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Publié le 20 Mars 2026

Alors que viennent de se terminer en Iran les les obsèques des 87 marins de l'IRIS Dena torpillé par un submersible étasunien le 4 mars 2026 au large du Sri-Lanka il est nécessaire de donner au lecteur francophone le point de vue de l'un des témoins - involontaire mais décisif - de ce crime de guerre, le Président du Sri-Lanka Mr. Anura Kumara DISSANAYAKE.

Comme le soulignent de nombreux commentateurs régionaux son action politique courageuse en accordant un droit de port neutre au navire IRIS Bushehr conformément aux conventions internationales démonétise considérablement l'Inde , et plus particulièrement l'État BéJiPiste Modien ,  qui se pose en " fournisseur de sécurité " dans ...l'Océan Indien  Le Premier Ministre Mr. Narendra MODI s'était ainsi présenté en octobre 2025 comme le " gardien de l'Océan Indien". Les exercices MILAN 26 étaient considérés  par les analystes régionaux comme un aboutissement du " soft power " Indien , ils risquent de devenir un boulet diplomatique.   Cette posture diplomatique et stratégique est connue sous le nom de " Doctrine MAHASAGAR " . 

D'autres commentateurs soulignent la destruction d'un " système international basé sur des règles " mais peut-être est ce que les États-Unis recherchent , en particulier dans le domaine maritime?  Après avoir envisagé le " retour des corsaires " contre le commerce maritime Chinois , l'USN envisage de piéger - en temps de paix - les goulets d'étranglement de ce commerce maritime Chinois par des " mines-torpilles dormantes " de type Hammerhead™ . 

Il faut rappeler ici que l'IRIS Dena revenait de l'exercice naval MILAN 26 qui s'était tenu en Inde et que plus de 90% de sa navigation avant son torpillage au large de port de Galle s'est déroulée dans la ZEE Indienne , le long de la côte Orientale - Golfe du Bengale - entre Visakhapatnam où s'était tenu l'exercice et le Détroit de Palk. Les images de fraternisations entre les marins indiens et les marins Iraniens n'en sont que plus embarrassantes pour les chefs politiques et militaires indiens dont le ministre de la défense Rajnat SINGH. La question de l'implication des chefs politiques et militaires indiens dans ce crime de guerre est d'autant plus pertinente , malgré leurs dénégations , que selon les accords Communication Compatibility and Security Agreement ( Comcasa ) et Logistics Exchange Memorandum of Agreement ( LEMOA ) ceux-ci sont tenus de partager des données " sensibles " sur les espaces maritimes. 

De nouvelles révélations officielles du chef d'État Sri-Lankais nous apprennent que le 26 février 2026, quelques heures avant le début de l'agression Israélo-étasunienne contre l'Iran , le gouvernement Sri-Lankais avait refusé le stationnement de deux aéronefs étasuniens équipés de missiles anti-navires en provenance de la base de Djibouti pour la période du 4 au 8 mars 2026 . On peut donc supposer avec un certain degré de certitude que ces aéronefs avaient été missionnés pour attaquer l'IRIS Derna et les autres navires Iraniens à l'issu des exercices MILAN 26 , sur leur route de retour. Cette posture diplomatique que l'on ne peut pas ne pas s'empêcher de qualifier de courageuse contraste énormément avec la posture des chefs politiques et militaires français qui autorisent le ravitaillement d'avions militaires étasuniens sur la BA125 d'Istres ( BdR )  en se retranchant derrière des arguments fallacieux.

Certains chefs politiques Indiens de l'opposition n'hésitent pas désormais à soupçonner que les chefs politiques et les chefs militaires Indiens auraient collaboré d'une manière ou d'une autre avec les forces armées étasuniennes , ceci malgré le droit de port neutre accordé à Cochin au navire IRIS Lavan. A minima beaucoup s'accordent comme Mrs. Sonia GANDHI à parler d'une " capitulation morale " du gouvernement Indien. 

Il faut noter ci que ce n'est pas la première fois que des navires de guerre Iraniens accostent au Sri-Lanka. Ce fut le cas par exemple avec l' " escale de courtoisie " de l'IRIS Bushehr et de l'IRIS Tonb le 21 février 2024. Déjà en octobre 2024 le gouvernement Sri-Lankais avait autorisé la visite d'un navire-école de la MAPL . Cette visite avait suivi la décision des autorités Sri-Lankaises de mettre en place en 2024 un moratoire d'une années aux accostages des " navires de recherches océanographiques " , ceci après des pressions Indiennes.  Peu après ce moratoire a été suspendu pour des autorisations " au cas par cas ".

Contrairement à l'Inde , nation " dotée " de plus de 1 milliard d'habitants qui ne cesse de se surarmer désormais principalement auprès de fournisseurs occidentaliens , le " petit " Sri-Lanka apparaît désormais comme un des rares États de la région à pouvoir se targuer d'être un " honnête courtier " dans la résolution des crises régionales et à ce titre d'être un " gardien" de l'Océan-Indien.

Déclarations du président Anura Kumara DISSANAYAKE lors du point de presse spécial tenu au Secrétariat Présidentiel.

Note de la rédaction : On notera que le Président DISSANAYKE a un narratif proche de celui de Mrs Sônia GANDHI concernant l'assassinat de l'Ayatollah Seyeed Ali KHAMENEI. Il reprend en particulier le concept Hindou de " l'unité de l'humanité " ou Vasudhaiva Kutumabakam qu'elle avait mis en avant .

Particulièrement dans le contexte de ce conflit au Moyen-Orient, ainsi que dans tout différend international, notre position et notre neutralité exigent que nous ne permettions en aucun cas que notre territoire terrestre, nos zones maritimes ou notre espace aérien soient utilisés de manière partiale par une nation impliquée dans un conflit, ni d'aucune manière qui cause un préjudice à une autre nation.

Par conséquent, dès le début de ce conflit, nos actions et nos déclarations se sont fondées sur ce principe. C’est dans ce contexte qu’est apparue la question des deux navires Iraniens. Même pour cette affaire, nous continuons de suivre le principe de neutralité. Parallèlement, en tant que nation et en tant qu’État, tout en préservant notre neutralité, nous plaçons l’humanité au-dessus de tout. Nous n’hésiterons jamais à protéger l’humanité. Si des mesures s’avèrent nécessaires pour protéger des vies humaines, nous les prendrons sans hésitation, quelles que soient les circonstances. Je suis convaincu que c’est la meilleure politique de gouvernance pour un État et c’est dans ce cadre que nous agissons.

Le 26 du mois dernier, l'Iran a sollicité auprès de notre ministère des Affaires Étrangères l'autorisation d'envoyer trois navires de guerre dans notre port du 9 au 13 mars, sur une période de quatre jours. Cette visite, présentée comme une initiative de renforcement de la coopération, a révélé, après examen, que ces navires se trouvaient à proximité, mais en dehors de notre zone maritime nationale. Or, comme chacun sait, une visite de coopération ne se déroule pas de cette manière ; elle requiert des procédures formelles rigoureuses. Nous avons donc entrepris l'étude de ces procédures. Le 27, nous avons été informés qu'un marin à bord d'un navire actuellement sous notre garde avait été blessé. Il nous a été demandé de débarquer ce marin et l'officier qui l'accompagnait pour des raisons humanitaires. En conséquence, notre marine et notre Armée de l'Air sont intervenues et ont ramené à terre le blessé et l'officier qui lui portait secours, qui ont reçu les soins médicaux nécessaires.

Entre 5 h 08 et 5 h 30, tôt le 4 mars, un navire a été signalé comme ayant été attaqué à proximité de notre zone maritime, à environ 19 milles nautiques du port de Galle. Des signaux de détresse étaient émis depuis cette zone. En réponse, notre Marine et, en particulier, notre Armée de l'Air ont lancé une importante opération. Il convient de souligner que nous avons agi avec neutralité et souci humanitaire. Nos forces sont intervenues rapidement et ont pu secourir 32 personnes. Les corps de 84 personnes décédées ont également été repêchés. Nous avons ramené à terre les 84 corps et les 32 blessés. Ces derniers sont actuellement soignés à l'hôpital de Karapitiya.

Deuxièmement, concernant le navire IRIS Bushehr, objet de ce compte rendu, il a informé le Ministère des Affaires Etrangères le 4 mars qu'il sollicitait l'autorisation d'entrer dans notre port les 4 et 5 mars. Alors que nous discutions des mesures à prendre, notre MAE a tenu des discussions avec le MAE Iranien  

Par ailleurs, l'ambassade d'Iran a maintenu un dialogue constant avec notre Ministère des Affaires Etrangères.

Par la suite, ils [ IRIS Bushehr - NDLR ]  nous ont informés qu'un de leurs moteurs avait été endommagé. Nous avons alors entamé des discussions sur la marche à suivre. Dans notre zone maritime nationale, nous sommes soumis à des conventions et obligations. D'une part, il s'agit d'un navire de guerre appartenant à l'une des parties à un conflit ; d'autre part, nous sommes un État neutre. Comment un État neutre doit-il traiter un tel navire ? À cet égard, nous avons examiné en permanence les pouvoirs qui nous sont conférés et les actions dont nous disposons en vertu d'instruments tels que la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer et la Convention de La Haye de 1907. Il est essentiel de comprendre qu'il ne s'agit pas d'une situation ordinaire. Un État neutre, un navire appartenant à l'une des parties à un conflit et une demande d'accès à nos ports doivent être considérés dans le strict respect des conventions et obligations internationales.

Par conséquent, cette affaire ne doit pas être traitée à la hâte. Nous devons parvenir à un accord entre les parties concernées, conformément aux conventions et engagements internationaux. Des discussions ont donc eu lieu entre le capitaine du navire et les officiers de notre marine. Des échanges ont également eu lieu avec les ambassades concernées, l'ambassade d'Iran étant particulièrement tenue informée tout au long du processus. À l'issue de ces discussions, nous avons proposé de prendre en charge l'équipage et le navire, sous réserve d'accords et d'ententes.

Un accord a été conclu entre les parties. Un consensus a également été trouvé concernant l'évacuation de l'équipage et le lieu d'amarrage du navire.

Bien que le navire se trouvât à proximité du port de Colombo, ce dernier étant notre principal port commercial, sa présence dans nos eaux risquerait de perturber gravement notre activité maritime. C'est pourquoi nous avons décidé de ne pas l'amener au port de Colombo, mais de le conduire plutôt au port de Trincomalee. Toutefois, avant ce transfert, nous avons décidé de débarquer l'équipage au port de Colombo. Un de nos navires s'est donc approché et l'opération de sauvetage est en cours. Selon les dernières informations, des dispositions ont été prises pour débarquer 208 personnes, dont 53 officiers, 84 élèves-officiers, 48 ​​sous-officiers supérieurs et 23 matelots. Leur transfert vers nos navires et leur arrivée au port de Colombo ont déjà été entrepris.

Par la suite, avec l'équipage nécessaire et en coordination avec notre personnel naval, nous prévoyons de conduire le navire jusqu'au port de Trincomalee. Nous ne tenterons de le déplacer vers Trincomalee qu'après avoir finalisé les dispositions nécessaires au débarquement de ce groupe. Ainsi, notre position est très claire : nous n'agissons de manière partiale envers aucun État et nous ne nous soumettons à aucun État.

Nous sommes un État souverain et indépendant. En tant que gouvernement, nous avons une responsabilité envers nos espaces maritimes , une responsabilité envers notre État et une responsabilité envers notre peuple. Ces responsabilités sont primordiales. Nous ne devons prendre aucune décision qui mette en danger notre peuple ou nos espaces maritimes. Par conséquent, les décisions que nous prenons sont prises en accordant la priorité absolue à notre peuple et à notre patrie. Quelles que soient les protestations ou les pressions extérieures, nous ne cédons pas à la panique et n'agissons pas de manière inconsidérée.

Notre position a toujours été de préserver notre neutralité tout en manifestant nos valeurs humanitaires. Nous sommes convaincus qu'aucun civil ne devrait mourir en temps de guerre. En tant qu'État, nous considérons chaque vie humaine comme égale à la nôtre. Nos décisions ont été prises en conséquence. Dans ce conflit, nous appelons toutes les parties à faire preuve d'un engagement en faveur de la paix mondiale. À l'heure actuelle, cet engagement est essentiel. Des vies sont perdues et le risque d'une grave crise économique mondiale est réel. La guerre plonge des sociétés entières dans des défis complexes et profonds.

Ce dont le monde a besoin de toute urgence aujourd'hui, c'est de paix. C'est pourquoi nous appelons toutes les parties à s'engager en faveur de la paix. En tant qu'État, nous sommes prêts à soutenir chaque initiative prise dans ce sens. Les actions que nous avons entreprises s'inscrivent dans cette perspective. J'ai constaté qu'aujourd'hui a été marquée par une forte désinformation et des affirmations illogiques, présentées tantôt comme des accusations, tantôt comme des critiques ou des tentatives d'intimidation. Face à cela, notre gouvernement est intervenu de manière à préserver la réputation et la dignité de notre pays, à protéger les vies humaines et à témoigner de notre attachement aux conventions internationales. Cette intervention est toujours en cours.

Nous croyons fermement qu'il s'agit de la ligne de conduite la plus courageuse et la plus humanitaire qu'un État puisse adopter.

 

Le - courageux - Président Sri-Lankais Anura Kumara DISSANAYAKE

Le - courageux - Président Sri-Lankais Anura Kumara DISSANAYAKE

UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.
UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.
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Publié le 16 Janvier 2024

Je profite d'un moment de répit dans mes activités professionnelles pour reprendre contact avec vous ! Si vous n'êtes pas tous partis ...

Tout d'abord vous savez que je ne cautionne pas le géo-constructivisme " Indo-Pacifique "  , un concept créé par un officier de marine Indien , mais je l'emploie ici pour augmenter la lisibilité de de mon blogue et son référencement . Je laisserai de côté aussi pour le moment les " événements "en cours en Mer Rouge bien que cette actualité peut y être liée .

Ce retour se fait au travers d'une actualité largement occultée : La décision des autorités Sri-Lankaises d'interdire pour une durée de un an à partir du 1er janvier 2024 la relâche des navires océanographiques Chinois dans un port Sri-lankais  et la demande du gouvernement Maldivien de l'évacuation du contingent militaire Indien de l'archipel d'ici le 15 mars 2024.

On pourrait presque parler de " match nul " diplomatico-militaire puisque chacune des deux décisions a été manifestement prise sous la pression , dans le 1er cas de l'Inde de M. Narendra MODI et des Etats-Unis comme l'explique cet article de The Maritime Executive™ et dans le second cas sous les " conseils "de la République Populaire de Chine . La seconde décision étant aussi à mettre en relation avec la guerre en cours dans la bande de Gaza : Plusieurs vice-ministres Maldiviens ont eu des propos peu amènes - pour rester neutre - à destination de l'Inde et du 1er ministre M. Narendra MODI et ceci en relation avec le positionnement de l'Inde dans le conflit en cours . Le gouvernement Israélien a même émis une alerte à destination de ses ressortissants , leur déconseillant de se rendre aux Maldives .

Sur le plan opérationnel il est difficile d'évaluer l'impact de l'interdiction de relâche des navires océanographiques Chinois et cela affectera très probablement leur capacité à cartographier la ZEE Sri Lankaise , non pas tant pour y faire un relevé de ressources mais plutôt pour y cartographier la bathymétrie , y faire des relevés physico-chimiques de la colonne d'eau pour la guerre sous-marine . Comme vous le savez , vous amis lecteurs , " L'Océanographie cela sert , surtout , à faire la guerre ! "

Si le mouvement " QUIT MALDIVES ! "™®  , en fait  " INDIA OUT ! " , n'affectera en surface que 60-70 de militaires Indiens assurant la logistique de deux hélicoptères et d'un avion de transport léger - officiellement pour des missions d'évacuation sanitaire mais aussi pour des missions de surveillance des approches maritimes -  il pourrait en fait surtout concerner des officiers de renseignement du RAW -   Research and Analysis Wing que le nouveau Président M. Mohamed MOUIZZOU semble accuser des menées subversives au sein des populations Indo-descendantes dans ce que les chefs politiques et militaires Indiens semblent considérer comme leur " arrière-cour ". C'est le cas par exemple à Maurice .  Il y a quatre ans et demie , des rumeurs circulaient que  cette officine barbouzarde  avait réussi à étouffer les tentatives Sino-Pakistanaises de s'implanter dans l'archipel . Ce qui semble en cours ... Aux Maldives les agents de RAW auraient bénéficié jusqu'à présent sinon de la complicité du moins de la passivité du gouvernement précédent .

Au moment où les Maldives s'éloignent - diplomatiquement - de l'Inde , l'archipel cherche à se rapprocher de l' "Islamosphère " et en particulier de l'Iran avec lequel les relations diplomatiques avaient été rompues depuis sept ans. L'archipel pourrait ainsi jouer un rôle majeur dans les transferts Ship To Ship de " pétrole fantôme ".

Si les navires océanographiques Chinois ne pourront plus faire relâche dans le port de Colombo au Sri-Lanka , ils pourront parfaitement le faire au port de Malé . De nombreux navires - civils et militaires et même " duaux " - Chinois ont déjà fait escale aux Maldives et les navires océanographiques Chinois ont essentiellement besoin de capacités de soutage et d'avitaillement , voir de relâche pour la relève des équipages . Le nouveau Président Maldivien serait d'ailleurs favorable à une relâche du navire océanographique Xiang Yang Hong 3 à Malé  alors que le gouvernement Maldivien a mis fin dés le 3 décembre 2023 à un accord de recherches océanographiques avec l'Inde .

La diplomatie Bharatienne* reconnait d'ailleurs elle-même les limites de l'ingérence Modiste et de son influence dans l' " Indosphère " . Le MAE Bharatien a ainsi déclaré il y a 48 h que " Je ne peux pas vous garantir que dans chaque pays , chaque jour tout le monde nous - [ les Bharatiens  NDLR ] -soutiendra "  L'échec de cette politique d'influence dans le " pré salé carré " Indien qu'a constitué l'élection de M. Mohamed MOUIZZOU quelques jours seulement  après la tenue du somment du G20 en Inde est analysé dans cert article de NikkeiASIA™ .

Sur le plan de la géopolitique des ressources le gouvernement Maldivien est parfaitement conscient que dans le cadre de sa nouvelle posture diplomatique et stratégique il devra réduire sa dépendance vis à vis de la Bharatie dans le domaine de la fourniture des médicaments , de la nourriture mais aussi des revenus liés au tourisme . La République Populaire de Chine est bien sûr considéré par la nouvelle direction Maldivienne comme le partenaire privilégié mais non exclusif .

Pour mémoire , les Maldives jouent un rôle de plus en plus important dans la géopolitique des infrastructures de communications par fibre optique .

* Désormais pour satisfaire aux volontés de M. Narendra MODI , le toponyme " Inde " sera de plus en plus souvent remplacé par " Bharat " .

[ MAJ du 17/01/2024 ] vers 16h00 : Correction du nombre de militaires Indiens .

Chine - Inde - Sri Lanka - Maldives : Demain la liberté ! Match nul dans l' " Indo-Pacifique" ?

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Publié le 9 Janvier 2023

Un conflit " gelé " , c'est le cas de l'écrire : Celui entre l'Inde et la République Populaire de Chine au LADAKH

Avec une innovation ( même si la rumeur date de 2018 ) : Les unités de l'APL en opération en haute altitude seraient dotées de respirateurs à oxygène portables alimentés par batteries . Cette utilisation permettrait une meilleur résistance au froid , une meilleur perception de l'environnement , une diminution des œdèmes . Selon certaines sources ces respirateurs individuels portables seraient du modèle de ceux livrés par la RPC à l'Inde durant le pic de la crise du COVID-19 . 

La MAPL avait avait déjà équipé ses casernements au TIBET et au LADAKH de modules d'habitation - chambres hyperbare - équipés d'une atmosphère enrichie en oxygène .    

Je vous avez déjà causé de l'aguerrissement à la guerre en montagne et aux conditions de grand-froid des militaires de l'APL en opération sur les "plateaux " .

Il faut noter que la technologie de ces générateurs nécessite la maîtrise de la technologie des batteries devant fonctionner par basses températures parce qu'il s'agit apparemment d'autre chose que de simples " bouteilles " d'oxygène mais plutôt d'un concentrateur d'oxygène portable .

 

 

Two Tribes ! Ah , le bon air des montagnes ...En bouteille ! Two Tribes ! Ah , le bon air des montagnes ...En bouteille !

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Two-Tribes, #Two-tribes, #Guerre en montagne, #Asie, #Ladakh, #Inde, #Technologies

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Publié le 15 Août 2022

Rédigé par DanielB

Publié dans #Histoire, #Géohistoire, #Asie, #Inde, #BRICS - IBAS, #Indo-Pacifique, #Ce jour là

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Publié le 3 Février 2021

Selon plusieurs sources Indiennes , l' APL aurait déployé prés de 350 blindés au Ladakh dont un " nombre significatif " de chars de 3éme génération " Type 99 " . Ce nombre élevé est bien sûr à confirmer .

Avec le blindé léger " Type 15 " que de nombreux spécialistes Occidentaux considèrent particulièrement adapté aux hautes altitudes c'est le second blindé que les Chinois ont testé en haute altitude qui est déployé au Ladakh face à l'Inde  .  Si les essais en altitude de ce blindé ont commencé en 2015 , plusieurs vidéos des manœuvres de la 76éme armée de l'APL ont été diffusées lors des exercices de juin 2020 qui se seraient déroulés à une altitude de 4200 m. 

Les blindés Indiens de type T-90 " Brishma " sont considérés comme très peu adaptés aux combats en haute altitude en raison d'une motorisation - indigène - pas assez puissante.

 

Two-tribes : Les chariots de guerre de l'empereur XI déployés au Ladakh .

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Publié le 28 Janvier 2021

En matière de géopolitique et de sécurité il faut toujours se référer à la " telluricité " des lieux mémoriels et et historiques .

C'est le cas actuellement en Inde avec une Jacquerie qui soulève des dizaines de millions de paysans face au gouvernement National-Hindutviste de Narendra MODI et ses réformes libérales en matière agricole .

Ces manifestations gigantesques de plusieurs dizaine de millions de personnes sont très peu couvertes par le Mainstream - à contrario de l'agitation groupusculaire pro Navalny en Russie - principalement en raison du conflit au Ladakh avec la RPC où l'Inde est présentée comme le " rempart du monde libre " face au péril Jaune et Rouge que constituerait la RPC . Cette tolérance de ce " Monde Libre "' ™© vis de l' illibéralisme politique et sociétal de Modi - motivée par son libéralisme économique - est toutefois de plus en plus remise en question au sein des chancelleries Asiatiques et Occidentales .

Lors des manifestations qui se sont déroulées hier dans la capitale fédérale NEW-DELHI un groupe de manifestants Sikhs a brisé les cordons de sécurité de la police et a hissé le drapeau national Sikh au côté du drapeau Indien sur le Fort-Rouge . Ces manifestations coïncident avec le " Republic Day " qui marque l'adoption de la constitution du 26 janvier 1950.

 Le Fort-Rouge qui a été construit au début du XVIIéme siècle a été le siège du pouvoir Mogol jusqu'en 1857 , début de l'administration coloniale Britannique. C'est sur ses remparts que le 1er ministre Jawaharlal NEHRU y a fait hisser pour la première fois la bannière Indienne le 16 aout 1947.

Ce n'est pas la première fois que le Nishan-Sahib est hissé sur le Fort-Rouge et cette image est profondément ancrée dans l'imaginaire Sikh et Indien mais aujourd'hui elle revêt un caractère particulier compte tenu de l'orientation Hindutviste des chefs politiques - et militaires - Indiens .   De nombreux Indiens font ainsi référence à la prise du Fort-Rouge le 9 mars 1783 face aux Mogols . C'est donc un imaginaire qui est contemporain pour les Indiens de l'imaginaire de la révolution Française de 1789 . 

Si pour le moment le caractère ethnique et confessionnel transparaît peu au sein du mouvement de protestation contre les réformes agraires de Narendra MODI cet épisode de la bannière nationale Sikh hissée au sommet du Fort-Rouge est peut-être l'une des premières manifestations de cette  fracturation ethnique et confessionnelle de l'Etat Indien face au National-Hindutvisme ? 

 

 

 

Face au drapeau : Les fermiers Sikhs à l'assaut du Fort-Rouge !
Face au drapeau : Les fermiers Sikhs à l'assaut du Fort-Rouge !
Face au drapeau : Les fermiers Sikhs à l'assaut du Fort-Rouge ! Face au drapeau : Les fermiers Sikhs à l'assaut du Fort-Rouge !

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Two-tribes, #Asie, #Inde, #Ladakh, #Histoire, #Géohistoire, #Histoire militaire

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Publié le 10 Décembre 2020

Tout le monde connait cette interjection de l'amiral ACKBAR lors de la bataille d'Endor lorsque qu'il se rend compte que la flotte de l'Alliance Rebelle se retrouve face aux croiseurs de l'Empire Galactique et que le bouclier de protection de l'Etoile Noire n'a pas été désactivé : " IT'S A TRAP ! " , " C'EST UN PIÉGE ! " .

La RPC aurait elle attiré l'Inde dans le piège d'une guerre d'attrition au Ladakh ? C'est la réflexion que semblent développer des analystes de plus en plus nombreux à travers la planète et aussi en Inde .Ce terme de " guerre d'attrition " s'il a été évoqué pour la première fois par Minnie CHAN dans un article du SCMP le 25 septembre 2020 dans la presse Chinoise vient d'être repris pour la première fois par la presse Indienne le 5 décembre dernier. Une stratégie d'attrition est une stratégie dans laquelle l'objectif est d'user les forces combattantes et les réserves ennemies, plutôt que la progression en terrain ennemi ou la destruction/occupation d'objectifs ennemis .Dans le cas d'espèce il semble que les atermoiements des militaires Chinois face à leurs homologues Indiens lors des séances de négociation n'avaient pour but que d' " enferrer " l'armée Indienne au Ladakh et à lui imposer une logistique couteuse . 

Cette article du 5 décembre 2020 révèle aussi des statistiques terribles :  De 2011 à 2013 les forces armées Indiennes ont eu un taux d'attrition de l'ordre de 20% lors de leurs engagements sur des théâtres d'opérations montagneux, en particulier sur le glacier du SIACHEN face au Pakistan . C'est à dire qu'au cours de ces déploiements sur des théâtres d'opérations en montagne , un militaire Indien sur cinq a été mis hors de combat du fait de maladies ou de causes non-militaires : Œdèmes , mal aigu des montagnes , thromboses , engelures , cécité , chute dans des crevasses , avalanches ,... Un chiffre absolument terrible non seulement pour l'armée Indienne mais pour la société Indienne . Il est en effet peu probable que ces militaires ont pu rejoindre un service actif après leur blessure et dans une société Indienne qui ne connait pas de " sécurité sociale " ces militaires rendus à la vie civile ont du se clochardiser ou devenir une charge pour leur famille .

Les autorités Indiennes n'ont pas cessé ces dernières semaine de mettre en avant les " exploits logistiques " de leur unités avec en particulier l'acheminement de dizaines de milliers de tonnes de kérosène dans la région de LEH . Ce carburant est indispensable à haute altitude et par grand froid pour non seulement chauffer les logements des militaires mais aussi pour réchauffer leur nourriture avec des réchauds portables . On notera dans ce dernier article que le kérosène acheminé à 3500 m d'altitude depuis la plaine Indo-Gangétique subit deux ou trois ruptures de charge avant son arrivée en première ligne dans le réchaud du biffin .

Or l'imposition de cette logistique couteuse et consommatrice de ressources militaires ( camions , Il-76 , C-17 et peut être bientôt des A330 MRTT ) - on se souviendra du 1 litre d'essence utilisé pour transporter 1 litre d'essence jusqu'aux Ardennes en 1944 - n'est-ce pas là l'objectif que se sont fixé les Chinois en faisant durer les négociations ? Ce serait fort possible si l'on considère que l'APL utilise principalement des baraquements isolés et chauffés à l'énergie solaire en première ligne ainsi que des rations de combat autochauffantes et donc réduit grandement ce que l'on pourrait appeler le " cout logistique " sur ce secteur du kérosène . Il serait même intéressant que lors d'une prochaine exposition " Dans la peau d'un soldat " aux Musée des Invalides l'APL présente ses baraquements chauffés à l'énergie solaire et ses rations de combat autochauffantes . Elle pourrait même en offrir des échantillons au Musée des troupes de montagnes de GRENOBLE 

Sur le plan des approvisionnements en eau l'APL a développé des techniques de forage dans les régions montagneuses  , tout comme l'Armée Indienne d'ailleurs . 

Selon le Major General A.P. SINGH cité dans l'article de The Indian Express le " taux d'attrition " a considérablement diminué dans les unités déployés dans les zones montagneuses depuis le début de la décennie  . Mais même s'il a diminué de moitié , en particulier par l'importation de matériel Arctique usagé des Etats-Unis , c'est à dire 10% cela signifie quand même qu'en avril 2021 au moins 5000 militaires Indiens auront été mis hors de combat . Selon une " source anonyme " cité par ce même article , c'est à dire un militaire à qui on a donné la mission de diffuser une information , le taux d'attrition durant la première phase de ce déploiement " n'est pas alarmant "et " dans la fourchette attendue " ! Comme ces militaires ont été déployés en toute vitesse et avec un minimum de phase d'acclimatation depuis leur transfert depuis la plaine Indo-Gangétique on peut supposer qu'un phénomène de " surpertes " peut toutefois se manifester dans cette première phase . Un ou 2% de taux d'attrition cela signifie quand-même que déjà qu'entre 500 et 1000 militaires ont été mis hors de combat au Ladakh du côté Indien .

L'APL n'est bien-sûr certainement pas exempte de ce phénomène d'attrition comme le révélerait le témoignage d'un militaire Indien : Des ambulances médicales Chinoises sont venu chercher en brancard des soldats de l'APL en première ligne sur la position " finger 4 "sur les rives du lac de Pangong-Tso pour les amener à un poste de premier-secours situé sur " finger 6 " ( voir carte ci-dessous ) . Cela confirmerait juste que contrairement à l'armée Indienne , l'APL a déployé en première ligne des unités médicales destinées à traiter les pathologies des montagnes et du froid avec en particulier ses " célèbres " caissons hyperbares dont l'étude a commencé dés 2013  . Selon certaines sources des dispositifs de réoxygénation portables " de la taille d'un livre " et d'une autonomie de huit heures ont été développés dés 2017 . 

Transporter du kérosène à l'aller et au retour transporter des blessés - dont des grands brûlés - dans un aéronef modulable capable d'opérer depuis la base de LEH , c'est ce qui semble intéresser les chefs militaires Indiens dans l'acquisition de six AIRBUS™ A330 MRTT et est presque une caricature de la situation de l'armée Indienne au Ladakh ! 

 

Two-tribes : " It's a trap ! "  La Chine est-elle en train d'imposer - et de gagner - une guerre d'attrition au Ladakh ? Two-tribes : " It's a trap ! "  La Chine est-elle en train d'imposer - et de gagner - une guerre d'attrition au Ladakh ?
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Publié le 29 Novembre 2020

J'ai déjà évoqué dans ce blogue le conflit lacustre le plus haut du monde sur le lac de Pangong-Tso  . 

Va t'il prendre une tournure sous-marine , subaquatique lacustre , en l'occurrence ? 

Le gouvernement Indien vient de décider de déployer sur les rives de lac des unités commandos de plongeurs spécialisée dans les actions amphibies , les MARCOS pour MARine COmmandoS . De nouveaux moyens de surface , probablement importés à grand frais comme d'habitude , seront aussi déployés sur les rives de ce lac . Les commandos devront donc dans un premier temps se familiariser avec ces bateaux avant d'être opérationnels . Si l'on examine les dernières opérations des MARCOS - destruction des infrastructures portuaires des LTTE de Gurunagar le 21 octobre 1987 - leurs missions pourraient consister à détruire dans le cadre d'une opération amphibie les infrastructures portuaires Chinoises sur les rives du lac ou le réseau de communication 5G mis en place par l'APL . 

L'Inde a déjà utilisé des forces spéciales ethniques - Tibétaines - sur les rives de ce lac pour s'emparer des hauteurs le dominant . Un paramilitaire Tibétain a été tué au cours de cette opération .  Ce recours massif aux unités d'élite de ses forces spéciales en face d'une armée de conscrits comme l'APL montre que dans sa confrontation face à la Chine au Ladakh l'Inde est " débordée " par l'impréparation de ses forces conventionnelles et leur sous-équipement , pour ne pas écrire leur clochardisation . Elle semble verser dans le " syndrome du Capitaine CONAN "* qui voudrait que l'issue d'un conflit dépende de ces forces spéciales et non pas des forces conventionnelles appuyées par la technologie . 

L' APL déjà déployé de son côté des hydrophones à bord de vedettes destinés à identifier des menaces sous-marines contre ses infrastructures .   Des avions et des drones de lutte anti- sous-marine Chinois ont été aussi identifiés dans la région . Il est aussi très probable que l'APL a déployé des drones submersibles "rodeurs" ou " planeurs "  afin de détecter toute pénétration dans ses eaux territoriales . Il faut noter que ceci nécessite une adaptation de la flottabilité du drone aux eaux du lac ainsi qu'une refonte des algorithmes de pilotage . C'est une capacité que la Chine a développé de manière autonome et pour laquelle elle dispose d'une avance considérable sur l'Inde qui n'est capable de produire que des drones " indigènes " ...Dont plus de 70% des technologies sont importées . 

Il est d'autre part très probable que la MAPL ait envoyé elle aussi des unités de commandos marines près du lac de Pangong-Tso mais n'en fasse pas la publicité . 

* Celui-ci dit dans le film éponyme " Eux - [les militaires de la " biffe " ] - font la guerre , nous nous la gagnons " 

 

Two-tribes : Vers une guerre sous-marine lacustre au Ladakh ? Two-tribes : Vers une guerre sous-marine lacustre au Ladakh ?
Two-tribes : Vers une guerre sous-marine lacustre au Ladakh ?
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Publié le 10 Octobre 2020

Comme je l'ai déjà écrit dans ce blogue , l'un des éléments de la supériorité de l'APL au Ladakh dans le conflit qui l'oppose à l'Inde est le blindé léger Type 15 . Celui-ci est particulièrement adapté aux combats à haute altitude et l'Armée Indienne a vite constaté les limites de ses blindés T-72 et T-90 déployés dans la région . Au travers de diverses publications et colonnes dans la presse Indienne on apprend que ce déploiement s'effectue avec beaucoup de problèmes :  Il faut bien sûr relativiser le contenu de ces publications et à chaque fois en mesurer l'aspect " guerre de propagande " à usage externe comme à usage interne ( financements dans le cadre d'une " course aux achats " militaires à l'étranger ) . 

 Le premier est celui du franchissement de torrents pour sur des ponts BAILEY pour les amener en première ligne . Ceux-ci ne sont  manifestement pas dimensionnés pour ce type de matériel . Le blindé Chinois serait lui capable de franchir ce type d'infrastructures , du moins les plus importantes . 

L'Armée Indienne a du ensuite du adapter ses tactiques pour ces blindés dont la motorisation semble atteindre ses limites à haute altitude . Cette limitation influe bien-sûr sur la mobilité du blindé car ses accélérations sont limitées et subissent des " trous " . Un carburant spécial et des huiles de graissage adaptées aux basses températures ont du être utilisés . Selon certaines sources les équipages sont obligés de faire tourner les moteurs de leurs machines au moins deux fois par nuit pour éviter un " serrage " des parties mobiles mais aussi certainement pour se réchauffer . Cette dernière procédure augmente bien-sûr la signature thermique des blindés et facilite leur repérage , surtout en pleine nuit et par temps froid . Elle est d'ailleurs étonnante compte tenu du fait que ces blindés sont appelés à l'origine à évoluer jusque dans les régions arctiques mais il est aussi très probable que ces blindés ont été équipés localement avec une motorisation adaptée à la plaine Indo-Gangétique et au plateau du Deccan   ( ? ) .

Depuis juillet 2020 certains analystes Indiens semblent envisager de se tourner vers la Russie pour se procurer ce blindé léger qui manque à l'armée Indienne pour les combats à haute altitude : Acheter auprès du CMI Russe le chasseur de chars aérostransportable 2S25 Sprut SDM1.

Des sources tant Russes qu'Indiennes indiquent que les pourparlers pour l'acquisition de " deux douzaines " d'exemplaires semblent se concrétiser .( information à la date du 05 octobre 2020 )

Notons ici que les sources Russes reprennent la presse Indienne et il pourrait ici s'agir de la part des chefs politiques et militaires Indiens  d'une " manoeuvre Severstal " destinée à faire du CMI Russe un " lapin de lévrier " dans le cadre  de consultations auprès des Etats-Unis , de la France ,  de la Turquie ou de la Corée du Sud !

 Outre le fait que le 2S25 Sprut SDM1 partage des éléments mécaniques communs avec le BMD-3 et des munitions communes avec le T-72 , ce qui faciliterait sa MCO par l'armée Indienne ,  cette acquisition permettrait au constructeur Russe de finaliser les essais opérationnels du blindé dans un environnement particulièrement difficile .

Pour l'armée Indienne ce blindé léger de 18 tonnes permettrait de franchir la totalité des infrastructures jusqu'aux zones de contact avec l'APL et un avion cargo IL-76 peut en transporter deux à partir d'un stationnement dans la plaine Indo-Gangétique vers l'aéroport de LEH . Il disposerait en outre d'une capacité anti-hélicoptères lorsqu'il est équipé de missiles . Son ratio puissance/poids lui permettrait d'être déployé jusqu'à une altitude de 4000 m. A titre d'information l'altitude du lac de Pangong Tso est de 4250 m. Le débattement en élévation de sa tourelle ne lui permettrait toutefois pas d'atteindre des cibles situées sur des hauteurs à partir du fond d'un thalweg , un problème déjà identifié par l'armée Indienne avec le T-72 . 

Le journal The Global Times a signalé qu'au mois de juin 2020 le Type 15 a participé à des manœuvres a une altitude de 4700 m.

L'achat du chasseur de chars 2S25 Sprut SDM1 serait un retour aux sources pour l'armée Indienne puisque celle-ci a déployé des blindés légers AMX-13 lors du conflit de 1962 avec la Chine dans cette région au moyen d'AN-12 L650.

Rappelons que la masse de ce blindé est de 13-15 tonnes . 

La conception , la fabrication et le  déploiement d'un " blindé léger " capable d'être déployé dans la chaîne Himalayenne face au Pakistan et à la Chine est un véritable serpent de mer - en fait un Yeti des montagnes - en Inde où tous les projets de fabrication indigène depuis 40 ans  sont mort-nés . Aujourd'hui la politique du Make it in India - Atmanirbhar Bharat  se heurte au mur de la réalité pour le CMI Indien , plus particulièrement sur ce point  ! 

Malgré ces échecs répétés depuis quarante ans  le DRDODefence Research and Development Organisation - le DARPA Indien  ) critique l'achat du 2S25 Sprut BMD1 auprès de la Russie et affirme tout à coup que l'industrie Indienne est capable de produire dans un délai de 18 mois un blindé de 34-35 tonnes construit en adaptant une tourelle de 105mm fabriquée par John Cockerill Defense sur un châssis d'obusier automoteur K9 de conception Sud-Coréenne fabriqué en Inde sous-licence. Cette tourelle possède un débattement en élévation positif de 42° et serait donc plus adaptée au combat dans les régions montagneuses .L'industrie Indienne pourrait en produire une centaine d'unités par mois . On peut en douter ... ( voir photo infra ) 

Quoiqu'il en soit si ce marché se concrétise cela va mettre une fois de plus la Russie à l'épreuve dans ses alliances comme c'est le cas actuellement dans le conflit au Haut-Karabakh entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. François MITTERRAND disait en citant le Cardinal de RETZ " On ne sort de l'ambiguïté qu'à ses dépens  " . En choisissant d'honorer ou non ce contrat et avec une implication plus ou moins grande , en prélevant sur les dotations des forces armées Russes par exemple , nous allons vite avoir la réponse ! Est ce que cela " vaut le coup " pour la Russie de créer des suspicions avec la RPC pour un contrat estimé à 63 millions d'Euros ? 

Caractéristiques du 2S25 Sprut SM1 sur le site military-today 

 

 

Two tribes : La Russie va t'elle vendre des chasseurs de chars à l'Inde et être obligée de s'aligner dans le conflit Sino-Indien ? Two tribes : La Russie va t'elle vendre des chasseurs de chars à l'Inde et être obligée de s'aligner dans le conflit Sino-Indien ?
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Publié le 20 Septembre 2020

Jusqu'à présent je vous ai surtout parlé - de manière très critique -  des équipements grand-froid des troupes de montagne Indiennes .

Le site Global Times faisant référence au journal de l'APL vient de publier les premières photos des équipements des militaires de l'APL devant effectuer des patrouilles le long de la frontière .

Il s'agit surtout de bouteilles thermos et de sous-vêtements .  Si la couleur peut amener à se poser des questions , il faut souligner que c'est la teinte " brun coyotte " qui est spécifiée pour le tissus extérieurdes futures vestes thermiques polyvalentes de l'armée Française destinée aux combattants de l’armée de Terre pour se protéger et durer en conditions difficiles dans les climats froids." .

 

Two tribes : Les habits neufs des soldats de l'Empereur XI Two tribes : Les habits neufs des soldats de l'Empereur XI
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