" Il vaut mieux être Zyriane ( Komi ) ou Nenets en Russie que Sami en Finlande ou en Norvege , Inuit en Alaska ou * Autochtone * au Canada "

Publié le 11 Juin 2008

Tout le monde se souvient de la phrase de feu Georges Marchais sur les Juifs en URSS et les Noirs aux Etazunis .
Une fois de plus les  donneurs de leçons  en matière de " drouâdelôm"  feraient mieux de la " fermer avant de l'ouvrir " ( Pierre Dac ) car " Avant de parler de la propreté des fesses des autres , il faut avois soi-même le cul propre " ( Senateur Michel Charasse )


OTTAWA - Le Premier ministre canadien Stephen Harper a présenté mercredi des excuses officielles aux victimes des pensionnats indiens. Voiai quelques données et faits historiques sur ces institutions mises en place par le gouvernement fédéral:

- Les premiers pensionnats indiens ont ouvert leurs portes dans les années 1840, soit avant la naissance officielle du  Canad  .Le dernier, en Saskatchewan, n'a fermé qu'en 1996.

- En un siècle, quelque 130 établissements ont été recensés. Des pensionnats ont été ouverts dans dans presque toutes les provinces. Seuls le Nouveau-Brunswick, l'Ile-du-Prince-Edouard et Terre-Neuve n'en ont jamais abrité.

- Environ 150.000 enfants autochtones, selon les estimations, ont été arrachés à leur famille pour être envoyés, 10 mois par an, dans des pensionnats souvent hors de leur région natale. D'après l'Association des Premières Nations, on compterait parmi eux 8.000 "Indiens" du Quebec Ce nombre ne comprend pas les Inuits.

- En 2004, Statistique Canada évaluait à environ 88.000 le nombre de survivants des écoles.

- Au Québec, les pensionnats étaient moins nombreux que dans l'ouest du pays. Le premier à ouvrir ses portes, en 1934, était situé à Fort George, sur les rives de la Baie James. Le dernier, à La Tuque, a fermé en 1980. Les autres pensionnats étaient situés à Amos (catholique, 1948-1965); Pointe-Bleue (catholique, 1956-1965); et Sept-Iles (catholique, 1952-1967).

- Quatre pensionnats étaient également destinés aux Inuits dans le nord du Québec. On les appelait les Federal Hostels. Ils se trouvaient à Kuujjuarapik, Inukjuak, Kangiqsualujjuaq et Kangirsuk.

- Le gouvernement fédéral a reconnu il y a une décennie que beaucoup d'élèves, qui n'avaient pas droit de parler leur langue autochtone pendant qu'ils étaient pensionnaires, avaient été maltraités et que les abus sexuels étaient répandus.

- Ottawa, les communautés religieuses et les associations d'autochtones ont approuvé en 2006 la Convention de règlement relative aux pensionnats indiens (CRRPI), qui constitue le plus important règlement pour un recours collectif de l'histoire du Canada.

La CRRPI prévoit entre autres des paiements individuels à tous les anciens élèves et la création d'une Fondation autochtone de guérison.

- Une commission pour la vérité et réconciliation a été mise sur pied le 1er juin. Elle entreprendra sous peu une tournée dans le pays pour recueillir le témoignage des victimes. AP

Rédigé par P@lp@tine

Publié dans #La cause des peuples

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