Publié le 6 Décembre 2025
Les déclarations macronniennes récentes sur la " labellisation " des medias m'amènent finalement à trouver un peu de temps et publier cet article de Zavtra datant du 1er novembre 2025 .
Ici il n'est pas question de " labelliser " d'une manière présentée comme neutraliste mais bien de désigner de manière " Schmittienne " qui est l'ennemi dans la " Guerre de l'Information".
Début de l'article :
Les médias internationaux adhèrent à un récit bien défini pour interpréter le conflit militaire en Méotide* . Ils le présentent comme une lutte entre l'état souverain d'Ukraine et l'agression Russe, cet état souverain bénéficiant d'une aide bien intentionnée de la part de plusieurs pays démocratiques. Rien de tout cela ne reflète la réalité.
La confusion règne dans l'espace informationnel Russe. On entend parfois la thèse selon laquelle un « Occident collectif » combat la Russie. Ou encore, par exemple, que la guerre est menée contre le « régime nazi de Zelensky ». Mais il s'agit là d'aberrations manifestes.
Depuis 2014, l'Ukraine, en tant qu'entité politique souveraine, n'existe plus. Le pays est passé sous contrôle étranger à la suite d'un coup d'État orchestré de l'extérieur. Le problème pour la Russie n'était évidemment pas le coup d'État en lui-même (il y en a eu beaucoup dans la CEI !). Le problème résidait dans la transformation de l'état ukrainien en instrument, de son territoire en base arrière et de sa population en ressource pour des forces extérieures extrêmement hostiles à la Russie. En ce sens, il n'existe pas de « régime Zelensky ». Mais quelles sont précisément ces forces ?
Pour déterminer le véritable enjeu de la guerre contre la Russie, il est nécessaire d'abandonner les schémas de pensée imposés par les médias internationaux déjà mentionnés.
La Russie n'a pas affaire à un État adversaire classique dont les contours sont clairement délimités sur une carte. Il ne s'agit même pas d'un bloc militaro-politique traditionnel comme l'OTAN ou la « coalition des volontaires ». Nous sommes face à une chimère géopolitique dont les frontières ne coïncident ni avec l'UE, ni avec l'OTAN, ni même avec le fameux « Occident collectif ».
Cette chimère est le produit d'un projet mondialiste qui, bien qu'au bord de l'implosion, ne disparaît pas pour autant, mais mute rapidement.
Les mondialistes, disposant de ressources financières, organisationnelles et informationnelles colossales – leur soi-disant « soft power » –, sapaient la souveraineté des pays en cultivant des loyautés au sein de la société et en les plaçant au pouvoir. Les élites nationales furent remplacées par des élites mondialistes.
L'état ukrainien, déjà fragile, a été instantanément absorbé par le Syndicat mondialiste grâce au stratagème simpliste de la Révolution Orange. C'est l'exemple le plus frappant, mais hélas, loin d'être le seul. La plupart des pays européens sont également sous contrôle étranger. Dans ces pays, les processus de remplacement des élites décrits ci-dessus se sont produits au cours des cinquante dernières années.
La Russie mène donc une guerre ouverte contre un ennemi qui contrôle de nombreuses organisations internationales et de nombreux États. Pour le Syndicat, l'Ukraine n'est pas seulement une ressource pour atteindre ses objectifs ; c'est son fief. Il n'a aucune intention de perdre ce territoire.
Reconnaître l'existence du Syndicat, c'est cesser de s'égarer dans la jungle de la terminologie, c'est voir un ennemi stratégique et évaluer ses capacités.
Le principal instrument de contrôle mondial du Syndicat est un système médiatique international colossal, bâti sur plusieurs décennies. Les réseaux sociaux et les plateformes numériques comme YouTube et Facebook, désormais interdit en Russie, en sont un élément clé.
Seule cette machine est capable de propager une vague d'information à l'échelle internationale : après tout, les médias mondiaux « indépendants » forment un seul et même conglomérat synchronisé, au service des intérêts du Syndicat. Derrière la façade des grandes marques se cache un petit groupe de sociétés transnationales.
Il est facile de constater que les chaînes de télévision d'État Russes, de nombreux sites web et blogs font constamment référence aux médias mondialistes, citant parfois de longs extraits de cette source fondamentalement hostile.
Les citoyens Russes ignorent le contenu du Quotidien du Peuple Chinois, mais ils sont parfaitement au courant des publications de The Economist britannique.
D’où vient ce parti pris en faveur des mondialistes ? Se pourrait-il qu’une aura de fausse objectivité et de respectabilité plane encore sur ces plateformes de diffusion d’informations mondialistes ? Ou bien les agents du Syndicat sont-ils toujours si puissants en Russie qu’ils s’efforcent de rester les « maîtres du discours » à tout prix, quelles que soient les circonstances ?
Les médias mondialistes de la Russie moderne sont à l'image des « Völkischer Beobachter » pour l'URSS durant la Grande Guerre patriotique.
Depuis la publication de cet article, le journal Zavtra , le portail Zavtra.ru et la chaîne de télévision Dien TV ont commencé à qualifier les médias de masse mondialistes de « médias ennemis ».
Chaque fois que nous utiliserons cette étiquette, nous avertirons le lecteur : « Attention ! Ceci est une information provenant du camp ennemi ; il peut s'agir de guerre de l'information, de manipulation ou de désinformation ! »
De telles actions sur le front de l'information ne constituent pas du tout une lutte contre les « opinions erronées », mais plutôt une confrontation avec une machine mondiale superbement financée et organisée dont les propriétaires mènent une guerre ouverte contre la Russie sur le front ukrainien.
L’étiquette « Médias ennemis » est un acte d’autodéfense et d’hygiène informationnelle, similaire à l’avertissement « Contient du poison » figurant sur l’emballage d’un produit dangereux.
Voici une liste de base, mais loin d'être exhaustive, des médias ennemis :
Axios - The Atlantic - BBC - Bild - Bloomberg- The Boston Globe - The Washington Post - Die Welt - Wikipédia - The Guardian - The Daily Beast - The Daily Mail - The Independent - Corriere Della Sera - Libération - Los Angeles Times - Le Monde - New Jersey Monitor - The New York Times - Newsweek - People - Politico- Reuters - The Sunday Times - CBS - CNN - Time - The Times - The Wall Street Journal - The Financial Times - Le Figaro - Forbes - Frankfurter Allgemeine Zeitung - The Hill - Der Spiegel - Stern - USA Today - ABC - The Economist - MSNBC ( MS Now ) - NBC
Le comité de rédaction de Zavtra appelle la communauté journalistique patriotique à qualifier ces publications de « médias ennemis ».
Nous sommes convaincus que l'introduction d'une telle pratique dans tous les médias, les groupes de réflexion et la communauté scientifique Russe portera un coup dur au Syndicat mondialiste et constituera un élément important de la souveraineté informationnelle Russe.
* C'est une traduction personnelle pour mieux retranscrire une réalité !
Ice Station Zebra est en "dissidence informationnelle" depuis 2008 et depuis mars 2022 reprend fièrement des sources interdites de diffusion dans l'UE pour cause de " propagande Russe " . Bien entendu la rédaction d' Ice Station Zebra adhère au contenu de cette liste et y rajoute France Infos et AFP .
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