Publié le 6 Avril 2009

VLADIVOSTOK (Extrême-Orient russe), 3 avril - RIA Novosti. Des exercices navals russo-français se dérouleront le 8 avril dans le golfe de Pierre-le-Grand (mer du Japon), au large de Vladivostok, a confié vendredi à RIA Novosti un porte-parole de la Flotte russe du Pacifique (TOF).

"Les manoeuvres auront lieu dans le cadre d'une visite, le 6 avril prochain, de la frégate française Vendémiaire à Vladivostok, principale base de la Flotte russe du Pacifique. La frégate participera aux manoeuvres aux côtés d'un groupe de bâtiments de guerre de la TOF", a précisé l'interlocuteur de l'agence.

Selon lui, la frégate visitera Vladivostok dans le cadre de la coopération militaire russo-française axée sur le renforcement de la confiance mutuelle et des liens professionnels entre les marins des deux pays.

Note de l'Editeur : Durant la guerre de Crimée une escadre Franco-Anglaise avait essayé d'attaquer les positions Russes en Extrême-Orient . Le suicide du commandant Anglais de l'escadre et la resistance acharnée des forces Russes ont entrainé l'échec du projet .  A l'épqoue cette escadre s'était ravitaillé au Japon , signe précurseur des alliances qui allaient se mettre en place dans la region .
Reçamment la Russie a fait savoir qu'elle était interessée par l'achat d'une coque d'un Bâtiment de Commandement et de Soutien , voir d'un PA , auprés des chantiers navals Français .

Liens : Russie-France: développer la coopération en matière de matériels navals ( Article de Ria Novosti en date du 02/12:2008 ) 
            Un porte-avions russe à l'accent français  ( Article de Ria Novosti en date du 01/11:2008 )

            The Crimean war in the far-east


Bibliographie : " La Lutte pour le pacifique " - Gregory Bienstock - Payot - 1936

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Rédigé par DanielB

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Publié le 5 Avril 2009

Abstract : Among mass demonstrations and riots , former Danish prime minister Anders Fogh Rasmussen was finally chosen as the future NATO secretary general at the Strasburg summit . He his a fervent atlanticist and commited to NATO intervention in A-stan . Denmark , despite a referendum on a larger autonomy held last year , is still the ruling power of Greenland . It also controls the entry of the Baltic sea and is a powerfull  tool for NATO to contain Russia both in the arctic and in the baltic . Since the end of WWII , Denmark was among the most fierce opponents of USSR and now Russia .Having lost many territories since 150 years , Denmark political class is affected by the " Roaring mouse " syndrom .

C'est dans le même contexte que le sommet de l'Otan consacré à l'arctique à Reykjavik , c'est à dire des émeutes et un rejet massif de l'alliance par les peuples , que les membres de l'OTAN ont désigné aprés moultes tractations qui se sont prolongées jusqu' à la dernière minute le premier ministre Danois Anders Fogh Rasmussen au poste de secrétaire général de l'OTAN .
Celui ci est un atlantiste convaincu .
Le Danemark est encore la puissance tutélaire du Groenland et pourrait se voir attribuer dans ce cadre une large souveraineté sur le plateau continental arctique si les recherches géophysiques entreprises avec le Canada donnent des résultats positifs .
Dés le début de la guerre froide , le Danemark a été un allié fidèle des Etats-Unis dans la région en y autorisant l'implantation de la base de Thulé et une plateforme logistique lors de la guerre de Corée .
Ces dernères années le gouvernement Danois a donné asile à de nombreux terroristes Caucasiens et autorisé l'hébergement de sites apellant ouvertement  au terrorisme contre la Russie dans cette région  comme Kavkazcenter .
Au lendemain de la seconde guerre mondiale prés de 400 volontaires Caucasiens des " Ost-Legionen " de la Waffen SS ont été " acclimatés " , sans grand succés il faut le dire  , au Groenland .
Libéré en grande partie grâce aux offensives des forces Soviétiques en 1945 , le Danemark s'est pourtant rangé parmis les états les plus hostiles à l'URSS et , apres la Guerre Froide , à la Russie .
Seul le physicien Niels Bohr a tenu à rendre hommage à l'action de l'Armée Rouge en aidant les physiciens Soviètiques dans la conception du premier réacteur nucléaire Soviétique . 
En 1945 , Staline avait souhaité occuper l'île Danoise de Bornhlm située au large de la Pologne .
Maria Fyodorovna Romanova , mère du dernier tsar Nicolas II , était d'origine Danoise et à cette aune le tsar Nicolas II a considérablement modéré sa politique de rapprochement avec l'Empire Allemand , appuyant le Danemark contre l'Allemagne sur la question de la province du Slesvig .

Sur le plan géostratégique il contrôle les détroits de Sund et du Belt et encore le Groenland et reste pour l'OTAN comme au tant de la guerre froide un instrument d'endiguement de la Russie au débouché de la Baltique .
Au sein de la coalition qu' Anders Fogh Rasmussen a forgé  , le Parti Populaire Danois s'oppose au statut d'autonomie élargie du Groenland en avançant comme argument que le Danemark pourrait être privé des ressources en hydrocarbures , non encore  prouvées , du plateau continental  .

Cette politique d'opposition à l'URSS puis à la Russie ainsi que de l'interventionisme compulsif sous les couleurs de l'OTAN peut s'expliquer par un ressentiment au sein de la classe politique Danoise de la necessité de compenser une perte de puissance consécutive iée à une histoire territorale hémoragique depuis un siècle et demie .

En tant qu'état riverain de la Baltique , le Danemark est habilité a exprimer son opinion sur le projet de gazoduc " Nord-Stream" .

Dés les premières expeditions de Peary , les Etats-Unis ont proposé au Danemark l'achat du Groenland . Leur présence militaire de plus en plus importante , l'éloignement politique et culturel du Groenland depuis 1941 visà vis de la métropole qui ne traduisent que son éloignement géographique , ne font qu'acter une Americanisation croissante de l'île . Cette Americanisation s'est faite avec le consentement des gouvernements Danois successifs et la souveraineté Danoise sur le Groenland  n'est pas considérée par une grande majorité de la population Danoise comme une question vitale .

D'aprés Reuters et AP .

Le prochain secrétaire général de l'Otan sera le Premier ministre danois, Anders Fogh Rasmussen, a indiqué samedi en marge du sommet de Strasbourg l'actuel titulaire du poste, Jaap de Hoop Scheffer.

"Je suis profondément honoré d'être nommé comme prochain secrétaire général de l'Otan et je ferai tout mon possible pour répondre à la confiance de mes collègues", a déclaré le Premier ministre danois en ouverture de la conférence de presse finale du sommet.

Le mandat de Jaap de Hoop Scheffer prend fin le 31 juillet et Anders Fogh Rasmussen prendra donc ses fonctions le 1er août.

La Turquie refusait d'endosser la candidature de Rasmussen en raison de la façon dont il a géré l'affaire des caricatures de Mahomet, publiées en 2006 par un quotidien danois.

Les autorités turques lui reprochaient également de ne pas être parvenu à fermer la chaîne de télévision kurde ROJ TV, proche du Parti des travailleurs du Kurdistan, qui émet du Danemark. Le PKK est sur la liste des organisations terroristes européenne et américaine.

Depuis Ankara, le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, qui ne participait pas au sommet mais était très réticent au choix du Premier ministre danois, a confirmé que la Turquie s'était ralliée au reste des membres de l'Otan après que Barack Obama  eut fourni des "garanties" à son gouvernement.

Il a notamment obtenu la promesse que l'un des adjoints du secrétaire général sera de nationalité turque et que des officiers turcs seraient également présents au sein du commandement militaire de l'Alliance.


EXTRAORDINAIRE RÉPUTATION


Lors d'une conférence de presse séparée, Barack Obama a salué l'"extraordinaire réputation" d'Anders Fogh Rasmussen et a indiqué que d'importants efforts avaient été déployés pour que tout le monde soit satisfait de ce choix.

"Je suis convaincu qu'il est parfaitement armé pour mené l'Alliance face aux défis du 21e siècle", a dit le président américain.

Le Premier ministre danois bénéficiait du soutien des grandes puissances de l'Alliance - Etats-Unis ; Grande - Bretagne  ; Allemagne et France - qui ont mis tout leur poids dans la balance au cours du sommet pour forcer la décision.

En dehors des réticences turques, plusieurs autres membres de l'Otan estimaient en privé que Rasmussen n'était pas le meilleur candidat à l'heure où l'Alliance cherche à réchauffer ses relations avec le monde musulman.

Un haut responsable de l'organisation a d'ailleurs indiqué à Reuters que la désignation du secrétaire général avait été l'objet d'une multitude d'échanges informels avant l'ouverture des débats samedi.


"Soit ils se mettaient d'accord sur Rasmussen, soit on renvoyait le sujet à plus tard", a dit ce responsable.

En dehors d'Anders Fogh Rasmussen, les autres noms qui circulaient pour occuper le poste étaient ceux de l'ancien ministre britannique de la Défense, Des Browne, du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jonas Gahr Stoere, et du ministre canadien de la Défense, Peter MacKay.

ATLANTISTE CONVAINCU

Au Danemark, M. Fogh Rasmussen dirige un gouvernement minoritaire depuis 2001, avec l'appui du Parti populaire danois (DF, extrême droite), connu notamment pour ses tirades xénophobes contre les musulmans. Si le DF ne siège pas au gouvernement, il a soutenu le durcissement de la législation sur l'immigration. Sur la scène internationale, M. Fogh Rasmussen plaide pour le renforcemenent des liens transatlantiques. D'une façon générale, cet austère dirigeant de 56 ans est considéré comme un habile négociateur.

Atlantiste convaincu, M. Fogh Rasmussen a rejoint en 2003 la coalition conduite par les Etats-Unis qui a envahi l'Irak . Alors que l'Europe se divisait sur l'attitude à adopter, Copenhague a fourni quelques centaines d'hommes pour participer à l'offensive contre Saddam Hussein. Le Premier ministre danois a en revanche critiqué la détention à Guantanamo de terroristes présumés, ni inculpés, ni jugés, et les transferts clandestins de prisonniers effectués par la CIA.



Liens : North American Integration and the militarization of the 
             Public discussion on Nord-Stream started in Denmark
Articles associés : Le Canada et le Danemark rompent la glace poour se partager l'arctique .

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Rédigé par DanielB

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Publié le 3 Avril 2009

10 ANS que CHAVEZ est président du VENEZUELA

10 ANS que la CIA veut sa peau !  Où en est-on maintenant ?

L’arrivée d’OBAMA à la tête des Etats-Unis peut-elle changer la donne ?

Venez en débattre avec EVA GOLINGER auteur de « CODE CHAVEZ »
                                    Vendredi 3 avril 2009 à 18 h 30
                         Au Point de Bascule, 108 rue Breteuil à Marseille


                                                          Reunion organisée par le Comite 13 Venezuela


Eva Golinger termine une tournée de conférences qui l’a mené de Grenoble à Montpellier en passant par Marseille.
Elle est avocate, étasunienne d’origine vénézuelienne et s’est passionnée très vite pour les changements proposés par Chavez et pour la défense des droits de l’homme.
Eva, dans son livre “le code chavez”, a fortement contribué à mettre en lumière les agencements de la CIA qui conduirent à la tentative de renversement de Chavez en 2002 qui fut mise en échec par la mobilisation populaire. Son action l’a conduit à recevoir des lettres de menaces émanant de cercles vénézueliens de droite
Elle vient nous parler de l’expérience de transformation sociale et démocratique en cours au Venezuela.
Nous comptons sur votre présence

 

 
Interview Eva Golinger : « Les Etats-Unis n’ont pas renoncé à renverser Chávez »
par Benito Pérez
Article publié le 29 novembre 2006
A trois semaines du scrutin, les sondages donnent Hugo Chávez aisément réélu à la présidence. Eva Golinger, elle, se méfie. L’avocate étasunienne, qui révéla l’implication de Washington dans le putsch de 2002, craint un nouveau coup fourré de son gouvernement.

 

Fuyant la dictature du général vénézuélien Juan Vicente Gómez, sa famille trouva refuge aux Etats-Unis dans les années 1930. Ironie de l’histoire, Eva Golinger Calderón est aujourd’hui contrainte de faire le chemin inverse. Depuis qu’elle s’est mise en tête d’enquêter sur la politique étasunienne à l’égard d’Hugo Chávez, la jeune avocate s’estime « en danger ». Son forfait ? Avoir révélé les liens intimes qui unissent les opposants vénézuéliens ayant mené le putsch d’avril 2002 et les services étasuniens. A cette époque, Eva Golinger exerce encore sa profession à New York, auprès d’artistes de passage et autres migrants en quête d’un permis. Choquée, persuadée de la complicité de Washington dans le renversement d’Hugo Chávez, cette juriste engagée décide de se saisir d’une loi adoptée en 1997 mais encore peu usitée : le Freedom Information Act (FOIA). En quelques mois, elle oblige les pouvoirs publics à lui remettre pas moins de 4 000 documents provenant de la CIA, mais aussi d’officines publiques et parapubliques, telles que le Fonds national pour la démocratie (NED) ou l’Agence fédérale pour le développement (USAID).
Eva Golinger L’analyse des données « déclassifiées » est édifiante : « Nous savions que le gouvernement des Etats-Unis était mouillé, mais là nous avions enfin des preuves  », s’exclame Mme Golinger. Publiés sur le net [1], les documents serviront de base à son premier livre Le Code Chávez paru en 2005.
Devenue la bête noire des partisans de la « doctrine du Big Stick » [2], l’Etasunienne poursuit désormais ses investigations depuis Caracas et se dit persuadée que le gouvernement Bush n’a pas renoncé à ses plans. A trois semaines d’un scrutin présidentiel sous haute tension, Mme Golinger publie un second ouvrage, Bush vs Chávez, consacré à la stratégie latino-américaine de la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice. Nous l’avons jointe au Venezuela, peu avant son départ pour Genève, où elle participera au festival Filmar en America Latina.
Dans Le Code Chávez, vous détaillez l’appui des USA aux opposants vénézuéliens. Mais les agences étasuniennes financent des milliers d’organisations de la société civile dans le monde… Pourquoi peut-on parler de « sale guerre » contre le Venezuela ?
Mais les Etats-Unis mènent partout une sale guerre ! En Afrique, au Moyen-Orient comme en Amérique latine. Ce que vous appelez « appui », moi je le nomme : subversion de la démocratie. Les Etats-Unis ont formé, entraîné, financé, conseillé et soutenu politiquement les personnes qui étaient au pouvoir avant Chávez et qui aspirent à y retourner pour recommencer à s’enrichir. Ces personnes ne travaillent pas à renforcer la démocratie au Venezuela comme elles le disent. Elles se sont placées d’elles-mêmes hors du cadre démocratique, en participant au coup d’Etat d’avril 2002, puis au sabotage pétrolier qui a suivi. Et comment pensez-vous que les Etats-Unis ont réagi à leur implication dans ces actions illégales ? Et bien, en créant, dès juin 2002, un nouveau bureau à Caracas afin d’augmenter leur aide à ces personnes ! Il n’y aucune explication rationnelle à cela, si ce n’est de constater que le gouvernement des Etats-Unis souhaitait le putsch.
Concrètement, comment les Etats-Unis ont-ils agi ?
Tous les détails ne sont pas connus, les archives les plus sensibles ne seront déclassifiées que dans très longtemps ! Sur la base des documents que j’ai pu obtenir, on sait que, dans l’année qui précède le coup d’Etat, les Etats-Unis renforcent massivement leur appui aux organisations qui allaient intervenir. L’ambassade a notamment apporté un soutien politique appuyé à Pedro Carmona, le futur chef de la junte. Plusieurs documents indiquent que la CIA savait qu’un coup se préparait. Il y en a un, en particulier, daté du 6 avril, cinq jours avant l’arrestation de Chávez, qui signale que la CIA dispose des plans précis de l’opération. D’autres documents signalent que des violences vont être fomentées lors de manifestations de l’opposition [3] pour justifier l’intervention des militaires et qu’ensuite une junte civico-militaire sera installée. C’est exactement le scénario qui s’est joué le 11 avril ! Les Etats-Unis savaient tout ce qui allait se dérouler. Ce qui n’a pas empêché le porte-parole de la Maison-Blanche de déclarer, le jour même, que c’était Chávez qui avait déclenché les violences, que le président avait ensuite démissionné et qu’il n’y avait donc pas eu de putsch.
Après cet échec et celui de la grève pétrolière [4], les Etats-Unis ont-ils changé de stratégie ?
En partie, oui. Après la nette victoire de Chávez lors du référendum de 2004 [5], les Etats-Unis ont dû se rendre à l’évidence : l’opposition ne dispose pas du soutien de la majorité des Vénézuéliens. Au début de 2005, lorsque Condoleezza Rice arrive au secrétariat d’Etat, elle déclare qu’il existe une « force négative pour la région », inaugurant la nouvelle stratégie américaine : jeter publiquement le discrédit sur le gouvernement vénézuélien et nier son caractère démocratique. En plaçant Caracas sur « l’axe du mal », les Etats-Unis essaient de mêler le Venezuela à leur « guerre contre le terrorisme », pour justifier toute une série de sanctions comme la rupture de contrats d’armement.
Sur le plan politique, ils ont poursuivi leur travail de sape. Ils appuient par exemple les tentations séparatistes dans l’Etat du Zulia, où se trouve l’industrie pétrolière, et qui est actuellement gouverné par Manuel Rosales [l’adversaire de Chávez pour la présidentielle, ndlr]. Situé à la frontière, cet Etat subit la pression du Plan Colombie [6] et les incursions des paramilitaires. Donnant aussi sur les Caraïbes, le Zulia est tout près des îles [néerlandaises, ndlr] d’Aruba et de Curaçao, dont les bases militaires américaines ont vu leurs effectifs récemment renforcés.
Washington va-t-il tenter d’influencer le scrutin du 3 décembre ?
C’est déjà le cas. Par exemple, leur officine à sondages truqués est la seule à publier des chiffres favorables à Rosales ! Alors que les autres sondeurs donnent Chávez gagnant avec vingt points d’avance, comme lors des trois précédentes élections ! Washington a déjà usé de cette tactique lors du référendum de 2004 : avancer de faux sondages pour ensuite crier à la fraude électorale.
Mais, vous l’avez dit, cette tactique a déjà échoué. Y a-t-il un plan B ?
Le plan B, c’est la violence et, malheureusement, cette option doit être envisagée. Il se pourrait, par exemple, que des bureaux de vote soient sabotés, afin de créer le doute sur le processus démocratique. On peut aussi imaginer un attentat contre un haut responsable vénézuélien ou tout autre tentative de déstabilisation.
Avez-vous des indices que les Etats-Unis aient envisagé une action de ce type ?
Il suffit de regarder vers le passé pour se rendre compte que c’est possible… On sait qu’un plan pour déstabiliser Chávez avait été préparé en Colombie au sein des paramilitaires et des services secrets [7]… Mais le plan a été déjoué.
Pourquoi les Etats-Unis tiennent-ils tant, selon vous, à se débarrasser d’Hugo Chávez ?
Simplement parce que Chávez n’est pas disposé à subordonner les intérêts de son pays à ceux de Washington. C’est un changement radical ! Sous les gouvernements antérieurs, les Etats-Unis pouvaient se servir des ressources naturelles vénézuéliennes comme ils l’entendaient, sans se préoccuper de la population. Pour les Etats-Unis, la présidence d’Hugo Chávez représente un défi à leur domination dans toute l’Amérique latine, mais aussi ailleurs dans le Sud. Depuis la victoire de Chávez en 1998, les choses changent. Il fut le premier à amorcer le virage à gauche. On vit peut-être le début de l’effondrement d’un empire.
Notes :
[1] http://www.venezuelafoia.info. Lire aussi « Comment Washington fomente un ’consensus’ contre Hugo Chavez » dans Le Courrier du 16 juillet 2004.
[2] Le proverbe africain « Parle doucement et porte un gros bâton » a illustré cette doctrine élaborée par le président Theodore Roosevelt (1901-1909), qui justifie la défense, par tous les moyens, des intérêts économiques étasuniens en Amérique latine.
[3] Le 11 avril 2002, de mystérieux tireurs embusqués tuent des manifestants anti-Chávez. Cela servira de prétexte aux mutins.
[4] [NDLR] Consultez le dossier Lock out & sabotage pétrolier sur le RISAL.
[5] [NDLR] Consultez le dossier Référendum au Venezuela sur le RISAL.
[6] [NDLR] Consultez le dossier plan Colombie / Initiative andine sur le RISAL.
[7] Lire Le Courrier du 13 avril 2006.


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Rédigé par DanielB

Publié dans #Opinions

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Publié le 1 Avril 2009


Abstract : Russia in the arctic , this is this ! Whereas  many people discuss on the arctic issue in France like everywhere in the world , the Russians are there ! " Vesti Nedili " aired last sunday a report of a logistic  mission to a Russian polar base one hundred kilometers from the North pole in the Franz Joseph land , " Barneo 2009 "- Барнео-2009" . Since 75 years the elite of the Russian Air Force are the arctic pilots and as 75 years ago plane is an essential tool to project Russian power in the arctic . Loads for the polar station are acompagnated by another elite : Frogmen parachutists . Some of them are doctors , surgeons , professional rescuers and have carried more than six thousands leaps . But all these man are also die-hard patriots and by training day after day  in the arctic they say that " they are doing something which can be usefull for their native land one day  " . Reaserches are made in the High-North from the end of march , after the polar night , until may when the ice begins to melt . As Artur Chilingarov  , the presidential deputy on arctic and antarctic issues , pointed it in an interview : " In the arctic scientists and the military work shoulder to shoulder to protect Russian interests " .Today as eighty years ago.





Pendant que certains discutent de la gouvenance de l'arctique au milieu des lambris du Quai d'Orsay , la " réalité " de l'arctique se met en place . Du côté Russe principalement . La télévision Russe qui consacre régulièrement des émissions sur cette thématique a profité de la publication de la doctrine Russe et d'une semaine diplomatique qui a vu des échanges secs sur le dossier entre la Russie et la Norvège , entre la Russie et le Canada , la Russie et l'OTAN pour diffuser un reportage sur la présence Russe dans le Grand Nord .
Les journalistes de " Vesti Nedeli " ont accompagné l'équipage d'un Il-76 à destination d'une base établie sur la banquise dans l'archipel François-Joseph .


Sa mission est d'apporter les équipements necessaires à la construction et à l'aménagement  d'une piste sur la banquise capable d'acueillir des gros porteurs sur la station" Барнео-2009" - " Barneo 2009 "
Les pilotes de l'arctique ont toujours constitué l'élite de l'aviation civile et militaire Russo-Soviétique depuis le début des années 20 et la construction de pistes sur la banquise a fait parti de cette appropriation de l'espace polaire par les Russes . C'est par voie aérienne que sont venus les secours pour l'équipage du " Tchéliouskine " , pour les navires en perdition de la tempête arctique de 1983 et ce seront les hommes-grenouilles parachutistes , une unité d'élite , qui assurent actuellement la garde des chalutiers et des pétroliers qui empruntent la Route maritime du Nord .
Certains de ces parachutistes , des medecins et des chirurgiens , des secouristes professionnels ont déja 6500 ( six mille cinq cents ! ) operations de sauvetage aéroportées les plus diverses dont sur un volcan au Kamtchatka .
L'avion est avec les brise-glaces à propulsion nucléaire un des élèments clefs pour la projection de puissance de la Russie dans l'arctique comme on l'a vu avec les vols de l'aviation strategique Russe vers le Canada ou l'Alaska . Mais dans ces avions , il y a  toujours des pilotes !
Au moment du saut , nous sommes à 100 Km du Pôle Nord et la température extérieur à 300 m d'altitude est de -60°.
Apres huit heures de vol , l'équipage n"a pas droit à l'erreur et les parachutistes non plus . Ce vol necessite une longue préparation en matière de navigation sur une étendue sans repères .
Les images ont 75 ans d'écart entre cet An-2 [  voir ci-dessous ] de la première mission Soviétique dans l'arctique et cet Il-76 qui se pose sur la banquise .
Tout comme il y a 75 ans , les scientifiques et les militaires doivent lutter contre les mouvements de la banquise pour y construire une piste d'atterrisage . Tout comme il ya pres de 80 ans cette mise en valeur de l'arctique est le fruit d'une collaboration intime entre les scientifiques et les  militaires .
Comme l'a récemment confirmé Artur Chilingarov , l'heritier d'Otto Schmidt :
" Dans l'arctique , scientifiques et militaires coopérent pour y défendre les interêts de la Russie " .
Ces medecins , parachutistes militaires , sauveteurs , pilotes et scientifiques accomplissent leurs missions  avec un sens aigu du patriotisme
" En faisant cela nous developpons des capacités qui pourront être utiles à tout moment notre terre natale " décalre un des membres de l'expedition .
La station Barneo 2009 comme beaucoup de stations Russes sont des stations temporaires : Elles sont construites à la fin du mois de Mars à la fin de la nuit Polaire  pour être évacuées au début du mois de Mai , au début de la fonte des glaces . C'est durant cette courte période que ddoivent être menées toutes les expériences scientifiques .
Les recherches rendues nécessaires sur le climat et les courants par la course aux ressources naturelles dans la région ne peuvent être entreprises qu'aux trés hautes latitudes , dans des regions proches du Pôle Nord .
" Je n'ai pas entendu parler que les Américains , les Canadiens ou les Norvégiens soient  capables de faire ce que faisons ici " déclare un des membres de l'expedition .
Depuis presque 80 ans ...................

Liens  : Le reportage de " Vesti Nedili " du Dimanche 29 mars 2009
               La vidéo

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Les Russes dans l'Arctique

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Publié le 1 Avril 2009


L'ex Reichsprotektor du Kossovo , " Monsieur K. " , a consacré une conférence de presse à la nomination de l'ex-maire de Conflans Sainte-Honorine au poste d'ambassadeur chargé des questions polaires .
La remarque de fin se passe de commentaires .M. Rocard semble ignorer l'existence du NORDREG et de l'Administration Russe de la Route Maritime du Nord lorsqu'il parle de legiférer  sur la " sécurité maritime  ".
La " stratégie du saucisson " semble être choisie par Michel Rocard pour s'ingérer dans la région plutôt qu'une evocation directe d'une " gouvernance globale ": Tout comme l'Europe qui a du attendre 50 ans pour  lancer sa première constitution globaliste , l' Européisation de la France a commencé par le charbon et l'acier puis la pêche . C'était le sens de la confidence de Robert Schumann au General Pierre-Marie Gallois [ Propos confiés à l'auteur du blogue par George Sarre lors d'une réunion politique ] .
Tout comme les Français n'auraient pas accepté au début des années cinquante la constitution qu'ils ont rejetté en 2002 , il est fort probable que les Russes ou les Canadiens n'acceptent pas une " gouvernance globale " sur la région de prime abord . C'est une démarche plus " fine " que la proposition de Scott Borgerson du CFR qui souhaite établir sine die  un " parc polaire " sous juridiction internationale mais sous " leadership Americain" .



Je vous conseille bien sûr de lire l'excellent livre de Pierre Péan consacré à " K. " Celui-ci y dévoile les ressorts mondialistes de ce célèbre partisan du " droit d'ingérence " .
Il est à noter que le site du MAE " France diplomate " ne mentionne pas l'arctique ou les pôles comme une zone d'action spécifique de la diplomatie Française .


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Rédigé par DanielB

Publié dans #Environnement

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Publié le 1 Avril 2009

Abstract : Relations between Canada and Danmark are warming especially on the arctic issue . Once ad odds on the soveiregniy on the Hans island , Canada and Danmark will map the bottom of arctic continental shelf in a common expedition . Representatives from Canada and Danmark  will meet on Thursday to discuss rights over resources in the frigid, energy-rich area, Canadian authorities said Tuesday

Les relations Canado-Danoises qui étaient empoisonnées par la question de l'îlot de Hans semblent se réchauffer .
Depuis le 19 mars une expédition commune pour cartographier une partie du plateau continental de l'océan arctique a été lancée par les deux états à partir de l'île d'Ellesmere .
D'autres groupes sont partis du Groenland , possession Danoise en voie d'acquérir sont autonomie , afin de prouver que le territoire Nord-Americain se prolonge dans l'Océan Arctique et comprend les dorsales Alpaha et Lomonossov .
Deux méthodes seront utilisées pour les recherches : Un sonar multidirectionnel à partir d'un hélicoptère et l'aérogravité à partir d' un DC3 spécialement affrété pour ce type de recherches .
Le Canada doit soumettre ses conclusions à la commission des nations unies sur les limites du plateau continental avant 2013 . Un Etat doit soumettre ses revandications sur le plateau continental dix ans aprés avoir ratifié la Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer ( UNCLOS ) .
Le Danemark a énormément à gagner dans une extension de son plateau continental : Une étude publiée l'année dernière par l'USGS ( United States Geological Survey ) montre que le Danemark pourrait se voir attribuer 14 % des ressources en pétrole et en gaz de l'arctique .
Mais même si la commission des Nations Unies accéde aux revandications Danoises , le débat pourrait se déplacer sur la scéne intérieure Danoise .
Malgré la victoire du " OUI " lors du référendum sur l'autonomie élargie au mois d'octobre 2008 , le Parti du Peuple Danois , un parti de droite nationale ,conteste la légitimité des revandications Groenlandaises sur les ressources du plateau continental Groenlandais .
Selon ses représentants , les Inuits n'ont jamais colonisé les parties du Groenland ou le Danemark espère voir aboutir ses revandications sur le plateau continental .
Dans le projet d'autonomie approuvé par plus de 75% des Groenlandais , une partie importante des ressources lièes à l'exploitation des richesses minières de l'île reviendrait desormais à ses habitants .

Sur un plan régional on semble assister , dans le cadre des revandications croisées sur le plateau continental , à la naissance d'une dyade Canado-Danoise qui cherche à affirmer sa souveraineté sur des portions du plateau continental suivi de son côté par la Russie .
D'un autre côté , les Etats-Unis qui ont peu de chances de voir aboutir une quelconque revandication [ Et qui n'ont pas encore ratifié la convention des Nations Unies sur le droit de la mer ] semblent opter pour " internationalisation "de la région avec les Norvègiens qui recherchent l'entrée d'acteurs extérieurs à la région au sein du Conseil Arctique .

En 2005 , une expédition de militaires Canadiens a hissé le drapeau à la feuille d'érable sur l'îlot de Hans , une île revandiquée par le Canada mais sous souveraineté Danoise .

Le ministre de la défense Canadien et surtout le premier ministre Danois Anders Fogh Rasmussen  , appuyés par les Etats-Unis , sont les grands favoris au poste de secrétaire général de l'OTAN à  la succession de Jaap de Hoop Scheffer.

Mise à jour du 01/04/2009

Selon un communiqué du MAE Canadien ,  , le MAE Canadien Lawrence Cannon rencontrera Jeudi 2 Avril son homologue Danois Per Stig Moller à Copenague pour discuter de coopération dans la région . La question de la delimitation du plateau continental sera également à l'odre du jour .
Dans son communiqué , Lawrence Cannon a précisé que " Le Danemark est pour le Canada un partenaire clef  pour le développement de sa politique étrangère dans l'arctique et nous avons déja un haut niveau de coopération au sein du Conseil Arctique " .





Liens : Danish and Canadian scientists set to map Arctic Ocean. ( Article de Canada.com du 18 mars 2009 )
             Canada to begin flying to Arctic to gather data on North Pole ownership ( Article du Globeandmail du 16            mars 2009 )
            Danish nationalists claim self-rule will be a ‘disaster’
            Le Danois Rasmussen favori pour diriger l'Otan

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Les Canadiens dans l'Arctique

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Publié le 1 Avril 2009








Une nouvelle publication de Scott Borgerson du CFR dans la revue " Foreign Affairs " .
J'ai déja signalé son article dans le " The New York Times " de la semaine dernière .
Rien de nouveau dans cet article sauf qu'il est une actualisation des positions de Scott Borgerson dans sa première publication : Publication de la directive Russe sur l'arctique , incident aérien Russo-Canadien.
Il y reprend sa proposition d'un parc Polaire et fait le point sur la tectonique des alliances dans la région .
Il faut noter toutefois la première utilisation de l'expression " Grand Jeu " ( " Great Game " ).

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 1 Avril 2009

Par Ilia Kramnik, RIA Novosti

La Russie a l'intention de renforcer ses positions dans l'Arctique, y compris au plan militaire. Ses intérêts stratégiques dans la région l'exigent. Tel est l'objectif visé par les mesures prévues dans les "Principes fondamentaux de la politique de la Fédération de Russie dans l'Arctique pour la période allant jusqu'en 2020 et au-delà". Ce texte a été examiné le 27 mars par le Conseil de sécurité de la Russie et approuvé par le président Dmitri Medvedev.

Ce sont en premier lieu les richesses naturelles de l'Arctique qui retiennent l'attention. Ce sont non seulement les gisements se trouvant sur des territoires formellement neutres qui peuvent devenir l'objet de contentieux entre les pays de la région, mais aussi, en cas de situation de crise, ceux de la zone économique exclusive. Surtout si l'on tient compte des divergences qui existent sur le partage du plateau continental arctique. Il ne fait pas de doute que des revendications concernant l'accès égal et libre aux ressources énergétiques de l'Arctique seront régulièrement avancées d'ici peu lors de toutes discussions entre les pays intéressés.

Le réchauffement, qui est désormais non plus seulement un phénomène scientifique, mais aussi un facteur économique et politique, offre des possibilités inédites d'exploration de l'Arctique. La fonte des glaces et le prolongement de la période de navigation permettent de parler de l'accès libre aux gisements de minéraux utiles et aux ressources biologiques de l'océan Glacial arctique. Cela explique l'activité déployée par les pays de la région, désireux de renforcer au maximum leurs positions en prévision des contentieux inévitables sur l'appartenance des eaux arctiques, du plateau continental et des richesses qu'ils recèlent.

Le réchauffement a une autre implication non négligeable. La fonte des glaces et l'ouverture éventuelle de la navigation durant toute l'année par la Voie maritime du Nord (en recourant aux brise-glaces en hiver) feront apparaître sur les cartes du monde un nouvel itinéraire d'importance stratégique reliant l'Europe et l'Asie. L'ouverture de cette voie constituera un événement encore plus important que celles du canal de Suez et du canal de Panama réunies. Quant au potentiel de transport via l'Arctique, il est vraiment immense.

Rappelons que la Voie maritime du Nord est l'itinéraire le plus court entre l'Europe occidentale et l'Asie de l'Est. Un navire qui emprunterait cet itinéraire pour rallier, par exemple, le Japon depuis les Pays-Bas, devrait parcourir environ 14.000 km, alors que cette distance serait de 20.000 km via le canal de Suez et l'océan Indien, et de 24.000 km via l'Atlantique, le canal de Panama et le Pacifique. Sans compter que les très gros navires, qui ne peuvent passer par le canal de Panama ou de Suez, sont contraints de contourner l'Afrique et de parcourir environ 27.000 km.

L'intensification de la navigation par la Voie maritime du Nord impliquera le développement d'une infrastructure côtière tout au long de l'itinéraire, et notamment dans sa partie centrale (de la mer de Kara au détroit de Béring), le long des zones les moins habitées. Cela nécessitera également le renforcement du contrôle militaire et frontalier dans la région, afin de prévenir toute tentative d'entrave à la liberté de navigation. La contrebande, le braconnage et la piraterie sont des phénomènes qui accompagnent toujours la navigation intense.

En outre, il faudra protéger les ports qui auront surgi, et qui seront des objectifs très attractifs du point de vue militaire. Les territoires arctiques profonds présenteront pour la première fois de l'intérêt dans l'optique d'une occupation éventuelle.

Cette protection doit être assurée grâce à la décision prise par le Conseil de sécurité russe d'avoir un groupement de forces et de troupes de garde-frontières russes dans l'Arctique. Le contrôle efficace des territoires se trouvant au-delà du cercle polaire nécessite le bon fonctionnement d'un système de protection côtière, le développement accéléré de l'infrastructure frontalière de la zone arctique russe, ainsi que le développement des forces et moyens des régions militaires attenant à l'Arctique. Et en premier lieu des Flottes du Nord et du Pacifique, qui ont pour mission principale de protéger les frontières des zones polaires et des zones contiguës.

En évaluant les chances de la Russie de protéger efficacement ses intérêts et d'étendre son influence dans l'Arctique, il convient de souligner que c'est elle qui occupe la meilleure position de départ dans cette course à l'Arctique. La Russie contrôle la Voie maritime du Nord et possède une infrastructure le long de cette voie, y compris des villes et des ports, cette infrastructure pouvant être à la base d'un développement ultérieur.

Enfin, c'est la Russie qui dispose aujourd'hui du potentiel militaire le plus important de l'Arctique, où sont stationnées sa Flotte du Nord et de nombreuses unités de ses forces aériennes, qui surpassent sans commune mesure les forces dont disposent en permanence les autres pays de la région au-delà du cercle polaire.

Toutes ces conditions font que la Russie doit être capable, si elle s'y prend correctement, de protéger ses intérêts dans la région du Pôle. Elles doivent constituer un argument de poids dans son aspiration à étendre ses territoires polaires.

Les opinions exprimées dans cet article sont laissées à la stricte responsabilité de l'auteur.

Liens :  Principes fondamentaux de la politique de la Federation de Russie pourla periode allant jusqu'en 2020 et au delà .


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Rédigé par DanielB

Publié dans #Geopolitique

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Publié le 1 Avril 2009

Abstract : A Russian politician and international policy expert has warned Finland not to join the NATO alliance. Yuli Kvitsinsky, First Deputy Chairman of the Committee on International Affairs, says such a move would damage bilateral relations.

He added Finnish NATO membership would lead to Russian responses in the military, political and economic fields.

Dans une interview accordée au quotidien Finlandais YLE News le président du Comité de la Douma pur les Affaires étrangères Youli Kvitinsky a affirmé qu'une adhésion de la Finlande à l'OTAN pourrait metre en péril les relations bilatérales Russo-Finlandaises .
Youli Kvitinsky considère que l'OTAN est avant tout un instrument de la politique étrangère Etasunienne .
Dans un livre blanc sur la défense publié audébut de l'année , les responsables politico-militaires considèrent que l'option d'une adhésion à l'alliance doit être considérée . La majorité de la ppulation Finlandaise s'oppose toujours à cette adhésion même si le pourcentage de personnes favorables y est de plus en plus grand .
L'année dernière Dmitri Rogozine , représentant de la Russie auprés de l'Alliance , avait déja formulé la même mise en garde .

Le gouvernement Finlandais vient d'apporter son soutien au projet de gazoduc " Nord Stream " à travers la Baltique .






Article associé : Le Livre Blanc Finlandais sur la défense .

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Defense

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Publié le 30 Mars 2009

Abstract : Russia will prioritize the strengthening of its border guards while creating a special Arctic force in line with a new strategy to protect its regional interests, a senior parliamentary member said Monday.
This strategy of coastal defense with a front line of submarines to patrol the Arctic Ocean is known as the " Bastion strategy " . It needs to connect the " Stutzpunkten ", the fortified points on the coast line to the Hearthland throught infrsatructures like the " Belkomur " . Infrastructures like airports will be built in colaboration with Russian oil and gas majors which operate in the arctic like Gazprom .

MOSCOU, 30 mars - RIA Novosti. En créant son groupement de forces dans l'Arctique la Russie renforcera en premier lieu la protection des frontières, a indiqué lundi à RIA Novosti le président du Conseil de la Fédération (sénat) pour la politique maritime et ex-commandant de la Flotte du Nord, l'amiral Viatcheslav Popov.

"Il ne s'agit pas de créer un nouveau groupement de frappe, mais il faudra par contre aménager de nouveaux postes frontières, moderniser et élargir le réseau d'aérodromes", a expliqué le sénateur.

L'accent est mis sur la création d'un système de protection côtière active, ainsi que sur le maintien du groupement nécessaire de forces conventionnelles dans l'Arctique.

D'après le sénateur, il faut également coopérer avec les services frontaliers des pays voisins dans la lutte contre le terrorisme et la migration clandestine, pour la protection des ressources halieutiques.

D'ici à 2010 la Russie doit prouver que la dorsale Lomonossov constitue un prolongement du plateau continental et donc du territoire national de la Russie. La zone arctique doit se transformer en principale base stratégique de ressources de la Russie d'ici à 2020.

En 2001, Moscou a déposé auprès de l'ONU sa première demande contenant la justification de ses revendications sur une partie du territoire de l'Arctique.

Cinq pays ont une façade arctique: la Russie, le Canada, les Etats-Unis, la Norvège et le Danemark, pays qui possèdent des zones économiques exclusives et un plateau continental dans l'Océan glacial du Nord.


Note de l'Editeur : La stratégie décrite par cet article est conforme à la stratégie du " Bastion " décrite par le Général Leonid Ivashov sur ce blogue et qui nécessite de connecter les " Stuztpunkten " du litorral au travers d'infrastructures à caractère civilo-militaires comme le " Belkomour " au Herthland Russe .
La construction des aérodromes et des héliports destinés à la défense de l'arctique Russe se fera en collaboration avec les entreprises du secteur petro-gazier opérants dans l'arctique . Gazprom vient de lancer la construction d'un héliport dans la peninsule deu Yamal destiné à l'exploitation du champ de Bovanenkovo  et cette infrastructure rentre parfaitement  dans le cadre de cette stratégie de défense de l'arctique . Cette base est destinée à être la plus grande de Russie et de la CEI .
La remise en état des infrsatructures de la Route Maritime du Nord dans le cadre de la nouvelle politique maritime Russe s'intégre aussi tout à fait dans le cadre de cette stratéie de défense .
Vue de Russie , la défense et la mise en valeur de l'arctique sont intégrés dans une même stratégie .

Au cours de l'année 2008 , les exercices " Bastion 2008 " nt certainement servi à valider les concepts de cette stratégie .

 

Liens : Gazprom va ouvrir le plus grand héliport de la CEI ( Article de Rosbaltsever en date du 17 Mars 2008 )

Articles associés  : Le Général Leonid Ivashov vous parle de l'arctique . 
                              La nouvelle politique maritime Russe dans l'arctique 
                                        Le " Belkomour " , un projet Stalinien de nouveau sur les rails rails 
                                        Exercices " Bastion 2008 "  (Reportage photo RIA Novosti
             






 Photos : Exercices tactiques début Mars 2009 dans la région de Kemerovo ( Siberie Occidentale )

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Rédigé par DanielB

Publié dans #Defense

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