guerre navale

Publié le 11 Avril 2026

Une petite information que je n'ai pas le temps de développer avant mon départ pour quelques jours ou quelques semaines.

Plusieurs sources du renseignement militaire et diplomatique Russe ont confirmé à l'agence TASS que la Norvège abrite depuis quelques jours une cinquantaine de terroristes ukrainiens de la 385éme brigade indépendante de systèmes navals sans pilotes. Ceux-ci se préparent à mener des attaques de drones navals contre le trafic maritime Russe dans la Mer de Norvège et la Mer de Barents , surtout au départ et à destination de Mourmansk. Il s'agirait donc aussi d'une menace contre la Route Maritime Nord. 

C'est une confirmation de l'analyse de Go. Nikolaï PATROUCHEV qui annonçait que les attaques menées avec la complicité de pays tiers allaient se développer contre le trafic maritime Russe.

Les spécificités de la région imposent des défis particuliers pour l'utilisation des drones dans les eaux froides comme des équipements spécialisés et des compétences liées aux mers locales qu' Oslo fournit désormais .  Le premier Vice-Président de la commission des affaires internationales du Conseil de la Fédération Go.Vladimir DJABAROV  a assuré que " Je pense qu'ils [ les Norvégiens - NDLR ] sont conscients des conséquences d'un tel acte . J'espère que cela ne se  produira pas car la riposte [ contre la Norvège ? - NDLR ] est en cours de préparation , elle sera immédiate et efficace !" 


 

La Norvège se prépare à abriter des attaques terroristes navales ukrainiennes contre la Russie dans l'Arctique

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Publié le 20 Mars 2026

Alors que viennent de se terminer en Iran les les obsèques des 87 marins de l'IRIS Dena torpillé par un submersible étasunien le 4 mars 2026 au large du Sri-Lanka il est nécessaire de donner au lecteur francophone le point de vue de l'un des témoins - involontaire mais décisif - de ce crime de guerre, le Président du Sri-Lanka Mr. Anura Kumara DISSANAYAKE.

Comme le soulignent de nombreux commentateurs régionaux son action politique courageuse en accordant un droit de port neutre au navire IRIS Bushehr conformément aux conventions internationales démonétise considérablement l'Inde , et plus particulièrement l'État BéJiPiste Modien ,  qui se pose en " fournisseur de sécurité " dans ...l'Océan Indien  Le Premier Ministre Mr. Narendra MODI s'était ainsi présenté en octobre 2025 comme le " gardien de l'Océan Indien". Les exercices MILAN 26 étaient considérés  par les analystes régionaux comme un aboutissement du " soft power " Indien , ils risquent de devenir un boulet diplomatique.   Cette posture diplomatique et stratégique est connue sous le nom de " Doctrine MAHASAGAR " . 

D'autres commentateurs soulignent la destruction d'un " système international basé sur des règles " mais peut-être est ce que les États-Unis recherchent , en particulier dans le domaine maritime?  Après avoir envisagé le " retour des corsaires " contre le commerce maritime Chinois , l'USN envisage de piéger - en temps de paix - les goulets d'étranglement de ce commerce maritime Chinois par des " mines-torpilles dormantes " de type Hammerhead™ . 

Il faut rappeler ici que l'IRIS Dena revenait de l'exercice naval MILAN 26 qui s'était tenu en Inde et que plus de 90% de sa navigation avant son torpillage au large de port de Galle s'est déroulée dans la ZEE Indienne , le long de la côte Orientale - Golfe du Bengale - entre Visakhapatnam où s'était tenu l'exercice et le Détroit de Palk. Les images de fraternisations entre les marins indiens et les marins Iraniens n'en sont que plus embarrassantes pour les chefs politiques et militaires indiens dont le ministre de la défense Rajnat SINGH. La question de l'implication des chefs politiques et militaires indiens dans ce crime de guerre est d'autant plus pertinente , malgré leurs dénégations , que selon les accords Communication Compatibility and Security Agreement ( Comcasa ) et Logistics Exchange Memorandum of Agreement ( LEMOA ) ceux-ci sont tenus de partager des données " sensibles " sur les espaces maritimes. 

De nouvelles révélations officielles du chef d'État Sri-Lankais nous apprennent que le 26 février 2026, quelques heures avant le début de l'agression Israélo-étasunienne contre l'Iran , le gouvernement Sri-Lankais avait refusé le stationnement de deux aéronefs étasuniens équipés de missiles anti-navires en provenance de la base de Djibouti pour la période du 4 au 8 mars 2026 . On peut donc supposer avec un certain degré de certitude que ces aéronefs avaient été missionnés pour attaquer l'IRIS Derna et les autres navires Iraniens à l'issu des exercices MILAN 26 , sur leur route de retour. Cette posture diplomatique que l'on ne peut pas ne pas s'empêcher de qualifier de courageuse contraste énormément avec la posture des chefs politiques et militaires français qui autorisent le ravitaillement d'avions militaires étasuniens sur la BA125 d'Istres ( BdR )  en se retranchant derrière des arguments fallacieux.

Certains chefs politiques Indiens de l'opposition n'hésitent pas désormais à soupçonner que les chefs politiques et les chefs militaires Indiens auraient collaboré d'une manière ou d'une autre avec les forces armées étasuniennes , ceci malgré le droit de port neutre accordé à Cochin au navire IRIS Lavan. A minima beaucoup s'accordent comme Mrs. Sonia GANDHI à parler d'une " capitulation morale " du gouvernement Indien. 

Il faut noter ci que ce n'est pas la première fois que des navires de guerre Iraniens accostent au Sri-Lanka. Ce fut le cas par exemple avec l' " escale de courtoisie " de l'IRIS Bushehr et de l'IRIS Tonb le 21 février 2024. Déjà en octobre 2024 le gouvernement Sri-Lankais avait autorisé la visite d'un navire-école de la MAPL . Cette visite avait suivi la décision des autorités Sri-Lankaises de mettre en place en 2024 un moratoire d'une années aux accostages des " navires de recherches océanographiques " , ceci après des pressions Indiennes.  Peu après ce moratoire a été suspendu pour des autorisations " au cas par cas ".

Contrairement à l'Inde , nation " dotée " de plus de 1 milliard d'habitants qui ne cesse de se surarmer désormais principalement auprès de fournisseurs occidentaliens , le " petit " Sri-Lanka apparaît désormais comme un des rares États de la région à pouvoir se targuer d'être un " honnête courtier " dans la résolution des crises régionales et à ce titre d'être un " gardien" de l'Océan-Indien.

Déclarations du président Anura Kumara DISSANAYAKE lors du point de presse spécial tenu au Secrétariat Présidentiel.

Note de la rédaction : On notera que le Président DISSANAYKE a un narratif proche de celui de Mrs Sônia GANDHI concernant l'assassinat de l'Ayatollah Seyeed Ali KHAMENEI. Il reprend en particulier le concept Hindou de " l'unité de l'humanité " ou Vasudhaiva Kutumabakam qu'elle avait mis en avant .

Particulièrement dans le contexte de ce conflit au Moyen-Orient, ainsi que dans tout différend international, notre position et notre neutralité exigent que nous ne permettions en aucun cas que notre territoire terrestre, nos zones maritimes ou notre espace aérien soient utilisés de manière partiale par une nation impliquée dans un conflit, ni d'aucune manière qui cause un préjudice à une autre nation.

Par conséquent, dès le début de ce conflit, nos actions et nos déclarations se sont fondées sur ce principe. C’est dans ce contexte qu’est apparue la question des deux navires Iraniens. Même pour cette affaire, nous continuons de suivre le principe de neutralité. Parallèlement, en tant que nation et en tant qu’État, tout en préservant notre neutralité, nous plaçons l’humanité au-dessus de tout. Nous n’hésiterons jamais à protéger l’humanité. Si des mesures s’avèrent nécessaires pour protéger des vies humaines, nous les prendrons sans hésitation, quelles que soient les circonstances. Je suis convaincu que c’est la meilleure politique de gouvernance pour un État et c’est dans ce cadre que nous agissons.

Le 26 du mois dernier, l'Iran a sollicité auprès de notre ministère des Affaires Étrangères l'autorisation d'envoyer trois navires de guerre dans notre port du 9 au 13 mars, sur une période de quatre jours. Cette visite, présentée comme une initiative de renforcement de la coopération, a révélé, après examen, que ces navires se trouvaient à proximité, mais en dehors de notre zone maritime nationale. Or, comme chacun sait, une visite de coopération ne se déroule pas de cette manière ; elle requiert des procédures formelles rigoureuses. Nous avons donc entrepris l'étude de ces procédures. Le 27, nous avons été informés qu'un marin à bord d'un navire actuellement sous notre garde avait été blessé. Il nous a été demandé de débarquer ce marin et l'officier qui l'accompagnait pour des raisons humanitaires. En conséquence, notre marine et notre Armée de l'Air sont intervenues et ont ramené à terre le blessé et l'officier qui lui portait secours, qui ont reçu les soins médicaux nécessaires.

Entre 5 h 08 et 5 h 30, tôt le 4 mars, un navire a été signalé comme ayant été attaqué à proximité de notre zone maritime, à environ 19 milles nautiques du port de Galle. Des signaux de détresse étaient émis depuis cette zone. En réponse, notre Marine et, en particulier, notre Armée de l'Air ont lancé une importante opération. Il convient de souligner que nous avons agi avec neutralité et souci humanitaire. Nos forces sont intervenues rapidement et ont pu secourir 32 personnes. Les corps de 84 personnes décédées ont également été repêchés. Nous avons ramené à terre les 84 corps et les 32 blessés. Ces derniers sont actuellement soignés à l'hôpital de Karapitiya.

Deuxièmement, concernant le navire IRIS Bushehr, objet de ce compte rendu, il a informé le Ministère des Affaires Etrangères le 4 mars qu'il sollicitait l'autorisation d'entrer dans notre port les 4 et 5 mars. Alors que nous discutions des mesures à prendre, notre MAE a tenu des discussions avec le MAE Iranien  

Par ailleurs, l'ambassade d'Iran a maintenu un dialogue constant avec notre Ministère des Affaires Etrangères.

Par la suite, ils [ IRIS Bushehr - NDLR ]  nous ont informés qu'un de leurs moteurs avait été endommagé. Nous avons alors entamé des discussions sur la marche à suivre. Dans notre zone maritime nationale, nous sommes soumis à des conventions et obligations. D'une part, il s'agit d'un navire de guerre appartenant à l'une des parties à un conflit ; d'autre part, nous sommes un État neutre. Comment un État neutre doit-il traiter un tel navire ? À cet égard, nous avons examiné en permanence les pouvoirs qui nous sont conférés et les actions dont nous disposons en vertu d'instruments tels que la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer et la Convention de La Haye de 1907. Il est essentiel de comprendre qu'il ne s'agit pas d'une situation ordinaire. Un État neutre, un navire appartenant à l'une des parties à un conflit et une demande d'accès à nos ports doivent être considérés dans le strict respect des conventions et obligations internationales.

Par conséquent, cette affaire ne doit pas être traitée à la hâte. Nous devons parvenir à un accord entre les parties concernées, conformément aux conventions et engagements internationaux. Des discussions ont donc eu lieu entre le capitaine du navire et les officiers de notre marine. Des échanges ont également eu lieu avec les ambassades concernées, l'ambassade d'Iran étant particulièrement tenue informée tout au long du processus. À l'issue de ces discussions, nous avons proposé de prendre en charge l'équipage et le navire, sous réserve d'accords et d'ententes.

Un accord a été conclu entre les parties. Un consensus a également été trouvé concernant l'évacuation de l'équipage et le lieu d'amarrage du navire.

Bien que le navire se trouvât à proximité du port de Colombo, ce dernier étant notre principal port commercial, sa présence dans nos eaux risquerait de perturber gravement notre activité maritime. C'est pourquoi nous avons décidé de ne pas l'amener au port de Colombo, mais de le conduire plutôt au port de Trincomalee. Toutefois, avant ce transfert, nous avons décidé de débarquer l'équipage au port de Colombo. Un de nos navires s'est donc approché et l'opération de sauvetage est en cours. Selon les dernières informations, des dispositions ont été prises pour débarquer 208 personnes, dont 53 officiers, 84 élèves-officiers, 48 ​​sous-officiers supérieurs et 23 matelots. Leur transfert vers nos navires et leur arrivée au port de Colombo ont déjà été entrepris.

Par la suite, avec l'équipage nécessaire et en coordination avec notre personnel naval, nous prévoyons de conduire le navire jusqu'au port de Trincomalee. Nous ne tenterons de le déplacer vers Trincomalee qu'après avoir finalisé les dispositions nécessaires au débarquement de ce groupe. Ainsi, notre position est très claire : nous n'agissons de manière partiale envers aucun État et nous ne nous soumettons à aucun État.

Nous sommes un État souverain et indépendant. En tant que gouvernement, nous avons une responsabilité envers nos espaces maritimes , une responsabilité envers notre État et une responsabilité envers notre peuple. Ces responsabilités sont primordiales. Nous ne devons prendre aucune décision qui mette en danger notre peuple ou nos espaces maritimes. Par conséquent, les décisions que nous prenons sont prises en accordant la priorité absolue à notre peuple et à notre patrie. Quelles que soient les protestations ou les pressions extérieures, nous ne cédons pas à la panique et n'agissons pas de manière inconsidérée.

Notre position a toujours été de préserver notre neutralité tout en manifestant nos valeurs humanitaires. Nous sommes convaincus qu'aucun civil ne devrait mourir en temps de guerre. En tant qu'État, nous considérons chaque vie humaine comme égale à la nôtre. Nos décisions ont été prises en conséquence. Dans ce conflit, nous appelons toutes les parties à faire preuve d'un engagement en faveur de la paix mondiale. À l'heure actuelle, cet engagement est essentiel. Des vies sont perdues et le risque d'une grave crise économique mondiale est réel. La guerre plonge des sociétés entières dans des défis complexes et profonds.

Ce dont le monde a besoin de toute urgence aujourd'hui, c'est de paix. C'est pourquoi nous appelons toutes les parties à s'engager en faveur de la paix. En tant qu'État, nous sommes prêts à soutenir chaque initiative prise dans ce sens. Les actions que nous avons entreprises s'inscrivent dans cette perspective. J'ai constaté qu'aujourd'hui a été marquée par une forte désinformation et des affirmations illogiques, présentées tantôt comme des accusations, tantôt comme des critiques ou des tentatives d'intimidation. Face à cela, notre gouvernement est intervenu de manière à préserver la réputation et la dignité de notre pays, à protéger les vies humaines et à témoigner de notre attachement aux conventions internationales. Cette intervention est toujours en cours.

Nous croyons fermement qu'il s'agit de la ligne de conduite la plus courageuse et la plus humanitaire qu'un État puisse adopter.

 

Le - courageux - Président Sri-Lankais Anura Kumara DISSANAYAKE

Le - courageux - Président Sri-Lankais Anura Kumara DISSANAYAKE

UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.
UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.
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UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.

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Publié le 18 Mars 2026

Je n'ai pas eu le temps d'évoquer le torpillage ignoble de la frégate Iranienne IRIS Derna au large du Sri-Lanka ( et des ses conséquences locales comme la démonétisation de l'Inde comme puissance - maritime - garante dans l' Océan " Indien " ) , ni l'attaque contre le méthanier Russe Arctic-Metagas dans la Méditerranée. Go. Nikolaï PATROUCHEV revient sur ces dossiers dans ce qui est devenu presque  une " colonne syndiquée " dans Kommersant . Je pense y revenir à l'occasion des obsèques des membres de l'équipage avant la fin de la semaine avec en particulier le VERBATIM de la déclaration du Président Sri-Lankais. Je noterai que le Conseiller Patrouchev évoque les destructions du patrimoine culturel Iranien consécutives à l'agression Israélo-Etasunienne et ses liens avec les chefs politiques et militaires Iraniens assassinés ces derniers jours par les Israéliens et les éatsuniens. 

« Ce conflit va retarder le système des relations commerciales et économiques mondiales pendant des années. »

Go.Nikolaï PATROUCHEV, conseiller du Président Russe, s'exprime sur la situation au Moyen-Orient et au-delà.

La situation en Iran, pays contre lequel les États-Unis et Israël ont déclenché une guerre à grande échelle, demeure extrêmement tendue. Les conséquences de cette impasse se font sentir bien au-delà du Moyen-Orient. Elena CHERNENKO , correspondante spéciale de Kommersant, s'est entretenue avec Nikolaï PATROUCHEV , conseiller du président Russe et président du Collège naval , au sujet de la situation dans cette région et d'autres zones de crise.

Elena CHERNENKO - Le conseiller économique du président étasunien , Kevin Hassett, a récemment annoncé que les pétroliers recommencent à transiter par le détroit d'Ormuz, mais que les volumes de transport restent encore loin des niveaux d'avant la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l'Iran. Comment évaluez-vous la situation dans la région, et plus particulièrement autour du détroit d'Ormuz ?

 

Nikolaï PATROUCHEV - Pendant des années, le détroit d'Ormuz a été un carrefour des chaînes logistiques mondiales, aujourd'hui en grande partie détruites. Il se transforme en zone de confrontation, dangereuse pour la navigation. Le conflit actuel risque de compromettre de plusieurs années le système établi des relations commerciales et économiques mondiales. L'opération « Fureur épique » est devenue le catalyseur de la redistribution du marché mondial de l'énergie et de l'effondrement de la logistique maritime. Et cette « fureur » n'a rien d'« épique » : le monde assiste plutôt à une tragédie aux conséquences humanitaires et économiques imprévisibles. Les équipements pétroliers et gaziers ont été endommagés, des dégâts environnementaux colossaux ont été infligés au golfe Persique, les infrastructures portuaires sont détruites, la population souffre et des trésors culturels et historiques sont anéantis. Des navires marchands de nombreux pays ont été endommagés ou détruits par les combats. Les prix de l'énergie, les tarifs de fret des principales compagnies de transport maritime de conteneurs et les coûts d'assurance augmentent. Les exportations mondiales d'engrais diminuent, ce qui a un impact négatif sur le complexe agro-industriel en Asie, en Afrique et en Europe.

 

— De nombreux hommes politiques et experts occidentaux affirment que la Russie tirerait profit du conflit car les prix du pétrole sont en hausse.

Ce conflit est préjudiciable à tous les camps. Il est dénué de toute justification et de tout fondement objectif. Pour les États-Unis eux-mêmes, il est dévastateur, car les Américains compromettent leur rôle de garant de la sécurité de leurs alliés à travers le monde. La confiance dans la capacité des bases militaires occidentales à assurer la sécurité des pays où elles sont implantées s'effrite sous nos yeux. Par ailleurs, la conviction qu'une alliance avec l'Amérique nous sauvera d'une crise économique s'amenuise également. Les restrictions d'approvisionnement énergétique entraîneront inévitablement la fermeture des industries énergivores au Japon, en République de Corée, en Australie et dans l'Union Européenne.

Oui, les prix des hydrocarbures augmentent, mais cela ne signifie pas que cette situation perdurera. La Russie entretient depuis des décennies des liens commerciaux, économiques, scientifiques et techniques étroits avec chacun des pays actuellement touchés par la guerre, y compris dans le secteur maritime. C'est pourquoi nous suivons avec une grande inquiétude l'évolution de la situation. Et, bien sûr, nous déplorons sincèrement les pertes de vies humaines injustifiées, y compris parmi les plus hauts dirigeants Iraniens (j'en connaissais certains personnellement). Nous pleurons les victimes civiles de ce pays et des États amis du Golfe persique, ainsi que les marins de divers pays qui ont péri. Toutes ces pertes auraient pu être évitées.

La construction de la ligne ferroviaire Rasht-Astara, dans le cadre du corridor Nord-Sud, devait débuter le 1er avril. Quelles sont les perspectives du projet dans le contexte actuel ?

 L’Iran est un partenaire stratégique de la Russie ; nous entretenons une amitié de longue date et une coopération fructueuse. Je suis convaincu que le conflit sera résolu et que le peuple Iranien continuera de se développer selon sa propre voie de souveraineté.

Quant au corridor Nord-Sud, il ne s'agit en aucun cas d'un simple projet Russo-Iranien. Sa mise en œuvre répond aux intérêts de nombreux autres pays du Moyen-Orient, d'Asie du Sud et du Sud-Est, et d'Afrique. En tant que voie la plus courte pour le transport de marchandises de la Russie européenne vers l'Inde, il augmentera le volume des échanges commerciaux entre des dizaines de pays et stimulera le développement des ports maritimes et des compagnies de transport. Je suis convaincu que ce projet a un avenir.

Le conflit autour de l'Iran implique de plus en plus de nouveaux acteurs : les principes fondamentaux de l'équilibre stratégique en mer sont bouleversés non seulement dans le golfe Persique, mais aussi en Méditerranée et dans l'océan Indien. Quelles en seront les conséquences potentielles ?

Le conflit s'est en effet déjà étendu au-delà du golfe Persique. Un exemple frappant en est le torpillage d'une frégate Iranienne par un sous-marin étasunien dans l'océan Indien. Il s'agit du premier incident de ce type depuis plus de 40 ans, depuis la guerre des Malouines. Il est important de noter que le navire Iranien était désarmé et se sentait en sécurité, puisqu'il revenait de l'exercice naval multilatéral international " Milan 26 " , où des navires de 51 pays s'entraînaient à des missions humanitaires conjointes. Parallèlement, il convient de souligner que les États-Unis se désengagent de la question de la sécurité de la navigation dans le détroit d'Ormuz. Au lieu de cela, les étasuniens ont appelé les membres de l'OTAN et d'autres pays à déployer leurs marines dans la région afin de leur en transférer la responsabilité. Les pays de l'OTAN, malgré leur dépendance envers Washington, se sont abstenus de participer à des opérations militaires dans la région.

— Eh bien, les marines européennes continuent quant à elles à traquer la soi-disant flotte fantôme Russe.

Une campagne sans précédent a été lancée contre la flotte transportant des marchandises depuis les ports russes, impliquant des puissances maritimes apparemment mineures. Certains pays se sont tout simplement laissés emporter par leur traque des pétroliers, vraquiers et porte-conteneurs.

L'attaque contre le méthanier russe Arctic Metagas en Méditerranée est un incident odieux que nous considérons comme un acte de terrorisme international. Selon les informations disponibles, le risque d'actes terroristes et de sabotage visant les navires à destination des ports russes demeure élevé. C'est pourquoi nous avons élaboré et mettons en œuvre un ensemble complet de mesures pour garantir la sécurité de la navigation.

— Que veut-il dire ?

Les navires en provenance de l'étranger font l'objet d'inspections, des procédures d'interaction rapide entre les armateurs et les administrations portuaires ont été mises en place, et la surveillance des navires transportant des marchandises à destination de la Russie a été renforcée. Les informations relatives à tous les moyens maritimes en activité sont traitées en temps réel afin de prévenir toute menace d'attaque surprise contre les bases, les ports, les navires et les bâtiments.

La possibilité de solliciter des équipes mobiles de lutte contre l'incendie pour escorter les navires battant pavillon Russe auprès des capitaineries de port est à l'étude. Le déploiement d'équipements de protection spéciaux à bord des navires est également envisagé. Des mesures d'escorte des flottes marchandes par des navires de guerre sont étudiées. Nous constatons de plus en plus que les mesures politiques, diplomatiques et juridiques ne sont pas toujours efficaces pour contrer la campagne occidentale contre la navigation Russe. Si de nouvelles menaces en mer émanant de pays européens apparaissent, nous mettrons en place des mesures complémentaires.

Le plan étasunien , en particulier, met l'accent sur le déploiement à grande échelle de systèmes maritimes autonomes et la production de plateformes de surface et sous-marines sans équipage à faible coût afin de compenser la supériorité numérique des concurrents stratégiques. L'émergence de flottes étasuniennes de tels systèmes pourrait-elle constituer une menace pour la Russie ?

De nombreux pays misent sur le déploiement de systèmes robotiques maritimes, notamment ceux qui estiment que le modèle traditionnel de construction navale est inadapté aux besoins modernes. En Inde, par exemple, la construction du premier centre national de développement et de production de plateformes sans pilote de pointe pour la marine et la flotte civile a récemment débuté.

Des véhicules sous-marins autonomes, sans pilote et télécommandés sont déjà utilisés en Russie, et des instituts de recherche et des bureaux d'études développent une nouvelle génération de cette technologie. Dans ce domaine, notre science militaire suit le rythme des développements étrangers et les surpasse même à bien des égards. Une analyse du marché intérieur est actuellement menée afin d'identifier les solutions les plus prometteuses pour le développement de drones maritimes. Une attention particulière est également portée aux petites entreprises privées, dont certaines ont développé indépendamment des prototypes comparables à ceux de leurs homologues étrangers.

— Pensez-vous que la Russie devra protéger son commerce maritime pendant longtemps ?

Les stratèges occidentaux savent depuis longtemps que bloquer le commerce extérieur d'un État constitue un moyen d'infliger des dommages considérables. Ce n'est pas un hasard si les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et plusieurs de leurs alliés visent un contrôle politique, militaire et financier direct sur les principales routes maritimes. Garantir la sécurité du commerce maritime est donc essentiel en toutes circonstances. Avant toute chose, il est vital pour la Russie de disposer de ses propres capacités de transport maritime de marchandises : une flotte, des chantiers navals, des installations de réparation, des infrastructures portuaires, des opérateurs, des assureurs, etc. L'une des idées fausses les plus pernicieuses a été de croire qu'une flotte marchande nationale était superflue et que, pour des économies douteuses, il suffisait de trouver un pavillon de complaisance pour y expédier des marchandises [ Les Chevaliers Noirs de Go Ivan TIMOFEÏEV - NDLR ] . Nous devons aujourd'hui bâtir un modèle d'économie maritime indépendant des importations. Cela ne signifie pas pour autant que nous nous isolons du monde extérieur et refusons de coopérer avec les autres grandes puissances maritimes. Au contraire, nous continuerons de nous intégrer à l'économie maritime mondiale et de collaborer avec les partenaires intéressés, mais uniquement dans un esprit de bénéfice mutuel.

Le « Plan d’action maritime américain », récemment approuvé, constitue en réalité la première doctrine maritime américaine d’ensemble depuis longtemps. À votre avis, présente-t-il des risques pour la Russie ?

Ce document était assurément intéressant et nous l'avons étudié en détail. Bien sûr, nous pouvons aborder certains risques, par exemple dans le contexte de l'expansion plus active vers l'Arctique proclamée dans ce « Plan » et du développement du transport maritime et des infrastructures polaires américaines. Mais je crois qu'il est bien plus pertinent d'examiner le ton général de cette doctrine et de réfléchir aux enseignements que nous pouvons en tirer.

Il est à noter que l'administration Trump s'est, dès ses premiers mois au pouvoir, engagée dans une stratégie de renforcement global de la puissance navale étasunienne. Il convient de souligner que cela ne se limite pas au potentiel de la marine, mais englobe l'ensemble des capacités, principalement dans les activités maritimes. Le « Plan d'action » fixe des objectifs de souveraineté technologique dans la construction navale et les industries connexes, garantit un flux stable de financements à taux d'emprunt avantageux, développe les zones côtières et crée des zones économiques spéciales. Il préconise également une construction navale plus responsable, notamment par la suppression des nombreuses procédures bureaucratiques et de la pratique des modifications et réapprobations incessantes des documents de conception, ainsi que par l'introduction de l'intelligence artificielle dans la conception des navires. Surtout, ce « Plan » envisage la modernisation des industries maritimes étasuniennes principalement grâce à la coopération de ses partenaires stratégiques, en particulier le Japon et la République de Corée, pays très performants dans la construction navale. Séoul a d'ailleurs déjà approuvé un plan d'investissement de 150 milliards de dollars pour la construction navale américaine. L'idée de créer des mécanismes étatiques pour attirer des financements est intéressante. La logique du plan américain est simple : la création d'une économie maritime forte nécessite des capitaux bon marché et un haut niveau d'expertise, ce qui implique inévitablement de mettre l'accent sur l'éducation, les technologies de pointe et, bien sûr, les capacités de production.

— Est-ce que tout cela pourrait être utile à la Russie ?

Oui, en effet, bon nombre des solutions proposées par les Américains sont également pertinentes pour notre pays ; nous en mettons en œuvre plusieurs dans nos chantiers navals et nos ports depuis plusieurs années. Le Conseil maritime prépare actuellement un projet de loi fédérale sur la construction navale, qui intégrera de nombreuses mesures similaires.

Le 19 mars, la Russie célèbre la Journée des sous-mariniers, qui coïncide cette année avec le 120e anniversaire de la flotte sous-marine.

La Journée des sous-mariniers commémore la date à laquelle les sous-marins, en tant que classe de navires de guerre, ont été inclus dans le système de classification navale en 1906. Cependant, au XIXe siècle, le chantier naval Proletarsky Zavod a testé le premier sous-marin entièrement métallique au monde, créé par l'ingénieur exceptionnel Karl Schilder, dont on célèbre également cette année le 240éme anniversaire.

Au début des années 2000, j'ai visité des camps militaires près des bases de sous-marins du Kamtchatka, du Primorié et de la région de Mourmansk. Désolation et désespoir : voilà ce que j'ai constaté là où vivaient les sous-mariniers et leurs familles. Parallèlement, des conseillers occidentaux pressaient les libéraux du bloc économique gouvernemental de démanteler purement et simplement la flotte de sous-marins. Grâce aux décisions du chef de l'État, cette flotte a été préservée et même agrandie. Le président (Go.Vladimir Poutine -NDLR  ) accorde une attention particulière à la construction navale, à la formation des ingénieurs et à la protection sociale des familles de militaires. La construction de logements a repris, et des infrastructures culturelles et sportives, de nouvelles écoles et des crèches ont vu le jour.

Aujourd'hui, le professionnalisme et l'entraînement au combat des sous-mariniers, associés à un équipement de pointe, font de la Marine russe l'une des plus puissantes au monde. Je tiens à souligner tout particulièrement les réalisations du chantier naval Sevmash, des chantiers navals de l'Amirauté, du chantier de réparation navale Zvezdochka, des bureaux d'études Rubin et Malakhit, et du Centre scientifique Krylov. De véritables patriotes de la flotte sous-marine travaillent dans les bureaux d'études, dans les usines, et servent en mer et à terre. Parmi eux, des familles qui soutiennent les sous-mariniers, des jeunes garçons qui rêvent d'une carrière dans la Marine, et bien sûr, des anciens combattants dont le dévouement à la Patrie est un exemple pour les nouvelles générations d'officiers et de marins. Je vous adresse mes plus sincères félicitations à l'occasion de cette fête.

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Govorit Moskva : Go. Nikolaï PATROUCHEV sur l'aspect maritime de l'agression contre l'Iran et les mesures de sécurité pour le commerce maritime Russe

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Publié le 17 Février 2026

Dans la droite ligne de l'article précédent une interviouve de Go.Nikolaï PATROUCHEV sur la manière dont la Fédération de Russie réagira en cas de nouveaux ' actes de piraterie " contre le commerce maritime Russe lato sensu.

Cette interviouve est donnée le jour où le ministre Jean-Noël BARROT se dresse comme un jeune coq sur ses ergots  sur un tas de goémon sur les réseaux sociaux pour clamer le montant de l'amende infligée à l'armateur du tanker Grinch immobilisé en rade de FOS. Il faut rappeler ici que l'armateur a reconnu son infraction auprès du tribunal de MARSEILLE. Go. Nikolaï PATROUCHEV interpelle directement le CEMA français , le général Fabien MANDON , qui a affirmé du haut de sa superbe que " la Baltique pourrait être fermée à la Russie par l'OTAN"

Comme d'habitude je ne vais pas tout vous traduire. Je vous donne le lien sur l'interviouve dans  Argoumenty I Fakty dans le but avoué et assumé de démonétiser le narratif partial et partiel qui vous en sera donné par le MSM-PGC.

Le conseiller PATROUCHEV a aussi évoqué avec les journalistes de AiF les évolutions nécessaires et le format de la VMF. 

Note de la Rédaction : les parties soulignées le sont par la rédaction du blogue. 

Vitaly Tseplyaev, aif.ru : Nikolay Platonovich, la situation dans les océans s’est tellement dégradée que certains experts évoquent " l’ouverture d’un nouveau front par l’Occident dans sa confrontation avec la Russie " . Il suffit de voir les saisies de navires battant notre pavillon et transportant notre cargaison. À votre avis, quelle sera la réaction de la Russie ?

Nikolaï Patrouchev : Ces attaques, qui s'apparentent à des actes de piraterie, contre le commerce maritime Russe indiquent que nos adversaires occidentaux ont décidé de s'en prendre à l'un des secteurs les plus importants de l'économie russe – le commerce extérieur – et de le paralyser. D'après les informations disponibles, ces actions vont s'intensifier et les attaques contre nos navires et nos cargaisons vont se multiplier. Si nous ne réagissons pas fermement, les Britanniques, les Français, et même les pays baltes, deviendront bientôt si audacieux qu'ils tenteront de bloquer complètement l'accès de notre pays à la mer, au moins dans le bassin atlantique. Naturellement, des réponses aux attaques occidentales sont en cours d'élaboration, notamment par le biais du Collège maritime. Nous sommes convaincus que, comme toujours, la marine est la meilleure garante de la sécurité de la navigation. Des forces importantes doivent être stationnées en permanence sur les routes maritimes clés, y compris dans des régions éloignées de la Russie, prêtes à contenir les ardeurs des corsaires occidentaux.

— Avons-nous assez de force ?

Je ne cache pas que notre Marine remplit actuellement des missions de protection du commerce maritime sous une pression considérable. Nous avons besoin de bien plus de navires océaniques à long rayon d'action, capables d'opérer de manière autonome pendant de longues périodes à grande distance de leurs bases. La situation actuelle démontre que, de toutes les branches des forces armées, la Marine est l'instrument géopolitique le plus puissant et le plus flexible, utilisable aussi bien en temps de paix qu'en temps de conflit armé. La présence d'une flotte, la capacité de protéger notre activité économique maritime et de transporter notre pétrole, nos céréales et nos engrais sont essentielles au fonctionnement normal de l'État. C'est pourquoi nous intégrons les exigences correspondantes au développement de la Marine dans le programme de construction navale actualisé à l'horizon 2050, actuellement en cours de finalisation et qui sera prochainement présenté au Président, lequel a déjà approuvé la nouvelle stratégie de développement de la Marine et le programme de construction navale du FSB.

 

— De quel type de flotte la Russie a-t-elle besoin : une grande flotte pour résoudre les problèmes mondiaux ou une flotte compacte pour la défense côtière ?

La Russie a besoin d'une marine équilibrée, capable de relever tous les défis urgents et de répondre aux exigences de notre époque, notamment technologiques. Nous vivons une ère de transformation radicale des affaires navales. Si les navires sans équipage ont récemment rejoint la flotte, les principales marines mondiales seront bientôt dotées en masse de corvettes sans équipage. Des dizaines d'autres technologies de pointe, qui révolutionneront la guerre navale, seront mises en œuvre. Dans ce contexte, nous devons impérativement nous concentrer sur la création d'une marine de haute technologie. C'est pourquoi le leadership technologique figure parmi les priorités inscrites dans les documents susmentionnés.

 

— Vous avez évoqué le scénario d'un blocus. Récemment, le chef d'état-major des armées françaises, le général Mandon, a déclaré que la mer Baltique était désormais entièrement sous le contrôle de l'OTAN et pourrait être fermée à la Russie à tout moment. Comment allons-nous réagir ? 

La situation en mer Baltique est assurément complexe. L’OTAN est en train de constituer une force multinationale axée sur l’offensive. Les Finlandais, par exemple, acquièrent des corvettes dotées d’armes de frappe capables d’atteindre facilement le nord-ouest de notre pays. Parmi les autres actions prévues par l’OTAN figurent le blocus de la région de Kaliningrad, la saisie de navires marchands et le sabotage des communications sous-marines, actions dont nous serons cyniquement tenus responsables par la suite. 

 

Toute tentative de blocus naval de notre pays est totalement illégale au regard du droit international, et le concept de « flotte fantôme », brandi à tout bout de champ par les représentants de l'UE, est une pure fiction juridique. Néanmoins, dans un premier temps, nous aurons recours aux mécanismes politiques, diplomatiques et juridiques généralement admis. Mais soyons honnêtes : il y a peu d'espoir que l'Occident conserve le moindre respect pour la diplomatie et le droit.

— Si la diplomatie et le droit ne fonctionnent pas, que faire alors ?

En mettant en œuvre leur plan de blocus naval, les Européens s'orientent délibérément vers une escalade militaire, testant les limites de notre patience et provoquant des représailles. Si une solution pacifique à cette situation échoue, le blocus sera levé par la Marine. N'oublions pas que de nombreux navires naviguent sous pavillon européen. Nous aussi, nous pouvons être intéressés par leur cargaison et leur destination.

La suite sur AiF.

Govorit MOSKVA - Baltique . Go. Nikolaï PATROUCHEV " La marine Russe brisera le blocus ! "

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Publié le 28 Mai 2025

Un article écrit entre deux valises .

Cela peut-être considéré comme la troisième étape de la " Doctrine PATROUCHEV " qui se met en place progressivement dans la Mer Baltique .

Celle-ci a été développée pour la 1ére fois par Go. Nikolaï PATROUCHEV dans les colonnes de " Natsionalnaya Oborona " le 22 mars 2025 , reprise par le Président Vladimir POUTINE lors du forum sur l'Arctique à Mourmansk le 27 mars 2025 et développée de nouvzeau par Go. PATROUCHEV lors d'une présentation au Collège Maritime de la Fédération de Russie le 21 avril 2025 .

Il y a 72 h , lors d'une réunion sur la sécurité maritime et le développement du port d'OUST-LOUGA le responsable des activités navales et fluviales de la fédération de Russie a confirmé que toutes ces mesures prises face aux menaces de l'OTAN dans la Baltique ont l'imprimatur présidentielle . Il a y aussi confirmé le développement d'infrastructures alternatives comme - horresco referens - le Belomorkanal . La Fédération de Russie continue le développement de ses infrastructures dans la Baltique commencé depuis 2008 tout en requalifiant les canaux du " système des Cinq-Mers  "en cas de blocus . C'est ainsi que la Fédération de Russie a exporté le 1er blé Russe depuis un port  de la Baltique depuis 170 ans en juillet 2024 .

Comme il l'a souligné dans ses précédentes interventions la Fédération de Russie répondra de manière symétrique et asymétrique face à ces  menaces que le Conseiller PATROUCHEV qualifie d'actes de piraterie .

Quelles ont été les réponses précédentes :

Acte 1: Le 13 mai 2025 face à une tentative d' arraisonnement par la garde côtière estonienne du tanker M/V Jaguar battant pavillon Gabonais qui naviguait à vide vers Primorsk un Sukhoï SU-35 . L'hélicoptère et la vedette rapide de prise ont battu en retraite devant les yeux du monde entier .

Acte 2 : Le 18 mai 2025 la Garde Côtière du FSB interceptait le tanker Grec sous pavillon Libérien Green Admire alors qu'il chenalait dans les eaux côtières Russes depuis le ports estonien de Sillamäe à des fins de vérification documentaire . 

Acte 3 : Diverses sources annoncent que les navires à destination ou en provenance des ports Russes de la Baltique seront escortés militairement , très probablement par des moyens aériens ou des moyens navals . En particulier lors de la traversée du Golfe de Finlande .La présence de gardes armés à bord de certains navires serait également envisagée par les chefs politiques et militaires Russes . Il faut ici noter que l'arraisonnement du vraquier Bulgare Vezhen sous pavillon Maltais par les autorités Finlandaises n'a été rendue possible que grâce à la coopération du commandant qui a accepté de détourner son navire vers les eaux territoriales Finlandaises et l'aide de l'équipage qui a assisté le commando de prise . Il est fort peu probable que cela soit le cas dans le cas d'une nouvelle tentative d'arraisonnement .

Cette " Doctrine PATROUCHEV " concerne TOUT le commerce maritime Russe : que ce ce soit un grain de café en provenance du Brésil sur un cargo battant pavillon Congolais ou une goutte de pétrole à destination de l'Inde transportée par un tanker battant pavillon Comorien comme c'est le cas à cette date de l'ex-pétrolier M/V Jaguar

Acte 4 ( ? ) : Au cours de la réunion d'OUST-LOUGA le Conseiller PATROUCHEV a mis en avant la nécessité de protéger les infrastructures portuaires de la région de Léningrad . Il faut ici rappeler que plusieurs tankers ont été victimes de sabotages au début de cette année ,  probablement causés par des mines-ventouse accrochées alors qu'ils étaient à quai dans un port Russe ou qu'ils en provenaient . A cette date ces sabotages semblent avoir cessés , signe que les mesures de sécurité qu'évoque Go. PATROUCHEV ont été efficaces . Des plongeurs Occidentaliens , britanniques ou même français , auraient-ils été " neutralisés " ? Le port d'OUST-LOUGA est ainsi devenu un pôle expérimental des nouvelles mesures de sécurité dans les ports Russes , que ce soit les menaces aériennes avec les drones ou les menaces sous-marines . .

Le préfet Christian PROUTEAU - 81 ans - qui s'égosille sur les plateaux télévisuels en dénonçant au travers d'un nuage de postillons comme un " scandale " ce commerce devra peut-être réfléchir plusieurs fois avant de prendre la tête d'un commando de prise héliporté .

 

Guerre navale hybride : La " Doctrine PATROUCHEV " se met en place dans la Baltique

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Publié le 23 Avril 2025

Sa nomination au poste de conseiller du Président Russe pour les affaires maritimes avait été raillé par la plumitivie et l'expertie , de monexpert Pierre SERVENT à monambassadrice Sylvie BERMANN en passant par moncolonel GOYA et mongénéral RICHOUX , et présentée comme une disgrâce vers une " banale fonction administrative " comme on peut le lire dans cette fulgurance montréalaise .

Il n'est est rien ! Le Président Vladimir POUTINE semble même avoir anticipé la prépondérance que vont avoir les " questions maritimes " ces prochaines années et qui transparaît dans le décret du Président Donald TRUMP Restoring America's Maritime Dominance .  C'est ce que plait d'ailleurs à souligner Go. Nikolaï PATROUCHEV avec une certaine forme de revanche vis à vis de ceux qui avaient souligné le caractère " périphérique" de cette fonction.

 Le Président TRUMP avait également été annoncé plus tôt son l'intention de créer un département de construction navale à la Maison Blanche. Plusieurs projets de loi sont en cours d’élaboration , ou ont déjà été présentés au Congrès, visant à stimuler les constructeurs navals et à étendre la flotte marchande sous pavillon Étasunien .

Dans une entrevue à Kommersant le conseiller du Président Russe et président du Collège Maritime Russe - Морская коллегия  Российской Федерации Go. Nikolaï PATROUCHEV présente la perception des menaces par la Russie dans l'Océan Mondial . C'est sa deuxième interviouve dans un très court laps de temps - un mois - après celle accordée à la revue Natsionalnaya Oborona et la prise de parole du Président Russe au forum sur l'Arctique de Mourmansk . Elle intervient aussi au moment d'un nouvel acte de piraterie de l'Ukraine en Mer Noire .

Vous avez eu les liens , à défaut du Verbatim complet , sur ce blogue. Comme il y est aussi question de l'Arctique je vous renvoie vers ce lien d'un article d'Izvestia du 23 avril 2025 où il est bien question de perspectives de collaboration entre la Fédération de Russie et les États-Unis et non pas d'affrontement . Encore une fois je ne saurai trop vous recommander sa lecture par rapport aux productions des centres analytiques francophones , français ou canadiens . .

 

Début de l'interviouve :

 

Kommersant — Comment évaluez-vous le décret de Donald Trump sur la nécessité d’une domination Étasunienne  en mer ? Les États-Unis se préparent-ils à une lutte pour l’océan mondial ?

Go. Nikolaï PATROUCHEV — La lutte pour l’océan mondial a été pratiquement continue au cours des siècles passés. Ce n’est qu’après 1991 qu’une brève accalmie s’est produite et que les États-Unis et leurs partenaires occidentaux ont pris avec confiance pour leur victoire finale. En effet, après l’effondrement du camp socialiste les Étasuniens et les Européens ont dominé les mers tant militairement qu’économiquement.

Cependant, l’Occident dans son ensemble a préféré se reposer sur ses lauriers plutôt que de s’adapter à son époque. Aux États-Unis la construction navale s’est progressivement dégradée, les chantiers navals ont été fermés, la reproduction des ressources humaines n’a pas été soutenue et le retard technologique s’est accru. Mais les concurrents de l’Occident, et en premier lieu la Chine, avaient une longueur d’avance même s’ils partaient de positions de départ très modestes. En conséquence c’est aujourd’hui la RPC qui est la première puissance économique maritime du monde et en termes navals Pékin talonne déjà les Américains. Je crois que c’est exactement cette situation que l'administration Trump veut corriger .

— Il s’avère donc que la politique maritime de Donald Trump est principalement de nature anti-Chinoise ? La Russie n’a-t-elle rien à craindre à cet égard ?

— Il est évident que les défis et les menaces en mer pour la Russie sont aujourd’hui non seulement présents, mais qu'à bien des égards ils augmentent. L’Occident n’hésite plus à parler ouvertement de son intention d’expulser nos navires de cet espace maritime et les plans de sanctions annoncés, par exemple par les Britanniques et certains membres de l’UE , commencent généralement à ressembler à un blocus naval. Ces mesures recevront de notre part une réponse adéquate et proportionnée. Si les instruments diplomatiques ou juridiques n’ont pas d’effet, notre Marine sera prête à assurer la sécurité de la navigation Russe. Les têtes brûlées de Londres ou de Bruxelles doivent bien comprendre cela.

— À quelles décisions de Donald Trump en matière d’activités maritimes avez-vous personnellement prêté une attention particulière ?

— Le décret " Sur la restauration de la domination maritime de l’Amérique " proclame les tâches de révision du soutien financier aux activités maritimes, d’augmentation de la compétitivité des navires sous pavillon étasunien et construits aux États-Unis , de restauration de la construction navale et des industries connexes et d’expansion et de renforcement du personnel. À cette fin, le décret exige qu’un " Plan d’action dans le domaine maritime " soit élaboré dans un délai de 210 jours.

En outre, dans les 180 jours suivant la date de signature du décret il est prévu d'élaborer un plan d'utilisation des fonds budgétaires et des capitaux privés qui sera orienté vers le développement de la construction navale pour l'USN  et la construction navale civile, la réparation navale et les capacités logistiques, l'amélioration des chaînes d'approvisionnement en équipements de navires ainsi que la formation et les incitations pour le personnel.

Enfin, un inventaire de tous les programmes gouvernementaux américains existants liés aux activités maritimes nationales doit également être réalisé dans un délai de 90 jours.

Je voudrais souligner qu’en plus de ce décret, Donald Trump a pris un certain nombre de décisions dans ce domaine. Le Président étasunien a remplacé l’ensemble de la direction de la Commission Maritime Fédérale tout en lui conférant de nouveaux pouvoirs. Les premières tâches assignées à cet organisme concernent la garantie de l'avantage de la flotte marchande étasunienne , notamment lors du passage des canaux et détroits internationaux. En outre, il est prévu de créer un département de construction navale au sein de l’administration présidentielle. 

— Les plans sont vastes. La Russie va-t-elle désormais devoir rattraper les États-Unis ? 

— Bien au contraire. Dans notre pays, sous la direction du Président Vladimir Poutine, les principales mesures visant à renforcer le potentiel naval militaire et civil national ont été prises avant que l'administration étasunienne actuelle ne s'en charge. 

Jugez en par vous-même. L’année dernière, le Bureau du Président de la Fédération de Russie pour la politique maritime nationale a été créé. Dans le même temps le Collège Maritime de la Fédération de Russie a été transformé et doté de nouveaux pouvoirs. Il comprenait des conseils spécialisés  sur le développement stratégique de la Marine, sur la fourniture et le développement des activités maritimes, sur la protection des intérêts nationaux dans l'Arctique et un conseil d'experts scientifiques. Actuellement, sur instruction du Président, une Commission interministérielle chargée du développement des activités économiques maritimes et de la garantie de la sécurité de la navigation dans l’océan mondial y est en cours de constitution.

Une loi fédérale sur la construction navale est en cours d’élaboration qui deviendra la base d’un système complet de réglementation juridique de cette industrie. Les travaux sur la stratégie de développement de la Marine sont en cours d’achèvement et toute une série de documents similaires sont en cours de préparation, concernant par exemple le développement de la composition navale des agences du FSB - dans d'autres pays, on appelle cela les garde-côtes. De nouveaux programmes de construction navale sont en cours d’élaboration. Dans le même temps, le Collège Maritime Russe met en œuvre une approche globale et une planification à long terme pour le développement de l'industrie de la construction navale en tant qu'industrie de haute technologie avec un long cycle technologique. Nous veillons donc à ce que les documents en cours d’élaboration dans le domaine des activités maritimes soient synchronisés entre eux et prennent en compte l’horizon de planification jusqu’en 2050.

— Vladimir Poutine a récemment tenu une réunion sur les questions de développement de la Marine. Quelles sont les priorités stratégiques de la Russie ici ? Les experts Russes et étrangers s'accordent à dire que notre flotte, avec la flotte Chinoise, est la deuxième plus puissante au monde après l' USN. Nous essayons de les dépasser ?

Article en cours de rédaction 

Alerte dans l'Océan Global : Nikolaï PATROUCHEV parle ( de nouveau )  !

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Publié le 16 Janvier 2024

Je profite d'un moment de répit dans mes activités professionnelles pour reprendre contact avec vous ! Si vous n'êtes pas tous partis ...

Tout d'abord vous savez que je ne cautionne pas le géo-constructivisme " Indo-Pacifique "  , un concept créé par un officier de marine Indien , mais je l'emploie ici pour augmenter la lisibilité de de mon blogue et son référencement . Je laisserai de côté aussi pour le moment les " événements "en cours en Mer Rouge bien que cette actualité peut y être liée .

Ce retour se fait au travers d'une actualité largement occultée : La décision des autorités Sri-Lankaises d'interdire pour une durée de un an à partir du 1er janvier 2024 la relâche des navires océanographiques Chinois dans un port Sri-lankais  et la demande du gouvernement Maldivien de l'évacuation du contingent militaire Indien de l'archipel d'ici le 15 mars 2024.

On pourrait presque parler de " match nul " diplomatico-militaire puisque chacune des deux décisions a été manifestement prise sous la pression , dans le 1er cas de l'Inde de M. Narendra MODI et des Etats-Unis comme l'explique cet article de The Maritime Executive™ et dans le second cas sous les " conseils "de la République Populaire de Chine . La seconde décision étant aussi à mettre en relation avec la guerre en cours dans la bande de Gaza : Plusieurs vice-ministres Maldiviens ont eu des propos peu amènes - pour rester neutre - à destination de l'Inde et du 1er ministre M. Narendra MODI et ceci en relation avec le positionnement de l'Inde dans le conflit en cours . Le gouvernement Israélien a même émis une alerte à destination de ses ressortissants , leur déconseillant de se rendre aux Maldives .

Sur le plan opérationnel il est difficile d'évaluer l'impact de l'interdiction de relâche des navires océanographiques Chinois et cela affectera très probablement leur capacité à cartographier la ZEE Sri Lankaise , non pas tant pour y faire un relevé de ressources mais plutôt pour y cartographier la bathymétrie , y faire des relevés physico-chimiques de la colonne d'eau pour la guerre sous-marine . Comme vous le savez , vous amis lecteurs , " L'Océanographie cela sert , surtout , à faire la guerre ! "

Si le mouvement " QUIT MALDIVES ! "™®  , en fait  " INDIA OUT ! " , n'affectera en surface que 60-70 de militaires Indiens assurant la logistique de deux hélicoptères et d'un avion de transport léger - officiellement pour des missions d'évacuation sanitaire mais aussi pour des missions de surveillance des approches maritimes -  il pourrait en fait surtout concerner des officiers de renseignement du RAW -   Research and Analysis Wing que le nouveau Président M. Mohamed MOUIZZOU semble accuser des menées subversives au sein des populations Indo-descendantes dans ce que les chefs politiques et militaires Indiens semblent considérer comme leur " arrière-cour ". C'est le cas par exemple à Maurice .  Il y a quatre ans et demie , des rumeurs circulaient que  cette officine barbouzarde  avait réussi à étouffer les tentatives Sino-Pakistanaises de s'implanter dans l'archipel . Ce qui semble en cours ... Aux Maldives les agents de RAW auraient bénéficié jusqu'à présent sinon de la complicité du moins de la passivité du gouvernement précédent .

Au moment où les Maldives s'éloignent - diplomatiquement - de l'Inde , l'archipel cherche à se rapprocher de l' "Islamosphère " et en particulier de l'Iran avec lequel les relations diplomatiques avaient été rompues depuis sept ans. L'archipel pourrait ainsi jouer un rôle majeur dans les transferts Ship To Ship de " pétrole fantôme ".

Si les navires océanographiques Chinois ne pourront plus faire relâche dans le port de Colombo au Sri-Lanka , ils pourront parfaitement le faire au port de Malé . De nombreux navires - civils et militaires et même " duaux " - Chinois ont déjà fait escale aux Maldives et les navires océanographiques Chinois ont essentiellement besoin de capacités de soutage et d'avitaillement , voir de relâche pour la relève des équipages . Le nouveau Président Maldivien serait d'ailleurs favorable à une relâche du navire océanographique Xiang Yang Hong 3 à Malé  alors que le gouvernement Maldivien a mis fin dés le 3 décembre 2023 à un accord de recherches océanographiques avec l'Inde .

La diplomatie Bharatienne* reconnait d'ailleurs elle-même les limites de l'ingérence Modiste et de son influence dans l' " Indosphère " . Le MAE Bharatien a ainsi déclaré il y a 48 h que " Je ne peux pas vous garantir que dans chaque pays , chaque jour tout le monde nous - [ les Bharatiens  NDLR ] -soutiendra "  L'échec de cette politique d'influence dans le " pré salé carré " Indien qu'a constitué l'élection de M. Mohamed MOUIZZOU quelques jours seulement  après la tenue du somment du G20 en Inde est analysé dans cert article de NikkeiASIA™ .

Sur le plan de la géopolitique des ressources le gouvernement Maldivien est parfaitement conscient que dans le cadre de sa nouvelle posture diplomatique et stratégique il devra réduire sa dépendance vis à vis de la Bharatie dans le domaine de la fourniture des médicaments , de la nourriture mais aussi des revenus liés au tourisme . La République Populaire de Chine est bien sûr considéré par la nouvelle direction Maldivienne comme le partenaire privilégié mais non exclusif .

Pour mémoire , les Maldives jouent un rôle de plus en plus important dans la géopolitique des infrastructures de communications par fibre optique .

* Désormais pour satisfaire aux volontés de M. Narendra MODI , le toponyme " Inde " sera de plus en plus souvent remplacé par " Bharat " .

[ MAJ du 17/01/2024 ] vers 16h00 : Correction du nombre de militaires Indiens .

Chine - Inde - Sri Lanka - Maldives : Demain la liberté ! Match nul dans l' " Indo-Pacifique" ?

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Publié le 29 Décembre 2023

Les " bruits de bottes " que l'on entend à la frontière entre le Venezuela et le Guyana seraient en fait aussi un " bruit de palmes " si l'on en croit la liste des unités Vénézuéliennes mobilisées face à l'annonce de l'arrivée " sur zone " du patrouilleur Britiche HMS TRENT . Vous en avez la liste exhaustive  ici sur defensa.com™.

L'élément le plus intéressant est la présence dans cet inventaire à la CARDENAS des sept vedettes lance-missiles Iraniennes PEYKAAP III dont ce sera la première sortie opérationnelle . 

Bien vous l'aurez compris cela nous transporte vers d'autres champs de bataille , la Mer Rouge et la Mer d'Arabie .

La livraison de ces vedettes a d'ailleurs donné lieu à un feuilleton naval , avec des menaces de sabotage et des tentatives d'arraisonnement et ce depuis des années . Les dernières sanctions dans ce dossier ayant été prises il y a à peine un mois d'ailleurs . 

Les quatre dernières vedettes de cette classe ayant été admises au service actif en aout 2023 la première question que l'on peut se poser est de savoir si leurs équipages sont suffisamment amarinés ? Le corollaire en est que l'on peut légitiment se poser la question de savoir si des marins de la Force Navale du Corps des Gardiens de la Révolution pourront épauler les marins Vénézuéliens pour ce premier déploiement . L'emplacement de mouillage de ces vedettes est la Estación Secundaria de Guardacostas "Punta Barima" située à seulement 40 mi - 70 km - de la zone contestée et dont le statut va être relevé , c'est en cours , à celui de Apostadero Naval ( Station Navale ) . 

Des drones Iraniens de type MOHAJER seront aussi très probablement déployés , de même que des drones Russes ORLAN-10 déjà utilisés sur ce théâtre d'opérations ( sur la frontière Colombienne ) . 

La seule question est désormais de savoir si la Marine Vénézuélienne peut créer une " surprise stratégique " et déployer des drones navals semblables à ceux des Houthis ? Beaucoup de commentateurs qui s'esbaudissent des réalisations Ukrainiennes dans ce domaine - je ne rappellerai pas leurs noms - oublient que ce sont les Houthis qui ont remis à l'ordre du jour ce type de système d'armes .

MAJ du 30/12/2023 à 23h15 : Le gouvernement Brésilien - Itamarty - qui a dépêché ces dernières semaines des blindés légers et 20 missiles anti-chars SIATT MSS 1.2AC dans l'état du Roraima - frontalier du Venezuela et du Guyana -   vient d'émettre un communiqué qui de facto condamne la présence du navire Britannique : o governo Brasileiro acredita que demonstrações militares de apoio a qualquer das partes devem ser evitadas, a fim de que o processo de diálogo ora em curso possa produzir resultados” e “conclama as partes à contenção, ao retorno ao diálogo e ao respeito ao espírito e à letra da Declaração de Argyle”...." [ Lien officiel ]  C'est absolument l'interprétation à privilégier puisque lors du plébiscite organisé par le Président MADURO le conseiller Celso AMORIM avait signifié dans une interview à Valor™ sa crainte que " le Guiana ne prenne des mesures comme celle d'appeler des troupes d'autres pays pour l'aider en cas d'invasion "  [ Lien vers l'interview de M. Celso AMORIM ] 

Il s'agit ici de la rencontre organisée par le gouvernement Brésilien entre le Président Vénézuélien M. Nicolas MADURO et le Président Guyanais M. Mohammed IRFAN ALI le 14 décembre 2023

Cette déclaration se veut aussi quelque part un " avertissement " à la France avant la visite de Mme. Elisabeth BORNE en Guyane ce 31 décembre 2023 .

Bien entendu je vous ai donné le lien officiel du communiqué de presse du gouvernement Brésilien et les liens vers Poder 360 car cette déclaration - si elle sera évoquée - sera inévitablement  tronquée et mise hors contexte par le MSM-PGC. 

Nota : Article rédigé par ma " plume numérique " .

Venezuela-Guyana : Des vedettes Iraniennes face à un patrouilleur Britannique .Venezuela-Guyana : Des vedettes Iraniennes face à un patrouilleur Britannique .
Venezuela-Guyana : Des vedettes Iraniennes face à un patrouilleur Britannique .Venezuela-Guyana : Des vedettes Iraniennes face à un patrouilleur Britannique .

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Publié le 1 Novembre 2023

Un air de déjà vu pour les deux drones , que ce soit le drone-torpille du HAMAS ou le robot souterrain Israélien . Un " robot souterrain " - autonome - étant une extrapolation de systèmes filaires et non-filaires destinés à l'inspection des canalisations . Il s'apparenterait au NERVA © LG de Thalès™ . Le robot du HAMAS est un " cousin "  du drone-torpille  Ukrainien dont je vous ai parlé sur ce blogue et s'apparente aussi à la Maiale Italienne .

Il ne faut pas oublier que :

1- Les premières tentatives de sceller des réseaux souterrains datent des années 20-40 lors d'insurrections urbaines , la bataille du " Ghetto de Varsovie " étant la 1ére bataille de ce type documentée  ainsi que celle du soulèvement de 1944 .

L'insurrection de Vienne en 1934 a donné lieu à la création d'une " brigade des égouts " dont je vous ai parlé lors des mes articles consacrés à la bataille de MARIOUPOL .

2- L'utilisation de la robotique militaire pour traquer des personnes en milieu souterrain date de la fouille des grottes de Tora-Bora

Etre un opérateur de drones sur le champ de bataille n'est pas une sinécure ! L'opérateur de drones FPV connu sous l'indicatif Мечта  "  est mort au combat après avoir détruit 20 embarcations sur le DNIEPR , très probablement dans la région de KHERSON  .

La guerre des drones :  Drone-torpille du HAMAS contre drone terrestre pour tunnels de l'armée Israélienne
La guerre des drones :  Drone-torpille du HAMAS contre drone terrestre pour tunnels de l'armée Israélienne
La guerre des drones :  Drone-torpille du HAMAS contre drone terrestre pour tunnels de l'armée Israélienne La guerre des drones :  Drone-torpille du HAMAS contre drone terrestre pour tunnels de l'armée Israélienne

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Publié le 15 Août 2023

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