l'OTAN . Il faut noter ici que ce coup d'état militaire est le deuxième dans la Lusosphère , juste 10 ans après celui du 31 mars-1er avril 1964 au Brésil . Il est est presqu'au milieu de la " bande historique " de la présence des militaires au pouvoir au Brésil ( 1964-1985 ) et coïncide avec l'arrivée au pouvoir du " Groupe de la Sorbonne " et de la marginalisation de la " Linha Dura " ( voir infra ).

J'en profite aussi pour vous donner le lien vers cet article du Monde Diplomatique qui décrit une réalité souvent occultée : Tout comme l'Espagne Franquiste , le Portugal post-Salazariste n'était pas un pays totalement isolé de la "modernité" de son époque et les " tecnocratas " y mettaient sur la touche " , non sans réticence des expulsés , " ceux du bunker " c'est à dire  les " nationaux-Catholiques Maurassiens " .  Vous avez également sur ce lien la manière dont ces tecnocratas comptaient agir " de l'intérieur du système " au début de l'année 1974 Ils prendront leur revanche dans le 1er gouvernement provisoire et dans les décennies qui suivront . Ces " tecnocratas" sont magnifiquement interprétés dans le film  par ces jeunes trentenaires-quarantenaires des ministères et de la PIDE , y compris les fonctionnaires-tortionnaires à la prison de CAXIAS , au costume cravate et imperméable en Tergal™.

Sur le plan protocolaire , ce cinquantenaire a été marqué par la présence à LISBONNE des présidents des ex-colonies Portugaises de l'utramar qui ont souligné  - en particulier le Président Mozambicain M. Filipe NYUSI - que cette révolution a pris naissance non seulement au Portugal mais aussi dans ces colonies où se livraient des guerres d'émancipation . Pour le Président de São Tomé e Príncipe , M. Carlos VILA NOVA ,  " le Portugal s'est positionné sur le bon côté de l'histoire ". Le Brésil n'était pas représenté au niveau présidentiel mais par son Ministre des Affaires Etrangères , M. Mauro VIEIRA. 

Dés le début des années 1970 le Brésil s'est " distancié "d'un appui inconditionnel au gouvernement Salazariste sur la question coloniale pour se rapprocher des chefs politiques Africains , y compris des chefs indépendantistes. L'exil de M. Marcelo CAETANO et d'autres chefs politiques au Brésil fut plus motivé par une langue commune , des opportunités économiques et professionnelles que pour un alignement politique . Le Brésil a ainsi reconnu l'indépendance de la Guinée-Bissau dés 1974 et de l'Angola dés 1975 . Le Brésil y a envoyé dans un 1er temps des instructeurs militaires - et des combattants formés aux techniques de contre-guérilla - auprès du FNLA  de M. Holden ROBERTO mais finit par reconnaître le gouvernement du MPLA de M. Agostinho NETO appuyé par les Cubains et l'URSS  le 11 novembre 1975. Il faut noter parmi ces instructeurs M. José Paulo BONESCHI , inspecteur de la Police Civile de Rio qui fut lié à l'attentat sous fausse-bannière du Riocentro le 1er mai 1981. Certains d'entre-eux furent blessés à la bataille de QUIFANGONDO qui fut marquée par la première utilisation massive de LRM sur le continent Africain . Cette intervention est aujourd'hui présentée comme une " mission de renseignement " et est associée aux luttes d'influences des différents courants au sein des forces armées Brésiliennes lors de l'accession au pouvoir du Général Ernesto GEISEL . Le Brésil a d'autre part été le pays d'accueil de nombreux " Pieds Verts " Portugais qui ne voulaient pas rentrer dans leur pays d'origine dont ils connaissaient par trop la situation aggravée par la transition. 

Sur le plan de la géopolitique et même de la géostratégie Africaine , cette Révolution des œillets signera l'arrêt de mort  de l'ALCORA  ou Aliança Contra as Rebeliões em Africa , une alliance militaro-politique bâtie entre le Portugal , l'Afrique du Sud et la Rhodésie pour pérenniser l'existence d'un " réduit Blanc "** sur la façade Atlantique de l'Afrique.

Les deux autres anniversaires sont liés au monde URSSIEN : Le centenaire du Drapeau Rouge de l'URSS promulgué le 18 avril 2024  mais qui depuis est devenu un drapeau URSSIen ( Lien vers le décret) . Le second est le 90 éme anniversaire de la création le 16 avril 1934 du titre de Héros de l'Union Soviétique dont les premiers récipiendaires furent les " Chelyuskinites " . On reste donc dans l'Arctique.

Pour cela je vous ai choisi de le représenter dans un environnement Arctique mais nucléaire .

* Cette attaque est considérée comme la plus importante attaque contre une base de l'OTAN au cours de la Guerre Froide . Plus importante même que celle menée en Allemagne par la RAF . Elle aura pour conséquences militaires un affaiblissement conséquent des capacités aériennes Portugaises , en particulier de ses hélicoptères les plus modernes ,  et aura directement influencé le cours de la guerre coloniale Portugaise. Ce ne furent pas les seules actions contre l'OTAN au Portugal  , loin de là

 

" Cette révolution ce n'est pas la révolution des Russes ni celle des Tyroliens ! C'est la révolution des Portugais ! "

 

" Marcelo CAETANO : - Nous transmettons le pouvoir au général SPINOLA pour qu'il ne tombe pas dans la rue !

Salgueiro MAIA : - Le pouvoir est déjà dans la rue ! " 

 

" SPINOLA va donc prendre le pouvoir ! Si j'avais lu les bons livres j'aurai pu devenir le Che Guevara de l'Europe " 

 

 

** C'est l'expression utilisée par les théoriciens politiques et militaires de cette alliance ! 

Voilà !  J'ai oublié , mesdames vous m'excuserez ; le 80 éme anniversaire de droit de vote des femmes - en France  - le 21 avril 1944 . On reste dans notre temporalité de cette " marche de l'histoire ": 100 ans , 90 ans , 80 ans , 50 ans . Je ne sais pas si avant mon nouveau départ j'aurai le temps non pas de finir mais de compléter mon article en cours sur la géopolitique du Brésil .

Portugal - URSSIe : Camarada OSCAR ? PRESENTE ! ( Les oeillets ne sont pas fanés ) Portugal - URSSIe : Camarada OSCAR ? PRESENTE ! ( Les oeillets ne sont pas fanés )
Photo 1 : L'homme en tee-shirt noir est le colonel Santos e Castro , l'homme au béret rouge et l'instructeur et écrivain  Brésilien Pedro MARANGONI Photo 2 : Le " Colonel André " Photo 1 : L'homme en tee-shirt noir est le colonel Santos e Castro , l'homme au béret rouge et l'instructeur et écrivain  Brésilien Pedro MARANGONI Photo 2 : Le " Colonel André "
Photo 1 : L'homme en tee-shirt noir est le colonel Santos e Castro , l'homme au béret rouge et l'instructeur et écrivain  Brésilien Pedro MARANGONI Photo 2 : Le " Colonel André "

Photo 1 : L'homme en tee-shirt noir est le colonel Santos e Castro , l'homme au béret rouge et l'instructeur et écrivain Brésilien Pedro MARANGONI Photo 2 : Le " Colonel André "

Portugal - URSSIe : Camarada OSCAR ? PRESENTE ! ( Les oeillets ne sont pas fanés ) Portugal - URSSIe : Camarada OSCAR ? PRESENTE ! ( Les oeillets ne sont pas fanés )

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Publié le 14 Avril 2024

L'attaque d'Israël par une vague de drones et de missiles Iraniens a donné lieu à une nouvelle vague d' " amabilités " entre la Fédération de Russie et Israël .

La représentante officielle du ministère Russe des Affaires étrangères, Mme. Maria ZAKHAROVA, a répondu à l'appel de l'ambassadrice d'Israël en Russie, Mme. Simona HALPERIN , pour condamner l'attaque Iranienne sur le territoire Israélien. Elle a rappelé que Tel-Aviv ne l'avait pas fait lorsque l'Ukraine avait lancé des frappes sur le territoire Russe .

 " Simona, rappelle-moi, quand Israël a-t-il condamné au moins une frappe du régime de Kiev contre des régions russes ? Vous ne vous en souvenez pas ? Et moi. Mais je me souviens de déclarations régulières de soutien aux actions de  [président Ukrainien Vladimir ] ZELENSKY de la part de responsables Israéliens ", a-t-elle écrit le 14 avril sur sa chaîne Telegram™.

Version Russe ( traduttore , traditore )  : " Симона, напомните мне, когда Израиль осудил хотя бы один удар киевского режима по российским регионам? Не помните? И я. Зато я помню регулярные заявления в поддержку действий [президента Украины Владимира] Зеленского со стороны израильских официальных лиц " 

Mme ZAKHAROVA  a attiré l’attention sur le fait qu’en raison des crimes du régime de Kiev, "   année après année des civils sont tués et les infrastructures civiles sont détruites ". ( Version Russe :  " из года в год погибают мирные жители и уничтожается гражданская инфраструктура " ) . Seize civils ont été tués dans une attaque terroriste Ukrainienne à TOKMAK hier .

Dans un entretien à RIA NOVOSTI Mme Simona HALPERIN a déclaré : " Nous attendons de nos collègues Russes qu’ils condamnent l’attaque Iranienne sans précédent sur le territoire Israélien, et nous espérons également que la Russie s’opposera aux tentatives Iraniennes de déstabiliser la région "

( Version Russe : "Мы ожидаем от наших российских коллег осуждения беспрецедентной иранской атаки по территории Израиля, а также надеемся на противодействие со стороны России попыткам Ирана дестабилизировать регион" ) 

Selon l'ambassadrice Israélienne "les collègues Russes sont tout à fait conscients de la nature de l'attaque iranienne", notamment parce que "grâce aux technologies modernes, tout le monde pouvait suivre en temps réel ce qui se passait "

( Version Russe : " Pоссийские коллеги достаточно хорошо осведомлены о характере иранской атаки",  "благодаря современным технологиям, все могли отслеживать происходящее в онлайн-режиме " ) 

Le MAE Russe a de son côté montré sa " préoccupation " et a appelé toutes les parties à faire preuve de retenue.  "Nous exprimons notre extrême inquiétude face à une nouvelle escalade dangereuse dans la région" (Version Russe : " Выражаем крайнюю озабоченность в связи с очередной опасной эскалацией в регионе " ) .

 "Nous appelons toutes les parties concernées à faire preuve de retenue. Nous espérons que les États de la région résoudront les problèmes existants par des moyens politiques et diplomatiques"  a ajouté le MAE Russe ( versionRusse : " Призываем все вовлеченные стороны к сдержанности. Рассчитываем, что региональные государства будут решать имеющиеся проблемы политико-дипломатическими средствами " ).

Le MAE Russe avait regretté le refus des Etats Occidentaliens de condamner à l'ONU l'attaque Israélienne contre la mission diplomatique Iranienne à DAMAS.

Note de la Rédaction : Cet article est publié à titre informatif dans la rubrique "VERBATIM" et " Le courrier diplomatique"  car cette réaction et en  particulier l' " échange " entre MMes. ZAKHAROVA et HALPERIN  semble avoir été " oublié " par le MSM-PGC , du moins à l'instant de sa publication. Les commentaires sont fermés . Les liens vous permettent de vous reporter le cas échéant à la version Russe qui seule fait foi car la mission de cet article est de vous informer. 

 

Israël - Russie - Iran : Le désamour !
Israël - Russie - Iran : Le désamour !

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Rédigé par AntonioD pcc DanielB

Publié dans #Verbatim, #Le courrier diplomatique, #Diplomatie

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Publié le 3 Avril 2024

Spoiler : Vous l'avez deviné , il s'agit de permettre la présence du Président Vladimir POUTINE au prochain sommet du G20 au Brésil le 18 novembre et 19 novembre 2024 . Le titre est aussi réducteur car il s'agit d'une démarche de l' Itamaraty , le MAE Brésilien .

Dans une déclaration précédente en septembre le Président Brésilien s'était un peu avancé en assurant une immunité au Président Russe en cas de visite au Brésil pour le prochain sommet du G20 alors que cette décision dépend du pouvoir judiciaire .

Il fallait donc trouver un " totem d'immunité " juridique ce qui semble être en bonne voie.

Dés le mois de novembre 2023 le gouvernement LULA a soumis à la Commission du Droit International des Nations Unies un argumentaire . Celui-ci  qui ne cite pas explicitement le Président Vladimir POUTINE cherche à démontrer qu'un Président d'un pays qui  ne reconnaît pas la juridiction de la Coure Pénale Internationale , c'est le cas de la Fédération de Russie ,  ne peut être poursuivi par les autorités judiciaires d'un pays reconnaissant cette autorité , c'est le cas du Brésil .

Le document établi par le Brésil soutient que les accords internationaux , tel le Statut de Rome , ne devraient s'appliquer qu'entre les états signataires.

Dans cette optique , un chef d'état d'un pays non signataire ne pourrait pas voir son immunité violée même sur le territoire d'une nation reconnaissant la compétence de ce tribunal international . La Fédération de Russie s'est retirée du Statut de Rome en 2016.

Dans l'un des paragraphes de l'avis le Brésil reconnait que l'immunité de juridiction des officiels de haut-rang " ne devrait pas interférer avec les droits ou les obligations des États partis aux accords qui ont créé des cours et des tribunaux internationaux  " .

Le document remis par le Brésil souligne ensuite que cela doit se faire dans le cadre des " relations entre les parties à ces accords " . ' il s'agit d'une norme fondamentale du droit international général , codifié à l'article 34 de la Convention de Vienne sur le droit des traités , selon laquelle * un traité ne crée pas d'obligations ou de droits pour un État tiers sans son consentement *

Le Brésil affirme que l'immunité des dirigeants est fondamentale " pour promouvoir la résolution pacifique des différents internationaux et maintenir des relations amicales entre les États , en permettant aux représentants des États de participer à des conférences et des missions dans les pays étrangers. " 

Une " décision consensuelle " sur la présence du Président POUTINE au sommet du G20 c'est pas gagné car apparemment  dés le mois de novembre 2023 les chefs politiques Brésiliens ont pris la décision de " totemiser " le Président POUTINE afin qu'il puisse assister au G20 ! 

Totem d'immunité : Le Président LULA propose d'introduire une immunité pour les chefs d'état dont le pays ne reconnaît pas la CPI .
Totem d'immunité : Le Président LULA propose d'introduire une immunité pour les chefs d'état dont le pays ne reconnaît pas la CPI .

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Le courrier diplomatique, #Diplomatie, #BRICS - IBAS, #Brésil

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Publié le 11 Mars 2024

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Publié le 19 Février 2024

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Publié le 16 Février 2024

Encore un article qui concerne le Brésil et l'Amérique Latine ! En attendant celui sur la commémoration de la fin du blocus de Léningrad , l'agriculture Russe et la station VOSTOK !...

Lors d'un voyage officiel en Ethiopie pour assister au sommet de l'Union Africaine  le Président Brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a justifié de manière forte et claire l'absence de déclaration drouâdelômiste de la diplomatie Brésilienne  à l'encontre des chefs politiques Russes après le décès en détention du détenu Alexei NAVALNY : Sans preuves issues d'un rapport d'autopsie il est impossible de se prononcer ! Comme il le dit lui même : " C'est une question de bon sens ! " 

 "Je pense que c’est une question de bon sens "  "Si la mort était suspecte, il faut d’abord enquêter pour trouver de quoi ce citoyen est mort ".

"Les médecins légistes vont dire que l’homme est mort de ceci ou cela. Ensuite vous pourrez juger. Autrement, si vous jugez maintenant et dites que je ne sais qui a ordonné l’assassinat et ce n’était pas lui, vous devrez ensuite vous excuser. Pourquoi se précipiter pour accuser?"

Le Président Lula a terminé par une pique vipérine : " Je comprends les intérêts de ceux qui accusent [ les chefs politiques Russes de la mort de M. Navalny - NDLR ] " " Ce n'est pas ma devise ( ma manière de penser )  !  " 

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Rédigé par DanielB

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