Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : ICE STATION ZEBRA
  • ICE STATION ZEBRA
  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
  • Contact

Recherche

11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 16:25

SEVEROMORSK, 11 octobre - RIA Novosti. Le missile balistique intercontinental russe Sineva tiré samedi depuis le sous-marin nucléaire Toula en mer de Barents, a établi un record de distance de 11.547 km, a annoncé le président russe Dmitri Medvedev.

"Un missile balistique Sineva a été tiré à une distance maximale de 11.547 km pendant les exercices tactiques Dvina de la flotte du Nord russe. C'est la meilleure performance jamais réalisée par ce missile", a indiqué le chef suprême des armées devant les membres d'équipage du croiseur lourd Admiral Kouznetsov après la fin des manoeuvres.

Livré à l'armée en 1986, le missile balistique de troisième génération RSM-54 Sineva (Skiff SSN-23, selon la classification de l'OTAN) est long de 14,8 m avec le diamètre de 1,9 m, son poids de départ est de 40,3 t et la charge de combat de 2,8 t. Le missile peut être tiré d'une profondeur allant jusqu'à 55 m et porter quatre ou dix têtes nucléaires de 100 kt chacune.

Le président et chef suprême des armées russe Dmitri Medvedev a suivi le déroulement des manoeuvres à bord du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov. Plus de 5.000 hommes dont 1.000 marins du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, ainsi que huit bâtiments de surface, cinq sous-marins, onze avions de la flotte du Nord (Tupolev-142, Iliouchine-38, avions embarqués Su-33 et Su-25 du croiseur Admiral Kouznetsov) et des hélicoptères Ka-27 et Mi-8 ont été engagés dans les exercices Dvina.


par ailleurs le president Russe a annoncé la mise en chantier d'un nouveau PA .
Dmitri Medvedev serait il ainsi en train de trancher
dans débat stratégique qui oppose , au sein de la VMF , les partisans d'une marine oceanique à ceux d'une marine de défense côtière ?

SEVEROMORSK, 11 octobre - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev a chargé samedi le ministère russe de la Défense de lancer la construction de nouveaux croiseurs porte-avions d'ici deux ans à l'issue d'exercices tactiques de la flotte du Nord russe à Severomorsk.

"Nous élaborerons prochainement un programme de renaissance des navires porte-aéronefs et désignerons les usines qui construiront de nouveaux croiseurs" pour mettre en cale les premiers navires dans un ou deux ans", a indiqué le chef suprême des armées à bord du croiseur lourd Admiral Kouznetsov où il avait suivi le déroulement des exercices. Il faut environ cinq ans pour construire un croiseur porte-avions, des nouveaux croiseurs arriveront donc en 2013-2015, a estimé le président russe


Repost 0
Published by DanielB - dans Defense
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 14:39
L'actualité récente a vu une empoignade entre le premier ministre Britannique Gordon Brown et le gouvernement  Islandais  à propos des dépots des citoyens de sa gracieuse majesté " nationalisés " par ce gouvernement Islandais .
Les deux nations se sont déja opposées , et pas seulement verbalement , au cours des années 50 à 70 à propos des droits de pêche dans l'Atlantique Nord . Une situation qui n'est pas sans rapeller les tensions actuelles entre la Norvège et la  Russie ou le conflit Franco-Anglais à propos de la Mer d'Iroise .
Un excellent résumé sur la page "Wikipedia " .

Une démonstration que dans les situations de crises extrêmes , les vieilles rancoeurs que l'on coyait enfouies dans l'inconscient collectif des peuples finissent toujours par ressurgir .......................

On peut aussi noter le parrallèle saisissant des deux situations :
- Un conflit Anglo-Islandais dans une situation de tensions , " guerre froide et " reactions apres la guerre dans le Caucase " entre l' " Occident " et l'URSS-Russie
- C'est l'Islande qui se tourne vers la l'URSS- Russie pour obtenir des navires- un prêt bancaire , ce qui la met en porte à faux  vis de l'OTAN et amène ses partenaires occidentaux à lui octroyer des concessions .

Reste à savoir si l'Islande utilisera  sa situation geostrategique dans le GIUK gap  pour monayer une aide auprés de l' " Occident " , de la même manière qu'une " menace " d'alliance ARCELOR - SEVERSTAL a été utilisée pour amener MITTAL  à effectuer plus de concessions , ou si le gouvernement Islandais est prêt à " franchir la mer de Norvége " et à accepter le prêt Russe ................aux conditions Russes ?





Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Geopolitique
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 12:55
Une dépêche datant déja de quelques jours qui concerne l'Antactique et non pas l'Arctique .
Elle montre tout de même quela conquête des regions polaires reste une activiité dangereuse et quele cout humain  de la mise en valeur de ces régions reste élevé .

MOSCOU, 9 octobre - RIA Novosti. Un important incendie survenu dans la station antarctique russe Progress dans la nuit du 4 au 5 octobre a fait un mort et deux blessés, a annoncé jeudi par téléphone à RIA Novosti le chef de l'expédition antarctique russe Valeri Loukine.

"Un membre des brigades de construction est mort, deux autres ont subi des fractures graves. L'équipement radio a été intégralement détruit", a-t-il indiqué.

Selon lui, le délai entre l'incident et l'annonce de la nouvelle est dû aux problèmes de liaison avec la station

IN MEMORIAM

Repost 0
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 12:34

SEVEROMORSK, 11 octobre - RIA Novosti. Le sous-marin nucléaire russe Toula a tiré samedi un missile balistique Sineva à la distance maximale lors des exercices tactiques Dvina de la flotte du Nord russe en mer de Barents, a annoncé l'assistant du commandant en chef de la Marine russe Igor Dygalo.

"Notre cible se trouvait dans la partie équatoriale de l'océan Pacifique au lieu du polygone Koura au Kamtchatka pour la première fois dans l'histoire de la Marine de guerre russe", a indiqué le responsable avant de préciser que le missile avait été tiré depuis le sous-marin en plongée.

Le président et chef suprême des armées russe Dmitri Medvedev suit le déroulement des manoeuvres qui se déroulent dans le cadre des exercices d'état-major stratégiques Stabilité 2008 lancés en Russie en septembre dernier. Plus de 5.000 hommes dont 1.000 marins du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov, ainsi que huit bâtiments de surface, cinq sous-marins, onze avions de la flotte du Nord et des hélicoptères Ka-27 et Mi-8 sont engagés aux exercices en mer de Barents.

Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Defense
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 12:25
Un article de " The Economist " qui fait le lien entre le prêt Russe à l'Islande et les " manoeuvres Russes dans l'Arctique " .

Il montre à quel point la Russie a " visé juste " en acceptant d'octroyer ce prêt à l'Islande et du cractère géostratégique et géoéconomique de cette démarche .



Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Geopolitique
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 11:53

SEVEROMORSK, 11 octobre - RIA Novosti. Le président russe Dmitri Medvedev s'est rendu samedi en hélicoptère à bord du croiseur lourd porte-avions Admiral Kouznetsov pour suivre le déroulement des exercices navals stratégiques de la flotte du Nord russe en mer de Barents.

Accompagné par le ministre russe de la Défense Anatoli Serdioukov et le commandant de la Marine de guerre russe Vladimir Vyssotski, le chef suprême des armées Dmitri Medvedev a inspecté le croiseur, ses avions et armements. Il a notamment examiné un chasseur embarqué Sukhoi-33 et un hélicoptère de lutte anti-sous-marine Kamov-27.

M.Medvedev suivra le déroulement des exercices Dvina organisés par la flotte du Nord dans le cadre des manoeuvres Stabilité 2008 qui se déroulent en Russie depuis septembre dernier. Plus de 5.000 hommes dont 1.000 marins du croiseur Admiral Kouznetsov, ainsi que huit bâtiments de surface, cinq sous-marins, onze avions de la flotte du Nord et des hélicoptères Ka-27 et Mi-8 seront engagés aux exercices en mer de Barents.

Le croiseur Admiral Kouznetsov est équipé de chasseurs embarqués Su-33 et d'avions biplaces d'entraînement Su-25UTG. Il peut embarquer 52 aéronefs. Au début de 2008, il a effectué une mission de longue durée dans l'océan Atlantique et en mer Méditerranée

 

Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Defense
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 01:07

Qui a écrit que " l'Argent n' a pas d'odeur , mais fait le bonheur "
Certainement pas les Ang£o- $axons qui commencent à s'inquiéter du prêt Russe à l'Islande comme en témoigne cet article du " Telegraph " , feuille de chou Londonienne viscéralement Russophobe , qui conseille à ce que ..........Les Etazunis fassent pression sur le FMI ( cela se lit sans rire ! ) pour que celui accorde un prêt à l'Islande .


On croit rêver : Le pyromane dont la maison brûle doit appeler des pompiers sans eau !

Voici d'ailleurs la traduction qu'en donne l'Atlantiste " L'Immonde "
Pour l'Islande, mieux vaut le FMI que les Russes

Dans sa détresse, l'Islande aurait tout intérêt à demander du secours au Fonds monétaire international (FMI) plutôt qu'à la Russie. La deuxième banque du pays, la Landsbanki, a coulé en 24 heures et la devise nationale a sérieusement décroché : le gouvernement est aux abois. Le taux de change a été stabilisé à 131 couronnes pour un euro, après être grimpé à 200 couronnes pour un euro lundi 6 octobre, mais il faut trouver de nouvelles réserves de devises. Belle initiative. Ce qui est moins avisé, c'est de s'adresser aux Russes.
Le soutien au taux de change laissera un peu de répit au consommateur islandais, qui devra néanmoins digérer une dévaluation de 35 % par rapport à l'euro. Pour les nombreux habitants qui ont contracté des emprunts libellés en euros, il devient plus coûteux de rembourser. Le taux d'intérêt sur le marché domestique atteint 15 % et l'inflation culmine à 14 %.
La défense de la couronne islandaise exige de solides ressources. La moindre faiblesse inciterait les traders à parier sur l'échec de cette politique, jusqu'à ce qu'elle échoue en effet. Si la couronne était encore dévaluée, le pays aurait plus de difficulté à rembourser sa dette, et en arriverait peut-être même à ne plus l'honorer.
Un prêt russe de 4 milliards d'euros aurait du sens, encore que pour les Russes il compromettrait des finances déjà fragiles. Mais surtout, il viendrait bouleverser la donne géopolitique. L'Islande est membre de l'OTAN, et on peut s'attendre à ce que la Russie exige une récompense pour avoir prêté au petit pays l'équivalent d'un tiers de son PNB. L'éventualité d'une présence russe dans l'océan Nord-Atlantique ferait bondir les Etats-Unis. Le plus sage est d'emprunter au FMI. Bien sûr, l'Islande aurait toujours à prendre des engagements, mais ils seraient de bon aloi et de nature uniquement financière. L'hypothèse russe l'entraînerait plutôt sur le terrain militaire et stratégique.
Par ailleurs, la maîtrise de l'inflation et la rigueur budgétaire sont de toute façon les pierres angulaires du redressement de l'économie nationale, et les Américains feront certainement pression pour que l'offre du FMI soit avantageuse. L'Islande ferait mieux d'ouvrir les bras au FMI, sous peine d'être réduite à la condition de pion sur l'échiquier géopolitique.


Ceci dit , comme le souligne le FT , aux heures sombres de son histoire l'Islande a vu qui lui tendait une main secourable , et qui lui tendait le poing depuis Londres .
" We have not received the kind of support that we were requesting from our friends,” said Geir Haarde, prime minister. “So in a situation like that one has to look for new friends

Pour trouver une analyse " Occidentale " impartiale mais non dénuée d'humour , il faut se rendre sur Bloomberg.com

Tout d'abord le commentaire désabusé de l'ex secretaire d'Etat au Tresor , Larry Summers , qui a du mal à s'accomoder du "principe de réalité "

"I have to say that the news on today's Bloomberg that Iceland was negotiating a $5.4 billion stabilization loan with Russia did not fill me with a sense of comfort about the political implications and the ways in which the world is moving,"

Et enfin une note d'humour , celle de cet ancien employé de banque Islandais devenu enseignant :

" Iceland is turning into the little Cuba of the north,'' ``The Soviet Union supported Cuba decades ago and now they are saving us.''


Le fin mot de l'histoire , on le trouve chez Reuters .
L'Islande , échaudée par le peu de réponse de ses " amis " Suedois , Norvégiens et Finlandais qui n'ont pu trouver que 2.3 milliards d' Euros à * mettre au pot * , a refusé de fair appel au FMI , malgrés les " pressions " de la " communauté internationale " .
Ce que cachent la plupart des agences de presse ou analyses .

C'est donc la panique à bord aussi chez notre ami " Bob " Amsterdam , ainsi qu' à Rédio Fri Iourope .
Que du bonheur ...........................................

Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Geopolitique
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 00:50


Encore une analyse sur le sujet qui engendrera certainement des consequences geostrategiques dans la region .
Surtour que l'Angleterre , qui désire entrer au Conseil Arctique , ne vient pas précisemment de se faire des amis
en Islande .

MOSCOU, RIA Novosti

RBC Daily/ Gazeta.ru/ Kommersant

Pour la première fois dans l'histoire contemporaine, la Russie pourrait apporter une aide financière directe à un pays occidental qui est, de plus, membre de l'OTAN, lit-on mercredi dans les quotidiens RBC Daily, Gazeta.ru et Kommersant.

Il s'agit de l'Islande, petit Etat dont le gouvernement n'est pas parvenu à obtenir une aide économique de l'Union européenne. De l'avis unanime des experts, dans le cadre de cette transaction, les dividendes politiques de Moscou pourraient compenser les risques financiers. Les autorités russes tentent depuis longtemps de persuader l'Occident que la Russie est prête au dialogue, qu'il n'y a rien à craindre de Moscou ni de l'expansion de son argent sur les marchés extérieurs.

Un crédit de 4 milliards d'euros (le budget de l'Islande est d'environ 10 milliards d'euros) représenterait moins de 1% des réserves de change de la Russie, et lui apporterait des dividendes politiques importants. Après le conflit en Transcaucasie, Moscou fait preuve d'une volonté de coopérer étroitement avec l'Occident. Cette situation rappelle le début du rapprochement avorté de l'élite russe avec les Etats-Unis après le 11 septembre 2001.

La situation du secteur financier en Islande est depuis longtemps critique. Les banques locales se sont développées en ayant recours à des emprunts étrangers. Dans le contexte d'une nouvelle étape de la crise financière, elles n'ont pu honorer leurs dettes. Mardi, alors que le cours de la monnaie nationale a fortement fluctué, chutant d'abord de 30% par rapport à l'euro pour remonter ensuite de 20%, la Banque centrale d'Islande a pris une mesure exceptionnelle en établissant le niveau de la monnaie islandaise à 131 couronnes pour un euro.

Des propositions de renoncer à la monnaie nationale pour passer à l'euro avaient déjà retenti en Islande. Mais au sein de l'Union européenne, on avait constaté qu'il était absurde d'en parler sans envisager l'adhésion du pays à l'UE. Bruxelles a refusé d'apporter une aide à Reykjavik. Dans cette situation, il faut rechercher de nouveaux amis. Ils ont été trouvés en la personne de la Russie. La décision d'accorder un crédit a été adoptée rapidement et au niveau politique le plus élevé.

De l'avis d'Evgueni Nadorchine, économiste principal de la banque d'investissement Trust, la Russie a décidé de s'assurer en Occident un ami qui lui sera très reconnaissant à l'avenir. "Pour eux, nous sommes une sorte de baguette magique. Si 4 milliards d'euros, actuellement sous forme de bons du Trésor américains, étaient transférés en Islande, cela pourrait même être considéré comme une diversification des risques".

"L'établissement de rapports étroits avec l'Islande est très important, avant tout du point de vue du contrôle sur l'Arctique, qui est impossible sans la participation de Reykjavik, estime le politologue Iouri Chevtsov. Evidemment, la Russie n'y installera pas de base militaire, mais la présence de banquiers, d'investisseurs ou d'entrepreneurs russes y sera un phénomène positif. Malgré ses petites dimensions, l'Islande est située dans une région du monde ayant une réelle importance stratégique".

Les rapports économiques russo-islandais se bornent aux échanges commerciaux, dont le chiffre d'affaires est d'environ 100 millions de dollars par an, et à un Institut de l'énergie géothermale commun. L'ex-gouverneur de la Tchoukotka Roman Abramovitch, qui s'est rendu sur l'île à plusieurs reprises, et les structures d'Oleg Deripaska ont manifesté de manière informelle leur intérêt pour d'éventuels investissements dans ce pays.



Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Geopolitique
commenter cet article
11 octobre 2008 6 11 /10 /octobre /2008 00:44

Par Elena Zagorodniaïa, RIA Novosti

La Russie a accepté d'aider l'Islande, ce petit Etat insulaire, en lui accordant en urgence un immense prêt visant à stabiliser sa monnaie, et ce, à un taux d'intérêt incroyablement bas. Dans quel but? S'agit-il d'un acte de générosité absurde ou d'une démarche géopolitique clairvoyante? Et que représentent réellement 4 milliards d'euros? Est-ce beaucoup ou peu?

Tout récemment encore, les Russes n'étaient pas du tout préoccupés par le sort de l'Islande. A présent, tout le monde parle de la somme exorbitante que "l'îlot de stabilité" est prêt à investir dans l'économie de l'île des geysers en train de sombrer.

Or, l'Europe examine le thème islandais depuis longtemps déjà. Ce pays, un modèle exemplaire de règlement économique libéral et un parfait exemple d'économie dynamique, a été le premier au monde à être confronté à une véritable crise économique. Depuis le début de l'année, la monnaie islandaise, la couronne, a perdu un tiers de sa valeur par rapport à l'euro. Les principales banques islandaises - Kaupthing, Glitnir et Landsbanki - ont été victimes d'attaques de la part des spéculateurs financiers internationaux. Fin septembre, les autorités islandaises ont racheté (= nationalisé) la banque Glitnir, le 7 octobre, Landsbanki a connu un sort identique, et la banque Kaupthing a obtenu le même jour un crédit de 500 millions d'euros de la Banque centrale d'Islande. A l'automne 2008, il est devenu évident que l'Islande pourrait être le premier pays au monde que l'actuelle crise mondiale mènerait à un défaut de paiement.

Pourquoi la bulle économique islandaise éclate-t-elle avec un tel fracas? Car sa croissance a été trop rapide, estime-t-on au FMI. Entre 2003 et 2007, le produit intérieur brut (PIB) du pays s'est accru de 25%, et cette croissance énergique a essentiellement eu lieu grâce à des emprunts extérieurs. Afin d'attirer les investissements étrangers, les autorités du pays ont renforcé la monnaie nationale et trop augmenté les taux d'intérêts (début 2008, ils étaient les plus élevés d'Europe, se chiffrant à 15,5%). Par conséquent, cela a créé un énorme déséquilibre: un modeste PIB, d'une part, et des actifs financiers colossaux accompagnés d'épouvantables dettes, de l'autre. Fin 2007, le PIB islandais ne représentait que 16 milliards de dollars, les actifs du secteur financier - 1.000% du PIB, et la dette extérieure - 550% du PIB.

Etant donné l'état de crise dans lequel se trouve l'Islande, qui frôle le défaut de paiement, l'octroi d'urgence d'un prêt d'un montant de 4 milliards d'euros par la Russie (le 7 octobre dans la soirée, le ministre russe des Finances Alexeï Koudrine a fini par avouer que la Russie avait accepté d'accorder ce crédit, bien qu'auparavant, il ait démenti les déclarations en ce sens de la Banque centrale d'Islande) représente une véritable "bouée de sauvetage". Et une bouée très solide. En effet, en mai 2008, alors que l'Islande était déjà en pleine période de dégradation, les banques centrales des trois pays scandinaves - la Suède, la Norvège et le Danemark - ont créé un fonds spécial, d'un montant de 2,3 milliards de dollars, destiné à soutenir d'urgence la monnaie islandaise. A l'heure actuelle, la Russie est la seule à se dire prête à accorder à l'Islande, pour les mêmes raisons, un crédit 2 fois et demie plus important. 4 milliards d'euros représentent une somme colossale pour l'Islande.

Et pour la Russie également. Qui plus est, le taux d'intérêt est très avantageux [pour l'Islande]. A en croire l'annonce de la Banque centrale d'Islande, la Russie lui a promis un emprunt avec un taux d'intérêt calculé sur une base LIBOR+ (0,3-0,5%). Pour comparaison: la Banque centrale russe accordera des prêts à [la banque russe] Vnesheconombank sur une base LIBOR+1%. Dans une situation où les autorités russes convoquent presque quotidiennement des réunions extraordinaires pour élaborer des mesures d'urgence, cela peut paraître étrange. On devrait plutôt songer à sauver sa propre peau au lieu d'octroyer des crédits à des conditions favorables, dirait un simple bourgeois - mais il n'aurait pas tout à fait raison.

Il existe au moins quelques raisons pour lesquelles la Russie devrait accepter d'accorder ce crédit à l'Islande.

La première et la principale, c'est la raison géoéconomique.

Les leaders de différents pays commencent petit à petit à se rendre compte du fait que c'est uniquement en conjuguant leurs efforts qu'ils pourront sauver le monde qui est en train de sombrer dans une crise financière. Ce thème fut récurrent lors de la conférence de trois jours consacrée aux problèmes de la politique mondiale qui vient de se tenir à Evian. Il sera également soulevé lors de la réunion annuelle du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale qui débutera le 11 octobre prochain. Pour mémoire, rappelons que le président de la BM, Robert B. Zoellick, a déjà proposé d'élargir le G8 en y incluant les pays du BRIC (composé du Brésil, de la Russie, de l'Inde et de la Chine), le Mexique, l'Arabie Saoudite et l'Afrique du Sud. Les leaders mondiaux parlent de plus en plus souvent de la nécessité d'oublier pour un certain temps les ambitions personnelles et d'arrêter les querelles politiques. Il est grand temps de passer à l'action.

Pour la Russie, venir en aide à l'Islande à un moment pareil est une décision dictée par une dure nécessité. La Russie possède actuellement des réserves cumulées durant la période où les cours du pétrole étaient extrêmement élevés. Les réserves de change de la Banque centrale se chiffraient fin septembre à 566 milliards de dollars, auxquels viennent encore s'ajouter plus de 32 milliards de dollars amassés par le Fonds pour le bien-être national et le Fonds de réserve. Certes, on pourrait, en s'enfermant sur son "îlot de stabilité", se concentrer sur la lutte anticrise à l'intérieur du pays. Mais dans ce cas, la Russie risquerait de découvrir soudainement que la tempête financière mondiale, qui sévit encore plus durement à cause notamment de "l'ouragan" en Islande, a dévalorisé toutes ses réserves.

Car les nombreux créanciers de l'Islande, qui lui ont octroyé des prêts colossaux, sont majoritairement des banques européennes. Si l'Islande se retrouve en défaut de paiement, l'ensemble de l'Europe se renversera, en entraînant la Russie dans l'abîme, alors que celle-ci a encore une chance de se sortir de la crise avec des pertes réduites. Ainsi, en portant secours à l'Islande, la Russie se sauve elle-même.

Il existe également des raisons moins globales et purement pragmatiques.

Toutes les crises prennent fin tôt ou tard. Et les alliés, eux, restent (parfois). L'Islande, par exemple, dont le développement rapide a profité aux entrepreneurs de différents pays européens, se montrera sans doute davantage bienveillante envers les investissements russes après un tel geste. Pour l'instant, les échanges commerciaux russo-islandais se chiffrent à environ 100 millions de dollars par an. Les entreprises russes (en la personne de Roman Abramovitch et d'Oleg Deripaska) ont manifesté leur intérêt envers les possibilités d'investissement dans ce pays peu avant la crise. A l'heure actuelle, le prix d'entrée dans l'économie islandaise pourrait s'avérer relativement bas.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur

Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Economie
commenter cet article
10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 23:02
Ce soir le masque de ceux qui veulent tirer les marrons du feu  de la crise financière , et qui s'avançaient sous un " faux nez ", est tombé   :Le Mondialo-nomadiste Jacques Attali nous a affirmé sur Rance 2 que pour sortir de la crise financière actuelle il est necessaire de construire " la cabine de pilotage " du " gouvernement mondial "  avant d' y " mettre un pilote " .
Je ne ferais pas de raccourci trop facile avec un film célèbre ou un dessin animé tout aussi célèbre !
Je me lancerais plutôt dans un " reductio ad Petainio " : Tout comme en 1940 un Laval Raminagrobien et retors a su  jouer la peur des " Panzerdivisionen  " Nazis déferlant sur la France pour imposer dans un seppuku parlementaire un " gouvernement de rencontre " , de la même manière la clique Attalienne essaye petit à petit d'imposer son " gouvernement mondial " .
La tactique fut parfaitement décrite par Jean Monnet au Général Pierre Marie Gallois *

" Nous n'allons pas imposer cette Europe dont personne ne veut comme ça de front . C'est courir à l'echec à coup sûr ! On va appliquer la tactique Soviétique du " saucisson " : Un jour ce sera l'acier et le lendemain la pêche .
Le surlendemain le charbon et un autre jour l'agriculture . Cela prendra du temps mais on y arrivera !
Peu à peu les gens seront dans cette Europe sans s'en rendre compte .
Et si un jour l'occasion se présente , on frappe un grand coup :  Comme Laval en 1940 !
Pour cela il faut une crise grave , à Berlin par exemple . Il suffit d'une grande crise à Berlin pour créer l'Armée Européenne que tout le monde refuse .
On peut construire comme ça un gouvernement Européen , et même mondial "

Quid de l'Arctique me direz vous ?
Hier je vous ai parlé des projets " bi-partisans " de nos politichiens d'internationaliser l'Arctique . Le député SocilardJean-Yves Le Déaut battant le tambour .
Je vous ai aussi parlé du vote de  la résolution du Parlement Européen sur ce même sujet sous l'impulsion de
" Anahaaa " , qui a beaucoup fait de chemin depuis Conflans !
Voici ce qu'en dit le " FT " d'aujourd'hui :

" Joe Borg, the EU fisheries and maritime affairs commissioner, says the Commission’s report will stress three points: safeguarding the Arctic’s ecosystem, promoting the sustainable use of its resources, and putting in place a stronger system of international governance. "

On pourra s'étonner d'encore s'étonner lorsque l'on apprendra les liens d' " Anahaa " , l'auteur de la resolution , avec le financier Syldavo- Gagaouze George SOROS et que son Père , physicien de renom , livra les secrets nucleaires Français à l'Entité Sioniste aprés avoir brisé la carrière de Joliot - Curie .

Plus que jamais les patriotes se doivent donc de soutenir la position ferme du premier ministre Canadien Stephen Harper sur la souveraineté du Canada dans l'Arctique et surtout la position des autorités Russes .
Ce sont les gardes frontières de notre Indépendance Nationale .

    Garde frontière Sovietique dans l'Arctique vers 1960 - (c) RIA NOVOSTI

* Confidences à l'auteur du blogue et aux commensaux du sénateur Georges Sarre lors d'un " Banquet Republicain " , entre la poire et le fromage , au comité de soutien Marseillais à la candidature du " Che " lors des présidentielles 2002 .



Repost 0
Published by P@lp@tine - dans Opinions
commenter cet article

Liens