geopolitique

Publié le 8 Septembre 2010

Un nouvel acronyme va peut être connaître une célèbrité dans les annéesà venir : NORC pour NOthern Rim Countries , ou pays riverains de l'océan arctique .

Le concept a été créé par un professeur de géograhie de l' UCLA , Laurence C. Smith , dans sdon livre " Le monde en 2050 ".[ 1 ]

Ces états riverains de l'Océan Arctique vont béneficier du réchauffement climatique et de ses conséquences dans l'Arctique :

- Ouverture des voies maritimes septentrionales

- Accés plus faciles aux ressources minières et plus principalement aux hydrocarbures

- Les NORCs vont être la seule région du monde ou la production agricole av augmenter en raison du réchauffement .

- Les NORCs vont constituer le quatrième pôle économique mondial derrière le BRIC , l'Ue et les Etats-Unis .

- Les NORCs vont pouvoir exporter leurs réserves d'eau douce  à travers le monde [ Projet NAWAPA et [ 2 ] - Voir cartes ]

 

Les populations indigènes vont de plus en plus avoir accés aux bénéfices engendrés par la miseen valeur de la région dans le cadre d'une autonomie élargie .

 

Parmis lres cités qui vont béneficier du développement de l'Arctique et augmenter de taille  , Laurence C. Smith cite Toronto, Montreal, Vancouver, Seattle, Calgary, Edmonton, Minneapolis-St. Paul, Ottawa, Reykjavik, Copenhague, Oslo, Stockholm, Helsinki, St. Petersbourg et Moscou .

 

Les principaux ports qui vont béneficier de développpement du commerce maritime arctique , outre Prudhoe Bay en Alaska ,  Churchill au Canada et  Reykjavik  en Islande , seront  Nuuk au Groenland ; Hammerfest, Kirkenes et  Tromsø en Norvège ; et Archangelsk, Doudinka et Mourmansk en Russie  .

 

Le concept de  Laurence C. Smith est intéressant car l'Océan arctique est en fait une " Mediterranée arctique " [ C'est saillant en projection polaire ] et tout comme la Mediterranée à permis le développement d'une civilisation sur ses côtes , les nouvelles conditions clilmatiques peuvent permettre le déveloippement d'une civilisation boréale .

 

 

Liens :

[ 1 ] Global warming's silver lining: Northern countries will thrive, grow

 

Articles associés :

[ 2 ] Un canal depuis l'Arctique jusqu' au golfe Persique ?

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 6 Septembre 2010

Les élections présidentielles Brésiliennes approchent à grand pas et la candidate du PT Dilma Rousseff est donnée largement gagnante , certaines projections electorales la donnant vainqueur au premier tour .

Ceci amène les analystes à essayer d'esquisser la politique étrangère du futur gouvernement et on comprend la préoccupation de "certains " au vu de la dernière année et demi écoulée :

- Rapprochement avec la Chine dans le dossier énergetique

- Rapprochement avec l'Iran et tentative de mener une diplomatie parrallèle à celle de la " communauté interntionale "

- Mésentente cordiale avec les Etats-Unis lors de la dernière visite de la secretaire d'état Hillary Clinton

- Désaccord sur le coup d'état Honduras

- Tensions entre militaires Brésiliens et Etasuniens en Haïti , plus principalement à Cité Soleil .

- Constitution d'un " pré-carré " dans l'Atlantique Sud jusqu'aux côtes africaines .

 

C'est à ce genre d'exercices que se livre pourtant un clerc dans le blogue de Robert " Bob " Amsterdam , Georges D. Landau membre du comité directeur du CEBRI , l' IFRI Brésilien .

En lisant son bilan vous verrez que M. Landau n'apprécie pas trop M. Lula , dont il critique implicitement les origines sociales en parlant de " manque de culture " , et encore moins ses dernières orientations de politique étrangère .Dans ce cas , fautes de grives cad une victoire de M. José Serra  M. Landau en est ainsi réduit à espérer une future inflexion de la politique étrangère Brésilienne par une " dépersonnalisation " de celle-ci et un retour des fonctionnaires " compétants " de l'Itamaraty  . [ 1 ]

C'est son choix , c'est son analyse !

Mais je m'étonne que M. Landau n'ait pas même mentionné le nom du Ministre des Affaires Stratégiques Samuel Pinheiro Guimarães Neto .

Celui -ci , à la demande du Président Lula da Silva  , a élaboré  un projet à long terme [ 2022 ] qui établit dans différents secteurs , y compris celui de la politique étrangère , un ensemble d'objectifs : " Brasil 2022 " .Il est aussi le co-créateur du concept d' " Amazonie Bleue " évoquée sur ce blogue .

Dans le domaine de la politique étrangère , l'objectif est que le Brésil ait un siège de membre permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies et qu'il dispose des moyens nécessaires  à la garantie de la sécurité de ses frontières terrestres , des mers et de son espace aérien .Parmis ces moyens figure le SNA Brésilien à propulsion nucléaire .[ 3 ]

 

M.Samuel Pinheiro Guimarães  a clairement explicité que les décisions de politique étrangère au Brésil ne doivent être motivées que par un seul objectif  : Réduire toutes les inégalités présentes au Brésil [ 2 ] . C'est ainsi que doit être analysée la " politique Africaine  "du Président Lula et pas à travers un autre prisme [ 4 ] . Lula da Silva ne fait pas du " Lula " en politique étrangère mais bien du Pinheiro Guimarães de la même manière que le général Ernesto Geisel ne faisait pas du " Geisel " mais du Golbery do Couto e Silva en se rapprochant de l'Urss , de la Chine , de l'Olp et des pays arabes .

Comme il est trés probable qu'en cas de victoire de Mme Rousseff , M. Samuel Pinheiro Guimarães  soit conforté dans ses fonctions de Ministre des Affaires Stratégiques , c'est bien dans le Plan " Brasil 2022 " qu'il faut rechercher les lignes directrices de la future politique étrangère Brésilienne et non pas dans les élucubrations de M.Landau qui ne restera que ce qu'il est : Chercheur en relations internationales et membre du comité directeur du CEBRI .

Dans une entrevue à Istoé , Samuel Pinheiro Guimarães a clairement indiqué que la politique étrangère , qu'il a en grande partie formatée , devra être poursuivie [ aprés les élections présidentielles ] . [ 5 ]

M. Landau qui prétend que la politique étrangère de M. Lula est critiquée par de " vastes secteurs de la société Brésilienne " aura fort à faire à critiquer la politique étrangère de Mme. Rousseff : Lors de la rédaction du plan Brasil 2022 , plus de 20 000 associations ont été consultées et chaque citoyen pouvait donner son avis sur le site du SAE !

Comme il ne le cesse de le conseiller dans ses publications critiques de la politique étrangère " personnelle " du Président Lula da Silva , la politique extérieure Brésilienne doit être une politique de l'Etat et non pas une politique d'un gouvernement et le document normatif établi par  Samuel Pinheiro Guimarães établit bien cette politique d'Etat !

 

 

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Liens :

[ 1 ] Georges D. Landau: A Brazilian Perspective on Global Governance

[ 2 ] O Brasil terá de atuar com firmeza sobre a evolução das principais tendências do sistema internacional de forma a criar o ambiente mais favorável possível ao seu desenvolvimento econômico e social, à defesa e à promoção de seus interesses políticos e econômicos na esfera internacional e ao seu desenvolvimento político interno, em uma sociedade cada vez mais democrática. dans "Le Monde en 2022 " - Plano Brasil 2022 .

 [ 5 ]

Queremos manter o que foi conquistado durante o atual governo e ir além. Assegurar a participação do Brasil na tomada de decisões que afetem diretamente os interesses nacionais, especificamente o Conselho de Segurança. Queremos alcançá-lo antes de 2022. E dentre as ações previstas está a consolidação da presença brasileira em missões de paz e o aprofundamento do papel do País nas discussões de temas globais, como energia, mudança climática, comércio internacional e desarmamento.

 Entrevue à Istoé

 

Documents :

Même si vous n'êtes pas lusophones vous pouvez consulter les previsions stratégiques sur le lien ci-dessous avec un traducteur automatique de votre choix . Ca " passe " assez bien !

Le rédacteur voit l'Amérique Latine comme un " Archipel de sociétés et d'économies séparées par la distance , les obstacles géographiques et l'histoire coloniale " , C'est une des thèses centrales de la Weltanschaung de SPM : Le Brésil et l'Amérique Latine sont des périphéries coloniales  qu'il faut intégrer à l' " économie monde " .

 

SPM a été démis de ses fonctions au sein du ministère des Affaires étrangères en 2001 par Fernando Henrique Cardoso ,certainement  à la demande des Etats-Unis ,  pour sa prise de position contre une zone de libre-échange entre le Nord et le Sud de l'Amérique  et une vision " Bolivarienne " et nationale du développement économique Brésilien . Avec  Lula da Silva , Guimarães a repris une place importante dans la formulation de la politique étrangère Brésilienne .

SPM est un fervent partisan de la création d'un " complexe militaro-industriel Latino-Americain " qu'il considére comme l'infrastructure de l'indépendance nationale et dénonce le " complexe colonial " existant au sein des nations latino-américaines résultant de l' " apartheid technologique " instauré par l' " Occident " pour le développement des industries militaires en AL .  SPG considère que le développement des technologies aura une influence sur la conduite des futurs conflits  , les stratégies futures et par conséquent sur le système de RI . L'écart ira en s'accroissant entre les états possessurs de ces technologies et les autres . Les états possédants ces technologies pourraient les utiliser contre des états " réfractaires " détenteurs de matières premières .

Voir son entrevue à Istoé : Acho que a indústria de defesa tem um impacto muito grande no desenvolvimento tecnológico. Então é necessário dar condições de produção e estimular programas de transferência de tecnologia de produção. Não ir apenas ao mercado. Nesse sentido, os projetos que têm sido desenvolvidos, a compra dos helicópteros, do submarino e dos caças, são importantes

  Guimarães fait valoir qu'il est impossible de penser la politique étrangère Brésilienne sans prendre en compte les caractéristiques internes du Brésil [ d'ou son allusion au 90 mio de noirs peuplant le Brésil ] .Il développe cette thèse dans son livre "“Desafios brasileiros na era dos gigantes”

 

Eléments saillants :

- Augmentation de 60% de la part de l'hydroelectricité .

[ 3 ] Défense

 - Assurer le contrôle des frontières terrestres et des eaux teritoriales

- Lancement du SNA à paropulsion nucléaire

- Lancement du VLS :Vehicule Lanceur de Satellites .

 

 

  Brasil 2022 sur le site du SAE

 

 

Articles associés :

[ 4 ] Samuel Pinheiro Guimaraes : La stratégie Brésilienne de rapprochement avec l'Afrique est cohérente .

 

 

 

  Texte : © Daniel BESSON - Septembre 2010

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Rédigé par DanielB

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Publié le 4 Septembre 2010

Petit à petit la Russie bâtit son " collier de perles "  sur la Mer Noire et le Caucase :

- Présence Russe en Transdniestrie

- Signature d'un accord pour le maintien de la marine Russe à Sébastopol jusqu'en 2049

- Construction de bases navales , aériennes , terrestres en Abkhazie avec la mise en place

de systémes de DCA S-300

- Accord avec l'Arménie pour le maintien d'une base jusqu'en 2044 [ 1 ]

Vente possible de S-300 .

- Vente possible de missiles S-300 à l'Azerbaidjan . C'est à dire la présence de plusieurs dizaines de conseillers militaires Russes durant plusieurs années [ 2 ]

 

Minutieusement depuis trois ans  la diplomatie Russe , universelle araigne ,  " enfile " ses " perles " sur un fil qui pourrait être le tracé  des futurs oléoducs et gazoducs planifiés dans la région .

 

Le " Bijou " de ce collier de perles pourraît être la base navale de Tartous en Syrie ou le retour de l' Eskadra est planifié pour 2012 .selon certaines sources  [ 3 ]

 

Liens :

[ 1 ] Deal Signed On Extending Russian Military Presence In Armenia

[ 2 ] Azerbaijan: Analysts Expect Purchase of Russia’s S-300 Missile Systems

[ 3 ] Russian “Eskadra” back in Tartus

 

Note de l'Editeur :

L'expression " Collier de perles " - String of pearls - a été inventée par des centres analytiques Etasuniens mais n' a aucune réalité géostratégique ! Il s'agit d'agiter un épouvantail destiné à justifier le militarisme naval Japonais et Etasunien en Asie contre la Chine et à dégrader les relations avec l'Inde .

http://www.strategicstudiesinstitute.army.mil/pdffiles/PUB721.pdf

Comme d'habitude elle est reprise par de nombreux commentateurs qui veulent se la jouer "branché " ! 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 4 Septembre 2010

Je vous signale un nouveau site consacré à la géopolitique de l'Arctique : Arctic Progress [ Voir lien à droite ] dont le rédacteur est Anatoly Karlin . Anatoly Karlin est le rédacteur du blogue Sublime Oblivion de réinformation et de prospectives sur la Russie , l'Eurasie et les problèmatiques de géopolitique des ressources .

Le dernier article publié est particulièrement interessant puisqu'il emet l'hypothèse - documentée - que les " Berezovskystes " en cavale à Londres sont à l'origine de l'exportation du mouvement " stratégie 31 "  si largement [ sur ]mediatisé en Occident [ " Le moindre bruit dans les toilettes" ] . [ 1 ]

Longue vie à Arctic Progress ! header

 

 

Liens :

[ 1 ] Boris Berezovsky: Godfather of Strategy-31 Abroad?




 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 29 Août 2010

Interview accordée par Nikolaï Lytchev à RIA Novosti.

 

La Russie a-t-elle perdu sa crédibilité sur le marché mondial des céréales et quand recommencera-t-elle à exporter des céréales? Interview accordée par Nikolaï Lytchev, rédacteur en chef du magazine Agroinvestor, à RIA Novosti .

 

- Ces dernières années, la Russie était un fournisseur fiable de céréales pour les pays d’Afrique du Nord et du Proche-Orient. Le 15 août, l’interdiction des exportations de céréales est entrée en vigueur. L’embargo sur les exportations nuit-il à la réputation de fournisseur fiable de céréales de la Russie à l’étranger ?

 

- Je ne dirais pas que la Russie avait une bonne renommée stable sur le marché mondial des céréales ; nous avons plutôt réussi à devenir un partenaire intéressant et prometteur pour beaucoup d’importateurs de céréales. Contrairement aux États-Unis, à l’Union Européenne ou d’autres pays ou régions, nous ne sommes pas encore un exportateur historique. Rappelons que nous n’avons régulièrement approvisionné le marché mondial en quantité importante de céréales que pendant un peu plus de cinq ans mais auparavant, au contraire, nous étions un importateur net de céréales. En fait, nous revenons à ce statut et je ne serai pas surpris par une importation de plus de 5 millions de tonnes de céréales pour cette saison agricole. Au cours de la période ayant précédé la mauvaise récolte actuelle nous étions l’un des exportateurs mondiaux les plus importants, rien de plus.

En un mot, je ne dirais pas que la Russie a eu le temps d’acquérir une notoriété historique. Cependant, l’instauration d’une interdiction des exportations (et surtout la rapidité de son entrée en vigueur, deux semaines après l’annonce de l’embargo sur les exportations par le premier ministre) a été une mauvaise surprise aussi bien pour les acteurs du marché russe que pour la majorité de nos partenaires étrangers. Avant tout, je veux parler des pays tels que l’Égypte et des entreprises importantes de ces pays qui achètent notamment des céréales pour les besoins nationaux. La majeure partie des acteurs du marché n’était pas prête à une évolution aussi rapide des événements, je veux parler des exportateurs et des producteurs agricoles russes ainsi que des acheteurs de céréales en provenance de Russie.

En ce qui concerne la possible détérioration de notre image de fournisseur stable de céréales sur le marché mondial, ces problèmes sont déjà d’actualité. Ce n’est pourtant pas aux acteurs du marché de résoudre ces problèmes mais à l’État à l’origine de ces mesures. Tout d’abord il doit justifier l’embargo sur l’exportation vis-à-vis des importateurs de céréales russes. À ce que je vois, il y a des tentatives de le faire, quand, par exemple, la semaine dernière, le vice-premier ministre Viktor Zoubkov a eu une conversation téléphonique avec les représentants égyptiens. Je pense que ces contacts effectués notamment par le ministère de l’Agriculture, le ministère des Affaires Étrangères et les représentations commerciales russes à l’étranger, devraient devenir permanents. La perception qu’ont nos partenaires de cette interdiction assez soudaine et effective dépendra de l’argumentation et de la justesse avec laquelle nous justifierons la nécessité de l’introduction de cette mesure.

La nécessité, du point de vue de l’État, était impérieuse. Je rappelle que c’est au mois de juillet qu’on a appris qu’une sècheresse à grande échelle en Russie serait inéluctable, que les récoltes de céréales baisseraient de 20-25% alors qu’il y avait prédominance sur le marché national de tendances spéculatives. Les prix des céréales ont commencé à décoller, le prix de la farine a augmenté de plusieurs dizaines de pour cent, dans plusieurs cas le prix du pain a augmenté, sans parler des céréales. Les attentes spéculatives étaient aussi importantes qu’infondées. Ainsi, les producteurs agricoles des régions centrales avec lesquelles Agroinvestor entretient des relations, lors de discussions privées ont évoqué l’année 2008 quand la tonne de blé coûtait 10 000 roubles, ils s’attendaient pour aujourd’hui à un prix similaire et refusaient de vendre les céréales moins cher.

Les minotiers ont leurs propres raisons d’augmenter le prix de leurs produits, les boulangers et vendeurs au détail ont les leurs. Tout cela représente un risque d’un emballement de l’inflation (pour la seule semaine du 10 au 16 août, selon Rosstat, elle a augmenté de 0,2%, alors qu’elle était nulle jusque là), chose que l’État ne peut et ne veut se permettre. Pour cette raison, afin de pallier les tendances spéculatives sur le marché agricole et empêcher l’emballement de l’inflation, l’interdiction sur les exportations de céréales jusqu’à la fin de l’année a été introduite assez rapidement.

On pourrait s’attendre à ce que les producteurs agricoles commencent à vendre activement les céréales et à faire rapidement des bénéfices, mais la majorité d’entre eux préfèrent les garder dans leurs greniers en espérant une poursuite de la hausse des prix des céréales, et qu’elle soit régulière pour la majeure partie de la saison, à défaut de la saison toute entière. Cette stratégie imprévoyante des ventes a conduit à la stagnation du marché. En tout cas pour l’instant, les ventes intérieures des céréales sont à un niveau très bas et se font à un prix pas toujours justifié économiquement. Il faudra du temps pour que les acteurs du marché prennent conscience de la stabilisation des prix et si la vente des céréales ne reprend pas, les producteurs agricoles perdront plus qu’ils ne gagneront. À mon avis, l’État ne se contentera d’être un observateur passif : le gouvernement a déjà averti qu’à chaque instant la vente des céréales du fonds d’intervention, de 9,6 millions de tonnes selon les informations officielles, pourrait commencer. Ces ventes pourraient catalyser la réduction les prix d’achat des céréales et ceux qui ne souhaitent pas en vendre aujourd’hui, dans le meilleur des cas, ne gagneront rien, en tout cas jusqu’à la fin de l’année.

 

 

- Dites-nous, s’il vous plaît, quelle sera la situation avec nos concurrents ? Vont-ils, en particulier les États-Unis et les pays de l’Union Européenne, récupérer les débouchés pour nos céréales ?

 

- Je n’aurais pas formulé la question de cette manière. Le fait est qu’aujourd’hui nos clients n’ont plus le choix d’acheter ou de ne pas acheter les céréales russes. Après tout, les céréales, ce n’est pas du gaz. Il est clair que les acheteurs de céréales russes, surtout l’Égypte, vont chercher une alternative et ils la trouveront. Mais, je vous assure, lorsque l’exportation des céréales sera ouverte, la majorité de nos clients reviendront vers nous car les céréales russes sont parmi les plus compétitives sur le marché mondial selon le rapport qualité/prix. Pendant plus de cinq ans nous avons été des vendeurs de céréales ordinaires, disons alimentaires, tout d’abord de blé, acheté pour compléter les lots de mouture, comprenant des blés de plus haute qualité souvent en provenance d’autres pays. Nous fournissions du blé, disons, de qualité moyenne et durant ces dernières années nous avons occupé précisément cette niche. Rappelons que cette année, dans le cas de l’Égypte, nos négociants ont remporté les appels d’offres les plus importants et les plus intéressants en proposant la tonne de blé à un coût inférieur de quelques dollars par rapport à nos concurrents. Dès l’ouverture des exportations, la Russie reviendra sur ce marché avec, bien sûr, certains préjudices temporaires pour notre image. Nos exportateurs, pour qui il a été si difficile et fastidieux d’établir des contacts avec plusieurs pays qui sont des clients très problématiques et exigeants, par exemple l’Égypte, auront besoin de temps pour rétablir ces relations et ne pas les perdre. La question concerne la date précise de ce retour sur le marché. Je ne serais pas étonné de voir l’embargo sur les exportations se prolonger jusqu’à la fin de cette saison agricole qui se termine le 30 juin 2011.

 

- Combien de temps les producteurs russes mettront-ils à rétablir leurs anciens contacts ?



- Pour répondre à cette question il faut connaître le délai de l’interdiction des exportations des céréales russes. Et il ne faut pas la poser à un expert mais plutôt aux régulateurs du marché. En supposant que l’interdiction sur les exportations soit levée à partir du 1er janvier 2011, en une saison, une saison et demie, nos exportateurs serait probablement capables de revenir partiellement à leurs positions. Toutefois, cela ne dépendra pas seulement d’eux mais également de la situation des prix sur le marché russe (car l’exportateur gagne sur la différence entre les prix intérieurs et les prix mondiaux), ainsi que des récoltes de 2011, car quelle quantité serons-nous capable d’exporter et pourrons-nous le faire ? Il est clair dès aujourd’hui que par définition la prochaine récolte ne sera pas importante.



- Il s’avère donc que les producteurs russes ont malgré tout une chance réelle de rétablir les exportations de céréales pour la saison suivante ?

- En théorie, oui. Les exportations à grande ampleur pourraient être rétablies pour la prochaine année agricole qui débutera le 1er juillet 2011. Pour cette année, les exportations chuteront considérablement pour ne constituer, selon diverses estimations, qu’entre 2 et 8 millions de tonnes par rapport aux 20 millions de tonnes de la saison dernière.



- Une dernière question : lorsque la Russie reviendra sur le marché international de céréales, qui sera privilégié par les exportations de céréales : les pays qui en achetaient en quantités importantes, comme l’Égypte ou la Turquie, ou d’autres ?



 - Il n’y aura aucune priorité et encore moins de privilège car nos céréales sont principalement vendues par des négociants. En Russie, il existe près de 10 négociants importants, dont beaucoup appartiennent à d’importantes entreprises internationales et transnationales, telles que Glencore, Louis Dreyfus etc. Ce sont des échanges commerciaux et là les acteurs obéissent à des intérêts commerciaux. L’acheteur portera sa préférence sur celui qui formulera la proposition la plus compétitive en matière de prix, de quantité, de conditions de livraison et d’autres critères. Si c’est l’Égypte, c’est elle qui sera approvisionné en céréales, si c’est l’Indonésie, elle recevra les céréales. Je le répète encore une fois, l’intérêt d’un négociant est de gagner sur la différence entre les prix intérieurs et ceux d’exportation qui constitue sa marge.

Il existe un négociant gouvernemental en céréales, c’est la « Compagnie céréalière unifiée » qui fournit des céréales en prenant en compte les intérêts gouvernementaux, y compris pour l’aide humanitaire et les contrats intergouvernementaux. Dans ce cas la compagnie n’a pas l’intérêt commercial et ce genre de transactions ne constitue pas sa source de revenus. Elle a principalement un rôle d’institution gouvernementale de développement lors de ce type de livraisons et, en partie aussi, lors d’échanges commerciaux. Malgré la sècheresse et les mauvaises récoltes, personne n’a annulé les objectifs fixés par le président l’année dernière, à savoir augmenter les exportations de céréales dans les 5-7 prochaines années et occuper l’une des premières places sur le marché mondial. L’interdiction est une mesure temporaire, elle sera levée et un jour ou l’autre nous reviendrons sur le marché mondial.

 Propos recueillis par Samir Chakhbaz

 

 

Liens

 

Russian ban on grain export has intended effect

 

Russian state grain trader starts domestic supplies 

Medvedev orders to control grain supplies between Russian regions

sur les conséquences intérieures . Contrairement à 1998 , l'Etat Russe veille à ce qu'il n' y ait pas de rétention de produits agro-alimentaires entre les régions . La " verticale du pouvoir " institué par Vladimir Poutine rend en outre les gouverneurs moins dependants des lobbies régionaux .

En Février 2010 , le Président Medvedev avait approuvéla  nouvelle doctrine de sécurité alimentaire pour la Féderation de Russie

Medvedev approves food security doctrine

"ОБ УТВЕРЖДЕНИИ ДОКТРИНЫ ПРОДОВОЛЬСТВЕННОЙ БЕЗОПАСНОСТИ РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ"

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 29 Août 2010

 

Mes respects mon Général . Sincères condoléances à toute la famille , parents et amis .

  Réaction de Jean-Pierre Chevènement au décès du général Pierre-Marie Gallois

Hommage en Serbie : Др Мила Алечковић-Николић: ПОЗДРАВ ЗА ПОСЛЕДЊЕГ ЖИВОГ ДЕ ГОЛОВОГ САРАДНИКА

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Rédigé par Daniel BESSON

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Publié le 21 Août 2010

 "Le pétrole est un matériau noble, bien trop valeureux pour le brûler… Nous envisageons de produire, aussi tôt que possible, 23 000 mégawatts d'électricité en utilisant des centrales nucléaires."

 

Mohammed Reza Pahlavi - Mars 1974

 

« Cyrus, grand roi, roi des rois ! Moi, le Shah-in-Shah d'Iran et mon peuple te saluons [...] Cyrus, devant le lieu de ton repos éternel, nous t'adressons ces paroles solennelles. Dors en paix car nous veillons et veillerons à jamais sur ton glorieux héritage... »

   Mohammed Reza Pahlavi -   12 octobre 1971

 

 « Ce sont (les pays de l'Est et l'URSS ) des partenaires économiques tout à fait fiables, nous devons faire jouer la concurrence entre les deux blocs. Sans cela, nous n'aurions jamais pu construire le complexe sidérurgique d'Ispahan, l'usine de machines-outils d'Arak, la fabrique de tracteurs de Tabriz... Souvenez-vous du chantage des Américains et de la banque mondiale à propos, justement, du complexe sidérurgique... Ce temps est révolu, fini, je n'accepterai plus aucun chantage, aucune menace. Nous sommes assez forts pour dire non, et ils nous entendront chaque jour davantage... »

 

  

Mohammed Reza Pahlavi - Printemps 1978

 

 

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Rédigé par DanielB

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Publié le 14 Août 2010

Mon ami Alexandre Latsa se livre sur son blogue Dissonance à un nécessaire devoir de réinformation sur l'aide internationale apportée à la Russie dans le cadre des feux de forêts cataclysmiques qui frappent ce pays depuis la fin du mois de juillet .

J' y apporterais un bémol sur le point suivant : Alexandre se bat " aux conditions et sur le terrain de l'ennemi " .

L'objectif n'est pas de réinformer sur les mensonges récurrents des media Français  mais bien de signifier que les chefs politiques Russes ne sont pas tenus , pas plus que d'autres , à accepter une aide internationale en cas de catastrophe .
Ce que l'on nous présente comme " l'aide internationale"  devient de plus en plus une forme d'ingérence dans les affaires intérieures d'un état et un levier diplomatique .

Notre MAE , Bernard Kouchner avait lors de  tempêtes au Myanmar en 2008 évoqué de nouveau le " droit d'ingérence " et le sort de l'agitatrice Aung San Suu Kyi alors que les chefs politiques de cet " état  voyou " avaient refusé le déploiement du BPC Mistral .

La France avait un temps suggéré d'utiliser la " responsabilité de protéger " , concept de droit international approuvé en 2007 à l'ONU , pour pouvoir agir sans l'assentiment du gouvernement Birman et permettre au BPC Mistral d'accoster , fut-ce avec l'appui de la force militaire d'un groupement aéronaval Etasunien .

Mais , comment le gvt du Myanmar aurait il pu accepter la présence de militaires d'un état qui ne cesse de sanctionner le Myanmar aux Nations-Unies ?
Notre chère Dorothée Ollièric  de Rance 2 a dans un de ses reportages , tout comme l' Immonde , cité la lettre ouverte de P'tit Père Serguei Kovalev de la Moscow Helsinki Foundation - financée par ceux que l'on connait -  qui demande une " intervention étrangère massive " en Russie .

Non pas pour in fine " sauver la nature et les personnes " comme il le prétend mais bien pour ressuciter un " instant Arménien " [ Tremblement de terre de 1988 ] lorsque des troupes Us ont été déployées en URSS et servir de levier politique contre les autorités au pouvoir .
L' " aide internationale " a depuis longtemps dépassé le cadre humanitaire proprement dit et celui de la solidarité pour devenir un élèment de la diplomatie d'influence des états à un tel point que l'on peut en arriver presque à un affrontement armé comme cela a failli se produire dans Cité-Soleil en Haiti entre l'armée Brésilienne et les forces Us .

Le général Floriano Peixoto Vieira Neto commandant les forces Brésiliennes en Haîti ainsi que des forces de l'ONU - MINUSTAH -  avait alors dit tout haut ce que tout le monde pense tout bas : Les états s'affrontent sur le terrain de l'humanitaire  au travers de leurs moyens militaires , d'agences gouvernementales , d'ONG's financées par les états et des multinationales  pour faire avancer leurs interets géostratégiques [ Haiti est indispensable pour la projection du Brésil vers l'Europe et la présence dans les Caraïbes  ] ou pour influencer la politique intérieure des états [ Le quartier de Cité-Soleil est un des fiefs de l'ex-président  Jean-Bertrand Aristide ] .

Dans le cas de la Russie , il s'agit bien de démonétiser l'action - efficace - du gouvernement de Vladimir Poutine aux yeux de l'opinion publique Russe comme l'espère à demi-mots M. Lellouche en commentant la " réponse au compte-gouttes de l'aide internationale par le gouvernement Russe " et d'apporter un soutien aux " Russes mécontents " .[ 1 ]

Enfin , l' aide humanitaire est désormais le plus souvent le fait d'agences gouvernementales et de personnes ayant un statut militaire ou para-militaire , ne serait -ce qu'en raison des moyens qu'il faut déployer sur le terrain . C'est le cas  en France avec le Commandement des formations militaires de la sécurité civile   . Ce  simple fait oblige , ou obligerait , des états à amender  de manière temporaire leur constitution pour autoriser cette " aide internationale" , ne serait-ce qu'au niveau du statut des étrangers et de leur présence !


La présence des " chaussettes à clous "  parmi ces humanitaires est désormais courante comme c'est le cas depuis depuis un siécle  [ années 1900  ][ 2 ]  dans le journalisme . Il est fort probable par exemple que Mme Ollieric * prend des contacts *  en Russie pour le compte des  Sr Français avec les * mécontents *  , que ce soit pour des missions de renseignement ou de déstabilisation .

[ 1 ] " Notre rôle est d'aider, de faire preuve de solidarité, de voir avec les Russes comment nous pouvons lutter le plus efficacement possible contre ces incendies. Plus tard, il reviendra aux Russes eux-mêmes d'en tirer les leçons. "

[ 2 ] La presse Française , à l'exception de l'Aurore et de l'Humanité , a ainsi servi de relais à l'Okhrana tsariste pour placer les " emprunts Russes " n' hésitant pas à recopier des articles entiers écrits à Saint-Petersbourg contre des éspéces sonantes et trébuchantes .

Aller au Musée de l'Armée aux Invalides pour voir comment le reste de la société Française , y compris la hiérarchie militaire , s'est laissé acheter .

 

Bibliographie :

 

Les mirages de l'aide internationale : Quand le calcul l'emporte sur la solidarité

 

Sur la question de la mediatisation de aides internationales , lire l'indispensable :

The Big Show in Bololand: The American Relief Expedition to Soviet Russia in the Famine of 1921

 

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 11 Août 2010

Le débat sur les prétendus " risques radiocatifs " en Europe du fait des incendies en Russie renvoit à une vieille propagande de la Guerre Froide .

 En cas d'attaque nucléaire sur l'Europe Occidentale [ RFA ] , par le pacte de Varsovie ,les vents dominants auraient transporté les retombées radioactives sur les territoires des états membres de cette alliance militaire  [ RDA , Pologne , URSS ]  jusqu'à Minsk , Moscou et l'Oural .

 Ce fait parfaitement connu des chefs militaires et politiques Occidentaux était soigneusement caché aux populations qui ont toujours eu beaucoup de mal à se souvenir de leurs cours de géographie .

 En Europe les vents dominants vont de l'Ouest vers l'Est du simple fait de la .....rotation de la terre , et tout comme une frappe nucléaire massive sur les capitales Européennes agitée comme un spectre durant des dizaines d'années aurait eu in fine des conséquences radiologiques néfastes plus à Moscou que sur le reste de l'Europe , l'éventuelle dissémination d'aérosols radioactifs dans les forêts de la région de Briansk pourrait avoir de [ très légères ] conséquences sur la Russie centrale beaucoup plus que sur l'Europe occidentale .

 Au delà des fantômes lancés par les extrémistes écologistes dans les media et relayés servilement par des journalistes qui n'ont pas apparemment suivi avec toute l'assiduité requise leurs cours de géographie , il existe des réalités géophysiques et même géostrategiques !

 Les sceptiques pourront consulter les cartes du nuage d'aérosols libérés par l'explosion d'un volcan Islandais il y a quelques mois ou les modélisations sur la dispersion des nuages de cendres des incendies réalisés dans l'hypothèse d'un conflit nucléaire URSS-USA , sur New-York et Moscou en l'occurrence  [ hiver nucléaire ]

L'Europe Occidentale aurait été couverte en premier par des nuages de cendres radioactives en provenance des USA avant ceux en provenance d'URSS ... [ Voir animation ci-dessous ] .

  Le risque environnemental le plus réel des incendies , encore qu'il est difficile de parler de " risque " ici , serait une pluie de cendres noires sur la banquise arctique !

 

Bibliographie :

Champs de Bataille N°17 : Climat et bombe atomique

Météorologie élémentaire

 

 
 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 11 Juillet 2010

C'est encore un " fantôme géopolitique " du XIX éme siècle qui ressurgit  : L'accés à l'Océan Pacifique de la Bolivie .

Dans une interview à l'agence EFE l'ex CEMA des forces armées Boliviennes devenu sénateur de l'opposition , le général Marcelo Antezana , a déclaré que la Bolivie doit s'armer  pour pouvoir faire valoir sa position dans les discussions bilatérales avec le Chili concernant un accés à l' Océan Pacifique de la Bolivie .[ 1 ]

Selon le général Marcelo Antezana  les négociateurs Boliviens font preuve de " naïveté " en espérant un réglement uniquement pacifique avec le Chili de cette question et " qu'il faut s'armer pour parvenir à un équilibre stratégique avec le Chili afin que celui accéde selon sa propre devise * par la raison ou par la force * à nos demandes d'un accés à la mer ".

 Le général  Marcelo Antezana considére que le réarmement de la Bolivie est l'unique moyen de lui rendre son caractère maritime .

 

En 2006 la présidente du Chili  Michelle Bachelet et le président Bolivien Evo Morales ont mis en place un programme de discussions en  treize points qui pour la première fois inclus le thème "maritime " et a depuis conduit à un rapprochement entre les deux pays .

 

La Bolivie et le Chili n'ont pas de relations diplomatiques au niveau des ambassadeurs depuis 1962 ,  sauf lors d'un intermède entre 1975 et 1978 , en raison de l'absence d'un accord sur le dossier de la revendication maritime Bolivienne .

Les pourparlers sur l'ordre du jour des treize points sera réactivé le 12 Juillet à La Paz avec une réunion entre les vice- ministres des Affaires étrangères des deux pays , Fernando Soriano du Chili et Mónica Schmidt pour la Bolivie .

Dans le cadre du programme de discussions en treize points , la Bolivie et le Chili sont déja parvenus à un accord pour l'utilisation des eaux du Rio Silala .[ 2 ] - [ 3 ]  

  Le Chili est l'un des grands responsables de la " course aux armements " qui est en cours en Amérique Latine . Depuis le régime du général Pinochet , 10% des revenus provenant de l'extraction du cuivre ont été  affectés constitutionnelement [ malgrés une tentative de réforme du mode de financement des forces armées en septembre 2009 ] -Ley del Cobre Reservado -  à l'équipement des forces armées ce qui permet , par exemple , au Chili de renconstituer de manière trés rapide les capacités de sa marine détruites lors du tremblement de terre de février 2010  . [ 8 ]

 

La Bolivie a perdu son accés maritime lors de la guerre qu'elle a soutenu aux côtés du Pérou entre 1879 et 1883 contre le Chili . Cette guerre est  connue sous le nom de Guerre du Pacifique mais aussi sous le nom de Guerre du salpêtre  - Guerra del Salitre .

 À deux reprises, le Chili, décidé à repousser ses frontières du nord, attaqua le Pérou et la Bolivie : Une première fois en 1836-1839, une seconde fois en 1879-1883. Le premier conflit chercha à empêcher la réunion du Pérou et de la Bolivie au sein d'une confédération ; le second visa à annexer une région riche en salpêtre, substance qui servait à l'époque à la fabrication des explosifs et des engrais .

Le gouvernement Anglais a soutenu l'expansionisme Chilien dans cette seconde guerre fratricide afin de s'opposer aux accords entre la Bolivie et le II éme Reich Allemand qui se fournissait en nitrates en Bolivie  et qui finançait le développement des industrie extractives et chimiques Boliviennes .

Il s'agissait d'une politique délibérée des diplomaties Françaises et Britanniques de contrecarer le développement de l'Empire Allemand - Brot und Sprengstoff blockade -  et plus particulièremment de son  complexe militaro-industriel et de son agriculture qui devait nourrir une population en pleine expansion -   .

 Confrontée à la perte des approvisionnements en provenance de Bolivie et devant faire face à un embargo du Chili  dont les industries extractives était controlées par la finance Londonienne  , l'industrie chimique Allemande a su développer grâce au talent de ses scientifiques la synthèse des composés azotés [ procédé Haber-Bosch ]  tandis que la chimie Française et Britannique continuait à se reposer en majeur partie  sur les nitrates Chiliens . Ce n'est qu'aprés la première guerre mondiale et au travers du pillage intellectuel de l'industrie Allemande ,  et plus particulièremment le vol des brevets des sociétés BASF et Hoechst , inscrit dans les " réparations de guerre " que les industries chimiques Françaises et Britanniques ont pu rattraper une partie de leur retard dans la synthèse des composés azotés .

  Le Chili a toujours été soutenu dans son opposition à concéder un débouché maritime à la Bolivie par les diplomaties Etasuniennes et Britanniques mis à part un court interméde lors de l'administration Carter  . Sans accés à la mer la Bolivie ne peut pas envisager d'exporter son gaz naturel vers la zone Asie-Pacifique de manière indépendante . [ 6 ] - [ 7 ]

  Le général Marcelo Antezana a été accusé d'avoir livré aux Etats-Unis  peu avant l'accession au pouvoir d'Evo Morales un lot de 28 missiles anti-aériens Hong Ying-5 fournis par la Chine à la Bolivie en 1993 .[ 4 ]

  Il vient d'être disculpé pour ce fait par la justice Bolivienne .[ 5 ]

 

 

 " Dans les situations critiques, quand on parle avec un calibre bien en pogne, personne ne conteste plus. Y'a des statistiques là-dessus."

  Général Marcelo Antezana pcc Michel Audiard

 

 

 

 

Liens :

[ 1 ] Ex jefe del Ejército plantea que Bolivia se arme para recuperar su salida al mar - Depêche de Atenea du 7 juillet 2010 .

 

[ 2 ] Bolivia y Chile reanudan el diálogo en su Agenda de 13 Puntos - Article de Atenea du 26 juin 2010 .

 

[ 3 ] Chile, Bolivia near deal on disputed Silala river

 

[ 4 ] Bolivia hands over its missiles to the United States (continued)

 

[ 5 ] Fiscalía no incluyó en caso misiles chinos al general Antezana  - Depêche de Los Tiempos du 9 juillet 2010 .

[ 6 ] Chile and Peru are gatekeepers for Bolivia's export ambitions.(political disputes inhibit development of gas industry in Bolivia

 

[ 7] Bolivia and Chile's tunnel vision - Article de The Guardian du 6 juin 2009 . 

 

[ 8 ] Chile’s Aggressive Military Arm Purchases Are Ruffling the Region, Alarming in Particular Bolivia, Peru and Argentina - Analyse du Council on Hemispheric Affairs .

  The issue at hand is that, regardless of how much CODELCO produces and how high the price of copper rises on the international market, the law requires ten percent of the total value of CODELCO’s revenue must be reverted to Chile’s armed forces. As a consequence, not only is CODELCO deprived of funds needed to fully expand its production, but also President Bachelet’s ambitious social programs risk going underfinanced. A further and more serious result is La Moneda’s controversial purchase of combat aircraft, tanks, missiles, frigates and submarines for seemingly no rational strategic defense purpose. This has contributed to creating growing tensions in the region, and has forced countries that should be devoting the bulk of their resources to the internal development, to instead embark on a costly arms race.

 

Documentation :

 

Usines de salpêtre de Humberstone et de Santa Laura

 

Bibliographie conseillée

 

Cortiz s'est révolté - Roman d'Henry Castillou  - Prix interlallié 1948 .

Dans la Bolivie violente et colorée du siècle dernier, le Général Cortiz, 42 ans, ambitieux, froid et énergique, a la considération de son gouvernement après avoir maitrisé des complots régionaux. Mais il se révolte et prend le pouvoir à La Paz avec l'appui d'une puissante firme américaine qui exploite les mines d'étain et de cuivre du pays. Il veut gouverner au service de la volonté populaire, mais les pressions des groupes étrangers ne lui en laissent pas la possibilité. Tous se ligueront contre lui. Seule sa fille, l'indomptable Monabel, qui nourrit pour Cortiz un amour presque incestueux, le soutiendra et sauvera son honneur. [ Wikipedia ]

 

Wissenschaft bricht monopole. - Anton Zischka - Wilhelm Goldmann Verlag  - 1937

 

Sieg der Arbeit - Anton Zischka - Zentralverlag der NSDAP - 1941

 

Der Chaco-Krieg zwischen Bolivien und Paraguay 1932-1935

Eine historisch-strukturelle Analyse der Kriegsgründe und der Friedensverhandlungen - Michael Herzig - 1996

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par DanielB

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