Aung San Suu Kyi et Benazir Bhutto : Deux fantasmes absolus fabriqués sur-mesure par la technologie politique !

Publié le 15 Novembre 2010

Quel est le principal problème lorsque l'on a peu de temps et encore moins de talent ?

C'est que des personnes expriment avant vous ce que vous pensez et le font avec plus de verve et d'esprit !

C'est le cas de Dmitri Babich et René Naba ., c'est pourquoi je leur donne la parole : Ils parlent pour moi !  

Apres Benazir Bhutto , c'est au tour d'une nouvelle orientale vaporeuse de faire la une de l'actualité : Aung San Suu Kyi   .

Bien sûr on pourrait épiloguer sur les " techniques de contrôle des populations " , les " ressorts " qui ont été mis en oeuvre pour nous faire " marcher " .

On pourrait faire le lien entre la très Britche éducation Oxfordienne de ces deux personnes " western oriented " et qui ne sont en fait et surtout que des " héritières " !

On pourrait aussi épiloguer sur la manière dont ces " icônes " Occidentales dont les pères ont combattu pour l'indépendance de leur nation , ont payé de leur vie cet engagement politique s'ingénient en fait à travailler pour ceux que leurs Pères ont combattu ...

Mais , à quoi bon ! Je préfère laisser le clavier à Dimitri Babich et René Naba .On pourra cependant noter un point commun que la plupart de nos feuilles de chou occultent et que relévent nos deux analystes : Ces deux " icônes " ne béneficient - bénéficiaient -  pas du tout de la populartité qu'on leur prête dans leurs pays respectifs ! Ce fameux " prisme déformant des fantasmes " qu'Haushofer évoquait à propos du Japon nous aveugle à notre tour lorsque nous évoquons ces deux orientales vaporeuses " fabriquées " " formatées " - je préfère le terme Anglo-Saxon  Engineered - par d'obscures centres analytiques mais que tout le monde connait bien !

 

Enfin pour illustrer cet article , vous n'aurez pas droit à une photo de ces deux orientales , ni à celle d'Ingrid Betencourt évoquée par Dmitri Babich !

On les a vu , revu et re-re-vu !  Ad Nauseaum !

Puisque l'on est dans le domaine du " fantasme " - et puisque ma dulcinée ne me surveille pas - je vais " fantasmer " aussi un peu ! Mais en restant correct ...

 

 

Benazir Bhutto, Un fantasme exotique absolu pour les intellectuels occidentaux

En Occident, l'image de Benazir Bhutto est souvent associée à celle d'une femme glamour d'une grande « modernité ». On oublie cependant de préciser qu'elle a été impliquée dans de grandes affaires de corruption et qu'elle a été élue présidente à vie du PPP (Parti du peuple pakistanais)

Il existe un décalage dans la perception que se fait l'Occident de la réalité pakistanaise.

  La vision que se font les intellectuels occidentaux de Benazir Bhutto relève de la psychanalyse. Benazir constitue pour eux à proprement parler un fantasme exotique absolu: La belle sultane dévoilée, l'anti burka, le chef du Harem, politiquement parlant. Les intellectuels occidentaux développaient à son égard une sorte de "discours sur la servitude volontaire".

Benazir a été éduquée à Oxford au point de parler l'urdu, sa langue maternelle avec difficulté. Et plutôt que d'engager son pays sur la voie de la modernité, elle a reproduit les pratiques déplorables de ses prédécesseurs militaires dont elle dénonçait les abus.
Elle a pratiqué une fuite en avant, donnant satisfaction, dans les années 1994-1995 aux partis religieux, favorisant la prise du pouvoir de Kaboul par les Taliban et faisant miroiter à la grande bourgeoisie les mirifiques marchés d'Asie centrale que la conquête de l'Afghanistan rapporterait aux entreprises pakistanaises.

Un décalage identique s'est produit à propos du Commandant Massoud Chah, tué dans un attentat à la veille des attentats anti-américains du 11 septembre 2001.
Massoud n'était apprécié que des seuls Français. Et des intellectuels de renom en faisaient un titre de gloire de l'avoir rencontré, quand bien même la rencontre a été virtuelle, uniquement dans l'imaginaire du narrateur du récit de la rencontre.

En fait Massoud, élève du lycée français de Kaboul, passe pour avoir fait bénéficier de ses lumières les services français dans le labyrinthe afghan. Hors la France, il était quasi inconnu. A sa mort il a été érigé en martyr de la Liberté. De la même manière que Rafic Hariri au Liban, pourtant l'un des principaux bailleurs de fonds des guerres interfactionnelles libanaises.

D'une manière générale, il existe un tropisme occidental à l'égard de l'Islam, chaque notabilité intellectuelle dispose de sa minorité protégée: Le philosophe André Glucksman, les Tchétchénes, quand bien même son nouvel ami le président Nicolas Sarkozy, est devenu le meilleur ami occidental du président russe Vladimir Poutine, Bernard Henry Lévy, le Darfour, quand bien même son entreprise familiale est mentionnée dans la déforestation de la forêt africaine, et Bernard Kouchner, des Kurdes. les supplétifs des américains dans l'invasion américaine d'Irak.

Comme si ces notabilités cherchaient à compenser leur hostilité aux revendications arabes notamment palestiniennes par un soutien à l'Islam périphérique.

Les Etats-Unis comptaient beaucoup sur le retour de Benazir Bhutto au Pakistan. Quelle peut être désormais la stratégie américaine dans ce pays ?

 

  La suite sur Mondialisation.ca 

 

  René Naba: Ancien responsable du monde arabo-musulman au service diplomatique de l’Agence France Presse, ancien conseiller du Directeur Général de RMC/Moyen orient, chargé de l’information, est l’auteur notamment des ouvrages suivants : —« Aux origines de la tragédie arabe"- Editions Bachari 2006. — "Du bougnoule au sauvageon, voyage dans l’imaginaire français"- Harmattan 2002. « Rafic Hariri, un homme d’affaires, premier ministre » (Harmattan 2000). « Guerre des ondes, guerre de religion, la bataille hertzienne dans le ciel méditerranéen » (Harmattan 1998).

 

 

Creating a media icone , Burmese style

par Dmitri Babich Ria Novosti

One face dominated TV screens, newspaper front pages, and internet sites world over on Saturday: that of Burmese human rights activist Aung San Suu Kyi, released from house arrest after 15 years of incarceration. For the western media this 65-year-old woman, awarded the Nobel Peace Prize in 1991, has come to be seen as a saint-like figure and as Myanmar's only hope. (The ruling military junta changed the name of the country from Burma to Myanmar in 1989, a year after thousands were killed in the suppression of a popular uprising).

 

 

Of course, the western democracies' joy over the release of Aung San Suu Kyi is only natural, as no innocent person should be incarcerated for fifteen years, whether in their own home or prison. Yet, politics is one thing and rights campaigning, quite another, although the two may sometimes overlap. Aung San Suu Kyi is a victim of Myanmar's heavy-handed junta, which has been in power since 1962. Her party, the National League for Democracy, won an election in 1990, but the ruling junta refused to concede defeat, instead placing the NLD leader, "Auntie Suu," under house arrest. There she has remained, almost without interruption, to this day.

 

 

The truth is that Aung San Suu Kyi is far more popular in the West than at home. She is, indeed, a prominent figure on Myanmar's political scene, but obviously she isn't the only hope the country has. If she were to come to power today, Myanmar's fragile stability would be disrupted, forcing the country and its people to confront a host of unpredictable consequences.

 

You can draw your own conclusions. On the one hand, Myanmar, with its population of 47 million, boasts an advantageous strategic position at the center of Southeast Asia, bordering all major countries of the region - India, China, Thailand and Laos.

On the other hand, though, Myanmar as part of the Golden Triangle, is now the world's second largest producer of opium poppy, a plant cultivated primarily for heroin production. It will be remembered that the Golden Triangle countries (Myanmar, Laos and Thailand) dominated the global opium market before the Golden Crescent (Afghanistan, Iran and Pakistan) emerged as the No. 1 opium supplier on the back of Afghan wars.

 

It is no secret that Myanmar's population includes communities who are very low down the civilization ladder. As recently as the 19th century, local kings would have used human sacrifices as part of their religious practice. And there has been a civil war simmering in the country since the British colonizers took their leave in 1947, pledging statehood to the local ethnic minorities. Curiously, similar promises were also a trigger for the Arab-Israeli conflict.

Can this frail lady who has spent so much of her life in isolation from the outside world, come to grips with the problems facing her country? Agreed, it would be hard to picture a human rights activist becoming the leader of a state involved in, say, the Arab-Israeli conflict.

The story of Aung San Suu Kyi provides a graphic example of how the modern media can turn an individual into a media-icon.

From the TV networks' perspective, she makes an ideal protagonist for a human rights activist hagiography. This is a woman who, with her excellent English and media-friendly looks tempered with determination, took part in numerous student demonstrations and hunger strikes. And on the other side: a military regime, all parades and soldiers standing in serried ranks, allied to China. That the sympathies of Western TV audiences would lie with her was predictable right from the start.





Ingrid Betancourt, a Colombian presidential candidate who set out to take on the country's leftist rebels only to end up in their captivity, was another happy media find. She was kidnapped and held hostage by insurgents of the FARC (Revolutionary Armed Forces of Colombia) movement. Her release was eventually secured with the help of the Colombian army in an operation that put at risk many lives. When Mrs Betancourt regained her freedom, her European fans, who expected the woman to rout the FARC, were amazed to learn that her party had garnered only 2% in national elections.

Maybe it is time we learned to distinguish between television images and the reality. Even Myanmar's junta leaders, until recently dressed in military fatigue, now appear in civilian clothing and sit in the newly-elected parliament. This positive change has become possible largely thanks to the hope associated with Barack Obama's departure from the hard-line course of his predecessor, George W. Bush. But Obama has so far failed to find a good word for Myanmar's recent elections and even accused the country's top military brass of "vote-stealing." It is as if the U.S. leader is unaware of the fact that the latest polls have given Myanmar its first civilian government for fifty years.

It looks like rights campaigning has become sort of a New Age religion for the Western public in recent years - complete with its very own saints (usually campaigners), its own rituals (elections being the main one), and even with its own zealots.

Elections are undoubtedly a great privilege, but there are countries where holding them is likely to prove dangerous for some time to come, even though local human rights advocates aren't cowed by this prospect, and continue to insist on the universal observance of the ritual.

Religion is a force for good. But fanaticism is not, whatever rhetoric it uses, even if it appeals to fundamental values, such as human rights.

 

 

Rédigé par DanielB

Publié dans #Guerre de l'information

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J
<br /> <br /> Dans la même veine, le prix Nobel de la paix : http://www.voltairenet.org/article167289.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />
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D
<br /> <br /> Bonjour ,<br /> <br /> <br /> Merci<br /> <br /> <br /> Toujours en Asie , le " recyclage " des heros de Pearl Harbor http://en.wikipedia.org/wiki/Mitsuo_Fuchida<br /> <br /> <br /> http://en.wikipedia.org/wiki/Minoru_Genda http://www.nytimes.com/1989/08/17/obituaries/general-minoru-genda-84-dies-planned-attack-on-pearl-harbor.html<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Un troisième larron a même appuyé le bombardement atomique du Japon<br /> <br /> <br /> Tres Cordialement<br /> <br /> <br /> Daniel BESSON<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> <br />