Environnement

Mercredi 9 décembre 2009 3 09 12 2009 23:14
Alors que nos chaînes de télèvision semblent avoir retrouvé leur aspect " Soviétique " datant des débuts des campagnes contre le SIDA avec la re-(re-re ) diffusion du film climatiste " Home " , un chercheur Russe conteste l'origine humaine du réchauffement climatique .


L'activité technogène de l'homme n'est pas à l'origine des changements climatiques globaux, a déclaré mercredi Mikhaïl Roukine, expert russe en climatologie, au cours d'un duplex Moscou-Pékin organisé par RIA Novosti.

L'expert a indiqué que l'actuel changement climatique est un processus naturel faisant partie des oscillations cycliques des températures globales. "Si l'on examine l'histoire millénaire du climat, on peut se rendre compte du caractère cyclique des changements climatiques, ce que l'on observe actuellement", a indiqué M.Roukine.
Toutefois, les participants au Sommet de l'ONU sur le réchauffement climatique à Copenhague  s'en tiennent à un point de vue différent, estimant que le réchauffement  est provoqué par les gaz à effet de serre, rejetés  en énormes quantités par les entreprises industrielles, ainsi que par l'activité technogène de l'homme.[ 1 ]
L'agence Ria Novosti a tenu à la veille du sommet de Copenhague un forum sur les changements climatiques et ses conséquences pour la Russie , plus particulièrement dans l'arctique et en Sibérie . [ 2 ]
Celles ci sont les mêmes que nous avons vu pour le Canada ,[ 3 ]  en particulier les conséquences économiques :
"La disparition du pergélisol augmente les risques de d'endommagement de l'infrastructure des régions du Grand Nord et ainsi met en danger l'économie russe", indique le professeur Oleg Anissimov de Greenpeace Russie dans un rapport présenté à Ria Novosti le 20 novembre dernier . [ 4 ]
L'autre danger qui menace la Russie dans l'arctique est " L'effet Titanic " : [ 5 ]
Des icebergs se détachant en plus grand nombre qui pourraient compromettre l'utilisation de la Route Maritime Nord en tant qu'artère commerciale et menacer les plateformes de forage off-shore
Il faut ici signaler que les Russo-Soviétiques ont déja procédé à des bombardements d'icebergs ainsi qu' à des remorquages d'icebergs .En mai 2005 , le "  Mikhail Somov "  a remorqué un iceberg de 200 000 tonnes dans la Mer de Barents dans le cadre des travaux exploratoires du champ gazier de Shtokman  [ 6 ]

Note de l'Editeur :
Il ne s'agit pas ici de prendre parti pour ou contre les prévisions parfois alarmistes et controversée d'organismes comme le GIEC .
Il s'agit de présenter des conséquences géo-politiques et géo-stratégiques dans l'hypothése d'un tel réchauffement . Le viel adage " prévoir , c'est gouverner " étant plus que jamais d'actualité .
Outre les éttas riverains de l'arctique , la planification climatique et ses conséquences sur la sécurité ( compétition  accrue pour les ressources , migrations - N'annonce t'on pas des " guerres du climat "  ) doit desormais être prise en compte par tous les chefs politiques et militaires

Liens :

[ 1 ] Réchauffement climatique: l'homme hors de cause (expert) - Depêche de Ria Novosti du 10 décembre 2009 .
[ 2 ] Изменение климата: что это означает для России и каждого из нас - Conférence on-line de Ria Novosti du 3 décembre 2009 .
[ 4 ] Réchauffement climatique: une menace pour l'économie russe (Greenpeace) - Depêche de Ria Novosti du 20 novembre 2009 .
[ 5 ] Эффект "Титаника" - Россия пытается выработать арктическую политику - Article de Vremya  Novosti du 16 novembre 2009 .

Articles associés :
[ 3 ] " Franc Nord ":Le Nord du Canada n'est pas prêt pour le changement climatique .
[ 6 ] Le "' Mikhaîl Somov " de retour dans l'arctique .

Par DanielB - Publié dans : Environnement - Communauté : Relations Internationales
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Mardi 3 novembre 2009 2 03 11 2009 01:15



La Russie  est prête à approuver un nouvel accord international sur le climat à condition que ce protocole soit ratifié par tous les pays industrialisés et que soit reconnu le rôle des immenses forêts russes, a déclaré le Premier ministre Vladimir Poutine.

La Russie est le troisième émetteur mondial de gaz à effet de serre après la Chine  et les Etats-Unis et elle joue un rôle central dans les négociations préparatoires à la conférence de Copenhague prévue en décembre.

Interrogé par un journaliste sur la possibilité de voir son pays ratifier un accord prolongeant le protocole de Kyoto, Poutine a répondu: "Oui, nous sommes prêts à le faire."

"Nous soutiendrons l'idée de M. (Lars Lokke) Rasmussen de parvenir à un accord politiquement contraignant à la fin de la conférence de Copenhague", a déclaré Poutine après des entretiens avec son homologue danois à Moscou.

Mais le chef du gouvernement a assorti ce soutien de deux conditions:

1. "Tous les pays, en particulier ceux responsables des émissions les plus importantes - les grandes économies mondiales - doivent, sans exception, signer ce document, sinon il perd toute sa logique", a expliqué Poutine.

2. En outre, a-t-il ajouté, Moscou "insistera pour que soit prise en compte la capacité des forêts russes à absorber le dioxyde de carbone".

La Russie abrite les plus grandes forêts de la planète qui contribuent, par le processus de la photosynthèse (absorption de CO2), à compenser les émissions de dioxyde de carbone en provenance d'autres pays. Poutine souhaite que ce paramètre soit pris en compte dans l'établissement des objectifs assignés à son pays dans le cadre d'un nouvel accord.

"Nous savons depuis longtemps que la Russie veut que ses forêts soient incluses dans l'accord. Mais, elle n'a pas fourni de données satisfaisantes sur la déforestation et sur la gestion du parc forestier", a expliqué Bill Hare, du Potsdam Institute for Climate Impact Research.

Les émissions de gaz à effet de serre en Russie sont plus de 30% inférieures à celles de 1990, année précédant la disparition de l'Union soviétique. Suivant un effondrement de l'économie russe, ces émissions avaient atteint leur plus bas niveau en 1998.

Dans un entretien à Reuters, Lars Lokke Rasmussen a dit constater un élan en faveur d'un accord sur le climat et espère convaincre les grands dirigeants mondiaux de participer à la conférence.

Guy Faulconbridge, version française Pierre Sérisier

Par DanielB - Publié dans : Environnement - Communauté : Relations Internationales
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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 10 2009 13:49

MOSCOU, 30 octobre - RIA Novosti. Pas de cataclysme en vue, mais il faut intensifier la recherche concernant le climat. C'est ainsi que l'on peut résumer la tonalité des interventions faites lors du récent Congrès météorologique russe, résume le site nkj.ru. ( Метеорологи не ожидают катаклизмов, но настаивают на развитии климатической науки - NDLR )

 

Les prévisions apocalyptiques concernant la disparition d'îles entières, voire de continents, ne sont pas de mise, a déclaré en substance le responsable du Rosguidromet (Service météorologique russe), Alexandre Breditski. [ 1 ]  Il s'exprimait а l'occasion du Congrés météorologique russe (*), la première réunion de ce type après près d'une quarantaine d'années d'interruption. Les délégués ont adopté un projet de Stratégie de développement des Services météorologiques et des domaines connexes jusqu'en 2030.

 

S'exprimant devant la presse, Alexandre Breditski a convenu qu'il existe, bien sûr, des processus de réchauffement de la planète, et que ces processus vont se poursuivre. On ne peut nier leur incidence négative, par exemple, sur l'état de la calotte glaciaire des Pôles, de la zone de la merzlota et de la ligne côtière de l'océan Glacial arctique. [ 2 ] - [ 3 ]

 

Cependant, estime le patron du Rosguidromet, ce processus, hétérogène, varie selon les territoires. Il serait, notamment, "imprudent de se prononcer sur le caractère inexorable de la disparition des glaces arctiques, comme le prédisent certains analystes occidentaux et russes". Si l'on prend, par exemple, l'Arctique ou l'Antarctique en tant que continents, dans certaines régions polaires nous constatons effectivement un certain réchauffement, tandis que dans d'autres tout se déroule exactement а l'inverse. On assiste dans ces dernières а un accroissement systématique de la glace, les températures annuelles moyennes minimales évoluent à la baisse ou demeurent à leur niveau antérieur et, dans certains endroits des Pôles, on assiste même à un refroidissement.

 

Le plus probable, estime Alexandre Breditski, est que les anomalies climatiques revêtent un caractère cyclique sur le long terme, comme on a pu l'observer dans le passé, et ont une multitude de causes étalées dans le temps. Si bien que "les déductions par trop hâtives de certains analystes et médias sur la disparition prochaine d'îles entières, voire même de continents, à la suite d'une montée en une seule fois des mers et des océans, me semblent déplacées au sein d'une communauté scientifique qui se respecte". [ 4 ]

 

Ces prévisions apocalyptiques et d'autres seront réfutées par la Décennie polaire internationale, a poursuivi Alexandre Breditski, qui est également président de l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Cette Décennie devrait être organisée après 2010, et s'appuyer sur des complexes d'observation et de recherche des plus performants. Les résultats des études qui seront menées sur les plans d'eau des mers circumpolaires constitueront un instrument majeur pour comprendre les modifications globales du climat.

 

Alexandre Breditski a également indiqué que le Rosguidromet allait, avec le concours de l'Académie des sciences russe, organiser le premier Centre scientifique russe dans l'Arctique, sur l'archipel du Spitzberg.  [ 5  ] [ à Pyramiden - NDLR ] "Ce centre scientifique de la Russie dans l'Arctique, qui jouera un rôle de pionnier, est appelé а réaliser un large éventail de recherches hydrométéorologiques, géologiques, géophysiques", qui seront importantes pour la compréhension de la "cuisine du temps" sur notre planète, a souligné le patron du Rosguidromet.

 

La Russie est également en train de mettre sur pied tout un système d'observation spatiale de l'Arctique avec un groupe de satellites, baptisé Arktika, évoluant sur une orbite elliptique élevée, a indiqué Vassili Asmous, directeur du Centre de météorologie spatiale. Au premier trimestre 2010, un satellite du système "Meteor" sera placé sur une orbite elliptique, avec une apogée de 40.000 km. Par la suite, des satellites du type Arktika-M seront eux aussi orbitalisés. Avec des orbites d'une telle hauteur, il sera possible d'étudier en détail la région arctique, qui n'est pas suivie de manière systématique par la Russie depuis l'espace, a noté Vassili Asmous. [ 6 ]

 

Vladimir Katsov, directeur de l'Observatoire géophysique général, estime pour sa part que "la Russie a besoin d'un programme national d'étude du climat". En raison de moyens financiers limités et de "commandes" de l'Etat insuffisantes dans le secteur de la météorologie, "chacun étudie ce qu'il peut ou ce qu'il veut". Alors que le climat, le temps, les phénomènes naturels dangereux concernent aussi bien l'Etat tout entier, son économie et sa sécurité, que chaque individu pris isolément, a-t-il noté.

 

Les priorités pour la climatologie russe sont, selon Vladimir Katsov: l'étude de l'Arctique et de la zone de la merzlota éternelle, le niveau de la mer Caspienne, la gestion des risques climatiques spécifiques а la Russie. Par ailleurs, l'évaluation des conséquences économiques des changements climatiques revêt, selon lui, une importance grandissante.

 

La climatologie russe est en crise, actuellement, en raison du retard pris au cours des dernières décennies, poursuit Vladimir Katsov. "Depuis le début des années 90, la climatologie russe vit, pour l'essentiel, sur les acquis des décennies précédentes. Aujourd'hui, ces ressources sont, concrètement, épuisées, et les perspectives de combler ce vide demeurent très modestes." Selon lui, la Russie a perdu au début du XXIe siècle les positions de leader qu'elle occupait précédemment dans la science mondiale sur le climat. Il faudra consentir des efforts а la fois importants et prolongés pour que cette science retrouve une digne place, tant dans le pays que dans le monde. L'augmentation du financement de la climatologie doit, selon lui, être "radical".

 

(*) Le premier Congrès météorologique avait eu lieu en 1900, sur décision du Conseil d'Etat de l'Empire russe. Le cinquième de ces congrès (le dernier, avant celui de cette année) s'était déroulé en 1971 а Leningrad

Note de l'Editeur :
Le " Science et Vie " Russe consacre aussi un article , " l'attraction du Nord " , consacré à l'histoire des expeditions polaires arctiques malheureusement reservé aux seuls abonnés :0(

Liens :

[ 1 ] La calotte arctique fondra totalement en été "dans 20 à 30 ans"
[ 4 ] Maldives: les habitants risquent d'être des "réfugiés climatiques" - Depêche AFP du 22 octobre 2009 .



Articles associés
[ 2 ]
Le réchauffement climatique amplifie le degel de la Merzlota
[ 3 ] Rechauffement climatique : Les villes russes de l'arctique menacées
[ 5 ] Aprés le Pôle-Nord , le " Barbu " va envahir le Spitzberg
[ 6 ]
Un systéme de surveillance satellitaire de l'arctique Russe en projet

Par DanielB - Publié dans : Environnement - Communauté : Relations Internationales
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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 09 2009 20:49
A l'heure ou un gouvernement de rencontre vient d'instaurer la " Taxe Carbone " , la décision du gouvernement Groenlandais d'envisager la multiplication de ses émissions de CO2 quatorze fois est un exemple qui montre que le terme " courage" existe en politique , surtout lorsqu'il s'agit de " résister aux pressions de la communauté internationale ®" ou plutôt selon la vulgate officielle " défier la communauté internationale ® " comme un vulgaire Ahamadinedjad .
Dans un entretien au journal Danois Politiken le premier ministre Groenlandais , Kuupik Kleist , a annoncé que son gouvernement refusera de signer un accord global sur le climat à la prochaine conférence de Copenhague si celle ci refuse d'accorder au Groenland une augmentation de ses droits d'émission .
Le premier ministre Groenlandais cherche à se libérer du carcan des émissions imposées par un accord avec le Danemark . A contrario des îles Feroe le Groenland a accepté les obligations résultant du traité de Kyoto .Actuellement les droits d'émission du Groenland sont de 650 000 tonnes mais les projets de développements , en particulier une fonderie d'aluminium de l'Américain ALCOA , nécessitent des droits d'émission avoisinant 10 millions de tonnes .
Lançant un harpon , il a rappellé les mesures de l'Union Européenne concernant l'interdiction de la vente des produits issus de la chasse au phoque qulaifiée de " génocide culturel " par son prédecesseur .[ 4 ]
" On ne veut pas nous laiser vivre selon nos coutumes ancestrales mais on ne veut pas non plus que nous puissions développer de nouvelles industries . Que devons nous faire ? Est ce qu'on veut nous maintenir dans un état de dépendance économique afin que nous continuions à demander des subventions au Danemark ?"

La ministre Danoise chargé des questions climatiques , Connie Hedegaar , a déclaré qu'elle était prête à travailler avec le gouvernement Groenlandais sur cette question mais a indiqué qu'elle refuserait un quota de 170 tonnes par habitant pour le Groenland .Elle n'admet pas que " L'endroit qui endure avec le plus de force les effets du changement climatique soit autorisé à emettre huit fois et demie plus que l'Américain moyen " [ 3 ]

La question de la souveraineté nationale qui placerait le Groenland " indépendant " sous la coupe des subsides Danois , et a fortiori Européens , est la remarque la plus acerbe depuis les dernières elections du premier ministre Groenlandais .
Derrière la question des droits d'émissions et des subsides  se profile la question d'un Groenland indépendant de l'institution Bruxelloise .

HAUT LES CHOEURS , Monsieur Kuupik Kleist et FELICITATIONS !

Liens :
[ 1 ]
Greenland ready to increase CO2 emissions - Depêche de Sermitsiaq.gl du 14 septembre 2009 .
[ 3 ] No climate change deal unless it means more emissions for Greenland - Article de Sikunews du 16 septembre 2009 .
Articles associés :
[ 2 ] Kuupik Kleist vous parle : Le Groenland veut émettre plus  de CO2 .

[ 4 ] Kulturkampf : " meutre culturel "

 
 

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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 09 2009 01:04
Le pensum du jour . J'ai modifié la depêche de l'AFP en remplaçant Svalbard par Spitzberg .

 

NY-AALESUND, Norvège (AFP) - Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon visitait mardi la communauté scientifique de Ny-Aalesund, sur l'archipel norvégien du Spitzberg  en plein coeur de l'Arctique, pour mesurer l'impact du réchauffement à 100 jours d'un sommet majeur sur le climat.

Ex-ministre sud-coréen des Affaires étrangères, M. Ban a visité la station coréenne de ce petit village situé à 1.200 km du pôle Nord et entièrement dédié à la recherche scientifique internationale, a indiqué à l'AFP Bendik Eithun Halgunset, conseiller scientifique de Kings Bay, la société qui gère le site.

Coupées du reste du monde, entre 15 et 180 personnes y travaillent, selon les saisons, dans des domaines très souvent liés au changement climatique: études atmosphériques, biologie terrestre et marine, glaciologie, géodésie, océanographie...

Dix pays disposent d'installations scientifiques à Ny-Aalesund, où il n'y a pas de réseau de téléphonie mobile pour ne pas perturber les instruments de mesure: la Norvège, l'Allemagne, la France, la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, les Pays-Bas, le Japon et l'Italie.

Avec cette visite de deux jours dans le Grand Nord, le secrétaire général entend sensibiliser la communauté internationale au péril du changement climatique à moins de 100 jours du sommet de Copenhague, que M. Ban qualifie de "crucial".


Sous l'égide de l'ONU, ce sommet vise à trouver un accord international pour succéder au protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre, largement considérées comme responsables du changement climatique.

"Une des raisons les plus importantes de ma visite en Norvège est de voir de mes propres yeux les changements dramatiques dans l'Arctique et de découvrir ce que cela signifie pour l'Humanité", a déclaré Ban Ki-moon lundi à Oslo, avant de s'envoler pour le Svalbard (Spitzberg).

 

Avant le sommet de Copenhague, l'ONU a prévu d'organiser une rencontre internationale de haut niveau à New York le 22 septembre, a précisé M. Ban.

" J'amènerai dans mes bagages tout ce que j'ai appris" au Spitzberg , a-t-il dit.


Le secrétaire général de l'ONU  a exprimé sa vive inquiétude  sur le rythme auquel fondent les glaciers de l'Arctique, lors d'une visite destinée à mesurer l'impact du réchauffement à 100 jours d'un sommet majeur sur le climat.
Les dirigeants du monde entier ont "une responsabilité politique morale" pour préserver l'avenir de la planète, a affirmé M. Ban.

"Je suis extrêmement alarmé et surpris de voir ces glaciers en si mauvais état",
 " Si nous ne prenons pas des actions urgentes pour endiguer ce phénomène, nous pourrions être privés de glaces d'ici 2037, peut être même 2030 (...) C'est effrayant, effrayant",
a-t-il dit, vêtu d'une épaisse combinaison rouge et bleu, dans des températures à peine positives.
 

Mardi, le Sud-Coréen devait aussi visiter la station Zeppelin, un centre de mesures atmosphériques planté en haut d'une colline surplombant Ny-Aalesund auquel on accède par un petit téléphérique.

Au cours de sa visite de deux jours, il devait également, si la météo le permet, gagner par hélicoptère le navire de recherche norvégien Lance qui étudie la banquise au large du Spitzberg .

 

"Il n'est pas sûr que cela puisse se faire à cause de la pluie", a précisé M. Halgunset. "Si ça n'est pas possible, l'alternative est qu'il visite les stations de recherche de Ny-Aalesund", a-t-il dit.

 

Seules les stations allemande, française, anglaise et coréenne, et plusieurs stations norvégiennes sont en activité à cette période de l'année, a-t-il précisé.

 

A Longyearbyen, le chef lieu de l'archipel, M. Ban visitera également un centre de dépôt de semences, souvent comparé à une "Arche de Noé verte" pouvant abriter jusqu'à 4,5 millions d'échantillons de graines végétales pour se prémunir contre les coups portés à la biodiversité



Le traité international, qui en 1920 a placé le Spitzberg  sous souveraineté norvégienne, prévoit un accès très large des ressortissants des autres pays signataires à ce territoire grand comme deux fois la Belgique.

Article associé :

Apres le Pôle-Nord , " Le Barbu " , va envahir le Spitzberg

Par DanielB - Publié dans : Environnement - Communauté : Relations Internationales
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