Publié le 8 Octobre 2010

Derrière ces mots , une réalité !

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Defense

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Publié le 7 Octobre 2010

Alors que les tensions ne cessent de monter en Asie du Sud-Est sur les questions de souveraineté sur des îles ou sur le plateau continental , le journal Nezavissimaia gazeta cité par Ria-Novosti annonce le retour probable de l'Eskadra dans la région - sur la base de Cam - Ranh au Vietnam -  , un joueur de poids dans la partie qui  se déroule en Extrême-Orient .

On ne peut que faire le parallèle entre la présence annoncée de la Marine Russe dans le port Syrien de Tartous et cette nouvelle d'un sationnement Russe sur la base de Cam-Ranh : Elles sont concomitantes avec  la vente de systèmes de défense côtiers BASTION-P au Vietnam et à la Syrie . Ces systèmes servent à la fois à la défense de la souveraineté des états concernés et de défense aux stationnements navals Russes programmés qui sanctuarisent  d'une certaine manière le Vietnam et la Syrie qui déleguent par cette présence  une partie de leur sécurité à la Russie dans un contexte de relations tendues avec leurs voisins .

Si le contenu des accords passés entre le Vietnam et la Syrie d'une part et la Russie d'autre part n'est pas connu , il serait intéressant de savoir si ceux-ci possédent des clauses analogues au traité Sino-Russe de   sur le stationnement de la flotte Russe dans la base de Port-Arthur qui pouvait être considéré comme un accord de défense Sino-Russe en bonne et due forme . Le point intéressant étant de savoir si la base de Cam Ranh sera exclusivement une base navale Russo-Vietnamienne ou un port ouvert à toutes les marines comme le réclament les Etats-Unis .

La présence de la Russie va en tout cas compliquer ,dans le bon sens c'est à dire rendre plus difficile , des jeux d'alliances qui peuvent dégénerer en conflits . Sans se lancer dans une réecriture de La lutte pour le Pacifique de Gregory Bienstock , on constate que la Chine qui s'oppose au Vietnam sur des questions de souveraineté sur les îles Paracels est un partenaire  stratégique de la Russie sur la question de l'énergie . A une autre échelle , le grand perdant de cette présence Russe en Asie du Sud-Est et particulièrement au Vietnam sera inconstablement le Japon qui voit un de ses compétiteurs - voir la récente polémique à propos de la visite du Président Medvedev aux îles Kouriles -  y renforcer sa puissance navale . Le Japon aura de plus  en plus de difficultés à nouer des alliance régionales dans le cadre d'une stratégie d'opposition à la Chine étant en conflit de souveraineté avec  tous les autres états riverains de la Mer de Chine Orientale . Le Vietnam était un de ces  alliès potentiels en Mer de Chine Méridionale et voilà ce dernier qui s'apprête à accueillir une base Russe .

Il ne reste donc plus qu'aux chefs politiques Japonais qu'à faire amende honorable - ou plutôt aller à Canossa - sur la question de la présence militaire Etasunienne à Okinawa .

 

Les missions assignées aux navires Russes qui seront éventuellement stationnés à Cam Ranh montrent en tout cas les objectifs géostratégiques finaux de la Russie : La Corne de l'Afrique pour y mener des actions de lutte contre la piraterie . En stationnant ses navires à Tartous et Cam-Ranh , la Russie sera présente sur le trajet de la veine jugulaire maritime mondiale à l'entrée et au débouché du Canal de Suez . Celle-ci reste la voie de communication privilégiée du commerce mondial malgrés le développement des voies maritimes septentrionales .

   

Enfin , une fois de plus c'est un lieu  chargé " d'histoire géostratégique"  qui fait la une de l'actualité : La Baie de Cam-Ranh et son port en eaux profondes  aprés la passe de Khyber .

 

  Moscou va rétablir sa présence militaire dans le Sud-est asiatique

 

La Russie est prête à rétablir sa base navale à Cam Ranh où stationnaient gratuitement depuis l'époque de l'Union Soviétique nos navires de guerre, des sous-marins (y compris atomiques) et l'aviation (y compris celle destinée à l'action éloignée), écrit jeudi le quotidien Nezavissimaia gazeta (NG).

Cette base a existé 23 ans, depuis 1979. Cette base importante sur le plan géopolitique va être louée au Vietnam pour au moins 25 ans et ce délai pourrait être prolongé. Selon une source au ministère de la Défense, un accord approprié peut être signé pendant la visite du président Dmitri Medvedev au Vietnam prévue fin octobre.

L'information de l'interlocuteur de NG au ministère de la Défense a été implicitement confirmée par une source à l'Etat-major général de la Marine de guerre (Glavkomat) qui a déclaré hier à Interfax que ‘’ Glavkomat avait achevé son travail sur les documents argumentant et justifiant la nécessité de rétablir ce point de stationnement pour assurer l'approvisionnement des navires russes en Asie-Pacifique ‘’, en soulignant que, si la décision politique était adopté, la Marine de guerre pourrait rétablir la base en l'espace de trois ans.

Rappelons que la décision sur le départ anticipé de la flotte et de l'aviation russes à Cam Ranh avait été prise il y a huit ans par Vladimir Poutine, alors président.

Le général Léonid Ivachov * qui dirigeait alors au ministère de la Défense le Département principal de coopération militaire internationale- GUMVS-  a déclaré que les propositions de fermer la base militaire de Cam Ranh et le centre technique de renseignements à Cuba avaient été faites à Vladimir Poutine personnellement par Anatoli Kvachnine, alors chef d'Etat-major général. Bien que de nombreux experts, surtout ceux du Glavkomat de la Marine de guerre et le ministre de la Défense en personne aient été contre. M. Ivachov a rappelé qu'il avait participé pendant quelques années aux négociations et aux consultations avec le Vietnam sur le sort de Cam Ranh et que les Vietnamiens étaient contre notre départ de leur pays tout en exigeant pourtant le paiement du bail. Toutefois, selon Leonid Ivachov, la somme demandée était assez petite [ environ 300 millions de dollars par an ]  et elle aurait pu être prélevée sur la dette du Vietnam envers la Russie qui constituait, selon les estimations de Moscou, 10 milliards de dollars. ‘’ Mais cédant probablement à une pression américaine, les précédents dirigeants russes avaient pris une décision de partir du Vietnam. Si nous arrivons à assurer de nouveau notre présence militaire dans ce pays, ce sera une grande victoire géopolitique [ Et géostratégique - NDLR ] de la Russie’, affirme le général.

Après le départ de la Russie de Cam Ranh, la Chine et les Etats-Unis avaient proposé d'y installer une base navale. Ils étaient prêts à la louer pour 500 millions de dollars. Mais Hanoi leur avait refusé, en déclarant que Cam Ranh ne serait pas une base étrangère.

 

*Le général Leonid Ivachov est président de la Fondation pour la Culture Stratégique qui dispose d'un site référencé dans le bandeau à droite .

 

Article original de Nezavissimaia gazeta :

 

 Дежавю по-флотски

Москва готовится возобновить свое постоянное военное присутствие в Юго-Восточной Азии

 

 

 

 

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Russian navy base in Vietnam may be restored article de Russia Today .

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #La Russie dans le monde

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Publié le 6 Octobre 2010

Suite du reportage de vesti.ru sur l'expedition de la station SP-38 et du brise-glace Rossiya  sur le " toit du monde " .

Présentation des deux chiens Dean et Dick . Si la légende de l'Ouest veut que les poulets présentaient leurs pattes pour être attachés chaque fois que les pionniers montaient dans leurs chariots , l'arrivée d'un barbu - Artour Tchilingarov - à bord d'un hélicoptère avec des pastèques et du raisin signifie pour eux le départ pour de nouvelles aventures sur la banquise , c'est la " relève de la garde Arctique " !

 

Le reportage décrit une des missions prioritaires  des scientifiques de la station SP-38 : Le calibrage du systéme de géolocalisation satellitaire GLONASS aux hautes latitudes qui servira à la Marine Russe pour opérer dans la région . [ La Russie va  renforcer la présence de sa marine dans l'Arctique ]

Vous trouverez ici une intro à la geolocalisation par satellite .

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Artktika 2010 - Mission SP-38

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Publié le 6 Octobre 2010

MOSCOU, 6 octobre - RIA Novosti

L'administration de la chaîne Russia Today (RT) diffusée en anglais, arabe et espagnol a eu la surprise de se voir classée sur la liste des ennemis de Washington par Walter Isaacson , membre de la direction du Conseil de la télédiffusion des Etats-Unis. [ Et président de l'Aspen Institute - NDLR ]

Intervenant à la réception organisée à l'occasion du 60e anniversaire de la station radio RFE- RL , M.Isaacson a exhorté à augmenter le financement du Conseil, dont le budget annuel s'élève actuellement à 700 millions de dollars, indique le service de presse de la chaîne Russe. 

Il a expliqué la nécessité de consentir des  investissements supplémentaires par la présence d'un ennemi au sein des médias étrangers et par la hausse de la concurrence entre les chaînes de télévision étrangères, dont la russe RT.

"Il est inadmissible que nos ennemis communiquent avec le monde mieux que nous ne le faisons", a déclaré Walter Isaacson, ancien directeur de CNN, puis de Time Magazine, avant d'ajouter qu'il s'agissait de Russia Today, de Press-TV (Iran), de TeleSUR (Venezuela) et la chaîne d'information chinoise qui verra bientôt le jour et sera diffusée 24h/24h.

"J'imagine quel tollé cela aurait déclenché si un haut responsable russe chargé de la télédiffusion avait classé  CNN et les Etats-Unis parmi les ennemis de la Russie. Il semble que les propos de M.Isaacson aient dépassé sa pensée. Il est étonnant qu'une personne qualifiant la Russie et la Chine d'ennemis de Washington ait pu diriger CNN pendant plusieurs années. D'ailleurs, cela explique beaucoup de choses dans la politique rédactionnelle de cette dernière", a annoncé la rédactrice en chef de RT, Margarita Simonian.

 

Note de la Redaction :

On s'étonne de l'étonnement de Mme Margarita Simonian ! En tant que membre de la direction du Conseil de la télédiffusion des Etats-Unis , Walter Isaacson supervise la diffusion des chaînes de propagande  RFE, VOA, Radio Free Asia, Radio/TV Marti, Radio Sawa et  Alhurra TV

 

Russia Today et TeleSUR sont disponibles gratuitement sur le bouquet C+ .

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Guerre de l'information

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Publié le 6 Octobre 2010

Voici une nouvelle qui va faire faire dresser des papillotes à Tel-Aviv et qui est en soi un satisfecit accordé par la " communauté internationale " - ou une tentative de sa prise de  contrôle - à la politique audacieuse du gouvernement Lula au Proche-Orient .

Selon le journal A Folha , les négociations entre le DPKO - Département des opérations de maintien de la paix - des Nations Unies  et le Brésil concernant une présence militaire Brésilienne au Liban en seraient au stade de la " finalisation des détails  " .

Cette  présence se  ferait en  plusieurs étapes. La premiére serait la prise du commandement de la composante navale de la FINUL  actuellement assuré par les  Italiens cad aussi de sa composante Européenne EUROMARFOR !

 

Aprés la médiation Turco-Brésilienne dans le dossier du nucléaire Iranien , la diplomatie Israélienne s'était lancé dans une campagne active de lobbying contre une immixion du Brésil dans la résolution des conflits au Proche-Orient , voulant cantonner le rôle de la diplomatie Brésilienne à un simple appui aux démarches Etasuniennes .

La présence militaire Brésilienne au Liban , navale dans un premier temps puis terrestre , en particulier au Sud-Liban est un cinglant camouflet aux tentatives récurrentes d'Israel de s'ingérer dans le commandement de l'UNIFIL et dans sa campagne diplomatique contre la présence Brésilienne .

En aout dernier une étude pour le déploiement d'un contingent de forces terrestres Brésiliennes  au Liban a été entreprise par le COTER - Comando de Operações Terrestres do Exército - [ site du COTER ] et est actuellement évaluée au Ministère de la Défense .

La demande d'adhésion au commandement de la FINUL a été considérée par le Ministère des Affaires Etrangères Brésilien comme une nouvelle occasion de " rentrer dans le jeu " au Proche-Orient après avoir tenté de négocier un accord avec l'Iran dans le domaine nucléaire et servi d'interlocuteur dans la libération d'un Américain arrêté à Téhéran .

 

La première présence Brésilienne dans la région  , n'en déplaise aux donneurs de leçons de Tel-Aviv , date de 130 ans avec la visite en 1876 de l'empereur Dom Pedro II en Terre Sainte et en Palestine .Cette visite a donné naissance à un fort courant migratoire du Liban et de la Syrie - alors sous domination Ottomane - vers le Brésil ou une communauté Libanaise trés influente a célébré en grandes pompes l'événement cet année [ 1 ] . Bélem , ville située à l'embouchure de l'Amazone est la traduction portugaise de Bethléem .

Sans parler de " constante géopolitique " , la présence militaire Brésilienne au Liban sera plutôt un retour aux sources pour la diplomatie Brésilienne  . L'Empereur Dom Pedro II fut le premier chef d'état Brésilien à vouloir faire entrer son pays dans l'arène diplomatique internationale , on parlerait aujourd'hui de " projection à l'échelle internationale " . Les projets matrimoniaux de l'Empereur ont donné lieu  à la première " projection de puissance " du Brésil hors de l'Atlantique avec l'envoi en Méditerranée d'une escadre constituée par la frégate Constituição et les corvettes  Dois de Julho et Euterpe .

C'est le diplomate Oswaldo Aranha qui a présidé la session des Nations-Unies qui officialisait  la naissance de deux états ,l'un juif et l'autre arabe dans la région .

Aprés la guerre d'agression Anglo-Française contre l'Egypte en 1956 , un contingent Brésilien fort de 430 militaires a stationné dans la bande de Gaza jusqu'à l'agression Israélienne de 1967 . Lors de l'attaque Israélienne de nombreux militaires Brésiliens furent blessés par des tirs Israéliens ayant été confondus avec des " arabes " au seul fait qu'ils étaient basanés !

Le contingent Brésilien eut à déplorer la mort du caporal Carlos Adalberto de Macedo .[ 2 ]

Les Palestiniens ont rendu hommage au sacrifice des militaires Brésiliens dans la défense de la population civile en nommant un camp de réfugiés Brasil .

Au Brésil , Israel ne put compter durant l'agression de 1967 que sur le soutien du député UDN  Carlos Lacerda qui se rendit devant la file des volontaires juifs Brésiliens à l'ambassade de Rio désirant rejoindre les nervis de Tsahal et des 1974 le général Ernesto Geisel entreprend de nouer des liens diplomatiques avec l'OLP .

 

  La Marine Brésilienne posséde actuellement une frégate baptisée Constituição (F-42 Classe Niteroi )  et le déploiement de ce navire dans le cadre de la présence Brésilienne au sein de la composante navale de la FINUL serait un hommage méritoire à la politique internationale de Dom Pedro II .

 

 

 

 

 

Source : Brasil deve ter presença militar no Oriente Médio  article de A Folha via le blogue Geopolitica do Brasil .

  Brasil acerta comando de frota da missao da paz da ONU no Libano - sur le blogue Política Externa Brasileira

Documents : Extraits du journal de l'Empereur Dom Pedro II

                        [ 1 ] Libanais et Syriens au Brésil (1880-1950)

                        [ 2 ] Brasileiros na Faixa de Gaza

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 6 Octobre 2010

J'avais récemment évoqué les déclarations du Ministre de la Défense Brésilien Nelson Jobim à la conférence de Lisbonne sur la présence de l'OTAN dans l'Atlantique Sud et le fait que cette région du monde entrait désormais dans la sphère des intérêts géopolitiques et géostratégiques du Brésil . [ 1 ]

A cette occasion j'avais parlé des débuts du programme de modernisation de l'armée de l'air Brésilienne en 2005 et la soumission de la société Russe Sukhoï . Celle-ci avait été marquée par la publication d'une carte qui a soulevé des remous au Pentagone en raison des capacités de cet aéronef équipé de missiles anti-navires supersoniques à " bloquer " l'accès à l'Atlantique Sud sur l'Axe Fortaleza-Dakar ainsi que des possibilités pour le Brésil d'intervenir dans les Caraïbes .

La possibilité pour le Brésil ou d'un autre état Sud-Américain de disposer d'un système d'armes possédant ces potentialités est un facteur determinant dans l'attitude de certaines puissances qui cherchent à imposer un " apartheid technologique " dans les ventes d'armes et qui proposent des versions export Low-tech  de leur armement .

L'excellent site Plano Brasil spécialisé dans les questions de défense et de géopolitique de la Lusosphère et de l'Amérique du Sud dont je ne saurais trop vous recommender la consultation vient de la publier dans le cadre d'une reflexion en quatre parties consacrée à la défense de la mer territoriale et de la ZEE Brésilienne .

Des le début du programme de modernisation de l'armée de l'air Brésilienne  un groupe informel de militaires d'active de l'armée Brésilienne , de militaires en retraite et de blogueurs spécialisés dans les questions de défense avait entammé une action de lobbying sur internet  afin que le choix du gouvernement Brésilien se porte sur Sukhoï  à l'aune des capacités du Su-35 à donner cette " allonge " dans l'Atlantique Sud et les Caraïbes .

Les rédacteurs du site Plano Brasil  dont certains sont issus de cette mouvance recommandent ainsi la coopération stratégique en matière militaro-industrielle du Brésil avec les états membres du BRIC et en particulier avec la Russie qui a développé le nombre le plus important de systèmes d'armes capables de s'opposer à la technologie militaire occidentale ,  un occident Anglo-Saxon perçu comme la plus grande menace dans la région avec la réactivation de la IVéme flotte et le renforcement des capacités militaires Britanniques et en premier lieu navales aux îles Malouines .

 

 

Articles associés :

[ 1 ] FLASH - Nelson Jobim : Le Brésil ne veut pas de l'OTAN dans l'Atlantique Sud !

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 6 Octobre 2010

 

S'agit t'il de la réponse Russe aux tensions qui existent actuellement entre le Japon et la Chine et la Russie dans le Pacifique ?  Le Japon vient d'entammer un bras de fer avec ses deux voisins sur des questions de souveraineté . Le gouvernement Japonais a cru par exemple  récemment avoir le pouvoir d'interdire la visite de Dmitri Medvedev sur les îles Kouriles , visite que le chef politique Russe a du reporter en raison de conditions météo defavorables dans la région .

Comme le souligne cet éditorial du Straits Times , journal Singapourien très au fait des questions de sécurité dans la région , le Japon est en train de céder sa place prédominante dans la région au profit de la Chine et l'issue du conflit récent entre les deux états - marquée par ce que beaucoup considérent comme une " capitulation " du Japon - illustre ce transfert de dominance  .[ 1 ]

De la même manière la réthorique et les postures agressives et bellicistes de Tokyo sur la question des îles Kouriles ne semblent pas impressioner Moscou qui a envoyé l'accusé de reception dans la mer du Japon sous la forme de ses Tu-95 MS .

 

 

 

MOSCOU, 5 octobre - RIA Novosti

Les bombardiers porte-missiles nucléaires russes Tu-95 MS ont patrouillé mardi au-dessus du Pacifique et dans la mer du Japon sous escorte de 14 chasseurs japonais et sud-coréens, a annoncé à Moscou le porte-parole du ministère russe de la Défense Vladimir Drik.

"Les appareils de l'Aviation russe à long rayon d'action ont patrouillé dans les eaux neutres dans le Pacifique et la mer du Japon. Mardi, ils ont été escortés par 14 chasseurs (F-15, F-16 et F-22) japonais et sud-coréens", a indiqué le colonel Drik.

Les bombardiers turbopropulseurs stratégiques Tupolev Tu-95 MS ont décollé de la base aérienne d'Ukraïnka, dans la région de l'Amour (sud de l'Extrême-Orient). Leur vol a duré environ 11 heures. Les équipages se sont entraînés à voler dans une région dépourvue de repères, selon le porte-parole.

L'aviation stratégique russe survole régulièrement l'Arctique, l'Atlantique, la mer Noire et le Pacifique. Ces missions se déroulent "en stricte conformité avec les règles internationales d'utilisation de l'espace aérien au-dessus des eaux neutres, sans violer les frontières des autres États", a précisé Vladimir Drik

 

 

Liens :

[ 1 ] Weak Tokyo makes already powerful Beijing even bolder - Editorial du Straits Times repris par The China Post .

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Kouriles et Kamtchatka

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Publié le 6 Octobre 2010

MOSCOU, 5 octobre - RIA Novosti

 

L'équipage du brise-glace à propulsion nucléaire Rossiïa, qui fait route vers le Pôle Nord pour y installer la station scientifique dérivante SP-38 (Pôle Nord-38), a aperçu les premières glaces à l'horizon.

L'envoyé spécial de RIA Novosti à bord du navire Aleksandre Stelliferovski continue son blog consacré à la mission du brise-glace:

"Le 5 octobre. Nous étions à 50 milles à l'ouest de l'île Vize (océan Arctique) vers 11h30. Il fait moins 5 à l'extérieur. Il a neigé presque toute la journée de lundi, les ponts du navire sont glissants et on nous a conseillé d'être très prudents surtout dans les secteurs dépourvus de rails de protection.

Cet avertissement ne concerne pas les deux chiens qui ont été amenés à bord par air depuis l'île Vize. Ils courent partout et semblent s'y connaître, c'est leur troisième expédition polaire.

Les premières glaces à l'horizon! Les glaces de mer sont attendues dans deux ou trois jours".

Le brise-glace nucléaire a quitté le port de Mourmansk le 1er octobre dernier et doit y rentrer dans 25 jours environ. La station dérivante SP-38 qu'il transporte restera en Arctique pendant un an. Quinze chercheurs étudieront l'océan, la glace et l'atmosphère de la région arctique qui influent sur le climat global.

 

 

La mission du brise-glace est conduite par Artour Tchilingarov, explorateur et représentant spécial du président Russe pour la coopération internationale en Arctique et en Antarctique.



Celui-ci a déclaré mardi  que la Russie allait formuler une demande trés documentée à la  Commission des Nations Unies sur l'Extension du Plateau Continental [ 1 ] :

" La science et seule la science peut prouver à qui appartient le plateau continental Arctique . C'est pour cette raison que nous menons cette effort dans l'Arctique - cette année et l'année prochaine . Nous nous préparons à soumettre notre demande devant les Nations-Unies en 2013 "

 

La demande précédente de la Russie déposée en 2001 avait été rejetée en raison de " données imprécises " en particulier la verificabilité des coordonnées de collecte de certains échantillonages du fond marin et de certaines levées bathymétriques .



" C'est un fait qu'une grande partie du travail a été fait à une époque [  de 1970 à l'an 2000 - NDLR ] ou il n' y avait pas de systèmes comme le GLONASS . Mais maintenant chaque point , chaque mesure de profondeur peut être est localisée précisemment et peut-être vérifiée de manière aisée " .

 

L'expedition SP-38 qui a failli être remise en cause  raison d'un manque de fonds , a reçu le feu vert et une aide financière lorsqu'elle s'est recentrée sur la  " géopolitique scientifique " .

Le brise-glace transporte huit echo-sondeurs qui seront mis en service sur la station polaire dérivante et qui permettent de dresser une coupe [ tomographie accoustique  ? ] [ voir photo ]  sédimentaire du plateau continental afin d'apporter des preuves de la souveraineté Russe sur certaines portions de l'Océan Arctique et en particulier sur la dorsale Lomonossov , souveraineté récemment remise en cause par le Canada.

L'expedition SP-38 comprend un spécialiste de la bathymétrie  .

Comme l'explique Tomash Petrovsky responsable de la station SP-38 :

" La question du plateau continental , c'est une question de bathymétrie " qui precise que les cartes bathymétriques modernes sont encore assez imprécises .

" Quelque fois la différence entre la profondeur réelle et la profondeur cartographiée peut atteindre 500 mètres "

 

Les membres de l'expéditon restent évasifs sur l' " aspect géopolitique " de la mission :

" En ce qui concerne l'aspect géopolitique de notre mission  , nous n'avons pas de commentaires à faire  " a déclaré Ilya Yagubov représentant l'institut Rosgidromet .

S'il a reconnu que les données collectées par la mission SP-38 peuvent être utilisées à des fins  géopolitiques , il a rappellé que l'objectif d'un scientifique reste la science .

 

 

Liens :

[ 1 ] Russia on track for new Arctic bid in 2013 - Reportage de Ria Novosti du 4 octobre 2010 .

 

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  Reportage deVesti.ru sur la mission SP-38 : L'expédition est accompagnée par deux chiens qui ont pour mission de détecter l'apaprition de fractures dans  la banquise qui héberge la sation polaire dérivante  . La pastéque apportée par Artour Tchlingarov est la bienvenue !



 

 





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Rédigé par DanielB

Publié dans #Artktika 2010 - Mission SP-38

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Publié le 4 Octobre 2010

Le 28 juin 1919, un traité entre l'Allemagne et les Alliés règle le conflit qui débuta à Sarajevo  5 ans plus tôt, jour pour jour .

Les plénipotentiaires Allemands ont été tenus à l'écart des débats sur la préparation du traité. Selon les termes de celui-ci, leur nation est en premier lieu amputée du huitième de son territoire et du dixième de sa population. Elle est par ailleurs soumise à des limitations de souveraineté humiliantes.

L'Allemagne est astreinte à de très lourdes «réparations» matérielles et financières. Le montant final en sera fixé après la signature du traité de Versailles, en 1921, à 269 milliards de mark-or. C'est plus qu'une année du revenu national de l'Allemagne. L'économiste britannique John Maynard Keynes, qui recommandait de ne pas aller au-delà de 70 à 80 milliards pour ne pas compromettre la reconstruction de l'économie allemande et les échanges internationaux, démissionne de sa fonction d'expert à la conférence.

 

«L'Allemagne paiera !» répondra plus tard Clemenceau à qui l'interpellera sur les difficultés de la reconstruction de la France. Dans les faits, l'incapacité de l'Allemagne à payer les réparations seront à l'origine de graves crises financières et politiques dans l'ensemble de l'Europe. Cette crise se terminera par l'accession au pouvoir des Nazis en Allemagne , ceux-ci ayant bâti en grande partie leur propagande politique sur le " Diktat de Versailles " .

Aux clauses du traité s'ajoute une série de procés civils - une première internationale - intentés par des organismes  publiques ou des sociétés privés à l'image des dommages réclamés par les plaignants victimes de l'explosion de Black Tom , attribuée aux agents Kaiserites mais que de nombreux observateurs comme Robert Broucart dés 1925 imputent aux Sr Britanniques et en particulier à l'agent Sidney Reilly . [ 1 ]

 

L'Allemagne a soldé les dernières échéances de cette dette contractée sous la menace et la coercition il y 90 ans le 3 octobre 2010 !

Entre temps, en 1932, le "moratoire Hoover" annulait - aux dépends de la France ,  celle ci devant continuer à honorer ses dettes contractées auprés des Alliès et en particulier auprès des Etats Unis -  les réparations mais il restait à l’Allemagne les emprunts à rembourser : trois obligations, Young émise en 1924, Dawes et Kreuger émises en 1930.

Jusqu’en 1952, l’Allemagne Fédérale avait payé près d’un milliard et demi de marks aux Alliés.

En 1953 - par l’Accord de Londres -  pour être plus doux qu’au Traité de Versailles, les Alliés avaient accepté d’attendre une improbable réunification avant de faire payer les intérêt qui avaient couru de 1945 à 1952 - soit cent vingt-cinq millions d’euros -  Le remboursement devait se faire sur vingt ans.

À partir du 3 octobre 1990, date de la Réunification, l’Allemagne a donc remboursé ces intérêts - environ cinquante-six millions d’euros pour 2010, deux cents millions en tout entre 1990 et 2010 - ... Jusqu’à ce 3 octobre 2010 !

Mais l'Allemagne a du encore payer pour d'autres " crimes " !

 

Cinquante-trois ans après la chute de Hitler, et après moult pressions d'organisations juives, l'Allemagne s'est engagée en 1998 à verser 100 millions d'Euros jusqu'en  2002 aux Juifs d'Europe de l'Est et d'ex-URSS survivants de l'Holocauste.  Quelque 20 000 Juifs ont reçu une rente mensuelle d'environ 130 euros , somme considérable à l'époque en Europe de l'Est. Pour en bénéficier il fallait avoir passé au moins six mois dans un camp de concentration, ou avoir vécu au moins dix-huit mois dans un ghetto, dans la clandestinité ou sous une fausse identité, et enfin être dans une situation précaire. Ceci aprés les 60 MILLIARDS DE DOLLARS déja payés par l'Allemagne [ Norman Finkelstein ] depuis les années 50 aux associations juives .

 

Aujourd'hui aprés les " filséfilles " , ce sont les " petifiséfilles " qui réclament des compensations au gouvernement Allemand pour " dommages moraux " d'avoir vécu avec un grand-père ou une grand-mère déporté . En attendant les " arrièrepetifiséfilles " ... There's no business like Shoah Business !

 

Si l'Allemagne solde ses dettes qui lui ont été imposées au dépends de la justice historique , car les causes du déclanchement de la Première Guerre Mondiale mériteraient d'être réexaminées plus profondément , l'Europe et même l'Eurasie n'en finissent pas de solder ce qu'il faut appeller la plus grande catastrophe géopolitique du XX ème siècle © : Le rédecoupage à la hache , à la serpe et à la colle de poisson des frontières de l'Eurasie sous la direction d'une équipe de géographes et de " clercs " Etasuniens depêchés à Paris sous le nom de la commission  " The Inquiry " .

Depuis le conflit Judéo-Arabe au Proche-Orient jusqu'à l'irrédentisme  Hongrois en

passant par le grandisme Roumain en Moldavie et l'oppression des Serbes du Kossovo et même jusqu'au Caucase ou Jacques Bainville refuse d'emmener son lecteur , la matrice de notre monde - la confusion extrême où le continent est retombé - se trouve dans ce redécoupage inique imposé à l'aune de considérations qui ne prennaient en aucune manière les intêrets Européens .

Pour ce crime , aucun état et en particulier le premier responsable les Etats-Unis n' a été poursuivi . Pire les instigateurs de ce crime contre l'Europe continuent 90 ans plus tard à usufruir de leur méfait tandis que l'Europe n'en finit pas de payer à la fois les conséquences politiques , économiques , sociales et humaines de cette " Paix de Versailles " !

 

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  [ 1 ] MIXED CLAIMS COMMISSION UNITED STATES AND GERMANY 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 4 Octobre 2010

MOSCOU, 4 octobre - RIA Novosti

 

Le Canada a refusé de participer au projet russe de création d'un système polyvalent de suivi spatial "Arktika" (Arctique) pour réaliser son propre projet, a déclaré lundi Alexandre Ouspenski, spécialiste du centre d'études russe "Planeta".

 

"Nous avons invité les Canadiens et d'autres pays à rejoindre notre projet de création du système Arktika, mais le Canada a décidé de mettre en place un système national analogue", a indiqué M.Ouspenski après avoir présenté un rapport consacré au projet à l'Institut des études spatiales de Moscou.

Le directeur de l'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) Anatoli Perminov a récemment annoncé que le Canada, l'Italie et plusieurs pays asiatiques avaient manifesté leur intérêt pour le projet Arktika, "purement civil", qui serait mis en place en 2014.

Le système spatial Arktika permettra de prospecter les ressources naturelles sur le plateau continental arctique, de protéger les voies maritimes et de garantir la sécurité des vols transpolaires. Le coût du projet s'élève à 68 milliards de roubles (1,6 milliard d'euros).

 

 

 

La constellation Arktika comprendra au moins quatre satellites. Deux satellites Arktika-M évolueront en orbite elliptique haute et couvriront la zone arctique au nord du 60e parallèle. Deux autres satellites baptisés Arktika-R seront placés en orbite polaire. L'Agence fédérale spatiale russe (Roskosmos) compte y ajouter à terme deux autres sous-constellations - Arktika MS-1 (téléphonie mobile) et Arktika MS-2 (transfert de données, communications gouvernementales mobiles).

 

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Le premier satellite de la constellation " Arktika " sur orbite dans trois ans .

 

Analyse de l'Editeur :

 

On voyait mal le  gouvernement conservateur Canadien se joindre au projet  Russe de surveillance satellitaire de l'Arctique compte tenu de sa réthorique et de ses  postures bellicistes sur tous les points concernant la présence Russe dans l'Arctique .

Si le Canada posséde les capacités de développement de systèmes satellitaires , il reste en revanche dépendant de moyens étrangers pour leur mise en orbite .

La Russie par contre maitrise l'ensemble des technologies non seulement pour la conception des satellites mais aussi pour assurer leur mise en orbite  . La mise en service du cosmodrome de Plessetsk rend en outre la Russie indépendante de la base de Baïkonour au Kazakhstan .

Comme je l'ai à maintes reprises souligné sur ce blogue , les technologies spatiales sont aussi des " technologies de souveraineté " pour la mise en valeur de l'Arctique .

Le refus du Canada laisse toutefois planer le doute sur l'opérationnalisation d'un système satellitaire d'aide à la navigation et aux secours commun à tous les états riverains de l'Océan Arctique .

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Technologies

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