Publié le 17 Décembre 2008

ORAN (Algérie), 17 décembre - RIA Novosti. Les compagnies pétrolières russes pourraient réduire leurs exportations de 300.000-320.000 barils de pétrole par jour (bpj) si les prix actuels se maintiennent, a déclaré mercredi le vice-premier ministre russe Igor Setchine.

"Si la situation actuelle des prix se maintient, nous n'excluons pas une nouvelle réduction (de la production quotidienne), de 300.000-320.000 barils", a-t-il indiqué à Oran, en Algérie, en prévision d'une réunion ministérielle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP).

Selon M. Setchine, les compagnies russes ont déjà réduit leurs exportations de 1,5 million de tonnes en novembre dernier, ce qui équivaut à 350.000 bpj.

Igor Setchine a conduit une délégation russe à Oran où s'ouvre mercredi une réunion ministérielle de l'OPEP, dont la Russie ne fait pas partie. On attend que l'OPEP décide d'une réduction des quotas de production de pétrole, de l'ordre de 2 millions de bpj, pour arrêter la dégringolade des cours mondiaux dont la moyenne est passée de 147 dollars le baril en juillet 2008 à moins de 50 dollars en novembre. Le 24 octobre dernier, l'OPEP avait déjà réduit ses quotas de 1,5 million de bpj. Ses membres espèrent que la Russie lui emboîtera le pas en réduisant sa production de 200.000 à 300.000 bpj.

L'OPEP regroupe l'Algérie, l'Angola, les Emirats arabes unis, l'Equateur, l'Indonésie, l'Irak, l'Iran, la Koweït, la Libye, le Nigeria, le Qatar, l'Arabie saoudite et le Venezuela, qui représente près de 67% des réserves mondiales prouvées de pétrole et près de 40% de la production mondiale. La Russie, dont la part dans la production mondiale dépasse 10%, participe aux travaux du cartel en qualité d'observateur.

La semaine passée, le président russe Dmitri Medvedev n'a pas exclu que la Russie puisse adhérer à l'OPEP et réduire sa production de pétrole en vue d'enrayer la chute des prix.

Note de l'Editeur : Le programme en 2007 du liberal Boris Nemtsov , aujourdhui membre de la coalition heteroclite que M.Weinstein-Kasparovian tente de monter sous le nom de " Solidarite " , prevoyait de " vendre à l'Occident le petrole à 10 USD le baril " . Nos commentateurs s'etonnent aujourd'hui du peu d'echo de cette " opposition democratique " au sein de la population Russe .

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Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 14 Décembre 2008

MOSCOU, 12 décembre - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a laissé entendre jeudi que la Russie envisageait d'adhérer à l'OPEP afin de contrer la chute des prix du pétrole, lit-on vendredi dans le quotidien Gazeta.ru.

La Russie pourrait également créer un cartel gazier sur le modèle de l'OPEP ce qui lui permettra, selon les experts, de dicter ses conditions à l'Europe et aux Etats-Unis.

C'est en réalité la première fois que la Russie reconnaît, par la voix de son président, sa volonté de devenir membre de l'OPEP, alors qu'on ne parlait jusqu'à présent que d'une coordination des efforts. Pourtant, il pourrait ne s'agir là que d'un signal envoyé par Medvedev aux marchés, et non d'un pas réel de Moscou sur la voie de l'adhésion à l'OPEP. "La déclaration de Medvedev est non seulement une révérence à l'OPEP, mais aussi une tentative de jouer sur les prix du pétrole", estime Alexandre Chatilov, expert du Centre de conjoncture politique.

Il s'agit également d'une menace voilée à l'Occident. "Medvedev évoque à mots couverts la création d'une OPEP gazière, dont les rumeurs déjà anciennes épouvantent les Etats-Unis et les pays européens", explique M. Chatilov. "Le président laisse entendre que s'il constate dans le contexte actuel de crise un jeu orienté contre la Russie, le pays adhérera sans hésiter au cartel gazier".

Selon Alexandre Razouvaïev, expert de Sobinbank, l'OPEP décidera, lors d'une réunion qui aura lieu dans une semaine, une nouvelle "coupe" de 2 millions de barils par jour dans sa production. "Moscou devrait suivre l'OPEP et réduira elle aussi le volume d'extraction", affirme-t-il. "De plus, la Russie deviendra dans un avenir proche membre à part entière de l'organisation".

Le sommet des producteurs de gaz qui se déroulera le 23 décembre à Moscou pourrait donner naissance à un cartel gazier. "La Russie jouera alors un rôle de premier plan aussi bien à l'OPEP qu'au sein de l'organisation des producteurs de gaz susceptible de voir le jour", souligne M. Razouvaïev. "Cela créera des leviers de pression très puissants sur les consommateurs, notamment sur les pays occidentaux. Moscou fera la pluie et le beau temps, dictant des conditions des livraisons aux devises utilisées".

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti

Note de l'Editeur : L'ensemble des dirgeants des " majors " Russes du secteur petrogazier , GAZPROM , LUKOIL , ROSNEFT , .......soutiennent l'adhesion de la Russie à l'OPEP et à la constituion d'un cartel gazier .
Tous sauf , mais est ce une surprise , ceux de TNK-BP  !
En tout état de cause , en cas  d'ahesion effective de la  Russie à l'OPEP je conseille aux dirigeants Russes de choisir comme ambassadrice Mme Ksenia Sukhinova  Elle a toutes les qualités et les compétances requises pour ce poste . On peut toutefois imaginer l' " effet " d'une telle présence à une réunion de l'OPEP : Il serait comparable à celui  de l'arrivé des délégués Turcs en tenue " occidentale " à la conférence Islamique de 1928 ( Lire à ce sujet le livre de Benoist-Mechin : " "Mustapha Kemal ou la mort d'un empire" )
Les chefs politiques Russes (1) , issus du milieu des " silivoki " , semblent toutefois suivre l'avis du Colonel -General Vladimir Kryuchkov du KGB qui annonçait des 1985 devant un POLITBURO incredule une possibilté d'implosion de l'URSS en cas de baisse importante des cours du pétrole et qui préconisait un rapprochement de l'URSS avec l'OPEP . Il s'opposait violement aux " productivistes" qui cherchaient à augmenter la production pour compenser la chute des cours .
Une des méthodes qu'utiliseront probablement les dirigeants Russes , outre le contrôle direct des " majors " , sera la suspension des crédits accordés aux producteurs indépendants difficilement controlables ce qui entrainera leur faillite et la baisse consécutive de la production de pétrole Russe .



( 1 ) : http://www.upi.com/Top_News/2007/11/25/UPI_NewsTrack_TopNews/UPI-85461196011580/
" Kryuchkov was a frequent guest of Russian President Vladimir Putin, also a former KGB official."


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Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 14 Décembre 2008

Non , je vous parle pas de" Caribou Barbie " mais de Ksenya Sukhinova . Cette blonde aux yeux bleus agée de 21 ans est originaire de la ville  de Nizhnevartovsk, dans le nord de la Sibérie,. Elle  est
étudiante en sciences à l'Université du gaz et du pétrole de Tyumen .




ICE STATION ZEBRA ne vire pas " blog de charme " mais vous pouvez l'admirer ( habillée ! ) sur ce reportage photo de RIA NOVOSTI !


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Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 13 Décembre 2008

Un point de vue que je partage sur chacun des mots ou des expressions .
C'est classé dans la rubrique " opinions " qui est censée être un peu plus personelle , mais M. Dmitri Kossyrev m'arrache littéralement les mots du clavier . Comme je n'ai pas son talent , je ne suis pas capable d'écrire un tel article mais vous pouvez considérer qu'il l'a écrit à ma place et que ce sont mes convictions intimes qu'il exprime avec sa plume !


Par Dmitri Kossyrev, RIA Novosti

Il était une fois l'époque des grandes illusions, lorsque l'on rêvait d'un monde équitable et définitivement libéré des guerres. L'Organisation des Nations unies faisait ses premiers pas. Et le 10 décembre 1948, par la résolution 217 A de l'Assemblée générale, elle adoptait la Déclaration universelle des droits de l'homme. En 1950, l'ONU instaura une nouvelle fête, à savoir la Journée des droits de l'homme, célébrée le jour de l'adoption de la Déclaration.

Les XXe et XXIe siècles n'ont pas particulièrement respecté la Déclaration universelle, se rapprochant plus du Moyen Age, époque où les gouvernants de différents pays faisaient un mauvais usage des normes religieuses sacrées. A en juger par le nombre de personnes tuées, réduites en esclavage, privées du droit de parler leur langue maternelle et ainsi de suite, l'époque contemporaine se révèle être encore pire.

Probablement personne n'a surpassé Adolf Hitler pour ce qui est de la violation des droits de l'homme. Mais même après 1945, des massacres et d'autres violations de ces droits ont toujours été présents dans le monde. Il suffit de citer dans ce contexte le génocide au Cambodge et au Rwanda ou les événements en Irak ou en Ossétie du Sud.

De nos jours encore, les sociétés humaines, leur conscience collective, leur réalité économique rejettent les documents qui expliquent comment il convient de vivre et d'agir. Il faut juste accepter ce fait et le prendre en compte.

Une grande expérience est en train de s'achever sous nos yeux. Il s'agit d'une tentative de transformer le concept des droits de l'homme - incarné dans cette même Déclaration - en une matraque idéologique ayant pour objectif d'instaurer la domination de la civilisation occidentale dans une multitude de pays. Cette expérience essuie un échec patent. On connaît beaucoup de cas où tout a commencé par une campagne bien orchestrée visant à remédier aux violations des droits de l'homme et s'est terminé par une guerre pour un changement de régime politique, alors que les opposants de ce régime violaient ces droits aussi bien que leurs adversaires. La Yougoslavie et le Kosovo n'en sont qu'un exemple.

Une sorte d'Al-Qaïda mondiale des droits de l'homme s'est formée, où l'idéalisme meurtrier des uns côtoie le cynisme non moins meurtrier des autres. Mais, d'une façon ou d'une autre, cette partie de l'Histoire universelle appartient déjà au passé, car une opération lancée par le pays le plus fort de l'Occident a échoué en Irak. Or, l'Irak est, par une étrange coïncidence, le berceau de la civilisation. Cependant, il s'avère qu'il est impossible d'imposer les "droits de l'homme" sans déployer de puissants efforts militaires et financiers.

En attendant, le monde non-occidental considère la Déclaration universelle des droits de l'homme comme appartenant exclusivement au monde occidental et non comme un document universel au sens propre. Une multitude d'autres déclarations portant sur les droits de l'homme ont été rédigées, qui mettent en exergue les différences entre les diverses civilisations, font ressortir les droits musulmans, orthodoxes et autres. Tous ces documents ne sont pas moins importants que la Déclaration universelle des droits de l'homme. Qui plus est, ils lui ressemblent beaucoup. Car les différentes sociétés perçoivent les droits de l'homme plus ou moins de la même façon.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

 

En complément de cette excellente analyse ,le point de vue d'un journaliste de " Radio free Europe " qui montre l'influence de l'Eglise Orthodoxe ,  en particulier du metropolite Kirill , et des Eurasistes d'Alexandre Douguine dans la defense du " National Conservatisme " Russe .


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Rédigé par DanielB

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Publié le 13 Décembre 2008

Je ne suis pas un habitué du genre , mais j'aimerais pour une fois me tirer un coup de chapeau personnel .
Je n'ai nullement l'intention de me présenter comme un " expert " de la Russie . Je n'ai jamais suivi les cours d'un IEP ou une formation universitaire en matière de relations internationales . Je suis ingénieur mécanicien de formation .
Toutes mes modestes connaissances en histoire ou en " geopolitique " , je les tiens de lectures personnelles : D'abord celle de la bilbliothéque familiale , ensuite mes achats chez les bouquinistes ou sur e-bay .
J'ai également acheté des ouvrages " universitaires " pour essayer d'acquérir des methodes de travail et de lecture .
J'ai décidé de tenir ce blogue par passion pour la civilisation Russe .
Au debut , comme le montre la photo du bandeau , je ne pensais en faire qu'une compilation de nouvelles concernant ce " Dossier Arctique" puis modestement je me suis décidé à donner mon avis personnel sur certaines questions , le plus souvent en total opposition avec les " expertises " et les " analyses " que je pouvais lire .
J'essayais chaque fois cependant d'appliquer cette maxime de Karl Haushofer sur le Japon : Ne pas regarder la Russie " au travers du prisme déformant de mes fanatsmes ".
J'ai encore moins la pretention de pouvoir prétendre à me présenter comme un commentateur avisé des questions économiques . Mon expérience en la matière se limitant à la gestion du buget familial , celle d'une caisse de chantier et l'établissement de devis et des " discussions de marchands de tapis " avec des fournisseurs .

/ mode enflement des chevilles ON /

Aussitôt apres le debut de " la crise " , de nombreux " experts " , ou autoproclamés tels ( Laure Mandeville ,Nathalie Nougaryede , Marie Jego , Robert " Bob " Amsterdam, Paul Golbe , .............)  , de la Russie ont annoncé une " révolte des oligarques " contre le gouvernement de M.Poutine .
Selon leur thèse  le règime en place à Moscou n'etant plus capable d'assurer à ces oligarques leur train de vie , ceux ci allaient se " révolter " et " pactiser avec l'opposition libèrale " .
Prenant le cas d'Oleg Deripaska et de Norisk Nickel , j'avais écrit dans les colonnes de ce blogue que cette " crise " allait au contraire renforcer le contrôle de l'Etat Russe sur l'économie , sa puissance vis à vis de ces " oliagarques " et même renforcer leur allègence à l'egard du régime au travers des credits consentis par la banque VEB .
Je suis heureux de constater que Mme Marie Jego partage desormais cette analyse .
Bien sûr , elle " regarde la paille dans l'oeil du voisin " avant de regarder comment les gouvernements Occidentaux se livrent aux mêmes pratiques .
Mais c'est un bon début !

L'Etat russe profite de la crise pour reprendre le contrôle de pans entiers de l'économie
" Crise oblige, en Russie comme partout ailleurs, l'Etat s'est porté au secours des banques et des entreprises en difficulté. Sous forme de liquidités, de crédits ou de réductions de taxes, 130 milliards d'euros ont été injectés. Etranglés par les dettes, confrontés à une chute vertigineuse de leur capitalisation boursière, les grands groupes russes en sont réduits à jouer des coudes afin d'obtenir l'aide promise par le gouvernement (50 milliards de dollars, soit 38 milliards d'euros) pour refinancer leurs crédits .

Les fleurons de l'économie russe - les métallurgistes Rusal et Evraz, les majors publiques Rosneft et Gazprom, la société pétrolière privée Loukoïl, le groupe Alpha et bien d'autres - sont aux abois. Pendant les années fastes, tous ont eu largement recours aux crédits octroyés par des banques étrangères en échange de garanties sur leurs actifs. Alors que le marché russe a perdu 75 % de sa valeur, ces actifs se sont dépréciés, mettant les emprunteurs au pied du mur.

Tous ne pourront être sauvés. Seul l'Etat va décider qui doit vivre et qui doit mourir. Quelle revanche ! Alors qu'au moment de la crise économique de 1998 les oligarques menaient la danse, dictant sa conduite à un pouvoir affaibli, contraint de faire défaut sur sa dette publique, aujourd'hui c'est l'inverse, l'Etat est devenu leur planche de salut.

Avec plus de 600 milliards de dollars dans ses caisses - 454 milliards de dollars dans la réserve or et devises, 180 milliards sur le fonds de stabilisation -, l'Etat a les moyens de couvrir la dette des entreprises estimée à 440 milliards de dollars au total.

En contrepartie, l'Etat "va entrer au capital des grandes entreprises, là où cela sera avantageux pour lui et pour les contribuables. (...) Je n'exclus pas que cela puisse se faire à assez grande échelle", a averti le premier ministre, Vladimir Poutine , lors d'une séance télévisée de questions-réponses avec ses concitoyens. Le grand marchandage a déjà commencé.

Premier servi, le roi de l'aluminium Oleg Deripaska a déjà reçu 4,5 milliards de dollars de la Vnechekonombank (ou VEB, l'équivalent de la Caisse des dépôts) pour rembourser un crédit en vue de l'achat de 25 % de Norilsk Nickel . En échange, l'Etat a renforcé son contrôle sur le géant minier, nommant ses représentants au conseil d'administration.

Si, en 2009, M. Deripaska ne peut rembourser le prêt, les 25 % de Norilsk iront à l'Etat. La même chose vaut pour Mikhaïl Fridman , le milliardaire du groupe Alfa, qui a reçu de la VEB 2 milliards de dollars pour sauver son entreprise Vimpelcom, le plus gros opérateur de téléphonie mobile.

"RETOUR À UNE ÉCONOMIE PLANIFIÉE"

 

Début décembre, la société NPO Saturn, constructeur de missiles et de moteurs d'avions, partenaire de la Snecma, confrontée à un manque de liquidités, s'est vue promettre l'aide de la VEB. En retour, l'Etat met la main sur 48,76 % des parts du constructeur. En fait, Saturn va tomber dans l'escarcelle de Rostechnologies, la corporation d'Etat géante (420 entreprises) dirigée par Viktor Tchemezov ?  un ami de M. Poutine, en poste en RDA en même temps que lui dans les années 1980.

Le contrôle de l'Etat, qui détenait déjà 37 % des parts de Saturn, est désormais total. La bataille féroce engagée par M. Tchemezov pour l'absorber durait depuis des mois. Guettée par les contrôles fiscaux et les procès en justice, sa direction privée, jusqu'ici majoritaire dans le capital, a dû s'effacer. En Russie, les prises de contrôle ont souvent lieu à coups de procès et de menaces, comme dans le cas d'Uralkali, ce producteur de phosphates voué à des poursuites en justice par le vice-premier ministre Igor Setchine ? s'il ne cède pas ses parts.

L'Etat a beau jurer qu'il ne gardera pas éternellement ces actifs, le pire est à craindre. "Ce plan est synonyme de retour à une économie planifiée. Le Kremlin va dicter quels secteurs et quelles entreprises méritent d'être sauvés", s'inquiète la banque d'investissement UniCredit Aton . Le manque de transparence, la faiblesse des institutions, l'avidité du clan au pouvoir font craindre que les fleurons de l'industrie ne se retrouvent très vite entre les mains de la "Corporation", cette élite en épaulettes issue des services de sécurité (ex-KGB) et propulsée aux manettes de la politique et de l'économie.

Marie Jégo

/ mode enflement des chevilles OFF /


Voir cet article du site " Les banquiers.com "  qui ne manque pas d'humour .








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Rédigé par P@lp@tine

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Publié le 13 Décembre 2008

La nouvelle vient de tomber sur les telescripteurs des principales agences de presse et commence à semer l'emoi parmis nos  bonnes âmes : Le prix Kandinsky 2008 vient d'être attribué à un " far-right  nationalist " , lire un " vilianfâchiss" , proche du mouvement Eurasiste d'Alexandre Douguine pour son oeuvre " La fille  Patrie " :  Alexey Beliayev-Guintovt .
Outre ce prix , le laureat empoche la somme de 40 000 Euros . On retrouve parmis les genereux donateurs la banque Allemande Deutsche Bank AG .


Alexey Beliayev-Guintovt ( АЛЕКСЕЙ БЕЛЯЕВ-ГИНТОВТ )  est né en 1965 à Moscou .

 En 1985 il termine l'école technique d'architecture et de construction ( departement d'amenagement urbain )
De 1985 à 1988 il étudie l'aménagement urbain au " MARKHI " , l'Institut d'Architecture de Moscou .
il commence à exposer à partir de 1988 .

Parmis ses principales oeuvres , on peut noter en 2004 la galerie de portraits " Le siècle de fer "
On reconnaitera :  Le poête Alexander Blok , Nicolas Gumilev , Yukio Michima , Josef Staline , Julius Evola , Le baron Ungern-Sternberg , L'Ayatollah Khomeiny , Albert Speer , Ernst Junger , Boris Savinkov


Il a participé à un projet visant à illustrer la constitution Russe ,en l'occurence  l'article 59 concernant la défense

Plus récemment , Alexey Beliayev-Guintovt a publié sa " vision " du conflit dans le Caucase de l'été 2008 sur un site Eurasiste Russe . 


 

 

Sur  la thematique de notre blogue , on retrouve " Pravoslavie  atomique " Атомное Православие) qui montre un submersible émergeant des glaces au milieu d'un troupeau de rennes .


Et le poème " Sever " ( Le Nord ) publié dans le journal " Zavtra " ( Demain ) .
Dans le cadre du projet " Pole "  , il envisageait la creation d'une nouvelle ville située au centre geographique de la Russie , il parle de " l'Empire Russe " ,  nommée " Nouvelle Novossibirsk " et qui serait la " troisième capitale de la Russie " aprés Moscou et Saint-Petersbourg .


     Север — это полюс несуществования.
     Север — это точка, в которой кончается космос.
     Этот полюс не является глобальным итогом реальности.
     Он не является выводом из всех возможных ориентаций.
     Север представляет собой разрыв внутри сплошного бытия.
     Идея севера противоположна идее центра.
     Центр — это средоточие всех возможностей.
     Он есть универсальный узел бытия.
     Север — это полюс невозможного.
     Все узлы бытия развязаны на севере.
     С точки зрения центра север есть абсолютная периферия.
     Ее абсолютность дана в совершенной независимости от центра.
     Пребывая вне опыта, север не имеет общей меры с бытием.
     Поэтому он укоренен в абсурде.
     Точка севера совпадает с последним рубежом реальности.
     Через нее проходит субстанция ПОМИМОБЫТИЯ.
     Север есть единственная перспектива, стоящая вне связи с жизнью.
     Север находится вне диалога жизни и гибели.
     В нем отсутствует энергетическая перспектива.
     Поэтому с точки зрения жизни это абсолютный холод.
     На севере замерзает и останавливается вселенский жизненный ток.
     На пути к северу поиски ориентиров бесполезны.
     Наука навигации исключает саму идею севера.
     Поэтому отказ от навигации есть поворот на север.
     Наука навигации рождается из жажды спасения.
     Ибо подоплека всякого личностного опыта есть опыт потерянности.
     Жизненный путь в принципе есть попытка преодолеть потерянность.
     В этой попытке содержится апелляция к двум противоположным перспективам.
     Это всегда апелляция к тому, что предшествует,
     Это обязательно апелляция к тому, что будет.
     Во взгляде назад всегда учитывается верх и низ.
     Ориентация вверх есть обращение к принципу отцовства.
     Это поиск покровительства от того, что не участвует в бытийной драме.
     Ориентация вниз есть обращение к принципу материнства.
     Это поиск опоры в том, что порождает бытийную драму.
     Во взгляде вперед всегда учитывается внутри и снаружи.
     Ориентация внутрь есть обращение к принципу совершенного Я.
     Это стремление к реализации всех возможностей, заложенных в бытийной драме.
     Ориентация наружу есть обращение к принципу проводника.
     Это стремление избежать опасности, присущей бытийной драме.
     Поворот на север есть отказ от идеи спасения.
     Таким образом, это есть отказ от взгляда назад и от взгляда вперед.
     Путь на север есть путь с закрытыми глазами.
     Это возврат к опыту потерянности как к единственному ориентиру.
     Восстановление изначального опыта потерянности — это отказ от мифа неизбежности.
     Такой отказ не предполагает поворота назад.
     Движение на север есть отказ как от опоры, так и от покровительства.
     Идущий на север не боится ночи.
     Потому что в небе севера отсутствует свет

Note de l'Editeur : Je crois que ces " bonnes âmes " vont commencer à regretter le " bon vieux " réalisme socialiste voir même le peintre Ilya Glazunov .............Le choix de Alexey Beliayev-Guintovt témoigne de l'influence croissante du mouvement Eurasiste d'Alexandre Douguine non seulement auprés des cercles du pouvoir et dans la population Russe mais aussi parmis les " intellectuels " .
Les esprits chagrins pourront toujours se consoler en apprenant que parmis les nominés du prix Kandinsky 2007 il y avait  une sculpture en bronze " canon de T72 "  et les  tourelles ( sans le canon )  du T90 et de l' "  aigle noir "





" Mon art représente la majorité des Russes alors que mes détracteurs sont chez les libéraux . Je veux que mon art mobilise le peuple pour soutenir les traditions de notre pays "



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Rédigé par DanielB

Publié dans #Kulturkampf

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Publié le 12 Décembre 2008

Norisk-Nickel annonce la mise en service de son quatrième cargo brise-glaces , le "Talnakh" .
Le " Talnakh " qui a une capacité de 14 500 tonnes est capable d'évoluer dans des glaces de 1,5 m d'épaisseur .
Il a été construit
aux chantiers navals Wadan Yards à Wismar ( Allemagne ) pour un cout de 82 millions d'Euros .

La flotte arctique de Norisk-Nickel compte desrmais quatre navires basés dans le nouveau port que cette société vient deconstruire à Mourmansk et assurent la liaison Norislk - Mourmansk .
La mise en service d'un cinquième navire est prévue dans quelques mois . La société Norisk Nickel sera alors presque complétement indépendante de l'assistance de la flotte de brise-glaces [ nationale ] Russe .
Les chantiers navals Wadan yards
disposent d'une expertise dans la construction de methaniers , et en particuliers de methaniers à capacités arctiques . Ils constituent une des " clefs " qui permeteront à l'Allemagne d'entrer , comme elle le désire , au sein du Conseil Arctique .




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Rédigé par DanielB

Publié dans #Marine marchande

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Publié le 12 Décembre 2008

Un communiqué de ROSNEFT annonce que le tanker à capacité arctique  " Arkhangelsk " vient de recevoir sa première cargaison de pétrole à Mourmansk et est en route pour le réservoir " Belokamenka” à Akhangelsk .

Le " RN Akhangelsk " construit aux chantiers Factorias Vulcano de Vigo ( Espagne ) fait partie de la " Big Navy " que ROSNEFT compte acquérir pour l'exploitation de ses réserves arctiques .
L" Arkhangelsk " mesure 176 metres de long , 30 m de large et peut transporter 25 000 tonnes de pétrole .
En 2009 , deux autres navires sont prévus d'entrer en service .


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Rédigé par P@lp@tine

Publié dans #Marine marchande

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Publié le 12 Décembre 2008

Décidement , " Il " n'est pas sortable !
Déja connu pour ses petites phrases sur " le droit de cuissage " et le " coffre-fort "  Artur Chilingarov , le barbu le plus célèbre de ce blogue , vient de récidiver .
Invité en tant que représentant de la Russie à un congres International sur l'Arctique et l'Antarctique , le député de la Douma membre du parti " Russie Unie " , heros de l'Union Sovietique , responsable des expeditions Russes dans l'Arctique et l'Antarctique , OUF ! , vient de récidiver .
A un point que je me demande s'il ne faut pas que je crée une catégorie " Les bons mots d'Artur Chilingarov " .

" C'est tout à fait ça ! Nous les Russes on ne va pas céder le plateau continental Arctique à quelqu'un d'autre ........
Le Canada ou les Etazunis peuvent ne pas aimer ça ......Mais c'est mon point de vue . C'est historiquement NOTRE ( Russe ) plateau continental ! "

Il ne reste donc plus qu' à Serguei Lavrov de déployer des " trésors de diplomatie " pour essayer de ratrraper les " Petites phrases " d'Artur Chinlagarov .
Ce dernier , quand il ne s'occupe pas de l'Arctique , est chargé de régler les tensions de plus en plus nombreuses qui surviennent entreles délégués régionaux du parti " Russie Unie " , véritables " missi dominici " du premier minstre Vladimir Poutine , et les gouverneurs des régions qui se voient rogner leur prérogatives .






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Rédigé par P@lp@tine

Publié dans #Les Russes dans l'Arctique

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Publié le 12 Décembre 2008

Un billet d' Ilia Kramnik de RIA NOVOSTI qui met en avant la necessité de forger une " culture maritime " au delà d'un appareil militaire .
Il est à rapprocher de la phrase de Frank Thiess dans son livre " Tshushima " : Cherchant à reconstituer une flotte pour aller combattre la Marine Imperiale Japonaise dans le Pacifique , les autorités Russes oublient de recruter pour les équipages des Prèbaltes au profit de paysans du " Heartland Russe " qui n'avaient pas de " sel dans le sang " .


Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

Un groupe de navires de guerre de la Flotte russe du Pacifique a appareillé. Le destroyer (BPK) Admiral Vinogradov, les pétroliers ravitailleurs Petchenga et Boris Boutoma ainsi que le remorqueur de sauvetage Fotii Krylov participeront aux manoeuvres russo-indiennes Indra 2009. A l'issue de ces exercices, les navires russes mettront le cap sur le golfe d'Aden, où l'Admiral Vinogradov prendra la relève de la frégate Neoustrachimy (flotte de la Baltique). Les manoeuvres se feront également avec la participation de bâtiments de la flotte du Nord - le croiseur lourd lance-missiles à propulsion nucléaire Piotr Veliki (Pierre le Grand), le destroyer Admiral Tchabanenko et des navires auxiliaires - qui font route vers l'océan Indien après avoir pris part aux manoeuvres russo-vénézuéliennes Venrus-2008.

A l'heure actuelle, trois flottes - du Nord, Baltique et du Pacifique - ont envoyé des navires en mission au long cours. Un groupe de navires de la flotte de la mer Noire devrait rapidement faire mouvement vers la Méditerranée. C'est la première fois depuis l'effondrement de l'Union Soviétique que l'on observe une telle activité en mer.

Ce regain d'activité de la Marine en dehors des eaux territoriales de la Russie suscite des questions quant aux motifs, aux buts et à l'évolution de la situation. Les motifs sont, en fait, on ne peut plus simples : la flotte a fait son retour en océan dès qu'elle a eu suffisamment de carburant et de moyens pour maintenir l'aptitude opérationnelle des bâtiments. Les buts ont eux aussi été proclamés à maintes reprises : tout à la fois exhibition du pavillon et rétablissement de la présence militaire dans les secteurs maritimes clefs.

Comme l'a déclaré le capitaine de vaisseau Roman Martov, porte-parole de la flotte du Pacifique, "la campagne du groupe de navires de la flotte du Pacifique montre que la Russie est apte à arborer dignement le pavillon de la marine de guerre et à assurer la défense de ses intérêts nationaux sur les mers et les océans, à être un garant de stabilité dans la région Asie-Pacifique".

En outre, l'entraînement des équipages constitue une autre mission non négligeable. Malheureusement, une période prolongée d'absence de campagnes a fait considérablement baisser le niveau d'instruction du commandement. On en est arrivé au point où les bâtiments de surface et les sous-marins avaient cessé de prendre la mer sans un supérieur à bord (généralement le chef d'état-major, l'adjoint au commandant ou le commandant de division, d'escadre). Mais de nombreux commandants de division, qui ont fait carrière dans les années 90, manquent eux aussi d'expérience. Cette situation est lourde de conséquences graves si jamais la flotte devait mener des opérations militaires contre un adversaire plus ou moins fort. Comme le montre l'histoire, l'absence d'expérience ne peut être comblée ni pas la puissance de feu, ni par le nombre des navires. La flotte russe est confrontée à un problème sur ce deuxième point et, au fur et à mesure que les systèmes de combat des navires vieilliront, elle commencera à éprouver des difficultés sur le premier point.

Ce faisant, ce n'est pas une mission ni même une série de missions qui résoudront le problème. Un processus d'entraînement durable et permanent est indispensable. Il permettra de former peu à peu une génération d'officiers de la Marine - de l'amiral au lieutenant - pour qui les campagnes au long cours et les exercices de tir seront une réalité permanente, qui passeront presque plus de temps en mer qu'à terre et qui recevront en échange une honnête solde.

Il faut trois ans pour construire un bateau et trois cents ans pour former une tradition, avait coutume de dire l'amiral britannique Cunningham. C'est vrai de n'importe quelle flotte. Héritier de la plus grande tradition maritime au monde, il savait de quoi il parlait : le nom de Cunningham est familier à tous ceux qui s'intéressent à l'histoire des batailles navales de la Seconde guerre mondiale.

La construction de nouveaux navires pour la Marine russe, dont on parle tant, ne donnera pas en soi de résultat si on ne forme pas des équipages professionnels, qui se sentent en mer comme chez eux. C'est ce que fait actuellement la Marine de guerre russe. Cette tâche vaut les moyens colossaux, qui lui ont été accordés.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.


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Rédigé par P@lp@tine

Publié dans #Defense

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