guerre sous-marine

Publié le 10 Novembre 2025

Lors d'une cérémonie de remise de récompenses d'état aux développeurs des systèmes Bourevestnik et Poséidon le 4 novembre dernier le Président Vladimir POUTINE a confirmé que les technologies utilisées pour le développement de ces deux systèmes d'armes seront utilisées à la fois pour la conquête spatiale et la mise en valeur de l'Arctique et en particulier le Sevmorput .

C'est l'hypothèse que j'avais soulevé dans mon précédent article qui traitait des essais de cet XLUUV et j'assume mon manque de modestie sur ce point.

Le site officiel du Kremlin et Zavtra vous en donnent le VERBATIM.

Que faut-il en retenir ? 

"Je tiens tout particulièrement à souligner le fonctionnement unique des réacteurs nucléaires ultra-compacts et puissants de ce missile. Le démarrage ne prend que quelques secondes alors que les réacteurs [ nucléaires - NDLR ]  conventionnels nécessitent des heures, voire des jours.

Une nouvelle génération d'armes basée sur des centrales similaires est déjà en cours de développement. Par ailleurs, la mise au point de la prochaine génération de missiles de croisière à propulsion nucléaire a débuté. Leur vitesse dépassera trois fois celle du son et, à terme, ils deviendront hypersoniques. Nous en avons récemment discuté avec certains de nos collègues ici présents.

Le développement du vaisseau sous-marin Poséidon est étroitement lié à la création de Bourevestnik. Les technologies et les innovations technologiques utilisées dans les deux projets sont à bien des égards uniques et complémentaires."

Le Président Russe a souligné que ces systèmes d'armes  n'ont pas été créés ex-nihilo mais a au contraire souligné ce qu'ont rappelé avec mépris de nombreux observateurs Occidentaliens : ces systèmes d'armes sont issus de systèmes d'armes Soviétiques dont le développement a été abandonné. C'est assumé , c'est URSSIen ... Je vous laisse , cher lecteur , faire vous même cette généalogie technologique même si c'est un sujet qui me passionne ! 

"Bien entendu, les concepteurs du Poséidon ont également dû relever les défis spécifiques liés à l'exploitation d'un système sous-marin. Je fais référence aux matériaux, composants et assemblages de pointe nécessaires à cette conception particulière, qui garantissaient une vitesse élevée et une profondeur d'immersion pouvant atteindre mille mètres. Quant à sa vitesse, elle est bien supérieure à celle de tous les navires de surface modernes.

Ce que je tiens à souligner, c'est que de telles avancées technologiques ne surgissent pas de nulle part. Elles sont, sans aucun doute, le fruit du travail et du talent de nombreuses générations de nos compatriotes qui ont entrepris et poursuivi avec persévérance ces recherches dès la seconde moitié du siècle dernier."

Ici on touche le cœur du discours du Président POUTINE , sa substantifique moelle . Il ne fait ni plus ni moins que d'évoquer ce dont j'avais parlé dans mon article précédent ! Ben wi ! Comparez ! ( Ce serait presque du 1er degré mais cela reste du second quand même )

Le Président POUTINE évoque ici le développement de XSMR - eXtra Small Modular Reactor© terrestres et de XSNR - eXtra Small Naval Reactor © ou XSPR - eXtra Small Propulsion Reactor©* . En pleine COP 30  l'énergie - nucléaire - renouvelable en bas de chez soi devient une réalité . On parle ici des concepts de Tiny Reactors et de Microreactors semblables au réacteur SHELF-M de 35 MWt-10 MWe  actuellement en construction par ROSATOM™ au Choukotka pour alimenter un site minier. 

On peut ici se poser de la question des exportations de ces réacteurs. On a vu que les SMR Russes sont demandés jusqu'au Brésil. Il est fort probable que ces réacteurs entreront au portefeuille de ROSATOM™ qui confortera ainsi son leadership mondial. Notons que selon les données très fragmentaires disponibles sur le réacteur nucléaire du Poséidon on est dans un schéma des plus classiques de la propulsion d'un SNA.

En ce qui concerne la technologie sui generis du réacteur nucléaire divers scientifiques ont effectué des calculs de pré-dimensionnement pour estimer la puissance propulsive nécessaire et un consensus s'est établi sur un réacteur à neutrons rapides avec fluide caloporteur plomb ou eutectique plomb-bismuth -  компактный ядерный реактор на быстрых нейтронах с жидкометаллическим теплоносителем ou ЖМТ. Ici aussi il n'est pas impossible que ROSATOM™ ait été partie prenante au développement , en particulier au travers de sa filiale OBKM AFRIKANTOV™ et utilisera ce type de réacteurs en Russie comme pour l'export.

On peut envisager la construction d''un site comme la  " Nef SESAME " de Naval Group™ à Indret ou le " LABGENE "  de la Marinha do Brasil spécifiquement dédié aux tests en série de ces réacteurs qui sont destinés à être " fabriqués comme des saucisses " selon l'expression consacrée.

Dans son discours le Président Russe finit même par évoquer des projets - abandonnés - de réacteurs nucléaires sous-marins ou USMR©* - Underwater Small Modular Reactor développés par le bureau d'études MALAKHIT , le Bureau d'études RUBIN  ЦКБ "Рубин" ,  JSC NIKHET  ou Flex-Blue  de  DCNS ( Naval Group ) Bellona doit - vite - apprendre à (re-)faire ses gammes de couinements...

La dernière partie concerne les problématiques liées à la navigation autonome des véhicules sous-marins sans pilote et aux flux de données échangés - dans un environnement électromagnétique hostile -  avec eux. Il s'agit aussi manifestement d'une évocation de l' " Écosystème Cybernétique Sous-marin " -  " подводной кибернетической экосистем " développé par RUBIN. Ce dernier a été présenté quelques jours avant les essais du Poséidon lors du salon NEVA 2025 , est-ce un hasard ? 

Ce système se compose de véhicules autonomes opérant sous l'eau pendant de longues périodes puis s'amarrant à la station sous-marine autonome Octavis posée sur le fond marin .[ voir modélisations 3D infra ].Cette dernière pourra prendre en charge de un à trois robots. Une fois amarré à Octavis, le véhicule pourra recharger sa batterie ou rester en attente de sa prochaine mission. Octavis analysera l'état technique et les logiciels du véhicule. La station servira également de centre de stockage et de transmission d'informations : elle stockera temporairement les données collectées par le véhicule et les transmettra à un centre à terre ou à un autre véhicule autonome. Grâce à Octavis, le centre à terre communiquera le nouveau programme de mission du véhicule autonome. Comme je vous l'ai signalé dans mon premier article sur le Poséidon il serait prévu que celui-ci opère avec un UUV de type Klavesin sur le modèle du " Surrogat-V" avec un SNLE ou un SNA.

Notons aussi ici que nous ne sommes pas loin du pseudo-réseau " Harmony " évoqué ces dernières semaines par des pseudo-experts - vous en avez un magnifique spécimen sur ce lien - et dont je vous ai parlé sur ce blogue sous un autre nom en 2021. Il est clair que ce type d' " écosystème " aura aussi des applications militaires avec par exemple un de ses composants le drone sous-marin Argus-D dont le développement a été achevé en aout 2024.

Seuls les aveugles et les sourds ne voulaient pas voir et écouter la véritable nature des essais de l' XLUUV Poséidon

" Je tiens à souligner – et c'est important, comme je l'ai déjà mentionné, c'est même primordial – que Bourevestnik et Poséidon utilisent exclusivement des matériaux de fabrication nationale. Grâce à une vaste coopération – et j'insiste sur le fait qu'elle implique des milliers de personnes et de spécialistes –, un véritable trésor de nouveaux matériaux, technologies, drones, logiciels et solutions numériques, ainsi que de composants de base, a été constitué. Leur utilisation nous permettra de réaliser des avancées majeures non seulement dans l'industrie de la défense, mais aussi dans de nombreux secteurs civils, tout en menant à bien plusieurs projets et programmes nationaux prioritaires.

Cela comprend la production d'énergie nucléaire à petite échelle, la création de centrales électriques pour la zone Arctique et l'exploration de l'espace lointain et proche, y compris l'alimentation électrique du lanceur lourd que nous développons et sur lequel nous travaillons actuellement, ainsi que d'une future station lunaire.

Les nouveaux principes de fonctionnement et algorithmes de Poséidon auront un impact significatif sur l'amélioration des véhicules aériens sans pilote, le développement de la construction navale, des systèmes de navigation et de la navigation autonome, notamment dans l'Arctique, lors du développement du corridor de transport transarctique, et sur d'autres routes.

La taille réduite, le poids et le volume des installations nucléaires créées, ainsi que leur sûreté et leur fiabilité, permettent leur utilisation flexible pour créer des sources d'énergie destinées à l'exploitation minière dans des zones difficiles d'accès, notamment le plateau continental Arctique, pour fournir de la lumière et de la chaleur aux territoires isolés et aux zones peuplées, et pour accroître l'efficacité des expéditions sous-marines explorant l'océan mondial. 

 

Je passe rapidement sur le projet de station lunaire évoqué par le Président Russe. On peut juste souligner que cette annonce survient à quelques jours de l'anniversaire du drone lunaire Lunokhod. Le 10 novembre 1970, le lanceur Soviétique Proton-K emportait la sonde interplanétaire inhabitée Luna-17. Une semaine plus tard, la sonde posait sur la surface lunaire Lunokhod-1, premier laboratoire autonome au monde. Gageons que les ingénieurs , techniciens et ouvriers du Complexe Spatial Russe sauront dépasser l'échec de la sonde Luna 25. Ils sont nés Sous le signe du taureau

Nota : Cette cérémonie s'est déroulée par liaison vidéo afin de protéger les développeurs de ces systèmes , en particulier du terrorisme d'état zélensko-ukrainien.

* Je revendique ces acronymes !  

Le Président Vladimir POUTINE confirme que les technologies du XLUUV Poséidon seront utilisées pour le développement de l'Arctique et du Sevmorput
Le plateau continental Arctique Russe de demain ! Le plateau continental Arctique Russe de demain !
Le plateau continental Arctique Russe de demain ! Le plateau continental Arctique Russe de demain !

Le plateau continental Arctique Russe de demain !

подводной кибернетической экосистем - Système Cybernétique Sous-marin
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подводной кибернетической экосистем - Système Cybernétique Sous-marin

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Publié le 29 Octobre 2025

J'espère juste que j'aurai le temps de terminer cet article avant le précédent ...

Une fois de plus la citation " le sage montre la lune , l'imbécile regarde le doigt " est de rigueur quand il s'agit de commenter l'annonce par le Président Vladimir POUTINE des essais réussi du drone sous-marin de classe XLUUV ( eXtra Large Uncrewed Undersea Vehicuke ) Poséidon ou Status-6. 

Ce n'est pas le fait que ce drone soit capable d'emporter une ogive nucléaire qui importe tant mais bien le fait qu'il soit motorisé par un réacteur nucléaire qui lui confère une autonomie exceptionnelle. Ce drone surpasse largement en autonomie selon les données disponibles des drones comme le drone ORCA™ de BoeingDefense ® et le drone de Naval Group® Il pourrait emporter ainsi aussi bien une charge conventionnelle qu'un sonar destiné à la détection de navires et de submersibles hostiles ou un sonar de profilage bathymétrique ou de sédiments.

Poséidon est en fait le premier drone XLUUV opérationnel à propulsion nucléaire dont la brique technologique du système propulsif pourra être adaptée à d'autres coques , en particulier à des drones cétacéiformes - comme celui de Naval Group - offrant une plus grande capacité d'emport. Il "ringardise" de facto d'autres systèmes propulsifs comme ceux basés sur la propulsion à partir de batteries Li-Ion , de piles à combustible à hydrogène ou d' AIP  comme le drone SARMA. Cette motorisation dépend bien sûr du profil de la mission et on ne nucléarisera pas tous les XLUUV.

Izvestia a relaté la genèse du programme dans cet article du 4 janvier 2023 en soulignant le fait que Poséidon est avant tout un " véhicule sous-marin robotisé ".

L'une des premières missions qui pourrait être assignée à ce type de drones pourraient être des patrouilles autonomes le long du Sevmorput sur l'axe Arcto-Pacifique , en particulier sous la banquise. J'avais évoqué ce dossier en juin 2021 sur ce blogue en même temps d'ailleurs que le soi-disant réseau " Harmony " qui a fait la une plumitivienne du MSM-PGC Occidentalien il y a quelques jours. On peut ainsi envisager une " patrouille montante " de la Mer de Barents vers le Détroit de Béring et une " patrouille descendante " de l'Asie vers l'Europe . Le drone POSÉIDON STATUS-6 permet en tout cas de suppléer pour ces missions le drone SARMA développé en 2021 pour des patrouilles sous la banquise avec une classification morpho-dimensionnelle *identique en forme de torpille.  Il pourra aussi effectuer toutes les missions du drone Klavesin mais avec beaucoup moins de limitations. ( voir deuxième vidéo ). Il est envisagé par les ingénieurs Russes que le drone Klavesin soit un " loyal finman " du drone Poséidon pour certaines missions  Un tel concept avait déjà été présenté par USC en février 2024 sous le nom de " Surrogat-V " ou " Суррогат-В ".

Bien sûr de tels drones pourront être employés à des missions militaires mais pas forcément celles de " générateurs de tsunamis radioactifs " comme cela est presque toujours évoqué de manière psittacique par l'expertie et la plumitivie du MSM-PGC. On peut ainsi envisager des missions de " torpilles dormantes " le long des lignes de communications de l'Atlantique Nord comme l'USN l'envisage avec ses torpilles Hammerhead pour les lignes commerciales Chinoises même si une telle option entre en contradiction avec le traité de 1972 sur le désarment des fonds marins. Une telle version pourrait être aussi surtout utilisée pour sécuriser les approches Occidentales et Orientales de la Route Maritime Nord . Ces " torpilles dormantes " pourraient être ainsi " déposées " sur le fond marin dans des aménagements conçus à cet effet non seulement par un submersible de classe Belgorod mais aussi par un navire d'appui logistique. On pense immédiatement aux projets de catamarans apparus avant la Première Guerre Mondiale destinés au sauvetage des submersibles comme le SMS Vulkan . Avec leurs grues centrales ceux-ci avaient déjà des capacités de levage de 30 tonnes , il y a plus d'un siècle . 

* Forme et Dimension et rapport Longueur/Diamètre ( Length to Beam ratio ) Le XLUUV Poséidon serait ainsi très proche des drones Chinois XLUUV AJX002 et XLUUV HSU 100. Ces deux XLUUV  ont été présentés lors de la parade militaire du 3 septembre 2025 .

MAJ du 04/11/2025 à 23h00 Heure de Moscou : Lors d'une cérémonie de remise de prix aux développeurs du missile Bourevestnik et du XLUUV Poséidon le Président Vladimir POUTINE a confirmé que les algorithmes développés pour ce drone serviront à la mise au point de nouveaux véhicules autonomes ( sous-marins ). 

Poséidon STATUS-6 : la Russie teste un drone sous-marin XLUUV à propulsion nucléaire .
Poséidon STATUS-6 : la Russie teste un drone sous-marin XLUUV à propulsion nucléaire .Poséidon STATUS-6 : la Russie teste un drone sous-marin XLUUV à propulsion nucléaire .
L' XLUUV Russe SARMA-D
L' XLUUV Russe SARMA-DL' XLUUV Russe SARMA-D
L' XLUUV Russe SARMA-D

L' XLUUV Russe SARMA-D

Drones " cigariformes " HSU100 et AJX-002
Drones " cigariformes " HSU100 et AJX-002

Drones " cigariformes " HSU100 et AJX-002

XLUUV Chinois AJX-002
XLUUV Chinois AJX-002XLUUV Chinois AJX-002XLUUV Chinois AJX-002

XLUUV Chinois AJX-002

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Publié le 9 Juillet 2023

C'est un article d'Izvestia™ consacré aux progrès de l'IA pour l'identification de " cibles " sous-marines . Bien sûr il n' y a stricto-sensu rien de " militaire " dans cet article mais on ne peut pas , et surtout on ne doit pas , s'empêcher de penser à l'utilisation de ces technologies pour la protection d'infrastructures sensibles comme la rade de Sébastopol par exemple ou le Pont de Crimée ... Il faut ainsi noter que ces systèmes sont testés à l'embouchure du fleuve KAGALNIK ave la Mer d'AZOV .

Ce qui est intéressant dans ce système c'est qu'il permettrait aussi de détecter des variations d'aspect des fonds marins et donc , la déformation professionnelle m'inspirant , à détecter des " mines dormantes " camouflées dans les fonds marins . Des mines-torpilles  conçues à l'image des " mines-pierres " des rebelles Houthis . 

Je signalerai juste ici le caractère visionnaire , une fois de plus , de Vladimir VOLKOFF qui évoque ce type de mines-torpilles dans " Langelot et la voyante " . 

Car on ne doute pas qu'un système qui vous identifie une espèce de méduse ou un alevin peut identifier de plus gros " poissons " . 

Ce qui est aussi intéressant c'est que ce système est développé sur des drones sous-marins . On a donc ici l'architecture d'un système de surveillance quasi-autonome dont aurait rêve Mr. H.R. EVERETT .

Je serai curieux de voir comment notre MSM-PGC qui a évoqué les parcs à dauphins présents dans cette rade va évoquer cette avancée technologique qui on s'en doute aura des répercussions dans la robotique militaire . Notez que les " commandos Ukrainiens " dont parle M. Maurin PICARD ce sont très certainement les " Crapauds de rivière " que j'ai évoqué dans cet article  

C'est aussi toujours un plaisir d'écouter Mmes. Natalia TURINE et Galia ACKERMAN disserter de technologies militaires .

Je rajouterai juste dans cette rubrique , un peu comme un SAV des articles , la remontée de l'épave du submersible TITAN qui est une des formes de cette " guerre des fonds marins " ou " guerre des abysses ".

Le Sénat Français a aussi confirmé que " l'Océanographie ça, d'abord , à faire la guerre ! " en officialisant  la coopération entre la Marine Nationale et l'IFREMER™ autour du bathyscaphe NAUTILE .  C'est en fait juste un " coming out " comme l'on dit dans certains milieux ! 

Seabed warfare - Guerre des fonds marins - Guerre des abysses : La " guerre sous-marine intelligente de demain " Seabed warfare - Guerre des fonds marins - Guerre des abysses : La " guerre sous-marine intelligente de demain "
Seabed warfare - Guerre des fonds marins - Guerre des abysses : La " guerre sous-marine intelligente de demain "

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Publié le 22 Juin 2023

Comme toujours un article écrit à l' " instant t " , sans préjuger de l'évolution des événements . Il ne s'agit pas de tout " militariser  " ou d'analyser tous les événements au travers du prisme déformant de ses fantasmes mais bien de montrer quels en sont les ressorts . 

Les opérations en cours pour essayer de sauver l''équipage du mini-submersible " TITAN " * qui effectuait une mission d'exploration fortement monétisée sur l'épave du RMS TITANIC relèvent bien de ce que l'on nomme le " seabed warfare " ou " guerre des abysses " - " guerre des fonds marins " . C'est le cas avec les moyens de détection ASM aéroportés et navals déjà déployés et cela sera aussi le cas avec les moyens de récupération même si les moyens militaires de sauvetage des submersibles comme le Nato Submarine Rescue System sont limités à des profondeurs de 600 m .  C'est très bien expliqué dans cet article de Popular Mechanics ™.

La présence " sur zone " ©™ largement me(r)diatisée du navire de recherches océanographiques Français " L'Atalante " de l'IFREMER™ avec son ROV VICTOR-6000 se doit d'être analysée au travers du prisme que cet organisme est un " cache-sexe " des capacités de renseignement et d'intervention sous-marines de la Marine Nationale .Si pour "Sud-Ouest™ " c'est une figure de style imposée , même l'antinational " L'Aberration™  " se lance pour le coup dans le couplet techno-patriotard .Une vision - beaucoup - plus critique est développée dans cet article de " Zavtra™ " .

La présence de ces capacités de l'IFREMER™ dans la région est très probablement liée à l' " éco-militarisme universaliste " des chefs politiques Français . Ce navire était d'ailleurs en train d'effectuer une mission pour le SHOM , le Service Hydrographique et Océanographique de la Marine . 

N'oubliez pas que " L'océanographie ça sert , d'abord , à faire la guerre "™© . Il ne faut pas non plus oublier que comme dans les campagnes avec des parcelles agricoles , en ville avec des appartements squattés , en Cisjordanie ou en Crimée  , " Possession is 90% of the law " c'est à dire que " Le fond des mers appartient à celui qui y descend "™© . Les personnes qui s'indignent du fait que de tels moyens n'aient pas été déployés pour secourir des immigrants naufragés en Méditerranée , c'est le cas de notre Laurent BERGER national** , ont peut être un début de réponse au travers de ce filtre de lecture .Un succès des opérations de récupération du " Titan " et de son équipage - ou leur échec - sera un argument de lobbying pour les chefs politiques et militaires Occidentaliens de développer des moyens robotisés pour la " guerre des abysses "  . Il n'est pas non plus impossible que les attaques simultanées et manifestement coordonnées de la PGC contre la société OceanGate Inc ™  sur la " non conformité " du mini-submersible TITAN ne cachent en fait le désarroi des chefs politiques et militaires Ocidentaliens face aux possibilités d'accès à ces fonds marins par des acteurs non étatiques et surtout - horresco referens - civils . Petit à petit on s'achemine à bas bruit vers peut-être l'option de réglementer les plongées - horresco rereferens - civiles en haute mer où les juridictions nationales n'ont pas force de loi ? 

J'avais déjà évoqué sur ce blogue le fait que la récupération d' " objets " sur les fonds marins fait partie de cette " guerre des abysses " : Récupération de l'épave d'un F-35 en Méditerranée , destruction de l'épave du " Moskva " et récupération des débris d'un ballon-sonde Chinois .   La nature militaire - ou paramilitaire comme c'est le cas du navire de l'IFREMER™ -  de la quasi-totalité des moyens déployés dans le cadre de ces opérations de sauvetage en est une preuve . Les navire de service pétroliers et de travaux sous-marins déployés pour ces opérations de secours , le Bahaméen OCV Deep Energy et le Norvégien Skandi Vinland ,  illustrent ici le lien ténu qui existe entre le civil et le militaire dans le domaine de l'accès aux fonds marins et la volonté des militaires - ici la ROYAL NAVY - de disposer de tels navires . Vous avez sur ce lien les lignes directrices de la conception du Deep Energy .

Pour terminer je vous signale deux " Les plus belles histoires de l'Oncle Paul " : " La fin du Pluviôse " et bien sûr la vision OnclePaulesque du naufrage du RMS TITANIC ™ ! Je vous avoue que la lecture tout minot de " La fin du Pluviôse " a développé chez moi une certaine claustrophobie sousmarinesque ...

* Je vous reporte au " tout ce que vous devez savoir " ™© ou " tout ce que l'on sait "™©  de votre MSM préféré ! Comme ça vous saurez tout .

** J'y rajoute cette grande conscience qu'est Hélène SY .

Seabed warfare - Titanic - submersible " Titan "  : Le fond des mers appartient à celui qui y descend !
Seabed warfare - Titanic - submersible " Titan "  : Le fond des mers appartient à celui qui y descend !

Le rédacteur de ce blogue se trouve en dehors de l'Hexagone. Les commentaires ne sont donc pas mis à jour . Pour des raisons de " discrétion numérique " cet article est rédigé par AntonioD depuis la France .

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Publié le 21 Juin 2023

De nouvelles images de la télévision Danoise et une nouvelle hypothèse : Une charge creuse linéaire coupante  qui aurait nécessité beaucoup moins d'explosifs mais qui nécessite un savoir faire-professionnel . Cette hypothèse permet aussi de mettre en avant l'utilisation d'un ROV pour la dépose de la charge. 

Vous avez aussi des photos qui vous permettent de comprendre ce que " voit " le sonar d'un ROV . Vous la mettez de côté lorsque le MSM vous cause des submersibles Mosquals qui voudraient s'attaquer aux infrastructures pétro gazières Occidentaliennes . Vous pensez que cela ressemble à une échographie et c'est normal : C'est une image obtenue avec des ultra-sons ! 

Cet article est aussi intéressant car il cause des signaux sismiques enregistrés lors du sabotage de ce gazoduc . Bien sûr vous l'aurez compris chers - derniers - lecteurs d' Ice Station Zebra c'est en rapport avec les signaux sismiques enregistrés lors de la destruction du barrage de NOVA-KAKHOVKA et mis en avant par nos experties , colonellies et généralies commentantes !

 

Saperlipopette ! Ils ont utilisé une charge creuse linéaire coupante  ! Saperlipopette ! Ils ont utilisé une charge creuse linéaire coupante  !
Saperlipopette ! Ils ont utilisé une charge creuse linéaire coupante  ! Saperlipopette ! Ils ont utilisé une charge creuse linéaire coupante  !

Saperlipopette ! Ils ont utilisé une charge creuse linéaire coupante !

Seabed Warfare : Saperlipopette ! Ils ont fait sauter le gazoduc sous-marin avec une charge creuse linéaire coupante  ! [ 2 ]

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Publié le 29 Juillet 2022

Le " seabed warfare " concerne toute la colonne d'eau et à ce titre la " guerre des torpilles " relève bien de ce " seabed warfare " .

La nature des technologies employées dans le cadre du seabed warfare a une conséquence immédiate sur les stratégies et même sur le droit maritime et le doit de la guerre  . C'est le cas actuellement avec les systèmes d'armes dont le développement est annoncé dans certaines publications .

Je vous ai déjà parlé dans ce blogue des " mines torpilles " de type Hammerhead que l'USN se propose de déployer le long des lignes de communications maritimes Chinoises , plus particulièrement prés des " goulots d'étranglements " constitués par exemple par le Détroit de Malacca Ce déploiement est annoncé depuis plus deux ans et a été suivi d'une intense campagne de promotion idéologique dans le MSM et la blogosphère Défense&GP . Il faut ici noter que ce concept n'est pas nouveau et date au moins des années 1970 ( " sonar lanceur de torpille à tête chercheuse " ) sinon des années 1960 avec les torpilles destinées au minage du port de Haïphong en 1972 . 

  L" Hypocri-sea " Etasunienne en ce domaine considère que miner des voies de communication civiles même en temps de paix est parfaitement légal tout comme déclarer une guerre de course contre le commerce civil Chinois  . Un dossier que j'avais bien-sûr évoqué sur ce blogue  .Une " version Russe " de cette guerre de course a récemment été envisagée ce qui semble particulièrement réjouir certains blogueurs comme le rédacteur de Lignes de défense .

Un article du South-China Morning Post - SCMP - vient d'évoquer le développement en Chine d'un nouveau système d'armes : Une torpille à propulsion nucléaire qui est en fait conceptuellement une " torpille rôdeuse " .

D'entrée les concepteurs font la différence avec la torpille stratégique Russe POSEIDON : Il s'agit d'une torpille " old school " mais dont la propulsion est assurée par un réacteur nucléaire miniaturisé lui assurant une autonomie de 8 jours à 22 nœuds ou environ 10 000 km. Selon un article publié par le concepteur dans le Journal of Unmaned Sea Systems le développement du réacteur nucléaire pourrait se baser sur le modèle de réacteurs nucléaires thermoélectriques destinés à l'exploration spatiale ( pdf )  et afin de limiter  les couts ce développement pourrait se faire avec des composants civils . Ces blocs-réacteurs pourraient être manipulés sans précautions particulières par les équipages de même que les torpilles . Il faut signaler ici que depuis deux ans les publications sur des mini-réacteurs et de piles à combustible pour drones - et pour torpilles - se multiplient , un signe des temps . 

Comme le souligne Interesting Engineering ces torpilles peuvent être employées en essaim , ou plutôt en banc , pour " boxer " des submersibles ennemis - de l'alliance AUKUS pour ceux qui n'auraient pas encore compris - à la sortie de leur base d'attache .  On se souviendra ici de cette publicité de la fin des années 90 devenue iconique ! 

A la grande différence de la mine-torpille Hammerhead il s'agit d'une torpille qui doit être lancée à partir d'un submersible ou d'une autre plateforme et dont l'obsolescence est programmée après le tir . Il ne s'agit donc pas d'une arme qui " pollue " de manière dangereuse des voies de communication maritime en temps de paix et dont le déclenchement en temps de guerre déclarée peut frapper des cibles de manière aléatoire mais d'une arme destinée à patrouiller des espaces maritimes sous contrôle ennemi après le déclenchement d'un état de guerre - entre la Chine et l'AUKUS pour les mal comprenant - et à y frapper des cibles probablement identifiées dans une bibliothéque de signatures numériques . 

 

Tout le monde saisira la différence ! 

Comme je l'expliquais à un ami c'est la différence entre un pays qui la nuit envoie des groupes de saboteurs miner vos autoroutes , l' A6 ou l'A7 sur laquelle vous allez peut-être partir en vacances avec votre famille ,  et les postes de péage avec des MIACAH F1 déclenchables en cas de conflit et un pays qui une fois la guerre - ou l' Opération Spéciale - déclarée envoie des drones suicides au dessus de ces voies de communication avec une bibliothéque de cibles . 

 

Mine-torpille Hammerhead vs torpille rôdeuse . Mine-torpille Hammerhead vs torpille rôdeuse .

Mine-torpille Hammerhead vs torpille rôdeuse .

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Publié le 23 Avril 2022

C'est la confirmation de l'hypothèse que j'avais formulé dans mon premier article sur le croiseur  MOSKVA  ainsi que dans l'article dans lequel je vous avais parlé de l'hypothèse formulée par le capitaine de 1er rang Sergueï GORBACHEV : Une mission d'inspection puis très probablement une mission de récupération de composants sensibles sur l'épave du croiseur et très certainement de destruction de cette épave vient d'être lancée par la flotte de la Mer Noire .

A priori il n'y aurait rien d'exceptionnel quand à la difficulté de cette mission - mise à part qu'elle se déroule dans une zone d'opération des armées - sauf que cette mission nous ramène plus d'un siècle en arrière , il y a exactement 110 ans ,  au débuts de ce que l'on nomme désormais le " seabed warfare " . Une histoire dont je vous avais donné les grandes lignes aussi sur ce blogue .

Le navire d'assistance KOMMOUNA vient d'être dépêché sur les lieux du naufrage du MOSKVA . Il n' y aurait rien d'exceptionnel si le KOMMOUNA n'était pas le navire de guerre en service le plus ancien au monde puisqu'il a été lancé en 1912 , c'est à dire sous le règne du Tsar Nicolas II . Son activité opérationnelle a commencé en 1915 dans la Baltique et il a participé à d'innombrables missions sous tous les " Tsars Rouges " , de LÉNINE à BREJNEV. Cette actualité pourrait être regardée par la " petite lorgnette " , avec mépris comme le font le MSM et la blogosphère Défense & GP en particulier Francophone , mais j'estime qu'il faut la traiter avec plus de sérieux comme le fait - presque - toujours H.I. SUTTON dans son blog " Covert Shores " . 

La genèse de ce navire et son architecture caractéristique de type " catamaran "sont intimement liés à l'émergence de l'arme sous-marine au début du XX éme siècle et à la nécessité de porter secours à des submersibles en difficulté , le plus souvent avariés ou en panne sur le fond marin . La cause des avaries pouvant être une action de guerre ou une " fortune de mer " comme ce fut le cas avec les sous-marins " Farfadet " et " Pluviôse  " de la Marine Nationale le 23 juillet 1905 et le 26 mai 1910 . Les tâtonnements , les accidents au cours des opérations de secours  et le manque de moyens dédiés ont eu un grand impact au sein des marines de guerre à travers le monde , y compris jusqu'en Amérique Latine au Brésil . A delà du concept de " navire ravitailleur de sous-marins " - submarine tender - le concept d'un navire dédié à des missions de secours et de maintenance des submersibles prenait corps . 

Le " Petit Journal " constitue comme toujours avec les cartes-postales un excellent moyen pour avoir une idée très précise des " moyens et des techniques " de secours de l'époque . J'en profite pour vous donner la première photo sous-marine datant de 1899 . Comme le montrent des CP d'époque le principal accident qui survenait lors des opérations de secours et en particulier de renflouage était le chavirage des barges sur lesquelles étaient installées les grues ou les chaînes de relevage . C'est dû tout simplement au moment de basculement et donc pour éviter ce chavirage il fallait symétriser les efforts au travers de deux pontons placés de part et d'autre du submersible à relever . Dans le cas du Pluviôse le chavirement fut causé par la rupture d'une chaîne de pesage  . L'étape suivante ce fut de réunir ces deux pontons au moyen d'une architecture de type " catamaran " par des fermes métalliques et de créer une darse centrale  . Ces fermes servent aussi de points d'accrochage aux élingues de relevage des charges immergées et aujourd'hui au bathyscaphe AS-28 ( voir schéma de relevage du L-55 )   Il semble d'ailleurs que cette idée existait depuis l'antiquité Grecque et Romaine pour relever des colonnes et d'autres charges  tombées d'un bateau de transport  - une maquette de ces navires-grues est visible dans cette exposition -  comme pour les péniches de débarquement avec les navires huissiers ! 

Il faut ici noter le courage du capitaine Anatoly ISHINOV qui a réussi à convaincre sa hiérarchie de moderniser ce navire en 2018 - alors âgé de 105 ans - et de le garder au service actif . Mis à part un système de positionnement dynamique ce navire est parfaitement " moderne " dans le cadre du seabed warfare contemporain et peut certainement servir de modèle pour la conception d'un successeur . Si l'on veut être rigoureux intellectuellement , l'entrée du KOMMOUNA  dans le Seabed warfare  date de 1967 avec la refonte - je préfère à rétrofit - du navire pour ses 55 ans et sa transformation de navire de relevage sous-marin en navire d'appui à des submersibles de secours et d'exploration sous-marine .

Un navire avec cette architecture en catamaran est en tout cas beaucoup plus fonctionnel dans des missions de support au seabed warfare ( bathyscaphes , drones XLUUV , ROV , ... ) que des navires de la classe  Marcel Le Bihan Il faut voir que les drones de la classe XLUUV comme le Boeing ORCA™ , le SARMA-D™ ou d'autres ont des dimensions et des masses ( il s'agit d'un problème de manutention ) comparables aux submersibles de la classe HOLLAND pour lequel ce type de navire a été planifié.

Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA ! Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !
Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !

La première marine au monde à adopter un tel type de navire fut non pas la Marine Nationale , ni la Royal Navy ou l' US Navy mais la Kaiserliche Marine avec le SMS VULKAN .

Lancé le 28 septembre 1907 et armé le 28 février 1908 , c'est à dire entre les naufrages du " Farfadet " et du " Pluviôse " , il a directement servi de modèle au navire qui allait devenir le KOMMOUNA  !

Je ne reviendrai pas sur les caractéristiques techniques de ce navire - au départ " VOLKHOV -  ВОЛХОВ - lors de sa construction qui est évoquée sur ce site  et sur celui-ci . Juste pour évoquer sa structure en deux coques réunies par quatre fermes métalliques . Il faut noter ici qu'à l'époque le calcul de telles structures " en treillis "  est parfaitement maitrisé comme en attestent des calculs contemporains refaits par ordinateur avec la méthode des éléments finis *. Le " Pape de la RDM " - ou plutôt le " Pope de la RDM " - Stephen TIMOCHENKO aurait participé à sa conception . De la même manière la légende sur la " formule de l'acier PUTILOV™ " qui aurait été perdue après la révolution Russe est à relativiser : Comme le montrent des études métallographiques  réalisées par OAO KOMPOZIT™ sa résistance exceptionnelle à la corrosion proviendrait du brunissage de l'acier SIEMENS-MARTIN utilisé pour sa fabrication . ( voir vidéo )  Des travaux d'entretien réguliers sont toutefois nécessaires car corrosion il y a .

Il faut aussi noter que la propulsion du SMS VULKAN était assurée par deux groupes turbine vapeur-électrique alors que la propulsion du VOLKHOV était assuré par deux diesels . La propulsion du SMS VULKAN  est donc quelque part plus " moderne " que celle du VOLKHOV  devenu  KOMMOUNA  car elle s'adapterait plus facilement à un positionnement dynamique . 

* Diagramme de CREMONA et méthode de RITTER . Débuts des méthodes énergétiques pour les systèmes hyperstatiques et critères de résistance . Il y 20 ou 30 ans le calcul - manuel - de l'élingage d'un submersible aurait été un " classique " en " taupe " ou en BTS-DUT , voir en secondaire . 

Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !
Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" ! Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !
Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" ! Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !

Un rêve de Gadzart Steampunk qui aurait " collé " pas mal de "taupins" !

Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront !
Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront ! Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront !

Des détails de la coque rivetée et de l'hélice . Comme ça tous ceux qui parlent sans savoir , sauront !

Je ne vais pas vous faire l'historique de toutes les missions du VOLKHOV-KOMMOUNA , juste pour vous rappeler le sauvetage des submersible AG-15 et L-55 qui sont parfaitement documentés photographiquement .  

Il faut aussi signaler la mission de relevage d'un Su-24 en 1977 à une profondeur de 1700 m qui est souvent évoquée à propos de ce navire mais très peu - pas du tout - documentée . Ce n'est pas sans rappeler la mission de relevage du F-35 de la Royal Navy en Méditerranée qui relève bien du " seabed warfare " . 

Aujourd'hui le KOMMOUNA est le navire support de ROV's de fabrication Occidentale et surtout d'un bathyscaphe de type AS-28 . Celui qui fut coincé dans un réseau d'hydrophones lors d'un exercice de la flotte du Pacifique en 2005 et dégagé par un ROV de modèle SCORPIO™ . Ses derniers équipements " Occidentaliens " sont toutefois en voie de " Russification " , en particulier avec des robots sous-marins Russes de type ROV dérivés du MARLIN-350 МАРЛИН-350  qui remplacent les ROVs Britanniques achetés par la Marine Russe

L'épave du MOSKVA vient d'être déclarée comme " patrimoine de l'UNESCO " par le gouvernement Ukrainien qui affirme qu'elle repose sur des fonds marins dépendant de sa juridiction . Rien n'est moins sûr !

Quelque soit cette prise de position qui semble relever d'une argutie juridique il ne faut pas oublier que les fonds marins sont comme la rue : Ils appartiennent à ceux qui y descendent ! C'est même l'adage de base du " seabed warfare " . Si le KOMMOUNA n'est bien sûr pas capable de relever l'épave du MOSKVA , ses capacités de levage sont largement suffisantes pour relever des radars ou des missiles conteneurisés et pour ensuite déposer des charges explosives pour détruire l'épave . 

Un ajout intéressant pour un futur navire de ce type serait de mettre sur une des fermes un bras multiple rotatif  semblable à celui du YANTAR pour la mise à l'eau de véhicules sous-marins .

 

Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA ! Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !
Seabed warfare : Retour vers le futur sur l'épave du MOSKVA !

La mission du KOMMOUNA se déroule toutefois dans ce que l'on appelle une " zone d'opérations des armées " , une " zone de guerre " et il doit être protégé contre les attaques , en particulier celles d'une  mosquito fleet  et contre les menaces aériennes ! La position de l'épave permettrait toutefois de le protéger par une " bulle AA " à partir de la Crimée .

Pour terminer cet article je vous invite à aller sur ce site  et sur celui-ci ! Vous en saurez autant , sinon plus , sur le KOMMOUNA que tous les " ôxpôrts "  du MSM et de la blogosphère Défense & GP Francophone qui commentent cette actualité ! 

 

Nota  : Les rédacteurs de ce blog ne répondent à aucune sollicitation de collaboration 

Les commentaires de ce blog sont modérés avant publication 

Maj du 24-04-2022 15h30 : Replacement de " KOMOUNA " par " KOMMOUNA " 

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Publié le 16 Février 2022

J'ai déjà beaucoup commenté sur ce blogue le " seabed warfare " ,  y compris l'actualité Française dans ce domaine .

Voici le discours de Mme. Florence PARLY le 14 février 2022 qui commente la doctrine Française dans ce domaine . Au delà des annonces technicistes sur la nécessité de développer un drone - en cours d'essais - capable d'évoluer à une profondeur de 6000m et de disposer de moyens de recouvrements d'épaves immergés il faut y noter la volonté récurrente de la " nation essentielle " de vouloir internationaliser les fonds marins contre la " piraterie "™© , très probablement Chinoise ou Russe voir Brésilienne

Il faut lui rappeler ici que les fonds marins c'est comme la rue , ils appartiennent à ceux qui y descendent et non pas à ceux que Mme. PARLY , le général Thierry BURKHARD ou l'amiral Pierre VANDIER autorisent à y descendre ! 

J'y note que Mme PARLY veut lancer de nouveaux  Bâtiments Hydrographiques [ Voir diagramme ci-dessous ] pour remplacer les bâtiments hydrographiques de 2nde classe La Pérouse , Borda et Laplace . Ceux-ci seront donc armés et sont appelés à être déployés aux côtés - pas en même temps - des bâtiments de l'IFREMER™ dont les missions se militarisent de plus en plus , si elles ont été civiles un jour .

Ceci amènera la France et d'autre pays à devoir clarifier le statut de ces bâtiments civils qui sont de plus en plus engagés dans des missions à caractère militaire ou servant les marines militaires de leurs pays respectifs car de nombreux états pourraient être amenés à leur interdire l'accès de leurs eaux territoriales ! Si la participation de l' Akademik IOFFE à des manœuvres navales Russes peut être pointée du doigt , il faut aussi évoquer les missions du Pourquoi-pas ? au profit du SHOM

Enfin , at last but not the least , Madame PARLY et Mongénéral  BURKHARD parlent de coopération " avec nos alliés de l'OTAN " . C'est ahurissant dans la mesure où il s'agit d'un discours censé mettre en avant l' " autonomie stratégique "™© et l' " autonomie technologique "©™ de la France . Cela signifie que pour acquérir éventuellement des briques technologiques nécessaires au développement de ces systèmes les opérateurs Français devront partager au travers d'une " diode informationnelle " les données collectées lors des missions de ces drones . On ne peut s'empêcher de penser ici aux nacelles de collecte de renseignement vendu par les Etats-Unis à la France pour les  drones Reaper™ . Il est même fort possible que l'autonomie dans le choix des missions ne soit pas totale pour la Marine Nationale et l'IFREMER™ et ces deux entités se verront assigner des " zones de responsabilité " afin d'y relever des données comme le profil bathymétrique . Je parle de " diode informationnelle " car l'information risque de mieux circuler dans un sens que dans l'autre et il ne faut pas être un grand clerc pour savoir dans lequel ! Cette chronique d'une servitude annoncée est même explicitement reconnue puisque Mme. PARLY nous annonce que la doctrine stratégique évoluera selon " les préoccupations stratégiques de nos alliés et de l'OTAN " ... ( A t=21'00 ) 

L'océanographie cela sert avant tout à faire la guerre ! 

Nota : Il faut noter que contrairement à ce qu'affirme la vidéo de l'IFREMER™ la France n'est pas la quatrième nation à avoir développé un drone " grande profondeur " piloté par une IA équipé de capteurs comme des sonars , des appareils de prélèvement physico-chimiques , des caméras mais la cinquième . Il faut en effet signaler le XLUUV Vityaz-D de CKB-Rubin™ qui a effectué une plongée à plus de 10 000 m de profondeur dans la fosse des Mariannes dés 2020 et dont un second prototype effectuera une campagne d'essais cette année afin d' " explorer des épaves dans les profondeurs de l'Océan Pacifique "  ! 

 

Ps : J'imagine que le pôvre " Commandant COUSTAUD " ( SIC ! ) doit faire des triples saltos comme Flipper en voyant son nom écorché de cette manière ... 

Seabed warfare : La Marine Nationale se jette à l'eau ...

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Publié le 19 Novembre 2021

Désormais le " Seabed warfare "concerne - presque - toutes les activités militaires . 

Sans vouloir polémiquer sur les défauts réels ou supposé de cet avion , lors d'un vol de routine l'un des huit F-35B du N°167 Squadron de la RAF s'est abimé avant-hier dans les eaux internationales de la Méditerranée au moment du décollage du PA HMS Queen Elisabeth entre l'Egypte et Chypre . L'une des premières priorités de la Royal Navy - et bien sûr de ses alliés - semble être désormais la récupération de cette épave ou du mois l'assurance qu'elle ne pourra être récupérée par "personne" ! 

Les " usual suspects " sont bien sûr ici les ... Russes !

Lors de la croisière de l'Admiral Kouznetsov au large des côtes Syriennes dans la lutte contre les terroristes de l'Etat Islamique deux aéronefs ont été perdus lors des manœuvres de décollage et d'appontage , un Sukhoi Su-33 et un Mig-29KR.

Au début de l'année 2017 la Marine Russe a dépêché sur place le navire océanographique YANTAR dont les drones et submersibles ont procédé au " nettoyage " des épaves de tout équipement sensible comme en particulier les systèmes d'identification IFF et les calculateurs de bombardement et à leur destruction .

Il faudra en tout état de cause estimer de manière précise la zone de chute de l'appareil , se poser la question de savoir si il a " plané " dans la colonne d'eau au cours de sa chute vers le fond de la mer Méditerranée avant de se lancer dans toute opération éventuelle de récupération au regard de la bathymétrie locale . L'épave peut livrer des secrets comme l'avionique bien sûr mais aussi son revêtement . Une récupération à la " James Bond " est en tout cas très peu probable et on a très peu de chances d'assister à des combats au poignard ou au fusil sous-marin à air comprimé  entre plongeurs de camps opposés ...

L'opération de récupération se fera très probablement au travers d'une coopération Anglo-Etasunienne , la Grande-Bretagne ne disposant pas des moyens nécessaires sur zone selon The Times .

Les Etats-Unis pourraient ainsi fournir le détecteur TPL-25 ( Towed Ping Locator ) 

L'opération de renflouage pourrait se faire au moyen de bouées qui seraient accrochées à l'épave par des drones sous-marins ou au moyen d'un system FADOSS : Flyaway Deep Ocean  Salvage System .

 

F-35 en péril  : La course des airs vers les fonds des mers à la recherche de l'épave du F-35 .
F-35 en péril  : La course des airs vers les fonds des mers à la recherche de l'épave du F-35 .
F-35 en péril  : La course des airs vers les fonds des mers à la recherche de l'épave du F-35 .

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Publié le 5 Novembre 2021

Comme je l'ai écrit dans un article précédent , " L'océanographie , cela sert , d'abord , à faire la guerre " .

Dans cet article j'ai évoqué le statut des navires de recherches océanographiques dont les missions de recherche présentent désormais presque toutes des caractères duaux , civils et militaires .Si le YANTAR " Russe est clairement identifié comme appartenant au GUGI , que les navires Chinois appartiennent à des organismes étatiques que l'on pourrait qualifier de " duaux " , qu'en est il du " N/O POURQUOI-PAS ? " de l'IFREMER™ qui mène des missions au profit de la Marine Nationale ? 

Au moment même où j'écrivais cet article une nouvelle étape dans ce conflit " froid " de la guerre de la collecte du " Big-Data " océanique venait peut-être d'être franchie avec la saisie à quai depuis le 1er novembre 2021 par les autorités Danoises du navire de recherches océanographiques Russe RV Akademik IOFFE - НИС Академик Иоффе au prétexte d'une action en justice menée par une société de charters Canadienne . Dans une action qui pourrait être assimilée à de la piraterie d'état les autorités portuaires Danoises ont arraisonné l' RV Akademik IOFFE de l'institut océanographique CHIRCHOV de Moscou alors qu'il mouillait dans le port de SKAGEN pour un ravitaillement .

Si ce navire est bien au centre d'un imbroglio judiciaire avec la société de charters Canadienne One Ocean Expeditions Ltd il n'en demeure pas moins que le zèle spécieux avec lequel les autorités Danoises ont procédé à l'arraisonnement du navire et à la saisie des documents de bord cache très probablement une action destinée à se saisir de documents liés à la recherche acoustique en milieu marin . Au travers d'un puits central de 2m de diamètre débouchant dans un compartiment intérieur ce navire était en effet spécialisé dans la recherche sur la transmission acoustique en milieu marin sur de longues distances . Le RV Akademik IOFFE et son sister-ship le RV Akademik VAVILOV qui présentent bien-sûr des caractéristiques identiques sont conçus pour mener ensemble les recherches dans le domaine acoustique de manière à fonctionner comme des " émetteurs/récepteurs monoblocs "  et ceci de manière symétrique . La complexité ne réside pas tant dans la conception de ces dispositifs mais dans leur appariement et leur calibration dans des conditions de mer et de colonne d'eau diverses .

Ces recherches qui si elles concernent par exemple la communication entre les cétacés ont bien sûr aussi des applications militaires . Cette classe de navires est aussi équipée pour assurer la collecte d'échantillons des fonds marins dans une procédure de revendications de souveraineté sur le plateau continental . Le 26 octobre dernier ce navire revenait ainsi de sa 59 éme  mission destinée à étudier les fonds marins avec des collectes d'échantillon . 

Cet arraisonnement cherche ainsi très probablement à priver temporairement la Russie - et surtout la marine Russe - d'un instrument de collecte de paramètres indispensables à la guerre sous-marine et au " seabed warfare " .  Le RV Akademik VAVILOV navigue souvent dans les eaux de puissances Occidentales - et en particulier dans les eaux de pays membres de l'OTAN - dans le cadre de recherches océanographiques internationales . La marine Russe devra désormais tenir compte  de cette possibilité de saisie avant d'autoriser la participation de ces navires à ces campagnes de recherche et envisager une militarisation de ces navires de recherche océanographiques ou alors assurer une protection militaire lors de leurs croisières . De la même manière les deux navires de recherches en cours de construction dans les chantiers navals Russes et dont le lancement est prévu en 2024 doivent intégrer , il est encore temps , la problématique de d'une autonomie accrue et de l'autodéfense . Autonomie accrue pour ne pas être dépendants de ravitaillements dans les ports " Occidentaux " et autodéfense minimum pour faire face à des tentatives d'arraisonnement en mer . 

Le temps des scientifiques est passé , vient celui des militaires et l'acte de piraterie des autorités Danoises vient de marquer la fin de l'ingénuité dans la recherche océanographique . 

C'est la seule leçon à tirer de cet acte de piraterie d'état du gouvernement Danois qui agit certainement de manière servile  sous les ordres de l'OTAN . De la même manière le gouvernement Russe se doit de répondre de manière ferme à cet acte de piraterie en frappant des intérêts Danois , en particulier des intérêts maritimes liés à la " guerre océanographique ". Le théâtre des opérations Arctique est particulièrement adéquat  pour organiser cette riposte . Le Danemark comme la Fédération de Russie est membre du Conseil de l'Arctique et les deux états s'y affrontent régulièrement . Ces deux états sont aussi en conflit quand à la délimitation des zones de souveraineté sur le plateau continental Arctique . Le gouvernement Danois avait aussi essayé à plusieurs reprises de mettre en place des obstacles judiciaires et législatifs pour empêcher la pose du gazoduc Nord-Stream 2 dans ses eaux territoriales  avant de finalement autoriser celle-ci . La 1ére ministresse Danoise Mette FREDERICKSEN a ainsi réitérée son opposition à la mise en service do gazoduc à la conférence COP26.

 

 

 

Piraterie d'état : Le "RV Akademik IOFFE " otage de la " Guerre océanographique " ?
Coupe longitudinale du RV Akademik IOFFE avec localisation du puits et de la chambre anéchoïque pour les recherches acoustiques . Le puits fait office aussi de puits de tranquilisation .

Coupe longitudinale du RV Akademik IOFFE avec localisation du puits et de la chambre anéchoïque pour les recherches acoustiques . Le puits fait office aussi de puits de tranquilisation .

Les deux navires de recherches océanographiques Russes en construction . On distingue sous la quille le débouché des puits destinés aux recherches de propagation acoustique . Il est difficile de savoir s'il s'agit d'une adaptation à la structure existante ou si ces puits auront une longueur réglable - comme dans un tuba - afin de pouvoir disposer d'une impédance acoustique variable ?

Les deux navires de recherches océanographiques Russes en construction . On distingue sous la quille le débouché des puits destinés aux recherches de propagation acoustique . Il est difficile de savoir s'il s'agit d'une adaptation à la structure existante ou si ces puits auront une longueur réglable - comme dans un tuba - afin de pouvoir disposer d'une impédance acoustique variable ?

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