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Publié le 3 Juillet 2010

L'immobilisation du brise-glace de classe polaire  Etasunien USCG Polar Sea pour des problèmes d'usure de cylindres fait que la Russie demeure aujourd'hui la seule nation riveraine de l'Océan Arctique capable de se projeter dans l'Arctique dans les zones recouvertes par la banquise .[ 1 ]

Le brise-glace USCG Polar Sea  est immobilisé au moins  jusqu'en janvier 2011 tandis que le brise-glace USCG Polar Star fait l'objet d'opérations de maintenance afin d'allonger sa durée de service de 10 ans . Il ne sera pas opérationnel avant 2013 .

La garde-côtière Etasunienne ne dispose plus que du brise-glace de rechercheUSCG Healy .

Même si la Atomflot  prévoit de démenteler dans un avenir proche les brise-glaces NS Sibir et NS Arktika , la Russie restera jusqu'en 2013 la seule puissance au monde capable de se projeter dans les régions polaires .

Elle est suivie par la ... Chine qui construit actuellement un brise-glace de classe polaire qui devrait entrer en service en 2013 tandis que l'entrée au service actif du brise-glace Canadien de classe polaire CCGS John G. Diefenbaker n'est pas prévue avant 2017 .

Il est effet ridicule de comparer les performances du  navire amiral de la flotte de brise-glaces de la garde-côtière Canadienne , le CCGS Louis S. St-Laurent , avec un NS 50 let Pobedy .

 

 

 

Liens

[ 1 ]CG cancels fall deployment of polar icebreaker - Depêche de NavyTimes du 28 juin 2010 .

 

 

 

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Publié le 2 Juillet 2010

BRASILIA (AFP) - Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva entame samedi une longue tournée dans six pays africains, marquant l'intérêt grandissant du géant sud-américain pour le continent noir.

Le chef de l'Etat brésilien entamera son périple au Cap-Vert, l'un des neuf pays ou régions lusophones avec le Brésil où il participera à un sommet Brésil/Cedeao, la communauté économique de l'Afrique de l'ouest qui réunit quinze pays. Puis, il visitera successivement la Guinée équatoriale, le Kenya, la Tanzanie, la Zambie, et enfin l'Afrique du sud où il assistera à la finale de la Coupe du monde de football le 11 juillet.

"Depuis l'arrivée du président Lula au pouvoir en 2003, la priorité donnée à l'Afrique est devenue une politique d'Etat, soutenue par des actions concrètes", a déclaré jeudi le porte-parole de la présidence, Marcelo Baumbach lors d'une conférence de presse.

Lula n'a de cesse de rappeler que le Brésil -l'un des derniers pays du monde à abolir l'esclavage en 1888- est le deuxième pays noir du monde derrière le Nigeria avec 76 millions d'afro-brésiliens [ sur 190 millions d'habitants ] . [ 1 ]

Ce rapprochement avec l'Afrique entre dans le cadre du renforcement de la coopération sud-sud prônée par la Brésil, mais le pays sud-américain est encore un acteur mineur face à la Chine lancée dans la conquête des richesses du continent noir pour alimenter sa croissance.

Cette tournée sera la cinquième de Lula en Afrique où il aura visité vingt pays au total, certains à plusieurs reprises. Ce sera également la dernière puisque la Constitution l'empêche de se présenter à un troisième mandat consécutif lors de la présidentielle d'octobre, en dépit d'une popularité record de 80%.

Selon Baumbach, le Brésil "souhaite devenir un partenaire des pays africains dans de nombreux projets de développement. Il veut aussi développer les accords de coopération, les investissements et les financements de projets dans les secteurs de l'agriculture, des infrastructures et des énergies renouvelables", notamment.

Comme lors de tous ses précédents voyages, Lula sera accompagné d'une importante délégation d'hommes d'affaire.

A chaque étape, le programme de Lula prévoit une rencontre avec les chefs d'Etat ou de gouvernement suivie d'un séminaire bilatéral avec des entrepreneurs.

La stratégie a porté ses fruits puisque, depuis 2003 quand Lula est arrivé au pouvoir, les échanges commerciaux du Brésil avec les pays africains ont presque triplé: ils sont passés en sept ans de 6,15 milliards de dollars (2,68 mds USD d'exportations brésiliennes) à 17,15 milliards de dollars fin 2009 (8,69 mds USD d'exportations brésiliennes), selon les chiffres du ministère du Commerce extérieur.

Le Brésil est particulièrement intéressés par une plus forte présence de sa compagnie pétrolière Petrobras et par des contrats pour des grands travaux d'infrastructure où les entreprises brésiliennes sont très compétitives.

Le Brésil va proposer aussi un programme d'aide à l'agriculture, notamment pour le développement de biocarburants à base de canne à sucre.

Lula a aussi décidé de fonder au Brésil la première université afro-brésilienne pour aider à former des spécialistes africains .

 

 

Articles associés :

  [ 1 ] Samuel Pinheiro Guimaraes : La stratégie Brésilienne de rapprochement avec l'Afrique est cohérente .

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Publié le 27 Juin 2010

Il fallait s'y attendre !

A peine quelques responsables politiques Français ont-ils décidé d'esquisser un semblant de volonté de contrôle sur la politique de la FFF que la FIFA a décidé de placer la France sous " surveillance " : Samedi, le secrétaire général de la Fifa a affirmé que l'association «réagira, comme on le ferait dans n'importe quel pays du monde» [ ! - NDLR ]  en cas d'intervention politique dans les affaires de la fédération française de football. «Personne ne peut demander à quelqu'un de démissionner. Une personne est élue, si elle pense avoir failli, elle peut démissionner, mais on ne peut pas l'y obliger», a indiqué Jérôme Valcke, qui a «informé le ministre des Sports de la façon dont notre système fonctionne».

«Sur tous les continents, on surveille toujours ce genre de situation et on rappelle aux gens comment la pyramide du pouvoir [dans le football] fonctionne […]. La FFF est sous la tutelle de la Fifa», a ajouté son secrétaire général. En 2008, l'Irak a été suspendue pour cette raison. En ce qui concerne la France, «on n'est pas inquiet mais on est attentif. On fait confiance aux gens pour ne pas se mettre dans une situation difficile», a néanmoins poursuivi Jérôme Valcke.

 

Cette intervention innadmissible de la FIFA témoigne , une fois de plus , de l'impuissance des Etats-Nations qui ont déliberémment consentis ces dernières années à des abandons de souveraineté dans tous les domaines au profit d'organisations trans-nationales .

En analysant la déclaration de M. Jérôme Valcke et plus particulièremment son allusion à la " pyramide du pouvoir " on peut raisonnablemment se poser des questions sur le degré d'indépendance des responsables du football Français et sur leurs décisions . En particulier celle qui a consisté à privilégier les minorités ethno-culturelles comme les Afro-Caribéens issues des " banlieues sensibles " au sein de l'institution connue sous le nom d' " Equipe de France " .

  Ce rappel à l'ordre de la FIFA est d'autant plus préjudiciable pour les interêts du peuple et de la nation Française qu'il montre que les autorités politiques Françaises n'ont pas le contrôle d'une institution - " L'Equipe de France de football " - qui , volens nolens , a modifié les rapports au sein de la socièté Française depuis 1998 en y relançant le débat sur la " différence " et la "discrimnation positive ".

Ce " pouvoir " politique Français ne peut ainsi exercer aucun contrôle sur cette institution qui à la fois est censée représenter " la grandeur et la puissance " de la France sur le plan international mais qui a aussi une influence sur les rapports sociétaux au sein de notre pays .

 

 

 

 

 

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Publié le 26 Juin 2010

Les Norpois et autres " experts "  prédisaient qu'il serait reporté . Il n'en est rien . Le référendum constitutionnel aura bien lieu demain au Kirghistan alors que les réfugiés Ouzbeks rentrent par dizaines de milliers .

Dimanche, les électeurs du Kirghistan sont appelés à se prononcer sur la nouvelle Constitution, dont le principal amendement affaiblit considérablement le président au bénéfice du Parlement afin d'éviter la concentration du pouvoir dans les mains d'une seule personne.

Ce sera la deuxième étape de la légitimation du pouvoir intérimaire issu de la contre-révolution d'avril , la première étape ayant été le rétablissement de la paix civile dans le Sud du pays sans l'aide militaire  de la Russie et de l'OTSC .

Cette double victoire de Roza Otounbaïeva et de son équipe est une grande avancée vers le " pouvoir fort " que souhaitent les chefs politiques Russes pour le Kirghistan afin de stabiliser le la région  .

La Russie n'est pas intervenue pour séparer deux communuatés ethniques dans le Sud du pays comme le souhaitaient , avec l'espoir d'un enlisement , de nombreux " amis de la Russie "* mais elle retirera tous les bénéfices de cette non-intervention .

 

L’un des bénéfices pour la Russie des troubles au Kirghistan est la continuation du réchauffement  des relations auparavant tendues entre le président Ouzbek Karimov et le Kremlin.

Le 20 avril, Karimov s’est rendu à Moscou pour s’entretenir avec Medvedev et a affirmé devant la presse russe que les deux pays avaient mis de côté leurs diverses querelles et partageaient à présent les mêmes préoccupations au sujet du risque d’extension de l’instabilité politique au-delà du Kirghizistan.

 

 

Si la Russie n'est pas intervenue pour s'interposer dans les derniers événements ,  elle envisage desormais d'installer une base permanente de l'OTSC dans le Sud du pays pour lutter contre le trafic de drogue . Elle disposera ainsi de trois bases dans cette région hautement stratégique avec la base de Kant et le centre d'essais de torpilles du lac Issyk-Kul .  

* Lire à ce sujet cet édito stratosphérique de la Winnipeg Free Press : Le " Devoir d'intervention " !

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Rédigé par DanielB

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Publié le 25 Juin 2010

Le Brésil a depuis le début du gouvernement Lula  poursuivi une stratégie de rapprochement avec l'Afrique très cohérente et la quantité des accords de coopération technique avec le continent témoigne de l'efficacité de la politique étrangère Brésilienne  a déclaré  le ministre du Bureau des affaires Stratégiques -  Secretaria de Assuntos Estratégicos  -  [ SAE ] , Samuel Pinheiro Guimaraes [ 1 ]   au cours du séminaire international " Le Brésil et la Chine en Afrique   " qui s'est tenu le 9 juin 2010 .

L'événement , parrainé par le Centre Brésilien des Relations Internationales -Centro Brasileiro de Relações Internacionais  -  [  CEBRI - L'IFRI Brésilien en beaucoup mieux !  ]  , a eu lieu à l'auditorium de la Confédération nationale du commerce [  CNC ]  ou  le ministre du SAE a déclaré que l' effort de coopération entre le Brésil et l'Afrique est stratégique pour promouvoir le développement et réduire la pauvreté et les inégalités sociales aussi bien au Brésil que sur le continent Africain

 

Le ministre a souligné  que le soutien des pays africains dans les négociations internationales est également extrêmement important pour le Brésil et en particulier pour l'accession à un poste au Conseil de Sécurité de l'ONU .

 

Pour Samuel Pinheiro , le rapprochement du Brésil avec l'Afrique a des fondements  politiques , économiques, et sociaux . " Selon les estimations, il ya au Brésil 90 millions de Noirs . Cela signifie que nous avons la deuxième plus grande population d'origine africaine dans le monde , nous sommes devancés juste par le Nigeria . "

 

La localisation géographique a également été soulignée par le ministre comme une des raisons de ce partenariat . " Le continent Africain fait face à la côte Est du Brésil [ le Nordeste - NDLR ] . La question de la sécurité  de l'Atlantique Sud intéresse  les deux côtés ", a t-il expliqué .

 

 On ne saurait se rappeller ici les dernières conférences organisées par la Marine Brésilienne qui présentent des cartes montrant la côte Ouest de l'Afrique comme " zone d'interêt stratégique " pour le Brésil et qui expliquent la montée en puissance de cette Marine dont les " interêts stratégiques  " vont bien plus loin que l' " Amazonie Bleue " !

Cette Marine Brésilienne veut-elle transformer avec l'appui de certains états Africains et de l'Argentine l'Atlantique-Sud en une " Mare Nostrum " ou plutôt une " Mar Brasiliensis " ? [ 2 ]

 

Selon Samuel Pinheiro le Brésil a développé une série de programmes dans le cadre de la formation technique en Afrique :  Le bureau de l'Embrapa [ L'INRA Brésilienne ] au Ghana ,  une usine d'antirétroviraux génériques au Mozambique  ,  cinq centres de formation et de qualification de la main-d'oeuvre du Senai [ Equivalent Brésilien de l'AFPA ] dans plusieurs pays africains .

Le ministre a également souligné le programme Brésilien de formation des officiers de  la Marine Namibienne [ La Namibie posséde d'importants gisements d'Uranium - NDLR ]  et l'appui du Brésil dans le développement de la technologie de l'éthanol .

 

 Les 29 ambassades africaines à Brasilia et les trois vols hebdomadaires à partir du Cap-Vert à destination de Fortaleza au Nordeste  montrent également un grand intérêt de l' Afrique pour le Brésil .[  Lors de mon dernier voyage au Brésil en 2006 j'ai été frappé par la présence de nombreux Africains francophones au Nordeste . Ceux-ci semblent se détourner de la France pour leurs affaires dans les domaines les plus variés - NDLR ]  

 

Source : Estratégia de aproximação com a África é consistente, diz Samuel Pinheiro sur le site du Bureau des Affaires Stratégiques .

 

Articles associés :

[  1 ] Samuel Pinheiro Guimarães assume Secretaria de Assuntos Estratégicos - Article de Carta Maior du 20 octobre 2009 .

SPM a été démis de ses fonctions au sein du ministère des Affaires étrangères en 2001 par Fernando Henrique Cardoso ,certainement  à la demande des Etats-Unis ,  pour sa prise de position contre une zone de libre-échange entre le Nord et le Sud de l'Amérique  et une vision " Bolivarienne " et nationale du développement économique Brésilien . Avec  Lula , Guimarães a repris une place importante dans la formulation de la politique étrangère Brésilienne .

SPM est un fervent partisan de la création d'un " complexe militaro-industriel Latino-Americain " qu'il considére comme l'infrastructure de l'indépendance nationale et dénonce le " complexe colonial " existant au sein des nations latino-américaines résultant de l' " apartheid technologique " instauré par l' " Occident " pour le développement des industries militaires en AL .  

  Guimarães fait valoir qu'il est impossible de penser la politique étrangère Brésilienne sans prendre en compte les caractéristiques internes du Brésil [ d'ou son allusion au 90 mio de noirs peuplant le Brésil ] .Il développe cette thèse dans son livre "“Desafios brasileiros na era dos gigantes”

 

 

[ 2 ] : Géopolitique des ressources : La Marine Brésilienne expose sa stratégie pour la défense de Pré-Sal et de l' " Amazonie Bleue "

 

Liens :

 

Centro Brasileiro de Relações Internacionais

 

Secretaria de Assuntos Estratégicos 

 

 

 

 

 

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Publié le 22 Juin 2010

MOSCOU, 21 juin - RIA Novosti

 

La conférence "Arctique, territoire de dialogue", annulée en avril à la suite de l'éruption du volcan Eyjafjöll, en Islande, se déroulera à Moscou les 22 et 23 septembre prochains, lit-on dans un communiqué du Comité d'organisation du forum.

"L'Arctique est une région dont le développement durable est menacé par la révolution d'écosystèmes qui résulte du changement climatique et du facteur anthropogène. Cette région recèle jusqu'à 25% des réserves mondiales non prospectées d'hydrocarbures. L'exploitation parcimonieuse de ses potentialités constitue un problème qui fait l'objet de vives discussions dans le monde entier. La tenue d'une conférence internationale sur l'Arctique en Russie stimulerait ces discussions à l'intérieur du pays et permettrait aux experts russes de présenter à la communauté internationale leur vision de l'avenir de cette région", indique le communiqué, citant le ministre des Situations d'urgence Sergueï Choïgou.

La conférence se déroulera sous l'égide de la Société géographique de Russie fondée le 18 août 1845 à Saint-Pétersbourg sur décision de l'empereur Nicolas 1er. En novembre 2009, M.Choïgou a été élu à la tête de la Société.

Le forum réunira des scientifiques russes et étrangers, des représentants d'organisations non gouvernementales, des entrepreneurs et des dirigeants politiques, dont le président islandais Olafur Grimsson et le prince Albert II de Monaco.

RIA Novosti est partenaire médiatique de la conférence "Arctique, territoire de dialogue"

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Publié le 18 Juin 2010

 

Le mercredi 16 juin 2010 s'est tenue l'avant-dernière réunion des rencontres " Sécurité Internationale : Perspectives Brésiliennes "  : Les réalités régionales .

Un débat grand public puisque on peut assister à cette conférence via des vidéos diffusées par internet .

Le thèmes développés étaient les suivants :

 

Amérique centrale et du Nord
1. La reconstruction de la Quatrième Flotte et son importance
2. Le trafic de drogue et de la sécurité nationale du Mexique;


Afrique
3. La pénétration Chinoise sur le continent Africain ses implications stratégiques
4. L'Atlantique Sud et la côte ouest de l'Afrique: les intérêts stratégiques du Brésil et la question de l'énergie


Europe
1. L'avenir de l'OTAN
2. La sécurité énergétique en Europe et le rôle de la Russie
3. La France et sa place dans la sécurité européenne

Moyen Orient
1. Les perspectives pour la résolution du conflit israélo-arabe
2. La question nucléaire au Moyen-Orient


Asie-Pacifique
3. La Chine comme une puissance militaire mondiale: si, quand et comment?
4. Les options stratégiques du Japon

 Le site segurancainternacional   met en ligne progressivement  les videos des conférences qui se sont tenues depuis le début de l'année .

 

A quand une telle information du grand public  en France ?

 

 

 

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Publié le 17 Juin 2010

 

AFP - L'ancien Premier ministre socialiste français Michel Rocard a estimé mardi à Ottawa que "la création d'une gouvernance mondiale est une priorité" pour lutter contre le réchauffement du climat. [ 1 ]

Evoquant "l'échec de Copenhague", il a souhaité que le prochain sommet sur le climat soit organisé dans le cadre de l'Assemblée générale de l'ONU qui pourrait prendre une décision contraignante par un vote à la majorité des voix.

M. Rocard, qui a été désigné en avril 2009 ambassadeur en charge des négociations internationales sur les régions polaires, a fait ces remarques en donnant à l'ambassade de France une conférence sur l'Arctique.

A propos de cette dernière région, menacée par la fonte des glaces et, partant, par la militarisation avec l'installation de rampes de missiles sous-marines [  SIC ! - NDLR ] , la croissance incontrôlée du trafic maritime et celle de l'exploration pétrolière, il a estimé que ses problèmes seraient difficiles à régler sans "amputations de souveraineté".

"Aussi longtemps qu'une nation pourra bloquer, seule, la recherche d'une solution, on ne pourra rien faire", a observé M. Rocard, qui a regretté que le Conseil de l'Arctique ne puisse émettre que des recommandations et non des règlements contraignants.

L'ancien Premier ministre français, qui avait rencontré lundi le chef de la diplomatie Canadienne Lawrence Cannon, a paru sceptique au sujet de la "magnification de la souveraineté" du Canada en Arctique, un élément marquant de la politique du gouvernement conservateur canadien.

"Allez-vous payer pour les secours, les phares, les balises" dont aura besoin cette immense région dans les prochaines années ? " a-t-il demandé à l'audience qui comprenait plusieurs hauts responsables et parlementaires canadiens.

Et il a confié que, dans le différend à propos du passage du Nord-Ouest, la voie maritime entre l'Atlantique et le Pacifique traversant le Grand Nord canadien, considérée par Ottawa comme ses eaux territoriales et par Washington, comme un détroit international, les Américains avaient demandé aux Français de "voter contre le Canada" le moment venu.

M. Rocard, qui devait se rendre mercredi dans le Nord, n'a pas donné de précisions sur la position de la France à cet égard.

 

Liens :

[ 1 ] Michel Rocard cherche des solutions

 

Note de l'Editeur

 

Une fois de plus on ne peut que rester stupéfait devant la morgue et la suffisance du globaliste Rocard et on ne peut peut que regretter la " correction " des responsables Canadiens .

M. Michel Rocard n'en est pas à son coup d'essai  !

 Le 15 octobre 1988, lors de sa rencontre avec le Premier ministre Michel Rocard lors d' une escale rapide à Paris qui a précédé sa visite en Union Soviétique , le Président Brésilien José Sarney a eu  une conversation privée* ou M.Rocard   lui a fait la proposition suivante  : Le  gouvernement Français était prêt à annuler une partie de la dette Brésilienne et s'engageait à convaincre ses partenaires Européens et Etasuniens d'en faire de même . Pour ce faire il y avait une condition : que"  la préservation de l'Amazonie devrait être incluse dans l'accord et supervisé par un comité d' autorités internationales spécialisées dans l'écologie. "Nous allons étudier la question " a répondu  le président Brésilien  . Michel Rocard  a de nouveau insisté  et a reçu la réponse suivante  du Président Sarney "Je ne serais pas en mesure de présenter une proposition de cette nature au nom du  le peuple Brésilien, jaloux , comme les Français, de sa souveraineté" .

En 1990  , M. Rocard relançait le débat sur la souveraineté de l'Amazonie devant un paterre de gouverneurs , de généraux et d'universitaires à l'INPA de Manaus ou il eut droit cette fois-ci à la " conduite de Grenoble " qu'il méritait et que les Canadiens auraient du lui réserver  .

M.Michel Rocard  fait parti de l'association climatiste et mondialiste " Le Cercle Polaire " dont le seul objectif n'est pas la préservation de l'Arctique mais bien l'instauration d'une " gouvernance mondiale " sur cette région et de pérenniser ce que l'ambassadeur Brésilien João Augusto de Araújo Castro nommait le " gel du pouvoir mondial " - congelamento do poder mundial  -  par un groupe d'états .

Tout comme le dossier de l'Amazonie dans les années 80-90 , l'Arctique n'est aujourd'hui qu'un pretexte pour faire avancer le dossier de la " gouvernance mondiale " et on peut désormais légitimement se poser des questions sur les raisons qui ont poussé MM. Sarkozy et Kouchner à nommer M. Rocard  au poste d' "ambassadeur polaire " .

La " magnification de la souveraineté " tant par la partie Russe que Canadienne sur le dossier de l'Arctique reste un rempart aux visées mondialistes de M.Rocard et on ne peut que la soutenir .

 

* M. José Sarney a rendu public cette rencontre qui devait rester " privée "   . J'en ai eu connaissance en 1990 lors d'une rencontre fortuite avec M. Sarney sur la plage de la station balnéaire de São Luís do Maranhão . Celui-ci m' alors confié autour d'un Churrasco et d'une bière bien fraîche tout le mépris qu'il éprouvait pour M.Rocard , sa morgue et sa suffisance  .

 

  Citations :[ Juillet 2009 - France Info ]

 

 « Le principe, c’est que la terre est protégée de radiations excessives du soleil par l’effet de serre, c’est à dire une espèce de protection nuageuse, enfin protection gazeuse qui dans l’atmosphère est relativement opaque aux rayons du soleil. Et quand nous émettons du gaz carbonique ou du méthane ou du protoxyde d’azote, un truc qu’il y a dans les engrais agricoles, on attaque ces gaz, on diminue la protection de l’effet de serre et la planète se transforme lentement en poële à frire. Le résultat serait que les arrière-petits-enfants de nos arrière-petits-enfants pourront plus vivre. La vie s’éteindra à sept huit générations, c’est complètement terrifiant. »

 

“Alors, l’autre chose, c’est une idée d’une dissuasion par une taxe. Elle s’appelle la contribution climat énergie. Ce nom voulant dire que peut être dans l’avenir, il faudra s’occuper d’autres gaz, le méthane ou le protoxyde d’azote mais après. On commence par l’oxyde de carbone, par le gaz carbonique pardon, pour prendre l’habitude de changer et puis pour pousser au plus gros. Après tout c’est les deux tiers du total des gaz à effet de serre. Cette taxe sera un renchérissement de nos consommations d’énergie, en espérant qu’on ajustera le tir de manière que ça pose, que ça pèse autant sur l’électricité venant du charbon, du gaz, du fuel, et que ça pèse autant sur l’essence que sur le gasoil par exemple "

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Publié le 17 Juin 2010

Le projet de relier la Chine au  port Norvégien de Narvik [ port libre de glaces ! ] via la Russie et le Kazakhstan - The Northern East West (N.E.W.) Freight Corridor- avance .

Une réunion de deux jours s'est tenu à Haparanda en Norvége  en présence de responsables Nordiques , Baltes , Russes et Chinois pour accéler la réalisation de ce projet infrastructurel .

Le principal interet de ce pont logistique continental du point de vue Chinois est d'éviter les " naval choke points " identifiés par l'Amiral John Arbuthnot Fisher et constitués par le Canal de Panama , le Canal de Suez , le détroit de Gibraltar , le détroit d'Ormuz ,  le Bosphore et le détroit de Malacca dans le cadre d'une liaison commerciale Asie - Amerique du Nord .

Ce projet permetterait de réduire la durée du transport entre la Chine et l'Amerique du Nord , la mobilité ferroviaire étant supérieure à la mobilité maritime , tout en le sécurisant en le rendant hors d'atteinte de la piraterie maritime .

  Dans le cadre de ce projet , l'Arctique Russe pourrait avoir un rôle crucial à jouer  au travers du " Corridor de transport septentrional " et du projet " Belkomur " [ voir deuxième figure ]

  Outre la Chine , le Japon est aussi intéressé par un projet de liaison ferroviaire vers l'Europe via la Russie .[ 2 ]

La mise en service de ces projets  infrastructurels enleverait aussi à la puissance maritime globale un levier important de pression sur la Chine et le Japon .

 

Articles associés :

  [ 1 ] Belkomur : Un projet strategique en bonne voie

  [ 2 ] Les Japonais interessés par une nouvelle liaison Europe-Asie via le Belkomur.

 

 

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Publié le 17 Juin 2010

Par Andreï Fediachine, RIA Novosti

 

 

Depuis quatre jours, la Bulgarie brouille la question de sa participation aux projets de création de l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis (Bulgarie, Grèce, Russie) et de construction par le groupe russe Atomstroyexport d'une centrale nucléaire à Belene.

Le premier ministre bulgare, Boïko Borissov, a déclaré, lors d'une rencontre avec les ambassadeurs européens, que Sofia avait renoncé au pipeline transbalkanique (sous prétexte de mécontentement des habitants de Bourgas et de doutes de la part des écologistes) et à la centrale de Belene. Mais le ministre de l'Energie, Traïtcho Traïkov, a ensuite expliqué qu' « aucune décision de non-participation n'avait été prise ni pour l'un, ni pour l'autre projet ».

Le vice-ministre des Affaires étrangères, Marin Raïkov, a de son côté déclaré que le gazoduc européen Nabucco était plus important pour la Bulgarie que son concurrent russe South Stream et que ce dernier suscitait d’ailleurs « beaucoup de questions ». Il n'a cependant pas précisé lesquelles. Bref, il s'est avéré qu'aucune décision sur South Stream n'était prise.

La question de savoir si la Bulgarie change de tubes est encore en suspens.

L'opposition socialiste a tout de suite accusé l'actuel gouvernement de centre-droite de Boïko Borissov (arrivé au pouvoir l'été dernier) de jouer à des jeux politiques dangereux et d'oublier les intérêts nationaux de la Bulgarie. Roumen Ovtcharov, ancien ministre de l'Energie au gouvernement socialiste de Sergueï Stanichev (qui était favorable aux trois projets), a même déclaré être étonné de la capacité de son remplaçant Traïkov de jouer si habilement un double jeu: « feindre de mener des négociations avec la Russie » et, en même temps, être « un homme pro-américain appelé à stopper tous les projets russes en Bulgarie ».

Certes, on ne se passe pas de jeux politiques. Peut-on exclure la politique lorsqu'il s'agit du pétrole, du gaz, de la sécurité énergétique, de Nabucco, de South Stream, des États-Unis, de l'UE, etc.? Non. Surtout en tenant compte des tentatives faites depuis longtemps pour opposer South Stream et Nabucco. Ce dernier doit acheminer du gaz en Europe en contournant la Russie: via l'Azerbaïdjan, la Géorgie, la Turquie, la Bulgarie, la Hongrie, la Roumanie et l'Autriche. L'Irak a récemment promis de livrer du gaz pour ce tube. Par conséquent, son alimentation n'est pas si vague qu’on le croyait il y a six mois, lorsqu'il semblait que Nabucco était un projet gazier purement politique.

La polémique autour de la centrale de Belene, de l'oléoduc transbalkanique et du gazoduc South Stream ne date pas d'hier. Les projets internationaux de ce genre, que ce soit avec ou sans la participation de la Russie, ont toujours été et seront toujours à l’origine des scandales.

Mais pourquoi maintenant? Comment expliquer cette triple salve de Sofia visant d'emblée tous les projets russo-bulgares? (En réalité, le gazoduc South Stream regroupe des consortiums et des compagnies énergétiques de Bulgarie, de Serbie, de Hongrie, de Grèce, de Slovénie, de Croatie et d'Autriche. Quant à l'oléoduc Bourgas-Alexandroupolis, parmi ses participants, il y a aussi la Grèce: un accord intergouvernemental à ce sujet a été signé en 2007).

Premièrement, le chef du gouvernement se voit obligé d’aborder avec les ambassadeurs de l’UE d’autres sujets que les oléoducs. Les ambassadeurs européens ont voulu, entre autres, savoir comment la Bulgarie lutte contre la corruption.

La Bulgarie est considérée comme l’un des pays des plus corrompus de l’UE. Bruxelles lui a déjà refusé de verser des fonds européens (610 millions d’euros) destinés à la réforme administrative, à la construction des routes et à l’agriculture. Dans ce pays, la moitié de tous les contrats liés aux commandes du gouvernement est fondée sur des pots-de-vin. La déclaration de Boïko Borissov affirmant que la Bulgarie allait faire des économies même sur les « contrats russes », voulait en fait manifester sa volonté de lutter contre la corruption et souligner par la même occasion l’intégration européenne de Sofia. Afin de ne pas se voir refuser de nouvelles tranches.

Deuxièmement, la Russie est lasse de l’incertitude quant à la participation bulgare aux projets de Bourgas-Alexandroupolis, de centrale nucléaire de Belene et de South Stream. Deux jours avant la déclaration de Borissov, Sergueï Chmatko, le ministre russe de l’Energie, a déclaré que Sofia devrait se prononcer sur le projet d’oléoduc, avertissant que si la Bulgarie n’effectuait pas une expertise écologique du projet dans les plus brefs délais, Moscou serait obligé de reporter les travaux sine die. On dit même que la date limite pour préparer l’expertise est fixée à septembre. Nous n’avons jamais été aussi près de fermer le projet nous-mêmes.

Troisièmement, la plupart des experts sont convaincus que la Bulgarie tente de « négocier » une augmentation de ses parts de participation à tous les projets sans que cela lui coûte quoi que ce soit. Selon les estimations des experts russes, rien que le transit de pétrole via l’oléoduc Bourgas-Alexandroupolis rapporterait à Sofia 2,5 milliards de dollars par an. South Stream pourrait encore augmenter son influence en tant que pays de transit, et la centrale nucléaire de Belene lui offrirait une indépendance énergétique encore plus grande. On ne se débarrasse pas aussi facilement de tels projets. 

Il y a cinq ans, tous ces démarches de la Bulgarie auraient pu choquer les partenaires russes, mais pas aujourd’hui.

Il existe de telles circonstances où les erreurs  d’un partenaire potentiel (qu’elles aient ou non un fondement politique n’a plus d’importance) ne sont que bénéfiques. Le refus probable de la Bulgarie de participer aux projets énergétiques russes en fait partie. Et si le gouvernement bulgare actuel veut effectivement renoncer à certains oléoducs et en utiliser d’autres en disant « adieu » au nucléaire et au gaz russes, ce n’est pas une raison pour pleurer.

Comme l’a très bien montré l’expérience récente du « blocus gazier » mené par l’Ukraine, la fiabilité du partenaire est une chose entièrement matérielle dans le cadre d’une coopération en matière de transit de gaz et de pétrole.

Si avec chaque nouveau gouvernement, la Bulgarie était agitée par de nouvelles idées politiques et environnementales, il serait préférable de se fixer des alternatives. De plus, ces alternatives existent déjà.

La Russie pourrait très bien faire passer South Stream par la Roumanie, au lieu de la Bulgarie.

Aujourd’hui, nos relations avec la Turquie ont tellement changé que nous ne sommes plus concurrents, mais partenaires pour la construction de l’oléoduc Samsun-Ceyhan. Il devrait être mis en service en 2011 en reliant les ports de la mer Noire et de la Méditerranée turque. Le but de l’oléoduc est le même que celui de son concurrent, Bourgas-Alexandroupolis: décharger les détroits du Bosphore et des Dardanelles. La capacité de Samsun-Ceyhan est de 60-70 millions de tonnes de pétrole par an. Les entreprises russes Rosneft, Sovkomflot et Transneft participeront au projet. Ainsi, ces dernières années, la conjoncture politique et économique européenne est telle que la Russie peut faire ses propres choix, ce qui n’est pas le cas de la Bulgarie.

En ce qui concerne la centrale nucléaire de Belene, la situation est encore plus simple. Bien avant la participation aux appels d’offre, certains experts se demandaient pourquoi la Russie était prête à faire passer des oléoducs et des gazoducs par le territoire bulgare, et encore plus à y construire des centrales nucléaires, en créant ainsi une concurrence entre les entreprises énergétiques. Autrement dit, en créant son propre futur concurrent. Cette question n’est plus d’actualité. Nos entreprises nucléaires ont assez à faire, tant en Russie qu’à l’étranger.

 

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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