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Publié le 23 Avril 2022

C'est la confirmation de l'hypothèse que j'avais formulé dans mon premier article sur le croiseur  MOSKVA  ainsi que dans l'article dans lequel je vous avais parlé de l'hypothèse formulée par le capitaine de 1er rang Sergueï GORBACHEV : Une mission d'inspection puis très probablement une mission de récupération de composants sensibles sur l'épave du croiseur et très certainement de destruction de cette épave vient d'être lancée par la flotte de la Mer Noire .

A priori il n'y aurait rien d'exceptionnel quand à la difficulté de cette mission - mise à part qu'elle se déroule dans une zone d'opération des armées - sauf que cette mission nous ramène plus d'un siècle en arrière , il y a exactement 110 ans ,  au débuts de ce que l'on nomme désormais le " seabed warfare " . Une histoire dont je vous avais donné les grandes lignes aussi sur ce blogue .

Le navire d'assistance KOMMOUNA vient d'être dépêché sur les lieux du naufrage du MOSKVA . Il n' y aurait rien d'exceptionnel si le KOMMOUNA n'était pas le navire de guerre en service le plus ancien au monde puisqu'il a été lancé en 1912 , c'est à dire sous le règne du Tsar Nicolas II . Son activité opérationnelle a commencé en 1915 dans la Baltique et il a participé à d'innombrables missions sous tous les " Tsars Rouges " , de LÉNINE à BREJNEV. Cette actualité pourrait être regardée par la " petite lorgnette " , avec mépris comme le font le MSM et la blogosphère Défense & GP en particulier Francophone , mais j'estime qu'il faut la traiter avec plus de sérieux comme le fait - presque - toujours H.I. SUTTON dans son blog " Covert Shores " . 

La genèse de ce navire et son architecture caractéristique de type " catamaran "sont intimement liés à l'émergence de l'arme sous-marine au début du XX éme siècle et à la nécessité de porter secours à des submersibles en difficulté , le plus souvent avariés ou en panne sur le fond marin . La cause des avaries pouvant être une action de guerre ou une " fortune de mer " comme ce fut le cas avec les sous-marins " Farfadet " et " Pluviôse  " de la Marine Nationale le 23 juillet 1905 et le 26 mai 1910 . Les tâtonnements , les accidents au cours des opérations de secours  et le manque de moyens dédiés ont eu un grand impact au sein des marines de guerre à travers le monde , y compris jusqu'en Amérique Latine au Brésil . A delà du concept de " navire ravitailleur de sous-marins " - submarine tender - le concept d'un navire dédié à des missions de secours et de maintenance des submersibles prenait corps . 

Le " Petit Journal " constitue comme toujours avec les cartes-postales un excellent moyen pour avoir une idée très précise des " moyens et des techniques " de secours de l'époque . J'en profite pour vous donner la première photo sous-marine datant de 1899 . Comme le montrent des CP d'époque le principal accident qui survenait lors des opérations de secours et en particulier de renflouage était le chavirage des barges sur lesquelles étaient installées les grues ou les chaînes de relevage . C'est dû tout simplement au moment de basculement et donc pour éviter ce chavirage il fallait symétriser les efforts au travers de deux pontons placés de part et d'autre du submersible à relever . Dans le cas du Pluviôse le chavirement fut causé par la rupture d'une chaîne de pesage  . L'étape suivante ce fut de réunir ces deux pontons au moyen d'une architecture de type " catamaran " par des fermes métalliques et de créer une darse centrale  . Ces fermes servent aussi de points d'accrochage aux élingues de relevage des charges immergées et aujourd'hui au bathyscaphe AS-28 ( voir schéma de relevage du L-55 )   Il semble d'ailleurs que cette idée existait depuis l'antiquité Grecque et Romaine pour relever des colonnes et d'autres charges  tombées d'un bateau de transport  - une maquette de ces navires-grues est visible dans cette exposition -  comme pour les péniches de débarquement avec les navires huissiers ! 

Il faut ici noter le courage du capitaine Anatoly ISHINOV qui a réussi à convaincre sa hiérarchie de moderniser ce navire en 2018 - alors âgé de 105 ans - et de le garder au service actif . Mis à part un système de positionnement dynamique ce navire est parfaitement " moderne " dans le cadre du seabed warfare contemporain et peut certainement servir de modèle pour la conception d'un successeur . Si l'on veut être rigoureux intellectuellement , l'entrée du KOMMOUNA  dans le Seabed warfare  date de 1967 avec la refonte - je préfère à rétrofit - du navire pour ses 55 ans et sa transformation de navire de relevage sous-marin en navire d'appui à des submersibles de secours et d'exploration sous-marine .

Un navire avec cette architecture en catamaran est en tout cas beaucoup plus fonctionnel dans des missions de support au seabed warfare ( bathyscaphes , drones XLUUV , ROV , ... ) que des navires de la classe  Marcel Le Bihan

Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA ! Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !
Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !

La première marine au monde à adopter un tel type de navire fut non pas la Marine Nationale , ni la Royal Navy ou l' US Navy mais la Kaiserliche Marine avec le SMS VULKAN .

Lancé le 28 septembre 1907 et armé le 28 février 1908 , c'est à dire entre les naufrages du " Farfadet " et du " Pluviôse " , il a directement servi de modèle au navire qui allait devenir le KOMMOUNA  !

Je ne reviendrai pas sur les caractéristiques techniques de ce navire - au départ " VOLKHOV -  ВОЛХОВ - lors de sa construction qui est évoquée sur ce site  et sur celui-ci . Juste pour évoquer sa structure en deux coques réunies par quatre fermes métalliques . Il faut noter ici qu'à l'époque le calcul de telles structures " en treillis "  est parfaitement maitrisé comme en attestent des calculs contemporains refaits par ordinateur avec la méthode des éléments finis *. Le " Pape de la RDM " - ou plutôt le " Pope de la RDM " - Stephen TIMOCHENKO aurait participé à sa conception . De la même manière la légende sur la " formule de l'acier PUTILOV™ " qui aurait été perdue après la révolution Russe est à relativiser : Comme le montrent des études métallographiques  réalisées par OAO KOMPOZIT™ sa résistance exceptionnelle à la corrosion proviendrait du brunissage de l'acier SIEMENS-MARTIN utilisé pour sa fabrication . ( voir vidéo )  Des travaux d'entretien réguliers sont toutefois nécessaires car corrosion il y a .

Il faut aussi noter que la propulsion du SMS VULKAN était assurée par deux groupes turbine vapeur-électrique alors que la propulsion du VOLKHOV était assuré par deux diesels . La propulsion du SMS VULKAN  est donc quelque part plus " moderne " que celle du VOLKHOV  devenu  KOMMOUNA  car elle s'adapterait plus facilement à un positionnement dynamique . 

* Diagramme de CREMONA et méthode de RITTER . Débuts des méthodes énergétiques pour les systèmes hyperstatiques et critères de résistance . Il y 20 ou 30 ans le calcul - manuel - de l'élingage d'un submersible aurait été un " classique " en " taupe " ou en BTS-DUT , voir en secondaire . 

Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !
Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" ! Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !
Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" ! Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !

Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !

Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront !
Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront ! Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront !

Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront !

Je ne vais pas vous faire l'historique de toutes les missions du VOLKHOV-KOMMOUNA , juste pour vous rappeler le sauvetage des submersible AG-15 et L-55 qui sont parfaitement documentés photographiquement .  

Il faut aussi signaler la mission de relevage d'un Su-24 en 1977 à une profondeur de 1700 m qui est souvent évoquée à propos de ce navire mais très peu - pas du tout - documentée . Ce n'est pas sans rappeler la mission de relevage du F-35 de la Royal Navy en Méditerranée qui relève bien du " seabed warfare " . 

Aujourd'hui le KOMMOUNA est le navire support de ROV's de fabrication Occidentale et surtout d'un bathyscaphe de type AS-28 . Celui qui fut coincé dans un réseau d'hydrophones lors d'un exercice de la flotte du Pacifique en 2005 et dégagé par un ROV de modèle SCORPIO™ . Ses derniers équipements " Occidentaliens " sont toutefois en voie de " Russification " , en particulier avec des robots sous-marins Russes de type ROV dérivés du MARLIN-350 МАРЛИН-350  qui remplacent les ROVs Britanniques achetés par la Marine Russe

L'épave du MOSKVA vient d'être déclarée comme " patrimoine de l'UNESCO " par le gouvernement Ukrainien qui affirme qu'elle repose sur des fonds marins dépendant de sa juridiction . Rien n'est moins sûr !

Quelque soit cette prise de position qui semble relever d'une argutie juridique il ne faut pas oublier que les fonds marins sont comme la rue : Ils appartiennent à ceux qui y descendent ! C'est même l'adage de base du " seabed warfare " . Si le KOMMOUNA n'est bien sûr pas capable de relever l'épave du MOSKVA , ses capacités de levage sont largement suffisantes pour relever des radars ou des missiles conteneurisés et pour ensuite déposer des charges explosives pour détruire l'épave . 

Un ajout intéressant pour un futur navire de ce type serait de mettre sur une des fermes un bras multiple rotatif  semblable à celui du YANTAR pour la mise à l'eau de véhicules sous-marins .

 

Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA ! Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !
Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !

La mission du KOMMOUNA se déroule toutefois dans ce que l'on appelle une " zone d'opérations des armées " , une " zone de guerre " et il doit être protégé contre les attaques , en particulier celles d'une  mosquito fleet  et contre les menaces aériennes ! La position de l'épave permettrait toutefois de le protéger par une " bulle AA " à partir de la Crimée .

Pour terminer cet article je vous invite à aller sur ce site  et sur celui-ci ! Vous en saurez autant , sinon plus , sur le KOMMOUNA que tous les " ôxpôrts "  du MSM et de la blogosphère Défense & GP Francophone qui commentent cette actualité ! 

 

Nota  : Les rédacteurs de ce blog ne répondent à aucune sollicitation de collaboration 

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Maj du 24-04-2022 15h30 : Replacement de " KOMOUNA " par " KOMMOUNA " 

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Publié le 7 Avril 2022

Comme je l'ai déjà écrit sur ce blogue  , les sanctions contre l' URSSIE datent de 1975 avec l'amendement JASON-VANIK et depuis cette époque l'URSSIE vit sous un régime perpétuel de sanctions . Le fait que la Fédération de Russie soit devenue l'Etat le plus sanctionné dans l'histoire , plus que la Corée du Nord , la Syrie  ou l'Iran , n' y change pas grand chose . 

La - très - grande différence c'est que c'est la Fédération de Russie qui peut aujourd'hui " menacer " certains états inamicaux avec l' " arme alimentaire " et non pas l'inverse comme en 1980 par exemple . Il y a eu certes une désindustrialisation de la Fédération de Russie par rapport à l'époque de l'URSS mais cela provient de son adhésion à la " mondialisation " qui d'ailleurs selon certains analystes serait en train de disparaître . C'est le cas par exemple dans le domaine des pneumatiques avec l'abandon de la fabrication de certains produits comme les accélérateurs de vulcanisation .

Mais il se pourrait certainement que cette crise entraîne la refabrication sur le territoire Russe de ces produits qui ne sont pas d'ailleurs d'une complexité particulière à fabriquer . Ils provenaient tout simplement d'une " global supply chain " qui fait que n'importe quel produit manufacturé est souvent fabriqué avec des composants issus des origines les plus exotiques . 

J'évoque la question des pneumatiques car au début des opérations militaires des analyses laissaient suggérer que certains véhicules militaires Russes étaient équipés de pneumatiques Chinois de mauvaise qualité avec des CTIS - Central Tire Inflation System - défaillants . 

Il ne faut pas se voiler la face et se cacher derrière un épi de blé : Le fait de refuser de livrer de la nourriture ou des engrais à des états hostiles comme le suggère M. Dimitri MEDVEDEV  n'est pas immoral , pas plus en 2022 qu'en 1980 d'ailleurs ...  Cette indépendance alimentaire que les ôxpôrts de Le Monde qualifiaient de " ruineuse " pour l'URSS , la Fédération de Russie est en passe de l'atteindre dans la plupart des domaines - pas tous -et cela  a une influence sur sa POLEX .

C'est d'ailleurs ce qui semble désoler beaucoup de commentateurs ! Il est intéressant de noter qu'alors les céréaliers Etasuniens se sont tournés vers la Chine pour exporter leur blé , tout comme aujourd'hui la Russie ! Les chefs politiques Etasuniens ne se cachaient pas le moins du monde qu'il s'agissait alors de " découpler " la RPC de l'URSS .

Un autre éléments intéressant est qu'en 1980 , l'embargo contre l'URSS concernait aussi les phosphates ! Non pas l'importation en provenance de l'URRS mais bien l'exportation à destination de l'URSS . Cela ne s'invente pas , c'est de l'histoire ! 

Il est aussi intéressant de noter que le principal syndicat agricole Français se proposait alors de ne pas respecter cet embargo , et même de le compenser par des exportations à destination de l'URSS  alors qu'il fut le premier à dénoncer les contre-sanctions Russes en 2014 et qu'il se préoccupe aujourd'hui des restrictions à l'exportation Russes . L'honnêteté intellectuelle n'a pas été l'apanage des chefs syndicaux Français , pas plus alors qu'aujourd'hui . 

Voici trois images datant justement de cette époque épique . 

Sanctions contre l'URSSIE : Retour vers le futur !
Sanctions contre l'URSSIE : Retour vers le futur !Sanctions contre l'URSSIE : Retour vers le futur !
Le " podium des sanctions " Occidentaliennes ( Non à jour , en constante évolution )

Le " podium des sanctions " Occidentaliennes ( Non à jour , en constante évolution )

D'un embargo à un autre !
D'un embargo à un autre ! D'un embargo à un autre !

D'un embargo à un autre !

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Economie, #Technologies, #Histoire, #Géopolitique des ressources, #Chine

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Publié le 16 Février 2022

J'ai déjà beaucoup commenté sur ce blogue le " seabed warfare " ,  y compris l'actualité Française dans ce domaine .

Voici le discours de Mme. Florence PARLY le 14 février 2022 qui commente la doctrine Française dans ce domaine . Au delà des annonces technicistes sur la nécessité de développer un drone - en cours d'essais - capable d'évoluer à une profondeur de 6000m et de disposer de moyens de recouvrements d'épaves immergés il faut y noter la volonté récurrente de la " nation essentielle " de vouloir internationaliser les fonds marins contre la " piraterie "™© , très probablement Chinoise ou Russe voir Brésilienne

Il faut lui rappeler ici que les fonds marins c'est comme la rue , ils appartiennent à ceux qui y descendent et non pas à ceux que Mme. PARLY , le général Thierry BURKHARD ou l'amiral Pierre VANDIER autorisent à y descendre ! 

J'y note que Mme PARLY veut lancer de nouveaux  Bâtiments Hydrographiques [ Voir diagramme ci-dessous ] pour remplacer les bâtiments hydrographiques de 2nde classe La Pérouse , Borda et Laplace . Ceux-ci seront donc armés et sont appelés à être déployés aux côtés - pas en même temps - des bâtiments de l'IFREMER™ dont les missions se militarisent de plus en plus , si elles ont été civiles un jour .

Ceci amènera la France et d'autre pays à devoir clarifier le statut de ces bâtiments civils qui sont de plus en plus engagés dans des missions à caractère militaire ou servant les marines militaires de leurs pays respectifs car de nombreux états pourraient être amenés à leur interdire l'accès de leurs eaux territoriales ! Si la participation de l' Akademik IOFFE à des manœuvres navales Russes peut être pointée du doigt , il faut aussi évoquer les missions du Pourquoi-pas ? au profit du SHOM

Enfin , at last but not the least , Madame PARLY et Mongénéral  BURKHARD parlent de coopération " avec nos alliés de l'OTAN " . C'est ahurissant dans la mesure où il s'agit d'un discours censé mettre en avant l' " autonomie stratégique "™© et l' " autonomie technologique "©™ de la France . Cela signifie que pour acquérir éventuellement des briques technologiques nécessaires au développement de ces systèmes les opérateurs Français devront partager au travers d'une " diode informationnelle " les données collectées lors des missions de ces drones . On ne peut s'empêcher de penser ici aux nacelles de collecte de renseignement vendu par les Etats-Unis à la France pour les  drones Reaper™ . Il est même fort possible que l'autonomie dans le choix des missions ne soit pas totale pour la Marine Nationale et l'IFREMER™ et ces deux entités se verront assigner des " zones de responsabilité " afin d'y relever des données comme le profil bathymétrique . Je parle de " diode informationnelle " car l'information risque de mieux circuler dans un sens que dans l'autre et il ne faut pas être un grand clerc pour savoir dans lequel ! Cette chronique d'une servitude annoncée est même explicitement reconnue puisque Mme. PARLY nous annonce que la doctrine stratégique évoluera selon " les préoccupations stratégiques de nos alliés et de l'OTAN " ... ( A t=21'00 ) 

L'océanographie cela sert avant tout à faire la guerre ! 

Nota : Il faut noter que contrairement à ce qu'affirme la vidéo de l'IFREMER™ la France n'est pas la quatrième nation à avoir développé un drone " grande profondeur " piloté par une IA équipé de capteurs comme des sonars , des appareils de prélèvement physico-chimiques , des caméras mais la cinquième . Il faut en effet signaler le XLUUV Vityaz-D de CKB-Rubin™ qui a effectué une plongée à plus de 10 000 m de profondeur dans la fosse des Mariannes dés 2020 et dont un second prototype effectuera une campagne d'essais cette année afin d' " explorer des épaves dans les profondeurs de l'Océan Pacifique "  ! 

 

Ps : J'imagine que le pôvre " Commandant COUSTAUD " ( SIC ! ) doit faire des triples saltos comme Flipper en voyant son nom écorché de cette manière ... 

Seabed warfare : La Marine Nationale se jette à l'eau ...

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Publié le 13 Janvier 2022

Il n' a pas encore revêtu sa célébrissime livrée anti-flash blanche mais cela ne saurait tarder !

Le  " Cygne Blanc " dans sa version remotorisée et équipée de nouveaux équipements et avionique - au " standard F4 " ou " Block 60 " si l'on oserait une comparaison  - a effectué son premier vol le 12 janvier 2022 dans le ciel de KAZAN .

Ce premier vol d'essai est important car la remise en service des lignes de fabrication de ce bombardier stratégique *, digne héritier de l' Ilya MUROMETS d'Igor SIKORSKY , était un vrai défi industriel qui vient d'être relevé en particulier dans la remise en service de centres de soudage sous-vide de structures en titane . L'usine de KAZAN disposerait ainsi  désormais de la plus grande installation au monde de soudage par faisceau d'électrons sous vide .  Celle-ci sert particulièrement à la soudure de la poutre centrale en titane qui est la " colonne vertébrale " de l'aéronef . 

On peut vraiment le qualifier de " Phénix industriel " car il s'agit par exemple d'une cellule nouvelle conçue avec des moyens nouveaux de CAO et avec un outil industriel modernisé .

Si l'on peut mettre en doute la pertinence du concept de " bombardier stratégique " celui-ci peut lors de tensions internationales , comme c'est le cas actuellement , servir de " guet aérien armé " et être un des éléments d'un chant... D'une discussion diplomatique . Il est aussi évident qu'armé de missiles de portée accrue cet avion prend toute sa place dans l'exercice de la souveraineté de la Russie sur l'espace Arcto-Pacifique . Il peut aussi servir à valider des technologies qui seront implantées sur le futur bombardier PAK-DA .

 

* En fait la désignation Russe est " porte-missiles stratégique стратегический ракетоносец .

 

Le Phénix a volé .
Le Phénix a volé . Le Phénix a volé .

Le Phénix a volé .

L'unité de soudage par faisceaux d'électrons des éléments en titane

L'unité de soudage par faisceaux d'électrons des éléments en titane

Le Tu-160 au ...Venezuela !
Le Tu-160 au ...Venezuela !

Le Tu-160 au ...Venezuela !

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Publié le 3 Janvier 2022

C'est ce qui se passe actuellement dans la ville de PEVEK dans l'Arctique Russe : Le plus grand brise-glace à propulsion nucléaire au monde , l' ARKTIKA , vient d'arriver dans la ville où est amarrée l'unique centrale nucléaire flottante au monde : L'Akademik LOMONOSSOV .

" Le nucléaire cela ne sert pas uniquement à faire la guerre" 

Quand un réacteur nucléaire flottant rencontre un réacteur nucléaire flottant ! Quand un réacteur nucléaire flottant rencontre un réacteur nucléaire flottant !

Quand un réacteur nucléaire flottant rencontre un réacteur nucléaire flottant !

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Publié le 8 Octobre 2021

Un XLUUV c'est un Extra Large Unmanned Undesea Vehicule , c'est à dire un drone sous-marin de grande taille .

Avec l'annonce ce jour par Naval Group™ d'un Démonstrateur de Drone Océanique - DDO - qui sera capable de plonger jusqu'à une profondeur de 150 mètres , naviguer à une vitesse de 15 nœuds et avec une autonomie de " plusieurs semaines " , la France rentre dans le club très fermé des nations développant ce type de drone assimilables à des " mini submersibles (quasi)-autonomes " 

Selon  le PDG du groupe Pierre Eric POMMELET  les missions assignés à ce submersible seront : "  de décharger les sous-mariniers de certaines tâches fastidieuses pour se concentrer sur les manoeuvres les plus critiques ....  pour surveiller les ports, explorer les fonds en soutien des forces spéciales, garder des câbles ou encore transporter des armes "

Les premiers exemplaires opérationnels sont prévus pour 2025 .

La France rejoint donc un club très fermé de nations disposant ou développant ce type de véhicules : Les Etats-Unis avec le drone ORCA de Boeing™ , la République Populaire de Chine avec le HSU001 et enfin la Russie avec le SARMA . En fait de " carré d'as " on peut aussi y inclure le MANTA de la Royal Navy .Leurs caractéristiques ne sont pas bien sûr pas identiques mais on peut considérer qu'ils appartiennent bien à la même classe des XLUUV . Le projet Allemand Modifiable Underwater Mothership MUM - de TKMS™ présenté en juin 2020  n'est attendu que pour 2024 selon Jane's .

D'autres nations vont très probablement rentrer dans cette course aux XLUUV ou MUUV ( Le Extra-Large en Medium ) qui ne fait que commencer : Inde , Australie , Italie , Espagne ( Patrie du submersible Peral de 1888 )  , Turquie , Corée du Sud ,...

Pour les nations qui n'ont pas les capacités industrielles de développer toutes les " briques technologiques " ( communication , capteurs , ... ) - " have-not " d'un tel drone sous-marin  cela passera très probablement par l'acquisition de celles-ci aux travers de composants " sur étagère " ou COTS  et donc des autorisations d'export des " haves " . 

C'était toutefois le minimum minimorum pour la France , pays du " Gymnote " de Gustave ZÉDÉ , de Pierre GIFFARD , d'Albert ROBIDA et du capitaine DANRIT ( voir plan infra ) ! 

Il est à noter que comme en Russie avec USC qui a proposé sa gamme de drones sous-marins , c'est le secteur privé qui a développé ce drone avant d'avoir reçu des commandes officielles des forces armées  .

" L'Océanographie cela sert surtout à faire la guerre " 

DanielB pcc Yves LACOSTE 

 

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La guerre sous-marine de demain : La France rentre dans le carré d'as des constructeurs de XLUUV .
La guerre sous-marine de demain : La France rentre dans le carré d'as des constructeurs de XLUUV . La guerre sous-marine de demain : La France rentre dans le carré d'as des constructeurs de XLUUV . La guerre sous-marine de demain : La France rentre dans le carré d'as des constructeurs de XLUUV .
La guerre sous-marine de demain : La France rentre dans le carré d'as des constructeurs de XLUUV . La guerre sous-marine de demain : La France rentre dans le carré d'as des constructeurs de XLUUV .
J'ai retrouvé les plans du DDO !
J'ai retrouvé les plans du DDO !

J'ai retrouvé les plans du DDO !

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Publié le 19 Septembre 2021

Alors que les exercices ZAPAD-2021 se terminent avec le déploiement de robots terrestres télécommandés Uran-9 et Platform-M , Israël qui a été l'un des pionniers du développement de la robotique militaire annonce avoir développé  des drones terrestres semi-autonomes (  UGV ) pour patrouiller ses frontières , principalement le long de  la bande de GAZA où un drone terrestre assure déjà des patrouilles .

Si un véhicule autonome Jaguar patrouille déjà les frontières Israéliennes , ce nouveau drone a pour caractéristique principale une autonomie décisionnelle accrue dans sa capacité de déplacement et d'acquisition . La décision d'ouvrir le feu avec le Rex Mk II reste toutefois confiée à un opérateur . Les concepteurs de ce robot polyvalent puisqu'il peut aussi servir de " mule " soulignent que cette capacité de tir autonome n'a pas été implantée sur les robots opérationnels . Ceux-ci sont en outre dotés de capacité d'apprentissage via leur IA .  Comme le soulignent les responsables militaires Israéliens le déploiement de ces robots contribue à réduire les interactions de soldats " humains " avec une menace potentielle

C'était déjà d'ailleurs le cas du Jaguar qui grâce à ses capteurs pouvait éviter des obstacles sur un parcours déterminé . Les opérateurs du robot peuvent toutefois à chaque instant reprendre le contrôle du robot . Les deux robots à propulsion électrique disposent de la capacité à déterminer l'instant optimal pour recharger leur batteries et à se diriger vers un point de charge . Il faut noter ici que la capacité à retrouver ce point de charge est à l'origine - et ce dés la fin des années 70 - des recherches en robotique et IA  .

On notera juste les architectures de plus en plus semblables de tous ces robots , qu'ils soient Russes , Ukrainiens , Serbes , Estoniens ou Israéliens ,  et qui différent  par la nature des capteurs et leur degré d'autonomie et de capacité d'interaction avec leur environnement . Les mécaniciens ont un rôle essentiel dans le développement de solutions technologiques pour ces robots comme , par exemple , des moteurs électriques intégrés dans la roue . 

Il faudra aussi souligner ici l'ignorance crasse de M. Pavel FELGENHAUER qui dans un article de Novaya Gazeta compare les robots contemporains Russes déployés lors des exercices ZAPAD 2021 aux Goliath Allemands employés à VARSOVIE en 1944 ou aux Teletanks Soviétiques de la fin des années 30.

Cette annonce survient au même moment où le NYT publie un article sur l'assassinat par une arme télécommandée du  scientifique Iranien Moshen FAKHRIZADEH .

Une arme disposée dans une camionnette et pilotée à distance a abattu le scientifique atomiste qui travaillait à la conception de têtes Mirvées . Des caméras disposées dans cette camionnette permettaient d'avoir une vue d'ensemble de la rue dans laquelle il résidait . Après avoir abattu le physicien  la camionnette a été détruite par une explosion télécommandée mais pas suffisamment , ce qui a permis aux Iraniens d'en faire en partie la rétro-ingiénérie . Cette attaque a eu lieue le 27 novembre 2020 dans la ville d'ABSARD dans la province de Téhéran . 

Toute ressemblance avec un film célèbre n'est bien sûr pas fortuite ....

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Au pied REX !
Au pied REX !

Au pied REX !

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Publié le 7 Août 2021

C'est l'un des projets majeurs Russe dans l'Arctique , auquel d'ailleurs les esp... diplomates des états-baltes s'intéressent de plus en plus : Le câble sous-marin de fibres optiques le long de la Route Maritime Nord qui reliera la Mer de Barents - TERIBERKA  ( voir 2éme vidéo ) - à l'Océan Pacifique - IOUJNO SAKHALINSK.

La Russie vient d'acquérir une nouvelle souveraineté dans ce domaine en lançant sa première ligne de fabrication de câbles sous-marins à Mourmansk dédiée à ce projet . Ce n'est pas en soi un exploit technologique même si ce câble doit résister à la pression d'icebergs raclant le fond où il est ensouillé mais l'inauguration de cette usine montre la capacité de la Russie à se ...Déconnecter , débrancher - découpler pour employer un vocabulaire plus à la mode - du complexe industriel Occidental où elle se fournissait jusqu'à présent pour ce type de produits . Ceci bien sûr dans un contexte de menaces de sanctions sectorielles de plus en plus répétitives , que ce soit dans les allégations de cyberattaques ou de non respect des drouâdelôms .Il faut toutefois préciser que la fibre optique utilisée dans ce projet particulier est achetée en RPC ce qui est cohérent avec la finalité du projet et sa sécurité de fabrication quand aux approvisionnements . 

La souveraineté industrielle que l'on nous met en avant vis à vis de la RPC - en partie pour des raisons électoralistes - depuis les crises d'approvisionnement liées à la crise du COVID-19 c'est exactement ça !

La complétion progressive de ce câble aura des répercussions sur les capacités militaires Russes dans l'Arctique et nécessitera bien-sûr la mise en place de moyens de protection dans le cadre de ce que l'on appelle le " seabed warfare " . 

Les responsables Russes estiment un rythme de pose de 180-200 km par mois - 2000 km par an pour arriver à une cadence de pose de près de 3000 km par an et une mise en service en 2026 . Les conditions extremes de l'Arctique sont bien sûres prises en compte pour sécuriser les atterrages des câbles avec par exemple l'installation à TERIBERKA de deux générateurs électriques diesels de secours bénéficiant d'une autonomie de fonctionnement d'une semaine ( voir 2éme video ) . 

Il est de plus en plus probable selon des déclarations officieuses de responsables que le projet concurrent de Megafon™ - Arctic connect - n'a pas pu être mené à son terme pour des raisons de sécurité , ce projet étant hors de contrôle de l'état Russe . Pour ces mêmes raisons il est fort probable que dans le climat de tensions croissant lié à la cybersécurité et aux accusations croisées d'espionnage des systèmes de télécommunications un usage " international " - lire non Sino-Russe - de ce câble n'est pas envisageable entre l'Europe et l'Asie . Ces communications Europe-Asie seront donc encore grandement dépendantes d'un " goulet d'étranglement " devenu célèbre avec la mésaventure du porte-conteneurs Ever-Given : Le canal de Suez

On notera en regardant les cartes ci-dessous le caractère stratégique au travers du temps et de la géographie d'emplacements comme Yanbou ( révolte Arabe de 1916 ) et Port-Soudan ( Projet Russe de base navale ) qui sont devenus des emplacements d'atterrages des câbles .

 

 

Polar Express : Les premiers brins sont filés !
Polar Express : Les premiers brins sont filés !
Polar Express : Les premiers brins sont filés ! Polar Express : Les premiers brins sont filés !

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Publié le 9 Juin 2021

Le concept de Seabed Warfare qui pourrait se traduire par " guerre du fond des mers " ou  " guerre du plateau continental " est toutefois assez vaste puisqu'il regroupe l'ensemble des opérations navales de , vers et à partir du plateau continental .

Il concerne en fait toute la " kill box " verticale , la colonne d'eau qui s'étend du fond de la mer à la surface et regroupe donc les activités navales de surface " traditionnelles " tout comme les activités sous-marines " traditionnelles ". Cette " kill box " s'étend en fait au delà de l'interface eau-air , jusque dans l'espace , puisque les drones sous-marins peuvent être largués depuis un aéronef et les informations en provenance du fond ou de la colonne d'eau transmises vers des satellites par l'intermédiaire de dispositifs de surface comme des navires , pilotés ou automatiques , ou des bouées .

Les drones y auront bien sûr leur importance et y ont déjà leur importance avec la collecte automatiques de données comme la bathymétrie ( cartographie sous-marine du plateau ) , les courants marins et la salinité de l'eau . C'est une guerre sourde que se livrent par exemple Chinois et Etasuniens dans la Mer de Chine . Si le Mainstream met en avant un certain activisme Chinois plus particulièrement en Mer de Chine  , il "oublie" toutefois de signaler que les Etats-Unis ont une posture agressive dans la région . Les autorités Chinoises offrent ainsi une récompense substantielle de 70 000 Euros aux pêcheurs qui capturent un drone Etasunien . 

Elle a été mise sur le devant de l'actualité par les menaces que les uns et les autres se jettent à la figure de tentatives d'attaques contre le réseau mondial de câbles sous-marins , et l' Arcto-Pacifique n'échappera pas à cette conflictualité , mais elle concerne aussi par exemple les installations de forage off-shore et des réseaux de transports sous-marins comme le Nord-Stream 2

Cette guerre a bien sûr été imaginée par les auteurs d'anticipation militaire , en particulier les Français Pierre GIFFARD et Robida avec les " Tirailleurs sous-marins " en scaphandre , mais souvent la réalité a dépassé la fiction : On peut dater le début du " Seabed Warfare " avec la destruction du câble sous-marin reliant Manille à Hong-Kong et Cuba aux Caraïbes durant la Guerre Hispano-Américaine de 1898 , le 11 mai 1898 exactement lors de la bataille de Cienfuegos . . A Cuba la société qui fut victime de l'action des marins de l'USN qui arrachèrent le câble sur le fond avec un grappin depuis une chaloupe [ voir image ] était d'ailleurs principalement aux mains de capitaux Français - dont une participation de l'Etat Français -  ce qui dés l'époque a posé des problèmes légaux . Si l'attaque contre le câble que la Russie va poser le long de son littoral Arcto-Pacifique** peut être " justifiée " par son caractère publique et civilo-militaire , une attaque semblable contre un autre câble pourrait poser de nombreux problèmes légaux . Peut-on s'attaquer à un câble d' Orange™ aux larges des côtes Africaines même si il sert de moyen de communication pour les unités de l'armée Française déployées en Afrique ? 

 Nous noterons ici que pas plus que lors des écoutes de la NSA , la Grande République ( humour ) Française n'éleva alors aucune protestation réelle ...

" Kill box " de la guerre du plateau-continental

" Kill box " de la guerre du plateau-continental

Les " tirailleurs sous-marins " imaginés à la fin du XIX éme siècle . Les " tirailleurs sous-marins " imaginés à la fin du XIX éme siècle .
Les " tirailleurs sous-marins " imaginés à la fin du XIX éme siècle .

Les " tirailleurs sous-marins " imaginés à la fin du XIX éme siècle .

Acte I du seabed warfare : La bataille de Cienfuegos du 11 mai 1898 .
Acte I du seabed warfare : La bataille de Cienfuegos du 11 mai 1898 .

Acte I du seabed warfare : La bataille de Cienfuegos du 11 mai 1898 .

Section du câble télégraphique repéché par les Allemands dans la Seine lors du siège de Paris

Section du câble télégraphique repéché par les Allemands dans la Seine lors du siège de Paris

Dans les années 1970 et 1980 le développement des activités pétrogazières off-shore déplace la problématique du seabed warfare des télécommunications vers la protection , et l'attaque , des infrastructures off-shore ainsi que des " tuyaux " comme les gazoducs ou oléoducs destinés à évacuer la production vers le littoral . Cette guerre peut aussi concerner aujourd'hui les câbles sous-marins d'énergie électrique , en particulier avec le développement de parcs éoliens en mer .

 Science &Vie a publié un superbe article sur cette " guerre du fond " en 1976  . C'est aussi  l'époque où les Soviétiques développent plusieurs véhicule sous-marin chenillés comme le MTK-200 capables de se déplacer sur le plateau continental jusqu'à une profondeur de 500 m et télécommandés depuis un navire par des câbles . Prés de cinquante années plus tard avec le " sous-marin kangourou " il semble de nouveau inspirer les ingénieurs Russes . Parmi les concepts développés à l'époque je retiendrai aussi celui de " torpilles dormantes " dans des silos disposés au fond des mers et activées sur ordre ou après détection au moyen d'un réseau d'hydrophones [ voir infographie Science&Vie ]  Le programme Hammerhead en est un avatar moderne . Comme le soulignent de nombreux commentateurs ces " torpilles dormantes " lorsqu'elles sont inactivées ne constituent pas des menaces pour la navigation et n'ont donc pas à être signalées aux autorités et administrations civiles internationales . Elles ont même leur nom propre , moor-pedo qui pourrait se traduire par minepille ou tormine

Guérilla sous la mer

Guérilla sous la mer

La guérilla sous-marine ( the old " seabed warfare " ) dans la Mer du Nord .
La guérilla sous-marine ( the old " seabed warfare " ) dans la Mer du Nord . La guérilla sous-marine ( the old " seabed warfare " ) dans la Mer du Nord .
La guérilla sous-marine ( the old " seabed warfare " ) dans la Mer du Nord . La guérilla sous-marine ( the old " seabed warfare " ) dans la Mer du Nord .

La guérilla sous-marine ( the old " seabed warfare " ) dans la Mer du Nord .

La minepille ou tormine aka moor-pedo

La minepille ou tormine aka moor-pedo

Le chenillé sous-marin MTK-200
Le chenillé sous-marin MTK-200
Le chenillé sous-marin MTK-200

Le chenillé sous-marin MTK-200

Cette quête des grands fonds n'est toutefois pas sans risques comme l'a montré l'accident du submersible " Losharik " le 2 juillet 2019 . C'est ce submersible qui a permis à la Russie d'échantillonner les fonds marins sur le plateau continental Arctique pour asseoir ses revendications .

C'est presque dans le continuum de ces projets que le directeur d'United Shipbuilding Corporation Alexeï RAKHMANOV a annoncé lors d'une interview à l'agence TASS dans le cadre du SPIEF 2021 que sa société était prête à concevoir des robots pour la protection des infrastructures du plateau continental Arctique Russe . Il attend pour ces projets une commande officielle de l'Etat Russe . Il a toutefois ajouté que sa société avait déjà ouvert son propre bureau d'études en robotique [ militaire ] 

Le secteur pétrogazier n'est pas en reste puisque GAZPROM développe avec des université des systèmes automatiques de surveillance des installations pétrogazières sous-marines dans l'Extrême-Orient Russe . Bien que civil ce projet de robotique relève bien du " seabed warfare " tout comme les technologies utilisées pour la pose , l'assemblage des tuyaux et le contrôle de l'environnement marin du gazoduc Nord-Stream 2 .  Tous ces projets s'inscrivent aussi dans un context où la Russie et les entreprises Russes recherchent de plus en plus à substituer une technologie nationale aux technologies importés . 

Si l'on sait très peut de choses des projets d'USC on peut déjà en avoir une idée par ce d'autres sociétés se sont déjà positionnées sur ce créneau avec des projets aboutis et disponibles en catalogue . C'est le cas par exemple de la société NIIATOL qui a développé un drone chenillé** capable d'évoluer sur le plateau continental mais aussi tout un " écosystème  "Контролируемый подводный район (КПР)™  . Dans les projets Russes figurent aussi des micro-centrales nucléaires destinées à alimenter des réseaux d'hydrophones et de sonars sous-marins ainsi que des systèmes automatisés sous-marins d'exploitation des hydrocarbures . Le projet Iceberg de RUBIN ressemble ainsi par certains points au projet Flexblue  ,abandonné depuis , de DCNS-AREVA  . [ voir image ] Rostec a ainsi développé le drone NERPA muni d'un sonar capable d'identifier des cibles humaines et de les " neutraliser " .D'autres sociétés envisagent des drones  capables de " percer " la glace  de la banquise avec une ... Tête chauffante . Un concept utilisé avec succès par les expéditions Antarctiques Russes au Lac VOSTOK  Les responsales scientifiques et politiques Russes ont identifié l'Arctique comme étant une région particulièrement adaptée au développement de la robotique qu'elle soit terrestre , aérienne , navale ou sous-marine .  Au mois de mai 2020 le chef du service des frontières du FSB a évoqué l'utilisation de drones aériens pour la surveillance des frontières Arctiques . 

* En fait depuis 150 ans et la destruction dans le lit de la Seine du câble télégraphique posé par les défenseurs de Paris lors du siège de 1871 . 

** Il s'agit du câble " Polar Express " dont j'ai parlé dans ce blogue et non pas du câble privé Russo-Finno-Japonais " Arctic Express "  dont la pose vient d'être abandonnée ! 

*** Ceux-ci existent déjà depuis longtemps ! Ce sont les charrues et les trenchers d'ensouillage des câbles . 

La guerre de demain sur le plateau continental Arctique
La guerre de demain sur le plateau continental Arctique La guerre de demain sur le plateau continental Arctique

La guerre de demain sur le plateau continental Arctique

Le drone tueur " NERPA " de Rostec

Le drone tueur " NERPA " de Rostec

Le seabed warfare est aussi ... Civil !
Le seabed warfare est aussi ... Civil !

Le seabed warfare est aussi ... Civil !

La guerre de demain - Seabed warfare : USC se déclare prêt à construire des robots sous-marins pour la protection du plateau continental Arctique Russe .  .

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Publié le 30 Mai 2021

La robotique militaire n'est plus l'apanage des " grandes nations "™© mais comme la Turquie avec BAYKAR™ ou l'Estonie avec MILREM™ l'ont montré peut être l'affaire de "puissances émergentes " . On peut même évoquer ici l'Arménie

L'Oukraïne n'est pas en reste avec la démonstration le 26 mai dernier de quelques prototypes de robots de combats terrestres et d'un drone hélicoptère . Ce sont les produits de KB Robotics™ (КБ Роботікc™  , Infocom Ltd™ et Roboneers™

Bien sûr que ces robots ont un aspect de " déjà vu " mais ils méritent que l'on en parle ! 

Robotique militaire : La guerre de demain sur l'autre rive du DNIEPR
Robotique militaire : La guerre de demain sur l'autre rive du DNIEPR Robotique militaire : La guerre de demain sur l'autre rive du DNIEPR Robotique militaire : La guerre de demain sur l'autre rive du DNIEPR
Robotique militaire : La guerre de demain sur l'autre rive du DNIEPR Robotique militaire : La guerre de demain sur l'autre rive du DNIEPR

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Rédigé par DanielB

Publié dans #La guerre de demain, #Technologies, #Défense, #Drones, #Ukraine

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