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  • : Blog initialement consacré à la géopolitique de l'Arctique . Il traite désormais de l'actualité politique , economique , socio-culturelle , historique et militaire et présente des analyses " non conformistes " .Il ne pretend pas à l' " objectivité " mais presente un point de vue alternatif , en opposition avec les pretendues " analyses " syndiquées des " mediats libres " des " democrassies occidentales "
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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 01:13

 

Tout est dans le titre !

J'interviendrais demain de 20h00 à 22h00  avec mon ami Bernard sur les ondes de Radio-Galère , 88.4 FM .[ site ]  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Manifestation-Russie-2011.jpg

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 12:28

On a l'habitude de dire que l'histoire se répète deux fois : Une fois comme une tragédie , une seconde fois comme une farce !

 L'agence Reuters nous annonce que des barbouzes Françaises s'apprêtent à fournir de " l'artillerie lourde " - heavy artillery -  aux terroristes islamistes Syriens présents dans les "zones libérées" .[ lien ]

 

Ce n'est pas en soi une surprise !

 

La présence d'une antenne  médicale de l'Armée de Terre en Jordanie est déja une prise de partie dans la guerre civile Syrienne puisque comme l'avouait le commandant de cette unité sur FR3 au moment de son embarquement  elle est spécialisée dans le soin aux " blessés de guerre  par projectiles balistiques ou éclats " . On est donc bien dans l'appui logistique aux terroristes plutôt qu'aux populations civiles .[ lien ]

 

Notons ici que lors de la guerre civile en Ex-Yougoslavie le général Phillippe Morillon commentant l'attaque et le meurtres d'infirmières Serbes dans un dispensaire de campagne près de Srebrenica parlait " d' action militaire hardie " et parfaitement légitime . Il ne faudra donc pas s'offusquer si l'armée de l'air Syrienne bombarde cette antenne médicale avec du napalm ou des munitions  à fragmentation en se réclamant d'un droit de suite  , tout comme l'Armée de l'Air a bombardé en 1958 les infrastructures sanitaires du FLN à Sakhiet Sidi Youssef . [ voir photo ]

 

Une livraison d'armes , et en particulier d'artillerie , par la France à des " arabes en révolte  "n'est pas  une primeur historique !  

 

Le général Edouard Brémond est né en 1868. À l'issue de ses études à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr , dont il sort en 1890 - promotion "du Grand Triomphe" -  il servit au 1er régiment de tirailleurs algériens dans le Sud algérien et à Madagascar, où il commanda le 1er détachement allant de Tananarive  à Madagascar . Il étudie à l’École supérieure de Guerre  [1899-1901]  puis est affecté à l’état-major de la division de Constantine [ 1901-1904] , où il prépara des manœuvres et des reconnaissances dans l’Aurès. Officier du 2e régiment de tirailleurs [ 1904-1907] , il fut chargé de créer un poste à Sidi Bou Djenane. Responsable de la police des ports marocains [ 1907-1908] , il fut nommé chef adjoint de la mission militaire française au Maroc en 1909, administrateur de la ville de Rabat  et sa banlieue [1912-1913 ], chef du service de renseignements de la colonne Henrys [mars-septembre 1913 )  aux Beni Mtir et enfin commandant d’armes à Kenitra  [1913-1914 ].

Revenu en France en août 1914, il commanda le 64e régiment d’infanterie . Blessé, il fut nommé chef de la mission militaire française en Égypte et au Hedjaz [ août 1916-décembre 1917 ].

[  voir video ]

 

En effet, le Chérif Hussein de la Mecque appelle en 1916 les Arabes à se révolter contre les Turcs. Avec l'aide des Anglais et de Lawrence d'Arabie , il espère libérer la péninsule Arabique de l'Empire Ottoman. Le gouvernement français, qui souhaite affirmer sa présence dans la région, décide l'envoi d'une mission politique et militaire dans la province de la Mecque, le Hedjaz. Avec un effectif réduit, il conseille les forces bédouines et joue un rôle actif dans le sabotage de la voie ferrée du Hedjaz. Il se heurtera à Lawrence, farouchement francophobe, et d'un caractère fortement différent du sien : le général Brémond en témoignera dans ce qui fut peut-être son livre le plus important : Le Hedjaz dans la guerre mondiale. [ Wikipedia ]

 

Le général Edouard Brémont  avait aussi une autre mission : Equiper la " révolte Arabe " avec de l'artillerie et en particulier avec du " 80 " , des mitrailleuses Hotchkiss [ lien ] et former les servants de ces armes  . En effet , et je parle ici avec l'expérience de mon SN , il ne suffit pas seulement de fournir des armes complexes comme de " l'artillerie lourde " mais il faut aussi assurer la formation du personnel !    [ lien ]  et [ lien ]

 

 Mais " Lawrence d'Arabie " ,  qui le méprisait au plus haut point , fit bien sûr capoter ses projets car comme le disait Chérif Hussein " donner de l'artillerie aux Arabes [ en 1916 -1917 ] , c'est leur donner l'indépendance " .

 

On critique ici d'ailleurs souvent la condescendance des militaires Anglais des " services spéciaux "  par rapport à leurs homologues Français mais on ne s'est  jamais posé la question de savoir si cette condescendance par rapport à nos barbouzes et nos diplomates n'était pas quelque part justifiée ! Les hommages rendus par  T.E. Lawrence au capitaine Rosario Pisani , officier adjoint de Brémont ,  dans ses mémoires sur la campagne du Hedjaz ne sont là que pour mettre en valeur sa propre personne et doivent bien être pris pour tels ![ lien ] et[ lien ]

[ lien : Lawrence d' Arabie et les Français ]

 

 

 

Malgré  son plaidoyer pro domo dans Le Hedjaz dans la guerre mondiale , sa mission fut ce que l'on peut considérer comme une farce : Edouard Brémont passa son temps à essayer d'exister militairement et politiquement aux côtés de ce tigre des sables que fut T.E. Lawrence .[ voir video ]

 

Pour que le dicton soit respecté ,  il faut donc se poser la question de savoir si cette mission de l'Armée Française en Syrie sera une tragédie ou une bouffonerie !

 

 

 

 

  En effet , lorsque l'on regarde E.Brémont et T.E. Lawrence côte à côte  il n' " y a pas photo " !

" I must tell you Sir : I hate French people so much ! "  [ T.E Lawrence s'adressant à E. Brémont ]  

  "En quelques semaines, lors de la conférence du Caire, Winston Churchill débrouilla tout l’écheveau, trouvant des solutions qui répondaient, je le pense, à la lettre et à l’esprit de nos promesses quand c’était humainement possible, sans sacrifier aucun des intérêts de l’Empire ni aucun des peuples intéressés. Nous nous retrouvions au terme de l’aventure du Proche-Orient les mains propres. Fayçal reçut en effet le trône d’Irak, Abdullah celui de Transjordanie. Aux seules exceptions de la Syrie et du Liban, placés sous mandat Français, l’Arabie fut émancipée". 
 

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 00:48

La commémoration du bicentenaire de la bataille de  Borodino a été largement passée sous silence dans les mediats Français , et quand elle l'a été c'est sous forme caricaturale ![ lien ]

 Si il y a un seul  aspect politique à en retenir , ce sont les propos sur l'Europe échangés entre Vladimir Poutine et Valéry Giscard D'Estaing .[ lien ]

Il est par contre intéressant de voir comment Borodino était présenté au lecteur Français par les * Russes * à l'époque Soviétique . On pourra aussi se reporter à cet article de Ria Novosti qui présente la guerre vue en 1912 par les medias Russes de l'époque . [ lien ]

Je prends pour élément de référence l'article de Spoutnik - digest de la presse Soviétique - de décembre 1984 rédigé par le rédacteur en chef Boris Krotkov : Et la massue de la guerre nationale se leva !

 

- L'auteur , membre et spécialiste du PCUS , évoque une " guerre nationale Russe " et " notre pays " . Nous sommes bien à l'époque ou les tendances nationales se cristallisent au sein du PCUS .

 

- La coalition des " 20 nations " , " une armée de mercenaires " est opposée à l' " armée nationale Russe " . On retrouve la thèse de l' armée national-populaire développée par l'historien  Albert  Soboul dans La Naissance de l'Armée nationale. 1789-1794 et par l'historien John Keegan lorsqu'il oppose l'armée Continentale aux " mercenaires du Roi George " .

 

- Le lien est évident avec l'invasion Nazie de 1941 : armée de coalisés face à une armée nationale , "Crimes de guerre" * , "crimes contre l'humanité"*  , " crime contre la paix " * , volonté d'asservissement de l'adversaire , objectifs géopolitiques et stratégiques . [ lien vers article ]

 

- Pour Boris Krotkov , la Guerre de Crimée est une continuation de la guerre de 1812 avec du côté de l'agresseur la présence désormais de " l'hégémon maritime créé par la politique de Napoléon : L'Angleterre " [ Koutouzov ]

 

 

* Ces notions sont bien sûr postérieures à 1812 ! Les historiens Russo-Soviétiques  signalent ainsi le massacre par " canonisation " [ éxecution au canon ] de prisonniers de guerre Russes à Smolensk ainsi que la tentative de destruction par explosion du couvent  de Novodévitchi avec ses moniales .

 

Documentation : Chroniques de la guerre patriotique de 1812 sur Runivers.ru

1812: la Russie crée son service de renseignement

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  La guerre de 1812 vue par les médias russes de l'époqueBicentenaire de 1812: Poutine prend part aux festivités

 

 

 

  Peter von Hess. Toile « Bataille de Smolensk. 17 août 1812»

 

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 19:18

Ria Novosti a publiè un article au milieu du mois de juillet 2012 qui éclaire , à la lumière de l'histoire des deux siècles qui suivront , les projets géopolitques Anglo-Saxons durant le XX éme siècle et qui restent en cours d'actualité , notamment à l'OTAN .

 

- " Refouler " la Russie vers l'Est

- Créer un "cordon sanitaire " de la Baltique à la Mer Noire

On retrouve dans cet article la genèse du Międzymorze Pilsudskien .

 

 

Par Iouri Kobiakov, pour RIA Novosti

Napoléon Ier n'a pas seulement été un grand homme d'Etat et un chef de guerre remarquable, mais il s'est également distingué en tant que propagandiste émérite et passé maître en relations publiques. Toutes ses guerres ont été assorties de campagnes massives de propagande visant avant tout à démoraliser les armées et les peuples de ses ennemis potentiels. Par ailleurs, Napoléon Bonaparte attachait une grande importance à ce que l'opinion publique européenne ne le considère pas comme belliciste avant chacune de ses campagnes, mais qu'elle attribue ce qualificatif à son adversaire qui, en réalité, était une nouvelle victime de ses agressions.

La presse hostile, plus dangereuse que mille baïonnettes

L'Empereur des Français déclarait fréquemment que l'opinion publique a le dernier mot. C'est à lui qu'appartient la phrase sur le rôle primordial des médias devenue proverbiale: "Quatre journaux hostiles sont plus à craindre que mille baïonnettes."

Napoléon Ier a subordonné à ses objectifs militaires et politiques pratiquement tous les moyens et outils disponibles à l'époque et pouvant influencer l'opinion publique, avant tout certaines éditions influentes de plusieurs pays européens. Quant à la presse française, elle était contrôlée de près par la police. Cela s'accordait pleinement avec l'opinion de l'empereur sur les relations entre l'Etat et la presse, car il estimait que la gestion de la presse nécessitait "un fouet et des éperons". Selon lui, un journaliste est un éboueur qui travaille avec une plume.

Avec la participation directe de Napoléon Bonaparte, ont été mis au point et testés dans la pratique les principes fondamentaux et la tactique des guerres de l'information.

Beaucoup de ses méthodes restent d'actualité à ce jour. En voilà quelques-unes:

-    le recours à la falsification de l'histoire;

-    une réitération incessante de thèses particulièrement utiles et pratiques, y compris des mensonges flagrants;

-    des déclarations sur l'unité de son propre camp et des dissensions chez l'ennemi;

-    un effort pour passer sous silence des nouvelles désavantageuses et la mise en avant de nouvelles profitables quand bien même elles seraient insignifiantes;

-    des efforts réitérés pour ridiculiser l'ennemi;

-    le rejet sur l'ennemi de ses propres crimes ou d'actions dont les deux camps sont également responsables;

-    une diffusion massive de tracts, de proclamations, de pamphlets, de brochures et de bulletins destinés à démoraliser la population du pays ennemi.

Le mythe du "testament de Pierre le Grand"

Avant d'attaquer la Russie, la propagande napoléonienne a déployé des efforts en France et dans d'autres pays européens pour présenter à l'opinion publique locale la Russie comme un agresseur congénital, et le peuple russe comme un ramassis de barbares cherchant à anéantir la civilisation européenne.

En voilà l'exemple le plus probant: en 1811, a paru à Paris un livre de "vulgarisation scientifique" bien volumineux intitulé De la politique et des progrès de la puissance russe depuis son origine jusqu'au commencement du XIXe siècle. Le livre a été écrit sur l'ordre exprès de Napoléon Ier par l'historien français Charles-Louis Lesur, fonctionnaire du ministère français des Affaires étrangères. Ce livre a justement relayé des désinformations sur le prétendu Testament de Pierre le Grand qui aurait contenu le programme d'assujettissement de l'Europe et de l'Asie à la Russie. En toute honnêteté, il convient de préciser que le "testament" avait été publié pour la première fois en 1797 dans la brochure antirusse d'un émigré polonais, Michel Sokolnicki. Toutefois, à l'époque ce "scoop" n'a impressionné personne. Or, en 1812 la propagande de Napoléon Ier l'a volontiers récupéré.

Le livre de Charles-Louis Lesur déclarait qu'au commencement du XIXe siècle la Russie était devenue tellement puissante qu'elle se préparait à envahir toute l'Europe. La marine russe serait sur le point d'apparaître brusquement dans la mer Méditerranée et dans l'océan Atlantique pour débarquer des hordes sauvages prêtes à se propager à travers l'Italie, l'Espagne et la France pour exterminer une partie de la population locale et pour emmener les autres en captivité afin de peupler les déserts sibériens…

L'auteur poussait les lecteurs à une conclusion irrévocable: les Russes sont des barbares à l'esprit irrémédiablement agressif, et leurs dirigeants trament des projets pour envahir "l'Univers". Ainsi, l'Europe civilisée doit unir ses efforts pour assener au colosse russe et à ses hordes un coup préventif et foudroyant. Ce serait la raison pour laquelle les soldats de la Grande Armée se sont tournés vers l'Est: leur capitaine, Napoléon Ier, fait preuve d'abnégation en tentant de sauver la civilisation européenne.

Avant la campagne de Russie de 1812, cette version des faits était largement propagée en France et dans d'autres pays européens par la machine de propagande napoléonienne qui cherchait à justifier sur un plan idéologique l'invasion de la Russie par les armées multiethniques de Napoléon Bonaparte.

"La seconde guerre de la Pologne", ou "L'invasion des barbares"?

Il est à noter que Napoléon Ier a tenté de faire passer son invasion de la Russie pour la "libération" des Polonais" et pour une "seconde guerre de la Pologne". Dans sa proclamation à la Grande Armée avant le franchissement de la frontière russe, le 22 juin 1812, il a notamment déclaré: "Soldats! La seconde guerre de la Pologne est commencée (…) La Russie est entraînée par la fatalité; ses destins doivent s’accomplir (…) Marchons donc en avant: passons le Niémen, portons la guerre sur son territoire. La seconde guerre de la Pologne sera glorieuse pour les armes françaises, comme la première. Mais la paix que nous conclurons portera avec elle sa garantie et mettra un terme à la funeste influence que la Russie a exercée depuis cinquante ans sur les affaires de l’Europe."

Vidéo: Attention à l'histoire – III. La question polonaise en 1812

En fait, les plans de Napoléon Ier comportaient le projet d'un "contrepoids" à la Russie et d'un cordon qui la séparerait de l'Europe occidentale. Ce rôle devait échoir à la "Grande Pologne de la mer à la mer (en polonais - od morza do morza)" entièrement dépendante de la France. Il s'agissait d'un Etat tampon qui aurait inclus, selon le projet, l'Ukraine, la Biélorussie et la Lituanie, détachées de la Russie "barbare". Après cette campagne de propagande, les soldats napoléoniens considéraient les Russes et les autres peuples de la Russie comme une horde sauvage que l'on est en droit de piller impunément, voire d'exterminer en cas de désobéissance.

 

Fichier:Rzeczpospolita 1600.png

 

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 Un général français a reconnu dans ce contexte que dès de début de l'invasion française de la Russie, des désordres (quel terme politiquement correct!) n'étaient pas sanctionnés et que les soldats "s'y adonnaient comme s'ils en avaient le droit". Même les églises ne faisaient pas exception; des hommes, des chevaux et des fourgons les investissaient en plein désordre. Selon les mémoires d'un autre général français, Georges, marquis de Chambray, après la bataille de Smolensk (août 1812), la campagne a revêtu le caractère d'une invasion non sans rappeler l'invasion des barbares.

Il est à noter que la machine de propagande napoléonienne n'a même pas réellement cherché à inspirer aux Russes une attitude tant soit peu loyale envers la Grande Armée. Cela concernait avant tout les territoires par lesquels passaient les troupes. Certes, ce fut une erreur stratégique de Napoléon que l'on ne peut probablement expliquer que par sa foi inébranlable en sa propre invincibilité et son infaillibilité, ainsi que par une attitude altière et dédaigneuse envers l'adversaire.

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Published by DanielB - dans Géohistoire
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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 12:35

Les élections Angolaises [ lien ] sont suivies avec attention par les diplomaties du BRICS et plus particulièrement au Brésil qui s'est investi pour soutenir la candidature du Président José Eduardo dos Santos . Celui-ci  bénéficie ainsi de l'appui de conseillers électoraux du PT , une initiative de Lula Da Silva .[ lien ]

 L'année dernière une " révolution de couleur " , dirigée par des " rappeurs alternatifs " , a déja essayé de renverser le gouvernement légal .[ lien vers article ]

 

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Published by DanielB - dans BRICS - IBAS
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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 22:39

La publicité AEROFLOT affichée dans le métro Bruxellois semble avoir mis tout le monde en émoi !

Le Figaro , fidéle à ses réflexes pavloviens Russophobes de 1981 , parle de " chars Russes " [ lien ] tandis que la presse Britannique évoque les missiles balistiques TOPOL . [ lien ]

 Rien de tout celà !

Si l'on regarde attentivement la photo , on constate d'abord que les véhicules s'éloignent de l'observateur . Les disques blancs ne peuvent donc pas être confondus avec le reflet du soleil sur l'ogive d'un missile . Ensuite les " chars " sont en fait des tracteurs à roues ! En regardant de plus près on constate que les véhicules dans le haut de la photo présentent 4 conteneurs . Si l'on a , comme moi , regardé les parades militaires du 9 mai , l'identification est alors simple ! [ une photo HD est disponible sur le site http://reunitingeurope.blogactiv.eu/2012/08/27/discover-russia-and-their-ballistic-missiles/  ]

 

On a donc , du haut vers le bas :

 

- une colonne de 8 TEL [ Transport Erector Launcher ] du système S-400 Triumph[ lien ]

[ t=55' sur la video ci-dessous ]

- un véhicule de commandement , probablement un  BTR-80K [ lien ]   

[ si la photo a été prise en 2011 alors c'est le vehicule de commandement du major de la Garde Vadim Jossov ]

 - 8 systèmes Pantsyr S-1 . Les disques blancs correspondant au  radar d'acquisition ! [ lien ]  

  [ t=55' 40 sur la video ci-dessous ]

 

 

Ce sont donc tous des systèmes d'armes de DCA c'est à dire défensifs !

 

 “Discover Russia” poster in the Brussels Metro

 

 

 

 

«Панцирь-С1» - ракетно-зенитный комплекс-конструктор

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 12:21

Le pire qui était à craindre en Russie est arrivé . Comme je l'avais annoncé , citant l'archiprêtre Vsevolod Chaplin , [ lien ] une réponse faible ou une absence de réponse des autorités Russes aux actes de profanation commis contre les symboles religieux orthodoxes aprés l'annonce du verdict du jugement des Pussy-Riot allait entrainer une montée en puissance de la violence anti-orthodoxe et se terminer par des meurtres .[ lien vers article ]

 

Ceux-ci ont été commis à Kazan - République du Tatarstan  :

Deux femmes tuées à coups de couteau ont été découvertes dans un appartement à Kazan , avec «Free Pussy Riot» écrit avec du sang sur un mur, a indiqué jeudi la police .

Les victimes, une mère de 76 ans et sa fille de 38 ans, retrouvées mortes dans leur appartement à Kazan, la capitale du Tatarstan , portaient «de nombreuses traces de blessures au couteau», a précisé le comité chargé des enquêtes dans un communiqué . [ lien ]



Comme le souligne le Père Dmitri Smirnov , chargé des relations avec les forces armées et les organes de sécurité , le " sang de ces femmes assassinées est désormais sur la conscience de ceux qui ont supporté les Pussy-Riot " . [ lien ]



Le Père Dmitri Smirnov s'est ensuite adressé à Paul Mc Cartney et à Amnesty International en leur demandant de renier leur soutien aux Pussy-Riot !



Ils ne le feront pas !



Pas plus que " ceux " qui en France ont désormais le sang de ces deux femmes sur la conscience à défaut d'en avoir sur les mains :

 

Bernard-Henri Lévy, John Malkovich, Yann Moix, Antoine de Caunes, Philippe Starck, Frédéric Beigbeder, Alexis Prokopiev (porte-parole de l’association Russie-Libertés), Laurent-David Samama, Sanseverino (chanteur), Zoia Svetova (journaliste), Free Pussy Riot France, Marc Lambron, Gilles Collard, Belkacem Bahlouli (rédacteur en chef de Mojo), Asma Guenifi (Présidente de Ni Putes Ni Soumises), Louis-Georges Tin (fondateur de la journée mondiale de lutte contre l’homophobie), Gérard Bar-David (rock critic), Gilles Morel (comédien), Tatiana Moguilevskaia (traductrice), Jean-Sebastien Stehli (journaliste), Astrid Wendlandt.[ lien ]

Safia Lebdi , Sophie de la Rochefoucauld , Pierre Lescure , Bruce Toussaint , Nina Companez , Dan Frank , Frédéric Bouraly , Gérard Mordillat , Antoine de Caunes , Laure Adler , Philippe Manoeuvre , Marcel Trillat , Bruno Todeschini , Audrey Pulvar , Agnés Soral , Daniel Mermet [ lien ]  

 

Mise à jour du 31 aout :

Le meurtrier présumé vient d'être arrété et vient de déclarer , selon la police , que le mobile de ce double meurtre est crapuleux . .[ lien ]

 Il n'en faut pas plus  pour que l'ensemble des agences de presse Françaises et des mediats , citons en particulier Libération et Le Nouvel Observateur , poussent un " OUF ! " de soulagement et lancent l'anathème contre le Père Dmitri Smirnov !

Il faut toutefois rester circonspect sur cette affaire et analyser cette affaire dans le contexte du Tatarstan , une république victime d'un projet géopolitique de déstabilisation interethnique et interconfessionnel .[ lien vers article ] .

 

 Il est plus que probable qu' au travers de cet " aveu " , les autorités Russes cherchent à désamorcer un affrontement entre des militants de la communauté Orthodoxe [ lien ] et certains membres de l' " élite urbaine mondialisée " , des " milieux artistiques alternatifs " , qui forment le gros des supporters Russes du groupe d'activistes connu sous le nom de " Pussy-Riot " .

On peut noter que le profil du meurtrier présumé , un professeur d'université de 38 ans , doctorant en philosophie , correspond pafaitement au profil des supporters des PR en Russie tel qu'il a été établi par un sondage : " Le jugement a suscité le mécontentement des partisans du milliardaire et ancien candidat à la présidence russe Mikhaïl Prokhorov (55%), des personnes aux revenus de plus de 20.000 roubles (496 EUR) par mois (40%), et des diplômés de l'enseignement supérieur (34%). "  [ lien ]  

 

A ce titre je ne retirerais pas la liste des responsables  moraux Français de ce double-meurtre et j'en assume la publication .

 

 

 

 

 

 

 













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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 10:31

 

La Russie va mettre au point son propre bouclier antimissile naval, analogue à celui du système américain de surveillance et de guidage de missiles antimissiles Aegis, a annoncé vendredi à RIA Novosti le chef de département du Groupe unifié de construction navale Russe (OSK) Anatoli Chlemov.[ interview complète sur ce lien ]

 

"L'industrie a reçu cette mission parce qu'il est temps que les navires de la Marine soient partie intégrante du bouclier antimissile", a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

Selon lui, les éléments analogues au système américain seront mis au point par les entreprises faisant partie du groupe Almaz-Antei.

"Et pas seulement", a-t-il précisé, sans donner plus de précisions avant d'invoquer le secret d'Etat.



 

Note de l'Editeur :

L'annonce de M.  Anatoli Chlemov est donc la confirmation d'une nouvelle publiée sur ISZ .[ lien vers article ] 

On peut , sans trop se tromper , penser que les missiles appartiendront à la série S-*** . Ceux-ci ont été développés dés l'origine du programme avec  une version navale du système et cette hypothèse est d'autant plus réaliste que c'est le groupe Almaz-Anteï qui vient d'être présenté comme le concepteur du missile intercepteur et aussi du système radar . Ce sera très probablement  la version navale  du système S-500 qui sera produite à partir de 2016 , mais se posera alors la question d'une plateforme navale spécifique pour leur déploiement . En cas  de retard dans le développement du programme S-500 , les premiers navires seront alors équipés du système S-400 . A la différence du S-400 conçu pour la défense anti-aérienne mais possédant des capacités anti-missiles dans le domanaine du bas  endoatmosphèrique , le S-500 a été conçu dés le début pour la lutte anti-missile .  [ lien ]  , [ lien ]

 

La Russie mettra au point son propre bouclier antimissile naval



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MOSCOU, 31 août - RIA Novosti
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30 août 2012 4 30 /08 /août /2012 22:59

  

 

 

Jean Géronimo

Spécialiste des questions économiques et stratégiques russes

Docteur des Universités, vice-major de promotion de licence et maîtrise de sciences économiques, UPMF Grenoble. Lauréat de la Fondation Robert Schuman. Ancien allocataire de recherche de la Région Rhône-Alpes





Jean.Geronimo@upmf-grenoble.fr

« Il faut empêcher de réitérer le scénario libyen en Syrie »

 

 

 

Vladimir Poutine, 27/02/2012 (1)

 

La crise syrienne est, aujourd’hui, arrivée à un point critique. Une guerre fratricide massacrant, pour partie, des innocents, est en cours.

Dans ses grandes lignes, cette guerre est médiatisée par les intérêts politico-économiques des grandes puissances. Mais, très tôt, elle a été polluée par les nouvelles idéologies religieuses et nationalistes, surfant sur les maladresses occidentales et la soif de libertés de peuples en perdition – au prix de dérives politiques incontrôlables et, sans doute, irréversibles.

 

A l’origine, cette quête identitaire a été précipitée par la « fin des idéologies » (D. Bell)  issue de la disparition de l’URSS, en décembre 1991, qui a favorisé le retour du religieux comme idéologie alternative et, au moins, réactivé son rôle politique et identitaire. Dans le même temps, la disparition du verrou idéologique de la Guerre froide a suscité l’émergence de micro-conflits périphériques désormais porteurs, sur l’Echiquier arabe, d’aspirations révolutionnaires. En ce sens, la délégitimation de l’idéologie communiste aurait agi comme facteur catalyseur d’une instabilité systémique à l’échelle du monde et dont la crise syrienne ne serait, au final, qu’un sous-produit – une forme d’effet émergent.

La (prévisible) réaction d’auto-défense du régime syrien face à la terrible violence « révolutionnaire » attisée de l’extérieur a débouché, aujourd’hui, sur une inquiétante guerre civile – imputée par les médias occidentaux, de manière (trop) systématique et erronée, au seul président Bachar El-Assad. Pourtant, l’opposition armée anti-Assad est responsable de davantage de tueries étrangement passées sous silence et qui, en d’autres lieux, auraient pu être qualifiées de « crimes contre l’humanité », pour reprendre une expression trop souvent manipulée par la gouvernance néo-libérale sous leadership américain, dans l’optique de justifier ses actions répressives.

Avec une certaine légitimité, on peut donc s’interroger sur l’existence d’une pensée unique, structurellement favorable aux « rebelles », et verrouillant l’information sur le déroulement de la « révolution » syrienne – sous l’impulsion de l’Organisation syrienne des droits de l’homme (OSDH), étrange ONG politiquement (très) orientée et semblant avoir un monopole « légitime » sur l’information. Régulièrement émise par l’OSDH, l’information sur la nature et l’ampleur des massacres censés perpétrés par le régime Assad est, en effet, admise comme vérité scientifique par le consensus médiatique – formatant, par ce biais, une opinion publique internationale hostile au régime syrien. Toutefois, ce dernier reste – heureusement – soutenu par l’axe sino-russe.

L’issue, tant désirée par les promoteurs du Printemps arabe, ne semble désormais plus faire de doutes. Mais pour Moscou, c’est plutôt un Hiver islamiste, réchauffé par le doux soleil de la Charia, qui se prépare – avec, naturellement, la complicité américaine.

Comment et pourquoi en est-on arrivé là ? Et qui, surtout, y avait intérêt ?

                                                                             

Vers un point de non retour, pour réitérer le « scénario libyen »

De manière indéniable, ce point de non retour a été favorisé de l’étranger dans le cadre d’une stratégie de communication politiquement orientée et unilatéralement focalisée contre la « dictature » Assad, désigné par le consensus médiatique comme l’ennemi à abattre.

 

 

Très clairement, dès l’origine, la rébellion anti-Assad a été financée et armée par des membres clés (riches en pétrodollars) de la Ligue arabe, principalement l’Arabie saoudite et le Qatar. Très vite, elle a été encouragée par l’administration américaine et ses alliés traditionnels, avides de s’insérer dans la vague révolutionnaire portée par l’histoire et, surtout, de profiter des opportunités politiques – dont celles de contenir les ambitions russes, voire chinoises, dans une région stratégique sur les plans politique et énergétique. Ainsi, dans un premier temps, la Turquie a discrètement servi d’appui logistique

pour les « rebelles » et, dans un second temps, elle s’est ouvertement montrée désireuse de passer à l’offensive, c'est-à-dire à l’action armée sur le territoire syrien. Au nom de la liberté des peuples et, naturellement, de leur droit à disposer d’eux-mêmes – la couleuvre est, tout de même, dure à avaler. D’autant plus, si on est russe.

Les infiltrations aux frontières ont été nombreuses au début de la « révolution ». Comme par hasard, tous les points de conflits sont anormalement et systématiquement proches de la frontière syrienne – curieux, tout de même, que nos médias ne se soient pas interrogés sur cette troublante coïncidence. Cette situation est illustrée, depuis fin juillet, par la volonté des « rebelles » de contrôler certains postes-frontières dans le but de faciliter les « passages », autrement dit, les actions militaires et les attentats contre les positions syriennes.

Une telle configuration confirme l’hypothèse d’une aide extérieure, très tôt invoquée par le président syrien Bachar El-Assad et qui, sans surprise, n’a jamais été prise au sérieux par les médias occidentaux, perdus dans le ciel bleu du monde de l’ignorance apprise, alimentée par la seule information diffusée par l’OSDH. Loin d’être spontanée, cette « révolution » est donc orientée et, en ce sens, elle apparaît davantage comme une « évolution », impulsée de l’extérieur et sur laquelle surfent les stratégies manipulatrices de puissances ambitieuses. Mais, dans la mesure où il s’agit d’un retour en arrière sur le plan politico-social – surtout en ce qui concerne le statut de la femme et des libertés individuelles (dont politiques) –, je parlerai plutôt « d’involution ».

Tout a été fait, dans le cadre d’un scénario programmé, pour provoquer l’armée régulière et les structures de sécurité de l’Etat syrien de manière à les contraindre à une réaction violente et créer, par ce biais, une instabilité croissante auto-cumulative, à terme, potentiellement explosive. En outre, ce chaos a été aggravé par l’émergence de milices privées, parfois de nature religieuse, et échappant à tout contrôle gouvernemental. Au final, il s’agit d’atteindre un seuil critique (déclencheur de « l’explosion »), synonyme de guerre civile – quitte à sacrifier quelques civils, quotidiennement imputés par l’OSDH au « sanguinaire » président Assad ou, alternativement, à d’inévitables « dégâts collatéraux ». Et quitte, aussi, à générer une situation anarchique caractérisée par la délégitimation des lois et structures étatiques. Une catastrophe programmée.

Aujourd’hui, l’Etat syrien, dont l’autorité est considérablement érodée, n’a même plus – au sens de Max Weber – le monopole de la « violence légitime » sur son territoire, traditionnellement considéré comme le socle de la stabilité d’un Etat-souverain. Désormais, le terreau est donc propice à la répétition du « scénario libyen », selon l’expression usitée de V. Poutine.

Sous prétexte de défendre les intérêts légitimes du peuple syrien, l’insidieuse politique arabo-occidentale a, objectivement et, sans doute, consciemment, contribué à ce chaos.

Complicité arabo-occidentale, au nom d’un troublant messianisme moral



Les « Amis de la Syrie » ont, très tôt, instrumentalisé la crise syrienne pour défendre leurs propres intérêts qui font du départ d’El-Assad, la pierre angulaire de leur stratégie.

Les intérêts de cette coalition hétéroclite se rejoignent, sur certains points précis – dont celui de placer un pouvoir « ami », apte à gérer l’après-Assad –, et, à la base, ils sont structurellement opposés à ceux de l’axe sino-russe. Redoutant une déstabilisation régionale, l’axe sino-russe prône en effet une solution politique négociée qui n’implique pas, nécessairement, l’élimination du président syrien. Nuance politique essentielle, expliquant la division, donc l’impuissance du Conseil de sécurité de l’ONU à travers le blocage systématique de ses résolutions par les responsables russes et chinois – mais c’est aussi, cela, la démocratie. Sur ce point, on peut d’ailleurs s’interroger sur la viabilité d’une résolution prônant une « transition démocratique » en Syrie et soutenue par l’étrange tryptique Arabie Saoudite-Qatar-Turquie. Avec le blanc-seing occidental…

Des intérêts économiques (contrôle de l’énergie), politiques (lutte d’influence) et stratégiques (inflexion des rapports de force) sont les enjeux sous-jacents au conflit syrien exacerbé, en définitive, par la montée brutale d’Al Qaïda (reconnue par Washington) et par l’opposition religieuse sunnites/chiites. Dans son essence, cette opposition forme une ligne de fracture confessionnelle auto-destructrice et à jamais ré-ouverte, parce que politiquement non neutre – et facilement manipulable, donc utile aux régimes hostiles au maintien du président Assad.

Le leitmotiv humanitaire, a été à la fois le fil conducteur et l’habillage légitime de l’ingérence croissante de la coalition arabo-occidentale dans le processus politique interne de la Syrie. Ce devoir d’ingérence progressivement institué devrait, à terme, justifier une intervention (sous une forme à définir) dans l’optique de renverser le régime Assad et, s’il le faut, sans la légitimité onusienne – pour contourner le barrage sino-russe. Désormais, avec le soutien actif des services secrets allemands, américains, britanniques et français, tous les efforts de la coalition arabo-occidentale sont concentrés vers cet ultime objectif. Pour l’heure, l’idée d’imposer une zone d’exclusion aérienne (définie comme zone de sécurité) pour créer un « couloir humanitaire » fait, peu à peu, son chemin. Le problème est qu’un tel « couloir » a, déjà, fait l’objet d’une instrumentalisation politico-militaire en d’autres lieux et d’autres temps. Pour Moscou, une telle leçon ne s’oublie pas et, surtout, ne doit plus se répéter.

L’essentiel est d’arriver, après la réélection d’Obama, au point de basculement de la crise (« seuil critique ») provoquant l’intervention finale et, en cette fin d’été, nous y sommes proches. Cette intervention militaire est rejetée par russes et chinois, psychologiquement marqués par  les tragédies serbe (1999), irakienne (2003) et libyenne (2012), où la manipulation des règles internationales et des mécanismes onusiens a été flagrante, mettant en cause, selon eux, la légitimité de la gouvernance mondiale. De façon troublante, cette transgression des règles est réalisée au nom de valeurs morales supérieures, selon la tradition post-guerre froide inaugurée par la vertueuse Amérique, investie de sa « destinée manifeste » et de son libéralisme triomphant – un discours, certes, bien rôdé.

Un sous-produit de cette inconscience politique occidentale a été la propagation du syndrome révolutionnaire, via un Islam radical moralisateur, au-delà de l’Echiquier arabe : dans le monde post-soviétique et sur le continent

africain, au Mali pour commencer, avec l’extension de la Charia. Avec, à la clé, d’irréversibles dégâts collatéraux.

Pour l’axe sino-russe, il y a une ligne rouge à ne pas franchir dans cette partie stratégique dominée par les grandes puissances – notamment, en Syrie. Mais les dés sont, déjà, pipés.

 

Poursuite du reflux russe sur l’Echiquier arabe, sous bienveillance américaine

Dans l’hypothèse d’un renversement du président Assad, la Russie (avec la Chine et l’Iran)  serait la principale perdante.

Pour rappel, la Syrie est un des principaux alliés de l’Iran dans la région et la disparition d’Assad isolerait davantage Téhéran – ce que souhaitent, pour diverses raisons, de nombreux Etats arabes et occidentaux. D’autre part, le renversement d’Assad risquerait de déstabiliser le Liban et au moins, d’y redéfinir le jeu politique interne avec, notamment, l’affaiblissement du Hezbollah libanais. L’évolution syrienne est donc politiquement non neutre pour l’Etat israélien et sa stratégie au Moyen-Orient et, en ce sens, pour le destin géopolitique de la région.

A cela, il convient de préciser que l’Azerbaïdjan, ex-république de l’URSS très sensible désormais – comme d’autres Etats de la périphérie post-soviétique – aux sirènes américaines (et à leurs dollars), rêve de créer un « Grand Azerbaïdjan » étendu à une partie de l’actuelle Iran. Dans cette optique, l’affaiblissement de l’axe Iran-Syrie serait une bonne chose pour ses prétentions territoriales. Moscou redoute un tel scénario, d’autant plus qu’il nuirait dangereusement aux intérêts de son fidèle allié et partenaire stratégique, l’Arménie – dont l’existence (et celle de ses bases militaires) serait, dés lors, menacée.

En outre, par l’intermédiaire de son ministre des affaires extérieures, Ahmet Davutoğlu, la Turquie – véritable base arrière et levier de l’influence américaine en Eurasie – revendique, de manière troublante, le rôle de « pionnier du changement démocratique » au Moyen-Orient. En fait, la défense de ses intérêts nationaux – qui intègrent le « problème » kurde – a incité la Turquie à s’ingérer dans la crise syrienne. Et, surtout,  elle l’oblige à maintenir une veille stratégique dans le Nord de la Syrie convoité, selon Ankara, par les « extrémistes kurdes ». Enfin, il faut rappeler que la Turquie rêve toujours d’un Empire ottoman étendu à l’Asie centrale ex-soviétique. Tout est donc en place, pour la partie finale.

Tendanciellement, on assisterait donc à la poursuite du roll back (reflux) de la puissance russe, conduite par l’administration américaine depuis la fin de la Guerre froide et qui vise, aujourd’hui, à affaiblir ses alliances traditionnelles – donc, son pouvoir potentiel sur longue période – en zones arabe et post-soviétique. Car, qu’on le veuille ou non, l’administration Obama est objectivement tentée de manipuler les « révolutions » pour, à terme, étendre sa zone d’influence et sécuriser, par ce biais, les principales sources d’approvisionnement et routes énergétiques – d’où l’intérêt de « stabiliser », c'est-à-dire de contrôler politiquement la Syrie, le Liban et l’Iran, véritables nœuds stratégiques de la région. Une telle extension se réaliserait au détriment des dernières positions russes, héroïquement tenues sur l’Echiquier  moyen-oriental et, en particulier, en Syrie, face à la pression médiatique et politico-militaire de la coalition arabo-occidentale – mais, pour combien de temps encore ?

Dans cette optique et de manière officielle, l’administration américaine vient de reconnaître la nécessité de renforcer significativement son soutien au « processus révolutionnaire et démocratique » en œuvre en Syrie. Dans ses grandes lignes, cette action s’inscrit dans le prolongement de sa récente ingérence – via de douteuses ONG – dans le processus électoral russe et, de façon plus générale, dans le cheminement politique incertain de la périphérie post-soviétique en vue d’y imposer la « démocratie ». Naturellement, selon les normes occidentales.

Ce faisant, Washington officialiserait une stratégie qui, en réalité, a commencé bien plus tôt. Tendanciellement, cette stratégie s’appuie sur la démocratie comme nouvelle idéologie implicite et globalisante, vecteur de sa domination politique dans le monde. Au regard d’une lecture plus structurelle de la crise syrienne, médiatisée par les intérêts des puissances majeures, cette attitude américaine n’est pas une surprise et, au contraire, semble cohérente avec une ligne de long terme axée sur la défense de son leadership régional – contre les intérêts russes.

L’hyper-puissance américaine avance ses pions, inéluctablement.

 

L’Arabie saoudite, nouveau « pivot géopolitique » de l’hyper-puissance ?

La poursuite du « Printemps islamiste », à dominante sunnite, renforce les positions de l’Arabie saoudite dans la région et donc, de manière indirecte, les prérogatives de l’axe USA-OTAN.

Sur ce point, on remarquera que les monarchies du Golfe, qui sont (très) loin d’être plus démocratiques que la Libye et la Syrie ont été, jusque là, étrangement épargnées par la vague révolutionnaire. Avec une certaine légitimité, on peut donc se demander pourquoi ? Et pourquoi passe-t-on sous silence le sort des 80 000 chrétiens expulsés de leurs foyers par les « révolutionnaires » syriens dans la province d’Homs, en mars 2012 ? Enfin, pourquoi ne parle-t-on pas des persécutions quotidiennes de la population chiite (majoritaire à 70%) au Bahreïn, associée à un verrouillage total de l’opposition (et de l’expression) politique ? Cette répression est « supervisée » par l’armée saoudienne encline, à la moindre occasion, à faire intervenir ses chars – sorte d’application arabe de la doctrine Brejnev de « souveraineté limitée » – et cela, quels qu’en soient les coûts humains. Terrible et révélateur silence médiatique.

La réaction occidentale a été tout autre lorsque la Russie est – justement – intervenue avec ses chars en Géorgie en 2008, pour protéger ses ressortissants et ses soldats d’un massacre annoncé, après l’inquiétante initiative du président Saakachvili. Comment expliquer cette lecture des Droits de l’homme (et des peuples) à géométrie variable ? Et pourquoi les chars russes seraient-ils plus « coupables » que les chars arabes – ou américains, en d’autres circonstances, lors des « croisades » morales punitives ? Pour Moscou, une telle situation confirme le maintien d’un esprit de Guerre froide visant à la marginaliser, de manière définitive, sur la scène internationale. Un « deux poids, deux mesures » politiquement insupportable, et presque blessant.

 



La principale conséquence de l’extension de la domination sunnite au Moyen-Orient gagné par la contagion « révolutionnaire » est que, par l’intermédiaire de l’Arabie saoudite, comme levier d’ingérence privilégié, l’administration américaine renforce son  contrôle de la région. Parce que, par définition, il sera dorénavant plus facile pour Washington d’actionner un seul levier pour dicter sa politique régionale et défendre, ainsi, ses intérêts de grande puissance. Dans ce schéma, l’Arabie saoudite devient une pièce maitresse  (« pivot », au sens de Brzezinski) des Etats-Unis sur l’Echiquier arabe permettant, désormais, à l’hyper-puissance d’agir sur les événements et d’orienter le jeu, sans véritable opposition. Une contrepartie possible serait alors, pour Washington, de tenir compte des intérêts politiques de l’Arabie saoudite dans les régions musulmanes de l’ex-espace soviétique, âprement convoitées dans le cadre de son face-à-face avec la Russie. En ce sens, la crise syrienne cache un enjeu politique plus global, fondamentalement géostratégique – et, de manière indiscutable, lié au déroulement de la Guerre tiède.

Cette tendance au renforcement de la gouvernance unipolaire, légitimée par l’éclatante victoire américaine de la Guerre froide, est officiellement et régulièrement dénoncée par Vladimir Poutine, depuis son fameux discours de Munich de 2007 sur la sécurité dans le monde. Les faits, comme les hommes, sont – parfois – têtus.

Paradoxalement, les involutions arabes, sous bienveillance américaine, ne feront qu’accélérer cette tendance (2).

Et, maintenant, que faire ?

 

                                                                                         Jean Géronimo

Grenoble, le 30 août 2012

 

(1) http://fr.rian.ru/discussion/20120227/193517992.html : « La Russie et l’évolution du monde », article de V. Poutine sur la politique étrangère russe, 27/02/2012 – RIA Novosti.

(2) Les crises arabes et leurs implications géopolitiques pour la Russie, sont traitées dans le post-scriptum (50 pages) inséré dans la nouvelle édition de mon livre : « La Pensée stratégique russe Guerre tiède sur l’Échiquier eurasien : les révolutions arabes, et après ? ». Préface de Jacques SAPIR, mars 2012, éd. SIGEST, code ISBN  2917329378 en vente : Amazon, Fnac, Decitre (15 euros).

Note de l'Editeur  : Diffusion autorisée avec texte complet et renvois , mention de l'auteur .

 

 

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Published by DanielB - dans Geopolitique
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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 15:54

Il est temps que les élu(e)s de la République rendent des comptes  non seulement pour les actes mais aussi pour leur prises de position !

A force de permettre qu'ils soutiennent l'insoutenable  nous autorisons une impunité qui aménera les débordements les plus sectaires sur notre territoire national et qui peut à terme menacer notre sécurité nationale .

Si l'on  peut " comprendre " finalement qu'une Ministre de la Culture socialiste , justement par ce qu'elle est " socialiste " , considère comme de l'art une profanation d'église , une partouze et l'insertion d'un poulet dans un vagin , [ lien ]  il est par contre inadmissible qu'une élue de la République cautionne  des actes de profanation [ lien ] , des appels au meurtre contres des chefs d'état et des chefs spirituels étrangers ainsi que des menaces de dégradation  contre des lieux de culte .

Cela devient un crime menaçant nos relations internationales , et donc notre sécurité nationale , lorsque cette élue de la République se propose d'apporter " son " soutien , c'est à dire en fait agir au nom de la République Française , à des actions de subversion à l'étranger préparées depuis notre territoire national par des étrangers  .[ lien ]

 

J'ai demandé il y a 48 h par courriel à Mme Safia Lebdi  , élue du groupe Europe Ecologie – Les Verts [ lien ] ,  de se positionner sur les actes de profanation commis  en fin de semaine dernière en Russie et défendus par les fondatrices du groupuscule FEMEN .[ lien ]  Je l'ai questionné car elle se propose d'apporter "son" soutien à un " centre international d'entraînement " que le groupuscule FEMEN  veut créer sur notre territoire national . Comme me l'a confirmé une correspondante Brésilienne , le groupuscule FEMEN se propose aussi d'organiser à partir de la France des " actions de soutien aux Pussy Riot " .[ lien ]

 

 Si l'on en croit  Inna Shevchenko , une des fondatrices du groupuscule FEMEN , s'exprimant lundi sur Echo de Moscou ces " actions de soutien " passeraient par la dégradation systématique de tous les symboles religieux de l'Orthodoxie Russe . Le vol  , et malheureusement la probable destruction sacriège , de reliques des plus grands Saints de l'Orthodoxie Russe à Saint-Petersbourg hier rentre ainsi parfaitement dans le cadre de ces " actions de soutien " . [ lien ] et [ lien ] 

 

Elle n'a pas daigné me répondre explicitement mais elle vient de le faire implicitement !

 

Dans un courriel envoyé au journaliste Alexandre Latsa de l'agence Ria Novosti , que celui a voulu rendre public sur sa page Facebook  , et portant  le logo des FEMEN elle évoque la lutte " sérieuse et progressiste " des FEMEN ...

 

 

 

 

Laquelle de " lutte " Mme. Safia Lebdi ?

 

- Les appels aux meurtres par voie d'affiche contre V. Poutine , A. Loukachenko , le Patriarche Kirill et le Pape Benoît XVI  ?

 

- Les appels à la destruction des édifices religieux Orthodoxes Russes par voie d'affiche et à la radio ?

 

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De la même manière , Mme Safia Lebdi reconnait explicitement le caractère anti-religieux , anti-Orthodoxe et Russophobe des " actions " des FEMEN qui ne sont pas effectivement " faites au hasard " et dont peut apprécier le " fondement idéologique " ! Un " fondement idéologique " marqué par la culture de la haine et que Mme. Lebdi est loin de condamner !....

 

 

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Au delà de Mme Lebdi , ce sont désormais les formations politiques et les associations pour lesquelles  elle exerce un mandat , auxquelles elle s'est associé lors d'une campagne électorale qui doivent répondre à ces questions et se positionner par rapport au terrorisme des  FEMEN Oukraïniennes  !

 

 

- Europe-Ecologie Les Verts dont elle est une élue  [ lien ]

 

- Le " Front de Gauche " et en particulier son candidat aux dernières élections présidentielles , M. Jean-Luc Mélenchon , dont elle a soutenu la candidature . [ lien ] et [ lien ] 

 

- L'association " Ni putes , ni soumises " dont elle est une des fondatrices .

 

Quand aux responsables diplomatiques qui vont délivrer des visas aux FEMEN  , ou si c'est déja fait à la Police aux Frontières , ils connaisent désormais les raisons de la futur présence en France des activistes Oukraïniennes de FEMEN . Qu'ils en mesurent les conséquences diplomatiques , celles aussi pour nos compatriotes résidant en Russie , le jour ou une église brûlera en Carélie ou le jour ou un prêtre Orthodoxe sera asssassiné à Moscou ! Qu'ils mesurent aussi les conséquences du soutien que Mme Sefia Lebdi se propose d'apporter à ces activistes non pas comme elle le prétend en " son " nom mais en celui de la République Française !

   

Fichier:Safia Lebdi.jpgArrestation de Safia Lebdi à Varsovie, le 8 juin.

 

 

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