verbatim

Publié le 19 Juin 2026

Cet article devait être originalement publié par Politico Europe  qui l'a censuré .

La rédaction d' Ice Station Zebra avant de partir sous d'autres latitudes plus septentrionales est extrémement fière  de vous en donner l'url sur le site du MAE Russe avant d'essayer d'avoir le temps de vous la traduire ou qu'elle soit disponible en français. 

A l'image d' Ice station Zebra des sites de ré-information reprennent cette interviouve en soulignant qu'elle a été censurée par Politico. C'est le cas de Brasil247 au Brésil par exemple .

MAJ du 23/06/2026 : Le MAE Russe vient de publier l'interviouve en Français sur ce lien.

Govorit MOSKVA - VERBATIM : Article du ministre des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie, S.V. Lavrov,  « L’Ukraine, l’Europe et la sécurité mondiale » [ MAJ ]

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Govorit MOSKVA, #Verbatim, #Diplomatie, #Le courrier diplomatique

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Publié le 18 Mai 2026

Je n'ai pas eu le temps , mais j'espère le faire , de finaliser mon précédent Verbatim que je commence par vous en proposer un autre . Je vous avez déjà causé du caractère civilisationnel de cette guerre plusieurs fois en particulier avec cet article où j'écrivais que la guerre , l'Opération Spéciale en cours en Ukraine était une " Guerre pour la Méotide " avec en particulier CHERSONESE en Crimée qui peut-être considérée comme le " Reims Russe ".

C'est tout le sens des propos de l'archéologue Alexandre BOUTIAGUINE dans le journal Kommersant de ce jour . Il y décrit sa détention dans les geôles polonaises , à la demande des autorités ukrainiennes.

Pour l'archéologue Russe cette " Crimée est à moi ! " . Dans cette interviouve il décrit son incarcération et surtout  comment  il y a rédigé de mémoire un livre " La Grèce antique en 50 objets ". Toutes proportions gardées on ne peut pas s'empêcher de penser à M. Jacques BENOIST-MÉCHIN écrivant sa biographie d' IBN-SÉOUDE à la prison de Clairvaux. Dans cette première partie de son interviouve il évoque sa détention et sa libération .

Go. Alexandre BOUTIAGUINE , employé du musée de l'Ermitage, détenu à Varsovie en décembre 2025 à la demande de l'Ukraine est rentré en Russie. Dans un entretien avec la correspondante de Kommersant, Maria BARANNOVSKAYA , il est revenu sur son séjour en prison en Pologne, sur le lien entre archéologie et politique, sur l'évolution de son travail depuis 2014 et a répondu à la question : « À qui appartient la Crimée ? »

 

À propos de son séjour dans un centre de détention provisoire polonais

— Parlez-nous des conditions de détention provisoire dans le centre de détention polonais.

- Je n'ai aucun point de comparaison. C'était une cellule de quatre, et nous n'avions pas le droit d'en sortir sauf pour une promenade quotidienne d'une heure dans la cour de la prison. Il y avait aussi un petit endroit appelé la « svetlitsa » où l'on pouvait théoriquement s'inviter pour jouer au ping-pong une fois par semaine. Nous prenions une douche deux fois par semaine.

— Comment était la nourriture  ?

- La nourriture était copieuse, mais sans saveur : une sorte de margarine, parfois ils l’oubliaient même, et un petit pain tranché pour toute la journée. Au petit-déjeuner il y avait généralement une saucisse ou une saucisse et demie. Le déjeuner était normal : de la soupe, parfois même du bortsch, puis de la purée de pommes de terre ou des pâtes. Il y avait parfois de la compote. Le meilleur plat du dîner était du riz froid avec du fromage blanc, mais le riz avec une pomme… beaucoup moins appétissant.

— Qui étaient vos compagnons de cellule et quelles étaient vos relations avec eux ?

- Mes relations avec mes codétenus étaient bonnes. Vers la fin un Slovaque nous a rejoints et a déclaré que notre cellule était un véritable paradis : il y avait des gens normaux et il n’avait jamais rien vu de tel. J’ai eu beaucoup de chance d’avoir un Polonais âgé de plus de soixante-dix ans dans ma cellule ; il était très cultivé, avait beaucoup voyagé, parlait un excellent anglais et comprenait le russe. Nous pouvions discuter de tout, de la politique à l’art.

Il y avait une personne poursuivie pour corruption , un Polonais sans responsabilité particulière ; il a même été relâché avant le procès, car il ne faisait que remettre le pot-de-vin de quelqu'un d'autre.

 

Il y avait aussi un Polonais emprisonné pour fascisme, communisme et antisémitisme  - un homme complexe. Mais j'avais aussi une relation normale avec lui.

Il y avait aussi un  chauffeur qui attendait son extradition vers l'Allemagne pour trafic de stupéfiants. Une personne très optimiste.

- Pendant votre emprisonnement vous avez rédigé deux ouvrages universitaires : comment cela a-t-il été possible sans internet, sans ouvrages de référence et sans ordinateur ? Envisagez-vous de les publier ?

Beaucoup considèrent cela comme un acte d'héroïsme, mais en réalité il s'agissait simplement de survivre : il faut absolument garder l'esprit vif. C'est très difficile car les distractions sont rares en prison. Malheureusement  je battais tous mes codétenus aux dames et ils ont cessé de jouer avec moi car je gagnais presque à tous les coups. Alors nous sommes passés aux cartes. Mais combien de temps peut-on jouer aux cartes ? Après tout, ce n'est pas vraiment un jeu qui demande une grande intelligence. Alors, dès le premier jour, j'ai écrit, en essayant de le faire quotidiennement. Même lorsque j'étais malade , heureusement pas trop gravement ! 

Il faut encore convertir ces prises de note au format électronique d'ici la publication car jusqu'à présent je n'ai pu traiter qu'un seul court texte. Je ne m'y suis jamais mis auparavant. Et mon manuscrit fait des centaines de pages donc cela prendra des mois. Bien sûr je dois essayer. Tous ces efforts auront-ils été vains ? 

J'ai écrit « La Grèce antique en 50 objets » et j'aimerais le terminer. Il me faut juste relire quelques passages. J'en suis à environ 40 % de « Rome en 50 objets ». J'ai aussi écrit un article sur l'archéologie dans l'art, des notes diverses, huit nouvelles et une douzaine de poèmes. Je suis membre de l'Union des écrivains, dans la section « Poésie ». Je compte rassembler ces nouvelles, ajouter les quelques poèmes que j'ai écrits précédemment et mes notes de prison, et publier un recueil de fiction

— Combien d'heures par jour étaient consacrées à l'écriture et à la lecture ?

- En gros, on vous accorde huit heures de sommeil, c'est-à-dire à partir du moment où les lumières de votre cellule sont éteintes. Après l'extinction des feux, vers 18h30, vous avez du temps libre et vous pouvez faire ce que vous voulez  car il est quasiment certain que les gardiens ne viendront pas.

En théorie, on peut essayer d'aller uriner aux toilettes, avec une  astuce : on appuie sur un bouton et la lumière reste allumée pendant trois minutes. Un type a même rédigé son propre recours et l'a terminé aux toilettes. Mais en général, je m'en sortais sans.

— Comment avez-vous su qu'un échange allait avoir lieu ?

J'ai d'abord entendu la rumeur par le personnel de l'Ermitage. Environ une semaine plus tard, un avocat est venu m'expliquer qu'une telle possibilité existait, mais que cela impliquait des démarches procédurales risquées sur le plan juridique. J'avais suivi toutes les procédures d'extradition polonaises habituelles et, techniquement, j'aurais pu porter plainte auprès du Conseil européen des droits de l'homme. Il y avait une chance, si j'ai bien compris. Les conditions de détention dans les prisons ukrainiennes sont considérées comme inhumaines et l'Europe préfère ne pas y envoyer de personnes. Mais les autorités polonaises étaient prêtes à me renvoyer immédiatement, même si c'était juridiquement impossible. L'échange ne pouvait avoir lieu que si, pendant ma détention par le ministère polonais de la Justice, je renonçais à mon appel. Et si l'on renonce à son appel, toute action ultérieure est impossible puisqu'on a soi-même refusé de suivre toutes les procédures légales. C'était un risque : si l'échange échouait, je me serais retrouvé à la merci du ministre, qui se serait fait un plaisir de m'extrader vers l'Ukraine.

— Que vous est-il arrivé après avoir rejeté l'appel ?

-  L’avocat m’a demandé de n’en parler à personne, et je l’ai fait. J’ai signé les documents. Le lendemain, il est revenu et m’a dit que tout se passait bien et que, d’après ses informations, ce serait terminé avant la fin du mois. Il restait trois jours. Le soir même, quand ils ont commencé à me transférer dans une autre cellule, mes codétenus se sont beaucoup inquiétés car ils ne voulaient pas perdre un homme bien. Le lendemain matin, ils m’ont emmené pour l’échange

— Comment s'est déroulé l'échange lui-même ?

— D'après les classiques.

Je suis évidemment déçu qu'il n'y ait pas eu de pont comme dans le film « Une saison morte »[ il s'agit ici du film d'espionnage Soviétique de 1968 Мёртвый сезон - NDLR ] Mais sinon, tout s'est plus ou moins déroulé comme ceci.

Les Polonais m'ont transporté masqué et menotté, sans que l'on sache vraiment pourquoi. Ils m'ont expliqué que c'était pour ma sécurité. Ils m'ont ensuite relâché au poste frontière, où j'ai patienté une demi-heure à bavarder avec un garde ; il parlait russe. Puis ils nous ont conduits à la frontière, ont fait passer l'accusé de l'autre côté, et nous avons traversé avec nos affaires. J'ai été accueilli par un homme représentant le président du Bélarus, conduit à l'intérieur du bâtiment et laissé seul dans une pièce pour me reposer.

— Lors de la conférence de presse à l'Ermitage, vous avez déclaré que votre procès n'était pas encore terminé. Qu'entendez-vous par là ?

- Cela ne change rien, car juridiquement parlant, je suis revenu à mon état initial. Autrement dit, la persécution par l'Ukraine se poursuit ; elle n'est pas terminée. Un échange de ce genre n'est pas une procédure légale ; cela se décide au niveau des relations interétatiques. En clair, ils m'ont laissé partir. 

— Envisagez-vous de voyager hors de Russie ?

- L'Ukraine a essayé de me coincer de partout. Ils ont contacté plusieurs pays européens mais ces derniers ont ignoré leurs demandes. Chypre et l'Italie par exemple . Techniquement bien sûr je pourrais prendre le risque et me rendre dans ces pays . Mais je n'en ai pas envie. Je pense qu'il faut attendre indéfiniment .

To be continued ! 

 

KULTURKAMPF - VERBATIM -  La guerre pour la Méotide ! " Cette Crimée est mienne ! " par Alexandre BOUTIAGUINE 1ére partie

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Kulturkampf, #Histoire de l'URSSIe, #Verbatim, #Govorit MOSKVA

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Publié le 2 Avril 2026

Recueilli sur le compte " X " du Président de la République Islamique d'Iran, M. Massoud PEZESHKIAN.

 

VERBATIM - Message du Président Massoud PEZESHKIAN à la nation américaine. VERBATIM - Message du Président Massoud PEZESHKIAN à la nation américaine.
VERBATIM - Message du Président Massoud PEZESHKIAN à la nation américaine. VERBATIM - Message du Président Massoud PEZESHKIAN à la nation américaine.

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Verbatim, #Le courrier diplomatique, #Diplomatie, #Iran

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Publié le 26 Mars 2026

Je vous publie cette interviouve avec d'autant plus de plaisir qu'elle provoque l'ire de M. Jean-Noël BARROT , de Mme Nathalie LOISEAU et des " experts " .

GOVORIT MOSKVA - VERBATIM : interviouve de Go. Sergueï LAVROV par Mme. Léa SALAMÉ sur FRANCE 2

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Publié le 9 Mars 2026

Comme toujours vous avez le lien vers le site officiel du Kremlin 

À Son Excellence le Guide suprême de la République Islamique d'Iran, l'Ayatollah Seyyed Mojtaba Hosseini KHAMENEI

 

Monsieur Hosseini KHAMENEI,

Veuillez accepter mes sincères félicitations pour votre élection au poste de Guide Suprême de la République Islamique d'Iran.

Alors que l'Iran est confronté à une agression armée, votre mandat à ce poste élevé exigera sans aucun doute un grand courage et un dévouement sans faille. Je suis convaincu que vous poursuivrez avec honneur l'œuvre de votre père et que vous unirez le peuple iranien face à ces dures épreuves.

Pour ma part, je tiens à réaffirmer notre soutien indéfectible à Téhéran et notre solidarité avec nos amis Iraniens. La Russie a été et restera un partenaire fiable de la République Islamique.

Je vous souhaite du succès dans la résolution des tâches difficiles qui vous attendent, ainsi qu'une bonne santé et une grande force d'esprit.

Sincèrement,

Vladimir POUTINE

Note de la Rédaction : si ce message est personnel on note le soutien des chefs politiques Russes , au travers du Président Vladimir POUTINE ,  à " Téhéran " c'est à dire aux chefs politiques Iraniens  ," à nos amis Iraniens " c'est à dire le " peuple Iranien " mais aussi à la " République Islamique " comme institution. 

Comme d'habitude le journal Kommersant donne une biographie succincte mais très intéressante. Elle souligne en particulier ses liens avec le Président Mahmoud AHMADINEDJAD et elle a surtout l'avantage de livrer du factuel.

Message de félicitations du Président Russe Vladimir POUTINE à son Excellence Le Guide Suprême de la République Islamique d'Iran , l'Ayatollah Seyyed Motjaba Hosseini KHAMENEI

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Govorit MOSKVA, #Verbatim, #Le courrier diplomatique, #Diplomatie

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Publié le 14 Février 2026

Il y a déjà pas mal d'années , lors de la libération de l'Abkhazie et de l'Ossétie du Sud par les forces armées Russes , je vous avez parlé d'un exercice de " futurologie " de Go.Viatcheslav NIKONOV où il enjoignait aux chefs politiques Russes de développer plus les écoles d'ingénieurs en " sciences utiles au Complexe Militaro Industriel "  que des écoles de journalisme ou de droit et ceci dans la perspective d'un affrontement avec l' Occident . Je vous ai aussi présenté l'exercice de " collapsologie " du Philosophe Alexandre DOUGUINE dans les colonnes de Natsionalnaya Oborona .

Juste quelques heures avant que le Secrétaire d'État Marco RUBIO ne prenne la parole à la Conférence sur la Sécurité de Munich pour y plaider un " nouveau siècle Occidentalien " c'est l'analyste Russe Fyodor LOUKIANOV qui a pris la parole dans les colonnes de Vedomosti . Go. Fyodor LOUKIANOV est le rédacteur en chef de Russia In Global Affairs , il tient une colonne syndiquée dans - horresco referens - Rossyiskaya Gazeta. Il fait l'objet de "sanctions" et c'est donc pour moi un immense honneur de lui donner la parole sur Ice Station Zebra ! 

Cette analyse est aussi et surtout un camouflet à la diplomatie française au travers de son MAE M. Jean-Noël BARROT et au président Emmanuel MACRON qui n'arrêtent pas de s'offusquer qu'en déclenchant des opérations militaires en Ukraine les chefs politiques Russes ont " détruit l'ordre de Yalta !" 

On entend beaucoup parler ces derniers temps de changements sur la scène internationale. De « bouleversements tectoniques mondiaux » qui façonneront le destin du XXIe siècle. De quoi s'agit-il exactement ? De quoi parle-t-on sans cesse ?

 

Pendant 80 ans, le système international a connu un développement initialement très ordonné, puis de moins en moins ordonné, mais toujours sous l'influence de cet ordre. Cet ordre était celui qui avait émergé au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. Si l'on devait résumer les fondements de sa stabilité, il s'agissait d'un système basé sur des institutions auxquelles avait été délégué le droit et la capacité, quoique non absolue, de réguler les relations internationales.

 

Telle était la volonté des pays les plus puissants du monde. L'institution principale de cette structure des relations internationales était l'Organisation des Nations Unies, créée immédiatement après la Seconde Guerre mondiale. Par la suite, d'autres institutions s'y sont ajoutées, consacrant des normes et des règles de conduite dans des domaines spécifiques. Le système a pu fonctionner de manière relativement stable grâce à la parité entre les puissances qui s'est instaurée quelque temps après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Il n'a jamais été parfait, mais, à des degrés divers, ces puissances se correspondaient et s'équilibraient. Et l'ensemble du système international était, d'une manière ou d'une autre, organisé, ou plutôt structuré, autour d'elles. Encore une fois, il n'est pas nécessaire d'exagérer ou d'idéaliser. Ce système n'a pas fonctionné comme sur des roulettes. Nous connaissons de nombreux incidents, dysfonctionnements et guerres au cours de ces décennies. Mais aucune guerre mondiale n'a eu lieu. Et c'est là, en réalité, l'essentiel.

La leçon de la première moitié du XXe siècle est que, livré à soi-même , tout finit par une guerre mondiale. Ce système, avec ses avantages et ses inconvénients, était, au regard de l'histoire mondiale, sans précédent par son niveau de régulation. Jamais auparavant, et j'oserais dire jamais depuis, rien de tel n'a existé, ni n'existera jamais. Ce système est révolu. Car toutes les institutions de cette époque cessent tout simplement de fonctionner comme prévu. Ou cessent de fonctionner tout court. Et c'est là, en réalité, le changement fondamental. Nous ne pouvons plus nous fier aux règles de conduite établies ni aux institutions qui les régissent.

– Sommes-nous donc en train de nous diriger vers cette multipolarité tant vantée ? Après tout, on a l’impression que le monde est au seuil d’une nouvelle bipolarité, où différents centres de pouvoir tentent de gérer la rivalité sino-américaine ?

« Les deux sont vrais. Mais si l'on parle de multipolarité, il ne s'agit pas d'un système, mais de l'environnement dans lequel nous évoluons : un grand nombre de centres d'influence, de pouvoir et d'intérêts différents, d'importance variable. Certains ont une plus grande influence sur la situation mondiale, d'autres moins. Enfin, pas tous, mais il y en a une vingtaine. La multipolarité que nous imaginions à l'époque de l'hégémonie américaine et celle d'aujourd'hui sont très différentes. »

Cette multipolarité rêvée était une utopie. Pour des raisons évidentes, elle constituait une réaction à la domination américaine. De plus, elle n'avait aucune valeur contraignante. En somme, nous nous contentions de déclarer notre rejet de l'hégémonie. Et cette idée aurait pu fédérer un grand nombre de personnes, car qui apprécie l'hégémonie, au fond ? Personne, en réalité.

Nous ne sommes pas face à cette multipolarité idéalisée, mais à la réalité. Les États-Unis restent le pôle dominant. Et leur attitude actuelle envers la multipolarité se résume à la perception qu'en a Trump : il existe de nombreux centres, mais aucune relation structurée, alors chacun fait ce qu'il peut. « Si vous pouvez le faire, faites-le ; sinon, tant pis, on le fera. » Voilà sa conception de la multipolarité.

Mais cela ne signifie pas qu'ils considèrent un monde multipolaire comme exigeant que tous les pôles parviennent à des accords. Les pôles doivent simplement se classer selon leurs capacités, et puisque les États-Unis disposent clairement de capacités supérieures aux autres, du moins dans un avenir prévisible – ce qui leur confère une avance considérable –, oui, tout le monde s'accorde probablement, même en Amérique, à penser que la perspective est, eh bien, une réduction, un déclin de l'influence américaine. Mais premièrement, cette perspective n'est pas immédiate. Deuxièmement, cette dynamique et ces ressources accumulées sont très importantes.

En résumé, on peut interpréter la situation actuelle, toutes ces fantasmagories que nous observons, comme un moment décisif, après lequel l'influence américaine déclinera. Les dirigeants américains profitent de cette période pour consolider leur pouvoir et s'assurer une position bien plus avantageuse à l'avenir. Ils savent que ces positions seront probablement disputées et contestées par la suite, mais plus on consolide ses acquis aujourd'hui, mieux on est préparé aux futures compétitions.

Comment la Russie peut-elle agir dans ces circonstances ? Peut-elle apporter quelque chose de sa propre contribution durant la transition vers un nouveau système de relations internationales ?

 

Article en cours de rédaction 

Govorit MOSKVA - Fyodor LOUKIANOV et les mondes à venir : il n'y aura pas de retour à l'ancien ordre mondial .

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Publié le 7 Février 2026

 

À l'initiative du Président Russe Vladimir Poutine, l'année 2026 a été déclarée Année de l'unité des peuples de Russie. Cette proposition a été faite par Vitali KOUZNETSOV, ataman de la Société Cosaque Panrusse, lors d'une réunion du Conseil des relations interethniques au Kremlin le 5 novembre 2025.

Cet événement vise à renforcer les liens d'amitié et la compréhension mutuelle entre les différents groupes ethniques vivant dans notre État multinational. L'Année de l'Unité des Peuples a pour but de promouvoir l'unité nationale, la paix et l'harmonie entre tous les citoyens de l'État URSSIen.

Le Président Russe a inauguré cette année au Centre National " Russie " le 5 février 2026.

L'un des discours que " Le Grand Incontinent " ou " Desk Russie " n'a pas encore traduit pour vous en livrer une vision biaisée sous des prétentions explicatives est celui de l'ancien  Ministre de la Culture Go. Vladimir MEDINSKY qui n'a ni plus ni moins appelé à rejeter la connotation négative d' " Impérialisme " associé à l' Empire Russe sous l'Union Soviétique  . Bref l'URSSie doit assumer un retour à " L'Age de L'Empire " . L'URSSie se doit être une " Famille des familles " placée sous l'autorité bienveillante de Mère Russie et un " État Civilisation " . Il a opposé la " bienveillance " de l'Empire Russe à la cruauté des empires Européens citant la colonisation Espagnole des Amériques. Ce concept d' État-Civilisation est au cœur de la vision sociétale et géopolitique des chefs politiques Russes et plus particulièrement du Président Vladimir POUTINE comme l'ont pu s'en rendre compte ses principaux détracteurs en Occidentalie . J'espère pouvoir vous en donner le Verbatim. 

Go Vladimir MEDINSKY a fait remarquer que la Russie est une civilisation aux traditions uniques en matière de construction étatique : « La Russie s’est toujours caractérisée par l’intégration pacifique et progressive des différents peuples à mesure que ses frontières s’étendaient. Par exemple, dans son décret relatif au traitement des peuples de Sibérie, le tsar Fédor Ivanovitch écrivait : “Placez-les sous l’autorité du souverain avec bienveillance, et non avec cruauté.” Et tous les dirigeants russes se sont efforcés d’adhérer à ce principe. Une caractéristique marquante de cette approche était la préservation de la culture et des traditions propres à chaque peuple, ainsi que l’absence totale de discrimination fondée sur la nationalité . "

À l'époque Soviétique, on pensait que l'impérialisme était mauvais. Le mot avait une connotation négative. Mais aujourd'hui, grâce à Dieu, nous avons appris à comprendre les opportunités que les empires ont en réalité offerts pour le développement harmonieux du pays et de ses peuples constitutifs. "

Pour illustrer la cruauté de la colonisation Espagnole aux Amériques Go.Vladimir MEDINSKY a cité le massacre des Amérindiens convertis au Catholicisme dans les  reducciónesau travers d'une scène du film " Mission " de Roland JOFFÉ 

Go. MEDINSKY a aussi mis en avant le sonderweg Russien : 

Selon lui la Russie s'est toujours distinguée fondamentalement des États occidentaux, qui vivaient isolés de leurs colonies, exploitaient les autres peuples et ne cherchaient pas à les intégrer à leurs sociétés. Il a également souligné que les ressources naturelles, le patrimoine et l'unité du peuple Russe ont longtemps suscité l'envie chez les États hostiles. « La diversité ethnique de notre pays représente une grande tentation pour nos adversaires géopolitiques qui rêvent de diviser la Russie selon des critères ethniques. Un pays fragmenté est plus facile à conquérir et à gouverner. L'exemple récent de la Yougoslavie, divisée selon des critères ethniques, en est une illustration. Pourtant, elle figurait parmi les plus grandes économies d'Europe et son armée était considérée comme l'une des meilleures du continent », a souligné le conseiller du président Russe.

Go. MEDINSKY a ajouté que seule l'unité peut garantir la préservation de notre souveraineté, de la paix et de la sécurité. « Qu’est-ce que l’unité ? C’est un sentiment d’objectif commun et d’action conjointe. C’est comprendre pourquoi nous travaillons ensemble. Un effort partagé dans la zone de l'Opération Militaire Spéciale  et à l’arrière, pour construire un foyer commun. Voilà ce qu’est l’unité » , a conclu Vladimir MEDINSKY .

Le Président Vladimir POUTINE a quant à lui ni plus ni moins rappelé la notion d' " ethnos " chère à l'immense Lev GOUMILEV , relayant sa thèse de la " jeunesse de la passionarité Russe " avant de lier les agressions de Nabotléon et d'Hitler aux opérations militaires en cours . Son discours est disponible sur ce lien de kremlin.ru .

 

 

Kulturkampf : - Année de l'Unité des Peuples de Russie - Retour vers l'Âge de l'Empire
Kulturkampf : - Année de l'Unité des Peuples de Russie - Retour vers l'Âge de l'Empire

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Kulturkampf, #Histoire de l'URSSIe, #Verbatim

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Publié le 5 Janvier 2026

1- Communiqué de la République Colombienne suite aux menaces du Président Donald Trump contre le Président Gustavo PETRO .

 

VERBATIM - Agression néocoloniale étasunienne du 3 janvier 2026 : Communiqué de la République Colombienne , Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela et communiqué du Groupe des " Amis du Venezuela "VERBATIM - Agression néocoloniale étasunienne du 3 janvier 2026 : Communiqué de la République Colombienne , Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela et communiqué du Groupe des " Amis du Venezuela "

2- Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela suite aux déclarations du Président MACRON sur un " cahngement de régime "  .

VERBATIM - Agression néocoloniale étasunienne du 3 janvier 2026 : Communiqué de la République Colombienne , Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela et communiqué du Groupe des " Amis du Venezuela "

3- Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela en hommage aux militaires Cubains tués en défendant le Président Nicolas MADURO et son épouse 

VERBATIM - Agression néocoloniale étasunienne du 3 janvier 2026 : Communiqué de la République Colombienne , Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela et communiqué du Groupe des " Amis du Venezuela "

4- Communiqué du groupe des " Amis du Venezuela " : Brésil - Chili - Colombie - Espagne - Mexique - Uruguay  

VERBATIM - Agression néocoloniale étasunienne du 3 janvier 2026 : Communiqué de la République Colombienne , Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela et communiqué du Groupe des " Amis du Venezuela "VERBATIM - Agression néocoloniale étasunienne du 3 janvier 2026 : Communiqué de la République Colombienne , Communiqué de la République Bolivarienne du Venezuela et communiqué du Groupe des " Amis du Venezuela "

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Publié le 4 Janvier 2026

 

Source originale 

La République Bolivarienne du Venezuela rejette, condamne et dénonce devant la communauté internationale la très grave agression militaire perpétrée par l’actuel gouvernement des États-Unis d’Amérique contre le territoire et la population Vénézuélienne dans les zones civiles et militaires de la ville de Caracas, capitale de la République, et des États de Miranda, Aragua et La Guaira. Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations unies, en particulier de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l’égalité juridique des États et l’interdiction du recours à la force. Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes.

L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais, en tentant de briser par la force l’indépendance politique de la nation. Ils n’y parviendront pas. Après plus de deux cents ans d’indépendance, le peuple et son gouvernement légitime restent fermes dans la défense de leur souveraineté et de leur droit inaliénable à décider de leur destin. La tentative d’imposer une guerre coloniale pour détruire la forme républicaine du gouvernement et forcer un « changement de régime », en alliance avec l’oligarchie fasciste, échouera comme toutes les tentatives précédentes.

Depuis 1811, le Venezuela a affronté et vaincu des empires. Lorsque, en 1902, des puissances étrangères ont bombardé nos côtes, le président Cipriano CASTRO a déclaré : « Le pied étranger a profané le sol sacré de la Patrie. » Aujourd’hui, avec le moral de BOLIVAR, MIRANDA et nos libérateurs, le peuple Vénézuélien se soulève à nouveau pour défendre son indépendance face à l’agression impérialiste.

Peuple, descends dans la rue

Le gouvernement Bolivarien appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à condamner cette attaque impérialiste. Le peuple Vénézuélien et ses forces armées nationales Bolivariennes, dans une parfaite fusion entre le peuple, l’armée et la police, sont déployés pour garantir la souveraineté et la paix. Simultanément, la diplomatie Bolivarienne de paix portera plainte auprès du Conseil de sécurité de l’ONU, du secrétaire général de cette organisation, de la CELAC et du MNOAL, exigeant la condamnation et la mise en cause de la responsabilité du gouvernement américain.

Le président Nicolás MADURO a ordonné que tous les plans de défense nationale soient mis en œuvre au moment et dans les circonstances appropriés, dans le strict respect des dispositions de la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela, de la loi organique sur les états d’exception et de la loi organique sur la sécurité de la nation.

À cet égard, le président Nicolás MADURO a signé et ordonné la mise en œuvre du décret déclarant l’état d’urgence extérieure sur tout le territoire national, afin de protéger les droits de la population, le bon fonctionnement des institutions républicaines et passer immédiatement à la lutte armée. Tout le pays doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste

De même, il a ordonné le déploiement immédiat du Commandement pour la défense intégrale de la nation et des organes de direction pour la défense intégrale dans tous les États et municipalités du pays.

En stricte conformité avec l’article 51 de la Charte des Nations unies, le Venezuela se réserve le droit d’exercer sa légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance. Nous appelons les peuples et les gouvernements d’Amérique Latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser dans une solidarité active face à cette agression impérialiste.

Comme l’a souligné le commandant suprême Hugo Chávez Frías, « face à toute nouvelle difficulté, quelle que soit son ampleur, la réponse de tous les patriotes... est l’unité, la lutte, la bataille et la victoire ».

Caracas, le 3 janvier 2026

Note : Le Tribunal Supremo de Justicia vient de désigner la Vice-Présidente Delcy RODRIGUEZ comme Présidente de la République Bolivarienne du Venezuela . Sa nomination vient d'être reconnue par les FANB.

¡Hasta la Victoria siempre! 

¡Chávez vive!... ¡La Patria sigue!

¡Independencia y Patria Socialista!... ¡Viviremos y venceremos!

¡El Sol de Venezuela nace en el Esequibo!... ¡Nace en el Esequibo!

¡Independencia o nada, leales siempre!... ¡Traidores nunca!

BOLIVAR - CHAVEZ - MADURO

BOLIVAR - CHAVEZ - MADURO

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Rédigé par AntonioD pcc DanielB

Publié dans #Verbatim, #Caraïbes, #Amérique-Latine, #Venezuela, #Géopolitique des ressources

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Publié le 30 Novembre 2025

Source : Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie 

Je vous transmets le VERBATIM de l'interviouve accordée par le MAE Go.Serguei LAVROV à l'association Dialogue Franco-Russe. Comme vous pouvez le constater c'est très dense puisque la guerre informationelle y est évoquée de la même manière que la guerre économique avec la question du Dollar . On ne peut que constater la clairvoyance d'Anton ZISCHKA ! ( Der Dollar : Glans und Elend der Weltwählung-1986  ) Il prend bien sûr à contrepied les propos du CEMA , mongénéral MANDON. Enfin il reprend une analyse qui est de plus en plus répandue en URSSie : une Russophobie historique des États européens depuis un demi-millénaire .

Cette " guerre de cinq-cents ans contre l'URSSie " est évoquée dans cette article de " The international affairs " et les lecteurs les plus anciens d' Ice Station Zebra la connaissent : Жечь до Ла-Манша? Об эффективных гарантиях безопасности в контексте исторического противостояния России и Запада

Il évoque aussi les relations URSSo-Finlandaises et URSSo-Allemandes en regrettant que la coopération économique* a fait oublier aux URSSiens la véritable nature des chefs politiques de ces deux États. Cette hostilité vis à vis de la Finlande et de l'Allemagne se rencontre de plus en plus depuis trois ans auprès de la jeunesse Russe comme j'ai pu le voir lors du festival Alye Parussa de Saint-Pétersbourg. De la même manière il étrille les " accolades " des diplomates européens qui n'étaient que la marque d'une hypocrisie cachant leur Russophobie . Le MAE Serguei LAVROV " éparpille façon puzzle " toutes les institutions présentées comme  multilatérales mais servant de facto les intérêts Occidentaliens : FMI - OMC et Banque Mondiale. 

 

Question : Notre dialogue d’aujourd’hui est important pour nous tous, francophones, qui regarderons cette interview précisément en période de tensions dans les relations entre la Russie et la France. À la fin de l’interview, selon la tradition, nous avons déjà sélectionné les questions des abonnés. Je vous transmettrai avec plaisir tous les souhaits de nos téléspectateurs.

En Europe et en Russie, l’opinion répandue veut que Donald Trump soit une sorte de visionnaire, un artisan de la paix capable de dire non aux mondialistes et d’arrêter n’importe quelle guerre. Mais aux États-Unis qui, comme nous le savons, défendent toujours leurs intérêts nationaux, il a toujours existé l’idée qu’il fallait séparer la Russie de l’Europe. Tous les médias parlent maintenant du fait que Donald Trump a présenté son nouveau plan de règlement "pacifique" en 28 points. Vladimir Zelenski semble même d’accord. Qu’avez-vous à dire à ce sujet ?

Sergueï Lavrov : Trop de choses incompréhensibles se produisent. Tantôt Vladimir Zelenski déclare à Istanbul qu’il est prêt à discuter de ce plan et à convenir de certaines formulations acceptables. Tantôt ses représentants déclarent (y compris le représentant permanent adjoint de l’Ukraine à l’ONU) que c’est exclu.

Il m’est difficile de commenter de telles spéculations. Nous restons sur notre position selon laquelle, bien sûr, un règlement diplomatique est préférable. La rencontre en Alaska a été précédée par la visite à Moscou de l’envoyé spécial du Président américain Steve Witkoff, porteur d’instructions directes du Président Américain Donald Trump. Steve Witkoff a apporté à la rencontre avec le Président Russe Vladimir Poutine des paramètres concrets de règlement qui tenaient compte de nos approches fondamentales, à savoir qu’il est nécessaire de se concentrer sur l’élimination des causes profondes de ce conflit, que nous connaissons tous bien.

L’histoire de ce drame a commencé avec la tentative de l’Occident d’absorber l’Ukraine dans l’Alliance Nord-Atlantique, de créer une menace militaire pour la Russie directement à nos frontières, en violation de toutes les promesses faites à l’Union Soviétique et contrairement aux accords conclus avec la Fédération de Russie dans le cadre de l’OSCE, sur l’indivisibilité de la sécurité, sur le fait qu’aucune organisation, aucun pays en Europe ne renforcera sa sécurité au détriment de celle des autres. Cela a été approuvé au plus haut niveau. L’Otan a fait exactement le contraire.

La deuxième cause profonde est le cap législativement ancré du régime nazi de Kiev, que l’Occident a porté au pouvoir en février 2014 par un coup d’État anticonstitutionnel sanglant, visant à l’extermination de tout ce qui est russe. Vladimir Zelenski a directement conseillé aux Russes, bien avant l’opération militaire spéciale, de partir en Russie s’ils se sentent, en tant que citoyens ukrainiens, attachés à la culture russe. C’était son appel direct. En fait, le Donbass et la Nouvelle-Russie suivent ses conseils.

Quant au tout début de votre question sur la façon dont les Américains (actuellement l’administration Trump) traitent l’Europe et, en général, tout ce qui se passe dans le monde, leurs actions suscitent des évaluations contradictoires. Avant tout, parce que Donald Trump est arrivé au pouvoir avec le slogan MAGA (Make America Great Again), critiquant Joe Biden pour son ingérence idéologique dans tous les processus mondiaux, pour l’imposition d’approches néolibérales et la propagation d’idées néolibérales, le soutien aux élites néolibérales. Il a dit que sous sa présidence, les États-Unis ne s’engageraient pas dans de telles choses. Ils feront ce qui est bénéfique et qui répond à leurs intérêts nationaux.

En pratique, bien sûr, il y a d’autres méthodes. Aucune idéologie. Ils ont démantelé l’Agence Américaine pour le développement international, ainsi que d’autres instruments de répression idéologique de tous et de tout sur tous les continents, qui étaient effectivement très étroitement liés à la politique des démocrates. Mais l’objectif de dicter sa volonté à tous a été préservé, et peut-être même plus exposé, une fois que l’enveloppe idéologique en est tombée.

 Leurs approches peuvent être décrites de différentes manières, mais le fond est que l'Amérique doit être première partout et que tout le monde doit lui obéir. Cette approche s'applique non seulement à l'Europe, mais à tous les autres également. Une autre chose est que l'Europe dépend davantage des États-Unis en matière de sécurité et du point de vue des perspectives de sa ligne de politique étrangère. En l'occurrence, la ligne de l'Europe concernant l'Ukraine. Personne ne l'écoute, parce que l'Europe et les élites européennes ont mis en jeu leur conviction qu'elles pourraient, par les mains et les corps du régime nazi de Kiev, infliger une "défaite stratégique" à la Russie.

Ils ont même rejeté la possibilité même de négociations. Le Premier ministre de l'époque Boris Johnson, en avril 2022, a simplement interdit à Vladimir Zelenski de signer le document qui avait déjà été paraphé et qui se fondait sur les principes de règlement proposés par les Ukrainiens eux-mêmes. Ce rôle de la Grande-Bretagne a eu des conséquences lui aussi. Ils aiment manipuler l'Europe tout comme le font les États-Unis.

Il est dans l'intérêt des États-Unis d'attirer le plus d'investissements possible dans leur économie. Il y a eu récemment un sommet avec le prince héritier d'Arabie saoudite. À chaque visite, on annonce des investissements en milliards ou en milliers de milliards de dollars. Tout cela est présenté comme un afflux d'argent vers l'économie américaine.

Chaque pays doit réfléchir à la manière de rendre son économie indépendante, solide, productive, comment rapatrier (dans le cas des États-Unis) les capacités de production qui ont été "dispersées" dans le monde entier, dans des pays où la main-d'œuvre était plusieurs fois moins chère qu'aux États-Unis, et donc les produits fabriqués de cette façon par les monopoles et corporations américaines, mais en utilisant une main-d'œuvre bon marché à l'étranger, étaient compétitifs.

Nous verrons à quoi ressemblera la situation lorsque et si le projet du Président américain Donald Trump et de son équipe de rapatrier les capacités de production sur le territoire américain se réalise, quels seront les coûts et les dépenses, comment ces dépenses et coûts affecteront le prix final. Dans le processus d'utilisation des sanctions, qui n'a pas été lancé par Donald Trump (bien qu'il ait également imposé des sanctions contre la Russie sous prétexte des "affaires ukrainiennes" déjà lors de son premier mandat), sous Joe Biden, les États-Unis "se sont lâchés". Et les Européens, "poussent la charrue avant les bœufs" dans cette affaire de sanctions.

Puis sont apparus les droits de douane et les tarifs. L'économie mondiale n'est plus du tout mondialisée, car tous les principes et règles de la mondialisation que les Américains, avec leurs alliés, inculquaient pendant des décennies dans les institutions mondiales (FMI, Banque mondiale, OMC) n'ont été respectés par aucun d'entre eux. Les principes fondamentaux sur lesquels elles reposent ont été violés depuis longtemps, parce que la composition des organes directeurs, la répartition des voix ne reflètent plus depuis longtemps la situation réelle de l'économie mondiale et l'équilibre des forces. Les principes de concurrence loyale, les méthodes de marché pour déterminer le meilleur, l'inviolabilité de la propriété, tout cela a disparu.

Je me souviens, il y a de nombreuses années, lorsque le dollar a cessé d'être lié à l'étalon-or (c'était sous le Président américain Richard Nixon), les Américains disaient: ne vous inquiétez pas, le dollar est l'unité la plus fiable qui n'est pas la propriété des États-Unis. C'est un bien de toute l'humanité. Le dollar appartient à l'humanité, sert les intérêts de tous, et il en sera toujours ainsi. Voilà où nous en sommes. Le "toujours" est déjà passé. Une autre époque est arrivée.

Article en cours de rédaction 

* Brise-glaces et bois avec la Finlande , machines-outils et gaz naturel avec l'Allemagne pour simplifier ( beaucoup ).

Interview de Go. Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie, accordée à la chaîne YouTube de l'association Dialogue Franco-Russe, enregistrée le 21 novembre 2025.
Interview de Go. Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie, accordée à la chaîne YouTube de l'association Dialogue Franco-Russe, enregistrée le 21 novembre 2025.

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Rédigé par AntonioD pcc DanielB

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