geopolitique

Publié le 8 Janvier 2011

Livrées soudainement à elles-mêmes par la dissolution de l’URSS, les 5 républiques ex-soviétiques d’Asie Centrale : Kazakhstan, République Kirghize, Ouzbékistan, Tadjikistan et  Turkménistan occupent le cœur de l’Eurasie.

Très diverses par leur surface, leur population, leur relief, leur climat, leurs ressources elles sont au centre d’un champ de convoitises internationales : encadrées par les deux grandes puissances continentales : Chine à l’Est, Russie à l’Ouest, voisines de l’Iran et du Pakistan, elles sont sous surveillance US intense et rapprochée depuis l’occupation du donjon afghan en Octobre 2001.

 



Radio-Galère et COMAGUER en feront  une présentation détaillée en compagnie de Gilles Troude , chercheur en relations internationales, spécialiste des  pays de l’Est.

MERCREDI 12 JANVIER 2011 - 20H

 

 

·         Gilles Troude est l’auteur de :

-          Conflits identitaires dans la Yougoslavie de Tito 1960-1980 -  Association Pierre Bellon 2007

-          Yougoslavie : un pari impossible, la question nationale de 1944 à 1960 -  L’Harmattan 1998

 

 

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Publié le 5 Janvier 2011

Je vous invite à lire cet article de Michael Economides d' Energy Tribune [ Voir bandeau à droite ] sur les dernières découvertes off-shore en Mediterranée Orientale :Natural Gas: Changing the Geopolitics of Eastern Mediterranean and Beyond .

C'est d'autant plus intéressant car MI y évoque un rapprochement Gréco-Israélien *alors qu'Aymeric Chauprade fait de l' "alliance arabe " , une des constantes géopolitiques de la politique Grecque ! Bien sûr la Turquie n'est pas un " pays arabe " , mais l'argument " l'ennemi de mon ennemi est mon ami " est il recevable ?

*Natural gas may bring Israel and Cyprus (and by extension Greece) into a natural alliance, not just for the economic benefit. In a classic example of the “enemy of my enemy is my friend” the recent breech between Israel and Turkey brings the Greeks closer to Israel.

 

Voir aussi l'analyse de Thibault LAMIDEL sur " Le fauteuil de Colbert " : Israël, nouvel empire phénicien ?

 

Des conflits de souveraineté probables sur le plateau continental sont , en tout cas , à prévoir entre le Liban et Israël !

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Publié le 1 Janvier 2011

Par Guy Gweth, Conseil en Intelligence économique, GwethMarshall Consulting .19-07-2010

La rumeur courrait à Londres depuis début juin. Un mystérieux acheteur venait de commander 241 000 tonnes de fèves de cacao. « Un cas non conforme » pour le marché européen. Le 16 juillet 2010,  l’acheteur a réceptionné sa marchandise. Une livraison physique !

 

 

 

 

Anthony Ward, co-fondateur du groupe Armajaro, n’est pourtant pas un inconnu. Durant l’été 2002, ce quinquagénaire – qui préfère la période estivale pour les grandes manœuvres - a gagné près de 60 millions de dollars en anticipant sur la hausse du cours de l’or brun. Au mois d’août de cette année-là, il a acheté 203 320 tonnes de cacao, juste avant de voir les prix passer de 1400 à 1600 livres la tonne. A la City, les traders l’ont surnommé « Chocolate Finger ».

Sa cargaison remplirait cinq fois le Titanic

D’après les analystes, même un géant de la taille de Nestlé - qui absorbe à lui seul  400 000 tonnes/an (soit 12% de la production mondiale) - ne se risquerait à une prise unique de cette ampleur. Les 241 000 tonnes acquis par Armajaro pourraient en effet remplir cinq fois le Titanic ! On ignore encore quelle va être la stratégie exacte de « Chocolate Finger », même si la plupart des analystes pensent qu’il y a de fortes chances qu’il force l’augmentation de la tablette de chocolat. Le prix de cette dernière n’a pas cessé de croître au cours des 24 derniers mois.

Côte d’ivoire et Ghana ont enrhumé le marché

La baisse de la production ivoirienne et ghanéenne cumulée à l’augmentation de la demande chinoise et indienne avaient déjà tendu le marché. A elle seule, la Côte d’Ivoire, premier producteur mondial, fournit 40% des 3,5 tonnes nécessaires à la confection des plus prestigieuses confiseries fabriquées sur la planète. Anthony Ward sait que la baisse de la production ivoirienne et ghanéenne est essentiellement due au vieillissement du verger et aux maladies telles que le Swollen shoot, et son groupe veut contribuer à y remédier. Pour la saison 2009/2010, le déficit pourrait s’élever à 69 000 tonnes selon l’Organisation internationale du cacao.

Aucun bénéfice pour les producteurs africains

L’opération d’Armajaro est jugée non conforme par les analystes car l’acheteur a obtenu la livraison physique de la marchandise. Les fèves devraient être stockées dans un des hangars de Liffe en Allemagne, en Belgique, en France, aux Pays-Bas ou au Royaume-Uni. De plus, cette acquisition d’une valeur de plus d’un milliard de dollars élève le prix du cacao à son plus haut niveau depuis 1977. L’embellie ne profitera malheureusement pas aux agriculteurs africains pour une raison simple : ils ont déjà été payés à un prix fixe. Avec 241 000 tonnes, l’objectif stratégique d’Armajaro est avant tout de créer incertitude et volatilité sur le marché.

Mais Anthony Ward n’en restera pas là. Il veut aller à la conquête des terres arables d’Afrique. En été 2009 déjà, son entreprise a distribué deux millions de dollars aux coopératives et aux paysans du réseau « Production durable certifiée » en collaboration avec GTZ, USAID et Kraft. Après le cacao et le café certifiés, la Holding britannique se tourne vers les produits alimentaires, pariant cette fois sur le boom démographique et l’augmentation de la faim dans le monde.

 

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Publié le 30 Décembre 2010

C'est un éditorial de l'économiste Paul Krugman dans  l'International Herlad Tribune [ Lien ] * qui fera date car il résume dans son corrolaire à lui tout seul tout ce que l'on peut dire ou écrire , ce que l'on pourra dire ou écrire sur ce qui conditionnera les relations internationales dans les années à venir : Nous vivons dans un monde fini et les besoins de consommation et de développement des pays émergents vont provoquer des tensions , dans un premier temps sur les prix , pour le contrôle des matières premières . Dans un second temps , et on peut s'étonner du silence de M.Paul Krugman sur ce sujet , cette distorsion entre l'offre et la demande amènera inévitablement à des conflits pour le contrôle des zones de production et des corridors d'acheminement de ces matières premières .

A ce titre , les analystes de la situation actuelle en Côte d'Ivoire oublient de manière surprenante le rôle du cacao dans la lutte entre MM. Gbagbo et Outtara qui pourrait en fait se résumer en un conflit entres les partisans d'un statu quo dans le contrôle de la production et de l'exportation de la fève [ Suisse , Belgique , France , Etats-Unis ] et certains pays de la " communauté internationale " qui ont soutenu plus que mollement les résolutions de l'ONU en faveur de M. Ouattara , ceci en raison d'un intêret pour la production locale de cacao : Brésil , Russie et Chine . Des économistes britanniques prévoient ainsi un doublement du cours du cacao dans les années à venir alors que le Venezuela vient de faire il y a deux mois du cacao  une " ressource stratégique " [ lien ] . Bien sûr , le cacao ne permet pas de faire rouler nos voitures , d'éclairer nos maisons , de nous chauffer en hiver mais imaginons un monde sans chocolat , tout comme un monde sans café et sans jus d'orange ! 

 Si le chocolat a été une ressource reservée à un élite pendant 200 ans [ lien ] - soit presqu'un quart de millènaire - en " Occident "  , il aura fallu attendre 1815[ lien ] , c'est à dire la fin des guerres Napoléoniennes pour que celui-ci commence à se démocratiser . Or les Chinois , pas plus que les Russes et les Brésiliens qui peinent à relancer leur production locale face à une demande en augmentation  , ne voudront attendre encore deux siècles pour consommer le chocolat  de la manière nous le consommons nous et ne voudrons certainement pas dépendre des sociétés Anglo-Saxonnes ou Franco-Suisses pour leur approvisionnement ...  [ Lien ] .  

De la même manière bien peu de conflits contemporains peuvent échapper à une grille d'analyse qui ne prendrait pas en compte la géopolitique des ressources y compris par exemple le conflit Israelo-Palestinien qui peut facilement s'analyser dans la lutte entre les colons Sionistes et les populations arabes autochtones pour le contrôle des ressources aquifères du  croissant fertile [ Plateau du Golan , vallée du Jourdain ] .

 

L'économiste Paul Krugman  explique ainsi l'augmentation du prix des matières premières de ces six derniers mois provient  non pas de la spéculation ou de la politique monétaire de la Réserve Fédérale mais bien de la demande des économies émergentes face à une raréfaction de ces matières premières et la tendance se poursuivera dans les années à venir .

Le fait interessant à noter est que M.Paul Krugman ne cite que les matières premières de la  vieille économie , celle du XIX éme siècle et de la Révolution Industrielle  , voir celles du XX éme : Cuivre , coton , pétrole , blé , maïs , .....

En lisant M. Paul Krugman on a  l'impression de lire MM . Anton Zischka , ses " guerres secrêtes " pour le pétrole et le coton publièes ... au début des années 1930 soit il y a déja 80 ans ou Jean Audemar et ses " maîtres de la mer , de la houille et du pétrole "  publiè au début  ... des années 1920 c'est à dire 90 ans , presqu'un siècle !

M. Paul Krugman aurait pu citer en exemple les gisements de fer et de charbon cokéfiables qui tout comme il y a 150 ans font l'objet d'une compétition internationale depuis la Mongolie jusqu'en Australie sans parler de l'Uranium qui appartient lui aussi finalement à la géopolitique des ressources du XX éme siècle .

  Si il existe bien des constantes en géopolitique , elles appartiennt bien à la géopolitique des ressources cad la lutte pour le contrôle des zones de production des matières premières et de leurs corridors d'acheminement .

M Paul Krugman aurait aussi pu évoquer la  géopolitique des ressources du XXI éme siècle : Le Lithium pour les batteries ou les terres rares  pour les écrans tactiles , les ampoules basse-consommation et les aimants des moteurs électriques .

Ces ressources de la " nouvelle économie " relèvent de la même logique que le charbon cokéfiable il y a un siècle ,  le blé ou la soie il y a 2000 ans  !

Citant l'exemple du pétrole - il aurait pu aussi évoquer les gaz de schistes souvent présentés comme un " game changer " de la géopolitique des hydrocarbures [ lien ] -  , M. Paul Krugman nous parle des sources de production non-conventionnelles et rapelle avec justesse que celles-ci seront de plus en plus couteuses et avec des impacts environnementaux plus grands .

Il faut donc tirer de l'article de M.Paul Krugman la conclusion qu'il n' pas osé écrire : Les prochaines années seront marquées par une exacerbation de la lutte pour le contrôle de la production et de l'acheminement  des matières premières , qu'elles soient agricoles , biologiques ou minières tout simplement par ce que nous vivons dans un monde fini et que nous metterons des décennies à changer nos modes de vie que ce soit sous sous la contrainte de la raréfaction de ces ressources ou de l'impact de l'émergence des technologies nouvelles alors que des centaines de millions de personnes voudront accéder à nos standarts de consommation et de développement .

Mais n'oublions pas que la voiture électrique nécessitera du Lithium pour ses batteries ou des Lanthanides pour les aimants des moteurs comme aujourd'hui notre bon vieux moteur thermique ne peut se passer du pétrole !

 

Au même moment , le 25 décembre ,  ou M. Paul Krugman publiait son article une cour de Moscou commençait la lecture du verdict de culpabilité de l'escroc Russe Mikhail Khordorkovsky . La coïncidence mérite d'être soulignée .

Derrière la " réprobation " de la " communauté internationale" face à ce verdict se cache en fait la lutte pour le contrôle des ressources en hydrocarbures de la Fédération de Russie - et au delà d'autres matières premières minières et agricoles - et non pas les " drouâdelôms " ou la notion d' état de droit en Russie  . C'est bien par ce que Mikhail Khodorkovsky a été l'homme lige des sociétés pétrolières "Occidentales"  - Lire Anglo Saxonnes - en Russie durant l' Ere Eltsine que tout ce que la " communauté internationale " compte de bonnes âmes depuis la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton jusqu' à nos plumitifs les plus obscurs comme Gilles Debernardi dans le " Dauphiné Libéré " ont pris fait et cause pour lui . Or le souverainisme pétrogazier - ce fameux Petrostatisme - qu'incarne M. Vladimir Poutine en Russie - on pourrait évoquer M. Chavez au Venezuela ou M. Lula da Silva au Brésil - est bien un des ces môles de résistance dans la lutte pour le contrôle des réserves en hydrocarbures qui s'est déclanchée de manières si virulente ces 10 dernières années entre ce qu'il est convenu de nommer " l'Occident et " le reste du monde " .

 Ce n'est pas un hasard si  tous ceux qui en Afrique , en Amérique Latine , en Eurasie luttent pour la réapropriation par les peuples et les nations des ressources en matières premières - citons encore M.Evo Morales pour le gaz naturel et le Lithium en Bolivie  - sont regulièremment villipendés et placés au pilori mediatique et politique par la " communauté internationale " alors que ceux qui sont prêts à brader et mettre à l'encan au profit de l' " Occident " ces ressources - c'est le cas de MM. Kodorkovsky en Russie et Ouattara en Côte d'Ivoire - sont qualifiés de " démocrates " !

Tout simplement par ce que nous vivons dans un monde fini , que l'ére des  ressources en matières premières accessibles à bon marché est terminée et que d'autres peuples que les " occidentaux " aspirent à usufruir de ces ressources pour leur développement !

 

* Is it speculation run amok? Is it the result of excessive money creation, a harbinger of runaway inflation just around the corner? No and no. What the commodity markets are telling us is that we’re living in a finite world,... the rapid growth of emerging economies is placing pressure on limited supplies of raw materials, pushing up their prices....

 It’s demand from China and other emerging economies. As more and more people in formerly poor nations are entering the global middle class, they’re beginning to drive cars and eat meat, placing growing pressure on world oil and food supplies....

 It is, as I said, a sign that we’re living in a finite world, one in which resource constraints are becoming increasingly binding.

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 14 Décembre 2010

Apres avoir pris le contrôle de l'Americain Uranium One , les sociétés Russes lièes au monopole Rosatom poursuivent leur emplettes .

Alors que les analystes de la Jamestown Foundation évoquaient encore au début du mois de novembre des difficultés dans les négociations entre la Russie et la Mongolie tant en ce qui concerne les accords dans le domaine ferroviaire que dans le domaine minier et en particulier celui de l'uranium, un accord vient d'être signé entre la Russie et la Mongolie dans ces deux domaines .

Les ressources en uranium risquent d'être soumises à de fortes pressions dans les années à venir avec la multiplication des programmes de centrales en raison de la diversification de la production énergetique mais aussi la recherche de sources d'énergie non-émetrices de gazs à effet de serre .

MOSCOU, 14 décembre - RIA Novosti

La Russie et la Mongolie signeront mardi un accord prévoyant la création d'une entreprise mixte d'extraction d'uranium, a annoncé mardi le premier ministre mongol  Sukhbaatar Batbold lors d'un entretien à Moscou avec son homologue russe Vladimir Poutine.

"Nous soutenons la politique de développement des relations avec la Russie, et prenons même des décisions non standards au profit de nos relations", a indiqué le premier ministre mongol.

Selon lui, "le problème de la coopération dans le domaine de l'uranium n'a pas été facile"."Toutefois, nous avons pris une décision énergique et nous avons l'intention de signer le document sur la création d'une société mixte", a indiqué le chef du gouvernement mongol.

Le premier ministre a espéré que la Russie ferait un geste envers son pays. "Quant à la Mongolie, tant le gouvernement que les hommes d'affaires attendent des résultats concrets favorables pour le pays. Cela concerne notamment la libéralisation des échanges", affirmé le haut responsable mongol.

Il a rappelé qu'au cours des années 1990, la Mongolie exportait vers la Russie un large éventail de ses marchandises traditionnelles, ces exportations ayant pratiquement cessé actuellement en raison de taxes douanières élevées en Russie

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Publié le 13 Décembre 2010

ROME, 13 décembre - RIA Novosti

 

Le premier ministre Silvio Berlusconi a démenti lundi les affirmations selon lesquelles il aurait tiré un certain avantage matériel de la coopération économique entre la Russie et l'Italie.

Ce soupçon a été formulé par des diplomates américains dans des câbles dévoilés par WikiLeaks la semaine dernière.

"Je jure sur la tête de mes enfants et de mes petits-enfants que je n'ai pas empoché un seul dollar à la suite de ces opérations de diplomatie commerciale", a-t-il déclaré aux sénateurs italiens, répondant aux critiques lancées contre lui par les représentants de l'opposition.

Le président du conseil a rappelé que l'accord portant sur la construction du gazoduc South Stream avait été conclu avec Moscou à l'époque où l'Italie était dirigée par le gouvernement de centre-gauche de Romano Prodi.

"Acheminer du gaz en contournant l'Ukraine est un facteur directement lié à la sécurité énergétique. Grâce à mon intervention et à mon amitié avec Recep Erdogan [premier ministre turc, ndlr],  le gazoduc ne passera pas par l'Ukraine, mais par les eaux turques. Et la Russie m'en est reconnaissante", a conclu le chef du gouvernement italien.

D'une capacité de 63 milliards de m3 de gaz, le gazoduc South Stream est appelé à diminuer la dépendance des fournisseurs et des consommateurs vis-à-vis des pays transitaires, en l'occurrence l'Ukraine. Une partie du pipeline passera par le fond de la mer Noire, dans les eaux territoriales turques, et reliera le littoral russe au littoral bulgare. Sa longueur sera d'environ 900 km et sa profondeur maximale, de plus de deux km. Afin de construire la partie terrestre, plusieurs itinéraires ont été étudiés. Tous passent par le territoire de pays membres de l'UE.

 

Articles associés :

[ 1 ] WikiLeaks : Berlusconi , Poutine et la géopolitique des corridors énergetiques .

[ 2 ] Cui Bono : "Il caso Berlusconi " aprés " Il caso Matteï " ?

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Publié le 8 Décembre 2010

Avant d’être élue  présidente, DILMA ROUSSEFF a déclaré :   

« Le Brésil n’est plus une puissance émergente, mais une puissance émergée ! »

 

Nous réfléchirons à la portée de cette affirmation dans les

Dossiers de Comaguer

Sur Radio Galère 88.4 mhz

Mercredi  8 Décembre  de 20h à 21h30

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Rédigé par DanielB

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Publié le 7 Décembre 2010

AMRZ la filiale minière du consortium d'état Rosatom va contrôler plus de 50% de la production d'uranium aux Etats-Unis aprés que les autorités Us ont autorisé AMRZ à prendre le contrôle de 51% du producteur Canadien Uranium One .

Le rachat des actions d'Uranium One - qui posséde des mines au Wyoming - a été approuvé en octobre par le Committee on Foreign Investments et le mois dernier par l'organe régulateur du nucléaire Américain .

Selon la depêche du Financial Times qui annonce cette nouvelle le prix de l'uranium à augmenté de 40 USD à 60 USD la livre cet été . [ 1 ]

La multiplication des projets de centrales nucléaires à travers le monde va provoquer selon certains analystes une raréfcation du métal nucléaire et certainement des tensions pour le congtrôle des gisements .[ 2 ]

 

Liens :

[ 1 ] Russia Poised to Control 50% of U.S. Uranium Output, FT Says 

 

 

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Publié le 6 Décembre 2010

Comme je l'avais annoncé hier sur ce blogue , la reconnaissance d'un état Palestinien dans ses frontières de 1967 par la diplomatie Brésilienne n'allait pas rester sans conséquences en Amérique du Sud . [ 1 ]

Par son poids diplomatique liè à la politique pro-active du Président Lula da Silva et de son MAE Nelson Jobim ces deux dernières années , mais aussi en raison de son extansion territoriale , de sa population et de son économie , le Brésil fait bien office désormais de " métronome  "de la politique extérieure Sud- Américaine... Si on peut parler de " PolExt Sud-Américaine " .

L'Argentine par la voix de sa Présidente Cristina Kirchner vient de reconnaître un Etat Palestinien dans ses frontières de 1967 .

La présidente Argentine, Cristina Kirchner, a écrit à son homologue Palestinien, Mahmoud Abbas pour lui annoncer que son pays "reconnaît la Palestine comme un Etat libre et indépendant à l'intérieur des frontières de 1967" a annoncé, lundi 6 décembre, le chef de la diplomatie Argentine, Hector Timerman.

La campagne électorale pour les élections présidentielles qui ont vu la victoire de Mme Dilma Rousseff a été marquée  par une lutte sourde entre  M. Serra qui voulait aligner la PolExt Brésilienne , en particulier en ce qui concerne les alliances économiques et de sécurité régionales et la politique Proche-Orientale ,sur celle des Etats-Unis  et Mme Rousseff qui souhait maintenir une politique étrangère autonome et servant les intêrets du Brésil .

Il est desormais fort probable que les gouvernements " Bolivariens " de la région emboiteront le pas de ces deux " poids lourds " de la diplomatie Sud-Américaine que sont le Brésil et l'Argentine tandis que le Chili et la Colombie s'abstiendront d'une telle reconnaissance .

 

  Articles associés :

[ 1 ] WikiLeaks - Cablegate collateral damage : Le Brésil reconnaît l'Etat Palestinien dans ses frontières de 1967 

 

 

 

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Publié le 5 Décembre 2010

Ce pourrait être un dommage collatéral des révélations du " cablegate " :L'Itamaraty - le MAE Brésilien -  vient de reconnaître un Etat Palestinien dans ses frontières de 1967 . [ 1 ]

Une décision surprenante alors que la coutume veut que durant la période de transition entre des mandats présidentiels aucune décision en matière de politique étrangère qui puisse lier une administration sortante à celle qui va lui succéder n'est prise et ou la seule gestion des " affaires courantes " entre l'équipe sortante et l'équipe en cours de constitution est de mise.

" équipe sortante " car il est peu probable que l'équipe actuelle dirigée par M. Celso Amorim soit reconduite , celui-ci ayant eu des relations tendues et même des " accrochages " avec Mme Dilma Rousseff lorsque celle-ci était Ministre de la Casa Civil du Président Lula Da Silva . [ 4 ]

Cette annonce survient dans un moment de tensions sur le Planalto entre le Ministre de la Défense M. Nelson Jobim - qui lui sera très probablement reconduit aux affaires en tant que Ministre de la Défense - et MM . Celso Amorim et Samuel Pinheiro Guimaraes Ministre du SAE et grand ordonnateur de la Politique Extérieure Brésilienne ces deux dernières années .

Dans un des cablgates publiè par l'organisation WikiLeaks , M.Nelson Jobim se serait confié à l'ambassadeur Etasunien à Brasilia Clifford Sobel en 2008  et aurait déclaré que des personnes au sein de l'admnistration du  MAE - alors placé sous la responsabilité de M. Samuel Pinheiro Guimaraes - essayaient de réduire son agenda en le limitant à des cérémonies de caractère protocolaires lors de sa visite à Washington en 2008 . De la même manière ces personnes voulaient avoir le mot final sur tout accord de défense conclu entre le Brésil et les Etats-Unis . [ 2 ] - télégramme  08BRASILIA129

Le télégramme  rédigé par l'ambassadeur Clifford Sobel précisait entre autre points que le MAE Brésilien était un  " repaire de l'Anti-Américanisme au sein de l'administration Lula " , faisant allusion à M. Samuel Pinheiro Guimaraes , et en citant M.Nelson Jobim . [ 2 ] -  télégramme  08BRASILIA129

L'Itamarty a aussitôt réagi aux propos de M. Nelson Jobim en précisant que " L'Itamaraty est la première ligne de défense de la souveraineté [ Brésilienne ]  " et que M. Nelson Jobim avait démenti les propos que lui prétait l'ambassadeur Sobel . [ 3 ]

Cette décision survient aussi au momemt ou des rumeurs courrent sur un possible " réexamen " du rapprochement - et non pas d'une rupture des contacts -  avec l'Iran qu'estime nécessaire Mme Dilma Rousseff en raison des " dommages subis par la diplomatie Brésilienne " consécutifs au projet avorté d'accord tripartite sur le nucléaire signé entre l'Iran , le Brésil et la Turquie . [ 4 ]

Le Ministre Celso Amorim a de son côté  défendu son bilan concernant cet accord dans son communiqué  consacré aux révélations de l'organisation WikiLeaks en précisant que " ce  pacte marquait l'avénement du monde multipolaire " . [ 2 ]

La reconnaissance - précipitée -  de l'Etat Palestinien dans ses frontières de 1967 semble donc bien refleter une volonté de l'actuelle équipe dirigée par  M. Celso Amorim , en plein accord avec le Président Lula da Silva , de " bétonner " la PolExt Brésilienne à la veille d'un changement d'admnistration et de préserver les acquis de deux dernières années de la politique pro-active de M. Lula Da Silva , en particulier au Proche-Orient ., le tout dans un contexte ou d'autres révélations - ou présentées comme telles -  sensibles pour M. Amorim et son équipe pourraient être divulguées .

Le Brésil qui est desormais la " locomotive diplomatique " de l'Amérique du Sud pourrait au travers de cette reconnaissance entrainer les autres états du continent comme il l'a fait en 1976 lorsque le gouvernement du Général Ernesto Geisel a reconnu l'OLP * et à cette aune cette décision de la diplomatie Brésilienne est un échec cinglant de la diplomatie Israélienne en Amérique Latine .

 

* On peut même écrire que la décision prise par l'équipe de M. Celso Amorim est la concrétisation d'un souhait exprimé par le Ministre des Affaires Etrangéres du Gal. Ernesto Geisel  , M. Antonio Azeredo da Silveira , qui en recevant le MAE Séoudien M. Omar Sakkaf en 1974 déclarait :" Nous pensons que le départ de tous les territoires arrachés par la force , et la reconnaissance des droits des Palestiniens , sont les composants fondamentaux pour une issue constructive de la question . Le refus des guerres de conquête est une des constantes de l'histoire Brésilienne " .

Lors de la VII éme session de l'Assemblée Générale des Nations- Unies , le Brésil sous l'impulsion de M. Antonio Azeredo da Silveira vote la motion qui qualifie le sionisme de " politique raciste " à l'égale de l'apartheid alors en cours en Afrique du Sud .

Lors du ministère Azredo de Silveira , M. Celso Amorim exerçait des fonctions subalternes au sein du département de planification et de prospective - assessoria de Planejamento  - de l'Itamaraty .

Il vient récemment de réaliser un éloge panégyrique de la PolExt indépendante de M. Azredo de Silveira et de son action à la tête de l'Itamaraty sous la présidence du Général Geisel : [ 5 ]

"Num momento muito difícil da história do Brasil, Silveira representa um resgate da ‘política externa independente’ que havia se firmado nos governos Jânio Quadros [1961] e João Goulart [1961-1964] e que foi abruptamente cortada quando houve o golpe militar. Não quero dizer que não tenha havido elementos importantes em outros ministros, por exemplo o próprio [Mário] Gibson Barbosa [1969-1974] fez um esboço de política africana que teve um mérito. Mas Silveira adotou uma linha política em que retomou em vários temas diretrizes que inspiraram a ‘política externa independente’, naturalmente adaptada ao momento e com as limitações do momento.

 

 

  Note de l'Editeur :

Si la reconnaissance a été effectuée au travers d'une lettre du président Lula envoyée à son homologue de l'Autorité Nationale Palestinienne Mahmoud Abbas [ voir document ci-dessous ]  , le communiqué de l'Itamaraty [ 1 ] précise que c'est le " gouvernement Brésilien " , cad en l'occurence M. Celso Amorim ,  qui effectue cette reconnaissance au travers de cette lettre !

 

 

 

Liens :

[ 1 ] Reconhecimento do Estado Palestino nas Fronteiras de 1967 / Recognition of the Palestinian State along the 1967 Borders  - Note n°707 de l'Itamaraty du 1er décembre 2010 .

[ 2 ] Itamaraty é tido como 'anti-EUA', diz Amorim

télégramme 08BRASILIA129 -  25 Janvier 2008 - BRAZILIAN DEFENSE MINISTER ON DCA, TRIP TO FRANCE AND RUSSIA, CIVIL AVIATION

¶2. (C) In a private breakfast on January 17, the Ambassador told Jobim that his initial approach on a DCA to MRE Under Secretary for Political Affairs Everton Vargas had not been SIPDIS well received, and that Vargas had specifically mentioned Secretary General (Vice Minister) Samuel Guimaraes when SIPDIS asking for time to work the issue internally (ref B). Jobim responded that Guimaraes  posed a serious problem, not only on the DCA but on a variety of issues. Jobim said that Guimaraes  "hates the United States" and is actively looking to create problems in the relationship. Jobim said that he has had to beat back more than one outlandish proposal by Guimaraes  calculated to upset relations with the U.S. and other industrialized countries.

¶3. (C) Jobim said that he would like to sign the DCA when he travels to Washington in March. Guimaraes has told him that cannot happen and is working hard to prevent the DCA from being concluded. He argued that, as Jobim's predecessor went to the United States in 2007, protocol demands a return visit by the U.S. Defense Secretary. (Comment: Strictly speaking, this is not true, as the meeting between the SecDef and Jobim's predecessor was not part of an official counterpart visit. End comment.) He told Jobim that his trip would "mean nothing" compared with the symbolism of a visit by the SecDef to Brazil. Jobim said he pushed back, tellingGuimaraes  that "Itamaraty is the process," not the substance of engagement on his issues. But he told the Ambassador that he does not want to "win the battle and lose the war" and expend too much political capital on the DCA, so will have to proceed carefully. In particular, he said, ifGuimaraes  and FM Amorim join forces against a DCA, that could be a serious problem

 

 

[ 3 ] Itamaraty é primeira linha de defesa da soberania, diz Amorim

[ 4 ] Dilma deve rever a política para o Irã  

[ 5 ]   

 

 

 

Fonte: http://www.politicaexterna.com/#ixzz17Cj7nZKg
http://www.politicaexterna.com

Carta do Presidente Luiz Inácio Lula da Silva:

“À Sua Excelência
Mahmoud Abbas
Presidente da Autoridade Nacional Palestina

Senhor Presidente,

Li com atenção a carta de 24 de novembro, por meio da qual Vossa Excelência solicita que o Brasil reconheça o Estado palestino nas fronteiras de 1967.

Como sabe Vossa Excelência, o Brasil tem defendido historicamente, e em particular durante meu Governo, a concretização da legítima aspiração do povo palestino a um Estado coeso, seguro, democrático e economicamente viável, coexistindo em paz com Israel.

Temos nos empenhado em favorecer as negociações de paz, buscar a estabilidade na região e aliviar a crise humanitária por que passa boa parte do povo palestino. Condenamos quaisquer atos terroristas, praticados sob qualquer pretexto.

Nos últimos anos, o Brasil intensificou suas relações diplomáticas com todos os países da região, seja pela abertura de novos postos, inclusive um Escritório de Representação em Ramalá; por uma maior freqüência de visitas de alto nível, de que é exemplo minha visita a Israel, Palestina e Jordânia em março último; ou pelo aprofundamento das relações comerciais, como mostra a série de acordos de livre comércio assinados ou em negociação.

Nos contatos bilaterais, o Governo brasileiro notou os esforços bem sucedidos da Autoridade Nacional Palestina para dinamizar a economia da Cisjordânia, prestar serviços à sua população e melhorar as condições de segurança nos Territórios Ocupados.

Por considerar que a solicitação apresentada por Vossa Excelência é justa e coerente com os princípios defendidos pelo Brasil para a Questão Palestina, o Brasil, por meio desta carta, reconhece o Estado palestino nas fronteiras de 1967.

Ao fazê-lo, quero reiterar o entendimento do Governo brasileiro de que somente o diálogo e a convivência pacífica com os vizinhos farão avançar verdadeiramente a causa palestina. Estou seguro de que este é também o pensamento de Vossa Excelência

O reconhecimento do Estado palestino é parte da convicção brasileira de que um processo negociador que resulte em dois Estados convivendo pacificamente e em segurança é o melhor caminho para a paz no Oriente Médio, objetivo que interessa a toda a humanidade. O Brasil estará sempre pronto a ajudar no que for necessário.

Desejo a Vossa Excelência e à Autoridade Nacional Palestina êxito na condução de um processo que leve à construção do Estado palestino democrático, próspero e pacífico a que todos aspiramos.

Aproveito a ocasião para reiterar a Vossa Excelência a minha mais alta estima e consideração.”

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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