indo-pacifique

Publié le 20 Mars 2026

Alors que viennent de se terminer en Iran les les obsèques des 87 marins de l'IRIS Dena torpillé par un submersible étasunien le 4 mars 2026 au large du Sri-Lanka il est nécessaire de donner au lecteur francophone le point de vue de l'un des témoins - involontaire mais décisif - de ce crime de guerre, le Président du Sri-Lanka Mr. Anura Kumara DISSANAYAKE.

Comme le soulignent de nombreux commentateurs régionaux son action politique courageuse en accordant un droit de port neutre au navire IRIS Bushehr conformément aux conventions internationales démonétise considérablement l'Inde , et plus particulièrement l'État BéJiPiste Modien ,  qui se pose en " fournisseur de sécurité " dans ...l'Océan Indien  Le Premier Ministre Mr. Narendra MODI s'était ainsi présenté en octobre 2025 comme le " gardien de l'Océan Indien". Les exercices MILAN 26 étaient considérés  par les analystes régionaux comme un aboutissement du " soft power " Indien , ils risquent de devenir un boulet diplomatique.   Cette posture diplomatique et stratégique est connue sous le nom de " Doctrine MAHASAGAR " . 

D'autres commentateurs soulignent la destruction d'un " système international basé sur des règles " mais peut-être est ce que les États-Unis recherchent , en particulier dans le domaine maritime?  Après avoir envisagé le " retour des corsaires " contre le commerce maritime Chinois , l'USN envisage de piéger - en temps de paix - les goulets d'étranglement de ce commerce maritime Chinois par des " mines-torpilles dormantes " de type Hammerhead™ . 

Il faut rappeler ici que l'IRIS Dena revenait de l'exercice naval MILAN 26 qui s'était tenu en Inde et que plus de 90% de sa navigation avant son torpillage au large de port de Galle s'est déroulée dans la ZEE Indienne , le long de la côte Orientale - Golfe du Bengale - entre Visakhapatnam où s'était tenu l'exercice et le Détroit de Palk. Les images de fraternisations entre les marins indiens et les marins Iraniens n'en sont que plus embarrassantes pour les chefs politiques et militaires indiens dont le ministre de la défense Rajnat SINGH. La question de l'implication des chefs politiques et militaires indiens dans ce crime de guerre est d'autant plus pertinente , malgré leurs dénégations , que selon les accords Communication Compatibility and Security Agreement ( Comcasa ) et Logistics Exchange Memorandum of Agreement ( LEMOA ) ceux-ci sont tenus de partager des données " sensibles " sur les espaces maritimes. 

De nouvelles révélations officielles du chef d'État Sri-Lankais nous apprennent que le 26 février 2026, quelques heures avant le début de l'agression Israélo-étasunienne contre l'Iran , le gouvernement Sri-Lankais avait refusé le stationnement de deux aéronefs étasuniens équipés de missiles anti-navires en provenance de la base de Djibouti pour la période du 4 au 8 mars 2026 . On peut donc supposer avec un certain degré de certitude que ces aéronefs avaient été missionnés pour attaquer l'IRIS Derna et les autres navires Iraniens à l'issu des exercices MILAN 26 , sur leur route de retour. Cette posture diplomatique que l'on ne peut pas ne pas s'empêcher de qualifier de courageuse contraste énormément avec la posture des chefs politiques et militaires français qui autorisent le ravitaillement d'avions militaires étasuniens sur la BA125 d'Istres ( BdR )  en se retranchant derrière des arguments fallacieux.

Certains chefs politiques Indiens de l'opposition n'hésitent pas désormais à soupçonner que les chefs politiques et les chefs militaires Indiens auraient collaboré d'une manière ou d'une autre avec les forces armées étasuniennes , ceci malgré le droit de port neutre accordé à Cochin au navire IRIS Lavan. A minima beaucoup s'accordent comme Mrs. Sonia GANDHI à parler d'une " capitulation morale " du gouvernement Indien. 

Il faut noter ci que ce n'est pas la première fois que des navires de guerre Iraniens accostent au Sri-Lanka. Ce fut le cas par exemple avec l' " escale de courtoisie " de l'IRIS Bushehr et de l'IRIS Tonb le 21 février 2024. Déjà en octobre 2024 le gouvernement Sri-Lankais avait autorisé la visite d'un navire-école de la MAPL . Cette visite avait suivi la décision des autorités Sri-Lankaises de mettre en place en 2024 un moratoire d'une années aux accostages des " navires de recherches océanographiques " , ceci après des pressions Indiennes.  Peu après ce moratoire a été suspendu pour des autorisations " au cas par cas ".

Contrairement à l'Inde , nation " dotée " de plus de 1 milliard d'habitants qui ne cesse de se surarmer désormais principalement auprès de fournisseurs occidentaliens , le " petit " Sri-Lanka apparaît désormais comme un des rares États de la région à pouvoir se targuer d'être un " honnête courtier " dans la résolution des crises régionales et à ce titre d'être un " gardien" de l'Océan-Indien.

Déclarations du président Anura Kumara DISSANAYAKE lors du point de presse spécial tenu au Secrétariat Présidentiel.

Note de la rédaction : On notera que le Président DISSANAYKE a un narratif proche de celui de Mrs Sônia GANDHI concernant l'assassinat de l'Ayatollah Seyeed Ali KHAMENEI. Il reprend en particulier le concept Hindou de " l'unité de l'humanité " ou Vasudhaiva Kutumabakam qu'elle avait mis en avant .

Particulièrement dans le contexte de ce conflit au Moyen-Orient, ainsi que dans tout différend international, notre position et notre neutralité exigent que nous ne permettions en aucun cas que notre territoire terrestre, nos zones maritimes ou notre espace aérien soient utilisés de manière partiale par une nation impliquée dans un conflit, ni d'aucune manière qui cause un préjudice à une autre nation.

Par conséquent, dès le début de ce conflit, nos actions et nos déclarations se sont fondées sur ce principe. C’est dans ce contexte qu’est apparue la question des deux navires Iraniens. Même pour cette affaire, nous continuons de suivre le principe de neutralité. Parallèlement, en tant que nation et en tant qu’État, tout en préservant notre neutralité, nous plaçons l’humanité au-dessus de tout. Nous n’hésiterons jamais à protéger l’humanité. Si des mesures s’avèrent nécessaires pour protéger des vies humaines, nous les prendrons sans hésitation, quelles que soient les circonstances. Je suis convaincu que c’est la meilleure politique de gouvernance pour un État et c’est dans ce cadre que nous agissons.

Le 26 du mois dernier, l'Iran a sollicité auprès de notre ministère des Affaires Étrangères l'autorisation d'envoyer trois navires de guerre dans notre port du 9 au 13 mars, sur une période de quatre jours. Cette visite, présentée comme une initiative de renforcement de la coopération, a révélé, après examen, que ces navires se trouvaient à proximité, mais en dehors de notre zone maritime nationale. Or, comme chacun sait, une visite de coopération ne se déroule pas de cette manière ; elle requiert des procédures formelles rigoureuses. Nous avons donc entrepris l'étude de ces procédures. Le 27, nous avons été informés qu'un marin à bord d'un navire actuellement sous notre garde avait été blessé. Il nous a été demandé de débarquer ce marin et l'officier qui l'accompagnait pour des raisons humanitaires. En conséquence, notre marine et notre Armée de l'Air sont intervenues et ont ramené à terre le blessé et l'officier qui lui portait secours, qui ont reçu les soins médicaux nécessaires.

Entre 5 h 08 et 5 h 30, tôt le 4 mars, un navire a été signalé comme ayant été attaqué à proximité de notre zone maritime, à environ 19 milles nautiques du port de Galle. Des signaux de détresse étaient émis depuis cette zone. En réponse, notre Marine et, en particulier, notre Armée de l'Air ont lancé une importante opération. Il convient de souligner que nous avons agi avec neutralité et souci humanitaire. Nos forces sont intervenues rapidement et ont pu secourir 32 personnes. Les corps de 84 personnes décédées ont également été repêchés. Nous avons ramené à terre les 84 corps et les 32 blessés. Ces derniers sont actuellement soignés à l'hôpital de Karapitiya.

Deuxièmement, concernant le navire IRIS Bushehr, objet de ce compte rendu, il a informé le Ministère des Affaires Etrangères le 4 mars qu'il sollicitait l'autorisation d'entrer dans notre port les 4 et 5 mars. Alors que nous discutions des mesures à prendre, notre MAE a tenu des discussions avec le MAE Iranien  

Par ailleurs, l'ambassade d'Iran a maintenu un dialogue constant avec notre Ministère des Affaires Etrangères.

Par la suite, ils [ IRIS Bushehr - NDLR ]  nous ont informés qu'un de leurs moteurs avait été endommagé. Nous avons alors entamé des discussions sur la marche à suivre. Dans notre zone maritime nationale, nous sommes soumis à des conventions et obligations. D'une part, il s'agit d'un navire de guerre appartenant à l'une des parties à un conflit ; d'autre part, nous sommes un État neutre. Comment un État neutre doit-il traiter un tel navire ? À cet égard, nous avons examiné en permanence les pouvoirs qui nous sont conférés et les actions dont nous disposons en vertu d'instruments tels que la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer et la Convention de La Haye de 1907. Il est essentiel de comprendre qu'il ne s'agit pas d'une situation ordinaire. Un État neutre, un navire appartenant à l'une des parties à un conflit et une demande d'accès à nos ports doivent être considérés dans le strict respect des conventions et obligations internationales.

Par conséquent, cette affaire ne doit pas être traitée à la hâte. Nous devons parvenir à un accord entre les parties concernées, conformément aux conventions et engagements internationaux. Des discussions ont donc eu lieu entre le capitaine du navire et les officiers de notre marine. Des échanges ont également eu lieu avec les ambassades concernées, l'ambassade d'Iran étant particulièrement tenue informée tout au long du processus. À l'issue de ces discussions, nous avons proposé de prendre en charge l'équipage et le navire, sous réserve d'accords et d'ententes.

Un accord a été conclu entre les parties. Un consensus a également été trouvé concernant l'évacuation de l'équipage et le lieu d'amarrage du navire.

Bien que le navire se trouvât à proximité du port de Colombo, ce dernier étant notre principal port commercial, sa présence dans nos eaux risquerait de perturber gravement notre activité maritime. C'est pourquoi nous avons décidé de ne pas l'amener au port de Colombo, mais de le conduire plutôt au port de Trincomalee. Toutefois, avant ce transfert, nous avons décidé de débarquer l'équipage au port de Colombo. Un de nos navires s'est donc approché et l'opération de sauvetage est en cours. Selon les dernières informations, des dispositions ont été prises pour débarquer 208 personnes, dont 53 officiers, 84 élèves-officiers, 48 ​​sous-officiers supérieurs et 23 matelots. Leur transfert vers nos navires et leur arrivée au port de Colombo ont déjà été entrepris.

Par la suite, avec l'équipage nécessaire et en coordination avec notre personnel naval, nous prévoyons de conduire le navire jusqu'au port de Trincomalee. Nous ne tenterons de le déplacer vers Trincomalee qu'après avoir finalisé les dispositions nécessaires au débarquement de ce groupe. Ainsi, notre position est très claire : nous n'agissons de manière partiale envers aucun État et nous ne nous soumettons à aucun État.

Nous sommes un État souverain et indépendant. En tant que gouvernement, nous avons une responsabilité envers nos espaces maritimes , une responsabilité envers notre État et une responsabilité envers notre peuple. Ces responsabilités sont primordiales. Nous ne devons prendre aucune décision qui mette en danger notre peuple ou nos espaces maritimes. Par conséquent, les décisions que nous prenons sont prises en accordant la priorité absolue à notre peuple et à notre patrie. Quelles que soient les protestations ou les pressions extérieures, nous ne cédons pas à la panique et n'agissons pas de manière inconsidérée.

Notre position a toujours été de préserver notre neutralité tout en manifestant nos valeurs humanitaires. Nous sommes convaincus qu'aucun civil ne devrait mourir en temps de guerre. En tant qu'État, nous considérons chaque vie humaine comme égale à la nôtre. Nos décisions ont été prises en conséquence. Dans ce conflit, nous appelons toutes les parties à faire preuve d'un engagement en faveur de la paix mondiale. À l'heure actuelle, cet engagement est essentiel. Des vies sont perdues et le risque d'une grave crise économique mondiale est réel. La guerre plonge des sociétés entières dans des défis complexes et profonds.

Ce dont le monde a besoin de toute urgence aujourd'hui, c'est de paix. C'est pourquoi nous appelons toutes les parties à s'engager en faveur de la paix. En tant qu'État, nous sommes prêts à soutenir chaque initiative prise dans ce sens. Les actions que nous avons entreprises s'inscrivent dans cette perspective. J'ai constaté qu'aujourd'hui a été marquée par une forte désinformation et des affirmations illogiques, présentées tantôt comme des accusations, tantôt comme des critiques ou des tentatives d'intimidation. Face à cela, notre gouvernement est intervenu de manière à préserver la réputation et la dignité de notre pays, à protéger les vies humaines et à témoigner de notre attachement aux conventions internationales. Cette intervention est toujours en cours.

Nous croyons fermement qu'il s'agit de la ligne de conduite la plus courageuse et la plus humanitaire qu'un État puisse adopter.

 

Le - courageux - Président Sri-Lankais Anura Kumara DISSANAYAKE

Le - courageux - Président Sri-Lankais Anura Kumara DISSANAYAKE

UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.
UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.
UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.

UMI YUKABA : Si je vais en mer. Je serai un cadavre trempé dans l'eau. Si je vais à la montagne. Je serai un cadavre envahi par l'herbe. Je mourrai à Ses côtés . Je ne regarderai pas en arrière.

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 16 Janvier 2024

Je profite d'un moment de répit dans mes activités professionnelles pour reprendre contact avec vous ! Si vous n'êtes pas tous partis ...

Tout d'abord vous savez que je ne cautionne pas le géo-constructivisme " Indo-Pacifique "  , un concept créé par un officier de marine Indien , mais je l'emploie ici pour augmenter la lisibilité de de mon blogue et son référencement . Je laisserai de côté aussi pour le moment les " événements "en cours en Mer Rouge bien que cette actualité peut y être liée .

Ce retour se fait au travers d'une actualité largement occultée : La décision des autorités Sri-Lankaises d'interdire pour une durée de un an à partir du 1er janvier 2024 la relâche des navires océanographiques Chinois dans un port Sri-lankais  et la demande du gouvernement Maldivien de l'évacuation du contingent militaire Indien de l'archipel d'ici le 15 mars 2024.

On pourrait presque parler de " match nul " diplomatico-militaire puisque chacune des deux décisions a été manifestement prise sous la pression , dans le 1er cas de l'Inde de M. Narendra MODI et des Etats-Unis comme l'explique cet article de The Maritime Executive™ et dans le second cas sous les " conseils "de la République Populaire de Chine . La seconde décision étant aussi à mettre en relation avec la guerre en cours dans la bande de Gaza : Plusieurs vice-ministres Maldiviens ont eu des propos peu amènes - pour rester neutre - à destination de l'Inde et du 1er ministre M. Narendra MODI et ceci en relation avec le positionnement de l'Inde dans le conflit en cours . Le gouvernement Israélien a même émis une alerte à destination de ses ressortissants , leur déconseillant de se rendre aux Maldives .

Sur le plan opérationnel il est difficile d'évaluer l'impact de l'interdiction de relâche des navires océanographiques Chinois et cela affectera très probablement leur capacité à cartographier la ZEE Sri Lankaise , non pas tant pour y faire un relevé de ressources mais plutôt pour y cartographier la bathymétrie , y faire des relevés physico-chimiques de la colonne d'eau pour la guerre sous-marine . Comme vous le savez , vous amis lecteurs , " L'Océanographie cela sert , surtout , à faire la guerre ! "

Si le mouvement " QUIT MALDIVES ! "™®  , en fait  " INDIA OUT ! " , n'affectera en surface que 60-70 de militaires Indiens assurant la logistique de deux hélicoptères et d'un avion de transport léger - officiellement pour des missions d'évacuation sanitaire mais aussi pour des missions de surveillance des approches maritimes -  il pourrait en fait surtout concerner des officiers de renseignement du RAW -   Research and Analysis Wing que le nouveau Président M. Mohamed MOUIZZOU semble accuser des menées subversives au sein des populations Indo-descendantes dans ce que les chefs politiques et militaires Indiens semblent considérer comme leur " arrière-cour ". C'est le cas par exemple à Maurice .  Il y a quatre ans et demie , des rumeurs circulaient que  cette officine barbouzarde  avait réussi à étouffer les tentatives Sino-Pakistanaises de s'implanter dans l'archipel . Ce qui semble en cours ... Aux Maldives les agents de RAW auraient bénéficié jusqu'à présent sinon de la complicité du moins de la passivité du gouvernement précédent .

Au moment où les Maldives s'éloignent - diplomatiquement - de l'Inde , l'archipel cherche à se rapprocher de l' "Islamosphère " et en particulier de l'Iran avec lequel les relations diplomatiques avaient été rompues depuis sept ans. L'archipel pourrait ainsi jouer un rôle majeur dans les transferts Ship To Ship de " pétrole fantôme ".

Si les navires océanographiques Chinois ne pourront plus faire relâche dans le port de Colombo au Sri-Lanka , ils pourront parfaitement le faire au port de Malé . De nombreux navires - civils et militaires et même " duaux " - Chinois ont déjà fait escale aux Maldives et les navires océanographiques Chinois ont essentiellement besoin de capacités de soutage et d'avitaillement , voir de relâche pour la relève des équipages . Le nouveau Président Maldivien serait d'ailleurs favorable à une relâche du navire océanographique Xiang Yang Hong 3 à Malé  alors que le gouvernement Maldivien a mis fin dés le 3 décembre 2023 à un accord de recherches océanographiques avec l'Inde .

La diplomatie Bharatienne* reconnait d'ailleurs elle-même les limites de l'ingérence Modiste et de son influence dans l' " Indosphère " . Le MAE Bharatien a ainsi déclaré il y a 48 h que " Je ne peux pas vous garantir que dans chaque pays , chaque jour tout le monde nous - [ les Bharatiens  NDLR ] -soutiendra "  L'échec de cette politique d'influence dans le " pré salé carré " Indien qu'a constitué l'élection de M. Mohamed MOUIZZOU quelques jours seulement  après la tenue du somment du G20 en Inde est analysé dans cert article de NikkeiASIA™ .

Sur le plan de la géopolitique des ressources le gouvernement Maldivien est parfaitement conscient que dans le cadre de sa nouvelle posture diplomatique et stratégique il devra réduire sa dépendance vis à vis de la Bharatie dans le domaine de la fourniture des médicaments , de la nourriture mais aussi des revenus liés au tourisme . La République Populaire de Chine est bien sûr considéré par la nouvelle direction Maldivienne comme le partenaire privilégié mais non exclusif .

Pour mémoire , les Maldives jouent un rôle de plus en plus important dans la géopolitique des infrastructures de communications par fibre optique .

* Désormais pour satisfaire aux volontés de M. Narendra MODI , le toponyme " Inde " sera de plus en plus souvent remplacé par " Bharat " .

[ MAJ du 17/01/2024 ] vers 16h00 : Correction du nombre de militaires Indiens .

Chine - Inde - Sri Lanka - Maldives : Demain la liberté ! Match nul dans l' " Indo-Pacifique" ?

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 19 Mai 2023

Un petit dernier avant la route ! ( article programmé ) 

 Le Japon qui accueille le G7 dans un contexte de renforcement des sanctions contre la Fédération de Russie est un " géant aux pieds en papier de soie " en matière d' (in)sécurité alimentaire . Un " autre G7 " s'y est déroulé le 23 avril 2023 , beaucoup moins médiatisé car on y a pas causé de menaces de sanctions contre la Russie ou de mesures de rétorsions contre la République Populaire de Chine* .

Et pour cause : Le Japon était ultra-dépendant jusqu'au 22 février 2022 pour ses apports d'engrais - Russes - et de son commerce maritime dont l'interruption - en cas de conflit avec la RPC - pourrait précipiter des dizaines de millions de personnes dans la famine . Le Japon est le pays du G7 qui a le faible taux de couverture calorique , 38% devant l'Italie avec 58% . Pour la France ce taux n'est que de 60%.  Comme l' a souligné un universitaire Japonais , M. Nobuhiro SUZUKI : " En cas de situation d'urgence à Taïwan des millions de Japonais pourraient mourir de faim avant même d'avoir pu combattre " .

Un autre universitaire , M. Kazuhito YAMASHITA affirme : " Seize millions de tonnes de riz sont nécessaire pour que le Japon puisse s'alimenter . A l'heure actuelle nous ne produisons que sept millions de tonnes . Donc au moins soixante millions de personnes mourront de faim [ En cas d'interruption du commerce maritime du à une crise à Taïwan - NDLR ] " 

Contrairement en URSSIEoù les jardins personnels , le modèle du " Dacha farming " , permettait  - permettent -  de compenser des productions industrielles ou artisanales défaillantes les projets d'agriculture urbaines " en sol " ou " hors sol " au sommet des immeubles n'arriveront jamais à compenser ce manque . Il faudrait que la production actuelle soit multipliée par un facteur de 40 . Le Japon doit aussi faire face à un phénomène de déprise des terres agricoles , plus particulièrement des rizières ! Myteitoku - Monamiral - Toshiyuki ITO considère que cette déprise des rizières et des surfaces cultivées  liée à une gestion comptable de l'agriculture constitue désormais une " menace pour la sécurité nationale " .  Monamiral ITO note aussi que l'Occidentalisation des habitudes alimentaires a beaucoup contribué à cette dépendance .

Pour faire face à cette pénurie de terre arable et d'engrais qui sont les principales causes de cet état de fait , le Japon est obligé de se tourner aussi loin que vers le Maroc ! Mais comme on a pu le voir avec la crise de ravitaillement en légumes et fruits des supermarchés en Angleterre la concurrence est rude pour s'attirer la bonne grâce de ce " faiseur de rois " en matière d'engrais et d' d'apport calorique qu'est devenu le Maroc . L'image du ministre Japonais de l'agriculture - M. Testruro NOMURA - au sommet du G7 entouré par ses homologues Etasunien et Canadien illustre la triste dépendance de ce pays aux importations agricoles et donc de sa dépendance politique dans une vision " Martiste " de la géopolitqiue des ressources ...

Le Financial Times™  avait dressé un état des lieux de la question de la sécurité alimentaire au Japon au mois de septembre 2022 se posant même la question de savoir si " Le Japon peut-il se nourrir lui-même ? " . Selon les auteurs de l'article ce pays possède même l'un des systèmes d'approvisionnement alimentaire des plus vulnérables au monde . On parle même au Japon  du " jour où 72 millions de personnes seront victimes de la famine " .

ITADAKIMASU.
YAWARAKAKUTE OISHII DESU.

( Bon Appétit : C'est tendre et délicieux ! ) 

* Tout comme "République Islamique d'Iran "cela fait toujours son petit effet ! 

Trois images d'une même " modernité "
Trois images d'une même " modernité " Trois images d'une même " modernité "

Trois images d'une même " modernité "

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 30 Août 2022

Le 7 aout 1942* l'USMC débarquait sur l'archipel des îles SALOMON : TULAGI , FLORIDA , GUADALCANAL . Cette campagne de GUADALCANAL fut certainement l'une des plus médiatisées de la Guerre du Pacifique avec particulièrement une filmographie pléthorique et des images devenues iconiques .  

Presque 80 années après , heure pour heure , les autorités Salomonaises viennent de refuser le 23 aout dernier l'escale au port d' HONIARA du patrouilleur Etasunien USCG Olivier HENRY  .  De manière moins médiatisé les autorités Salomonaises ont aussi refusé une escale au navire Britannique HMS SPEY

Dans ce qui semble être une volonté d'émancipation de l'influence Occidentalienne les autorités Salomonaises viennent d'introduire un moratoire sur les escales de navires de guerre - de l'axe AUKUS en fait même s'il concerne tous les états - qui prennent prétexte de missions de surveillance des pêches et de protection des ressources halieutiques pour pratiquer une " politique du garde-côte " qui n'est qu'une reprise de la bonne vieille " politique de la canonnière "  à l'encontre de la RPC .Les esprits spécieux et radicaux iront jusqu'à noter une " certaine ressemblance " entre l' USCG Oliver HENRY et l'USS PANAY , une " Canonnière du YANG-TSE " ... Du moins au niveau de la tente " coloniale " sur la plage arrière ! 

Le 1er Ministre Salomonais M.Manasseh SOGAVARE vient de publier une déclaration où  il est spécifié que ces refus d'escales sont liés à la non-complétion par l' USCG et la RN de documents administratifs requis pour une escale et à l'aune de ces deux " incidents " il invite toutes les marines désireuses de faire une escale aux îles Salomon d'attendre que de nouvelles procédures soit mises en place . [ lien vers le communiqué officiel ] Bien que n'étant pas spécifiquement un " navire de guerre " , les autorités Salomonaises ont clairement manifesté par ce refus d'escale à l'USCG Oliver HENRY et à l' HMS SPEY qu'elles n'étaient pas dupes du prétexte environnementaliste et préservationnel de ses missions . Il faut signaler qu'à la veille de ce moratoire le navire-hôpital USNS Mercy a lui été autorisé à faire escale dans l'archipel  . 

En toute immodestie je ne peux que lui suggérer de s'inspirer du projet de loi en cours de discussion à la Douma concernant l'accès de navires Occidentaliens à la Route Maritime Nord .

Cet " incident " s'inscrit bien-sûr dans le cadre de la lutte d'influence qui s'exerce entre l' Occidentalie ( AUKUS + France ) et la République Populaire de Chine dans cette région du monde et qui s'est déjà manifesté lors du Forum des Îles du Pacifique qui s'est terminé le 15 juillet dernier . Cette " politique - anti Chinoise - du garde-côte " y a été d'ailleurs présentée explicitement par la Vice-Présidente Etasunienne Mme.Kamala HARRIS . Celle -ci a profité d'une sous-commission économique des pêcheries pour faire de l'entrisme dans une organisation où les EUA ne sont pas partie-prenante  et y intervenir par téléconférence !

L'archipel des îles Salomon représenté par M. Manasseh SOGAVARE et la RPC ont signé un pacte de sécurité au mois d'avril 2020 qui est perçu comme une menace . La multinationale Chinoise HUAWEI™ vient d'autre part d'annoncer un investissement de 66 Mio USD pour construire 161 tours d'espio... De télécommunications sur l'archipel .

Cette " politique du garde-côte " n'est finalement qu'un avatar de la géopolitique des ressources et plus précisément de la " géopolitique de la pêche au thon " ! Cela ne date pas d'hier puisqu'un autre état qui échappe de plus en plus à l'orbite Occidentalienne les îles KIRIBATI - dont le retrait du FIP a été très commenté  - avait déjà signé en 1985 un accord de pêches avec ...L 'URSS!  L'USCG Oliver HENRY et le HMS SPEY participaient justement à des missions liées à cette ressource dans le cadre de la Pacific Islands Forum Fisheries Agency basé à HONIARA . 

J'ai évoqué au début de cet article l'anniversaire de la bataille de Guadalcanal et les chefs politiques Etasuniens tout comme les chefs politiques Australiens ne se privent pas de faire de l'historicisme pour faire avancer leur narratif . 

Ce fut le cas justement  lors de la visite de la vice MAE Etasunienne Mme. Wendy SHERMAN aux îles Salomon pour la commémoration de l'anniversaire de la bataille de GUADALCANAL . L'absence du 1er ministre Salomonais à cette cérémonie a été particulièrement remarquée par la blogosphère Défense & GP Etasunienne    mais aussi très certainement par les chefs politiques et militaires de l' axe AUKUS . 

 

* Encore un anniversaire de loupé mais j'étais en vacances ! 

La lutte pour le Pacifique : Guadalcanal 2.0
La lutte pour le Pacifique : Guadalcanal 2.0

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 15 Août 2022

Rédigé par DanielB

Publié dans #Histoire, #Géohistoire, #Asie, #Inde, #BRICS - IBAS, #Indo-Pacifique, #Ce jour là

Repost0

Publié le 22 Mars 2022

Une image - une caricature publiée par The Global Times™ en l'occurrence - vaut souvent mieux que mille discours ! La Fédération de Russie vient de suspendre - peut être définitivement - les négociations de paix avec le Japon et la rétrocession éventuelle de une ou plusieurs îles dans le cadre de la signature d'un éventuel accord de paix . Cette annonce a été faite suite aux sanctions imposées par le Japon à la Fédération de Russie et à l'activisme diplomatique " anti-Russe " des chefs politiques Japonais dans le cadre du QUAD .

Négociations qui de toute façon  étaient devenues un " rituel " et qui n'avaient aucune chance d'aboutir selon l'ancien Président Russe Dimitri MEDEVEV s'exprimant sur son compte Telegram™Celui-ci a en outre souligné l'inaltérabilité constitutionnelle de cet archipel . 

On peut supposer que les diplomates et politiques Japonais qui ont participé à ces négociations ont "apprécié" cet " aveu " , surtout M. Shinzo ABE qui avait beaucoup capitalisé sur la signature d'un traité de paix  ...

Le gouvernement Russe a en outre supprimé le régime sans visa à destination de l'archipel pour les anciens habitants encore en vie et leurs familles et tous les projets de coopération économique communs sur cet archipel ont été annulés . 

Le Président MEDVEDEV a surpris tout son petit monde - et en particulier les analystes et politiques Japonais - lorsqu'il s'est rendu sur l'archipel  en novembre 2010 ( voir photo )  . Il y avait alors souligné la légitimité historique de la présence Russe sur ces îles comme je l'avais rappelé sur ce blogue  . Dimitri MEDVEDEV s'y est par la suite rendu plusieurs fois en tant que Premier-Ministre , suscitant les mêmes crises à TOKYO .

Après le retour de la Crimée à la Russie en 2014 le Japon s'est montré réticent à appliquer les sanctions occidentales à l'encontre de la Russie alors que depuis le début des opérations militaires en Ukraine il fait partie des états les plus en pointe dans les sanctions et même agissant auprès d'autres états pour les faire appliquer , comme c'est le cas avec l'Inde .

Selon plusieurs sources concordantes , MITSUI™ et MITSUBISHI™, qui détiennent ensemble 22,5 % des parts du projet  Sakhalin-2 ne se retireront toutefois de ce projet ce qui pourrait augmenter de 35 % les prix d'importation du GNL pour le Japon. Une telle mesure coûtera au pays 15 milliards de dollars selon NIKKEI Asia  . Mais ici encore les choses peuvent évoluer très vite et ce que j'écris ce soir peut ne pas être d'actualité demain ... 

Sur le strict plan militaire l'adoption par les forces d'autodéfense Japonaises de missiles de croisière à longue portée ( pour leurs composantes navales , terrestres et aériennes ) s'il vise à frapper - à priori - des infrastructures continentales Chinoises et Nord-Coréennes deviendrait une menace pour l'Extrême-Orient Russe .

" Diplomatie " : Pendant ce temps là dans l'Archipel des Kouriles...
Visite du Président MEDVEDEV dans l'archipel de Kouriles en 2010
Visite du Président MEDVEDEV dans l'archipel de Kouriles en 2010

Visite du Président MEDVEDEV dans l'archipel de Kouriles en 2010

Voir les commentaires

Repost0

Publié le 12 Février 2022

La " marche des éléphants de mer " : Précédés par un brise-glace dont la route est reconnue par un hélicoptère Ka-27PS une vingtaine de navires de la Flotte du Pacifique s'engagent dans un champ de glace dans le détroit de La Pérouse - Пролив Лаперуза -  .

Cette vidéo confirme la nécessité pour la VMF de " griser " certains brise-glaces en les armant sur le modèle des navires de la classe " Ivan Papanine " . Dans le cadre de la coopération Russo-Chinoise renforcée à la veille des JO de Pékin cet exercice prend toute sa signification dans la mesure où il pourrait très bien s'agir d'une escadre Russo-Chinoise comme lors des exercices " Interaction maritime 2021 " !

Ces exercices interviennent dans le cadre de la protection des intérêts économiques Russes dans la région - vis à vis du Japon et des Etats-Unis NDLR  - en particulier dans la Mer d'Okhotsk . Celle-ci au delà d'être un " Bastion naval " pour la Flotte du Pacifique  est l'une des principales réserves halieutiques de la Fédération de Russie avec le Colin de l'Alaska

Cet exercice est aussi destiné à assurer la sécurité des lignes de communication maritimes le long de l'axe Arcto-Pacifique

Lors de ces exercices un submersible Etasunien de la classe Virginia a été détecté par les navires de la flotte du Pacifique dans les eaux territoriales Russes dans l'archipel des KOURILES près de l'île d'OUROUP  . Le submersible ayant refusé de répondre à une Injonction de Quitter les Eaux Territoriales Russes - IQETR - la frégate " Maréchal CHAPOCHNIKOV " a été dépêchée sur place et a utilisé un " équipement approprié " ( des charges de profondeur de type RGB-60 РГБ-60  d'exercice ? ) pour l'obliger à quitter les eaux Russes , ce qu'il a fait  " à vitesse maximale " La frégate " Maréchal CHAPOCHNIKOV " est armée du nouveau de système de lutte ASM " Otvet " . 

La rapidité de la détection de ce submersible ce samedi à 10h40 ( Heure de Moscou ) par la Marine Russe pourrait laisser supposer l'existence d'un réseau d'hydrophones immergés . Selon un expert interrogé par Izvestia la détection de ce submersible particulièrement furtif laisse supposer que les systèmes hydroacoustiques Russes ont atteint un " nouveau niveau " . Celui des fonds marins ?   L'hypothèse d'un réseau d'hydrophones immergés dans cette région a été évoquée en 2019 dans " Россия в современной геополитике " du professeur Guenady NOURICHEV . De tels réseaux existent sous une forme " civile " et active pour la surveillance de l'épaisseur des glaces et le profilage des colonnes d'eau dans la Mer d'Okhotsk ainsi que dans les équipements immergés du champ de .

 Au cours de sa fuite le submersible Etasunien aurait utilisé des leurres .

Toujours sur Izvestia , l'ancien commandant de submersible Igor KURDINE a affirmé que la Fédération de Russie était dans son droit d'utiliser des armes contre le submersible intrus dans la mesure où il avait violé les eaux territoriales Russes .

Cet incident survient quelques dizaines d'heures après que lors de l'auto-proclamée " Journée des territoires du Nord " le 7 février dernier l'ambassadeur Etasunien au Japon Emmanuel RAHM a assuré le Japon de son soutien sur ses revendications sur une partie des îles Kouriles . . Bien que la mission d'un SNA soit programmée à l'avance depuis des semaines il n'est pas impossible que un ou des observateurs militaires Japonais aient été présents à bord de ce SNA pour témoigner de la " réassurance " des Etats-Unis . Ils n'ont pas du être déçus du voyage !

MAJ du 13 février 2022 :

1- Il semble que le SNA Etasunien ait été détecté lors d'un exercice ASM au cours de ces manœuvres par un avion PATMAR Illiouchine  Il-38 associé à un navire dont le type n'a pas été précisé .

2- L'hypothèse d'un "tir de sommation " au moyen de munitions spéciales est de plus en plus évoquée par la presse Russe . 

Voir les commentaires

Repost0